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  • Fiji : supporters de l’équipe de France de SUP!

    Fiji : supporters de l’équipe de France de SUP!

    En arrivant au Fidji il y a un mois, nous avons appris qu’aurait lieu mi-novembre sur le spot de Cloudbreack le championnat du monde de Stand Up Paddle (SUP). Et qu’en plus, y participerait Benoit Carpentier, l’un des meilleurs SUPsurfers francais, que nous connaissons bien puisqu’il vient du même petit village finistérien que nous!img_3959

    Ses parents nous ont mis en relation, et nous nous sommes donné RDV du côté de Cloudbreak, à quelques NM de Malolo et de la marina de Denarau pour la fin de notre séjour Fidjien.

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    Sur Moby, nous jouons les supporters

    Les championnats du monde comprennent 3 disciplines :

    • le Sup surf qui a lieu sur le mythique spot de surf de Cloudbreak,
    • les courses de Stand Up Paddle : longue distance, technique et run.
    • le prone surfing, discipline encore plus confidentielle qui se pratique à genou ou allongé sur une planche.

    Mercredi 16 novembre : Tech races à Cloudbreak

    Nous avons raté le premier jour de compétition, qui se déroulait le dimanche 13 novembre à Cloudbreak pour les SUP surf,  mais sommes bien là le jour où se courent les « technical races », hommes, et femme en SUP et en prone : 3km autour de 4 bouées.img_3581

    Nous mouillons Moby dans la passe, par 10m de fond, et sommes au premières loges pour les départs!img_7814

    Les filles s’alignent pour le départ des demi-finales.img_8762

    Le française Olivia Piana arrive en tête, elle confirme sa place parmi les meilleures mondiales puisqu’elle gagne la médaille d’argent! La deuxième demi-finale part, puis c’est au tour des hommes.

    Pas de spectateurs, seuls les bateaux des équipes sont sur place, avec un bateau-orga, l’un des Ferry qui d’habitude desservent les îles de Mamanuca, et une barge chargée de transporter les planches des coureurs.img_0626

    On aperçoit derrière le reef, dans le lagon, la tour de juges, la même que celle qui est utilisée lors du Chamionnat du monde de surf en juillet.img_9153

    Puis c’est le départ des hommes : nos deux meilleurs atouts sont Titouan Puyo et le jeune Arthur Arutkin, qui gagnent respectivement la 4ème et troisième place : bravo!!

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    En fin de journée, nous quittons la passe, et rejoignons Musket Cove pour la nuit, où aura lieu le lendemain la course de longue distance.

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    la plage de Musket Cove où aura lieu l’arrivée des courses de longue distance

    Jeudi 17 novembre : Longue distance homme : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove

    Nous sommes donc sur place à Musket Cove pour voir l’arrivée de la longue distance hommes :

    Un magnifique Doublé Francais! Titouan arrive second, suivi de Arthur 3ème ex-aequo avec le Tahitien- qui court pour Tahiti, et non pas pour la France, bizarrerie des tableaux outremer….

    Nous sommes là en famille pour soutenir toute l’équipe, en particulier Benoit Carpentier, notre plougonvelinois! IL est de repos aujourdhui, mais est présent pour soutenir ses coéquipiers de l’équipe de France;img_3131

    La course fut rude, la chaleur accablante, pas un souffle d’air et un très fort courant sortant de la passe à Cloudbreak a cueilli les coureur dès le départ.

    Mon frère Thomas et son amie Sonia

    à l'arrivée!
    à l’arrivée!

    Anna,  super fière d’arborer le drapeau français! petite discussion avec Benoit  : « _Plus tard, tu préfères être une princesse ou une surfeuse? »

    Anna : « _Surfeuse exploratrice! »img_1690

    Vendredi 18 novembre : longue distance femmes : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove. 

    Le vendredi, c’est toujours la pétole et la forte chaleur qui règnent. Heureusement , le départ a été donné plus tôt ce matin, il y a moins de courant sortant à Cloudbreak : les filles vont souffrir (un peu) moins que les hommes hier.

    Nous sommes bien sûr toujours là à l’arrivée, avec notre pagaïe-draêau français, espérant trouver la française Olivia dans les 3 premières!img_3800

    Ce n’est pas aussi serré que la veille hier pour les hommes : Olivia arrive seconde sous les « Bravos » des 4 supporters francais … Nous quoi!

    Queques minutes plus tard, c’est l’arrivée des prones filles : les 2 premières bataillent jusqu’au finish, nous offrant un sprint époustouflant, et nous arrachant des hurlements d’encouragement.

    Nous apercevons Jean-Luc, le président de la Fédérantion Francaise de Surf, rencontré hier sur la plage.img_3827 Il est venu encourager Flora, qui arrive au coude à coude derrière la 3ème, et nous offre un finish de toute beauté, emportant à l’arrache au prix d’un sprint mémorable sa médaille de Bronze!!img_3830 img_3839

    Elle mettra d’ailleurs un peu de temps à s’en remettre, et restera sous oxygène une bonne demi-heure.

    Un peu plus tard, tous les coureurs et coureuses sont sur l’eau pour accueillir la dernière concurrente : l’indienne qui termine sous les encouragement et les hourras de la foule!

    Je suis particulièrement admiratives de femmes de ces pays, l’Inde, Fiji, qui pratiquent ce quisont chez elles des sport d’homme : ce sont des tempérament comme elles qui font changer l’image de la femme et du sport, monrtant aux plus jeune que oui, c’est possible.

    Nous restons une bonne heure sur la plage à discuter et regarder le spectacle.

    Nous embarquons à bord mon frère Thomas, qui est resté au Fiji quelques jours de plus pour assister à la compétition.

    Nous quittons Musket Cove dans l’après-midi pour aller mouiller MOBY sous le reef de Cloudbreak, histoire d’être au plus tôt le lendemain matin sur le site pour voir la compète de SUP dans les vagues!img_3907

    Samedi 19 novembre : dernier jour des SUP Surfer

    Les conditions sont difficiles à Cloudbreak ce matin. Le vent souffle à 20 noeuds, les vagues sont de belle taille heureusement : le spectacle va être grandiose. D’autant que le vent et le houle sont prévus de forcir tout au long de la journée.img_0148

    La compétition commence avec les filles.img_9046

    La francaise Caroline Angibaud prend ses marques Cloudbreak (top blanc) . La remontée est difficile, contre le vent. Les surfers sont autorisés à être remorqués jusqu’en dessous de la vague à hauteur de la première bouée jaune.

    Caroline nous montre un très beau surf et se qualifie pour la finale.

    Chez les hommes, le spectacle commence avec les éliminatoires.img_9084

    Le premier français que l’on voit surfer est Jeremy Massière (top jaune), qui se qualifie.

    La compétition bat son plein, les runs se succèdent :

     

    Puis c’est au tour de Benoit Carpentier (top rouge)

    Le bateau de l’équipe de France st à l’ancre à quelques encablures devant Moby.

    le bateau de l'équipe de France
    le bateau de l’équipe de France

    Les vagues grossissent à vue d’oeil.

    Benoit est de retour sur la scène. (top jaune)

    Il rentre au bateau-comité, sélectionné pour le heat suivant.

    La difficulté des éliminatoires est d’enchainer « heats » sur « heats » pour pouvoir se qualifier pour les finales

    Jerémie Massière est de nouveau là.  (top blanc) Il ne sera malheureusement pas qualifié pour les finales.

    Puis c‘est Benoit de retour (top blanc), qui ne se qualifie pas non plus, visiblement épuisé par ces rounds successifs.

    C’est enfin au tour de la finale filles! Caroline Angibeaud, en top noir et planche rose.

    La remontée contre le vent est épuisante : pas loin de 25 noeuds soufflent à présent.

    Caroline retrourne chercher sa planche, intacte…. L’équipe de France aura en tout cassé 4 planches lors de cette compétition.

    C’est fini pour l’équipe de France, qui repartira tout de même avec la médaille de Cuivre pour Caroline!

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    Mais le spectacle continue avec les finales hommes :

    Les runs se succèdent jusqu’à la toute dernière finale , haute en suspense, puis Georgio Gomez (top jaune)le frère d’Izzi, médaille d’or) surgit à la toute dernière minute pour prendre une dernière vague et rafler la seconde place, après avir galéré sur le reef pendant au moins 5mn…C’est Zane Shweitzer (top blanc) qui remporte la médaille d’or avec panache!

    Nous quittons Cloudbreak es images pleins les yeux de magnifique surf, et  rentrons à la marina de Denarau, suivis par le bateau-comité.

    Dimanche 20 novembre : Courses de relai à Denarau et remise des prix

    à 9h , c’est la mise en place des bouées.. juste devant MOBY!img_3926

    Moby sera donc aux premières loges pour assister aux courses de relai et sprints.

    à 10h, nous apercevons les entraineurs venus assister au briefing et les convions ainsi que toute l’équipe de France à venir s’installer sur Moby le temps de la compétition.img_0772
    La vue que nous avons depuis le roof est imprenable sur la ligne de départ et la voile d’ombrage donne aux coureurs un abri appréciable entre 2 évènements.
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    L’équipe est en force, avec un ou deux représentant de chaque spécialité :

    SUP hommes : Titouan Puyo et Arthur Arutkin

    SUP femme : Olivia Piana

    SUP Surf homme : Benoit Carpentier et Jeremy Massière

    SUP Surf femme : Caroline Angibaud

    Prone homme : Julien Lalanne et Jeremy Camgrand

    Prone femme : Flora Manciet

    Pus le staff : 2 entraineurs,  un photographe , un Médecin et le président de la fédé francaise de surf

    Tout ce petit prend place à bord, on est très fiers d’accueillir l’équipe de France de SUP à bord de Mobyimg_1525

    Les hawaiens sont aussi en force et ont loué pour l’occasion un trimaran :

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    les sudafricains aussi.

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    Les coureurs prennent leurs marques, et les spectateur aussi!

    Les courses commencent par le relai  : départ des prone homme, img_0801

    relayés par les SUP femme : Olivia (top orange)  a bien comblé le retard, mais n’a pas pu remonter les  4 premières concurrentesimg_0811

    puis en SUP homme, Arthur se donne à fond, encouragé par Titouan

    et relayé par les prone fille , où Flora se donne à fond!

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    Pour nous ramener une quatrième place!!!!

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    Debrief avec les entraîneurs et le médecin de l’équipe. img_0831

    Au final, la France récolte des médailles dans toutes les disciplines!

    Entre temps, sur MOBY :

    Les hawaïnes savourent leur victoire en relai :

    Notre moisson de médailles :

    médaile de cuivre en SUP sprint homme avec Arthurimg_3984

    médaille de bronze en prone longue distance femme avec Floraimg_3988

    médaille d’argent en SUP tactical race femme avec Oliviaimg_3993

    médaille de bronze et de cuivre en SUP tactical race homme avec Titouan et Arthurimg_3998

    médaille de bronze en SUP suf femme avec Carolineimg_4008

    médaille d’argent en SUP longue distance femme avec Oliviaimg_4016

    Médaille de bronze et de cuivre en SUP ongue distance homme avec Titouan et Arthurimg_4022

    Médaille d’argent en équipe : la France est vice-chamoinne du monde au Fidji!img_4027

    Bravo à notre équipe de France!img_4040 img_4030

  • Fiji : navigation dans les Yasawa et Mamanuca!

    Fiji : navigation dans les Yasawa et Mamanuca!

    Après une semaine à l’hôtel, quel plaisir de retrouver MOBY , notre « home sweet home ».

    Les enfants retrouvent leurs affaires, Loïc et moi avons 24h pour le réarmer, nous préparer à 3 semaines de croisières dans les Yasawa et Mamanuca et rejoindre à Musket Cove mes parents, mon frère et son amie, venus nous rejoindre pour 3 semaines de vacances! Je passe l’après-midi à courir les magasins : laverie,  boucherie, supermarché, marché aux légumes…

    img_2978qui me rappelle un peu ceux de l’île Maurice, avec les pyramides de tomates et les légumes improbables…

    feuilles de fougères

    comme les ribambelles de légumes racine : Dalo (taro), patates douces, Cassave (Manioc) … ou les légumes-feuilles comme la fougère ou les feuilles de dalo.

    Notre première escale, c’est Musket Cove, que nous avons déjà visité il y a une semaine.

    Tom et Sonia essaient les planches proposées en location sur la plage : c’est du matos d’époque!

    img_5442Le soir, nous dînons d’un BBQ sur l’ilot-bar. La formule est sympa  : chacun apporte sa nourriture, mais consomme ses boissons au bar. En contrepartie, nous avons l’usage de BBQ ultra-modernes, et de tables abritées sous un auvent.

    Le lendemain, direction Sandy Cay (Nukuimana Reef) . Chouette il n’y a personne, le banc de sable est à nous!!

    img_8223…. pendant une heure .

    Un paquebot de croisière approche…. nous ne sommes plus tout seuls, l’ilot apparait moins désert tout a coup…. img_8228

    Il nous tarde de quitter ces lieux touristiques et d’aller découvrir les plages et mouillages plus isolés. Nous longeons de pittoresques ilots, comme Honeymon Island ou Modriki, où fut tourné « Castaway » (Seul au monde », en Francais),  avec Tom hanks, sorte de  Robinsonnade Moderne, que je recommande , à voir en famille.

    Honeymoon Island
    Honeymoon Island

    Nous allons donc désormais naviguer de concert avec Unique, un catamaran que mes parents ont loué pour 2 semaines, avec mon frère et Sonia.

    C’est très compliqué de trouver un bateau à louer au Fiji. Tous les grands loueurs comme Sunsail ou Moorings ont quitté le pays il y a quelques années suite à un différents avec les autorités locales, qui obligeaient à employer une majorité de fidjiens sur les voiliers loués. Les loueurs ont préféré quitter la zone. Si on ajoute à cela une navigation très délicate dans un archipel constellé de récifs mal cartographié, on comprend qu’aucun « bareboat » ne soit disponible. Par ailleurs, les autorités ont rendu très difficile l’obtention de licences de charters pour les bateaux de moins de 25M. Beaucoup moins de difficultés avec les méga-yachts qui obtiennent leur licence en quelques semaines… moyennant de lourdes taxes.  Seuls quelques courageux ont bravé les lourdeurs administratives et obtenu en un ou 2 ans leur sésame leur permettant d’exploiter un bateau en charter avec équipage. Les autres ont rendu les armes, ou font du charter « sauvage » en espérant ne pas se faire prendre…

    Samedi 28 octobre : à bord de Moby, nous entamons les préparatifs d’Halloween!

    Notre première beau mouillage, c’est Navadra, au nord des Mamanuca.

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    Mais le second est encore plus beau : Sur Waya, la baie de Nalauwaki.

    L’Octopus Resort est très sympa, les clients dînent pied nuds dans le sable, et les cocktails du barman au top! Victor s’éclate en skim, Anna s’est fait des copines – 3 petites francaises de passage entre la Polynésie et la Micronésie.

    Comme le veut la coutume, nous allons offrir le Kava au chef de village. Cette fois-ci le village est de l’autre côté de la colline, à peine 10mn de marche et nous voici!

    Cette racine de poivrier est utilisée quotidiennement aux Fiji pour fabriquer un breuvage aux vertus relaxantes, bue en communauté tous les soirs. C’est aussi l’occasion de se retrouver, de rire, de se lancer des vannes, de draguer….img_1434

    Il est de tradition lorsqu’un voilier arrive dans une baie/un village, d’aller à terre offrir le kava, ou tout au moins d’aller se présenter, saluer le chef du village ou son représentant.

    Si cette coutume peut patraitre fastidieuse, surtout quand on change de mouillage tous les jours ;-), elle est tout de même plutôt saine et empeinte de respect mutuelle. En pratique, il n’y a pas d’obligation, mais venir se présenter, dire qui on est, d’où on vient, ou on va… est bien vu, et ne représente rien moins que de la simple politesse.

    Le petit-fils du chef du village nous fait visiter les lieux. Le village est très photogénique, niché au pied d’un piton rocheux

    Le lendemain, nous avons une grosse journée de nav’ vers Viwa, petit atoll isolé à l’ouest de l’archipel. Peu de voiliers y vont, du fait de son isolement et de sa passe étroite. Ce fut une de nos escales préférées!img_8294

    Tom et Sonia nous rejoignent pour la journée de nav’ sur Moby.

    Effectivement l’arrivée dans la passe est impressionnante avec cette épave en plein milieu qui nous oblige à amorcer un virage serré!

    Puis à peine sommes-nous mouillés qu’un hydravion atterrit juste à côté de nous et fait son demi-tour tranquille devant MOBY! On a l’impression d’être mouillé sur la piste d’atterrissage…

    Tranquille, le pilote débarque son passager devant Moby, puis redécolle entre les deux bateaux.

    Le lendemain, il revient, ce qui nous vaudra après réparation aux traditionnels essais moteurs, et décollage/atterrissage pour le plaisir des yeux… et des oreilles!

    A la plage enfin, les enfants du village tentent une timide approche… je leur jette un ballon de rugby….2mn après, nous voilà Arthur, moi et Papily à jouer au Rugby dans l’eau avec 40 enfants Fidjiens, la nation détentrice de la dernière médaille d’or au JO! (en Rugby à 7)

    Le snorkeling du jour se fait sur l’épave bien sûr!

    Plus loins sur la côte un resort très paisible où nous allons dîner un soir, au son d’un fantastique groupe de guitaristes.

    Le paysage est superbe. Quand à la pêche elles est miraculeuse, aussi bien du bateau que sur le récif, où Julian emmène tour à tour les garcons. Victor sortira sa carangue lui-mêe, et Arthur assistera à la pêche d’une Carangue Ignobilis de belle taille!!

    Prochaine destination : Drawaka, une petite ile au sud de Naviti .Nous mouillons dans un chenal entre 2 îles, le courant y est fort, et le snorkeling très joli.

    Petit à petit, Mamily prend confiance et nous rejoint sur tous nos snorkeling.

    Le soir, nous faisons de grandes promenades sur la plage, immense, les lumières sont magnifiques, et les retrouvailles en famille nous font passer de très bons moments.

    Quelques milles plus au nord se trouve le mouillage de Blue Lagoon, ou fut tournée  en son temps le célèbre film ponyme avec Shirley Temple. Pas de chance, il pleut, à notre arrivée, nous ne verrons pas les beaux turquoises…

    Les garcons en profitent pour récolter de l’eau et faire le plein dans les réservoirs. Moby est en effet équipé de récupérateur d’eau sur son bimini, ce qui nous vaut de belles récoltes de la meilleure eau à boire qui soit.

    Papily se fait plaisir et achète à des pêcheurs une magnifique langouste : il en est friand, et elle commencent à se faire rares dans l’archipel.img_1163

    Nous quittons Blue Lagoon pour Yasawa Island, et ses grances plages de sable blanc.

    Namataya Bay : protégé de l’ilot Vama, c’est un mouillage magnifique, bordé de longues plages.

    Nous y passons 2 belles journées, rythmées par des séances de planche à voile, des snorkeling, du SUP dans les vagues et de balades sur la plage : le spot est désert et ne manque pas d’atouts!

    Séance de coiffeur pour Loïc, et pour Papily.img_3275Anna apprend avec Taï comment fabriquer des jouets avec des feuilles de cocotier :

    Et soyons fous : en fin de journée, apéro au champagne sur la plage!

    Nanuya Balavu : Nous mouilons de nouveau devant l’hôtel paradise Cove,

    img_8581mais passons la journée de l’autre côté de l’île, dans un mouillage enchanteur de Narara : nous mouillons pour la journée dans un trou turquoise : le snorkeling est superbe, et le surf très sympa.

    Nous disons adieu à l’équipage d’Unique : Julian, Tony et Taï, qui repartent à Denarau chercher d’autres clients . img_8547Mes parents Tom et Sonia embarquent demain sur un nouveu voilier : High Aspect, un monocoque de 18m.img_8582

    Blue Lagoon : de retour dans ce beau mouillage, nous partons en balade vers le village, derrière le Nanuya Resort, et découvrons un charmant salon de thé sur la plage. Le retour se fait par la mangrove.

    Pendant ce temps là, Papily et Mamily étaient à la plage avec les enfants.

    Puis c’est l’heure de l’apéro sur Moby!

    Après Blue Lagoon, direction Wayasewa, où Mamily est allée offrir le kava au chef de village : nous sommes conviés le soir même,  à boire le Kava avec la tribu, en l’honneur de la « pleine lune du siècle »  : après 4 bols de kava, nos lèvres sont comme anesthésiées, les langues se délient, les blagues fusent en l’anglais : nous faisons l’expérience de l’accueil si chaleureux et naturel des fijiens.

    Nous avions passé un magnifique après-midi à la plage. Le lever de lever de lune, dont nous n’en vîment rien, car caché par les nuages!

    Mais le coucher de soleil fut splendide, agrémenté d’un (furtif amis bien réél) rayon vert!

    Après avoir levé l’ancre, nous faisons route au moteur vers le récif extérieur, distant de 2NM et réputé pour les requins pointe blanche du récif, plus connus en Polynésie francaise sous le nom de Tapete. Loïc reste à bord avec les enfants pendant j’emmène mon frère et son amie explorer le tombant : nous faisons plusieurs passage le long du récif avant de trouver le spot : un drop-off de 20m couvert de coraux, des poissons innombrables, des bancs de sardines, un peu de courant , tous les ingrédients sont là : c’est Sonia, pourtant novice en la matière qui aperçoit le premier requin, inimitable avec ses ailerons aux bouts d’un blanc bien brillant et son ventre clair. Il nage au fond, rapide, le petit-dèjeuner est sans doute fini pour lui…. Nous en apercevrons un second, tout aussi furtif : décicément, ils sont bien peu curieux de faire notre connaisance. Les Tapete des Tuamotus étaient bien plus amicaux avec les plongeurs, nous approchant à quelques mètres.

    Quelques milles avant l’arrivée, le vent tombe progressivement, nous affalons et mettons le moteur pour une petite demi-heure : l’occasion de mettre en marche le dessalinisateur et fabriquer notre eau quotidienne.  img_1447

    Arrivés à Sandy Pit, la chaleur est écrasante en ce début d’été austral, la mer est d’huile : tout le monde saute à l’eau pour se rafraîchir, et les enfants partent conquérir le banc de sable isolé. Je tente un snorkeling sur le récif frangeant, sans conviction tellement le lieu est touristique et fréquenté…

    Mais oh ravissement, j’aperçois des colonies de poissons clown! Je retourne à bord chercher de quoi immortaliser ces Némos qui se cachent en virevoltant dans leur anémone quand on les approche de trop près.

    Décidément, il ne se passe pas une journée sans une belle surprise, cadeau de la nature aux apprentis-explorateurs que nous sommes.

    16 heures, il est l’heure de continuer la route. Le vent n’est pas revenu, c’est donc au moteur que nous naviguons à travers les récifs mal cartographiés des Mamanuca vers le mouillage de Liku-Liku, au nord de l’ile de Malolo, distant de seulement 4 milles.

    Cette très jolie baie abrite un hôtel pour amoureux en voyage de noce :  luxe, calme et volupté assurés, au point que ni les enfants ni les yachties ne sont les bienvenus.img_1375

    C’est donc à bord de Moby que nous regardons le soleil se coucher en prenant l’apéro. Le ciel s’embrase, il y a quelques nuages sur l’horizon nous donc n’aurons pas de rayon vert ce soir, demain qui sait?

    C’est le dernier jour complet de Papily et Mamily au Fiji : nous décidons d’aller tester le fameux « cloud 9 », resto-flottant branché à quelques milles de la côté, ancré en plein milieu du récif.img_8921

    Il faut y aller plus pour l’ambiance que pour la gastronomie… car en fait , au grand désagréement de Papily, il n’y a pas de table, seulement  de grandes banquettes pour manger allongé à l’ombre, ou dans des transats en plein soleil, avec la musique à fond dnas les oreilles.

    L’ambiance y est excellente, pour quelques heures de dépaysement, c’est rigolo de voir cette ambiance « St-Trop’ « 

    Les enfants jouent des heures dans l’eau, Victor passe son temps à sauter de l’étage.

     

    Déjà, la journée se termine, par un dernier magnifique soleil couchant à Musket Cove.

    Pour la dernière matinée de mes parents, nous allons faire de belles photos de famille sur le banc de sable au large de Musket Cove.

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    Il nous faut dire au-revoir à notre famille, que nous ne reverrons que dans un an…. Mais nos coeurs sont remplis de merveilleux souvenir. Au revoir en Fijien se dit : MOTHE! (prononcer Mozé).

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  • Fiji : un tourisme éthique exemplaire

    Fiji : un tourisme éthique exemplaire

    Nous entamons notre séjour aux Fidji par une semaine de vacances à l’hôtel : une fois n’est pas coutume, nous allons jouer aux touristes et laisser Moby à la marina.

    img_2832C’est un moment de retrouvailles familiales, car mes parents nous rejoignent depuis l’autre bout du monde : quel bonheur pour eux de retrouver leurs petits enfants qu’ils n’ont pas vu depuis 6 mois!

    Je me réjouis d’avance de ces retrouvailles et aussi du confort de la vie à l’hôtel : pas de repas à préparer, pas d’école à faire pour la maitresse, ni de nav’ de nuit à assurer, mais de l’eau qui coule sans (trop) compter, des nuits complètes sans se réveiller pour cause de vent, de pluie, ou mer agitée etc… , du temps pour bouquiner, pour ne rien faire aussi et des petits dèj pantagruéliques….img_0801

    Côté petit dèj, j’ai une concurrente sérieuse…

    L’hôtel est situé sur Malolo Island, à une vingtaine de milles de la Marina de Denarau où nous avons laissé Moby pour la semaine.

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    Originalité des îles Fiji : les hôtels sont de taille humaine, une quarantaine de chambres pas plus, et les villages y ont un droit de regard. Les tribus fidjiennes sont en effet propriétaires de leurs terres, et aussi du lagon qui l’entoure, et gèrent donc directement et collectivement leur patrimoine, en donnant concession pour une durée déterminée à des groupes hôteliers Fijiens ou le plus souvent étrangers, à la manière de nos AOT françaises ou des « baux emphytéotiques » mauriciens. Une manière pour la population de garder le contrôle.

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    Autre particularité  ici comme partout ailleurs dans l’archipel des Mamanuca et des Yasawa, le staff est essentiellement constitué d’habitants du village. Un modèle économique exemplaire qui permet aux iliens de travailler et habiter dans leurs île, d’y élever leurs enfants et de vivre sur la terre de leurs ancêtres.img_2448

    L’ambiance est donc très familiale et chaleureuse puisque tout le monde se connait : on a l’impression de côtoyer une grande famille! Le mini-club propose comme activités d’apprendre les danses locales, à tresser des paniers de coco, mais aussi une visite de l’école du village, la découverte de la faune et de la flore locale etc…. Anna est fan, et pas du tout dérangée qu’on lui parle en Anglais ou en Fijien (personne en parle français ici!!). Elle reviendra enchantée de ses séances, et tressée à la rasta!!

    Ajoutons à cela un peuple fidjien éminemment chaleureux et accueillant (ils voleraient presque en cela la vedette aux mauriciens que nous connaissons bien ). Le terme « Bula »  (bonjour en Fidjien) résonne à nos oreilles des dizaines de fois par jour : il veut dire bonjour, mais aussi bienvenue, salut, comment vas-tu, content de te voir…etc

    Nous prenons le temps d’explorer les environs en palmes masque et tuba, ou en paddle.img_0933

    Une promenade d’une quinzaine de minute amène à une colline boisée, la seule partie de forêt endémique préservée de Malolo. Nous surplombons la baie : vue sur notre hôtel d’un côté..

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    et sur Liku-Liku de l’autre :

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    Liku-Liku Resort

    Le dimanche, on nous propose de nous rendre au village pour assister à la messe dans l’église méthodiste : une bonne occasion de découvrir le village et ses coutumes. La tradition ici est assez stricte en ce qui concerne la tenue vestimentaire : pas de chapeau ni de lunette de soleil au village (à la plage et au travail, c’est ok), et les femmes doivent avoir les épaules et les jambes couvertes : l’occasion pour moi de sortir mon sarong (jupe traditionnelle : sorte de tube en pareo, élastiquée et noué à la taille par une broche en bois. )img_0926

    Pas de route pour rejoindre le village, mais 15mn de bateau.img_2830

    Ici on se déplace sur les mers ou dans les airs… ou les deux, tels ces hydravions qui survolent l’archipel toute la journée, desservant les hôtels.

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    Nous ferons aussi le tour de l’île de Malolo en bateau : 3 villages, 2 hôtels, une grand complexe en construction et un immense resort marina-hôtel sur l’ilot voisin de Malolo Lailai : la Marina de Musket Cove accueille des villas en timeshare, et 3 hôtels, une piste d’atterrissage, … et un banc de sable où l’on peut se baigner… ou se marier!

    La semaine passe très vite, et il est temps pour nous de rejoindre Moby à la Marina de Denarau : on nous a placé sur le pontons des super-yachts. Moby a l’air tout petit a côté de ses voisin. La semaine dernière, nous avons eu la surprise de voir le soir au bout du ponton notre nouveau voisin…. un mega-yacht équipé d’un hélico sur le pont supérieur!

    Au-delà d’une marina ultra-moderne, et une zone de chantiers et de services nautiques Denarau, c’est à la fois un centre commercial, des restaurants, des tour opérateurs, un hub de ferry desservant les Yasawas et Mamanucas, et une presqu’ile accueillant pas loin de 7 grands hôtels et 10 quartiers de villas de luxes  :  les Fidjis sont aux Australiens et aux Néo-zélandais, ce que le Maghreb et les Canaries sont eux européens : une destination de vacances où il fait beau toute l’année, à quelques heures de vols, (presque) sans décalage horaire et où tout le monde parle Anglais.

    Quand on vient comme nous des îles Cook et de Wallis, c’est le choc des cultures!

    D’autant que la première marina où nous avons fait notre clearance d’entrée aux Fiji était bien plus modeste mais pour autant très sympa : Vuda Point. Elle accueille surtout des voiliers à l’année, qui restent pendant la saison cyclonique, et apprécient l’ambiance familiale de cette petite structure. A noter les « Cyclone pit » proposés pour « hiverner » son bateau pour plusieurs mois : sorte de trous creusés dans la terre, le bateau est posé sur des pneus, et sanglé à 4 à 6 blocs de bétons posés sur la terre.

    Mais ca n’est pas pour nous : après 36h d’escale ravitaillement/lessive, nous rejoignons les Mamanuca (prononcer « Mamaduca » en Fijien), où nous attendent mes parents, mon frère Thomas et son amie Sonia pour 3 semaines de croisière dans les îles!!! à suivre……

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