Catégorie : Polynésie

  • Escale inattendue à Wallis

    Escale inattendue à Wallis

    Partis de Suwarrow depuis 48h, et en route pour les Fiji, nous apprenons par nos fichiers météo qu’une dépression tropicale est en formation entre les Fidji et les Vanuatu.

    La décision du captain est sage : nous allons nous arrêter quelques jours en chemin pour laisser passer ce mauvais temps. Ce ne sera pas Niuatoputapu aux Tonga, pourtant recommandée par mon oncle Jean-Alain, car elle se trouve sur une route un peu trop sud pour être vraiment protégés du mauvais temps. Cela aurait pu être Pago-Pago aux Samoa Américaines : escale tentante avec les supermarchés bien achalandés, ou les Samoa Occidentales, encore trop éloignées de notre destination. Finalement, nous continuons notre route Nord et gardons le cap à l’ouest, pour rallier Wallis!

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    passage devant les Samoa Occidentales

    Petit territoire français d’Outremer, Wallis et Futuna sont à abri des routes de passages des tourdumondistes : une quarantaine de voiliers par an y font escale : nous serons le 38ème! La plupart de ceux qui rallient la Nouvelle -Zélande en octobre/novembre pour quitter la zone cyclonique du pacifique sud, optent pour les îles Cook, puis les Tonga.

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    Cela nous fait tout drôle d’entrer dans ce lagon -qui ressemble pourtant à bien d’autres lagons polynésiens- sans y voir un seul voilier! Pas non plus une seule barque de pêcheur à l’horizon, pas une pirogue ni même un va’a, ces remarquables pirogues de sport à balancier : il faut dire que c’est dimanche, tout le monde doit être à la messe…

    Nous saluons de loin quelques personnes venu passer le dimanche au motu de la passe,

    img_8103et rejoignons Mata-Utu, le village principal où nous irons faire notre clearance le lendemain au près de la gendarmerie.

    Il ne fait pas très beau à Wallis pendant notre séjour, nous essuyons grains sur grains, puis de la pétole sur une chaleur torride : nous avons bien fait de nous y abriter quelques jours, être en mer ne doit pas être agréable.

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    Le marnage est important, et à marée basse, des pêcheurs à pieds apparaissent

     

    Nous profitons de cette escale inattendue pour récupérer notre retard à l’école : Victor a dû travailler double dose et reprendre tous ses cours : le travail qu’il a en effet effectué au CNED pendant les 3 première semaines de septembre n’a pas pu être pris en compte, car  les cours de 4ème que nous avons téléchargé fin août sur le site du CNED étaient ceux de l’année 2015-2016 au lieu de ceux de l’anne 2016-2017, et les premières évaluations de Victor n’ont pu être corrigées par les profs, désolés de ce mauvais aiguillage, mais impuissants.  Comment une telle erreur a pu être possible sur le site du CNED, nous n’avons toujours pas eu de réponse de leur part et restons perplexe- nous ne sommes pourtant pas les seuls, nos amis du bateau Excallibur sont dans le même cas.img_2680

    J’en profite pour rédiger un petit aparté «CNED », à destination des futurs parents français qui s’apprêtent à utiliser le CNED pour leurs enfants : les cours du college sont d’une qualité exceptionnelle, à la fois très bien organisés, joliment présentés, clairs, avec de très nombreuses illustrations, et un niveau d’exigence très élevé.… qui demande une forte implication des parents, surtout dans les matières scientifiques. Et pourtant nous avons la chance d’avoir un élève très bien préparé au collège, autonome et qui pige vite. Mais cela ne suffit pas : Loïc s’est donc beaucoup investi depuis la rentrée, en Sciences Physiques et Maths, où l’on aborde des bases importantes : fractions, puissances, calcul de surfaces,  etc…. Les 2-3 heures de travail quotidien se sont donc transformées en 4-5 heures, histoire de pouvoir mettre Victor en vraies vacances aux Fijis quand nous aurons la visite des grands-parents.

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    cours de maths sur le trampoline

    J’ai la chance d’avoir un mari pédagogue et investi dans l’éducation des enfants, ce qui est loin d’être le cas des bateaux que nous rencontrons, dont les mamans assurent seules la scolarité des enfants, et je leur tire mon chapeau!

    Les journées se passent donc le matin à travailler, l’après-midi à se relaxer, à terre, à bord de Moby ou au Motu.

    Dès le lundi, nous descendons à terre, pour quelques petites courses.

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    La superette locale est une belle découverte, probablement la mieux tenue de toute la Polynésie Française. Nous restons ébahis devant le rayons surgelés, impeccablement présenté, et achalandé… en produits bretons!

    L’attroupement que nous formons et nos yeux gourmands ne passent pas inaperçu (il faut dire que nous sommes quasi les seuls clients, et surtout les seuls en tenue de touristes : shorts et casquettes….) : le directeur vient nous saluer gentiment. Après quelques minutes de palabres nous apprenons qu’il sait qui nous sommes, son ami qui s’occupe de la « radio » l’avait prévenu qu’un catamaran arrivait dans l’île. Il faut dire que Moby ne pas pas inaperçu, seul bateau au mouillage…

    A Wallis, tout se sait, c’est un pays de la taille d’un village!img_8126

    Avec 1 roi (Wallisien), et un préfet (français), l’île se partage entre des traditions restées vivaces, une très forte influence des églises (les écoles primaires sont toutes tenues par des religieux) et une jeunesse qui grandit en lorgnant des yeux la vie à l’occidentale : il en résulte une émigration importante, et un dépeuplement inexorable. (il y a plus de Wallisiens émigrés que de Walllisiens résidents à Wallis. ). La nouvelle -Calédonie est le choix premier, avec qui Wallis entretien de très forts liens économiques et logistiques  : c’est par là que transitent les fameuses Saucisses Jean Floch’!!

    Peu d’avenir donc pour cette île qui se vide de sa jeunesse active et pensante : rares sont ceux qui rentrent au pays après leurs études, l’îles offrant de maigres perspectives en terme d’emploi. Petite curiosité :  il n’y a peu ou pas de tourisme à Wallis.img_8143

    Cela est tout à fait curieux car le lagon est superbe, la population accueillante et les motus qui le bordent tout aussi beaux que bien d’autres en Polynésie. Nous nous régalons l’après-midi, en levant l’ancre du village pour aller la poser au bord d’un motu : eaux cristallines, et jolies plages, c’est la récompense des enfants après les heures d’école du matin.

    La seule visite que nous ferons est à la cathédrale, qui se dresse majestueusement devant le port, à quelques encablures de Moby.

    Il faut dire que la chaleur accablante n’est pas très propices aux balades : on sent que l’été arrive, l’eau est à 30°, et l’air encore plus chaud.

    Anna m’accompagne à la Poste pour y déposer nos cartes postale de Suwarrow, et prendre en photo sa « Clémentine Aplatie », petite mascotte de sa classe de Moyenne section de Plougonvelin que nous faisons voyager. img_2764

    Nous quittons Wallis après 4 jours d’escale fort paisible sans avoir pris temps d’explorer l’île ni de faire beaucoup de rencontres : c’est aussi cela la vie de bateau!

    Il s’avère en plus que nous avions eu raison de repousser notre arrivée aux Fidji, qui ont reçu le passage d’une onde tropicale pendant le week-end, avec 2 jours de mauvais temps, des vents de 40 noeuds, 50 en rafale dans la marina de Vuda Point qui était notre point d’atterrissage prévu! Sans regrets donc.

    Plus que 3 jours de navigation, cap au sud et nous serons aux Fidji.

  • Suwarrow : l’île de Tom Neale, naufragé volontaire

    Suwarrow : l’île de Tom Neale, naufragé volontaire

    Suwarrow (ou Suvarov en français), nous a longtemps fait rêvé : c’est le petit ilot perdu choisi par Tom Neale pour y vivre heureux en naufragé volontaire, tel un Robinson moderne, pendant la dernière partie de sa vie. DCIM100MEDIADJI_0056.JPG

    C’est un privilège pour nous que de pouvoir toucher du doigt ce mythe de l’homme fuyant la civilisation pour y vivre seul, heureux, méditatif et proche de la nature.

    stèle hommage à Tom O'Neal

    L’atoll appartient aux îles Cook, petit état indépendant mais proche politiquement et géographiquement de la Nouvelle-Zélande et doté d’une quinzaine d’îlot habités : coralliens au nord, iles hautes au sud.

    le Motu Anchorage
    le Motu Anchorage

    Suwarrow a un statut particulier : elle est inhabitée, et est devenue une réserve naturelle faisant partie du Parc National des iles Cook.

    img_2314A ce titres, 2 rangers l’habitent 6 mois de l’année et accueillent (et surveillent) les navires de passages venus explorer ce petit bout de paradis préservé.

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    les rangers montent à bord des bateaux pour les formalités

    Elle bien sûr aussi très connue des navigateurs, que Tom Neale accueillait bien volontiers à Suwarrow. Solitaire, mais pas si sauvage! A lire absolument : le récit de son séjour à Suwarrow « Robinson des mers du Sud » .

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    après les formalités d’usage, nous pouvons débarquer.

    A ce titre, Harry et son fils Pi, les 2 rangers qui étaient à poste cette année de mai à octobre inclus n’ont pas une vie très différente de notre naufragé : aucun bateau ravitailleur ne vient les ravitailler pendant ces 6 mois : ils sont déposés en début de saison par un petit cargo avec leur stock de nourriture, puis rembarqués… 6 mois plus tard. Dans l’intervalle, ils auront reçu la visite de 50 à 100 voiliers en transit  (150 dans les meilleures années, 20 seulement l’année dernière à cause d’El Nino).

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    Nos amis australien du catamaran Tika (un Outremer 55) qui sont passés à Suwarrow il a un mois  nous ont prévenu : les gardiens sont un peu tatillons, mais sympas. Ils font tout simplement leur travail = formalités d’immigration, quarantaine pour  tous les produits frais à bord, respect de la réglementation du parc, mais ils sont aussi très accueillants, offrent une petite bibliothèque de livres à échanger, nous parlent des coins sympas de l’atoll à visiter, des animaux  et espèces protégées de l’atoll : ils sont de très agréable compagnie.

     

    les 2 bateaux du mouillage : Moby et Andiamo
    les 2 bateaux du mouillage : Moby et Andiamo

    Rien que par le mouillage, nous sommes enchantés : 3 ou 4 requins nous montrent leur nez à notre arrivée, et resteront en permanence autour du bateau.

    Dès que nous sautons à l’eau, nous vérifions d’ailleurs qu’il n’y a pas un requin en-dessous…. et nous interdisons aux petits d’aller nager tout seul, on ne sait jamais….

    La nuit, c’est pire, il y en a plus d’une dizaine à roder…

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    Les fonds sont cristallins,

    l’eau très chaude

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    les oiseaux omniprésents

    img_7917la lumière fascinante

    img_7804…et les couchers de soleil splendides.img_7945

    Dès notre arrivée, Harry et Pi, père et fils, nous proposent du troc : poisson contre vivre. Ils n’ont plus de sel (leur réserve a été souillée par un crabe de cocotiers qui a percé le sac) ni de riz. Nous les dépannons bien sûr, même si nos réserves sur Moby sont au plus bas, car nous arrivons bientôt en Nouvelle Zélande où toute notre nourriture sera confisquée pour cause de quarantaine.

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    Donc je leur donne mon dernier paquet de riz, ainsi que notre sel de table (il nous reste le gros sel, à mettre dans un moulin et quelques poignées de riz japonais).  En échange, nous aurons du poisson frais tous les jours!

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    Anchorage, lieu de Harry et Pi 6 mois de l’année

    Nous descendons à terre, et à peine l’annexe est-elle amarrée que nos amis les requins viennent nous dire bonjour :img_2307

    la petite plage est merveilleusement entretenue :

    Un petit chemin traverse le motu dit « Anchorage » en passant par l’abri des rangers :

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    La maison des Rangers :

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    des vertèbres de baleine servent de tabouret!

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    au nord, la petite plage où Tom Neale venait se baigner,

    img_2458et où à marée basse les requins nagent dans 50cm d’eau : nous reviendrons tous les après-midi avec les enfants regarder ce beau spectacle.

    Nous partons explorer la partie Est du motu, à la découverte de la faune et de la flore locale.

    Tristesse de découvrir une tortue mariné échouée et prisonnière de racines aériennes. Il est trop tard pour la sauver : les crabes de cocotier la dévorent déjà. img_2362

     

    Curiosité : les enfants découvrent cette drôle de pierre…. qui flotte! Ils décident de la rapporter aux rangers qui pourraient l’utiliser comme pierre ponce.

    Tristesse également de découvrir tous ces déchets abandonnés par la mer.

    Le lendemain, nous continuerons nos découvertes naturalistes par la visite de la partie Ouest du motu, bordée d’un platier plein de vie.

    Finalement, nous croisons de nombreux crabes de cocotiers, pas si farouches quand ils sont protégés comme ici.

    Plus on avance, plus le platier devient sauvage et aride

    Harry et Pi nous parlent d’un superbe spot de raies mantas : elles passent à priori à leur « station de nettayage » vers 7h du matin. Une première fois, nous laissons les enfants à bord prendre leur petit déjeuner et filons : la rencontre est magique, 4 raies mantas sont au rdv : elles viennent en effet se faire nettoyer la mâchoire et les mandibules par de petits poissons , qui rentrent jusque dans leur bouche pour enlever les restes de nourritures.

    Loïc attend une manta au fond, la rencontre est très belle.

    A mon tour d’en croiser une première, puis de me retrouver au milieu du ballet…

    Le lendemain, nous y retournons avec les enfants, qui ont très hâte de nager de nouveau avec ces majestueux animaux inoffensifs.  Nous avons en effet croisé souvent les mantas, aux Marquises et aux îles sous le Vent, mais jamais dans un tel environnement, d’eau cristalline et de coraux préservés.

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    DCIM100GOPRONous aurons aussi l’occasion de faire de beaux snorkelings dans une eau très chaude : un matin, nous resterons près d’une heure et demie dans une l’eau à plus de 30°! Nous rencontrons de gros animaux : raies pastenagues, requins pointes noires, gros mérous, carangues….

    Mais aussi de très jolis petits poissons de lagon, d’originales formations coralliennes :

    Il faut dire que les îles Cook enregistrent un pic historique de chaleur avec pas loin de 35° : notre nouvelle voile d’ombrage Odonata reçue à Bora-Bora prend tout son sens, et nous procure à la fois une belle zone d’ombre au vent sur le trampoline, et une excellente ventilation fraiche dans le carré.

    Mais les escales, ce sont aussi les rencontres, avec nos rangers bien sûr, que nous passons voir à terre tous les jours, pour papoter, échanger des livres, des films, troquer un peu de nourriture. Je leur dépose une baguette fraichement sortie du four de Moby : Pi me raconte que Harrry, son papa est un ancien boulanger à Mahinitiki, qui ensuite s’est lancé dans l’élevage de la Perle : il a  investi dans une ferme perlière il y a une vingtaine d’année, puis l’a revendue dernièrement :  suite au réchauffement climatique, l’élevage de perle est devenu plus difficile et moins rentable : l’eau est trop chaude, il faut donc élever les naissons en profondeur, ce qui nécessite de les soigner sous l’eau en plongée bouteilles, là où une simple apnée suffisait.

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    Rencontre aussi avec Andiamo, innovant et inventif catamaran de plans Chris White, appartenant à Mickael et Debbie, un couple d’américains de Boston, très sympathiques. Original : il est gréé avec 2 mats ailes et focs bomés sur enrouleur qui lui permettent lui et sa femme, heureux jeunes retraités sexagénaires, de manoeuvrer seuls ce cata de 47 pied. Autre particularité : une porte donne accès du carré à un cockpit frontal, situé en arrière du mat, très agréable en navigation et au mouillage également. Nous prendrons plaisir à prendre l’apéro sur Andiamo et à échanger sur nos expériences de navigations et tranches de vie.
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    5 ème et dernier soir, nous nous organisons un petit apéro familial sur le trampoline, le coucher de soleil est exceptionnellement beau ce soir.  Demain, le vent rentre, il sera temps de quitter Suwarrow, cap sur les Fijis où nous rejoignent Papily et Mamily : les enfants sont super heureux de retrouver leurs grands-parents!!!

     

     

     

  • Bora-Bora, destination mythique

    Bora-Bora, destination mythique

    Il nous tarde de découvrir Bora-Bora dont la silhouette si caractéristique nous parle depuis le soleil couchant de Tahaa.

    coucher de soleil sur Bora-Bora
    coucher de soleil sur Bora-Bora

    Nos sommes curieux d’approcher cette île mythique, au physique de carte postale, peuplée d’hôtels de luxe, mais aussi terre d’élection d’aventuriers voyageurs comme Paul-Emile Victor ou Alain Gerbault? Vivement que nous nous fassions notre propre idée : Paradis Perdu ou île aux 2 visages?

    A l’aborder en voilier, rien ne distingue Bora-Bora de ses consœurs des îles sous le vent : la passe est très large, facile, et balisée, tout comme le chenal du lagon jour et nuit!

    Les premiers contacts à terre sont mitigés : l’île est  peu avenante en terme d’infrastructure, étonnant pour une île si touristique, à l’instar de la supérette locale, la moins pimpante de toutes celles que j’ai pu fréquenter en Polynésie, et dont la façade est bien le reflet de son état d’entretien intérieur ….

    le super U
    le super U

    Le yacht Club où nous faisons notre arrêt «  réapprovisionnement » est par contre très pimpant,

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    On y mange très bien et les cocktails au soleil couchant inoubliables, dans une ambiance longe bar digne de St-Trop….

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    coucher de soleil au Yacht Club

    Nous quittons vite Vaitape, (la ville) pour la côte Est de Bora : celle des cartes postales et de hôtels.

    La navigation dans le chenal est magique : les couleurs de ce lagon sont irréelles, nous survolons de la pure turquoise; à notre gauche, la montagne de Bora si photogénique capte tous les regards, et à notre gauche défilent les hôtels de luxe sur pilotis : Four Seasons, St-Regis, Meridien, Sofitel…. Tout cela est très beau, et plutôt bien intégré dans le paysage, « c’est grandiose » comme dirait Anna.

    L’hôtel Four Seasons

    Nous rejoignons tout au bout du lagon nos amis d’Invictus, Fata Morgana, Excalllibur et Cool Runnings, déjà là depuis 2 semaines pour certains : ils ont trouvé le mouillage idéal, une très grande baie sur un motu très peu habité et une vue imprenable sur le piton : nous y retrouvons l’ambiance des Tuamotus, le relief en plus!

    L’arrivée, avec Victor tracté par Moby!

    Le panorama est vraiment incroyablement beau, nous ne  nous lassons pas du spectacle du piton de Bora. img_7352

    Y compris au coucher du soleil

    img_7348Côté activités, c’est tout autant sympa : Loïc kite avec son ami Ivo,

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    Les enfants profitent de la plage sauvage,

    Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Ralph, en vacances sur Invictus ; les enfants lui confectionnent une carte anniversaire

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    Victor fait plus ample connaissance avec ses amis américains Ben et Gaby ; ils ont une bouée tractée!!

    Le matin nous allons plonger sur le spot des raies mantas : c’est Toby et Nicole d’Invictus, du haut de leurs millers de plongées qui coachent les volontaires tous les matins : nous sommes tous équipés d’au moins un équipement de plongée par bateau (stab+bouteille), utile en cas de problème sur une ancre ou un travail prolongé sur une hélice.

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    La visibilité n’est pas toujours excellente, mais les raies sont au rendez-vous (presque) tous les jours. Elles nous offrent un vol majestueux, et la plongée permet de rester observer leur ballet de longues minutes.  capture-decran-2016-09-23-a-12-26-03

    Autre curiosité du coin : le jardin de corail, en effet gavé de poissons.

    Il faut dire qu’ils sont nourris au pain, par les (très) nombreux bateaux de touristes, ce à quoi nous nous refusons d’adhérer, depuis que nous avons appris que ces malheureux devenaient diabétiques à force de manger tant de pain, qui se transforme chez eux en sucre, que leur organisme ne sait traiter…

    Nous ne manquons pas non plus d’organiser un « Bon Fire » (expression de nos amis ange-saxons) sur la plage, histoire de se retrouver entre copains, comme à notre habitude. img_7356Pas facile de dénicher le bon coin, qui ne gênera pas les riverains…. je sillonne la baie l’après-midi en annexe avec les enfants à la recherche d’une portion de plage inhabité : le premier spot identifié ne convient pas : un panneau « TABU » nous indique qu’il ne faut pas débarquer.  Nous n’irons certainement pas braver cette interdiction, les croyances sont encore bien ancrées. Plus loin, ils y trop de maisons, mais au milieu, ce bout de terrain abandonné nous semble convenir.

    les ados sont chargés d'aller chercher du bois
    les ados sont chargés d’aller chercher du bois

    Tous les enfants…

    Un autre soir, nous aurons moins de chance : arrivés en annexe à la pointe de la plage pour y récupérer nos kitesurfers, Loïc improvise un cours de drone avec Toby, nouvellement équipé, une troisième famille débarque, les enfants jouent,

    les adultes papotent, le soleil tombe, une quatrième famille arrive avec des bières, nous voilà à savourer un apéro improvisé sur la plage….mais pas au bon endroit.

    img_1877La propriétaire sort de sa tanière pour nous dire combien nous dérangeons : la planche des enfants qui empiète sur son terrain, les saletés que nous allons faire avec notre apéro….

    Il est vrai que le style de vie que nous avons commencé à savourer aux marquises puis aux Tuamotus sur des motus déserts, est ici confronté à une surpopulation… touristique. Pas moins d’une vingtaine de bateaux sont à l’ancre ici, certains y habitent à l’année. Visiblement, la cohabitation est difficile.

    Puisque nous avons enfin réceptionné nos 5 colis, grâce à un très efficace transitaire  : les questions de dédouanement pour voiliers de transit est un casse-tête, réceptionner des colis est compliqué, très compliqué…et stressant! mais ça y est, nous avons tout récupéré : plus rien ne nous retient en Polynésie! Nous sommes en fin de saison, il nous faut avoir rejoint la Nouvelle-Zélande au plus tard fin novembre, ce qui nous laisse 2 petits mois (dont 5 semaines aux Fijis) .
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    Un dernier mouillage de charme, niché entre 2 hôtels, une baie bien abritée, véritable piscine géante, avec nos amis d’Excallibur.

    Coucher et lever de soleil

    Paradisiaque… ou presque car les hordes de jetskis déboulant par groupe de 10 dans la baie, rasant nos bateaux et faisant des cercles devant nous à gros renfort de pétarades bruyantes, c’est tout juste insupportable : et ce, 10 fois dans la journée!!

    C’est là que nous nous préparons au départ de Polynésie : nettoyage des coques, rangement du bateau, baignades,  et demain, la clearance de sortie du territoire sera postée,

    img_2268Les pleins d’eau faits au Yacht Club

    img_2272 et un dernier approvisionnement de produits frais et surgelés.

    un dernier apéro sunset entre copainsimg_2261 img_2257

    Nous appareillons pour Suvarov, aux îles Cook, avant de relier les Fijis ou vous retrouverons Papily et Family pour un mois!

    A très vite pour de nouvelles aventures.

  • Maupiti, le paradis

    Maupiti, le paradis

    Pour tous les marins et navigateurs de Polynésie, Maupiti, c’est d’abord sa passe, réputée dangereuse et difficile à franchir. Pour 2 raisons : son orientation, sud-Est, c’est à dire dans le sens de la houle dominante hivernale, et son étroitesse. Si on ajoute en plus un alignement pas toujours facile à comprendre, cela explique que beaucoup se découragent à l’avance, ne laissant l’accès à cette magnifique île qu’aux plus aventureux.

    approche de la passe de Maupiti
    approche de la passe de Maupiti

    Pour notre part, nous avons attendu les meilleures conditions, un vent d’est, et une très faible houle. De plus, nos amis du catamaran Cool Running arrivaient une heure avant, avaient appelé Camille qui gère une pension donnant sur la passe, et qui lui a donné le feu vert : la passe était aisément praticable ce matin du 6 septembre

    entrée dans la passe de Maupiti
    entrée dans la passe de Maupiti

    Plus tard, Loïc enverra son drone pour immortaliser cette passe :

    Nous arrivons donc en toute confiance, et savourons le spectacle grandiose de l’entrée dans Maupiti : la paysage est magnifique!img_7460

    Nous savourons en silence la vue sur les motus, la passe qui s’élargit, la montagne…

    Nous choisisson le mouillage du village, qui nous permettra d’avoir des baguettes fraiches tous les matins,

    chacun son tour assure le matin la livraison des baguettes
    chacun son tour assure le matin la livraison des baguettes

    et un peu d’internet -pour suivre l’arrivée de nos 5 colis qui nous arrivent de France et seront livrés à Bora-Bora : des pièces de rechange, un taud de soleil et les cours du CNED de Victor!

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    les services municipaux

    Très accueillants, les services de la Mairie nous donnent accès en fin de matinée à leur pièce commune, qui fait office de salon de réception, salle des mariages, allez de réunion…. c’est là aussi que se trouve la borne Wifi de l’île!
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    La rentrée a déjà eu lieu sur Moby, le lundi 5 septembre. 2 à 3h de cours tous les matins pour Arthur et Anna : 1 grosse heure de français, une petite heure de math, et une autre matière au choix : géographie, anglais, sciences, expériences….

    Victor gère son planning différemment et se réserve des plages de 2 à 4h d’une même matière, suivi des évaluations qui vont avec , et qui seront envoyées au CNED en fin de séquence, toutes les 3 semaines.

    la mouillage du village
    la mouillage du village

    Le charme de cette île sous le vent, est certainement due à sa fable fréquentation, surtout à cette période : nous sommes en fin de saison, l’été approche, et de nombreux bateaux auront rejoint un abri cyclonique, ou une zone non touchée par les cyclones pour la saison d’été comme les Marquises ou les îles Australes en Polynésie, ou la Nouvelle Zélande.

    Pour nous 5, le coup de coeur est immédiat : la lumière, les couleurs, la montagne, les plages, tout nous séduit. Plus tard, la rencontre avec les habitants confirmera notre première impression d’île accueillante.

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    Les enfants jouent des heures sur le banc de sable à 2 pas du motu, pendant que nous regardons le soleil se coucher…

    Mais le plus époustouflant, c’est la vue depuis le haut de la montagne : seulement 350m de haut, mais quel spectacle. Déjà au premier stop, on aperçoit le village en contrebas.

    L’ascension est exigeante sur les derniers mètres, se succèdent 6 ou 7 corde de rappel

     

    Pour motiver les enfants aux les randonnées, nous préférons les organiser avec d’autres bateau-famille, comme ici avec Fata Morgana , cata bulgare-canadien avec à son bord et leur fille Maya 12 ans, et ses parents ainsi que Cool Runnings, catamaran américano-sud africain avec deux préados de 10 et 12 ans : Ben et Gaby.

    La descente est plus rapide que l’aller, normal, mais n’en est pas moins exigeante, surtout avec Anna dans mes bras!!

    Vue d’en haut, les dégradés de turquoise se succèdent

    Arrivés en bas, nous découvrons ce crâne de cachalot à l’entrée d’un jardin : échoué il y a quelques années sur le récif, il a été nettoyé puis rapporté au village par son « découvreur »

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    De retour au motu, nous tentons d’en faire le tour avec les enfants, ramassons des trésors…. et découvrons d’étranges traces laissées sur le sol.

    Mais de quel animal? le traces sont toutes différentes…..

    Des Bernards l’Ermite!!

    Pour nous assurer de notre intuition, nous capturons quelques Bernards, et les laissons faire de belles traces sur le sol.

    Après quelques jours au village, nous changeons de mouillage et décidons d’aller explorer le motu de la passe,

    le mouillage de la passe
    le mouillage de la passe

    Comme à son habitude, Loïc lance son drone :

    près du spot de snorkeling des raies mantas….Nous allons plusieurs fois nager avec les raies mantas, qui tournent dans le lagon : elles sont régulièrement pointées entre 8h et 10h au motu Pitahé, et nous en profitons. Elle ont un vol majestueux, planant au-dessus du sable et nous offrant de magnifiques ballets aérien sous-marins;

    Le motu est habité parfois le week -end. Nous croisons toute une famille venue « nettoyer » son faré, collecter les cocos, bruler les déchets végétaux, d’où cette odeur suave de coco. Ils nous convient très gentiment à profiter de la plage, et de la baignade avec les enfants.

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    Le spot est super en planche pour les enfants  : Victor est super motivé, d’autant que son copain Charles d’Excallibur est là, et se perfectionne lui aussi. Petit gréement de 2,5m pour Victor, et 1.5 pour Arthur!

    La plage est très sympa, avec un faré abandonné qui nous donne de l’ombrage, et la vue sur le piton, grandiose, surtout au moment du coucher de soleil.

    Dès que le vent se lève, Loïc s’éclate en kite.img_7548 img_7551

    Et Victor progresse en planche

    Tant et si bien qu’il me donne envie…de m’y remettre!

    Après 3 jours de pratique intensive, Victor se met au harnais : une étape de plus est franchie!

    img_7617 img_7616Un soir, régulièrement, Loïc envoie son drone survoler la passe, pour voir son état de « praticabilité ». Nous suivons ainsi les bateaux qui sortent…. et ceux qui rentrent, à l’instar de nos amis d’Invictus!

    La vie sociale de Maupti est intense, du fait du faible nombre de bateaux, que nous connaissons (presque) tous.

    Avant le départ de nos amis de Cool Runnings, nous partons dîner entre adultes à la pension du motu Tiapaa : poisson cru, chirurgien au gingembre , une soirée entre adultes- les enfants se gardent tout seuls à bord, pour une fois!!

    Le lendemain, ce sont les retrouvailles avec nos amis d’Invictus, que nous avions laissés à Bora-Bora! Pour fêter cela, ils nous invitent tous à un apéro à bord!

    Et le jour d’après, comme à notre habitude quand nous sommes nombreux,  nous en profitons pour faire un feu de camp le soir, et y convions nos nouveaux voisins : Atmos, magnifique sloop sorti de chantiers Hoek de Hollande : fait d’acier et de bois vernis, c’est une merveille, entièrement retapé et repensé par Keish, son nouveau propriétaire depuis 5 ans : Boiseries blanches au plafond, teck mat aux planchers, vernis et cuir, bronze, aluminium et inox : que de nobles matériaux pour une superbe rénovation.img_7681

    Nous sommes donc 6 bateaux :  Fata Morgana, Invictus, Excallibur,  Cool Runnings, Atmos : soit 16 adultes et 11 enfants.

    Au vu de la bonne ambiance au motu le soir, Keish nous convie le lendemain à un apéro-soirée à bord!  Ambiance disco sur le pont, on s’éclate : c’est le 4ème soir de suite que nous dinons à l’extérieur…..

    Les derniers jours serons plus calmes…..et familiaux : nous partons déjeuner tous les 5 dans un petit snack en face du motu Auira : Loïc part en planche, moi et petites en annexe, et Victor est tracté sur son surf!

    Nous déjeunons dans un petit snack vue sur le lagon.

    La plage du Motu est magnifique, et la vue sur le piton de Maupiti spectaculaire; nous restons une bonne heure à barboter avec nos amis d’Excallibur venus picniquer.

    Bientôt, c’est le départ pour Bora-Bora, où nous allons récupérer nos colis, avant de repartir pour de nouveaux horizons. Bye-Bye Maupiti, qui nous offre en cadeau d’adieu cette jolie tortue, venue pointer son nez quelques minutes avant d’appareiller.img_7691

  • Raiatea

    Raiatea

    Nous connaissions l’île de Raiatea de réputation, beaucoup de familles en grand voyage en bateau s’y arrêtent pour scolariser leurs enfants au collège ou au lycée d’Uturoa.

    au mouillage devant Uturoa
    au mouillage devant Uturoa

    Car s’improviser parent-prof n’est pas une sinécure, surtout dans les années de primaire quand les apprentissages et la discipline scolaire sont à mettre en place, mais encore plus au lycée, les matières s’étoffant, la quantité de travail elle aussi, réduisant d’autant le temps libre pour le voyage et la découverte…

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    Raïatea nous surprend au prime abord par ses maisons :

    img_7023Le long de la côte, que nous abordons du sud au nord, s’égrènent de très belles maisons, de plus en plus cossues au fur et à mesure que l’on approche d’Uturoa, la ville principale.

    Uturoa par contre elle nous déçoit  par son manque de charme, et le peu de commerces. Heureusement, le marché est très agréable et animé les vendredi par un groupe de musiciens et chanteurs : faire ses courses en musique, j’adore!

    img_1534 img_1536J’y achète pour la première fois la célèbre vanille « Bourbon »  de Tahaa : la gousse est odorante, charnue, délicieuse….les gousses achetées embaumeront ma cuisine (et tout le carré ) pendant quelques semaines.

    au mouillage à Uturoa
    au mouillage à Uturoa

    A peine l’ancre posée sur fond  de sable au nord  d’Uturoa, 2 à 3 requins pointe noire viennent nous rendre visite… heureusement, depuis les Tuamotus, nous nous sommes habitués à leur compagnie, et savons qu’il n’y a aucun risque à aller se baigner.

    Le corridor formé par le chenal entre les îles de Raiatea et Tahaa est aussi très réputé pour la planche à voile et le kitesurf. Malheureusement, la météo n’est pas au rdv, trop de vent pour les enfants, pas assez pour Loïc, et des rafales trop irrégulières pour moi….

    Nous nous baladons le long de la côte en annexe et visitons les marinas.

    Marina Opoiti, principale base de location de voiliers
    Marina Opoiti, principale base de location de voiliers

    L’aéroport est tout près, ce qui occasionne cette photo un peu surréaliste. img_7178

    La vue sur l’ile de Tahaa est superbe.

    Tahaa, vue de Raiatea
    Tahaa, vue de Raiatea

    Nous essayons un dernier mouillage, proche de la passe de Rautoanui : y mouiller n’est pas aisé avec toutes ces patates de corail….

    près de la passe Rautoanui
    près de la passe Rautoanui

    Le coucher de soleil sur Bora-Bora est magique :

    coucher de soleil sur Bora-Bora
    coucher de soleil sur Bora-Bora

    Il nous tarde de visiter ce mythique lieu touristique, peuplé d’hotels de luxe, mais aussi lieu de prédilection d’aventuriers comme Paul-Emile Victor ou Alain Gerbault en leur temps. Qu’en est-t-il de ce « Paradis Perdu »?

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    En attendant, et puisque nous ne reviendrons pas sur nos pas, nous quittons le Nord de Raiatea …

    img_7212… pour rejoindre le sud, sauvage à souhaits, et nous retrouvons quasi-seuls au mouillage devant le Motu de Nao-Nao.

    balade autour du motu de Nao-Nao
    balade autour du motu de Nao-Nao

    le paysage est grandiose, montagnes escarpées, sable blanc du motu, magnifique jardin de corail.

    Les maison sont beaucoup plus rustiques que dans le nord. img_7228

    et le surf dans la passe de Toamar est spectaculaire

    Une dernière nuit à Raïatea, et nous rejoignons Bora-Bora, distante de quelques dizaines de milles nautiques : à peine une demi-journée de navigation et nous y serons!

  • Huahine

    Huahine

    Huahine est la première des île sous le vent que nous visitons fin août, après avoir passé près d’un mois aux Îles du Vent (Tahiti et Moorea). Nous quittons Moorea au coucher du soleil,

    Moorea au coucher du soleil
    Moorea au coucher du soleil

    pendant que la lune se lève à l’est sur Tahiti,

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    La lune se lève sur Tahiti

    Nous partons donc pour une navigation de nuit de pleine lune : on adore! En effet, par nuit de pleine lune, la veille est plus facile, nous voyons les vagues arriver, mais surtout les nuages, les grains, et aussi les côtes qui se dessinent.

    La faune est particulièrement riche dans les parages : nous croisons une baleine en quittant Tahiti,

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    et une bande de dauphins en arrivant à Huahine.img_6969 img_6981 Les enfants sont ravis du spectacle.

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    A l’arrivée au petit matin à Huahine, nous sommes d’emblée séduits par la douceur de vivre qui s’en dégage.

    DCIM100MEDIADJI_0538.JPGL’île apparait d’emblée très verte, peu de plages, de rares maisons et presque pas de motus sur le pourtour corallien : c’est une île « terrienne ».

    Quelques jolies petites plages de sable jalonnent notre parcours, nous nous arrêterons sur l’une d’entre elle pour déjeuner, et dégourdir les pattes des enfants qui ont besoin de se dépenser après cette nuit et matinée de nav’.

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    La plage est  sympa et le snorkeling parfait pour Anna : plein de petits poissons dans peu d’eau!

     

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    Victor sort son paddle pour rejoindre la plage.

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    Victor et Arthur s’éclatent à sauter d’un cocotier poussé à l’horizontale…. en fait déraciné lors d’une tempête….

    Loïc lance son drone pour faire quelques clichés en altitude de Huahine : 2 îles reliées entre elles par un pont, et entourées par un même atoll corallien.

    Le paysage est en effet grandiose, et sur la route, de jolies plages, quelques rares maisons. img_6938

    La plus étonnante d’entre elles est ce « fare » flottant, dont nous avons déjà croisé plusieurs exemplaires à Tahiti.

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    la maison de vacances idéale!

    Nos amis des bateaux Invictus et Excallibur nous attendent déjà depuis quelques jours dans un mouillage parait-il enchanteur tout au sud de l’atoll : la baie d’Avea.

    La baie d'Avea
    La baie d’Avea

    Nous y passerons quelques jours fort paisibles entre plage, baignade avec les raies, et happy hour au relai de Mahana.

    bande de raies aigle nageant en formation
    bande de raies aigle nageant en formation

    Le mouillage est très calme

    Invictus , lagoon 52, au mouillage,
    Nos amis Nicole et Toby, du catamaran Invictus , un très beau lagoon 52, au mouillage.

    Nous apprécierons encore plus le mouillage du village de Fare, proche de la passe Avamoa.

    le village de Fare
    le village de Fare et la passe Avamoa

    Nous sommes mouillés face au village, et juste à la sortie de la passe : Moby est le dernier catamaran sur la droite.

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    Les garçons nous réclament tous les jour du surf tracté : une bonne occasion de s’entraîner en l’absence de vagues de sables : ici, on ne surfe que dans les passes, sur le corail!

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    Arthur en pleine action
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    Anna elle aussi réclame du surf tracté!

    Les journées s’écoulent doucement, la plage est belle, et les couchers de soleil superbes.

    après-midi tardive à la plage....
    après-midi tardive à la plage….

    Je profiterai aussi d’un après-midi pour aller faire un tour à vélo : les sites archéologiques du village de Maeva sur la lac du même nom sont superbes et valent le détour!

     

    Un peu plus loin, le lac sur lequel les pêcheurs ont construit leurs parcs et pièges à poisson.

     

    Au village de Pirae, sur la côte Est, des anguilles sacrée aux yeux bleus.

    Autre curiosité locales : les enseignes et pancartes en bois, signe un peu désuet totalement disparu par chez nous, mais bien utile quand on circule en vélo ou à pied.

     

    Dev retour au village, Loïc a lancé son drone, pour prendre des images de la passe d’Avamoa

    la passe d'Avamoa
    la passe d’Avamoa
    le corail du récif
    le corail du récif

     

    Nous sommes restés pas loin d’une semaine (un records pour nous qui avons sans cesse la bougeotte!) dans ce mouillage idyllique : la plage à 2 pas, les dauphins tous les jours dans la passe, de beaux couchers de soleil, et le village également avec toutes ses commodités : supérette, baguette fraiche quotidienne, marché la matin, poisson cru à emporter….. et la « yacht-Club » avec son « Happy Hour » pour l’apéro, son service de laverie, internet….

    vers le village
    vers le village

    Juste avant de partir, Anna a écrit une carte pour souhaiter une bonne rentrée scolaire à ses petits copains de maternelle de l’Ecole du sacré Coeur de Plougonvelin. Une question : « Maman, combien de temps va mettre la carte à arriver?  » C’est Monique, sa maîtresse qui pourra nous répondre….une, deux, trois ou 4 semaines????

    Nous sommes en effet déjà le 23 août, la rentrée est pour bientôt, y compris sur Moby! En attendant, nous passerons nos 2 dernières semaines de vacances à Raïatea et Tahaa.

  • Surf à Teahupo’o

    Surf à Teahupo’o

    Puisque nous sommes à Tahiti pendant la Billabong Pro, c’est l’occasion ou jamais d’aller voir la vague de Teahupo’o (prononcer Téahoupoho, et non Tioupo , comme me l’expliquait un tahitien). Teahupo’o prononcé à la polynésienne signifie « tête dans le linceul » car les autochtone avaient pour coutume de décapiter leur ennemis et de garder leurs têtes en trophée dans un linge… Prononcé à l’américaine « Tiopou » signifie « la tête dans le cul », ce qui est tout de même moins élégant, avis à nos amis surfer….

    Partis de Papeete, 6 heures de navigation contre le vent, pour rallier la presqu’île de Tahiti, beaucoup plus calme et sauvage que le reste de l’île.

    Nous arrivons dans le lagon de Tahiti Iti par la passe de Tapuaeraha , et cherchons un mouillage non loin de Teahupo’o.

    Dès l’entrée dans la passe, nous apercevons des surfeurs, des jetskis, l’ambiance de la presqu’île est déjà là!

    Un peu plus loin, c’est le BBQ du week-end qui rassemble tout ce petit monde sur un minuscule Motu.

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    Nous longeons la côte par un chenal intérieur, dans le lagon.

    Des dauphins nous accompagnent dans le chenal!

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    Nous voilà arrivés sur le site :

    Vue du ciel, c’est plus parlant :

    la passe de Teahupo'o
    la passe de Teahupo’o

    On aperçoit en haut de l’image la tour des juges, et les bateaux accrédités par l’organisation pour emmener les touristes voir le spectacle.

    la tour des juges
    la tour des juges

    Avec Moby, nous allons rester 3 heures dans la passe, légèrement en retrait, mais perchés sur le roof, nous avons une vue magnifique sur la vague! On voit bien l’épaisseur de sa lèvre.

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    La compétition ne commence que le 19 août, soit dans une semaine, mais en amont de la compétition sont sélectionnés au cours de « Trials » les meilleurs amateurs, polynésiens et étrangers qui se joindront aux champions,

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    Ils sont 4 à s’affronter pendant 25 mn, seules les 2 meilleures vagues comptent!

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    Nous arrivons à avoir une belle vue sur le spot… entre les nombreux bateaux de l’orga.

    La vague est vraiment belle, même si on l’espérerait un peu plus grosse : il y a tout juste 2m de houle. La vraie Teahupoo, avec un mètre ou deux de houle en plus doit être encore plus spectaculaire.

    Mais le spectacle est tout de même là :

    En cas de problème, des équipes de sauvetage en jetskis .

    IMG_6732 IMG_6640

    Nous rentrons au mouillage, après quelques heures de très beau spectacle.

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    Nous ne sommes pas sûrs de revenir pour la compétition qui commence en fin de semaine, car les prévisions de houle sont à la baisse.

    Nous filerons plutôt en direction de Huahine et des îles sous le vent. Bye-Bye Tahiti!

  • Pêche au thon : et ses mille et une manières de l’accommoder…

    Pêche au thon : et ses mille et une manières de l’accommoder…

    Partis des Galapagos en direction des Marquises, pour 2 grosses semaines de traversée, nous n’avons pas pu nous ravitailler correctement en volaille ni viande. Alors nous nous empressons de mettre la ligne à l’eau : si nous voulons manger des protéines autrement qu’en boîte, il nous faudra les pêcher…

    chasse d'oiseaux
    chasse d’oiseaux

    Autant l’avitaillement  en fruits et légume s’était lui très bien passé en allant directement à la ferme, mais pour ce qui est du poulet et du poison, je n’ai pas osé acheter les produits d’importation, congelés et recongelés…IMG_4407

    A peine 1h après avoir mis la ligne à l’eau, le doux bruit du cliquet de la canne, qui devient vitre strident ; c’est du gros!! Nous jubilons, mais nous voulons pas trop vite nous réjouir, il faut encore remonter le bestiaux!IMG_5207

    Loic devra batailler ferme pendant 20 bonnes minutes pour le fatiguer car le poisson reprend très souvent du fil. Après 10/15 mn, nous l’apercevons nageant l’horizontale : un magnifique thon « yellow fin », que Loïc mettra encore 5 grosses minutes à épuiser. Je sors la gaffe inox équipée d’un crochet, croche dans son abdomen, et c’est gagné : au peson, notre animal pèse 27kg! Notre plus gros thon jamais pêché. IMG_5211

    Tout d’un coup, je me rend compte que c’est mon job de lever les filets : même si j’ai pas mal d’expérience sur les garanties géantes que nous pêchions à Maurice, je ne l’ai jamais fait sur sur un si gros thon..

    Finalement, une heure  plus tard, le soleil est presque déjà couché, et je stocke avec un immense satisfaction mes sachets de thon , moitié dans le frigo, moitié au congélateur? Nous avons en tout 10kg de filets, que j’ai préalablement préparés : dos à rôtir, darnes et autres petits morceaux à mijoter, de quoi nourrir toute la famille pendant les 3 semaines à venir!

    Seulement à force de manger du thon midi et soir, il va falloir varier les recettes pour ne pas se lasser….

    Sashimis :

    Les premiers jours, nous nous gavons de sushis, sashimis, carpaccios et maki, Ca tombe bien, les enfants adorent el riz japonais, et j’ai trouvé la technique pour en faire avec du simple riz rond classique… et ça passe très bien.

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    Steacks :

    Très simple , pour des filets épais de 2cm :   3mn de cuisson et c’est bien cuit, 2mn et c’est moelleux, et 1 mn pour l’avoir à coeur cru.  Une autre variante est de faire mariner les steaks 12 à 24h avant de les cuire :  comme cette recette jamaïcaine de flibustiers à base de piment, de rhum et de citron.

    en salade : 

    avec un reste de nuggets ou de steak, coupé en fines lamelles, je prépare une marinade thai : jus de citron, sauce nuocmam, piment, coriandre. OU nature, sur une salade.

    le dos de thon roôti, une des spécialité de l’hotel Royal Palm à Maurice, que je m’étais appropriée : avec un dos d’au moins 15 cm d’épaisseur, le faire rôtir à la poêle 1 mn sur les 4 faces, puis le passer 10mn à four très chaud, réserver 5 mn dans du papier alu .

    En nuggets, pour les enfants : ils raffolent de cette recette il est vrai très savoureuse quand elle est faite maison :

    tremper de petits morceaux de thon pas trop épais dans un oeuf battu, (salé-poivré) puis dans de la chapelure ( aromatisés au herbes de provences par exemple, ou au cumin) puis faire poêler quelques minute à l’huile pour donner du croustillant.

    En burger : pour les enfants, tout simplement du thon haché grossièrement au couteau, mixé à un oeuf, sel et poivre, quelques barbes aromatiques, un peu d’huile, et on façonne de petits burgers, que l’on roule dans la chapelure.

    Pour le grands à la manière d’un tartare « en aller-retour » : ajouter des câpres hachées, du tabasco, des oignons, des herbes fraiches, et façonner d’épais steaks à poêler 1 mn à feu très vif de chaque côté : le dessus est croustillant, et l’intérieur presque cru.

    en curry : traditionnel, le curry jaune, celui que l’on trouve en poudre, agrémenté de carottes, pommes de terre,et tomates cerises, noyés dans le lait de coco.

    En curry vert thai, garni de petits pois et aubergines, puis assaisonné de sauce poisson et de citron et e coriandre en fin de cuisson.

    Cru à la Tahitienne, mariné dans de l’eau salée, puis égoutté et arrosé de lait de coco , d’un filet de jus de citron pour relever le tout.

    En céviche : mariné 1h maximum dans du citron avec des oignons, du coriandre, et des tomates.

     

  • Papeete, Tahiti

    Papeete, Tahiti

    Que d’émotion à l’arrivée à Tahiti, île de tous les désirs, de toutes les attentes après 3 mois de vadrouilles d’îlot en îlot.IMG_6383

    Heureux présage, des dauphins nous accueillent à l’arrivée au port.

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    Le front de mer a l’air accueillant.

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    Et la marina tout autant.

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    Papeete est un port de commerce, les brestois ne sont pas dépaysés…

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    Nous avons prévu de passer une semaine complète à la marina de Papeete, en plein centre ville, et dont on nous a dit beaucoup de bien. IMG_0893Tout le front de mer a été rénové l’an passé : la marina est superbe, les jardins bien aménagés : promenade, jeux pour les enfants, pistes cyclables. Le lieu est très fréquenté en début et fin de journée par les tahitiens : ados en skate board, jaune parents avec poussettes, enfants en vélo, tout le monde marche, court, fait du sport! Tout cela a un petit air de Floride…., Le week-end, on se retrouve sur le gazon à jouer au foot, faire du hip-hop, se promener. C’est très agréable. IMG_0875

    Autre agréable découverte de Papeete : les Roulottes!! La petite place devant les paquebots de croisière s’anime le soir à partir de 18h, des dizaines de camion-roulottes s’installent avec chaises et tables. Chacune a spécialité : cuisine chinoise, crêpes bretonnes, pizzas, mais surtout cuisine tahitienne : on se régale de thon cru au lait de coco, tartare de thon, carpaccio etc….

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    tartare de thon

    Les enfants jouent sous le kiosque. Les plats sont excellents, pas très chers, nous dinons en plein air, sous les étoiles, un joyeux mélange de population locales et de touristes. IMG_0910

    Et dans la journée, il y a les paquebots de passage et les bateaux de pêche… au gros.
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    Certains sont très équipés…IMG_0888

    Nous avons toute une liste de choses à faire pendant la semaine : il faut dire que le dernier endroit civilisé fréquenté était ….Panama, il y a déjà près 3 mois. Donc les listes de shopping/réparations sont longues. Pour occuper les enfants, nous avons inscrit Victor et Arthur à un stage de surf tous les matins : nous sommes assurés qu’ils vont prendre l’air et ne pas s’ennuyer!

    Pour Anna, quel chance; nous retrouvons avec grand plaisir les copains d’Excalibur (Eleonore, Paule et Charles) et Invictus (Juliana et Marlene).

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    Anna et Eléonore
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    Arthur et Paul

    Le matin, les filles passent de bateaux en bateaux, et l’après midi, c’est la troupe entière des 4 filles et 4 garçons qui courent entre les pontons et les bateaux…

     

    L’après-midi, nous nous relayons pour occuper les enfants : ciné, balade, parc….

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    départ pour le ciné

    Nicole emmène les filles au Mac do déjeuner un midi, et Victor et Charles iront se faire un ciné entre ados. Bref, la vie citadine s’offre à nous pour une semaine, et c’est bien agréable.

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    la mairie de Papeete

    Tous les matins, je sillonne les rues de Papeete, à la recherche de matériel scolaire, de bricolages, produits pharmaceutiques, papeterie, entrecoupé de RDV chez le dermato, le coiffeur, l’opticien…..

    Loïc emmène aussi les garçons en virée chez Billabong : razzias sur les soldes de short…. ils ramènent même un  surf, des palmes de morey!! Bon, plus de place dans les coffres, qu’à cela ne tienne, Arthur est ravi de dormir avec…. Moby commence à être bien équipé en matos de glisse…

    Pendant ce temps, Loïc gère la technique : rdv avec le voilier pour vérifier le gréement, réparation sur les voiles, vérifie les commandes de pièces de rechange que nous attendons, et il parcourt les shipchandlers en vélo.IMG_0941

    Nous profitons aussi de l’excellent connexion internet pour effectuer les inscriptions au CNED, mettre le blog à jour! (les 10 posts sur les marquises et les Tuamotu !!!), télécharger des recettes de cuisine, des  récupérer les bulletins de note de l’année de Victor, vérifier les comptes bancaires, etc….

    La marina de Papeete, c’est aussi le RDV des super yachts :

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    Sea Hawk
    Sea Hawk

    A 2 jours du départ, nous louons avec mes 2 copines la dernière voiture disponible pour aller faire nos courses  : une seule voiture à 3 bateaux disponible de 8h du matin à 18 le soir,  : il faut s’organiser pour être efficace.

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    retour du supermarché avec Nicole et Anne-Marie

     

    8h : première tournée dans la zone technique pour Loïc et moi le matin : il nous faut déposer nos bouteilles de gaz à remplir, puis aller chez le chaudronnier pour tenter de redresser notre ancre tordue aux Tuamotus!!

    à 10h, c’est direction le supermarché pour les 3 filles : Anne-Marie Nicole et moi. Ce a beau être un supermarché « français », on y trouve de drôles de choses :

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    des veaux entiers au rayon surgelés…
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    des bobines de 2000m…

    14h, Toby et Nico repartent faire le plein de boissons et d’outils

    16h :  c’est de nouveau à Nicole et moi de repartir pour sillonner les magasins de bricolage de la région à la recherche de diverses bricoles

    Samedi, les copains sont partis, nous avons loué une voiture pour faire un denier avitaillement et visiter la région

    de 7 à 8 : je vais au marché de Papeete, juste en face de la marina m’approvisionner en fruits et légumes frais et non réfrigérés  : ils se conserveront ainsi beaucoup mieux.

    à 8h, je récupère la voiture auprès du loueur et file au supermarché faire le plein de surgelés et produits réfrigérés. Et en début d’aprèm, nous filons finalement au nord, direction Mahina : les garçons ont tout juste fini leur stage de surf la veille, mais veulent de nouveau surfer, et nous montrer le spot des écoles de surf.

    Nous passerons aussi quelques jours au mouillage de Taïna, en face de la marina du même nom. Pour aller de papeete à Taïna, il faut longer la piste :

    Arrivés à Taïna, la vue sur Moorea est splendide :

    IMG_1262 Les fonds sont turquoises, la baignade très agréable pour un mouillage citadin.

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    Quelques yachts au ponton :

    Et de curieux bateau-maisons :

    Puis nos filons sur Moorea, ile soeur de Tahiti, distante de seulement 25 NM : c’est là qu’habitait mon cousin Laurent avec Nicole Max et Jules.

    Soleil couchant sur Moorea depuis Tahiti
    Soleil couchant sur Moorea depuis Tahiti

    Nous partons donc en terrain connu, avec les bonnes adresses et les coordonnées d’amis à eux! Nous sommes en plus attendus par Invictus, Excalibur et Mercredi soir, mouillés tous les 3 dans un site parait-il paradisiaque…

     

  • A Moorea, avec les raies et les requins

    A Moorea, avec les raies et les requins

    Partis de Papeete en début d’après-midi, nous arrivons très vite en vue du récif de Moorea, et passons devant la célèbre baie de Cook. Il est un peu tard pour envisager de rejoindre nos amis Invictus, Mercredi soir et Excalibur mouillés dans l’ouest du lagon, car il nous faudrait un soleil bien haut et un bon éclairage pour accéder à cette zone.

    Mouillage à Opuhonu

    Or le ciel est très nuageux, quelques grains menacent et nous préférons nous arrêter pour la nuit à Opuhonu. réputé comme un des plus beaux mouillage de polynésie. En effet, la vue sur les montagnes de Moorea est magique.

     

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    Moby au mouillage devant la baie de Opuhonu
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    Le fond de la baie d’Opuhonu

    Mais le mouillage est bondé, près d’un quarantaine de voiliers au mouillage, et le ballet incessant des bateaux de touristes, hordes de jetskis, et musique à fond le dimanche sur la plage publique nous font regretter déjà les mouillages paisibles des Tuamotu…

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    Il faut dire que la zone est tourisique, avec l’hotel Hilton à 2 pas.

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    Hilton Moorea
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    Hotel Hilton Moorea

    Nous apareillons en milieu de matinée le lendemain pour l’ouest, en face de l’ancien club Med, aujourd’hui désaffecté.

     

    Gilles de Mercredi Soir nous guide vers un mouillage magnifique : fond de sable entouré de corail  la passe est étroite, mais praticable.

    Moby est mouillé dans une véritable piscine, 2 m d’eau turquoise, fond de sable : nous passeront finalement 8 jours dans ce cadre idyllique.

    Le snorkeling dans la zone est superbe, et nos sommes ravis d’avoir rejoint nos amis!

    Les motus environnant sont un chouette destination de balade en paddle, d’autant que la météo va nous offrir 3 jours de grand calme.

     

    C’est dans ce cadre de rêve que je fête mon anniversaire : d’abord par un petit repas en amoureux le soir même, puis par un déjeuner en famille quelques jours plus tard, au restaurant le Coco Beach, recommandé par mon cousin Laurent : c’était leur repaire du week-end, à l’époque où ils résidait à Moorea avec Nicole, Max et Jules.

     

    Le plus incroyable c’est au sortir du resto, d’entendre une voix familière appeler : « Victor »!!! c’est Maxime, un de ses copains de collège, de la classe de 5èmeA qu’il a quittée en janvier dernier, en vacances chez son papa à Tahiti!

    Quelle surprise! Nous l’invitons à venir à bord passer 24h avec nous.

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    les beaux gosses

    Mais la véritable attraction du coin est à 5mn de là en dinghy, un incroyable spot de raies grises et requins pointe noire, quasi-apprivoisés.

    C’est fascinant : les raies se laissent caresser, approcher de très près, elles nous frôlent et réclament des caresses…..

    Anna est un peu inquiète la première fois que nous nous mettons à l’eau. il est vrai que cela grouille de raies… et de requins…

    Mais finalement, les enfants nous réclament d’y aller tous les jours. En particulier Victor qui ne se lasse pas de caresser les raies grises (pstenagues) qui ont un ventre très lisse et doux.

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    Les raies sont en fait nourries par les boatmens, elles attendent leur petit morceau de poisson… les requins guettent, les pauvres, mais n’ont rien! Le nourrissage de requin est en effet interdit en Polynésie.

     

    Le hic, c’est qu’il nous faut alors nous aussi aller chasser de petits poissons. Las de flécher de jolis petits poissons papillon, notre amis Nicolas, avec l’aide de Victor, flèche une murène…. Je ne sais si c’est un bon choix : la bestiole se révèlera très malodorante, et sa peau visqueuse difficile à couper. IMG_1125

     

    Mais ce mouillage, c’est aussi des heures de jeux pour les enfants qui y ont retrouvé leurs amis. Les petits adorent aller à la plage, les plus grands faire du paddle ou du surf tracté.

     

    Nous décidons de rester 2 jours de plus, car c’est l‘anniversaire de Paul, le grand copain d’Arthur, qui souffle 8 bougies!

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    Arthur et Anna passent la matinée à préparer des cadeaux avec nous menus ustensiles de bricolage :

    Nicolas et Anne-Marie nous convient à un picnique-pizza sur la plage du Coco Beach – le resto est fermé ce jour-là, c’est tant mieux, nous avons l’autorisation d’utiliser leurs tables!

    Joyeux anniversaire Paul!

    Après le repas, les enfants jouent sur la plage.

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    Avant de quitter ce lieu si paradisiaque, il ne nous reste plus qu’à voir des baleines! Moorea est en effet le spot à cette époque-ci de l’année pour y observer des cétacés, qui viennent le long du récif. Comme la mer est très calme, nous pouvons sortir en dinghy. IMG_1155

    Toute la famille s’équipe, et scrute le récif à la recherche des jets d’eau qui signalent leur présence. IMG_1149

    C’est parti, nous avons repéré des jets d’eau! IMG_1154

    et des bateaux déjà sur zone pour observer les baleines : nous ne sommes pas tout seuls.IMG_1158Finalement, elles ont sondé, il faut patienter 10-15mn avant qu’elles ne remontent à la surface: IMG_1179

     

    La voilà!

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    Nous nous mettons à l’eau pour les voir de plus près, mais elles sondent rapidement. Cependant, en plongeant à 3-4m sous la surface, nous percevons très nettement leur chant mélodieux, c’est magique!!

    Mais d’autres amis nous attendent, ceux de notre cousin Laurent. Nous nous sommes promis d’aller prendre sa maison en photo, et sommes attendus pour l’apéro chez Caro et Thierry.

    La baie de Cook est magnifique, nous faisons le tour en annexe.

    Nous n’oublierons pas non plus d’aller nous faire un cocktail givré au Moorea Beach café!

    IMG_1248Après 8 jours à Moorea, il est temps pour nous de retourner à Papeete où du matériel nous attend, ainsi que le Billabong Pro Tahiti, compétition mondialement reconnue sur le mythique spot de Teahupoo. En route!

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  • Les fonds sous-marins des Tuamotu…

    Les fonds sous-marins des Tuamotu…

    Nous avons fini par mettre la main sur notre Gopro, qui était bien cachée dans une boite quelque part….Il était temps, car les fonds marins des Tuamotu valent le détour.

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    Nous demandons votre indulgence, les photos ne sont pas extraordinaires, et certainement pas à la hauteur des images aériennes de Loïc. Mais enfin, cela nous fait de beaux souvenirs!

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    Apataki,

    Notamment de nos premiers snorkeling en drift (en dérivante). En pratique, nous partons en annexe dans une passe, attendons le courant rentrant et nous laissons dériver dans le courant, en restant accrochés à l’annexe.

     

    retour d'une sortie dérivante à Apataki
    retour d’une sortie dérivante à Apataki

    C’est au nord d’Apataki que nous avons trouvé une magnifique « patate de corail » de 20 bons mètres de diamètre en plein lagon. Les fonds sont très poissonneux, et la luminosité excellente.

    Ces sortie de snorkeling quasi-quotidiens au Tuamotu ont permis aux enfants de bien progresser : Anna nage désormais sans gilet, Arthur plonge à 4/5m de profondeur, et Victor a augmenté son temps d’immersion.

     

    Nos sorties sont toujours également à objectif naturaliste, avec reconnaissance des poissons et animaux marins.

    A très bientôt pour de nouvelles aventures sous-marines!

     

  • Les Tuamotu vus du Ciel

    Les Tuamotu vus du Ciel

    Si vous avez aimé notre article précédent « Les Marquises vues du ciel, vous aimerez tout autant les Tuamotu pris en photo par Loïc avec son drone.

    Nous avons passé un gros mois aux Tuamotus, et avons le plus souvent eu un alizé soutenu, qui a souvent empêché Loïc de sortir son drone. Nous n’avons pas d’images donc de tous les mouillages….

    RANGIROA :

    Ces images sont prises dans le sud de Rangiroa, un zone très isolée et peu fréquentée des bateaux de passage. Nous étions comme seuls au monde!

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    APATAKI

    Dans le Nord d’Apataki, proche de la passe de Tehere, nous nous sommes arrêtés en journée pour profiter du merveilleux snorkeling, en bordure de plage.

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    FAKARAVA

    Dans le sud de l’Atoll, près de la passe de Tumakua, les motus s’alignent, et se visitent à pieds, en passant de l’un à l’autre par de petits ponts ou gués.

    vue vers le sud de la passe

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    vue vers le nord de la passe

    en remontant vers le nord de Fakarava, nous nous arrêtons à Hirifa :

     

    .

    TAHANEA

    C’est le plus sauvage des atolls que nous ayons visité et le moins habité

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    Mais nous ne sommes pas tout à fait seuls au monde, car nous tombons pas hasard sur un autre cata, jaune, dont le nom nous est bien connu : il s’agit de Banana Split, le bateau d’Antoine, le célèbre navigateur, carrément beaché sur la plage, amarré à des cocotiers!

    Moby et Bananasplit au mouillage

    Banana Split mouillé en tout bord de plage, amarré à des cocotiers

    Plus tard, nous avons migré vers un autre motu isolé, et retrouvé nos amis d’Invictus, Mercredi Soir, Fata Morgana et Quatra pour un gros BBQ.

     

     

     

  • Rangiroa : paradis des plongeurs

    Rangiroa : paradis des plongeurs

    Rangiroa n’est éloignée d’Apataki que de 120NM, la distance idéale pour une navigation de nuit : nous quittons Toau à 17h , et arrivons devant la pass de Rangiroa au petit matin.

    feu bâbord
    feu bâbord
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    feu tribord

    Il est 5h du matin, un peu trop tôt pour envisager la passe, qui ne sera à l’étale que 2h après l’étale de marée haute, soit 9h30 du matin… Nous tirons quelques bords devant la pass en attendant, prenons notre petit dej, après notre second passage, la passe semble s’apaiser : nous décidons d’entrer!

    La passe est agitée, mais rien qui ne perturbe Moby. Nous croisons un monocoque qui sort… et enfourne sérieusement! IMG_6259

    Un fort alizé de Sud-Est est prévu, la seule zone abrité de Rangi sera le sud du lagon : nous nous apprêtons donc à tirer des bords pendant  6h en navigant à vue dans le lagon de Rangiroa, qui mesure pas loin de 80km du Nord au Sud.

    A 15h, et après avoir cherché le mouillage idéal, nous jetons l’ancre aux « sables roses » , dans une zone bordée de bancs de sables et d’eau turquoise, et la nuit sera calme  OUf, car nous sommes fatigués de la nav’ de ces derniers 24h.IMG_6286

    Le lendemain, pas complètement satisfaits de ce mouillage des sables roses, (nous nous trouvons un peu loin des plages ), nous décidons de chercher un meilleur spot, plus proche du rivage, car les 3 jours à venir vous être ventés et nous voudrions en profiter pour continuer les initiations kitesurf et planches des garçons, natation pour Anna.

     

    La zone est semée d’ilots et de patates de corail, il nous faut être très attentifs. Nous installons Arthur dans sa chaise en hauteur pour repérer les zones de coraux, et Victor sur l’une des coques. Je reste sur le rouf, et Loïc à la barre.

    Nous trouvons le spot idéal et mouillons dans 3m d‘eau, sur un beau fonds de sale, entourés de patates de corail.

     

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    Moby au mouillage
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    atterrissage du drone

    Comme nous attendons un fort alizé, Loïc préfère vérifier doublement le mouillage : en allant plonger sur l’ancre, et vérifier qu’elle est pas prise dans le corail, et aussi en s’assurant avec le drone qu’aucune patate de corail ne se trouve trop près dans notre zone d’évitement.

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    vérification du mouillage avec le drone

    Nous descendons à terre explore et repérons l’endroit idéal pour y faire un feu, d’autant que c’est la pleine lune! Victor et moi explorons le motu à la recherche de crabes de cocotiers, ou tout du moins de noix de cocos pour les apater, et non; hélas, tout est mangé par les rats, qui vivent carrément en haut des cocotiers, dans les arbres, et dévorent tout! Le sol est jonché de cadavres de cocos vidées et desséchées, de feuilles de palmes séchées, c’est désolant.

    Nous l’avions promis aux enfants qui attendent les feux de camp avec impatience : ce soir, nous dinons au coin du feu!

    Loïc poursuit avec Arthur son initiation planche à voile.

    Et celle de Victor en kite.

    Pendant que je coache Anna, qui nage désormais sans brassards!IMG_0689

     

    Pour célébrer à notre manière le Heiva,  nous réalisons des couronnes de feuilles de palmiers,réalisons un « totem » en corail coco, racines de filaos, coquillages? Nous récoltons aussi du bois flotté et de jolis coraux mort pour fabriquer des rideaux décoratifs, comme en on voit beaucoup dans les maisons aux Tuamotus.

    Loïc en profite pour sortir sa planche, et aussi tracter les enfants

    Après 3 jours de ce rythme sportif et de mouillage au calme – nous étions encore une fois seuls au monde, nous décidons de rallier Tiputa, la passe nord.

    Pendant la navigation, nous croisons des dauphins dans le lagon, incroyable, il n’y a qu 20m de fond maximum! ce sont de grands requins gris, des Tursiops, ils sont impressionnants. Allons-nous en rencontrer lors de nos plongées à Tiputa?

    En effet,  le spot de la passe de Tiputa est mondialement réputé. Notre ami Pierre, de TalithaKoum grand plongeur, nous recommande le Raie Manta Club club d’Yves Lefevre : c’est le premier à avoir ouvert un club de plongée aux Tuamotus en 1985, et c’est aussi l’auteur d’un ouvrage extrêmement utile que nous avons à bord : « le guide de la faune marine dangereuse d’Océanie », qui nous été d’une grande utilité lorsque Gautier a été piqué par une méduse Physalie aux Marquises il y a un mois.

     

    Le CV d’Yves est aussi impressionnant que sa gentillesse  : nous sommes ravis de plonger dans son club et de pouvoir apprendre autant à ses côtés. Car au-delà d’être un grand plongeur, Yves est un naturaliste, passionné des animaux qu’il côtoie au quotidien, par leur comportement, leurs habitudes ; chaque plongée est une surprise et un nouveau bonheur de rencontre et de découverte.

    J’effectue 2 plongées avec Victor, dans le courant rentrant, dans 15m d’eau, à survoler le bord du  récif de la passe : nous avons y croisé des dauphins, à chaque fois, mais aussi bien sûr un « mur » de requins pointe noire, quelques tapete (requins pointe blanche), un requin citron juvénile, des mérous, des napoléons chassant en association avec des carangues, des bancs de carangues, de barracudas, de thasards, un baracuda gigantesque gros et gras, des murènes, une méduse,  des balistes énormes, des bancs de perroquets….. des tortues, qui se laisseront d’approcher de très près, et viendront nous voir.

    La plongée de courant « rentrante » est fort impressionnante : nous y croiseront aussi des dauphins, et surtout un banc de raies aigles  traversant le « mur » de requins : quelle majesté! La suite est fort impressionnante, puisque l’on survole à un mètre du plancher de la passe à peine, à une vitesse de 3-4 noeuds, une sensation de voler au-dessus du sol, de planer, c’est vertigineux…

    C’est Mako, le marin qui pilote le semi-rigide du club qui nous initie à la langue polynésienne : « Iaorana » : bonjour, « Maruru » : Merci, « Nana » : au revoir. le secret de la bonne prononciation : en polynésien, toutes les lettres se prononcent distinctement.

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    le site de « l’aquarium »

    Avec Arthur et Anna, nous allons tous les jours à l’aquarium, magnifique site de snorkeling, où dans 2m d’eau on aperçoit tous les poissons de lagon, de récif, y compris des requins pointe noire, des murènes, des poissons lion, poissons trompettes, ange, empereur, papillon,  etc…

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    Hotel Kia Ora

    Rangiroa est l’atoll le plus peuplée des Tuamotus, c’est aussi le point de départ de nombreuses croisières.

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    le snack du port et le quai de débarquement
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    le petit cargo qui ravitaille les atolls

    Nous y retrouvons David, (qui travaille l’hiver à St-Martin aux Antilles) sur un Eleuthera 60 qui fait découvrir le lagon de Rangiroa à ses clients de DreamYacht Charter  ayant réservé à la cabine, mais aussi Jean-Marie et Fréderique, sur leur Sunreef Itemata, qui propose des croisières plongée dansa les Tuamotus. Nous y retrouvons également Pierre, Nathalie, Zoe, Julien et Yan, sur TalithaKoum, ainsi qu’Eric et Alice, avec leurs deux filles sur Suricate.

    Rangiroa, c’est aussi les petits restos : Chez Lili, avec ses frites maison et son poisson à la vanille, quel délice, le snack du port avec le traditionnel thon cru au lait de coco dont je ne me lasse pas. Il offre en plus une vue plongeante sur else eaux du port, très poissonneuses!

    et  chez Joséphine, spot idéal pour l’apéro du soir ou le café du matin, : son incroyable terrasse sur pilotis surplombe la passe de Tiputa, plus ou moins calme selon les heures des marées et le vent! On y voit le ballet des semi-rigides des clubs de plongée déposer leur clients. Les enfants se régalent de sorbets locaux et de Magnum : c’est un vrai retour à la civilisation : cela fait 2 bons mois qu’on n’en avait pas vu!

    la sortie par la passe Avatoru au Nord de Rangiroa

    Après une semaine à Rangiroa, nous apercevons une fenêtre météo nous permettant de rejoindre Papeete rapidement, avec un angle au vent correct : la première partie de la navigation à contourner l’atoll se fera largement abattu sur une mer très calme, car à l’abri du récif, puis la seconde partie, de nuit, est plus agitée, avec du vent de travers. Nous arrivons en vue de Tahiti au lever du soleil, le vent mollit au fur et à mesure que nous nous rapprochons.

    A nous Papeete, pour une semaine de shopping, travaux divers et réparations, et retrouvailles avec les copains d’Invictus et d’Excalibur, que nous n’avons pas recroisé depuis les Marquises.

  • Apataki : atoll des Tuamotu

    Apataki : atoll des Tuamotu

    L’entrée dans la passe de Totoro est magnifique.

    IMG_6183Nous dépassons un groupe de surfers, la vague de Totoro est réputée. Nous passons devant le village de Niutani , qui semble très accueillant, avec ses cabanes de pêcheurs sur pilotis.

    Notre premier stop est au lieu dit du « Carénage », chez Alfred et Pauline, qui tiennent depuis 2005 ce chantier de qui lève des bateaux jusqu’à 15 tonnes! Le site est impressionnant, perdu au milieu des Tuamotus, mais abritant jusqu’à 50 bateaux sur des bers au milieu de la cocoteraie, au sec pour la saison cyclonique, ou plus longtemps, au gré des désirs des propriétaires, qui peuvent rentrer chez eux à l’autre bout du monde, grâce au petit aéroport tout proche qui relie Papeete et le reste du monde.

    Le soir, la fête bat son plein, nous sommes 6 ou 7 bateaux (Mercredi Soir, Jambon Beurre, Thalithakoum, Suricate, Planète Ocean… ) plus la famille qui nous accueille si gentiment, pour fêter les anniversaires  d’Olivier (Jambon-Beurre) et de « grand-mère « : le buffet est superbe, avec un succulent cochon grillé, nourris au lait de coco et au poisson, les cochons des Tuamotus sont un délice. L’ambiance est sympa, autour du BBQ, les musiciens nous régalent toute la soirée avec les chants polynésiens accompagnés de guitares et Ukulélés.

    En snorkeling, nous nous sommes régalés :

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    Le petit lagon intérieur du Carénage offrait une visibilité incroyable, dans 2-3m de fond, des quantités de poissons : chirurgiens, balistes, poissons cocher, poisson papillons….

    IMG_0529 Question « sensations », la passe de Pakaka était incroyable, avec des bancs de poissons-perroquet, de magnifique coraux et de nombreux requins, peu farouches, voir même curieux, ils s’approchent de très très près près. Dans ce genre de snorkeling dans la passe, nous nous calons (de préférence) sur la marée montante et partons nous laisser dériver dans la passe, accrochés tous les 5 à l’annexe. Un par un,  nous nous autorisons à plonger sous l’annexe, à condition de suivre le courant, et de rejoindre vite l’annexe. Et si les requins se font trop pressants, en moins d’une minute, tout le monde est à bord!

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    de retour de la passe de Totoro

    Nous n’avons pas testé la passe de Tehere au nord, car le snorkeling était suffisamment spectaculaire le long de la plage, avec une impressionnante tête de corail d’une bonne vingtaine de mètres de diamètre, regorgeant de petits et de gros poissons : énormes mérous de plus d’un mètre de long, perroquets par dizaines, et aussi jolis petits poissons coralliens, et bien sûr, un ou deux petits requins pointe noire qui trainent par là, on s’y fait! Pour l’occasion, nous avons ressorti la GOPRO du placard – il nous manquait le cable pour la charger!!

    Le soir, nous descendons à terre au village de Niutahi, qui a commencé ses festivité du Heiva la veille, le 14 juillet.
    IMG_0566Le Heiva, c’est, le festival traditionnel polynésien, qui a lieu tous les ans dans chaque village, avec des concours, des danses traditionnelles, des chants, des musiciens,qui rivalisent tous pour être élus le meilleur groupe! Pas de chance, nous arrivons entre 2 festivités : les concours de noix de coco et de tressage ont eu lieu dans l’après-midi, et l’élection de Miss et Mister Apataki auront lieu ce soir.

    Mais sans nous, tant pis car nous ne sommes pas très à l’aise avec le mouillage où nous sommes : gavé de patates de corail et mouillés juste devant un récif, c’est une configuration inconfortable.

    IMG_0567En effet, le vent se lève dans la nuit, Loïc est sur le pont, prêt à démarrer les moteurs si nécessaire. Finalement, c’est le lendemain en levant l’ancre que nous aurons des difficultés, elle croche dans une grosse patate, il nous faut être très prudent pour manoeuvrer : Loïc est dans l’eau à tirer sur l’ancre auringuée, je suis au moteur, et Victor au guideau. La moindre erreur et nous nous retrouvons sur le récif/ou dans les nasses des fermes perlière…..

    Finalement nous nous en tirons après 30mn de manoeuvres, et mettons le cap sur la passe de Tehere au nord, via un chenal qui ne nous dispense pas d’une veille attentive, car il est jonché de bouées de fermes perlières….

    Nous sommes tous les deux sur le rouf pendant les 2 heures, a scruter la mer, le soleil dans les yeux. A 2 reprises, nous devons dévier notre trajectoire pour éviter ce qui se présente sous forme de lignes.

    Nous arrivons dans le très beau mouillage de Rotoana, près de la passe nord d’Apataki :

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    au mouillage à Rotoana

     

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    Le snorkeling est encore une fois superbe, nous nageons au bord de la plage, dans moins de 2 à 4m d’eau.

    Le soir, nous appareillons en direction de Rangiroa, en empruntant la passe de Tehere.

    Nous aurons une nav’ de nuit et devrions arriver au petit matin à Rangi!

  • Toau : du poisson et de la fiesta!

    Toau : du poisson et de la fiesta!

    Victor se souviendra longtemps de Toau comme de l’endroit où il a pour la première fois fléché un poisson : un mérou, appelé ici loche marbrée et réputé pour sa chair!

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    Aussitôt, nous l’apportons à terre : à chaque atoll, nous prenons soin de demander aux pêcheurs locaux quel poissons sont mangeables. Le récif en effet est malade aux Tuamotus, et les poissons sont à risque de Ciguatera, toxine qui si elle est ingérée par l’homme donne des symptômes neurologique potentiellement graves. Là c’est ok, loches marbrées, perroquets, chirurgiens sont consommables. Gaston nous le découpe, il sera sur le BBQ de ce soir!

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    Il faut dire que cela fait 2 semaines que Loïc et victor d’entrainent à la chasse sous marine, ici c’est le spot idéal. Sauf que les requins rodent…A peine le poisson est-il fléché qu’il faut le remonter au bateau. En moins d’une minute, un requin apparait, tournant et virant, cherchant la proie. Le pire encore est quand on flèche un poisson qui s’échappe, blessé : c’est ce qui arrive à Loïc, son gros merou, blessé à l’abdomen se réfugie sous un rocher : un gros requin arrive, tout énervé, tournant autour du rocher, en mode « chasse ». C’est le signal pour nous du repli vers l’annexe, tout le monde sort de l’eau.

    Il nous arrive la même mésaventure à Arthur et moi, qui nous entrainons quelques longueurs plus loin avec un simple harpon à élastique dans 3m d’eau : je ne pensais pas réussir à harponner un poisson et pourtant si : whaou!! un mérou!, je le tiens au bout de mes pics, mais comme je l’ai coincé sous un corail, j’ai du mal à le déloger, et il se détache tout seul, file, et un requin se pointe, à la recherche du blessé, il repart, il peur de nous, mais nous aussi on a un peu peur de lui….. autant vous dire que nous sommes remontés dare-dare à l’annexe, fin de la balade sous-marine pour tout le monde. Et au milieu de toute cette action, notre petite Anna, 4 ans et demi, un peu impressionnée mais confiante, et qui nage depuis quelques jours sans brassard, avec son masque et ses palmes : à 4 ans et demi, bravo, nous sommes très fiers de toi!IMG_0504

    Bon, pour se nourrir , le mieux finalement, c’est d’aller au resto .

    IMG_0466Gaston prépare le cochon,

    IMG_0476et nous reçoit avec Valentine, la soeur de Leiza (de Hirifa-sur l’atoll de Fakarava). Ils nous a préparent une belle fête pour les bateaux de passage :  (Moby, Mercredi Soir, TalithaKoum, Jambon-Beurre, Invictus) Langouste, cochon grillé et poisson au lait de coco, un vrai festin,

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    suivi d’un petit récital de Ukulélé avec Grand Père et Gaston son mari.

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    Tout comme sa soeur Leiza, Valentine tient avec son mari Gaston une table d’hôtes réputée auprès des bateaux de passage. Nous sommes accueillis comme des princes, d’autant que l’un des bateaux avec qui nous arrivons est celui d’un de leurs amis, Pierre et sa famille sur Talithakoum. IMG_0480Le lieu est accueillant : terrain de pétanque, bar ouvert toute la journée, mouillage sur bouée (donc pas de problème que nous repartirons pour lever notre ancre), bibliothèque d’échange de livre…IMG_0449

    Les enfants jouent aux boules, passent leur temps à caresser les 3 petits chiots de la maison, se baignent, ramassent des coquillages,

    Le fils de Leiza, (et le neveu de Valentine) tient pour sa part une charmante pension de famille à quelques mètres de là. IL nous accueille très gentiment pour regarder le foot dimanche matin en direct à la télé : avec les 12h de décalage horaire, c’est le matin pour nous! Nous sommes un peu déçus de voir la France perdre, mais ravis d’avoir pu suivre cet évènement à l’autre bout du monde.IMG_0450

    Tout ce petit de vit sur un motu, élève ses cochons, et vit de la pêche et du tourisme : bateaux de passage pour Valentine et Gaston, touristes fans de pêche sous-marine et de nature sauvage pour Jean et sa femme, qui est institutrice à Fakarava, non loin de là.

    Après ces quelques jours plutôt sympas et festifs, rassasiés de snorkeling, de chasse au fusil, nous mettons le cap sur Apataki. IL semble que notre petit groupe se scinde en deux : Invictus et Mercredi Soir rejoignent Papeete directement, pour faire un avitaillement sérieux, des courses et réparer les systèmes défectueux. Ils y retrouveront Quatra et d’autres pour les fêtes de Heiva.

    Nous préférons pour notre part continuer encore 10 jours sur les Tuamotus , accompagnant Jambon-Beurre et Talithakoum : Apataki et Rangiroa nous semblent être des escales qui vient le coup… Paeete attendra!

    Talithakoum sortant de la passe de Toau
    Talithakoum sortant de la passe de Toau
  • Fakarava aux Tuamotu : requins, requins, requins….

    Fakarava aux Tuamotu : requins, requins, requins….

    Une nuit en mer, et nous nous retrouvons face à la passe sud de Fakarava, à 7h du matin.

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    Fakarava Sud : passe de Tetamanu

    La navigation dans l’archipel de Tumotu est tout une aventure : on ne rentre dans les lagons que par des passes, qui sont praticables à l’étale, c’est à dire 2 fois par jour pendant quelques heures seulement. Le reste du temps, ce sont des courants de 5-6 noeuds, parfois 9 à 10 noeuds dans certaines passes. Et pour couronner le tout, la navigation à l’intérieur des lagons se fait uniquement quand le soleil est haut, entre 10h et 14h, ou tout au moins quand le soleil est dans le dos, avec une personne à la veille. Car si certaines zones sont cartographie, en général, les abords des passes et des villages, l’immense majorité du lagon ne l’est pas? Et quand bien même, il faut surveiller les bouées des fermes perlières qui pullulent, y compris en plein milieu des chenaux!

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    patates de corail en plein milieu du lagon

    Et je n’ai encore pas parlé du mouillage, compliqué par les patates de corail qui peuplent le lagon. Le choix du mouillages est toute une histoire, nous tournons, virons dans les mouillages, à la recherche d’une zone suffisamment sablonneuse et exempte de têtes de coraux pour y poser notre ancre et dévider notre chaine. Si nécessaire, nous auringuons l’ancre, et posons même une ou deux bouts sur la chaine pour la sur-élever pour en pas qu’elle se croche dans une patate.

    Avant de relever l’ancre, Loïc plonge systématiquement pour vérifier comment se positionne lance et la chaine par rapport au corail, et nous manoeuvrons au mieux pour relever sans crocher, ce qui arrive tout de même!

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    Fakarava Sud

    Arrivés à Fakarava Sud, nous apercevons dès l’arrivée un charmant petit resort accueillant les touristes : quelques farés traditionnels en guise de bungalow s’alignent sur les motus, un petit pont les séparent du bâtiment principal.

    Près du restaurantes requins pointe noire s’agitent dans 50cm d’eau : le cuistot prépare le repas du midi, les peaux de poisson et de poulet sont jetées à l’eau, les requins se jettent littéralement dessus….

    La passe sud  de Fakarava est particulièrement réputée pour sa plongée : plus de 700 requins y « résident », pointes noire essentiellement, mais aussi pointes blanches du récif et pointe blanche du large ( appelés Tapete en polynésie), ainsi que quelques requins soyeux qui sont moins visibles car plus craintifs.

    IMG_0430 Nous décidons de ne pas rater cette expérience et de réserver une plongée pour tous les 3 avec Top Dive : Loïc, Victor et moi-même! Arthur et Anna iront pour l’occasion passer la matinée sur le bateau de nos copains d’Invictus : au programme bricolage avec Nicole, Marlene et Juliana : bricolage avec des boites d’oeufs et des rouleaux de Papier toilette de récupération …

     

    Pour nous mettre dans l’ambiance, et faire un peu de repérage, nous partons nous faire un snorkeling dans la passe tous les 5, en début de marée montante, c’est le « rentrant », nous nos mettons à l’eau et nous laissons dériver accrochés à notre annexe. Dès le début, nous apercevons de très nombreux requins au fond dans une 12aine de mètre d’eau, ils ont plutôt paisibles, quasi immobiles face au courant, nous les observons très humblement ; ils sont dans leur élément, nous ne faisons que passer. Très rapidement, le décor change, nous survolons un magnifique jardin de corail, dans 3 à 4 noeuds de courant, c’est comme si nous volions au-dessus du corail, quelle sensation!!

    Pour les enfants c’est leur premier « drift » ou « plongée dérivante », ils sont impressionnées, mais savourent le paysage qui défile sous leurs yeux, y compris Anna, qui voit des requins pour la première fois….

    Pour nous 3, dans l’après-midi, ça sera une plongée inoubliable, limitée à 12m pour respecter les limites du Padi open water de Victor, qui, a 12 an et ne peut plonger plus profond. Nous descendons le long d’une corde, à l’entrée du « mur des requins ». Ils sont des dizaines, bientôt des centaines, tapissant le fond de la passe, dans un canyon d’une trentaine de mètre de profondeur, sur une longue de plusieurs centaines de mètres. Nous nous laissons dériver, puis notre instructrice nous demande de nous accrocher au dos du tombant à des coraux mort, pour regarder le spectacle : les requins nous passent devant, certains, très curieux, approchent à moins de 2m, mais n’ont jamais l’air agressif heureusement. De taille moyenne, 2 mètre environ, ils sont assez fins et finalement peu impressionnants individuellement  : ce sont essentiellement des pointe noire, requins de récif connus pour n’être pas agressifs envers l’homme… tant qu’on ne le dérange pas, surtout en plein repas!

    Plus tard, nous apprendrons que certains plongurs, y compris professionnels se sont risqués dernièrement à plonger la nuit pour les filmer et que certains son repartis après quelques minutes de plongée seulement avec des bleus et des blessures superficielles, et d’autres y ont perdu une camera! Car la nuit, c’est l’heure de chasser et de manger pour les requins, qui deviennent alors comme fous, se cognant les uns dans les autres, agressifs et belliqueux. On risque alors de subir des dommages collatéraux, coup de queue, de museau, arrachage du matériel ou rapage de peau (la peau du requin est très abrasive).

    Comme dirait Victor avec sa sagesse habituelle et son humour pince-sans-rire : A-t-on idée de déranger les gens en plein repas ;-)?

    Plus tard, nous allons nous balader à terre et visiter le village abandonné, ancienne capitale de Fakarava. D’adorables cochons trainent par là, nourris au poisson et à la noix de coco.

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    Du vent d’Est est attendu se renforcant, l’occasion idéale pour quitter le spot d plongée et aller s’abriter à Hirifa, réputé pour son spot de place/kitesurf.

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    Finalement, le vent est moins fort que prévu, il n’y a pas de quoi faire voler un kite : mais c’est tant mieux pour Arthur qui continue son initiation à la planche : il est mordu!

    Et quand il n’y a pas de vent, nous partons en balade en paddle, le site est magnifique avec son lagon intérieur. Anna se fait une amie, et joue dans l’eau avec Hirinaki, le nièce de Leiza, propriétaire des lieux, qui propose une table d’hôte aux bateaux de passage.

     

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    Nous réservons donc la soirée pour toute la bande de  bateaux-copains : Moby, Mercredi soir, Invictus, Fata Morgana, et Quatra. Et reviendrons à 9h le lendemain matin pour regarder en direct la demi-finale de l’Euro : a l’affiche, France-Allemagne, de quoi mettre de l’ambiance au sein de l’assemblée avec nos amis Allemands d’Invictus!

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    Finalement, le vent ne se lève pas, inutile pour nous de rester plus longtemps à Hirifa, nous décidons de monter dans le nord de Fakarava , qui possède un gros village, où nous allons pouvoir faire un bel avitaillement de produits frais : déjà 2 semaines que nous avons quitté les Marquises, le frigo s’est bien vidé…

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    Oh bonheur, il y a même un resto-glacier près d’une petite plage, les enfants se régalent.IMG_0446

    Malheureusement, l’internet n’est pas de très bonne qualité, c’est frustrant de ne pouvoir publier tous les articles du blog que nous écrivons.

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    le petit resto-café qui nous procure internet… et des glaces artisanales!

    Astuce locale pour sortir les bateaux de l’eau : chaque faré a son ponton équipé d’un « ascenseur » à bateau!

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    Le soir même, le vent se lève, le mouillage est inconfortable, mal protégé des vents de sud-est, la mer est hachée, nous dormons mal et en plus, grrr, nous ne sommes même pas sur un bon spot de kite ni de planche! Dommage, Arthur avait même pris goût au gonflage des planches.

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    Ca sera notre dernier jour à Fakarava : cet après-midi, nous mettons le cap sur Toau, petit atoll situé à 20NM au nord-ouest de Fakarava.

  • Les Tuamotu sauvages :  l’atoll de Tahanea

    Les Tuamotu sauvages : l’atoll de Tahanea

    3 nuits et 2 jours de nav, dont les dernieres 24h pas facile, du vent et des grains, Loïc n’a quasiement pas dormi, moi j’étais très fatiguée par cette traversée que nous avons faite travers au vent, allure moins confortable que les allures plus abattues dont nous avons l’habitude depuis notre traversée de l’Atlantique.

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    A l’arrivée, la passe était à l’étale, facile à aborder.

    IMG_6111Nous avons passé 2 jours enfermés dans le bateau, dans le mouillage inconfortable de la passe, en mode « comme un dimanche pluvieux en Bretagne » : faire des jeux de société, regarder des films et faire des gâteaux – tout en étant un peu nerveux sur la tenue du mouillage.

    brioche au miel et beurre salé

    C’est un atoll inhabité, dans le sens où il n’y a pas de villages, seulement 2 familles plus ou moins itinérantes qui vont d’un motu à l’autre pour récolter le coprah.
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    Les eaux sont extrêmement poissonneuses : un petit bout de pain dans l’eau et voilà ce qu’on voit!IMG_6071 IMG_6073

    Dès que le temps a été meilleur, nous avons bougé dans un mouillage plus joli à l’autre bout du lagon, toujours assez venté, mais abrité du clapot cette fois-ci. Quelques bateaux étaient déjà là, nous trouvons tout de même un petit motu avec un seul bateau : un cata beaché, amarré à 2 cocotiers.

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    presque seuls au mouillage…

    Nous descendons à terre pour une petite promenade de fin de journée, heureux de poser le pied après 5 jours enfermés bord passons devant le cata jaune que nous avions reconnu de loin : c’est le fameux Banana Split, le cata d’Antoine! Es-il toujours l’heureux propriétaire? Eh oui, il nous salue, nous papotons 5 mn. Quel heureux hasard pour notre premier motu de croiser l’un des navigateurs qui nous a inspiré, fait rêvé, et dont nous avons lu les livres (« Mettre les voiles » fut l’un de nos livres de chevets il y a 15 ans à Maurice).

    Moby et Banana Split, le cata d’Antoine

    Victor a pris son premier cours de kite avant- hier avec Loïc : mania sur la plage, puis body-drag dans le lagon qui n’est pas profond. Il s’est bien amusé, et s’est écoulé de fatigue à table le soir….Hier rebelote, body drag, je pense qu’l va bientôt lui mettre la panche aux pieds!

    Arthur en profite pour faire du cerf-volant : excellent exercice de mania avant de des mettre au Kitesurf dans quelques années.

    Et là, nous avons encore bougé hier pour un autre motu tout mignon, nous apprêtant le soir a faire un feu sur la plage comme promis aux enfant, quand nous avons recu un appel à a VHF : Nos amis d’Invictus étaient arrivés le matin même sur un motu un peu plus loin, avec Mercredi soir et Fata Morgana : nous décidons de les rejoindre, et avons passé une super soirée sur la plage, gros feu de camp, brochettes, rosé, whisky-ananas…. et capture de crabe de cocotier : notre 1er!! Les enfants étaient aux anges.

    Le lendemain, nous repartons  pour un nouveau Motu, un nouveau feu de camp et une chasse aux crabes, avec la même équipe, plus un autre cata arrivé des gambiers  : nous sommes 5 catas amis, et amis d’amis au mouillage, 11 enfants en tout de 3 à 15 ans, c’est la fête!

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    Le lendemain matin, nous partons en annexe pour Bird Island, un petit ilot perdu au milieu du lagon : c’est le lieu de niche des oiseaux Tikkis. Nous explorons l’îlot à la recherche de leurs nids, et découvrons des coraux magnifiques, merveilleusement préservés, et un mini-lagon dans le lagon, quelques bébés requins qui passent, les enfants grimpent sur les roches pour les apercevoir.

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    Après une semaine d’exploration de ce lagon et de 3-4 motus, nous décidons de lever le camp pour Fakarava, un autre atoll un peu plus au nord, réputé pour ses passes poissonneuses et ses requins!

  • Les îles Marquises : EIAO

    Les îles Marquises : EIAO

     

    Motu One nous intrigue : un ilot de sable comme un atoll, alors que iles Marquises sont toutes des îles volcaniques sans barrière de corail. Après 2 semaines aux Marquises, sous le charme du paysage et de ses  habitants, mais un peu fatigués des eaux verdâtres de ses baies, nous aspirons à un peu d’eau turquoise….

    EIAO est déserte, mais a abrité pendant 3 mois un personnage célèbre : Georges de Caune – père d’Antoine et célèbre chroniqueur de l’ORTF d’après guerre- décida d’y passer un an en ermite, mais connecté au reste du monde via la radio pour laquelle il émettait quotidiennement ses feuilletons. Les vestiges de sa case y sont toujours

    Nous appareillons à 6h du matin de Nuku Hiva en direction de Motu One, navigation paisible sur un bord qui nous amène à midi devant l’atoll aux eau turquoises :

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    Le spectacle est grandiose : la houle déferle sur un ilot de sable d’une trentaine de mètre, l’eau est d’un véritable turquoise des mers du sud.

    IMG_5698Des formes sombres apparaissent dans les vagues : des requins viennent s’oxygéner. Au vu de la houle, il est évident que vous ne pourrons ni mouiller ni débarquer, dommage, mais nous sommes heureux d’avoir fait la route pour observer cet atoll.IMG_5704

    Nous mettons le cap su EIAO, notre destination de repli. Nous passons devant un ilot réputé pour ses oiseaux, c’est une réserve ornithologique.

    IMG_5719En effet, des nuées d’oiseaux de mer apparaissent, sternes, fous chassent dans tous les sens : nous dévions légèrement la route pour nous retrouver en plein milieu d’une chasse : le cliquet démarre, ca tire très fort, un thon jaune!! Nous manoeuvrons pour la seconde fois, roulons le solent, bordons la GV, ralentissons le bateau :  il est superbe, une bonne vingtaine de kilos, Loïc le remonte en une dizaine de minutes, je tarde un peu à retrouver le crochet, pour le sortir de l’eau…. et un requin nous attaque notre poisson… à 3m de nous et devant nos yeux ébahis, notre thon est gobé, proprement, sans rien en laisser…. nous sommes dépités… adieu sushis, sashimis. On dit souvent à la pêche que le poisson a toujours sa chance, mais là, c’est plutôt l’illustration pure de la chaine alimentaire.

    Arrivés à EIAO, nous découvrons une baie très sauvage, plage de sable noire, et des eaux aux couleurs contrastées : noire, vertes et rouge, du fait d’une source d’eau ferrugineuse.

    Eiao
    Eiao

    Nous apercevons raies mantas et petits requins dans les aux troubles de la baie, cela n’incite pas à la baignade, mais plutôt à la pêche, tant l’activité sembe poissonneuse.IMG_5783

    Le lendemain nous débarquons, la cabane est occupée par 3 jeunes venus camper sur l‘île, nous partons à la découverte de la source, l’eau est bonne, et la plage de sable presque rouge.

    Eiao
    Eiao

    En début d’après-midi, nos apercevons sous la bateau une énorme carangue : elle semble blessée,  : elle porte une trace sur le dos de blessure fraiche, un requin sans doute. …

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    Les enfants essaient de la pêcher avec leur modestes cannes. Elle est attirée par le leurre, mais ne mord pas – heureusement pour eux, elle casserait leur leurre. Sur l’insistance des enfants, Loïc finit par tenter de la harponner, mais c’est une mauvaise idée : comme elle est blessée, son corps est sans doute chargé de toxines, il serait prudent de na pas la manger. Nous la laissons donc tranquille/… jusqu’à ce qu’une autre carangue vienne la rejoindre : elle nous narguent!IMG_5757Et nagent des heures autour du bateau.

    Entre temps, c’est un carangue arc en ciel qui mord, et c’est Gautier qui la remonte. Le temps de la préparer en filets, je jette la carcasse à l’eau… ce qui attire de petits requins pointes noires. Les enfants sont aux anges, ils me réclament des restes pour apater les bestioles : il me reste les 4 peaux de mes filets!IMG_5777

    Finalement, ça mord, le pauvre Arthur hurle de joie- ou de peur??!, il tient un bébé requin au bout de sa canne! Heureusement, le bestiaux se décroche… Il y aura encore plusieurs touches, l’excitation de nos pêcheurs en herbe est à son comble . Pour ne pas blesser les requins, ils ont enlevé les hameçons, et arrachent simplement des bout de peau au bout de leur ligne, et ça marche! Quel spectacle.

    En fin de journée, les 2 grosses carangues sont toujours là, Loïc décide de sortir la grosse artillerie, et remet en ordre sa grosse canne de lancer, de l’époque de Maurice où il allait pêcher la carnage géante dans les passes. Finalement, c’est une « modeste » carangue de 5 kg qui mord! les 2 « big mamas » sont restées sagement au cul du bateau s’abriter et manger nos restes….

    Nous appareillons vers 17H, et observons 2 magnifiques raies mantas sous le bateau, elles font bien 3M d’envergure, quel vol majestueux. Décidément, EIAO nous aura surpris par son activité intense et poissonneuse! Nous ne regrettons donc pas ce joli détour.

  • Les îles Marquises vues du ciel

    Les îles Marquises vues du ciel

    Ci-dessous quelques-uns de ses plus beaux clichés.

    UA HUKA : 

    NUKU HIVA

    Le village de Hatiheu

    EIAO : 

    UA POU :

    Ua Huka, baie de Haavei

    FATU HUKU : 

    FATU HIVA

    HIVA OA

    TAHUATA

  • Les îles Marquises : Nuku Hiva

    Les îles Marquises : Nuku Hiva

    Taioae nous accueille avec sa large baie abritée. Nous en faisons notre camp de base : avec le petit café sur le port (et son internet), ses restos locaux aux mille manières d’accommoder le thon cru, ses 2 supérettes et son marché de fruits&légumes à 2 pas, nous adoptons!IMG_0252

    L’ambiance est très sympa, et nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet avec le marché du samedi! Mon amie Nicole d’Invictus est une habituée des marchés du matin (il faut dire qu’ils mangent de la soupe tous les jours à bord alors il faut fournir…).

    sur le quai de TaioaéSauf qu’ici le marché du samedi c’est à 4h du matin! plus exactement, 4h15 ouverture, il faut donc y être au plus tard à 4h30 pour être sûr d’avoir tous les produits! Whaou, je ne m’étais jamais levée aussi tôt pour un marché! Mais ça valait le coup : magnifiques tomates, haricots verts, véritables radis!!, pastèques, aubergines, courgettes, choux, combawa… et plein d’autres merveilles, miel des montagnes, sirop de fruits, concassé de piment….P1000553

    A 5h30, le soleil se lève, nous sommes au café à déguster avec les copines à déguster des crêpes marquisiennes et autres beignets locaux tout frais.
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    A 6h, c’est le retour de pêche des bateaux ; j’achète un gros thon, on me lève le filet, nous allons nous régaler! et  7h, de retour au bateau, le temps de ranger, et c’est le petit dèj avec la baguette coco et le pain marquisien.
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    Les enfants se régalent des spécialités locales :

    Quand Gautier arrive, nous l’amenons direct dans la baie d’Hakatea, c’est la baie voisine de Taiohae, qui abrite la seconde plus haute chute d’eau du monde : plus de 300m!

    La balade vaut le coup en elle-même : il faut d’abord accéder au village, via un petit bras de rivière en annexe, puis marcher près de 2h en remontant son lit.

    …jusqu’à s‘arrêter aux vestiges d’un ancien village marquisien : il ne reste que des ruines…

    La chute en elle-même est impressionnante, mais nous ne pourrons pas l’approcher de très près en raison d’éboulements récents dus aux pluie diluviennes de ces derniers temps.

    Au retour, un peu crottés, nous nous arrêtons déjeuner chez Mathias et Monette au village, qui nous ont préparé du poisson cru et du poulet, un véritable festin d’autant plus appréciable quand on vient de marcher pendant 4h.

    C’est mon oncle Jean-Alain, qui a  déjà bouclé un tour du monde,  un tour du Pacifique, et est  venu 3 fois aux Marquises qui nous a demandé de passer dire bonjour à ses amis. Demain nous irons déjeuner  de chevrette (crevettes) au lait de coco chez Teiki et Kua, un jeune couple installé au village pour exploiter les arbres fruitiers plantés par leurs parents il y a 20 ans.

    Moby au mouillage à Hakatea

    Kua me raconte son histoire : avec un papa ingénieur agronome, elle a passé sa jeunesse à travailler à l’école la semaine, et défrichant le week-end pour planter en prévision de leur retraite, et en allant peupler de vaches quelques hectares d’un ilot perdu :  partis avec 2 vaches et un taureau, les voilà à la tête de plusieurs centaines de têtes de bétail! Pendant ses études, elle est tombé amoureuse de Teiki, homme de la terre et de la foret, qui chasse les sangliers à mains nues avec son couteau, pêche la chevrette au trident, et va chercher son poisson au harpon.  Aujourd’hui, ils exploitent le verger familial et vont une à deux fois par semaine livrer à Taihoaé le produit de leur verger : pamplemousses, citrons, piments….

     

    Nous irons aussi sur les traces de Melville et de son récit de ses mois de captivité au sein de la « tribu des sanguinaires  » , les Taïpi, dans la vallée de Taïpivaï (baie de Hakaa). Je recommande chaudement la lecture de ce récit  » Taïpi  » qui ressemble à un roman d’aventures! Et Gallimard vient de sortir son histoire en BD : « Tapi, un paradis cannibale ».

    Taïpivaï

    La descente de la rivière en elle même vaut le coup. Nous nous arrêtons aussi à la baie de Hoomi adjacente

    C’est dans la baie d’Hanao que nous fêtons les 16 ans de Gautier! Nous débutons la journée par une marche de 30mn le long du rivage, petit chemin escarpé, plutôt fréquenté par les riverains à cheval : pour nous c’est en savates et dans la boue que cela s’opère!

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    En bas à droite, la ferme

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    Notre but est de rejoindre la ferme voisine et d’acheter direct au producteurIMG_0114

    Nous sommes très gentiment reçus par le couple de propriétaires, retraités marquisiens, ayant pas mal bourlingué, rentrés au pays, et qui exploitent leur terrain et vont tous les samedi vendre le produit de leur terre au marché de Taiohae.

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    Malheureusement, les grosses pluies de ces derniers jour ont gâché la récolte de tomates, de haricots… Nous repartons tout de même avec des citrons, des pastèques, 3 petites aubergines, une citrouille…. que  vous ramenons à dos d’homme par le même petit chemin tortueux et boueux.. mes savates n’y resisteront pas…

    IMG_0112La plage est belle, mais gavée de nonos, alors nous nous baignons du bateau : les poissons sont innombrables, les garçons s’adonnent à la pêche, au lancer du bateau, et aussi au fusil.

    Loïc coache Victor et Arthur, le but est que Gauiter flèche son premier poisson avant de repartir!IMG_5888

     

    Malheureusement, en discutant sur la plage avec un pêcheur/surfer, il nous annonce que tous les poissons de la baie sont touchés par la ciguatera. Dommage, car les garçons avaient été très actifs et avec succès.

    Il va nous falloir relâcher tout ce que nous avons pêché, y compris la grosse carnage pêchée hier à Eiao.

    Loïc offre aux garçons une séance de tractage de surf derrière l’annexe.

     

    Le soir, nous soufflons les bougies, dégustons le gâteau au chocolat, la tarte banane et le délicieux whisky japonais que nous ont offert ses parents, Arno et Laeti.

    Le lendemain, nous quittons Hanao pour la baie de Haahopu, ou nous sommes le seul voilier : les enfants s’éclatent encore une fois dans les vagues.

    C’est tellement calme que vous envisageons de faire un feu ce soir sur la plage.

    Nous quittons Hanao pour Hatiheu, charmant petit village à l’église si pittoresque. La promenade le long du front de mer recèle de nombreux Tikkis. Nous sommes sous le charme de la paisible bourgade.

    C’est bientôt la fin de vacances pour Gautier. Nous l’emmenons  découvrir Eiao et Ua Pou, une nav’ de nuit, et quelques 300 NM avalés en 2 semaines.

    Le temps est très pluvieux depuis quelques jours, il n’est plus question de se baigner, les eaux sont trop boueuses. Nous sortons les jeux de société, le bricolage, et faisons un peu de cuisine.

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    Gautier aura passé de merveilleuses vacances qui resteront gravées dans sa mémoire : il rentre chez lui avec un Tiki en pierre, et plein de souvenirs, dont sa brulure de méduse physalie, qui heureusement a été bien traité, et reste sans conséquences, ouf!

     

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    Plus de peur que de mal, grâce au traitement préconisé par Yves Lefevre dans son « Guide de la faune marine dangereuse d’Océanie »édition « au vent des îles.

    Après 2 semaines de vadrouille autour de Nuku Hiva, nous ramenons Gautier à Taiohaé pour une dernière soirée avant de nous rendre à l’aéroport.

    Il est alors temps pour nous de faire un dernier gros avitaillement avant de prendre la mer direction les Tuamotus!

    A nous les eaux turquoises et le sable blanc!