Catégorie : Australie

  • 2 semaines à Cairns : vélo, boulot, crocos…

    2 semaines à Cairns : vélo, boulot, crocos…

    Nous prenons vite le rythme : Loïc part au chantier tous les matins en vélo suivre l’avancement des travaux, attention, au chantier, l’équipement est réglementaire!

    équipement de prêt à l’entrée du chantier

    Pendant ce temps, nous restons à l’appartement travailler : Victor doit rendre tous ses devoirs du CNED pour le 16 juin, alors on cravache!

    En fin de journée, nous nous octroyons une pause, et sortons nous balader : la piscine « lagoon » est à quelques minutes en trottinette,

    en route pour la piscine
    la piscine lagon
    la plage en plein centre ville
    vue de la piscine sur l’Esplanade

    idem pour le skate park, et l’aire d’escalade.

    A 5mn de notre appartement, il y a aussi la piscine municipale.

    le bassin olympique

    Son équipement est assez extraordinaire : un bassin de taille olympique, un second bassin de 25m chauffé à 32°!!!,  des jeux d’eau pour les petits, un café, et surtout, un stand de glisse!

    le stand de glisse

    Ca n’est pas vraiment une piscine à vague, mais un jet d’eau propulsé sur un liner incliné, que l’on surfe, soit avec un boogie board,

    Arthur tente le premier, en boogie board
    pour se diriger, c’est avec les jambes

    soit debout avec une planche style skate.

    Le samedi après-midi les garçons s’y essaient, et c’est plutôt fun ! Premiers essais à plat ventre, puis debout pour Victor

    Victor en action

    et Loïc.

    Loïc

    Nous avons attendu toute la journée de samedi que le soleil se lève : il nous faut aller passer une seconde couche d’anti-fouling. Finalement, à 16h30, c’est bon, le ciel se découvre, nous allons pouvoir peindre!

    Nous profitons que le bateau soit sorti de l’eau pour ajouter 2 couches supplémentaire. Moby n’en a pas vraiment besoin, car l’anti-fouling a été fait en Nouvelle-Zélande il y a 4 mois, mais 2 couches de plus nous permettrons peut-être de tenir encore un an!

    Dimanche nous nous accordons tous une journée de repos : pas de travail au chantier pour Loïc, ni d’école pour les enfants. Direction Port Douglas au Nord de Cairns, où nous avons booké une sortie en bateau à la recherche des crocodiles… Nous avons tous très envie de découvrir ces « Salties », crocodiles d’eau de mer nombreux dans cette région d’Australie.

    Le Lady Douglas nous balade pendant 1h30 dans le bras de rivière du « Dickson Inlet ».

    embarqués à bord du lady Douglas

    Nous scrutons les berges boueuses de la rivière, où les crocodiles d’eau de mer se réchauffent au soleil.

    En principe, le moment est propice. Nous sommes l’hiver, l’eau est à 25° : c’est un peu peu frais pour les crocodiles, reptiles marins qui cherchent la chaleur pour maintenir leur température corporelle. Il est midi, la mer est basse : les berges de la mangrove sont donc largement découvertes, les crocos devraient être là à se réchauffer au soleil.

    En regardant bien, nous en voyons un petit ;

    un petit croco

    Il mesure un mètre, il est très mince : il doit avoir dans les 18 mois/2 ans. Nous le laissons tranquille et allons un peu plus loin à l’intérieur de l’inlet voir si on y trouve ses grands frères et soeurs….

    Mais nous n’en verrons pas d’autre, c’est un peu décevant : j’aurais bien aimé voir en grand ces grands prédateurs. Cela dit, les enfants sont contents, ils sont rassurés de n’en avoir croisé qu’un petit, et vont l’observer en pleine action : au retour, nous nous arrêtons en effet revoir le petit animal,  qui descend de la berge :il a repéré de curieux poissons qui avancent au sec sur leurs nageoires pectorales.

    Notre croco les approche, puis se glisse à l’eau et rode à la surface : on ne voit que ses yeux….

    Ces prédateurs sont impressionnants. Les grands adultes ne bougent pratiquement pas de la journée, sont capables de jeûner pendant une année entière, et de tout à coup se ruer sur un mammifère gros comme une vache pour l’engloutir tranquillement… Les attaques sur les humains sont rares, mais quand elles ont lieu, elles sont toujours mortelles. La technique de chasse est en effet imparable : hyper rapides à l’attaque, leur grande gueule attrape la proie et l’amène sous l’eau pour la noyer. Le prédateur a alors tout son temps pour la déguster…

    Même sans gros spécimen, la balade était sympa. La mangrove abrite de nombreux oiseaux,
    et beaucoup d’épaves aussi, coulées par les pluies diluviennes qui s’abattent l’été sur la région. La municipalité vient de voter le budget pour les renflouer, car une telle quantité de bateaux coulés, ça fait mauvais genre.

    Avant de rentrer au port, petit détour par le village, avec sa charmante église de bardeaux, qui accueille près de 300 mariages par an (presque un mariage par jour, sauf le dimanche bien sûr!)

    L’église du village

    La cérémonie se fait dans l’église, les photos sur la plage, et la fête sur le ponton, au « boatshed » : tout cela doit être très photogénique.

    le boatshed

    Nous déjeunons à la marina

    Resto sur pilotis

    et faisons route à 20km de là vers la foret de Daintree, la véritable « tropical Rainforest » du Queensland. Là, au coeur d’une réserve a été créé par les aborigène eux-mêmes un centre d’interprétation de la forêt. Comme partout en Australie, le centre est très moderne, et bien organisé (trop même…), parking, resto et boutique…. un service de minibus fait la navette et nous emmène au coeur de la foret. Là, nous sommes (enfin!!!) libre de nous balader en liberté… sur sentier balisé uniquement.

    sur le sentier

    Ce qui surprend le plus, c’est la quantité de plantes épiphytes  et de lianes.Arbres et plantes semblent avoir un destin inextricablement lié. les arbres sont comme colonisés par les plantes.

    La taille des arbres nous épate : ils nous masquent presque totalement le soleil. Certains de ces arbres ont des racines gros comme des troncs, qui serpentent sur le sol pendant des dizaines de mètres.

    la taille des racines!
    et leur longueur, qui coure sur plusieurs dizaines de mètres

    Nous croisons plusieurs fois le cours d’eau, se jetant en cascade sauvage ou en sage bassin de nage.

    La température n’est pas vraiment engageante pour la baignade, 23-24° max, et sans soleil.

    On imagine l’endroit désaltérant en plein été.

    Nous scrutons les sous-bois à la recherche des « Cassowary », appellés Casoars en français : de curieux volatiles de plus d’un mètre de haut, sortes de gros dindons de la famille des émus, à la tête blanche dotée d’un casque noir, d’un goitre bleu et de barbillons rouges.

    voilà à quoi ressemble un cassowary

    Nous n’en verrons pas, mais plusieurs sortes de petites poules sauvages fouillant le sol nous approchent. Les enfants sont enchantés de leur balade en forêt, le pont de singe était trop bien,  les oiseaux rigolos,

    drôle d’oiseau sur le parking…

    , et les arbres impressionnants Je récolte une note de  8/10 pour la journée!

    Une première semaine est passé, et il nous semble que les travaux avancent, mais toujours trop  lentement à notre goût… Le moteur a été enlevé, le travail de stratification a lui aussi commencé. Cette semaine, nous espérons remettre à l’eau au plus tard vendredi matin, marée oblige. Cela implique que le moteur soit réinstallé jeudi, et donc le travail de stratification terminé mardi.

    La semaine est intense. Nous changeons pour la troisième fois d’appartement-dans la même résidence, certes… au fur et à mesure que notre séjour se prolonge, nous gagnons en confort et en vue!Les derniers jours, nous terminons au 5 ème étage, avec vue!

    Nous avons aussi vite compris pourquoi les tarifs de cette résidence bien placée étaient si compétitifs : l’immeuble voisin est en travaux pour plus d’un an…. c’est donc un chantier très bruyant de 7h du matin à 16h l’après-midi, 6 jours sur 7. Heureusement, l’immeuble est bien insonorisé : et comme nous bossons à l’intérieur et sortons les après-midis, ca n’est pas trop gênant.

    vue depuis la terrasse, sur les travaux de l’immeuble voisin
    le skeg est finalement recolllé
    le berceau du moteur aussi

     

    Moby est presque prêt

    Quand le chantier nous avait indiqué qu’il y en avait pour une semaine de travail, cela n’incluait pas le temps morts, ni le séchage ni les week-end et jours fériés…

    les travel-lifts du chantier
    le travel-lift arrive soulever Moby
    prêt à flotter de nouveau

    Nous finissons par remettre à l’eau à l’arrache vendredi matin, 15 jours exactement après la sortie de l’eau.

    Nous sommes très heureux de retrouver notre bateau,

    Merci à toute l’équipe de Norsand pour leur travail

    Nous nous donnons 48h pour le préparer : un grand ménage, un petit approvisionnement, et nous appareillons sans tarder pour Thursday Island, île septentrionale de l’Australie, à l’entrée du détroit de Torrès.

  • A la recherche des Wallabies

    A la recherche des Wallabies

    Dimanche, nous partons en virée vers les « Tablelands », ce plateau d’altitude situé à une heure de route à l’Ouest de Cairns, et qui abrite une agriculture florissante et d’une incroyable variété :  caféiers, cacaoiers, théiers, canne à sucre, avocatiers, fraisiers, framboisiers, bananiers, manguiers , fruits de la passion, raisin… cotoyent de nombreux troupeaux de vaches vaches laitières produisant du lait depuis plus de 100 ans (c’est vieux, pour l’Australie!) Les paysages sont  contrastés :  cascades, lacs, foret tropicale, champs…

    Scott, travaillant au chantier, accueille souvent chez lui des étudiants étrangers, et m’a donné quelques conseils de balade. Nous prenons la route pittoresque de  la « Gillies Range » (prononcer « guilize »), qui donne accès au plateau central des « Tablelands » via 20km de route escarpée et sinueuse. Tous les 2-3 km, des panneaux nous indiquent de ralentir, que la route est sinueuse, dangereuse, la visibilité mauvaise etc….

    Sur la Gillies Range

    La route est belle, et franchement plutôt moins raide que nos petites routes des alpes.

     

    Nous nous arrêtons dans un des « Crater Lakes » , lacs formés dans d’anciens cratères de volcans.

    La lac Barrine, ancien cratère de volcan

    La balade est sympa, il fait frais : en montant de 600m, altitude moyenne des « Tablelands », nous avons perdu 4-5 degrés….Et les arbres nous masquent presque totalement le soleil.La marche est un peu décevante, la vue sur le lac quasi inexistante, et nous ne croiserons aucun animal intéressant (pas de perroquet, ni de Wallaby, ni d’ornythorinque…). Les enfants me notente un 5/10 pour le choix de cette sortie… :-(.

    Mais les arbres sont très impressionnants! En particulier ces deux Kaoris géants.

    Deux Kaoris géants

    Ces spécimens font chacun 45m de haut et 6 mètres de circonférence. Ces Kaoris sont de la même famille que ceux que nous vons rencontré en Nouvelle-Zélande et en Nouvelle-Calédonie. On les reconnait à leur écorce crouteuse qui part en écailles, à leur tronc très rectiligne, et à leurs larges feuilles-inhabituel pour un conifère!

    Nous sommes aussi très imressionnés par les lianes, immense, mais aussi grosses comme le poing, elles doivent être très solides.Les enfants ne peuvent s’empêcher de les essayer!

    Jane de la jungle

    Certaines semblent inextricables. d’autres forment des circuits improbables, comme ce 8, très peu naturel tout de même.

    ou qui s’enroulent autour d’un arbre, s’en servant comme support.

    Nous observons aussi toutes sortes de champignons aux couleurs étranges….

    Les ficus étrangleurs, (appelés ici Fig Tree) sont très communs, et poussent d’une manière inhabituelle : ces plantes épiphytes germent dans le creu d’une branche ou d’un tronc, se servant de leur hôte comme support de croissance,  laissent tomber leurs lianes vers le sol, qui s’enracinent etc…. après quelques années, les lianes devenues « tronc »  forment comme un rideau.

    les racines-lianes du Fig Tree

    Nous aurons d’ailleurs l’occasion d’aller observer l’un de ces ficus remarquables : celui-là est un des plus grands d’Australie! Ses racines mesurent plus de 15m de haut.

    les lianes devenues racines

    Il a commencé à pousser dans le creux d’une branche d’un autre arbre, servant de support; puis l’arbre-support est tombé car étranglé, et le ficus « étrangleur » a continué de croitre.

    Après quelques dizaines d’années, il développe un véritable tronc et une couronne de branches et de feuilles finalement très traditionnelle!

    Le seul animal que nous apercevrons, c’est une serpent, noir recroquevillé sur lui-même.

    Un serpent noir lové dans les feuilles

    Il apparait inoffensif, mais des marcheurs croisés en chemin nous apprennent qu’il fait partie des espèce particulièrement venimeuses. Tout cela est un peu maigre en faune…

    Les enfants sont déçus : nous n’avons pas vu de wallaby ni de kangourou sur la route. Nous mettons donc le cap sur le parc de Granite Gorge, où des wallabies vivent en semi-liberté.

    Les wallabies du parc de Granite Gorge.

    Ils ont en fait la complète liberté d’aller et venir, il n’y a pas de barrière dans ce parc. Les animaux sauvages restent dans leur habitat naturel, ces larges roches de granite entre lesquelles coule une petite rivière.
    Ils sont « acclimatés » à l’homme, car nourris de petites croquettes tous les jours par les clients du parc qui louent des bungalows, ou des emplacement de tente. Cette race de wallaby est le « Wild Rock Wallaby », une des plus petites espèces de wallabies, endémique de cette région de Mareeba.

    Ces petits ruminants se nourrissent par ailleurs de plantes, feuilles, racines, écorces, fruits qu’ils trouvent à proximité, à l’instar de cette écorce d’eucalyptus dont le tronc a été mis à nu…

    un tronc d’eucalyptus

    Les animaux sont très attachants, à mi-chemin entre des kangourous et de grands lièvres. 

    Les enfants sont aux anges : pouvoir approcher de si près des animaux sauvages, ce n’est pas si courant!


    Ils ont pu étudier leur comportement. Certains sautent pour obtenir des croquettes!

    D’autres attendent sagement.

    Attentions, ils ont des griffent et s’en servent!

    ce wallaby sort ses griffes pour bien agripper la main de Victor

    Victor, toujours très à l’aise instinctivement avec les animaux ne perd pas son calme, et les laisse approcher.

    Un tout autre paysage s’offre un nous : une savane, sèche, qui nous fait beaucoup penser à des paysages sud-africains,

    un paysage de savane

    si ce n’étaient ces énormes roches granitiques.

    Le site est magnifique, les roches impressionnantes,

    Un peu de crapahute, 

    Anna ne s’en sort pas trop mal, mais la marche qui s’apparente plus à de l’escalade est objectivement difficile.

    D’ailleurs, on nous le rappelle à intervalle régulier :

    Comme partout en Australie, l’injonction « danger » visant à prévenir de tous les risques

    En chemin, nous nous arrêtons observer de « soi-disant » empreintes de dinosaures,

    Empreintes de dinosaures?

    Je ne suis pas très convaincue; si elles étaient réelles, le site serait plus documenté sur la question (quel animal, quelle date etc…)

    mais Arthur veut y croire!

    Le soleil baisse sur l’horizon, il est temps de faire demi-tour,

    D’autant que nous sommes arrivés au terme de la ballade.

    le rocher-baleine

    Nous prenons le chemin du retour, les enfants sont impatients de retrouver les wallabies.

    Les voilà!

    Les enfants sont moins craintifs, même Anna est très à l’aise, et parvient à les caresser.

     Ca y est, nous sommes de retour à la cabane!

    Nous donnons nos dernières croquettes aux wallabies, 

    croisons quelques drôles de volailles se baladant en liberté…

    et deux perroquets se disputent des clés!

    Tout cela nous plonge dans une ambiance de brousse, et nous donne hâte à l’escale sud-africaine, dans quelques mois, qui devrait être magnifique à cet égard.

    Nous prenons la route de Cairns. Au sortir du campement, ces monticules intriguent les enfants : ce sont des ….  termitières.

    des termitières!

    Le soleil est presque couché, donnant une superbe lumière quand il s’agit de redescendre vers le littoral.

    Vue depuis les Tablelands sur la plaine de Cairns

    Demain, c’est lundi, les travaux commencent sur Moby, nous avons hâte de pouvoir y voir plus clair.

  • A Cairns pour les réparations

    A Cairns pour les réparations

    Nous voilà donc en Australie, pays dans lequel nous avions longtemps hésité à faire escale : un territoire si grand et si riche en découvertes et activités nous semblait difficile d’appréhender en quelques semaines. Nous avions donc opté pour des escales en Nouvelle-Zélande/Nouvelle-Calédonie/Indonésie.

    Chenal de Cairns

    Mais tant qu’à y être, nous sommes décidés à profiter au mieux de cette escale forcée.

    Moby au ponton de Marlin Marina, Cairns

    Priorité numéro 1, c’est sortir le bateau de l’eau, réparer, pour repartir au plus vite! Cette partie-là, c’est Loïc qui gère. Il est relation avec les chantiers de Cairns depuis 48h.

    Nous devrons attendre 3 jours et 4 nuits dans la marina de Cairns pour bénéficier d’un créneau de sortie de l’eau. Il a d’abord fallu sélectionnier le chantier. Cairns est réputé pour sa réparation navale, et pour cause : c’est la plus grande base touristique pour visiter la célèbre Grande Barrière de Corail, mythique zone corallienne, le plus grand et plus célèbre récif corallien du Monde!

    Il y a donc pléthore de professionnels, et 3 grands chantiers.

    l’entrée de la rivière, où sont installés les chantiers nautiques de Cairns

    Deux d’entre eux sont clairement sur-dimensionnés pour nous lever  : ils disposent pour sortir les bateaux de slipways jusqu’à 3500t, adaptés pour  des navires de 50 à 100M et pesant jusqu’à 3500t …. (à titre de comparaison, Moby mesure 15m et pèse 12 tonnes….)

    la cale du chantier BSE

    Ce qu’il nous faut c’est un travel-lift, sorte d’ascenseur à bateau ; c’est l’idéal pour les catamarans comme nous, et le seul chantier à en avoir un à notre taille, c’est Norship.

    le travel-Lift de Norship

    Loïc leur arrache péniblement un créneau de levage le vendredi qui suit notre arrivée : le chantier est situé dans un bras de rivière, et comme le marnage est important en cette période de nouvelle lune, le travel-lift n’est opérationnel que 2h par jour, tôt le matin. Il nous reste donc à attendre 3 jours à la marina.

    Pour être honnête, nous sommes plutôt bien tombés en ayant choisi Cairns comme zone d’atterrissage! La marina est en coeur de ville. Nous découvrons une station balnéaire touristique franchement sympathique, dotée d’infrastructures urbaines et touristiques géniales : une très grande promenade arborée de 5km longe la ville, parsemée à intervalles réguliers d’activités pour petits et grands :

    promenade arborée

    La plus incroyable est cette piscine-lagon en pleine ville! C’est une piscine d’eau de mer (l’eau est pompée du Trinity Water Inlet), mais c’est aussi une plage (avec du vrai sable sur les berges et au fond), où les enfants peuvent jouer et s’asperger comme à la plage, et les grands faire des longueur, et profiter du plein air

    la piscine « Lagoon » du centre vile de Cairns

    la vue sur la mer au soleil couchant offre une belle perspective.

    soleil couchant sur la piscine « lagoon »
    la plage de Cairns à grande marée basse

    Il faut dire que le bord de mer n’est pas vraiment praticable, c’est une vasière-mangrove qui découvre à marée basse,

    le front de mer, et la Marina en arrière plan

    et peuplée potentiellement de méduses dangereuse en été (les mortelles Box Jellyfishes et les Irukandji…), et de crocodiles d’eau de mer toute l’année  : ces géants carnassiers font partie des prédateurs les plus rapides et dangereux pour l’homme, mais soyons rassurés, il est rarissime de les retrouver en pleine ville, préférant les estuaires et les méandres des fleuves.

     

    Il y a aussi ces pistes cyclables qui longent toute la ville, accessibles aux trottinettes et aux skate-boards.

    pistes cyclable du front de mer

    Le soir, les éclairages mettent en valeur la végétation.  Habitants et touristes investissent en soirée les parcs, aires de picnic et de barbecue. C’est très populaire en effet de manger dehors, et le climat tropical participe de beaucoup à ce style de vie de plein air.

    aire publique de BBQ

    Le week-end, de nombreux groupe pic-niquent sous les arbres pour fêter un anniversaire, se regrouper en famille ou au sein d’un club sportif.

    des tables de pic-nic tous les 100m

    Beaucoup de sportifs aussi sur le front de mer : qui courrent, font du vélo, mais aussi du yoga, de la gym, des étirements…

    Salle de gym en plein air

    En plus de tout cela, des restaurants, cafés, une incroyable concentration de marchands de glace et des aires de jeu particulièrement bien pensées :

    • Le « FigTree », cabane dans un véritable arbre
    • le skate park
    • Le Muddy’s water playground Les enfants sont aux anges, ca leur change des îles!

    Autre curiosité sympa de la marina : au bout de notre ponton, un ancien petit bateau de pêche reconverti en resto/take-away : des fruits de mers, simplement cuits à l’étuve come on les aime et ultra-frais bien sûr : crabe, langouste, crevettes, huitres….Mon papa serait leur meilleur client!  Nous ce qu’on préfère, ce sont les crevettes, que l’on ramène à bord pour faire des pâtes aux fruits de mer, des salades aux crevettes, des poélées , des flambées….

    Le lendemain, nous partons en ville acheter des cartes téléphoniques locales. Nous découvrons beaucoup d’espaces verts et de lieux ombragés. Et encore tout plein de place pour les engins à roulette. Nous décidons d’investir dans des trotinettes pour Arthur et Anna, et un skate pour Victor. Ils vont avoir 2 semaines devant eux pour s’entrainer et pratiquer les sports urbains de glisse.

    Nous sortons Moby de l’eau vendredi matin, sur le travel-lift.

    A l’entrée de la rivière, il nous faut patienter, car un gros navire sort de chantier et nous devons le laisser manoeuvrer.

     Une grosse unité en effet. 

    Nous sommes très impatients de voir les dégats.

    sortie sur le travel-lift

    Ca y est, Moby est sorti de l’eau.

    Finalement, il n’y a aucun impact ni fissure sur la coque.

    inspection de la coque babord

    Ouf, cela veut dire qu’il n’y a pas de dommage structurel. Il semble que la bille de bois ait glissé sous la coque, puis tapé le skeg, qui sous la force a cédé, puis touché l’embase du moteur, soulevant dans un mouvement vertical le chassis du moteur, qui s’est décollé partiellement, laissant l’eau rentrer.

    Pour réparer, l’équipe du chantier nous a indiqué sa procédure :

    Il faudra d’abord enlever le moteur et le sail-drive-c’est la première grosse partie du travail, effectuée par un motoriste.

    Ensuite, c’est le travail de fibre qui commence : d’abord enlever le bati moteur, préparer les surfaces, stratifier, enduire, poncer…

    Pendant les travaux, Loïc passe de longues heures au chantier pour surveiller et coordonner les travaux.

    le port du casque et du gilet est obligatoire! on ne plaisante pas avec la prévention..

    Il nous faudra compter encore une à deux semaine d’immobilisation de Moby ces étapes étant réalisées les unes après les autres, et demandant du séchage- nous croisons les doigts pour que le temps reste sec.

    Moby sur son ber

    Comme nous ne pouvons pas rester vivre à bord- ce chantier n’autorise pas la présence d’enfants sur la chantier… il nous faut louer un appartement…

    Je me met donc en recherche d’un logement. Ca n’est pas très difficile, car Cairns est un lieu éminement touristique : la porte d’entrée vers la Grande barrière de Corail, mais également vers les forêts tropicales du Queensland : en effet le « Queensland Wet Forest » est classé au Partimoine Mondial de l’Unesco, c’est l’une des plus ancienne forêts tropicales du monde, datant de plusieurs dizaines de millions d’années, antérieur en âge aux dinosaures et sans doute reminiscente du continent unique, le Gondwana. Son isolation du reste du monde en fait l’une des forêts la plus concentrée en plantes uniques et endémiques, comparable en cela aux forêts de Madagascar et de la Nouvelle-Calédonie.

    C’est donc sans difficulté que nous nous trouvons un petit appart’ bien placé sur l’Esplanade, à 2 pas du centre ville, et à 5mn du skate park. Cela nous évite d’avoir à louer une voiture; Loïc pourra aller en vélo au chantier tous les matins, et avec les enfants, nous nous déplacerons à pied et à roulettes!

    Nous nous offrons tout de même 2 jours de détente pendant le week-end , histoire de décompresser de cette semaine un peu stressante. Cap sur les Tablelands, à la rencontre des Wallabies!