Catégorie : Europe

  • Arrivée à la Grande Motte

    Arrivée à la Grande Motte

    Entre le 10 et le 23 juillet, nous avons passé 2 semaines en mode « convoyage », entre Brest et La Grande Motte. Nous sommes passé devant Gibraltar, les Baléares, et avons longé la péninsule ibérique, sans nous arrêter.

    Nous avons un timing serré car les futurs propriétaires de Moby souhaitent profiter de leur bateau cette été pendant leurs vacances au mois d’août, et je les comprends!
    La date du 27 juillet a été arrêtée pour effectuer l’expertise préalable à la vente.
    Nous arrivons le lundi 23 juillet en vue de la Grand Motte

    bien reconnaissable à ses immeuble aux formes géométriques.Nous scrutons l’horizon des yeux, à la recherche de catamarans Outremer sur le plan d’eau : il y en a forcément un ou deux sur l’eau tous les jours, car tous les Outremer sont testés et éprouvés en mer pendant le mois précédant leur livraison.
    Il y a aussi toute la période de prise en main des bateaux, effectuée sur le plan d’eau de la Grande Motte après la livraison, ce qui fait aussi partie du package!
     
    Nous sommes très vite contactés à la VHF par Jean-Pierre, personnage incontournable d’Outremer/Grand Large Service, en charge de la mise en main des bateau. C’est lui qui nous a guidé lors des premières navigations de Moby, et donné plein d’astuces pratiques pour nous faciliter la vie sur le pont.
     
    Il est en mer à bord de Blue Nimbus, un 5X qui vient d’être livré. 
    Très vite, c’est Excalibur, un autre 5X qui vient sur nous. Je reconnais à bord Stéphane, du Service Après-Vente, qui nous fait de grands signes.

    Nous avons noué une relation de confiance avec Stéphane, qui nous a suivi pendant tout notre tour du monde, nous envoyant des pièces, les quelques fois où c’était nécessaire.
    Puis un Outremer 45, Moutik : à son bord, Aurélie, Eric et leurs deux filles qui vont bientôt partir en grand voyage, et avec qui nous ferons connaissance cette semaine. Ils s’approchent tout près de nous et sont clairement venus à notre rencontre, nous sommes très touchés!!
     
    Quel accueil!
    Nous tirons des bords avec plaisir tous les 4, jusqu’à ce que Mathieu, le Directeur Commercial nous appelle pour nous dire de nous dépêcher, car nous sommes attendus au port!

     
    Il est temps de rentrer.

    Nous longeons le ponton des Outremer,

    et là encore, deux familles nous font de grands signes. A bord de Luna Bay : Guillaume, Jenifer et leurs trois enfants, avec qui nous avons navigué aux Bahamas : ils préparent leur bateau pour l’expertise et la vente qui aura lieu dans une semaine.
    Mais la surprise est énorme, quand nous arrivons au ponton visiteur : le staff d’Outremer est là, les hommes et les femmes qui ont construit notre bateau, pour fêter notre arrivée au son de la bombarde et du biniou, drapeau breton à l’appui!
    Emotion garantie, j’en ai les larmes aux yeux. Nous sommes fiers de ramener Moby après 30 mois de périple autour du monde à bon port : 900 jours de navigation, et 50 000 NM au compteur, avec quelques (més-)aventures bien sûr, mais sans une égratignure!
     
    Nous trinquons au champagne avec Grégoire, le chef d’équipe qui a construit Moby, avec Mathieu, le directeur commercial avec qui nous avons équipé Moby, avec Stéphane, le nouveau directeur général du chantier et bien d’autres… et passons un bon moment à échanger sur notre périple, et sur le magnifique catamaran qui nous a permis de mener à bien notre rêve : un tour du monde à la voile en famille en 30 mois, c’est serré, et il nous fallait un bateau rapide, confortable et fiable pour le réaliser.
     
    L’émotion retombe un peu, et toute l‘équipe d’Outremer retourne au travail. Nous découvrons le catamaran de notre voisin de ponton : un magnifique 4X tout carbone, spécialement construit pour Jean-Pierre, qui prend sa retraite dans quelques jours et entame sa nouvelle vie avec un projet d’envergure : il sera à l’automne au départ de la prochaine Route du Rhum avec sans doute le bateau le plus confortable de toute la flotte!
     
    Dès le lendemain, nous nous mettons au travail : il nous reste 2 jours et demi avant l’expertise, et une (petite) liste de travaux à faire. Alors que nous savons le chantier sous pression à quelques jours de la fermeture annuelle, Stéphane, du SAV nous dépêche quelques uns de ses meilleurs techniciens pour remplacer ce qui doit l’être sous garantie, et nous permettre de livrer un bateau parfait! 
    Le jeudi 27 juillet, l’expert arrive à bord pour les essais en mer.
     
    Lendemain, vendredi 28 juillet, Moby est sorti de l’eau pour la seconde partie de l’expertise. Nous en profitons pour repasser 2 couches d’antifouling, ce qui permettra aux nouveau propriétaire de passer l’hiver tranquille.
    Tout le monde s’y met, car il faut aller vite : Moby doit être remis l’eau le soir même!
    Les enfants ont tous un pinceau à la main, Eric le nouveau propriétaire aussi, et même Rodolphe, dont le 4X est en préparatifs à quelques encablures d’ici, vient nous prêter main forte; 
     

    A midi, nous quittons le bord, et laissons la place à Eric et Nathalie, les heureux propriétaires. Moby s’appelle désormais Eleven, et va naviguer quelques saisons en Méditerranée, avant de traverser l’Atlantique en direction des Antilles…

    c’est symbolique : nous venons d’enlever le nom de Moby

    Le soir, la pression retombe après une semaine très chargée. Nous prenons un train à l’aube pour Brest où nous retrouverons bientôt notre vie de terriens. Pour marquer le coup, nous déjeunons au célèbre bar-restaurant « Le Tour du Monde », une institution brestoise créée par Olivier de Kersauzon et ses équipiers il y a 25 ans. Moules-frites et fish’n’chips pour tout le monde. 

     
    Nous restons rêveurs devant leur collection de planisphères imaginaires…. Voici notre préférée, pour bretons qui se voient au centre du monde : 
    Et déjà, nous savons qu’un jour, nous repartirons….
  • Arrivée en Finistère!

    Arrivée en Finistère!

    Il est 6h quand le soleil se lève sur la mer d’Iroise, l’émotion est forte ce matin : partis de Méditerranée, il y a deux ans et demi, nous allons pour la première fois faire escale en Finistère, chez nous! Notre toute première escale est Lanildut,

    sur les rives de la mer d’Iroise que Loïc a fréquentées pendant son enfance, entre Corsen et Portsall.

     

    Ceux qui nous attendent, et qui n’ont sans doute pas fermé l’oeil de la nuit, c’est Louis et Nicole, les parents de Loïc, nos plus fidèles supporters, qui ont fidèlement renseigné nos positions sur leur livre de bord, 4 fois par jour, pendant deux ans et demi.

    Nous ne les avons pas vus depuis février 2016, et mon coeur se serre quand je pense combien leurs 3 petits enfants leur ont manqué.Mais je sais aussi combien ils ont heureux que nous ayons réalisé notre rêve, et fiers que nous l’ayons mené à bien.

    Les enfants ont préparé « notre » grand pavois, réalisé avec tous les drapeaux des pays que nous avons traversés, et dans l’ordre!

    Un petit travail de géographie appliquée effectué avec enthousiasme et fierté, entre l’Irlande et la Bretagne.
    Nous sommes aussi très heureux de la visite de Yannick, un ami de la famille, qui a donné ses premières leçons de voile à Loïc étant enfant, et qui nous a aussi mariés à la mairie de Brest, en septembre 1998, il y 20 ans.
    Le lendemain, nous quittons Lanildut pour Brest, après des retrouvailles familiales riches en émotions. 
    Nous allons longer une côte qui m’est chère : entre le Conquet et Brest, nous allons passer devant l’archipel de Molène, le phare de St-Mathieu, puis entrer en rade de Brest.
    Le vent fraichit, nous avançons à 10 noeuds sur mer plate, et croisons un monocoque à la gite : à bord, le confort n’est pas le même que sur Moby!
    A l’approche de la plage des Blancs Sablons, les enfants sortent sur le trampoline, ils reconnaissent leur spot de surf préféré.Puis voici le port du Conquet où Victor allait au collège. On voit dans leurs yeux beaucoup d’émotion : nous prenons véritablement le chemin de la maison!
    Nous sommes très gâtés par le temps, avec un vent chaud, qui nous cueille dès la Pointe St-Mathieu.
    Nous avons la surprise de voir venir à nous un semi-rigide rapide : c’est celui d’Olivier et Ghislaine, parents de Gabin, un copain d’école d’Arthur : nous sommes très touchés de leur visite!
    Nous continuons à longer la côte, et les petites criques qui bordent la mer d’Iroise  : l’Ilette sur la presqu’île de Kermorgan, Portez au pied du Conquet, la Grève Bleue et son rocher, et surtout Porsliogan, la préférée des enfants.
    Puis  nous virons la Pointe de St-Mathieu, l’endroit à mes yeux le plus photogénique au monde-je suis peut-être un peu chauvine!!!!
    Comment ne pas être sous le charme de ce site majestueux, battu par les vents : hautement stratégique, a été habité depuis plus d’un millénaire par mes moines en leur abbaye, puis par les militaires, qui gardent l’entrée de la rade de Brest depuis le sémaphore.
    En contournant St-Mathieu, nos arrivons sur les rochers des Rospect, avec ses batteries militaires. Arthur repère des dauphins qui viennent à nous! Quel heureux présage…
    puis soudain, ou détour de la cote, c’est notre maison, le sémaphore de Creachmeur, que nous avons rénové il y a 10 ans déjà.
    Et là, un autre bateau, ma copine Alex, avec sa famille, qui vient nous faire coucou!
    Nous nous approchons de la côte, et apercevons un petit groupe qui nous fait de grands signes

    : ce sont Zéphyr et Nino, deux des copains d’école d’Arthur accompagné de leurs parents, qui nous saluent et nous souhaitent la bienvenue!
    Victor devine aussi la silhouette d’Hervé, notre voisin et ami d’enfance de Victor.
    Arthur est très très ému de  voir que ses copains d’école ne l’ont pas oublié.

    Il faut dire que la maitresse pointait régulièrement sur la carte la position de Moby sur la planisphère de la classe : une manière maline de leur faire apprendre les océans et continents.
    Nous longeons maintenant le fort de Bertheaume, la plage du Trez-Hir, puis Tregana,
    Le phare, puis la plage du Minou. Nous tirons des bords dans la rade.
    De nouveau Olivier, Ghislaine et Gabin qui nous saluent et trinquent avec nous : ils nous offrent un verre champagne! Merci pour cette gentille attention!
    La tourelle du Mengam, signe l’entrée dans la rade à proprement parler, puis le phare de Sainte Anne du Portzic,
    et voilà la famille, à bord de La Gamine,

     

    le bateau de mon père

    Je reconnais à bord mes parents, mon frère, nos amis Anne et Erwan, ma filleule Liz, sa soeur Gwenn.
    Nous croisons le sillage de la la Recouvrance, le vieux gréement emblématique de la ville de Brest.
    La Gamine nous amène sous bonne escorte à Brest,

    au Port du chateau,où nous avons souhaité fêter notre arrivée!

    Nous installons de nouveau notre grand pavois, et passons 24h à couple de la Gamine,
    Tout au long de la semaine, se succèderont amis, famille,proches, cousins …


    Nous sommes pris tous les soirs : retrouvailles familiales, cousinades, anniversaires, soirée match (nous sommes en pleine coupe du monde!!), sans compter l’inauguration des nouveaux locaux de Poem, la bière des marin. Nous avons soutenu Gérald dans son projet et lui souhaitons bon vent!!

    A Brest, je découvre en tant qu’usager le port du Chateau, fort agréable et bien placé, à deux pas du centre ville, mais au calme. J’apprécie la vue sur le chateau, l’ambiance sur les pontons, fréquentés essentiellement par des voiliers de voyage en transit entre les Acores, l’Europe du Nord et le Golfe de Gascogne.Nous passons l’essentiel de notre temps à vider le bateau de nos effets personnels, car il va être vendu à la fin du mois, et changer de propriétaire.Pas de tristesse ni d’amertume, car Moby est le bateau d’un projet : maintenant que nous avons bouclé notre tour du monde, nous sommes sereins de nous en séparer, pour qu’il vive de nouvelles aventures, avec une famille qui donnera vie à ses propres rêves.

    Nous savons aussi combien il est prenant d’entretenir un bateau de cette taille, sans vivre à bord, et combien cela est peu compatible avec une vie de terriens avec 3 enfants, une maison, deux jobs prenants, une vie sociale….
    Nous quittons Brest le 10 juillet pour une dernière navigation en famille de 1800 NM entre Brest et la Grande Motte, où nous livrons Moby à ses nouveaux propriétaires à la fin du mois de juillet. Nous n’aurons pas trop de 2 semaines pour effectuer cette longue navigation côtière, exigeante en terme de météo-très changeante, et de traffic, toujours très intense en cette période en méditerranée.
  • Petit détour par l’Irlande

    Petit détour par l’Irlande

    Partis des Açores mi-juin, nous avons dû nous résoudre à faire escale en Irlande, car une grosse bulle de calmes nous barrait le passage vers Brest.
    Les côtes irlandaises en vue!
     
    Nous passons devant le Fastnet et son célèbre phare au petit matin :
    C’est Loïc qui est de quart, et qui immortalise le fameux rocher, qu’il avait viré en juin 1998, il y a bientôt 20 ans jour pour jour, lors de la course en double Mini-Fastnet.
    Nous longeons la côte sud-ouest de l’Irlande, et passons vers 10h du matin le « Old Head of Kinsale », son phare, et sa presqu’île creusée d’une curieuse galerie sous-marine que l’on aperçoit au ras de l’eau.

    Il fait un temps de rêve pour les irlandais depuis un mois, tout le monde est sur l’eau

    le soleil cogne, mais la mer n’est qu’à 15°, gla-gla….

    et à la plage!!

    La côte est sauvage, semées de belles constructions, où le moderne côtoie le traditionnel,

    mais toujours bien intégrées au paysage.
    Nous arrivons dans l’embouchure de la rivière Bandon, qui crée une sorte d’Aber.
    Le site est majestueux, bordé de deux forteresses : l’imposant Fort Charles sur la rive gauche, avec ses bâtiments de garnison, ses tourelles de surveillance, et le fort James sur la rive droite, plus modeste.
    Nous entrons dans le port de Kinsale, et déjà, un premier pub, des demeures bourgeoises, fenêtres à meneaux, ouvertures à guillotine,des maisons de ville à bow-window, pas de doute, nous sommes en Irlande!!
    Nous allons rester 3 jours dans ce charmant port de pêche et de plaisance avec pour mission de nettoyer et de ranger le bateau, avant de rejoindre les côtes du Finistère.

    Le soleil et une chaleur inhabituelles pour l’Irlande : pas moins de 25° en journée, ce qui est plutôt plaisant pour nous, habitués aux chaleurs tropicales.

    Le douanier que nous avons accueilli à bord à notre arrivée n’était pas du même avis : le pauvre se plaignait de fatigue, affirmant que l’organisme des irlandais n’était pas habitué à ces chaleurs prolongées!
    Après une journée de nettoyage, rien ne vaut une ballade sur le port,suivie d’un Irish Coffee dans un pub,

    accompagnée de musique traditionnelle irlandaise,c’est un moment de détente assuré!

    J’apprécie beaucoup l’humour irlandais, et les petites phrases, à chaque coin de rue…
     
    Par l’un de ces très beaux après-midi, une équipe média vient nous voir, et demande à faire des photos sur Moby. Il s’avère que nous accueillons à bord la plus célèbre des « Fashion Icon » d’Irlande, Celia Holman Lee, ancien mannequin, créatrice de la plus ancienne agence de mannequin d’Irlande ; elle commente aussi la mode depuis 15 ans sur TV3 Irlande. Le magazine RSVP réalise un reportage sur elle. Prendre la pose, c’est tout un métier, non?C’est drôle de voir combien le fait de vivre en bateau nous fait rencontrer des gens de tous horizons.
     
    Le jour du départ, nous nous accordons une demi-journée de détente, pour aller visiter le « Fort Charles ». Il s’agit d’une forteresse imaginée par l’un des disciples de Vauban, James Archer, un temps ingénieur pour la couronne française, venu vendre ses talents aux irlandais. On reconnait bien sur ce plan, la « patte » de Vauban : une place centrale, gardée par 5 bastions en éventail.
    Le port de Kinsale était en effet une escale très stratégique pour la couronne britannique, accueillant en particulier les navires en provenance des Indes occidentales : chargés d’or et de produits des « indes » (les Amériques d’alors), leur cargaison était fort précieuse.
    Les canons postés sur les bastions, de part et d’autre de la rivière, devaient empêcher tout navire ennemi de prendre la place.
    Dans la forteresse, pas moins de 400 à 500 hommes étaient logés, dans des baraquements fort nombreux, mais surpeuplés : une vraie ville!!
     
    Une légère brise revient sur les côtes d’Irlande, qui va nous permettre de rallier Brest en 24h. Nous appareillons à 21h : qu’il est bon de profiter de ces longues soirées d’été!
    Nous quittons Kinsale sous la pleine lune  Une belle navigation vers Brest nous attend.
  • Moby arrive à Brest aujourd’hui!

    Moby arrive à Brest aujourd’hui!

    Ca y est, quelques dizaines de milles nous séparent de la rade de Brest, beaucoup d’émotion en perspective pendant ces 3 heures de navigation qui nous ferons passer devant le phare de St – Mathieu, notre maison de CreachMeur, le Fort de Berthaume, la plage du Trez-Hir, Le phare du Minou, le goulet de Brest…

    Les enfants ont préparé le grand pavois!

  • Escale aux Canaries

    Escale aux Canaries

    Nous venons de passer une semaine à Lanzarote entre retrouvailles, préparatifs de la traversée et (un peu) de tourisme. Loïc et Tom sont arrivés samedi dernier après 8 jours de convoyage entre la Grande-Motte et les Canaries, rincés par une descente sportive faite de coups de vent, de calmes, de nuits froides et de journées aussi fraîches! ….

    Le timing est parfait car notre vol en provenance de Brest arrivait le soir même, leur laissant le temps de briquer Moby. Nous savourons ces moments de retrouvailles, et après une première nuit à bord, nous découvrons un paysage étonnant, sec, volcanique, peu ou pas de verdure, dans des tons allant du beige à l’anthracite.

    Nous avons été séduit par cette île volcanique, aride et sauvage, mais aussi très touristique. Notre escale qui devait ne durer que 3-4 jours s’est prolongée en raison du mauvais temps, retardant notre départ pour la transat. C’est l’occasion de peaufiner encore les préparatifs, Moby est fin prêt, et son équipage impatient de quitter le port!

    Demain matin, 8h, c’est Hervé et Marielle, des amis de longue date connus à l’île Maurice, (eux-même arrivés à l’époque à la voile en famille de Marseille!) qui nous larguerons les marres, séquence émotion!

     

  • Vers les Canaries

    Vers les Canaries

    Jeudi 4 fevrier 2016
    13:20, la dernière amarre est larguée et Moby quitte le ponton de la zone technique du port de la grande motte.

    Deux semaines bien remplies se sont écoulées depuis la livraison du bateau, le dernier élément manquant, la table du cockpit vient d’être installée.

    La fenêtre météo qui depuis trois semaines permettait une descente comfortable vers Gibraltar est sur le point de se refermer et je m’étais fixé la limite de 16h pour être parti, fate de quoi il aurait fallu attendre plusieurs jours avant de pouvoir sortir du golfe du Lion.

    Mes équipiers Thomas et Marcus ont été briefés, la première nuit sera ventée, noire et la mer sera inconfortable jusqu’à l’aube. Les prévisions se sont avérées justes, et c’est un bon force 7, accompagnées de rafales et une mer mal rangée. Le bon coté c’est que nous avalons les milles vers le sud. Les Baléares sont en vue vendredi matin et le vent baisse. Le soleil est aussi au rendez vous et nous profitons de ses rayons pour déjeuner sur le trampoline, moment de détente bien apprécié.

    Nous devons maintenant passer au travers d’une faible dorsale de haute pression et attraper un flux de sud est qui nous permettra de faire rute vers la cote espagnogle pour trouver un abri avant un passage de grand frais de sud ouest prévu à partir de samedi soir sur la zone.

    Une nuit d’escale et Marcus qui débarque, car il souffre d’une bronchite sévère et il n’est pas prudent de rester en mer dans cet état.

    C’est donc à deux que nous repartons dimanche midi avec Gibraltar en ligne de mire. La navigation est agréable pendant 24 heures, puis devient plus compliquée en raison d’un flux modéré d’ouest sur la mer d’Alboran. Nous sommes contraints de longer les côtes pour nous éviter une mer courte et difficile à négocier. Mardi matin, le rocher de Gibraltar est en vue, nous faisons une courte escale et le plein de carburant et c’est reparti.

    Pasage du détroit dans des conditions assez inconfortables, mais nous sommes motivés car ce serait bien pire dans les trois ou quatre jours prochains. Comme les deux derniers jours, le salut est à la côte que nous longeons vers le nord-ouest avant de pouvoir faire route vers les Canaries. Un temps à grain toute la nuit, de multiples manœuvres et la traversée d’une zone de fort traffic maritime, de quoi nous tenir bien occupés avec Thomas.

    Au matin les conditions s’améliorent nettement, mais c’est encore du près, heureusement en route directe vers Lanzarote maintenant. Il nous faut attendre vendredi matin pour que le vent rentre en adonnant, les dernières 24h se font à une bonne vitesse et nous arrivons à Lanzarote à 7h du matin.

    Le timing est parfait, Bénédicte, Victor, Arthur et Anna arriveront de Brest par avion en fin d’après-midi!
    Quelques photos de cette étape:


      
      
      
      

  • C’est parti!

    C’est parti!

    Loïc était pressé de larguer les amarres, impatient de se retrouver en mer, et surtout d’éviter le coup de vent de sud-ouest qui arrive ce week-end.IMG_1181

    Dans les starting-blocks depuis 3 jours, nous attendions le montage de la table de cockpit qui se faisait désirer, bloquée en Italie…..La voilà, elle est belle et a l’air particulièrement fonctionnelle avec ses pieds rétractable qui transformeront le cockpit en tatami géant.

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    L’équipage de convoyage est au complet : Loïc le captain, mon frère Thomas qui le seconde à bord depuis 8 jours, et Marcus, franchement arrivé de la veille. IMG_1184

    A bord, un équipage 100% masculin, en mode convoyage, car je ne rejoins Loïc avec les enfants qu’aux Canaries, dans 10 jours, afin de leur éviter une semaine de mer en plein hiver. Il est vrai que sans chauffage à bord, en cette saison, c’est rustique… IMG_1188 IMG_1194

    Bon vent MOBY, rendez-vous dans 8 jours à Lanzarote.

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  • Neuvage dans le Golfe du Lion

    Neuvage dans le Golfe du Lion

    Déjà bientôt deux semaines que Moby nous a été livré par le chantier Outremer. Le temps est passé vite entre la prise en main du bateau, les listes en tout genre et bien sûr naviguer afin de compléter les tests de tous les systèmes en mer.
    Les contraintes liées à la météo hivernale ont fait que nous sommes restés dans un rayon d’eviron 100 milles de la Grande Motte, mais cela nous a permis de naviguer dans des conditions variées allant du calme plat à la force 8 de l’échelle de Beaufort.

    Au gré des vents très changeant, tant en direction qu’en force, nous avons fait escale aux Saintes-Maries de la Mer, Cadaquès en Catalogne, Collioure avant de revenir vers la Grande-Motte.

    Il nous reste à effectuer quelques contrôles et à attendre notre table de cockpit, qui arrive d’Italie le 3 février et sera aussitôt installée.

    Le départ se rapproche, et je commence à me pencher sur les fichiers météo des prochains jours…

    Quelques photos de ces quelques jours de navigation dans le Golfe du Lion

    Sète Agde
      
      Cap Creus
      
      Collioure