Catégorie : Galapagos

  • Isabella, Galapagos épisode3

    Isabella, Galapagos épisode3

    Juste avant d’arriver, nous faisons un petit crochet par,  Isla Tortuga, ancien cratère écroulé et éventré, le ressac y est impressionnant, et le paysage spectaculaire.

    Le mouillage de Puerto Villamil est charmant, bordé de kilomètres de plages sauvage à souhaits, de petites pensions de famille pieds dans le sable , et d’un port protégé par un archipel d’ilôt plats inhabités, mais très riches en faune marine.

    Nous commençons notre exploration du mouillage par une première petite balade en paddle autour de l’archipel de Tintoreas : toujours autant d’animaux, beaucoup de tortues marines, elles sont énormes, et toujours aussi craintives, c’est difficile de les approcher : un petit tour de tête hors de l’eau et hop, elles disparaissent.

    La nouveauté, ce sont les colonies de pingouins qui nagent par 2 semble-t-il.

    Un petit tour vers la plage en fin de journée, marée descendante, de petites vagues lèvent, et nous voilà partis en surf sur de jolies vaguelettes! Moi et Anna sur notre paddle, Loïc avec Arthur! Nous resterons finalement quasi jusqu’au coucher du soleil nous amuser dans 50cm d’eau sur un fond de sable, quelques raies passent sous nos planches, les pélicans nous survolent, c’est magique!

    Existe-t-il un autre endroit dans le monde oû l’on puisse en une heure de balade familiale : surfer des vagues de sable, croiser des raies, des tortues, des bébés requins, nager à côté des pingouins, des otaries, sous le vol gracile de pélicans?

    Nous décidons de revenir le lendemain explorer plus en détails cet archipel, sous l’eau avec nos masques, et à terre avec nos savates!

     

    Bien nous en prend, nous pouvons débarquer sur l’un des ilots, que nous atteignons en traversant un morceau de mangrove; une otarie très espiègle vient nous chercher. Elle ne demande qu’à jouer, qu’à cela ne tienne, Victor et moi sautons à l’eau, et nageons à ses côtés. Elle fait mille cabrioles, sur et sous l’eau, quelle virtuosité, et prend visiblement grand plaisir à nager avec les humains, nous fondant dessus, esquivant, sautant hors de l’eau.

    A terre, l’ilot nous offre une promenade circulaire splendide à travers un champ de lave, patrie des iguanes marins : d’ailleurs rien qu’à l’odeur puissante de fauve, ça se sent!

    Sur l’une des plages, nous trouvons des ossements et reste d’otaries et d’iguanes – les enfants voudraient ramener ce crâne à bord, mais je leur explique que nous n’avons le droit de ne rien emporter de naturel avec nous : 97% du territoire des  Galapagos est classifié  « parc National », et géré très strictement.

    Quelques centaines de mètres plus loin, une lagune abritant des tortues, et « las grietas », sorte de « grotte/fosse » en eau peu profonde accueillant pas moins de 70 requins en tout!, et quelques énormes raies également. Je n’ai malheureusement pas de photo à vos montrer – faute à la batterie qui s’est éteinte juste au mauvais moment… mais la concentration est étonnante!

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    Le lendemain, nous avons décidé de louer des vélos pour la journée et de pédaler : un super exercice pour notre bas du corps qui se ramollit après ces quelques semaines passées en bateau. La mer d’un côté avec ses rubans de sable blanc, déversant ses rouleaux et vaugues, et de l’autres une zone humide composée de marais, étangs, grotte et caves. La progression n’est pas toujours facile, il faut pédaler dans le sable, la chaleur du soleil équatorien est accablante, avant midi,nous faisons un plouf sur la ravissante playa del amor

    Le reste de la balade nous fait passer par mangroves, étangs, et coulées de lave…. et le centre d’élevage et de protection des tortues d’Isabella, très pédagogique.

    Nous entrons au village à 16 h, fourbus, mais heureux, et en récompense pour les sportifs : une glace chacun. IL faut dire que les marchands de glace ont à tous les coins de rue, une aubaine pour les enfants! J‘en profite pour sillonner le village en vélo, à la recherches de sources d’approvisionnement, car dans 3 jours, nous partons pour les Marquises, 15 jours de mer, il va falloir faire de bonnes courses!

    Le marché n’a qu’une échoppe ouverte, j’y trouve des Maracujas, ce n’est pas ça qui va nous nourrir 2 semaines… les étals des supérettes locales sont bien maigres en produits frais. Pour ce qui est des produits secs et conserves, j’ai fait le plein au Panama en prévision de 3 mois dans les iles du Pacifique, et il me reste encore quelques filets de bon boeuf Angus au congélateur…

    J’apprend au détour d’un chemin que des amis ont passé commande  de leurs oeufs/légumes auprès d’un restaurateur local (un allemand marié à une équatorienne) et qui se fournit dans mes montagnes auprès d’une ferme bio : c’est le bon plan!! Le grenier de l’ile c’est en effet la zone à mi-hauteur entre le volcan et la mer, 200 habitants qui produisent fruits, légumes, et élèvent quelques animaux.

    Le lendemain, nous avons prévu une grande journée au volcan avec nos amis du catamaran Invictus : Toby, Nicole et leur deux petites filles de 3 et 4 ans Juliana et Marlene.

     

    Au programme : 2h de randonnée à cheval sur les bords du cratère de la Sierra Negra, puis 3heures de randonnées à pied sur des coulées de lave. C‘est une rando qui se fait aussi 100% à pied, mais au vu des âges de nos enfants, nous avons pensé que d’effectuer la première moitié à cheval n’était pas du luxe!

    Au retour, nous faisons un stop dans un ferme qui cultive des fruits et passons notre commande pour le lendemain.

    Avant-dernier jours à Isabella, c’est le jour des approvisionnements. Nous nous sommes organisés à 3 bateaux pour prendre un taxi commun et nous rendre à la ferme pour récupérer nos fruits : 40 citrons, 40 oranges, 30 mandarines, 1/2 régime de banane, 30 maracujas, 3 ananas, 4 papayes, plus des herbes (basilic, origan, menthe,coriandre…) et autres bricoles cultivées par le fermier : aubergines, longanes, (sortes de haricots verts), tomates vertes….

    C’est aussi l’occasion d’amener les enfants à la ferme : en l’occurence, nous n’avons amené que les filles : Eleonore, Anna, Juliana et Marlene . L’avantage est qu’aucun de ces fruits n’est allé en chambre froide, et qu’ils ont été cueillis un peu verts : ils devraient se conserver longtemps.

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    retour de shopping en annexe

    Le soir, je récupère mes légumes au restaurant : 2kg de carottes, autant de pommes de terres et de poivrons et de tomates, un gros chou vert. Malheureusement, il n’a pas de ces délicieux avocats tropicaux ni de salades- qui ne se conservent d’ailleurs pas très longtemps, tant pis!

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    Le soir même il reste à tout laver, trier et bien ranger dans les filets (fruits) et dans les fonds (légumes) en veillant de ne pas les mélanger, surtout les bananes et les pommes de terre qui font tout murir très vite. L’avitaillement en protéine est réduit à zéro, je n’ai trouvé ni poulet ni viande ni poisson correct : il nous faudra donc pêcher!…

  • Galapagos, épisode 2 : Santa Cruz

    Galapagos, épisode 2 : Santa Cruz

    Dès le premier soir, nous allons à terre nous faire un poisson grillé  dans un foodcourt original : une ruelle bordée de gargotes, qui se transforme le soir en resto géant . La formule est sympa : ruelle est bouclée, les tables et chaises sont descendues dans la rue, et la cuisine se fait aux BBQ. Au débarcadère, dans les lumières du soir, bébé-raies et requins passent et repassent ; une vraie nurserie.IMG_4016

    Après avoir fait le tour de quelques tour opérateurs, et avoir tenté de négocier des tarifs de groupe pour une excursion à Santé Fé, l’île des gros iguanes terrestres, – nous sommes plusieurs bateaux : nous nous redons compte que ce genre de tourisme, ce n’est pas pour nous. 12 personnes par bateau (pas plus pas moins!), accompagné obligatoirement d’un guide du parc National, serrés comme de sardines et sanglés dans de gilets oranges pour toute la journée, non, vraiment non, à 100$ la journée (pas de réduction pour les enfants…)soit 500 USD à débourser!!, Tant pis pour les iguanes terrestres de Santa Fé, il y tant a découvrir, rien que dans la baie!!

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    Nous sommes en effet mouillés dans le  port de Puerto Ayora, et partons pour une balade en paddle  : en quelques coup de rame, nous approchons de très près la faune marine, tortues de mer, iguanes marins se prélassant sur les rochers, petits requins (1m50), les otaries sont bien moins nombreuses, ouf, nous dormirons mieux la nuit! Sur les roches, tout près du débarcadère, j’aperçois les fameux fous à pattes bleus nichant ;  leur cri est presque humain, c’est troublant.

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    Le lendemain, nous partons pour la balade des  Grietas, sortes de fissure dans la roche, abritant grottes et bassins naturels.

    Ici les fissures dans la roche sont impressionnantes, formant grottes, cavernes et bassins naturel.

    Nous traversons des marais sur un très joli parcours pavé, qui passe également par des plages de mangrove IMG_4021

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    P1000147L’occasion d’observer de près des bébés raies aigles. Les mangroves sont en effet une véritable nurserie pour les poissons. IMG_4033

    Depuis quelques jours, nous accueillons Laurent et Nicole, mes cousins qui sont de passage aux Galapagos avec leurs enfants, et qui nous avaient accueilli aux San Blas (Panama) sur Crazy Louise, un autre Outermer 51.

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    Après qu’ils aient passé quelques jours sur le cata de leurs amis de « Mercredi soir », nous sommes ravis de pouvoir à notre tour leur offrir l’hospitalité.

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    Et comme demain c’est l’anniversaire de Loïc, Laurent m’accompagne très gentiment faire les courses : ça sera Sashimi pour tout le monde! La visite au marché aux poisson n’est pas banale : tandis qu’une otarie attend sagement comme un chien bien élevé, que le poissonnier lui donne sa ration, les pélicans se battent pour les restes

    Une bien belle journée, passée à la plage, en compagnie de l’équipage d’Excallibur.P1000142

    Une grosse heure de marche en plein soleil, mais que cela valait le coup! IMG_4098et tout au bout de cette plage, après 45mn à marcher dans un sable doux comme de la farine, une lagune, de la mangrove, des iguanes.

    Victor s’éclate en skim et en bodyboard

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    Un iguane peu farouche sort de l’eau devant les enfants…

    Le 28 au soir, nous accueillons à bord les équipages de « Mercredi soir », « Invictus », « Excallibur » ainsi que Pascale et Pascal de l’organisation Pacific Odyssey pour déguster les inoubliables sashimis « sauce papa » de Laurent, suivi d’un bon gros cake coco-chocolat, afin de souffler les bougies.IMG_5086 IMG_5090

    Le lendemain c’est repos, les enfants sont épuisés de leur journée de la veille, pas loin de 4h de marche en tout, de longues baignades, des heures de skim pour Victor, et une soirée bien animée avec les copains à bord!

  • Galapagos épisode 1 : l’île de San Cristobal

    Galapagos épisode 1 : l’île de San Cristobal

    Archipel mythique, aujourd’hui rattaché à l’Equateur, les Galapagos sont un jalon important de notre tour du monde  : d’abord parceque idéalement situé à 1/3 du chemin entre Panama e mes marquises, ils offrent une escale intéressante, permettant de réaliser la traversée du pacifique en 2 étape de 5 jours et 15 jours, plutôt qu’en une seule de 3 semaines. Je rêvais d’observer par moi même l’extraordianaire diversité de sa faune marine, et de fouler la terre volcanique aux paysages torturés qui a servi de catalyseur à Darwin dans l’élaboration de sa théorie de l’évolution.

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    D’ailleurs, pendant les jours qui précèdent notre arrivée,  je lis quelques passages choisis du récit que Darwin a fait de son voyage autour du monde sur le Beagle, et notamment bien sûr , sur son escale désormais célèbre aux Galapagos. Jeune naturaliste débutant à l’époque, il a réalisé que les pinsons de cet archipel (mais aussi les iguanes, les tortues terrestres…)avaient tous développé des caractéristiques physiques différentes suivant leur ile d’attache, leur corps s’étant modifié pour s’adapter au mieux à leur environnement. A époque l’idée est plus que révolutionnaire, elle est hérétique!

    le buste de Darwin
    le buste de Darwin

    Depuis les années 50, l’Archipel autrefois désert et sans population autochtone, est devenu un haut lieu touristique, pour les riches américains essentiellement, venus passer 2 semaines sur des paquebots de luxe; backpachers et voiliers de passage sont par le fait de moins en moins les bienvenus dans cette course au dollar qu’est devenu le « tourisme à la Darwin ».

    Les première ligne de paysage se dessinent, relief volcanique, plages de sable immaculé, roches basaltiques, végétation luxuriante…IMG_4679

    Notre première étape est l’île de San Cristobal, à peine 2 000 habitants, mais le véritable centre administratif du pays.

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    Notre première impression est plutôt bonne : un petit port de pêche, quelques bateaux de tourisme, une jolie petite plage familiale, 2 spots de surf encadrant la baie, et des otaries par milliers : whaou!

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    Car Puerto Baquerizo est littéralement colonisé par les otaries, qui sont incontournables dans la baie, et certainement dix fois plus nombreuses que ses habitants humains!

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    Des les premiers pas à terre, nous les voyons envahir le front de mer : escaliers, bancs publics, trottoirs, elles sont partout, sauf sur la route… IMG_3709

    et en fin de journée, la plage est noire de monde…., nous passons une bonne heure à les observer. IMG_3766IMG_3774

    De retour à bord, et malgré les pare-battage mis en place pour empêcher les otaries de monter à bord, nos jupes arrières sont occupées… pour la nuit…en fait pour la semaine,IMG_3906

    mais seulement aux heures nocturnes…. à tribord, maman et bébé, qui tête la nuit dans un bruit de succion étonnant… et à bâbord  un gros mâle qui défend son territoire à grands coup de gueulantes sur les plus faibles. IMG_4906

    Sans compter les quelques jeunes blagueurs qui tentent de monter directement dans le cockpit depuis le côté  et que nous devons déloger en nous levant en pleine nuit-faute de quoi nous retrouverions notre cockpit colonisé le lendemain par ue horde de bestioles aux odeurs de poisson. Car les otaries, c’est mignon à regarder, mais ca sent aussi fort qu’un cheval qui reviendrait d’une journée dans une poissonnerie.

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    Le lendemain, sur les conseils d’un autre bateau arrivé avant nous, nous partons pour un tour de l’île en taxi : ce sera notre première et dernière tentative de « visite touristique ». La visite est calibrée, minutée, les sites d’intérêt immuables et faits toujours dans le même ordre par tout le monde! Cela dit, les sites visités sont intéressants.

     

    El ceibo : visite du plus vieil arbre d’Equateur, 300 ans selon ses « inventeurs ». Au-delà de la visite de l’arbre, le lieu est passionnant car il est au coeur du site historique de la première tentative de colonisation de l’île à la fin du 19ème siècle, par un ingénieur allemand venu y cultiver de la canne à sucre.

    A l’instar de plusieurs autres tentatives de colonisation de l’époque,  l’histoire se terminera mal, dans un cruel bain de sang ; en effet,  l’esclavage ayant été abolit, les colons de cette époque n’avaient pas trouvé mieux que d’importer de la main-d’œuvre pas cher : bagnards et autres repris de justice furent recrutés, qui avaient de méthodes de règlement de compte on ne peut plus expéditives….

    De manière générales, l’histoire des Galapagos est que ruines, tragédies en tous genres, naufrages, bains de sang  et prisons infâmes. Il faudra les années 50 et le début de l’activité touristique pour cet archipel se trouve une voie de rédemption et de développement plus noble;

    El Junco, ancien cratère devenu lac, où le frégates tournent.. une jolie balade en pleine nature, la vue est grandiose.

    La Galapaguera, centre d’élevage de tortues : en effet, le taux de fécondité « naturel » n’est plus suffisant aux tortues terrestres de l’archipel pour se reproduire et maintenir un nombre suffisant d’individus. Pour pallier à cela, les autorités du Parc National ont mis en place dans les 3 îles principales des centres de reproduction où les oeufs pondus sont ponctionnés dans les sites naturel, mis en incubation, puis traités afin de permettre suffisamment de naissances.  Les jeunes tortues restent 5 à 6 ans dans les centres avant d’y être relâchées dans la réserve naturelle, à un âge où leur subsistance ne pose plus de problème.

    Stop déjeuner dans l’unique restaurant de la zone, un délicieux ceviche, la spécialité locale partagée avec toute la côte ouest de l’Amérique du sud : du poisson cru mariné dans du jus de citrons, avec de la coriandre, quelques tomates, des oignons doux et servi avec des chips de banane plantain et des frites de yucca : un régal!! Je profite de cette escale dans la ferme/auberge pour montrer aux enfants comment poussent fruits et fleurs tropicales. IMG_3886

    Nous terminons la balade par la plage de Puerto Chino ,après 15mnn de marche dans un paysage semi-désertique, et nous retrouvons comme seuls aux monde sur cette plage, avec  pour seule compagnie un couple maman-bébé d’otaries, très touchants. Nous nous baignons dans les rouleaux, la mer est fraiche, le soleil cuisant, la brume de mer pas loin, quel drôle de climat.

    Une belle journée, intéressante, mais qui nous laisse cependant un goût d’amertume : nous nous rendons compte du profond décalage entre ce tourisme formaté et nos aspirations de grand voyage, qui ne peuvent s’accommoder d’être trimballés de site en site , montre en main,  par un taxi, pour à la fin de la journée avoir coché toutes les cases : « done that, been there… », et se voie réclamer un supplément de 10 USD pour avoir dépassé le temps imparti… c’est la course au dollar dans un pays pauvre, et l’on sent que le touriste n’est vu que comme une source de revenus, pas plus. Il nous manque ce supplément d’âme, qui vient aussi du fait que la population locale est peu – voir pas du tout – sensibilisée aux enjeux globaux écologiques et de protection de la nature.

    Il faut dire que le pays ne manque pas de contradiction :

    • un tri sélectifs obligatoire, mais pas de poubelle de tri à terre pour les déposer
    • une volonté affichée d’écotourisme « vert », mais un manque total de sensibilisation des touristes – ou de la population- à ce sujet. Très peu de sites accessibles sans être accompagné d’un guide officiel, peu de panneaux d’information notamment sur la réglementation du parc national et ou sur les animaux rencontrés et la manière de les aborder en respectant leur environnement
    • des contraintes de respect de l’environnement imposées aux voiliers de passages inapplicables (interdiction d’utiliser son annexe, réservoir d’eaux noires obligatoire, – et pas appliquées du tout par les gros yachts transportants des dizaines de touristes à la cabine, qui déversent leurs eaux noires à la sortie du port, et offrent un ballet incessant de gros semi-rigides transportants leurs passagers/avitaillement à terre)

    Nous ne nous laisserons plus prendre et découvrirons le reste des Galapagos à notre rythme et hors des circuits organisés – ce qui s’avère être un sacré challenge sachant que de nombreux sites sont interdits sans que l’on soit accompagné d’un guide officiel du parc Naturel, et que les annexes sont elle aussi interdites dans les sites naturels….

    Le lendemain après midi, avec toute une bande d’amis de 3 bateaux, nos partons  sur un super spot de surf : pour le coup, la « case nautique » de Moby est mise à contribution : 2 SUP de surf, un longboard, un skim et un bodyboard,

    2mn de  bateau-taxi, 10 mn de taxi 4×4,  et 15 mn de marche seront nécessaire, et nous y voilà!

    IMG_3966IMG_3939C’est notre premier contact avec les iguanes marins, qui ont des têtes et des corps impressionnants, très foncés de couleur, couverts d’écailles et d‘épines, avec un air patibulaire…. cependant, ils sont complètement inoffensifs puisque végétariens, et se nourrissant exclusivement d’algues : ils n’y a aucun risque de se faire croquer le pied! Ils sont en plus très lents, vraiment aucun risque donc!

    Dimanche, c’est notre dernier jours à San Cristobal, et comme de nombreux locaux, nous partons faire ce qui semble être la balade dominicale traditionnelle. Première étape, le «centre d’interprétation«  des Galapagos, sorte de musée expliquant les particularités géologiques et, naturels et de peuplement de l’archipel.

    Un sentier de 4km suit dans les terres afin de rejoindre une petite baie où le snorkeling est parait-il joli. Nous y croiserons une otarie et quelques gros poissons perroquets.P1000036 P1000049P1000069

    La chaleur est accablante, avec ce soleil équatorial et la mer terriblement rafraîchissante avec ses 22°. Le retour se fait par une jolie plage fréquentée par les habitants… et des otaries bien sûr.

     

    Encore quelques centaines de mètre, et nous abordons une dernière petite plage, très fréquentée, et bordée par des vendeurs de brochettes et de glace : récompense suprême, une glace pour tout le monde, les enfants ne l’ont pas volée, ils ont vaillamment marché sous le cagnard.

    Nous découvrons les glaces locale aux saveurs équatoriennes : coco, frutilla (fraise), manzanilla (???!!), pina (ananas) Mora ( mûre) : tout pousse dans ce pays!P1000118 P1000127

    Le soleil se couche, les pélicans se posent pour la nuit, et nous rentrons à bord de MobyP1000131

  • Les Galapagos : une spectaculaire faune marine

    Les Galapagos : une spectaculaire faune marine

    A notre arrivée sur l’île de San Cristobal, nous sommes émerveillés par les otaries, qui ont littéralement colonisé le front de mer, et sont très joueuses…Nous passons des heures à les observer, elles nous font tant penser à des chiens marins!

    Une fois arrivés sur les plages, nous sommes tout autant étonnés

    de leur côté amical et joueur!

    Puis nous découvrons le reste de la faune locale : les iguanes marins sont très impressionnants eux aussi, patibulaires, mais finalement très peureux et… végétariens! Les enfants comprennent vite qu’ils ne craignent rien!

    Les oiseaux sont omniprésents :

    Plus touchants encore, les pingouins, assez craintifs en mer, nous n’avons pas de mal à les approcher à terre…

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    Idem pour les tortues marines : j’ai bien du mal à les prendre en photo…IMG_5083

    Les bébés requins sont furtifs, mais très nombreux dans le mouillageIMG_5152 (1)

    de même que les raies aigle

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    Les Galapagos sont un régal pour qui aime se retrouver dans une nature préservée, sauvage mais tranquille, avec des animaux qui se laissent approcher. La manière dont ce « tourisme vert » est organisé est plus discutable, ultra réglementé et pour autant pas toujours « écologiquement correct » :  nous l’évoquerons dans un prochain article plus détaillé.

    Nous quittons demain ce paradis des animaux pour 15 jours (plus ou moins…) de traversée du Pacifique, direction : Les Marquises!