Catégorie : Escales

  • De retour à Auckland pour une semaine

    De retour à Auckland pour une semaine

    Nous avons appareillé de Great Barrier pour Auckland le matin du 21 janvier, sachant que du mauvais temps était attendu dans la nuit, et qu’il fallait nous mettre à l’abri… En effet, nous enregistrons jusqu’à 52 noeuds de vent… au mouillage, des creux de plus d’un mètre, autant vous dire que la nuit a été agité pour la captain et son second.

     
    Le lendemain, à 8h c’est le calme après la tempête…
     
    Deux heures plus tard, c’est la bascule, le vent tourne et regagne en force :  les régatiers s’en donnent à coeur joie.
     
    Il faut dire que la baie d’Auckland offre un magnifique plan d’eau, un peu comme à Brest! 😉
     
    Dans l’après-midi, c’est les SUP qui attaquent un entrainement de downwind.  Je sais qu’au même moment, en rade de Brest, une dizaine de SUPers attendent avec impatience la première tempête de l’année pour se lancer en downwind pour la Paddle Storm Master.
     
    Nous profitons d’un petit moment d’accalmie du vent à moins de 25 noeuds pour nous diriger vers la marina de Westhaven où nous avons maintenant nos habitudes. C’est encore la même place qui nous est désignée : face à la ville d’Auckland, et aux superyachts! Tiens, un petit nouveau, avec son hélico!
     
    Pendant ces quelques jours, j’ouvre l’oeil à l’insolite qui pointe son nez : comme ces chinois venus se marier, et immortaliser l’évènement… sur le port!!
    Et cette « cigarette », ambiance Miami Vice
    Là, ce gros hangar, c’est un garage à bateau géant, contennant des racks sur plusieurs étages. Une solution alternative à la place de port,  moins couteuse, et déjà utilisée depuis des décennies aux USA, plus particulièrement en Foride.
     
    Ce bus « amphibie » qui promène les touristes de manière originale : qui a remarqué l’hélice qui dépasse à l’arrière?
     et encore, le Waszp, petit foiler monoplace australienattention quand ça plante!
    Nous profitons de cette escale « technique » pour faire un peu de tourisme : la visite de l’Auckland Museum est incontournable. Nous avons 2h devant nous avec les enfants et choisissons 4 thèmes :
    • Les collections Maories, en particulier, le canoé géant de plus de 20m, admirablement sculpté, mais aussi la maison du peuple, et des centaines d’objets d’artisanat du quotidien
    • la partie Histoire Naturelle de la Nouvelle Zélande, avec les squelettes de dinosaures, des moas, et des explications sur les animaux endémiques de Nouvelle-Zélande, comme le Kiwi ou le manchot pygmée.
    •  le Volcanisme néo-zélandais expliqué à travers vidéos, animations et ce simulateur de séisme qui simule un tremblement de terre dans un salon! « Trop cool « ont dit les enfants.
    • Pour les garcons, le 3ème étage du musée consacré aux guerres, et l’exposition d’un véritable Zéro (japonais) et d’un Spitfire (anglais), avions de combat de la seconde guerre mondiale impliqués dans la « Guerre du Pacifique ».
     
    ….pendant qu’Anna et moi allons voir la boutique du musée….Je suis incorrigible quand il s’agit de fouiner dans une librairies…
    J’en repars avec 3 livres :
     
    • « Tradition et coutumes des Maoris » (en francais!) : un tout petit livre qui sera parfait à lire et faire lire aux enfants, penant nos heures d’école
    •  En anglais : « A brief History of New Zealand« , illustré de tableaux, aquarelles, sculptures et dessins historiques, qui permettent d’aborder l’histoire du pays en image via les arts. 
    • « Maori Art for kids » : 15 mini-ateliers d’art illustrés de vraies oeuvres d’art, expliqués et faciles à mettre en oeuvre : j’ai hâte de le mettre en pratique avec les enfants, pour fabriquers nos tikkis, cerfs-volants, poteries, toupies, masques etc….
    Nous commencons le premier atelier dès le lendemain avec des pendentifs tikkis en Patarev’! Victor se prend au jeu. Anna et Arthur s’appliquent également beaucoup, et sont très fiers de porter leurs créations autour du cou.
     
    Nous continuerons avec ces « transferts » de tikkis en gouache noire sur crayon de cire colorés.
     
    Nous ferons aussi un stop à Mount Eden, l’un des multiples cones volcaniques parsemant la ville d’Auckland, et celui le plus proche du centre, et le plus haut également (196m). Ce cratère de 50m de diamètre est un lieu sacré pour les Maoris. Il nous fait beaucoup penser au « Trou aux Cerfs » de Curepipe à l’île Maurice).
    La vue d’en haut est panoramique.
    De retour au mouillage, nous ne nous lassons pas de la vue sur la ville, photogénique de jour comme de nuit.
     
    Après une semaine, nous quittons Auckland pour Whangarei, où nous allons sortir Moby de l’eau, et planifier les travaux d’entretien annuels qui devraient nous prendre une bonne semaine.
     
    Nous nous arrêtons pour 24h sur une plage  de Tomaratau sud de Whangarei, qui déroule des km de sable blanc et de rouleaux…
    Nous descendons à la plage en paddle tous les 5, armés des bodyboards et skimboards. …
     
    La plage est très calme, quelques maisons éparses se dessinent derrière les dunes. L’endroit est tout sauf touristique.
     L’après-midi se passe à surfer les vagues et les dunes en body-board.
    Quelques gamelles en perspective….
    Le lendemain, nous levons l’ancre direction Whangarei. En longeant la côte, nous croisons la route de maman baleine et de son baleineau. Nous les suivons doucement, en ralentissant, pour ne pas leur couper la route.
    C’est terriblement émouvant de les observer de si près.
    Nous passons l’après-midi  et la nuit suivantes à Smugler’s Bay, jolie plage située à l’embouchure de Whangarei. Anna et moi allons à la plage à la nage, pendant que les garçons font un jeu de société.
    Demain, c’est le grand jour, nous sortons Moby de l’eau!
  • Début 2017 à Great Barrier et Mercury Islands

    Début 2017 à Great Barrier et Mercury Islands

    Nous arrivons à Great Barrier en provenance de Coromandel et choisissons de nous arrêter au plus proche à Port Fitzroy, sur la côte protégée de l’île : au sein de cette rade, plusieurs petites baies en forme de doigts, protégées par l’ilôt de Kaikoura qui en fait un abri très sûr.

    Loïc nous fait prendre le passage du « Man of War » , petit détroit entre Great Barrier et Kaikoura.

    Je suis à la barre, à la voile, mais avec le moteur embrayé, sur le point d’emprunter cet étroit couloir de 40m de large… quand j’apercoit sur la cartographie grâce à l’AIS un navire se diriger à 12 noeuds à travers le détroit en face de nous…. Sans le voir, je devine qu’il s’agit d’un ferry ,qui dessert sans doute Great Barrier, et me dis que je ferais mieux de ralentir….

    Quelques secondes plus tard, nous apercevons le ferry qui sort du chenal : j’ai bien fait de le laisser passer, il y aurait tout juste eu de la place pour nous deux!

    Original en entrant dans la rade de Port Fitzroy, on tombe sur une barge-poubelles de tri : les néozélandais sont décidément très pragmatiques.  Nous décidons d’aller voir le réputé très beau mouillage de Wairahi Bay. 

    Le mouillage est littéralement bondé. Nous comptons pas loin de 200 bateaux dans l’anse de Wairahi, on se croirait à Ibiza au mois d’août!

    Toute cette promiscuité nous gâche le plaisir d’aborder cette île si sauvage qui nous a pourtant été recommandée par nos amis Neo-Zélandais…. mais eux évitent la côte Ouest de Great Barrier et se réfugient en été sur la côte Est. Fatigués de la traversée, nous mouillons tout de même, et décidons d’apareiller le lendemain matin.

    Nous longeons Little Barrier, réserve naturelle sur laquelle il est interdit de débarquer, puis passons le cap des Aiguilles :

    Les Needles (aiguilles en anglais) sont impressionnantes.

    Nous arrivons devant un mouillage sublime, la plage de Whangapoua.

    Cette immense baie recèle plusieurs autres petites plages que nous découvrirons au fil des jours, propices aux abris des vents de Nord-Ouest comme ce soir à Tapouvaï.

    Pour le moment, nous filons à terre à la découverte de la partie nord de la plage, interminable….

    les enfants courent à perdre haleine,

    et découvrent sous le Pohutukawa, 

    une balancoire!

    Oh surprise : cette partie de l’île est à vendre!

    Et ne trouve apparemment pas prenenur depuis 2 ans, bien que sa situation soit exceptionnellement belle.

    Mais les terres agricoles sont peu fertiles, arides et difficiles  à exploiter car faites de collines arides.

    Nous retrouvons avec grand plaisir notre ami Bruce sur son trimaran Trio, 

    avec ses enfants Alex et Katie qui ont l’âge d’Arthur et d’Anna, et faisons la connaissance de Stephanie, sa femme.

    Ca tombe bien, aujourd’hui, c’est L’Epiphanie et nous venons de cuire une galette des rois-gâteau breton! Ils sont ravis de partager avec nous cette tradition française aux lointaines origines chrétiennes.

    Le lendemain, nous prenons un jour off sans école pour passer la journée à la plage avec nos amis. Baignade, pic-nic,

    farniente sous le soleil, crapahute dans les rochers, balade en SUP,acrobaties dans les branches de Pahukahutas, exploration de la plage, recherche de trésors comme ce crâne de piaf, 

    écriture au charbon…., hmmm, qu’ils sont sales ces enfants!

    …..et terminons la journée par un feu de camp,

    pour y griller des chamallows dans la grande tradition anglo-saxonne.

    Un autre jour, nous irons explorer les dunes. Les enfants se jettent en roulé-boulé dans les pentes, et regrettent de ne pas avoir apporté de quoi glisser…

    Le lendemain, les garcons tentent de surfer sur le sable avec un body-board… C’est parti!
    Les débuts sont un peu acrobatiques…

    premiers essais à plat ventre,

    puis debout.

    C’est encore mieux avec plus de pente.

    Et voilà, très stylé, Arthur!

    sans oublier le finish’.

    Une autre fois, nous  allons à marée haute en annexe dans la lagune. L’avantage c’est que nous pouvons emporter plus de matos = body-boards, skim, cerf volant de traction….

    Arthur tente le coup allongé sur le body-board, tracté par le kite…

    Victor s’y essaie aussi, mais il est trop lourd.

    La sieste sur le sable chaud, c’est bien aussi, surtout pour le papa coach de sport qui court depuis 2h après le cerf-volant…

    Sur la partie sud de la plage, il y a un spot de surf fantastique pour les enfants et les débutants comme moi.mais aussi très agréable pour les surfers confirmés.Une lagune se vide et se remplit à chaque marée, provoquant des vagues de sable faciles et accessibles : côté plage, les enfants ont pied et peuvent remonter les vagues sans problème.

    Arthur prépare sa planche et la waxe. Il prend ca très au sérieux… Il faut dire que notre petit bonhomme de bientôt 8 ans est accro à la glisse, il dort même avec sa planche dans sa cabine…J’ajouterais que son tempérament volcanique s’adoucit après une bonne session de surf….

    De mon côté, je suis impatiente d’essayer la toute nouvelle planche de Victor : une 130l Exocet, qui devrait également me convenir!

    C’est Victor qui la ramène à bord :

    Il n’est pas loin de planer.

    Sur la plage, nous croisons des huitriers-pie, qui nous pépient dessus, de plus en plus fort.. nous comprenons vite que le nid n’est pas loin, mais mettrons quelques minutes à le repérer!

    L’oeuf est incroyablement camouflage, couleur de sable. Qui l’a repéré?

    En fin de journée, c’est le repos des sportifs, et séchage des néoprène pour le lendemain. Nous avons ressorti notre équipement breton : combis intégrales pour les enfants, intégrale manche courte pour Loïc et long john pour moi.
    Dans la nuit, le vent s’est levé, Loïc est ravi d’essayer la nouvelle planche de Victor par 20 noeuds de vent.
    Il s’éclate.
    La planche est apparemment très rapide, et finalement très maniable dans les vagues malgré son volume.
    Au bout de quelques jours, nous croisons Barbara, la soeur de notre ami Bruce, sur son trimaran Trilogy. Nous avions rencontré Barbara au Fidji, alors qu’elle représentait le Fédération internationale de Surf pendant la compète de SUP Surf de Cloud Break. Nous nous étions donné rdv en ce début d’année à Great Barrier, et sommes ravis de faire la connaissance de son mari Shane et de ses filles Amy et Samantha. Dans les traces de la maman et de l’oncle champions olympiques, toute la famille fait du surf, de la planche, de la voile….On connait le terme de « watermen »  et de « waterwomen », consacrant les sportifs brillant dans les sports de glisse, mais « waterfamily »  serait plus approprié pour les Kendall!
    Dans l’après-midi, en début de marée montante, nous partons surfer en famille. Barbara est déjà à l’eau avec ses filles.
    Loïc est en SUP, et surveille Arthur et Victor en surf ; Anna et moi nous amusons dans un mètre d’eau en bodyboard .
    Après avoir passé 2h à coacher les enfants dans l’eau, nous les ramenons à bord  et repartons tous les deux en SUP surf.
     
    Après le dîner, Barbara et Shane nous apportent des ormeaux pêchés un peu plus tôt dans l’après-midi, Bruce et Steph du vin blanc, il nous reste une galette des rois : voilà une fin de soirée improvisée  comme on les aime.
    Le courant passe bien entre les 7 enfants, Victor servant d’interprète franco-anglais.
    Le lendemain, Bruce (en kitesurf), Loïc et Shane tous deux en planche tirent des bords le long de la plage,
    pendant que Barbara navigue en  planche, aux côtés de sa fille ainée Sam en optimiste.
    Nous sommes gâtés par le temps, venté et ensoleillé, les couchers de soleil sont superbes, les levers aussi
    et la lune bientôt pleine.
    La faune nous surprend toujours : ici un petit pingouin
     
    Les « Blue Pinguins » sont les plus petits pingouins du monde : très rondouillards , ils peuvent à peine tenir debout à terre, et se déplacent surtout à plat ventre… ou en nageant!
     
    Déjà 8 jours que nous sommes à Whangapoua, sans avoir vu le temps passer. Bruce nous propose de l’accompagner à Mercury Island.
    Nous profitons de la nav matinale pour avancer sur le programme de l’école : ca n’est pas toujours facile de travailler pendant que les petits copains sont en vacances. Alors nous tentons de rester ludiques et motivants dans les apprentissages. Un matin Loïc donne une leçons de navigation aux garcons, y incluant, chacun à son niveau, calculs, vocabulaire technique, et problèmes pratiques à résoudre.
    De mon côté, pour les maths, je suis ravie de pouvoir utiliser au quotidien les barrette Cuisenaire (du nom de son génial inventeur il y a près d’un siècle) pour rendre concret le dénombrement et les grandeurs (pour Anna 4 ans),
    les compléments à 10, les multiplications, la résolution de problèmes
    pour Arthur 7 ans,
    les équations, les proportions et le théorème de Pythagore pour Victor 13 ans. Et en plus, les enfants y jouent comme avec des Kapla (que nous avons laissé à la maison  : trop lourd et trop volumineux).
    Nous arrivons à Mercury Island vers midi,
     suivis de près par Trio.
    Le contraste des falaises crayeuses, des collines roussies par le soleil, des bois veloutés de verts et des plages immaculées est saisissant.
    On nous avait vanté la beauté de « Coralie Bay », et nous sommes charmés.
    Anna et moi explorons une première plage en paddle, puis grimpons la colline.
    En explorant la seconde baie, nous retrouvons Stéphanie, Katie, Alex et leurs grands-parents Tony et Peggy, avec qui nous faisons agréablement connaissance. Ils naviguent sur leur voilier Sunlight depuis…. plus de 40 ans! Sunlight est donc le voilier sur lequel  Bruce, Barbara et Wendy ont leurs souvenirs d’enfance…..
    Les filles s’approprient cette incroyable hutte en forme de coque retournée.
    Nous admirons la construction 100% bois flottés!
    Le coucher de soleil promet d’être très beau,
    sur cette île aux milliers de moutonsEffectivement, le dégradé de couleurs est subtil
    Mais le lever de lune est encore plus impressionnant!
    Après 24h d’un aller-retour infructueux à Whitianga pour remplir nos bouteilles de gaz, nous remettons cap vers Mercury Islands. Le reste de la « croisière »   se fera au camping-gaz!
     
    En attendant, le midi, ça sera salade, sandwichs, chips et crackers;
    Le soir soupe ou pasta au thermomix; et le matin, fini les pancakes et brioches faits par maman,  bonjour les céréales ou le pain de mie!
    Nous nous alignons en cela sur nos amis de Trio et Trilogy, pour qui le confort à bord de leurs trimarans de 32 pieds rime plutôt avec camping.
     
    Le second mouillage que nous visiterons est celui de Peachgrove.
    Très fréquenté en ce samedi de week-end ensoleillé, le mouillage sera bizarrement désert le lendemain…
     
    Victor a sorti son skim board, les conditions sont idéales. 
    En cette fin de séjours, les réserves de nourriture de nos amis sont au plus bas : nous les accompagnons à la pêche à pied!
     
    Bruce trouve quelques ormeaux, appelés Paua en Maori (prononcer pawa), et des oursins également.
     
    Moi je préfère les bigorneaux. J’en teste 2 sortes : des gris, de taille moyenne qui ressemblent  à nos bigorneaux, et des noirs plus gros, appelé « cat’s eyes », et qui s’ornent d’un magnifique opercule en nacre, irisé comme un oeil.
    Une fois cuit, ça ressemble vraiment au bigorneau de chez nous, en un peu plus caoutchouteux. 
    Arthur, à marée basse construit un barrage sur le ruisseau.
    Le lendemain, avec les paddles, nous allons remonter le ruisseau :
     Bruce et Alex sur une Mistral One Design,
    Steph et Katie en SUP,
    Loïc prend Arthur, et j’embarque Anna.
     et c’est parti!
    Nous longeons des berges foisonnantes de plantes, avant d’arriver après 10mn de glisse et 3 mn de marche à une cascade!
    Les enfants se jettent à l’eau (facile, ils sont en combi intégrale, les veinards!)
    J’enfile ma mini combi néoprène, acheté pour le SUP l’été en Bretagne,  etqui convient parfaitement pour la natation en Nouvelle-Zélande.
    Plus courageux, Steph et Bruce y vont en maillot
    ce fut un chouette moment à partager en famille
    et entre amis
    Anna ramène au bord Alex, qui fait semblant d’être un peu fatigué… merci l’apprentie-sauveteuse!
     Le retour se fait avec le courant,
    Anna rentre à la nage avec son body-board!
    Ca y est, nous arrivons à l’embouchure de la rivière,
    la plage n’est pas loin
    Ca y est!
    Les enfants referont 10 fois la descente de l’embouchure, c’est trop bien!!!! C’est comme du rafting, en eau peu profonde.
     
    Victor est resté courageusement bosser son francais à bord de Moby nous rejoint en paddle
     pour un pic-nic.
    Le lendemain, au vu du vent qui s’est levé assez fort, nous nous décidons de rentrer en 2 étapes à Great Barrier : 1ére étape pour la nuit à Mercury Harbour. La mer est agitée pour Moby, et que dire pour Trio!
    Sur le chemin, des dauphins nous accompagnent quelques minutes dans le sillage de Moby. 
    Notre second stop se fait à Stony Bay.
    Nous allons à terre en annexe pour explorer la crique adjacente : Shag bay. Arthur a trouvé un nouveau mode de relaxation original… La première crique de galet propose une petite marche longeant le ruisseau….
    Mais qui s’avère impraticable.

    Sur la seconde crique, une balançoire permet de traverser le petit bras d’eau : les garçons s’y risquent… avec plus ou moins de réussite!

    Nous parcourons la plage de galets à pied, à la recherche quelques trouvailles naturalistes :
    une pousse de « flax »  (ou harakeke en Maori), cette plante versatile  utilisée tressée pour confectionner toutes sortes d’objets utilitaires : une grande variété de vêtements, des sandales, de la vaisselle, le toit de huttes, des tapis, matelas, des jouets , des flutes.…
    OU filée pour faire des cordages, lignes et filets de pêche , échelles de corde. On l’appelle aussi Lin natif néo-zélandais, car elle s’apparente par ses qualités au lin européen. Elle pousse partout, et même sur la plage!
     
    des coquillages… qui font le bruit de la mer
     
    des arbres aux branches si tortueuses que celle-ci forme un cercle parfait!
    Arrivés à Port Fitzroy le lendemain, Stéphanie propose de venir à bord peindre le visage des enfants. Après de longues études en psychologie, archéologie, avoir travaillé pour des instituts de recherche et des musées, Stéphanie se consacre depuis 2 ans au « Body Painting », avec grand succès! IL faut dire que son travail est impressionnant.
     Anna choisit le papillon et l’arc en ciel
    Arthur choisit d’être peint en requin!
    et Victor…. en Zombie!
    Très réussi, on s’y croirait.
     
    Nous apercevons Trilogy arriver au mouillage, ils viennent à bord nous faire un petit coucou.
    Les enfants nous préparent une blague…Bouh!
     Les enfants jouent à l’avant,
    pendant que les garçons vont aider Tony à retrouver son hélice, perdue par 5m de fond vaseux… Loïc sort son matos de plongée, suivi de Shane, avec Bruce qui organise un périmètre de recherche.
    Au but d’une heure de recherches, Shane remonte victorieux avec l’hélice!
     
    Nous improvisons un apéro-dinatoire à bord de Moby pour fêter la bonne nouvelle! Scruffy, le chien de Barbara et Shane est d’accord! Great Barrier est très réputé pour ses trails, il est temps d’aller y goûter!
    Nous décidons le lendemain d’aller marcher  avec l’équipage de TRio :  Je rêve de monter jusqu’en haut du Mont Hobson, la vue y est spectaculaire parait-il. ais c’est une trop longue marche pour Anna et Alex.
    Nous prenons un pic nic, et empruntons le Kiwiriri Track menant au Mont Hobson : nous ferons demi-tour après la pause déjeuner.
     
    Pour entrer dans la foret, il faut se désinfecter les semelles, afin d’éviter de transmettre une maladie aux Kauris, ces majestueux arbres aux troncs épais et élancés.
    Le « Kauri Dieback » sévit partout ailleurs en Nouvelle-Zélande, mais pas encore à Great Barrier.
    Il faut dire que le Conservatoire du Littoral met de gros moyens en oeuvre, comme ce chemin partiellement pavé de bois.  
    Nous rencontrons en chemin une autre famille francaise  de Nouvelle-Calédonie apparentée à Bruce et faisons le chemin avec eux : Victor est heureux d’avoir trouvé un ado de son âge.
    C’est passionnant de faire cette marche aux côtés de Stéphanie et de Bruce qui connaissent très bien l’île, (c’est là qu’ils ses son rencontrés, et mariés!), et ses plantes : tel cette feuille « Toilet Paper »! eh oui, sa face antérieure est si douce que les bushmen s’essuyaient avec…Bruce et Stéphanie voulaient s’arrêter pic-niquer devant une petite piscine d’eau où ils avaient leurs habitudes; mais ils semble qu’elle ait disparu. Les pluies ont été rares ces derniers mois, et une grosse tempête a endommagé le trail il y a 2 ans et demi, transformant le lit de la rivière, créant éboulis et barrages de troncs d’arbres.
    Nous nous arrêtons finalement pour déjeuner, puis empruntons un pont de singe. Malheureusement, je me blesse en remontant le lit de la rivière : le bruit est net :  un CLAC dans mon mollet gauche, c’est une déchirure musculaire. Je vais devoir rentrer en claudiquant. La famille de calédoniens continue jusqu’au Mont Hobson et se propose de garder avec eux Arthur et Vicor qui sont ravis!
    Je redescends tranquillement avec Loïc, Anna, Bruce et sa famille.
    J’ai déjà connu ce genre de bobos : une semaine de douleur vive, à se déplacer en boitant, un mois de repos sans sport pour bien se remettre, et d’ici 6 semaines, la reprise en douceur étalé sur 2-3 semaines…
     
    Entre les petits qui jouent, et moi qui claudique, nous sommes très lents… c’est l’occasion de passer du temps à regarder les plantes, quelles merveilles!
     comme certaines fougères, très géométriques
     ou le Kauri, cet arbre au tronc massif, le plus haut de nouvelle Zélande, qui monte jusqu’à 60m, avec un tronc lisse de toute branche jusqu’à 30m de haut et donne des circonférence de 11m! Ce bois était très réputé pour ses qualités, et réputé meilleur que n’importe quel variété de pin. Le Capitaine Cook lui -même, premier grand explorateur de la Nouvelle-Zélande, le recommandait pour la fabrication de mats et d’espar de navires. Il est été très exploité, trop, et s’en suit un programme aujourd’hui de reforestation comme ici à Great Barrier, on l’on trouve beaucoup de juvéniles. Sa croissance est très lente, il va vieillir jusqu’à 1500 ans!;
     
    et les Nikau, palmiers endémiques de Nouvelle Zélande : les palmiers les plus austraux du monde! Et leurs feuilles imperméables étaient utilisées autrefois pour les toit des huttes.
    A l’arrivée, nous apercevons l’estuaire encombré des arbres morts charriés par la tempête des années précédentes.
    Voilà le parking à annexes!
    Nous restons une heure à la plage, les enfants s’amusent à faire des réseaux fluviaux. Nous savourons cette dernière escapade « nature » avant une période de 2 semaines de travaux entre Auckland ou nous passerons la semaine prochaine à la marina et Wangarei, où nous sortirons le bateau de l’eau fin janvier pour une semaine à sec.
  • Réveillon de fin d’année à Coromandel

    Réveillon de fin d’année à Coromandel

    2017 approche, pas de famille, ni d’amis à l’horizon, nous sommes libres de choisir notre lieu de réveillon, que nous allons célébrer tous les 5 en famille.  Nous mettons le cap vers Coromandel, la péninsule qui borde l’Est du Golfe d’Hauraki.
    Nous cherchons une petite crique pas trop fréquentée, bordée d’une jolie plage, et abritée des vents de Nord-Ouest et Sud-Ouest qui alternent en ce moment : West bay, dans Tekoma Harbour. Le cardre est très beau, les collines de Coromandel nous surplombent à 800m de hauteur.

    La baie que nous choisissons est calme, mais quand même assez fréquentée, comme tout le golfe d’Hauraki en cette période de fin d’année, qui coïncide en Nouvelle-Zélande avec les grandes vacances.

    Mais le cadre est enchanteur, et il semble qu’à 18h, il n’y ait plus personne sur la plage : c’est l’heure du dîner pour les Néo-zélandais qui commencent la soirée très tôt!

    Nous descendons en annexe sur la plage pour faire une petite marche 

    et profiter de la vue sur le Golfe d’Hauraki en haut de la colline, 

    avant de ….. redescendre 

    et de savourer l’apéro un peu plus tard sur la plage.

    Nous rentrons à bord terminer l’apéro , 

    et regarder le soleil se coucher, équipés comme en Bretagne : polaire et jean sont de rigueur en soirée.

    Au menu du réveillon :

    • asperges à la chantilly de coriandre,
    • pavé de saumon fumé des Marlboroug (ile du Sud),
    • riz au fenouil,
    • et crumble pomme/noisettes/fruits des bois, accompagné de la merveilleuse crème fouettée locale.

    Un peu de musique, le rayon laser et la lumière rouge de la lampe de veille font le reste de l’ambiance à bord de Moby ce soir!

    Le lendemain, premier janvier, nous mettons cap sur un petit îlot devant lequel nous étions passé, Rangipukea Island, et dont la plage nous avait semblé très chouette : ca sera parfait pour un mouillage de jour et un brunch-picnic de 1er janvier.Au programme de la journée : baignade,

    picnic

    paddle

    cabanesmacabre découverte!

    c’est un crâne de bovidé

    érigé en totem!

    Nous partons nous abriter quelques jours dans Coromandel Harbour : du vent est attendu, nous voulons nous mettre à l’abri. Début d’année oblige, Loïc part dans des résolutions de nettoyage et profite de la combinaison vent sec/soleil pour nettoyer ses coffres avant : tout le matos de glisse y est rangé, nettoyé, séché….

    du plus petit au plus grand : 2 skim boards, 2 morey-boogies, 3 planches de kite, 2 surfs, 2 planches de windsurf, 2 planches de SUP Surf, 2 planches de SUP balade.

    Nous commençons à préparer notre périple vers Great Barrier Island, où nous retrouverons Bruce, un vieil ami néo-zélandais de Loïc, du temps de ses compétitions de planche à voile. Il y sera avec femme et enfants sur son trimaran, idem pour sa soeur Barbara que nous avons rencontré au Fidji qui sera là elle aussi en famille… sur son trimaran! Nous nous réjouissons de partager à leurs côté le style de vie néozélandais, et de découvrir cette île réputée si belle et si sauvage.

    Nous partons donc au village de Coromandel faire des courses : le village est charmant,  niché dans la mangrove.On n’y accède qu’à marée haute par un petit chenal bordé de vase et de mangrove. Pratique, on peut amarrer son annexe au quai et le supermarché n’est qu’à 100m à pied.Idem pour la station service, à 20m de là. Voilà, le plein de provisions est fait pour 10 jours!

    Rdv très vite pour la suite du voyage à Great Barrier Island.

  • Noël à Auckland

    Noël à Auckland

    Nous arrivons sous la grisaille à Auckland,

    le phare qui marque l’entrée de la rade d’Auckland

    mais nous sommes tout de même séduits et impressionnés par la ville.

    le port de commerce

    Il est vrai qu’en tant que brestois, les villes portuaires auront toujours du charme à nos yeux : porte-containeurs, grues, paquebots, ponts…

    le musée de la marine dans le quartier de Wynyard

    mélange d’immeubles modernes et anciens, de docks et de promenades touristique…

    l’ancienne gare ferroviaire transformée … en gare maritime!

    tout cela nous parle et rend la ville plus vivante.

    la Sky Tower

    Quel accueil : nous assistons à quelques bord du bateau de la team New Zealand qui s’entraine pour la coupe de l’América : il plane sur ses foils à plus de 40 noeuds!!!

    Et encore, plus original : des hydravions décollent en face du centre-ville.

    Juste au-dessus de nos têtes…

    Nous découvrons notre place au ponton de la marina de Westhaven, face aux super-yachts, au centre ville…. et à la Team New Zealand de l’America’s Cup sponsorisée par Emirates. 

    Nous partons en fin de journée nous balader sur les quais, très animés et pour fêter les vacances scolaires, nous dînons tous au restaurant : d’huitres de Wahieke et de saumon de l’île du Sud, quel délice. 

    Le soir, c’est le spectacle scintillant d’une ville illuminée, nous savourons un bon irish coffe sur le trampoline, face aux lumières des gratte-ciels. 

    Le lendemain, au matin, nous découvrons la ville sous le soleil, whaou!

    Nous partons en repérage explorer le quartier du Wynyard, anciens docks rénovés en bureaux, appartements, restaus chics mais aussi shipchandlers, atelelier de réparation nautiques, librairie maritime…

    Pour accéder au centre ville, il faut longer la Westhaven walk, promenade bordée de Pohutukawas, merveilleusement en fleur à Auckland en ce moment. 

    puis traverser le Wynyard, et enfin passer par la marina de Viaduct, la plus centrale de toutes : nous aurions bien aimé y amarrer Moby, mais les places sont rares. On y trouve un  mix sympa de bateaux : pêcheurs, vieux gréement baladant les touristes, anciens bateau de la coupe américa,
    mais aussi super yachts, à voile ou à moteur,

    Pour arriver en centre ville, ce qui guide nos pas, c’est la Sky Tower, que nous apercevons sur l’horizon depuis 2 jours, du haut de ses 328m de hauteur. Les enfants sont impressionnés par son design et nous tannent pour la voir de plus près. Ils sont tellement fascinés, que nous y passerons le reste de la journée….

    Anna, Arthur et Loïc montent en haut par l’ascenseur de verre, et se régalent de la vue panoramique à 220m de haut. Victor veut de l’adrénaline et casse sa tirelire d’anniversaire pour s’offrir un saut en élastique et une promenade circulaire en haut de la tour. Je l’accompagne sur cette dernière, car la vue doit être sublime!

    En effet nous passons près d’une heure harnachés sur une plateforme de 1m20 de large à 328m de haut! Le port d’Auckland, les marinas, mais aussi les banlieues, et on devine aussi très bien le passé volcanique de la zone, avec les cones qui parsèment la cité, petits ilôts de verdure noyés dans les constructions.

    Je me régale de la vue, pendant que Victor se prend des shoots d’adrénaline à faire des acrobaties dans le vide…

    Puis c’est au tour de Victor de se préparer pour son saut  depuis 192m de haut :

    Combinaison de superhéro, harnachement d’alpiniste : cette Skytower est un super business qui draine des centaines de touristes tous les jours à Auckland, mais aussi dans 5 grandes villes australiennes, et même à Shanghaï m’en informe la jeune chinoise en vacances qui nous accompagne.

    Un accompagnateur le coache en haut pour les aspects techniques et de sécurité.

    Prêt à sauter?!

    Pendant ce temps, je l’attend en bas….

    il va atterrir sur cette cible :

    Et ca y est, quelques 15 secondes plus tard, le voilà, un peu secoué, mais heureux! Il vient de descendre à 23,6m/s

    La  visite du centre ville est donc repoussée au lendemain : nous laissons l’annexe dans la marina de Viaduct, , longeons les quais

    bordés de paquebots… et d’immeubles en forme de paquebots

    et partons faire un peu de shopping dans Queen Street, la rue principale : cartes sim néo-zélandaises, chaussures de marche pour tout le monde, papeterie variée pour l’école et le bricolage, et la fin des préparatifs de Noël.

    Mais le vrai but de cette promenade citadine, c’est l’arbre de Noël en Légo exhibé sur la place de l’hôtel de ville. Nous sommes ébahis par le temps et la quantités de briques nécessaires à cette gigantesque construction.

    L’arbre mesure près de 10m de haut

    Le père Noël surfer nous faire bien sourire

    Les enfants trouvent également ce légo-hélico dans une banque!

    Nous retrouvons en fin de journée nos amis d’Excallibur, et partons boire une bière sur le quai : le quartier est très sympa et animé. Et comme tous les mercredis dans les ports de nouvelle-Zélande, c’est les régates du soir! Nous avions pu le constater à Opua, mais à Auckland, ca en jette : mats carbones, voiles de compète, c’est du sérieux.

    Nous rentrons en annexe sur Moby, qui a quitté la marina et se trouve au mouillage dans la baie de Bayswater, face à Auckland

    il nous faut pour cela traverser un bras de mer silloné par les ferrys, les voiliers en régate, les paquebots, les bacs…..

    C’est un peu le stress, d’autant que contre le vent et le clapot, avec notre moteur 10CV, nous ne pouvons pas planer ….Mais que la vue est belle de là-bas!

    Nous partons le lendemain pour Wahieke passer Noël. Cette petite ile qui fait à peu près la taille de Belle-île n’est qu’à une vingtaine de milles d’Auckland : c’est un des rdv préféré des citadins pour le week-end : jolies plages, vignobles et bars à vin, balades familiales, producteurs d’huîtres, petits restaus et boutiques à la mode : ca nous plait bien.

    Les maisons ont beaucoup de charme, et l’immobilier est très prisé.

    La cadre est malgré tout très sauvage, avec ces canards 

    et ces mouettes qui viennent nous voir dans la jupe

    Nous partons réveillonner le 24 au soir sur Excallibur, qui avec son grand carré en boiserie va pouvoir accueillir nos deux familles confortablement pour un dîner à l’intérieur. Anne-Marie et moi avons concocté un menu savoureux mais simple qui nous permet de passer l’après-midi à la plage plutôt qu’en cuisine :

    en entrée, salade de saumon des Marlboroug, en pavé  juste fumé pour les grands, et en tranchinettes pour les enfants. Ce saumon fumé en gros pavés très moelleux est un régal, je n’en ai rarement mangé d’aussi savoureux!

    En plat principal : gigot de Nouvelle Zélande, merveilleusement cuit par Nico et Anne-marie, accompagné de légumes-racines : pommes de terres et Kumaras orange et rouge (la patate douce Maorie)

    En dessert, deux énooormes Pavlovas aux fruits rouges dont nous nous régalons. Nous testons également les champagnes néo-zélandais, en particulier le Deutz-eh oui! la célèbre Maison Francaise de Champagne a investi ici, et le résultat est bluffant : de fines bulles, un vrai goût de champagne très sec, c’est bluffant.

    Le lendemain, à bord de Moby, c’est l’heure d’ouvrir les cadeaux : des légos pour les petits, et quelques cadeaux « locaux » : gourdes en métal pour aller en balade,
    casquette pour Victor (qui va enfin arrêter de chiper les miennes), sac à dos-mouton pour Anna, Kiwi en peluche pour Arthur, et quelques livres en anglais pour tout le monde.

    les baleines
    Tintin sur la lune
    Tours de magie

    Le père Noêl m’a aussi apporté des maillots de bain (il était temps de renouveller le stock, car la Polynésie, ca use les bikinis!!!). Je me dois donc de les essayer… j’avoue, c’est ma toute 1ere baignade en Nouvelle-Zélande, et j’enfile mon petit shorti…. Anna m’accompagne, et en combi, ca passe très bien; le ciel est couvert, mais la plage est abritée, et l’eau doit avoisiner les 20°.

    Sur les hauteurs, les maisons sont toutes plus belles les unes que les autres :  du cabanon de pêcheur.. 

    à la villa de charme, 

    villas design

    cadre grandiose

    Après un 25 décembre bien tranquille à bord, nous changeons de mouillage et partons en direction de Man’O War, à l’extrémité Est de Wahieke, la partie la plus sauvage de l’île. Les petits motor-yachts à l’ancienne ont un charme indéniable.


    Nous sommes séduits par la baie, bordée de Puhutakawas en fleurs, et où se niche une petite église et l’atelier de dégustation du vignoble « ManOWar » . Des hydravions embarquent et débarquent des passagers venus pour quelques heures déguster le vin réputé pour son Chardonnay.

    Cet hydravion a retenu notre attention avec ses couleurs flashy et son look rétro!

    Nous laissons l’annexe sur la plage

    La balade se fait sur une route gravillonnée : heureusement, elle n’est pas trop fréquentée par les voitures. mais pas mal de mouton par contre!

    Nous longeons des pans de forêts de Nikau, le palmier le plus austral du monde, et endémique de nouvelle Zélande. IL a un port très altier, et un haut plumet de courtes feuilles. Ici, les troncs sont couverts de mousse.

    Les enfants repèrent un petit weka  (sorte de poule des forêts) sous des troncs en décomposition :  Avec son long bec, il farfouille sous les feuilles en quête de nourriture : vers de terre, insectes, petites baies. Ces cousins du kiwi ne sont pas farouches, et se laissent facilement approcher photographier, contrairement au kiwi, qui en plus d’être un animal nocturne difficile à rencontrer, est très craintif.

    Arrivés à Stony Batter, le cadre est assez grandiose, avec d’énormes rochers volcaniques, vestige d’explosion  de lave. Des centaines d’hommes étaient massé dans ce site secret pendant la seconde guerre mondiale afin de défendre l’accès à la ville d’Auckland.

    L’essentiel des batteries et des baraquement étaient camouflés, et des centaines de mètres de tunnel courent sous ces collines artificielles. Malheureusement, le site est fermé pour la deuxième année consécutive, les enfants sont décus. Les autorités ont jugé le site dangereux, et sont à la recherche d’un opérateur sérieux pour le transformer en attraction touristique payante. Qu’il est dommage de voir ce site à l’abandon, les collectivités locale s’en désintéresser et tenter de faire appel à des opérateurs privés. Le site est tellement isolé et étendu qu’on imagine mal que l’exploitation d’un tel site soit rentable un jour.

    Au retour, quel dommage, l’atelier de dégustation de vin est fermé…Il nous faudra revenir un autre jour.

    Le lendemain, nous accueillons à bord de Moby d’anciens collègues de Loïc, pilotes chez Emirates et en escale à Auckland : Yorg, François, Stéphane et Peter.

     Voilà le moments précieux du voyage : celles de retrouvailles inopinées entre amis-voyageurs.

    Nous picniquons à bord, échangeons sur nos vies, leur faisant partager notre aventure, refaisant le monde. A 16h, il est temps de hisser les voiles, hisse-et-ho les gars! pour ramener nos invités  à Auckland en tirant quelques bords.

    Au fur et à mesure que l’on se rapproche d’Auckland, certaines maisons deviennet assez exceptionnelles,

    Celles-ce me plaisent bien : elles n’ont pas d’accès par la route, et ne sont accessibles qui via un grand escalier et un monte-charge.

    Nous longeons des îlots inhabités également

    On apercoit Auckland au loinpuis de plus en plus prèsainsi que les beaux quartiers!
    Demain, nous prendrons le chemin de Coromandel pour y passer les fêtes de fin d’année .

  • En route vers Auckland

    En route vers Auckland

    Nous sommes déjà le 9 décembre, et comme nous souhaitons arriver quelques jours avant Noël à Auckland, et passer la fin d’année dans le Golfe d’Hauraki, il est temps de mettre cap au sud. Il reste donc une dizaine de jours pour effectuer cette nav’ de 130 NM, en quelques petits saut.

    Nous comptons également nous arrêter quelques jours à Whangarei, zone portuaire bien connue pour ses chantiers de réparation navale, où nos souhaitons repérer les bons chantiers où sera fait l’entretien de Moby en fin de saison.

    La passe de Wangaparoa et toujours aussi spectaculaire, et la côte qui défile regorge de grottes, cavernes, et rochers aux formes originales :

    En arrivant dans la Bay of Island, nous faisons un détour par Moturoa Islands et le Kent Pass : le soleil est absent, mais la navigation est quand même très belle.

    Moturoa est une île privée émaillée de belles maisons, et de moutons!

    Nous stoppons à Pahia pour la nuit et en profitons pour faire l’avitaillement du bord : Pahia est petite ville balnéaire, départ des nombreuses balades dans la Bay of islands.

    Sur le ponton, notre ami le Cormoran, pas trop timide. Les néo-zélandais les appellent « shag »

    Puis nous regagnons Russel le lendemain, où nous attendent nos amis d’Excallibur : le temps est maussade, c’est parfait pour visiter le petit musée du village. Il abrite une reproduction du bateau de Cook, le célèbre navigateur britannique qui effectua le premier la circumnavigation de la Nouvelle-Zélande, iles du Sud et Ile du Nord.

    C’est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la colonisation de la Nouvelle-Zélande, qui commença dans cette région hospitalière de « Bay of Islands,

    et sur les animaux endémiques de la région.

    le très célèbre Kiwi, emblème de la Nouvelle-Zélande

    Nous testons aussi les « fish & chips » locaux : celui-ci propose non seulement du poisson, mais des coquilles St-jacques de la Bay of Islands, des moules de Coromandel, des huîtres de Whangaroa….Pas mauvais tout ca, mais un peu gras pour nos petits estomacs….

    Notre dernier mouillage de Bay of Islands sera Whale Bay : nous sommes les seuls bateaux dans cette baie magnifique, mais un peu décevante car comme la presqu’ile est privée, nous ne pouvons descendre à terre pour marcher.


    Nous nous contentons de ballades en paddle : les cormorans nichent à 2 pas, et les fous de bassan pêchent à longueur de journée.

    Anna et moi partons ramasser des pommes de pins sur la plage pour réaliser notre couronne de Noël! Grâce au calendrier de l’avent de Balthazard, nous sommes en plein dans les préparatifs de Noël, chaque jour apportant une petite histoire de Noël ou une activité à réaliser avec les enfants. Aujourd’hui ca se passe en cuisine avec un pain d’épices à réaliser, et demain, ca sera la couronne de Noël!

    La maison qui surplombe la baie est spectaculaire.

    la maison qui surplombe la baie

    Le soir nous improvisons un dîner à bord de Moby avec Excallibur :

    Le 10 décembre, nous quittons Bay of Islands et contournons le célèbre Cape Brett, connu pour son « trou » dans le rocher : « Hole in the Rock » .

    Le fin du fin est de se faire photographier sous voile à travers le trou….

    Nous surprenons un chasse conjointe de fous de bassans et de dauphins, qui nagent en encerclant un banc de poisson.

    Les fous pêchent

    accompagnés des dauphins

    Nous relachons le soir à Whangamumu Harbour, qui abrite une ancienne station baleinière, bien sûre désaffectée depuis des années. Le ciel nous offre un coucher de soleil encore une fois mémorable.

    Le lendemain, nous partons en balade, au-delàs de la colline, vers Tangatapu, pour admirer la vue sur l’autre versant donnant sur la Bay of Islands.

    Le paysage est très champêtre.

    Nous allons également visiter l’ancienne « Whaling Station », et faisons la connaissance de kayakistes qui campent là depuis 2 jours.

    Ce couple de quinquas neozélandais s’est lancé dans une circum-navigation de Nouvelle-Zélande en kayak il y a deux ans! A la manière des pélerins de Compostelle qui effectuent leurs pèlerinage en plusieurs traites chaque année, ils terminent la troisième saison de leur périple par la côte Nord-Est. Nous sommes admiratifs de leur voyage autrement plus radical que le notre. Ils partent avec 2 semaines de vivres dans leur kayak, dorment sous la tente tous les soirs, se lavent dans le lit des rivières, et séchent leurs vetements au soleil.

    De retour de balade, les enfants jouent sur la plage, dans les arbres si majestueux, s’imaginant tous les  6 des armées, des territoires à conquerrir, des villages à défendre…

    Le lendemain, cap sur Mimiwhangata Bay, réputée pour ses eaux poissonneuses : et en effet : nous attrapons un « King Fish ». Ca ressemble à un lieu pour la peau argentée et la forme du corps, mais avec une queue et des nageoires jaunes vifs comme un thon albacore (yellow Fin), et une chair rouge de thonidé. Le goût est proche d’un « Tuna Macquerel » ou d’une bonite : je prépare donc des « nuggets » maison : petites filets roulés dans la farine, puis dans l’oeuf, et dans une chapelure agrémentée d’herbes fines.

    Encore une très belle plage. Les enfants sont lassé des balades à pied, qu’à cela ne tienne, nous les laissons tous les 6 sur la plage sous la garde de nos ados pendant une heure, et partons entre adultes se balader. Les paysages sont encore une fois sublimes.

    Du haut de la colline, nous apercevons des petits lacs en contrebas,

    et un cygne noir!

    Nous rentrons tranquillement à la plage par un sentier de randonnée.

    De retour sur la plages, les 4 plus jeunes se sont construit un totem, et nous expliquent leur technique pour le redresser, et consolider son assise-sans l’aide des grands.

    Avant la fin de la journée, nous appereillons pour Wooley’s bay, toujours avec Excallibur.

    Cette plage est très célèbre en Nouvelle Zélande, car l’une des rares à être toujours plantée de Pohutukawas descendant jusque la plage

    ces majestueux arbres en boule, tortueux à souhait et qui fleurissent en cette période de fin d’année en bouquets rouges  

    Le lieu est très populaire pour les tournages de films historiques.

    La plage est toute petite, mais très jolie, et très fréquentée aussi… il y a en effet un gros village balnéaire juste derrière : le prétexte d’emmener les enfants en balade : nous pourrons leur offrir une glace au retour!

    D’après les cartes, le village est à moins d’un km, en coupant à travers bois, …..mais nous ne trouverons jamais ce racourci, et finissons par longer la côte… c’est plus loin, mais c’est beauuuu! Et de l’autre coté de la presqu’île, le village de Matapouri, chic petite cité balnéaire.

    De retour au mouillage….

    Le lendemain matin, nous continuons notre descente vers Whangarei, par petites traites de 20 à 40NM. Nous stoppons à Smugler’s bay ( la baie des contrebandiers) : nous ne sommes plus qu’à quelques nautiques à vol d’oiseau de Whangarei, où nous nous arêterons quelques jours.
    En descendant à terre, nous découvrons 3 taureaux échappés de leur enclos…. ils sont très intéresés par notre annexe…

    Nous re-croisons ces taureaux échappés pendant la ballade sur la colline…

    Les enfants ne se lassent pas des plages, et sont assez inventifs…

    Une colonie de fous de bassan pêchent aux côtés de Moby.

    15 décembre : nous arrivons dans l’embouchure de Whangarei, port fluvial/et maritime bien connu pour ses activités portuaires, et notamment ses chantiers de réparation marine.


    Nous bookons 3 nuits à la marina de Marsden Cove, à l’embouchure de la rivière, et nous préparons pour 48h intenses

    Je consacre la première matinée aux lessives : une bonne quinzaine d’aller-retours entre la buanderie où s’enchainenet mes 4 lessives/séchages/pliage et le bateau où je supervise l’école à bord. Heureusement, Loïc coache les enfants à bord, en même temps qu’il bricole. En début d’après-midi, nous avons réservé une voiture de location pour visiter visiter les chantiers de Whangarei et choisir in situ celui dans lequel nous sortirons Moby de l’eau pour refaire son antifouling dans quelques mois, avant de quitter la Nouvelle-Zélande.

    C’est validé, ce sera Port Wangarei Marine Service, filiale de Oceania Marine, qui vient d’investir dans un travel lift pour bateaux jusqu’à 100T. Ils ne sont pas encore très implantés sur la zone, d’où des tarifs très compétitifs.  Nous sommes impressionnés par la propreté du chantier, impeccable aussi bien en extérieur que dans les bâtiments. Ce qui achève de nous décider, ce sont les parties communes réservées aux plaisanciers dont les bateaux sont au sec : une immense pièce de vie avec une très grande cuisine ouverte, deux frigos américains, une salle à manger/salle de jeux, un bureau pour s’isoler et travailler, un jardinet extérieur avec tables pour les BBQ, wifi à volonté…. et la voiture de courtoisie, disponible pour aller faire ses courses en ville, ainsi que des VTT. La vue est bien dégagées dans cette zone du port un peu éloignée de la ville : on y respire! Nous y reviendrons donc en février.

    Nous profitons de la voiture pour visiter un peu la ville de Whangarei, originale avec sa marina en plein coeur de ville, sur le fleuve.

    et surtout pour faire un gros plein dans un hypermarché : c’est le premier que nous fréquentons en Nouvelle-Zélande et whaou!!! Que de bons produits, ca nous change de la Polynésie francaise et de ses petites supérettes pas toujours bien achalandées : je suis en particulier bluffée par le rayon fruits et légumes : fraises, pêches, cerises, melon, mais aussi asperges, avocats, pommes de terres nouvelles, salades en tout genre, herbes….. la tête me tourne! Depuis 6 mois, trouver des fruits et légumes frais est un parcours du combattant, les petites épiceries des îles de Polynésie ne traitant que peu ou pas du tout la distribution des fruits et légumes. Et quand elles le font, on ne sait jamais ce que l’on va trouver, les livraisons se faisant au coup par coup, dépendant pour les légumes importés, du jour de passage de la « goelette » qui ravitaille les îles, ou du bon vouloir des petits producteurs locaux qui déposent leur marchandise au compte-goutte comme à Fakarava aux Tuamotus. Il faut donc dans chaque île trouver le bon circuit : commande directe au producteur comme à Anao à Nuku-Hiva,  achat auprès d’un restaurateur sympa comme à Isabella aux Galapagos, marché local hebdomadaire comme à Huahine : il ne faut donc pas louper le « bon » jour, se lever très tôt- 5h du mat’ à Taoiae aux Marquises!! et même  parfois faire des pré-commandes comme à Maupiti….

    Retour de courses à la marina, les enfants sont mis à contribution pour tirer les chariots : 

    Bref, ici c’est le retour à la vraie société de consommation. Ce qui n’est pas désagréable. Je retrouve également le dessert fétiche des néo-zéalandais : la Pavlova!

    Une merveille de meringue croustillante à l’extérieur, moelleuse à l’intérieur, que l’on achète ici tout fait, et que l’on « améliore » chez soi : nappée de crème fouettée, parsemée de fruits rouges, et arrosées d’un coulis, c’est une merveille! C’est ma chère amie mauricienne Marie-Laetitia qui m’avait fait découvrir ce merveilleux gateau, qu’elle faisait bien sûr elle-même de A à Z, aux fruits exotiques plutôt qu’aux fruits rouges puisque nous étions sous les tropiques.

    Notre carnivore du bord se régale d’un steak monstrueux…

    Le lendemain, nous passons la journée à bricoler et nettoyer le bateau : intérieur, extérieur, tout y passe : et quel bonheur de voir son bateau rutilant!

    Nous apareillons le lendemain matin : la vie de marina ca n’est pas ce que l’on préfère, les enfants s’y ennuient. Nous préférons de loin les mouillages sauvages.

    Whangarei

    Au sortir de Whangarei, nous apercevons une baleine!
    Assez différentes des baleines à bosse croisées en Polynésie : un dos très long, foncé, lisse et brillant, un tout petit aileron planté très bas sur le dos : après confirmation auprès de nos amis Néozélandais, il s’agit sans doute d’une Bryde’s Whale ou Sei Whale, mesurant jusqu’à 15 à 20m, et très commune en nouvelle-Zélande! Elle paresse à la surface sans doute.

    Encore une fois, c’est l’oeil expert de Loïc qui la repère!

    Nous retrouvons nos amis d’Excallibur à Kawau Island. 
    Nous entrons officiellement dans le célèbre Golfe d’Hauraki, qui est constellée de belles maisons et au fond de laquelle se niche la ville d’Auckland.

    Nous dinerons le soir-même au yacht club de Kawau.

    Et passerons devant la célèbre Mansion House, antique maison qui inspire le respect.

    Le lendemain, nous dormons à Waiheke, petite île située à quelques encablures d’Auckland, connue pour ses plages, ses vignobles et ses petites boutiques à la mode.

    Mais le temps est maussade, ciel couvert, bruine, et nous ne sommes pas d’humeur à faire du tourisme et nous balader à terre : nous avons hâte de découvrir Auckland! Pourtant, c’est sympa : un hydravion vient se poser non loin de nous. 

    Pendant cette journée pluvieuse, nous entamons l’atelier « crèche de Noël ».

    atelier crèche de Noël

    Il s’agit de personnages en carton à peindre, ce qui nous occupera tout l’après-midi! Reste à bricoler une crèche : une boite en plastique recouverte de papier craft  fera l’affaire.

    la crèche

    Vivement demain, à Auckland, dont nous apercevons les contours au loin…

  • Nouvelle-Zélande : découverte de « Bay of Islands »

    Nouvelle-Zélande : découverte de « Bay of Islands »

    La Nouvelle-Zélande, destination qui nous fait rêver depuis des mois…. tant ceux qui ont visité ce pays, par la terre ou la mer en sont dithyrambiques….  Mais nous nous posons aussi beaucoup de questions : cette escale imposée de 4 mois, c’est long, et ne va-t-on pas avoir froid sur un bateau équipé pour naviguer sous les alizés? Ne vaudrait-il pas mieux filer directement vers l’Australie et visiter la Nouvelle-Zélande en camping-car par la terre?

    Mais l’envie de naviguer en pays tempéré nous tente aussi. Il ne s’agit pas seulement de passer l’été austral loin de de la zone des cyclones et tempêtes tropicales, ni de réaliser l’escale technique annuelle  : nous rêvons de savourer une navigation côtière un peu comme en Bretagne, le plaisir des marées, de la pêche à pied, de se réchauffer au soleil à l’abri d’une crique ou autour d’un bon thé bien chaud. Et aussi de redécouvrir les bons produits de nos terres tempérées comme les pommes, la crème fraiche, les huîtres, les fraises, les moules, les fromages affinés et le vin rouge!

    Amarré à la marina d’Opua

    Alors, banco, c’est parti pour 4 mois de Nouvelle-Zélande!

    Loïc vous a déjà narré notre nav’ depuis les Fiji, je me contenterai de reprendre le fil à notre arrivée à Opua. A peine avons-nous fait les formalités d’entrée sur le territoire que nos amis nous convient à une petite fête dans un vignoble : nous célébrons nos retrouvailles avec les bateaux-copains :  Invictus, Excallibur, Mercredi soir, Fata Morgana, sont les bateaux des amis avec qui nous avons traversé le Canal de Panama, puis navigué en Polynésie pendant 6 mois.

    le vignoble de l’Omata Estate, qui surplombe la bay of Islands

    Nicole a organisé pour l’occasion une petite fête de St-Nicolas pour les enfants,

    et aussi pris deux gros gâteaux au chocolat pour que nous soufflions les bougies des 13 ans Victor!

    Nous sommes très heureux de tous nous retrouver, pour se raconter nos traversées- très musclée pour certains, et les dernières semaines que tous ont passé aux Tonga pendant que nous étions au Fiji.
    Les  enfants sont ravis de retrouver leurs copains, de jouer ensemble à terre, de se faire gentiment sermonner par Saint-Nicolas, et de déguster leurs bonbons, noix et clémentines…

    Après 3 jours d’escale à se reposer (3 nuits bien calmes amarrés par 4 grosses aussières, c’est boooon), faire les lessives, et s’organiser, il nous tarde d’aller explorer la très célèbre « Bay of Islands » toute proche : sorte de mix entre la rade de Brest pour son relief et ses plages, le golfe du Morbihan pour ses nombreuses petites îles, et les abers pour l’ambiance campagnarde et maritime à la fois.

    Première destinations : Russel!

    Ce pimpant village de 1000-et-quelque habitants est fier d’être anciennement fondé en 1800, repaire des baleiniers venant se ravitailler entre 2 pêches. C’était surtout un lieu de débauche connu sous le nom de « Hell-hole » (trou de l’enfer) : un vrai repaire de malfrats et de baleiniers, se retrouvant au Marlborough, premier pub sous licence de tout le pays, tenu originellement par un ancien tôlard!

    Aujourd’hui c’est une destination chic pour les vacances, et un lieu de ravitaillement pour les bateaux venus visiter la Bay of Islands. De très jolies petites maisons anciennes jalonnent le village.

    Nous partons faire notre première ballade à terre en direction du site historique du « Signal Flagstaff »  : le premier mat de signal de Nouvelle Zélande, portant drapeau britannique, dressé 5 fois, et abattu 4 fois par les tribus Maoris, avant un définitif traité de paix en 1857.

    en haut de la colline, vue du Flagstaff
    Vue vers Russel
    Explications historique du Flagstaff

    Déjà, la végétation est fascinante : fougères arborescentes, plantes grasses, hisbiscus tropicaux : le climat est plutôt Méditerranéen. Mais nous retrouvons aussi les pissenlits, la bruyère….

    Les enfants découvrent aussi la faune locale : un Weka, petit oiseau de la famille du célèbre Kiwi néozélandais, peu farouche ma fois. Un phasme également, repéré par Victor, passe de bras en bras : fascinant! Et la mante religieuse! Là, ce sont de drôles de cocons…..des les nids d’araignées… Ici c’est le printemps, et la nature foisonne.

    Le soir, nous faisons l’expérience de notre premier coucher de soleil au mouillage : la lumière est superbe, le ciel s’embrase. Ce n’est que le premier d’une longue série.

    En quittant Russel, nous passons devant Waitangi, lieu du célèbre traité de paix entre les Maoris et la couronne britannique, et célébré tous les ans le 6 mai, devenu jour férié en Nouvelle-Zélande.

    La colonisation de ce petit bout de terre austral ne se fit pas sans mal, les populations Maori au départ accueillantes ont mené lavie dure aux colons, et la cohabitation ne fut pas toujours facile. Bye-Bye Russel.

    Motuarohia : Roberton Island/ Assassination Cove

    Nous quittons Russel le matin et naviguons de concert avec Excallibur, trop contents de retrouver nos amis après leur avoir dit au-revoir il y a 2 mois à Bora-Bora.

    Les enfants s’entendent particulièrement bien, formant 3 binomes, ce qui nous change de nos trios : Anna presque 4 ans, et Eleonore presque 5 ans, Paul et Arthur, tous les deux 7 ans, Victor 13 ans et Charles bientôt 12 ans.

    Nous partageons aussi le même rythme : 2 à 3 heures d’école quotidienne, de préférence pendant la nav du matin, profitant de ce « temps masqué « du changement de mouillage. L’après-midi, nous nous retrouvons pour des balades à terre, jeux sur la plage, et parfois un pic-nic ou un apéro.

    Notre premier mouillage sauvage est l’île de Motuarohia,

    Elle est plus connue sous le nom de Roberton Island, car Cook y a mis le pied à terre lors de sa première circumnavigation autour de la Nouvelle-Zélande.

    la plage de Roberton Island

    Je recommande pour cela l’agréable lecture du récit trop méconnu de Jules Vernes  « Les  3 voyages du Capitaine Cook » aux Editions Magellan et Cie, qui relate les 3 circumnavigations du célèbre découvreur. Nous sommes accueillis dans la baie par de grands dauphins gris : coup de chance, j’étais sur mon SUP entre la plage et Moby, et me dirige vers le petit groupe, ils jouent, virevoltent, moments magique. C’est presque flippant de cotoyer de si près de telles masses.

    Les enfants sont à la plage, ils courent les approcher.

    Quel spectacle ils nous offrent!

    Nous montons au sommet, la vue y est magnifique.

    C’est l’occasion de faire une photo de famille :

    Nous rentrons à bord de Moby en paddle, embarcation plus pratique que le dinghy quand il y a du marnage comme ici dans le Nord de la Nouvelle-Zélande.

    retour à bord de Moby en Sup

    Loïc prend qu’un seul enfant sur sa 14′ de 25″ de large seulement…. elle est rapide, mais assez instable. C’est donc moi qui embarque Arthur et Anna sur ma 12,6 le compromis idéal de performance et de capacité de chargement.

    Le soir, toujours en compagnie d’Excallibur, un Garcia 50,  nous partons vers Assassination Cove, la baie où Marion-Dufresne fut assassiné par les Maoris.

    Pratique quand on navigue à 2 bateaux, on peut se prendre en photo!

    C’est très bucolique, les oiseaux approchent Moby de très près.

    Le soir, Loïc et moi allons à terre en padlle chercher la stèle commémorative de l’évènement, sans succès. Nous serions-nous trompé de baie?

    Moturua/Waewaetorea Island

    Cap vers un autre ilot emblématique de la Bay of Ilsands : Moturua. La nav’ est belle entre les îlots.

    ces roches ont un faux air des Tas de Pois, non?

    Et les maisons sont assez extraordinaires.

    Après la traditionnelle matinée de petite nav/école à bord, nous partons nous balader l’après-midi à terre. La végétation de lande est très sauvage, nous découvrons une autre plage .

    Les enfants y font des découvertes naturalistes.

    Nous sommes tous facsiné par les arbres qui bordent le littoral, leurs racines tortueuses épousent la forme des falaises : le Pohutukawa est emblématique de la Nouvelle-Zélande. Il se couvre de fleurs rouges à Noël, en pompons bien brillants, ca va être magnifique!

    Le retour vers le mouillage est tout aussi beau.

    Le soir, nous allons vers un mouillage plus calme pour la nuit

     

    Nous arrivons en fin de journée à Waewaetorea Island, un mouillage très calme.

     

    Après dîner, les enfants mis au lit, nous partons faire un tour en SUP.

    Le coucher de soleil est encore une fois magnifique.

    Cavalli Islands

    Nous appareillons le matin vers « Cavalli Islands », petit archipel à mi-chemin entre Bay of islands et Wangaroa, notre destination.

    Encore une fois, nous sommes sous le charme de cette plage,

    et de la ballade qui nous mène sur les hauteurs de l’îlot.

    Du haut de la balade, la vue panoramique sur l’archipel est sublime

    Et pourquoi pas une photo de groupe, pour changer?!

    Comme nous sommes rentrés tôt, nous improvisons rapidement un apéro dinatoire sur la plage :Les produits locaux y ont la part belle : moules marinées, vieux cheddar, fromage fumé, fruits confits….et les légumes locaux : tomates cerises, dés d’avocats, rondelles de carottes….

    et n’oublions pas le champagne local! l’Akarua brut, en, provenance du central Otago, dans l’île du Sud est vraiment très bon, sec, des bulles fraiches, pas dans la finesse, mais efficace!Les enfants s’arrangent une cabane sous les arbres pour leur picnic.

    Le soleil se couche, il est temps de rentrer

    Le lendemain, nous atteignons notre but : Whangaroa, une petite rade située au nord d’Opua.

    l’entrée dans Wangaroa, presque masquée….

    Nous faisons un rapide et basic avitaillement à Whangaroa Harbour, cherchons en vain à acheter des huitres-il y a pourtant 4 ostréiculteurs dans la zone…. Nous finissons pas demander à la tenancière de la petite boutique où en trouver : sur les rochers pardi! Evidemment…..

    Loïc part donc explorer les rochers de St-Peter à marée basse, et revient avec quelques huitres sauvages… bien laiteuses, car nous sommes en plein été, et très fortes en goût. 3 chacun et nous sommes rassasiés!
    Nous n’avons en effet plus l’habitude d’huitres si fortes en goût, nous les mangeurs d’huitres affinées. Nous découvrons qu’en Nouvelle Zélande, c’est difficile d’acheter les fruits de mers et les poissons, chacun doit se charger de les pêcher!

    La nuit tombe, le soleil embrase de nouveau le ciel, chaque soir est un festival de dégradés.

    Après avoir dormi à St-Peter, nous nous réveillons sous la brume, 

    et prenons notre petit dèj la regardant se lever, heureusement très vite.

    Nous retournons près de l’entrée de la rade, vers Rere bay, au fond de laquelle on peut remonter une rivière en dinghy : un super but de promenade après le déjeuner : nous emmenons des biscuits et notre thermos de café! Loïc part en annexe avec les enfants, et moi en SUP.

    Dernière soirée à Whangaroa, 

    Demain nous quitterons la région et mettrons cap au sud, en direction d’Auckland où nous voulons être pour les fêtes de fin d’année, en faisant quelques escales en chemin bien sûr. A très vite!

  • Fiji : supporters de l’équipe de France de SUP!

    Fiji : supporters de l’équipe de France de SUP!

    En arrivant au Fidji il y a un mois, nous avons appris qu’aurait lieu mi-novembre sur le spot de Cloudbreack le championnat du monde de Stand Up Paddle (SUP). Et qu’en plus, y participerait Benoit Carpentier, l’un des meilleurs SUPsurfers francais, que nous connaissons bien puisqu’il vient du même petit village finistérien que nous!img_3959

    Ses parents nous ont mis en relation, et nous nous sommes donné RDV du côté de Cloudbreak, à quelques NM de Malolo et de la marina de Denarau pour la fin de notre séjour Fidjien.

    img_7836
    Sur Moby, nous jouons les supporters

    Les championnats du monde comprennent 3 disciplines :

    • le Sup surf qui a lieu sur le mythique spot de surf de Cloudbreak,
    • les courses de Stand Up Paddle : longue distance, technique et run.
    • le prone surfing, discipline encore plus confidentielle qui se pratique à genou ou allongé sur une planche.

    Mercredi 16 novembre : Tech races à Cloudbreak

    Nous avons raté le premier jour de compétition, qui se déroulait le dimanche 13 novembre à Cloudbreak pour les SUP surf,  mais sommes bien là le jour où se courent les « technical races », hommes, et femme en SUP et en prone : 3km autour de 4 bouées.img_3581

    Nous mouillons Moby dans la passe, par 10m de fond, et sommes au premières loges pour les départs!img_7814

    Les filles s’alignent pour le départ des demi-finales.img_8762

    Le française Olivia Piana arrive en tête, elle confirme sa place parmi les meilleures mondiales puisqu’elle gagne la médaille d’argent! La deuxième demi-finale part, puis c’est au tour des hommes.

    Pas de spectateurs, seuls les bateaux des équipes sont sur place, avec un bateau-orga, l’un des Ferry qui d’habitude desservent les îles de Mamanuca, et une barge chargée de transporter les planches des coureurs.img_0626

    On aperçoit derrière le reef, dans le lagon, la tour de juges, la même que celle qui est utilisée lors du Chamionnat du monde de surf en juillet.img_9153

    Puis c’est le départ des hommes : nos deux meilleurs atouts sont Titouan Puyo et le jeune Arthur Arutkin, qui gagnent respectivement la 4ème et troisième place : bravo!!

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    En fin de journée, nous quittons la passe, et rejoignons Musket Cove pour la nuit, où aura lieu le lendemain la course de longue distance.

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    la plage de Musket Cove où aura lieu l’arrivée des courses de longue distance

    Jeudi 17 novembre : Longue distance homme : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove

    Nous sommes donc sur place à Musket Cove pour voir l’arrivée de la longue distance hommes :

    Un magnifique Doublé Francais! Titouan arrive second, suivi de Arthur 3ème ex-aequo avec le Tahitien- qui court pour Tahiti, et non pas pour la France, bizarrerie des tableaux outremer….

    Nous sommes là en famille pour soutenir toute l’équipe, en particulier Benoit Carpentier, notre plougonvelinois! IL est de repos aujourdhui, mais est présent pour soutenir ses coéquipiers de l’équipe de France;img_3131

    La course fut rude, la chaleur accablante, pas un souffle d’air et un très fort courant sortant de la passe à Cloudbreak a cueilli les coureur dès le départ.

    Mon frère Thomas et son amie Sonia

    à l'arrivée!
    à l’arrivée!

    Anna,  super fière d’arborer le drapeau français! petite discussion avec Benoit  : « _Plus tard, tu préfères être une princesse ou une surfeuse? »

    Anna : « _Surfeuse exploratrice! »img_1690

    Vendredi 18 novembre : longue distance femmes : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove. 

    Le vendredi, c’est toujours la pétole et la forte chaleur qui règnent. Heureusement , le départ a été donné plus tôt ce matin, il y a moins de courant sortant à Cloudbreak : les filles vont souffrir (un peu) moins que les hommes hier.

    Nous sommes bien sûr toujours là à l’arrivée, avec notre pagaïe-draêau français, espérant trouver la française Olivia dans les 3 premières!img_3800

    Ce n’est pas aussi serré que la veille hier pour les hommes : Olivia arrive seconde sous les « Bravos » des 4 supporters francais … Nous quoi!

    Queques minutes plus tard, c’est l’arrivée des prones filles : les 2 premières bataillent jusqu’au finish, nous offrant un sprint époustouflant, et nous arrachant des hurlements d’encouragement.

    Nous apercevons Jean-Luc, le président de la Fédérantion Francaise de Surf, rencontré hier sur la plage.img_3827 Il est venu encourager Flora, qui arrive au coude à coude derrière la 3ème, et nous offre un finish de toute beauté, emportant à l’arrache au prix d’un sprint mémorable sa médaille de Bronze!!img_3830 img_3839

    Elle mettra d’ailleurs un peu de temps à s’en remettre, et restera sous oxygène une bonne demi-heure.

    Un peu plus tard, tous les coureurs et coureuses sont sur l’eau pour accueillir la dernière concurrente : l’indienne qui termine sous les encouragement et les hourras de la foule!

    Je suis particulièrement admiratives de femmes de ces pays, l’Inde, Fiji, qui pratiquent ce quisont chez elles des sport d’homme : ce sont des tempérament comme elles qui font changer l’image de la femme et du sport, monrtant aux plus jeune que oui, c’est possible.

    Nous restons une bonne heure sur la plage à discuter et regarder le spectacle.

    Nous embarquons à bord mon frère Thomas, qui est resté au Fiji quelques jours de plus pour assister à la compétition.

    Nous quittons Musket Cove dans l’après-midi pour aller mouiller MOBY sous le reef de Cloudbreak, histoire d’être au plus tôt le lendemain matin sur le site pour voir la compète de SUP dans les vagues!img_3907

    Samedi 19 novembre : dernier jour des SUP Surfer

    Les conditions sont difficiles à Cloudbreak ce matin. Le vent souffle à 20 noeuds, les vagues sont de belle taille heureusement : le spectacle va être grandiose. D’autant que le vent et le houle sont prévus de forcir tout au long de la journée.img_0148

    La compétition commence avec les filles.img_9046

    La francaise Caroline Angibaud prend ses marques Cloudbreak (top blanc) . La remontée est difficile, contre le vent. Les surfers sont autorisés à être remorqués jusqu’en dessous de la vague à hauteur de la première bouée jaune.

    Caroline nous montre un très beau surf et se qualifie pour la finale.

    Chez les hommes, le spectacle commence avec les éliminatoires.img_9084

    Le premier français que l’on voit surfer est Jeremy Massière (top jaune), qui se qualifie.

    La compétition bat son plein, les runs se succèdent :

     

    Puis c’est au tour de Benoit Carpentier (top rouge)

    Le bateau de l’équipe de France st à l’ancre à quelques encablures devant Moby.

    le bateau de l'équipe de France
    le bateau de l’équipe de France

    Les vagues grossissent à vue d’oeil.

    Benoit est de retour sur la scène. (top jaune)

    Il rentre au bateau-comité, sélectionné pour le heat suivant.

    La difficulté des éliminatoires est d’enchainer « heats » sur « heats » pour pouvoir se qualifier pour les finales

    Jerémie Massière est de nouveau là.  (top blanc) Il ne sera malheureusement pas qualifié pour les finales.

    Puis c‘est Benoit de retour (top blanc), qui ne se qualifie pas non plus, visiblement épuisé par ces rounds successifs.

    C’est enfin au tour de la finale filles! Caroline Angibeaud, en top noir et planche rose.

    La remontée contre le vent est épuisante : pas loin de 25 noeuds soufflent à présent.

    Caroline retrourne chercher sa planche, intacte…. L’équipe de France aura en tout cassé 4 planches lors de cette compétition.

    C’est fini pour l’équipe de France, qui repartira tout de même avec la médaille de Cuivre pour Caroline!

    img_0456

    Mais le spectacle continue avec les finales hommes :

    Les runs se succèdent jusqu’à la toute dernière finale , haute en suspense, puis Georgio Gomez (top jaune)le frère d’Izzi, médaille d’or) surgit à la toute dernière minute pour prendre une dernière vague et rafler la seconde place, après avir galéré sur le reef pendant au moins 5mn…C’est Zane Shweitzer (top blanc) qui remporte la médaille d’or avec panache!

    Nous quittons Cloudbreak es images pleins les yeux de magnifique surf, et  rentrons à la marina de Denarau, suivis par le bateau-comité.

    Dimanche 20 novembre : Courses de relai à Denarau et remise des prix

    à 9h , c’est la mise en place des bouées.. juste devant MOBY!img_3926

    Moby sera donc aux premières loges pour assister aux courses de relai et sprints.

    à 10h, nous apercevons les entraineurs venus assister au briefing et les convions ainsi que toute l’équipe de France à venir s’installer sur Moby le temps de la compétition.img_0772
    La vue que nous avons depuis le roof est imprenable sur la ligne de départ et la voile d’ombrage donne aux coureurs un abri appréciable entre 2 évènements.
    img_0776

    L’équipe est en force, avec un ou deux représentant de chaque spécialité :

    SUP hommes : Titouan Puyo et Arthur Arutkin

    SUP femme : Olivia Piana

    SUP Surf homme : Benoit Carpentier et Jeremy Massière

    SUP Surf femme : Caroline Angibaud

    Prone homme : Julien Lalanne et Jeremy Camgrand

    Prone femme : Flora Manciet

    Pus le staff : 2 entraineurs,  un photographe , un Médecin et le président de la fédé francaise de surf

    Tout ce petit prend place à bord, on est très fiers d’accueillir l’équipe de France de SUP à bord de Mobyimg_1525

    Les hawaiens sont aussi en force et ont loué pour l’occasion un trimaran :

    img_0795

    les sudafricains aussi.

    img_3927

    Les coureurs prennent leurs marques, et les spectateur aussi!

    Les courses commencent par le relai  : départ des prone homme, img_0801

    relayés par les SUP femme : Olivia (top orange)  a bien comblé le retard, mais n’a pas pu remonter les  4 premières concurrentesimg_0811

    puis en SUP homme, Arthur se donne à fond, encouragé par Titouan

    et relayé par les prone fille , où Flora se donne à fond!

    img_3945

     

    Pour nous ramener une quatrième place!!!!

    img_0825

    Debrief avec les entraîneurs et le médecin de l’équipe. img_0831

    Au final, la France récolte des médailles dans toutes les disciplines!

    Entre temps, sur MOBY :

    Les hawaïnes savourent leur victoire en relai :

    Notre moisson de médailles :

    médaile de cuivre en SUP sprint homme avec Arthurimg_3984

    médaille de bronze en prone longue distance femme avec Floraimg_3988

    médaille d’argent en SUP tactical race femme avec Oliviaimg_3993

    médaille de bronze et de cuivre en SUP tactical race homme avec Titouan et Arthurimg_3998

    médaille de bronze en SUP suf femme avec Carolineimg_4008

    médaille d’argent en SUP longue distance femme avec Oliviaimg_4016

    Médaille de bronze et de cuivre en SUP ongue distance homme avec Titouan et Arthurimg_4022

    Médaille d’argent en équipe : la France est vice-chamoinne du monde au Fidji!img_4027

    Bravo à notre équipe de France!img_4040 img_4030

  • Fiji : navigation dans les Yasawa et Mamanuca!

    Fiji : navigation dans les Yasawa et Mamanuca!

    Après une semaine à l’hôtel, quel plaisir de retrouver MOBY , notre « home sweet home ».

    Les enfants retrouvent leurs affaires, Loïc et moi avons 24h pour le réarmer, nous préparer à 3 semaines de croisières dans les Yasawa et Mamanuca et rejoindre à Musket Cove mes parents, mon frère et son amie, venus nous rejoindre pour 3 semaines de vacances! Je passe l’après-midi à courir les magasins : laverie,  boucherie, supermarché, marché aux légumes…

    img_2978qui me rappelle un peu ceux de l’île Maurice, avec les pyramides de tomates et les légumes improbables…

    feuilles de fougères

    comme les ribambelles de légumes racine : Dalo (taro), patates douces, Cassave (Manioc) … ou les légumes-feuilles comme la fougère ou les feuilles de dalo.

    Notre première escale, c’est Musket Cove, que nous avons déjà visité il y a une semaine.

    Tom et Sonia essaient les planches proposées en location sur la plage : c’est du matos d’époque!

    img_5442Le soir, nous dînons d’un BBQ sur l’ilot-bar. La formule est sympa  : chacun apporte sa nourriture, mais consomme ses boissons au bar. En contrepartie, nous avons l’usage de BBQ ultra-modernes, et de tables abritées sous un auvent.

    Le lendemain, direction Sandy Cay (Nukuimana Reef) . Chouette il n’y a personne, le banc de sable est à nous!!

    img_8223…. pendant une heure .

    Un paquebot de croisière approche…. nous ne sommes plus tout seuls, l’ilot apparait moins désert tout a coup…. img_8228

    Il nous tarde de quitter ces lieux touristiques et d’aller découvrir les plages et mouillages plus isolés. Nous longeons de pittoresques ilots, comme Honeymon Island ou Modriki, où fut tourné « Castaway » (Seul au monde », en Francais),  avec Tom hanks, sorte de  Robinsonnade Moderne, que je recommande , à voir en famille.

    Honeymoon Island
    Honeymoon Island

    Nous allons donc désormais naviguer de concert avec Unique, un catamaran que mes parents ont loué pour 2 semaines, avec mon frère et Sonia.

    C’est très compliqué de trouver un bateau à louer au Fiji. Tous les grands loueurs comme Sunsail ou Moorings ont quitté le pays il y a quelques années suite à un différents avec les autorités locales, qui obligeaient à employer une majorité de fidjiens sur les voiliers loués. Les loueurs ont préféré quitter la zone. Si on ajoute à cela une navigation très délicate dans un archipel constellé de récifs mal cartographié, on comprend qu’aucun « bareboat » ne soit disponible. Par ailleurs, les autorités ont rendu très difficile l’obtention de licences de charters pour les bateaux de moins de 25M. Beaucoup moins de difficultés avec les méga-yachts qui obtiennent leur licence en quelques semaines… moyennant de lourdes taxes.  Seuls quelques courageux ont bravé les lourdeurs administratives et obtenu en un ou 2 ans leur sésame leur permettant d’exploiter un bateau en charter avec équipage. Les autres ont rendu les armes, ou font du charter « sauvage » en espérant ne pas se faire prendre…

    Samedi 28 octobre : à bord de Moby, nous entamons les préparatifs d’Halloween!

    Notre première beau mouillage, c’est Navadra, au nord des Mamanuca.

    img_8241

    Mais le second est encore plus beau : Sur Waya, la baie de Nalauwaki.

    L’Octopus Resort est très sympa, les clients dînent pied nuds dans le sable, et les cocktails du barman au top! Victor s’éclate en skim, Anna s’est fait des copines – 3 petites francaises de passage entre la Polynésie et la Micronésie.

    Comme le veut la coutume, nous allons offrir le Kava au chef de village. Cette fois-ci le village est de l’autre côté de la colline, à peine 10mn de marche et nous voici!

    Cette racine de poivrier est utilisée quotidiennement aux Fiji pour fabriquer un breuvage aux vertus relaxantes, bue en communauté tous les soirs. C’est aussi l’occasion de se retrouver, de rire, de se lancer des vannes, de draguer….img_1434

    Il est de tradition lorsqu’un voilier arrive dans une baie/un village, d’aller à terre offrir le kava, ou tout au moins d’aller se présenter, saluer le chef du village ou son représentant.

    Si cette coutume peut patraitre fastidieuse, surtout quand on change de mouillage tous les jours ;-), elle est tout de même plutôt saine et empeinte de respect mutuelle. En pratique, il n’y a pas d’obligation, mais venir se présenter, dire qui on est, d’où on vient, ou on va… est bien vu, et ne représente rien moins que de la simple politesse.

    Le petit-fils du chef du village nous fait visiter les lieux. Le village est très photogénique, niché au pied d’un piton rocheux

    Le lendemain, nous avons une grosse journée de nav’ vers Viwa, petit atoll isolé à l’ouest de l’archipel. Peu de voiliers y vont, du fait de son isolement et de sa passe étroite. Ce fut une de nos escales préférées!img_8294

    Tom et Sonia nous rejoignent pour la journée de nav’ sur Moby.

    Effectivement l’arrivée dans la passe est impressionnante avec cette épave en plein milieu qui nous oblige à amorcer un virage serré!

    Puis à peine sommes-nous mouillés qu’un hydravion atterrit juste à côté de nous et fait son demi-tour tranquille devant MOBY! On a l’impression d’être mouillé sur la piste d’atterrissage…

    Tranquille, le pilote débarque son passager devant Moby, puis redécolle entre les deux bateaux.

    Le lendemain, il revient, ce qui nous vaudra après réparation aux traditionnels essais moteurs, et décollage/atterrissage pour le plaisir des yeux… et des oreilles!

    A la plage enfin, les enfants du village tentent une timide approche… je leur jette un ballon de rugby….2mn après, nous voilà Arthur, moi et Papily à jouer au Rugby dans l’eau avec 40 enfants Fidjiens, la nation détentrice de la dernière médaille d’or au JO! (en Rugby à 7)

    Le snorkeling du jour se fait sur l’épave bien sûr!

    Plus loins sur la côte un resort très paisible où nous allons dîner un soir, au son d’un fantastique groupe de guitaristes.

    Le paysage est superbe. Quand à la pêche elles est miraculeuse, aussi bien du bateau que sur le récif, où Julian emmène tour à tour les garcons. Victor sortira sa carangue lui-mêe, et Arthur assistera à la pêche d’une Carangue Ignobilis de belle taille!!

    Prochaine destination : Drawaka, une petite ile au sud de Naviti .Nous mouillons dans un chenal entre 2 îles, le courant y est fort, et le snorkeling très joli.

    Petit à petit, Mamily prend confiance et nous rejoint sur tous nos snorkeling.

    Le soir, nous faisons de grandes promenades sur la plage, immense, les lumières sont magnifiques, et les retrouvailles en famille nous font passer de très bons moments.

    Quelques milles plus au nord se trouve le mouillage de Blue Lagoon, ou fut tournée  en son temps le célèbre film ponyme avec Shirley Temple. Pas de chance, il pleut, à notre arrivée, nous ne verrons pas les beaux turquoises…

    Les garcons en profitent pour récolter de l’eau et faire le plein dans les réservoirs. Moby est en effet équipé de récupérateur d’eau sur son bimini, ce qui nous vaut de belles récoltes de la meilleure eau à boire qui soit.

    Papily se fait plaisir et achète à des pêcheurs une magnifique langouste : il en est friand, et elle commencent à se faire rares dans l’archipel.img_1163

    Nous quittons Blue Lagoon pour Yasawa Island, et ses grances plages de sable blanc.

    Namataya Bay : protégé de l’ilot Vama, c’est un mouillage magnifique, bordé de longues plages.

    Nous y passons 2 belles journées, rythmées par des séances de planche à voile, des snorkeling, du SUP dans les vagues et de balades sur la plage : le spot est désert et ne manque pas d’atouts!

    Séance de coiffeur pour Loïc, et pour Papily.img_3275Anna apprend avec Taï comment fabriquer des jouets avec des feuilles de cocotier :

    Et soyons fous : en fin de journée, apéro au champagne sur la plage!

    Nanuya Balavu : Nous mouilons de nouveau devant l’hôtel paradise Cove,

    img_8581mais passons la journée de l’autre côté de l’île, dans un mouillage enchanteur de Narara : nous mouillons pour la journée dans un trou turquoise : le snorkeling est superbe, et le surf très sympa.

    Nous disons adieu à l’équipage d’Unique : Julian, Tony et Taï, qui repartent à Denarau chercher d’autres clients . img_8547Mes parents Tom et Sonia embarquent demain sur un nouveu voilier : High Aspect, un monocoque de 18m.img_8582

    Blue Lagoon : de retour dans ce beau mouillage, nous partons en balade vers le village, derrière le Nanuya Resort, et découvrons un charmant salon de thé sur la plage. Le retour se fait par la mangrove.

    Pendant ce temps là, Papily et Mamily étaient à la plage avec les enfants.

    Puis c’est l’heure de l’apéro sur Moby!

    Après Blue Lagoon, direction Wayasewa, où Mamily est allée offrir le kava au chef de village : nous sommes conviés le soir même,  à boire le Kava avec la tribu, en l’honneur de la « pleine lune du siècle »  : après 4 bols de kava, nos lèvres sont comme anesthésiées, les langues se délient, les blagues fusent en l’anglais : nous faisons l’expérience de l’accueil si chaleureux et naturel des fijiens.

    Nous avions passé un magnifique après-midi à la plage. Le lever de lever de lune, dont nous n’en vîment rien, car caché par les nuages!

    Mais le coucher de soleil fut splendide, agrémenté d’un (furtif amis bien réél) rayon vert!

    Après avoir levé l’ancre, nous faisons route au moteur vers le récif extérieur, distant de 2NM et réputé pour les requins pointe blanche du récif, plus connus en Polynésie francaise sous le nom de Tapete. Loïc reste à bord avec les enfants pendant j’emmène mon frère et son amie explorer le tombant : nous faisons plusieurs passage le long du récif avant de trouver le spot : un drop-off de 20m couvert de coraux, des poissons innombrables, des bancs de sardines, un peu de courant , tous les ingrédients sont là : c’est Sonia, pourtant novice en la matière qui aperçoit le premier requin, inimitable avec ses ailerons aux bouts d’un blanc bien brillant et son ventre clair. Il nage au fond, rapide, le petit-dèjeuner est sans doute fini pour lui…. Nous en apercevrons un second, tout aussi furtif : décicément, ils sont bien peu curieux de faire notre connaisance. Les Tapete des Tuamotus étaient bien plus amicaux avec les plongeurs, nous approchant à quelques mètres.

    Quelques milles avant l’arrivée, le vent tombe progressivement, nous affalons et mettons le moteur pour une petite demi-heure : l’occasion de mettre en marche le dessalinisateur et fabriquer notre eau quotidienne.  img_1447

    Arrivés à Sandy Pit, la chaleur est écrasante en ce début d’été austral, la mer est d’huile : tout le monde saute à l’eau pour se rafraîchir, et les enfants partent conquérir le banc de sable isolé. Je tente un snorkeling sur le récif frangeant, sans conviction tellement le lieu est touristique et fréquenté…

    Mais oh ravissement, j’aperçois des colonies de poissons clown! Je retourne à bord chercher de quoi immortaliser ces Némos qui se cachent en virevoltant dans leur anémone quand on les approche de trop près.

    Décidément, il ne se passe pas une journée sans une belle surprise, cadeau de la nature aux apprentis-explorateurs que nous sommes.

    16 heures, il est l’heure de continuer la route. Le vent n’est pas revenu, c’est donc au moteur que nous naviguons à travers les récifs mal cartographiés des Mamanuca vers le mouillage de Liku-Liku, au nord de l’ile de Malolo, distant de seulement 4 milles.

    Cette très jolie baie abrite un hôtel pour amoureux en voyage de noce :  luxe, calme et volupté assurés, au point que ni les enfants ni les yachties ne sont les bienvenus.img_1375

    C’est donc à bord de Moby que nous regardons le soleil se coucher en prenant l’apéro. Le ciel s’embrase, il y a quelques nuages sur l’horizon nous donc n’aurons pas de rayon vert ce soir, demain qui sait?

    C’est le dernier jour complet de Papily et Mamily au Fiji : nous décidons d’aller tester le fameux « cloud 9 », resto-flottant branché à quelques milles de la côté, ancré en plein milieu du récif.img_8921

    Il faut y aller plus pour l’ambiance que pour la gastronomie… car en fait , au grand désagréement de Papily, il n’y a pas de table, seulement  de grandes banquettes pour manger allongé à l’ombre, ou dans des transats en plein soleil, avec la musique à fond dnas les oreilles.

    L’ambiance y est excellente, pour quelques heures de dépaysement, c’est rigolo de voir cette ambiance « St-Trop’ « 

    Les enfants jouent des heures dans l’eau, Victor passe son temps à sauter de l’étage.

     

    Déjà, la journée se termine, par un dernier magnifique soleil couchant à Musket Cove.

    Pour la dernière matinée de mes parents, nous allons faire de belles photos de famille sur le banc de sable au large de Musket Cove.

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    Il nous faut dire au-revoir à notre famille, que nous ne reverrons que dans un an…. Mais nos coeurs sont remplis de merveilleux souvenir. Au revoir en Fijien se dit : MOTHE! (prononcer Mozé).

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  • Fiji : un tourisme éthique exemplaire

    Fiji : un tourisme éthique exemplaire

    Nous entamons notre séjour aux Fidji par une semaine de vacances à l’hôtel : une fois n’est pas coutume, nous allons jouer aux touristes et laisser Moby à la marina.

    img_2832C’est un moment de retrouvailles familiales, car mes parents nous rejoignent depuis l’autre bout du monde : quel bonheur pour eux de retrouver leurs petits enfants qu’ils n’ont pas vu depuis 6 mois!

    Je me réjouis d’avance de ces retrouvailles et aussi du confort de la vie à l’hôtel : pas de repas à préparer, pas d’école à faire pour la maitresse, ni de nav’ de nuit à assurer, mais de l’eau qui coule sans (trop) compter, des nuits complètes sans se réveiller pour cause de vent, de pluie, ou mer agitée etc… , du temps pour bouquiner, pour ne rien faire aussi et des petits dèj pantagruéliques….img_0801

    Côté petit dèj, j’ai une concurrente sérieuse…

    L’hôtel est situé sur Malolo Island, à une vingtaine de milles de la Marina de Denarau où nous avons laissé Moby pour la semaine.

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    Originalité des îles Fiji : les hôtels sont de taille humaine, une quarantaine de chambres pas plus, et les villages y ont un droit de regard. Les tribus fidjiennes sont en effet propriétaires de leurs terres, et aussi du lagon qui l’entoure, et gèrent donc directement et collectivement leur patrimoine, en donnant concession pour une durée déterminée à des groupes hôteliers Fijiens ou le plus souvent étrangers, à la manière de nos AOT françaises ou des « baux emphytéotiques » mauriciens. Une manière pour la population de garder le contrôle.

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    Autre particularité  ici comme partout ailleurs dans l’archipel des Mamanuca et des Yasawa, le staff est essentiellement constitué d’habitants du village. Un modèle économique exemplaire qui permet aux iliens de travailler et habiter dans leurs île, d’y élever leurs enfants et de vivre sur la terre de leurs ancêtres.img_2448

    L’ambiance est donc très familiale et chaleureuse puisque tout le monde se connait : on a l’impression de côtoyer une grande famille! Le mini-club propose comme activités d’apprendre les danses locales, à tresser des paniers de coco, mais aussi une visite de l’école du village, la découverte de la faune et de la flore locale etc…. Anna est fan, et pas du tout dérangée qu’on lui parle en Anglais ou en Fijien (personne en parle français ici!!). Elle reviendra enchantée de ses séances, et tressée à la rasta!!

    Ajoutons à cela un peuple fidjien éminemment chaleureux et accueillant (ils voleraient presque en cela la vedette aux mauriciens que nous connaissons bien ). Le terme « Bula »  (bonjour en Fidjien) résonne à nos oreilles des dizaines de fois par jour : il veut dire bonjour, mais aussi bienvenue, salut, comment vas-tu, content de te voir…etc

    Nous prenons le temps d’explorer les environs en palmes masque et tuba, ou en paddle.img_0933

    Une promenade d’une quinzaine de minute amène à une colline boisée, la seule partie de forêt endémique préservée de Malolo. Nous surplombons la baie : vue sur notre hôtel d’un côté..

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    et sur Liku-Liku de l’autre :

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    Liku-Liku Resort

    Le dimanche, on nous propose de nous rendre au village pour assister à la messe dans l’église méthodiste : une bonne occasion de découvrir le village et ses coutumes. La tradition ici est assez stricte en ce qui concerne la tenue vestimentaire : pas de chapeau ni de lunette de soleil au village (à la plage et au travail, c’est ok), et les femmes doivent avoir les épaules et les jambes couvertes : l’occasion pour moi de sortir mon sarong (jupe traditionnelle : sorte de tube en pareo, élastiquée et noué à la taille par une broche en bois. )img_0926

    Pas de route pour rejoindre le village, mais 15mn de bateau.img_2830

    Ici on se déplace sur les mers ou dans les airs… ou les deux, tels ces hydravions qui survolent l’archipel toute la journée, desservant les hôtels.

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    Nous ferons aussi le tour de l’île de Malolo en bateau : 3 villages, 2 hôtels, une grand complexe en construction et un immense resort marina-hôtel sur l’ilot voisin de Malolo Lailai : la Marina de Musket Cove accueille des villas en timeshare, et 3 hôtels, une piste d’atterrissage, … et un banc de sable où l’on peut se baigner… ou se marier!

    La semaine passe très vite, et il est temps pour nous de rejoindre Moby à la Marina de Denarau : on nous a placé sur le pontons des super-yachts. Moby a l’air tout petit a côté de ses voisin. La semaine dernière, nous avons eu la surprise de voir le soir au bout du ponton notre nouveau voisin…. un mega-yacht équipé d’un hélico sur le pont supérieur!

    Au-delà d’une marina ultra-moderne, et une zone de chantiers et de services nautiques Denarau, c’est à la fois un centre commercial, des restaurants, des tour opérateurs, un hub de ferry desservant les Yasawas et Mamanucas, et une presqu’ile accueillant pas loin de 7 grands hôtels et 10 quartiers de villas de luxes  :  les Fidjis sont aux Australiens et aux Néo-zélandais, ce que le Maghreb et les Canaries sont eux européens : une destination de vacances où il fait beau toute l’année, à quelques heures de vols, (presque) sans décalage horaire et où tout le monde parle Anglais.

    Quand on vient comme nous des îles Cook et de Wallis, c’est le choc des cultures!

    D’autant que la première marina où nous avons fait notre clearance d’entrée aux Fiji était bien plus modeste mais pour autant très sympa : Vuda Point. Elle accueille surtout des voiliers à l’année, qui restent pendant la saison cyclonique, et apprécient l’ambiance familiale de cette petite structure. A noter les « Cyclone pit » proposés pour « hiverner » son bateau pour plusieurs mois : sorte de trous creusés dans la terre, le bateau est posé sur des pneus, et sanglé à 4 à 6 blocs de bétons posés sur la terre.

    Mais ca n’est pas pour nous : après 36h d’escale ravitaillement/lessive, nous rejoignons les Mamanuca (prononcer « Mamaduca » en Fijien), où nous attendent mes parents, mon frère Thomas et son amie Sonia pour 3 semaines de croisière dans les îles!!! à suivre……

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  • Escale inattendue à Wallis

    Escale inattendue à Wallis

    Partis de Suwarrow depuis 48h, et en route pour les Fiji, nous apprenons par nos fichiers météo qu’une dépression tropicale est en formation entre les Fidji et les Vanuatu.

    La décision du captain est sage : nous allons nous arrêter quelques jours en chemin pour laisser passer ce mauvais temps. Ce ne sera pas Niuatoputapu aux Tonga, pourtant recommandée par mon oncle Jean-Alain, car elle se trouve sur une route un peu trop sud pour être vraiment protégés du mauvais temps. Cela aurait pu être Pago-Pago aux Samoa Américaines : escale tentante avec les supermarchés bien achalandés, ou les Samoa Occidentales, encore trop éloignées de notre destination. Finalement, nous continuons notre route Nord et gardons le cap à l’ouest, pour rallier Wallis!

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    passage devant les Samoa Occidentales

    Petit territoire français d’Outremer, Wallis et Futuna sont à abri des routes de passages des tourdumondistes : une quarantaine de voiliers par an y font escale : nous serons le 38ème! La plupart de ceux qui rallient la Nouvelle -Zélande en octobre/novembre pour quitter la zone cyclonique du pacifique sud, optent pour les îles Cook, puis les Tonga.

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    Cela nous fait tout drôle d’entrer dans ce lagon -qui ressemble pourtant à bien d’autres lagons polynésiens- sans y voir un seul voilier! Pas non plus une seule barque de pêcheur à l’horizon, pas une pirogue ni même un va’a, ces remarquables pirogues de sport à balancier : il faut dire que c’est dimanche, tout le monde doit être à la messe…

    Nous saluons de loin quelques personnes venu passer le dimanche au motu de la passe,

    img_8103et rejoignons Mata-Utu, le village principal où nous irons faire notre clearance le lendemain au près de la gendarmerie.

    Il ne fait pas très beau à Wallis pendant notre séjour, nous essuyons grains sur grains, puis de la pétole sur une chaleur torride : nous avons bien fait de nous y abriter quelques jours, être en mer ne doit pas être agréable.

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    Le marnage est important, et à marée basse, des pêcheurs à pieds apparaissent

     

    Nous profitons de cette escale inattendue pour récupérer notre retard à l’école : Victor a dû travailler double dose et reprendre tous ses cours : le travail qu’il a en effet effectué au CNED pendant les 3 première semaines de septembre n’a pas pu être pris en compte, car  les cours de 4ème que nous avons téléchargé fin août sur le site du CNED étaient ceux de l’année 2015-2016 au lieu de ceux de l’anne 2016-2017, et les premières évaluations de Victor n’ont pu être corrigées par les profs, désolés de ce mauvais aiguillage, mais impuissants.  Comment une telle erreur a pu être possible sur le site du CNED, nous n’avons toujours pas eu de réponse de leur part et restons perplexe- nous ne sommes pourtant pas les seuls, nos amis du bateau Excallibur sont dans le même cas.img_2680

    J’en profite pour rédiger un petit aparté «CNED », à destination des futurs parents français qui s’apprêtent à utiliser le CNED pour leurs enfants : les cours du college sont d’une qualité exceptionnelle, à la fois très bien organisés, joliment présentés, clairs, avec de très nombreuses illustrations, et un niveau d’exigence très élevé.… qui demande une forte implication des parents, surtout dans les matières scientifiques. Et pourtant nous avons la chance d’avoir un élève très bien préparé au collège, autonome et qui pige vite. Mais cela ne suffit pas : Loïc s’est donc beaucoup investi depuis la rentrée, en Sciences Physiques et Maths, où l’on aborde des bases importantes : fractions, puissances, calcul de surfaces,  etc…. Les 2-3 heures de travail quotidien se sont donc transformées en 4-5 heures, histoire de pouvoir mettre Victor en vraies vacances aux Fijis quand nous aurons la visite des grands-parents.

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    cours de maths sur le trampoline

    J’ai la chance d’avoir un mari pédagogue et investi dans l’éducation des enfants, ce qui est loin d’être le cas des bateaux que nous rencontrons, dont les mamans assurent seules la scolarité des enfants, et je leur tire mon chapeau!

    Les journées se passent donc le matin à travailler, l’après-midi à se relaxer, à terre, à bord de Moby ou au Motu.

    Dès le lundi, nous descendons à terre, pour quelques petites courses.

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    La superette locale est une belle découverte, probablement la mieux tenue de toute la Polynésie Française. Nous restons ébahis devant le rayons surgelés, impeccablement présenté, et achalandé… en produits bretons!

    L’attroupement que nous formons et nos yeux gourmands ne passent pas inaperçu (il faut dire que nous sommes quasi les seuls clients, et surtout les seuls en tenue de touristes : shorts et casquettes….) : le directeur vient nous saluer gentiment. Après quelques minutes de palabres nous apprenons qu’il sait qui nous sommes, son ami qui s’occupe de la « radio » l’avait prévenu qu’un catamaran arrivait dans l’île. Il faut dire que Moby ne pas pas inaperçu, seul bateau au mouillage…

    A Wallis, tout se sait, c’est un pays de la taille d’un village!img_8126

    Avec 1 roi (Wallisien), et un préfet (français), l’île se partage entre des traditions restées vivaces, une très forte influence des églises (les écoles primaires sont toutes tenues par des religieux) et une jeunesse qui grandit en lorgnant des yeux la vie à l’occidentale : il en résulte une émigration importante, et un dépeuplement inexorable. (il y a plus de Wallisiens émigrés que de Walllisiens résidents à Wallis. ). La nouvelle -Calédonie est le choix premier, avec qui Wallis entretien de très forts liens économiques et logistiques  : c’est par là que transitent les fameuses Saucisses Jean Floch’!!

    Peu d’avenir donc pour cette île qui se vide de sa jeunesse active et pensante : rares sont ceux qui rentrent au pays après leurs études, l’îles offrant de maigres perspectives en terme d’emploi. Petite curiosité :  il n’y a peu ou pas de tourisme à Wallis.img_8143

    Cela est tout à fait curieux car le lagon est superbe, la population accueillante et les motus qui le bordent tout aussi beaux que bien d’autres en Polynésie. Nous nous régalons l’après-midi, en levant l’ancre du village pour aller la poser au bord d’un motu : eaux cristallines, et jolies plages, c’est la récompense des enfants après les heures d’école du matin.

    La seule visite que nous ferons est à la cathédrale, qui se dresse majestueusement devant le port, à quelques encablures de Moby.

    Il faut dire que la chaleur accablante n’est pas très propices aux balades : on sent que l’été arrive, l’eau est à 30°, et l’air encore plus chaud.

    Anna m’accompagne à la Poste pour y déposer nos cartes postale de Suwarrow, et prendre en photo sa « Clémentine Aplatie », petite mascotte de sa classe de Moyenne section de Plougonvelin que nous faisons voyager. img_2764

    Nous quittons Wallis après 4 jours d’escale fort paisible sans avoir pris temps d’explorer l’île ni de faire beaucoup de rencontres : c’est aussi cela la vie de bateau!

    Il s’avère en plus que nous avions eu raison de repousser notre arrivée aux Fidji, qui ont reçu le passage d’une onde tropicale pendant le week-end, avec 2 jours de mauvais temps, des vents de 40 noeuds, 50 en rafale dans la marina de Vuda Point qui était notre point d’atterrissage prévu! Sans regrets donc.

    Plus que 3 jours de navigation, cap au sud et nous serons aux Fidji.

  • Suwarrow : l’île de Tom Neale, naufragé volontaire

    Suwarrow : l’île de Tom Neale, naufragé volontaire

    Suwarrow (ou Suvarov en français), nous a longtemps fait rêvé : c’est le petit ilot perdu choisi par Tom Neale pour y vivre heureux en naufragé volontaire, tel un Robinson moderne, pendant la dernière partie de sa vie. DCIM100MEDIADJI_0056.JPG

    C’est un privilège pour nous que de pouvoir toucher du doigt ce mythe de l’homme fuyant la civilisation pour y vivre seul, heureux, méditatif et proche de la nature.

    stèle hommage à Tom O'Neal

    L’atoll appartient aux îles Cook, petit état indépendant mais proche politiquement et géographiquement de la Nouvelle-Zélande et doté d’une quinzaine d’îlot habités : coralliens au nord, iles hautes au sud.

    le Motu Anchorage
    le Motu Anchorage

    Suwarrow a un statut particulier : elle est inhabitée, et est devenue une réserve naturelle faisant partie du Parc National des iles Cook.

    img_2314A ce titres, 2 rangers l’habitent 6 mois de l’année et accueillent (et surveillent) les navires de passages venus explorer ce petit bout de paradis préservé.

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    les rangers montent à bord des bateaux pour les formalités

    Elle bien sûr aussi très connue des navigateurs, que Tom Neale accueillait bien volontiers à Suwarrow. Solitaire, mais pas si sauvage! A lire absolument : le récit de son séjour à Suwarrow « Robinson des mers du Sud » .

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    après les formalités d’usage, nous pouvons débarquer.

    A ce titre, Harry et son fils Pi, les 2 rangers qui étaient à poste cette année de mai à octobre inclus n’ont pas une vie très différente de notre naufragé : aucun bateau ravitailleur ne vient les ravitailler pendant ces 6 mois : ils sont déposés en début de saison par un petit cargo avec leur stock de nourriture, puis rembarqués… 6 mois plus tard. Dans l’intervalle, ils auront reçu la visite de 50 à 100 voiliers en transit  (150 dans les meilleures années, 20 seulement l’année dernière à cause d’El Nino).

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    Nos amis australien du catamaran Tika (un Outremer 55) qui sont passés à Suwarrow il a un mois  nous ont prévenu : les gardiens sont un peu tatillons, mais sympas. Ils font tout simplement leur travail = formalités d’immigration, quarantaine pour  tous les produits frais à bord, respect de la réglementation du parc, mais ils sont aussi très accueillants, offrent une petite bibliothèque de livres à échanger, nous parlent des coins sympas de l’atoll à visiter, des animaux  et espèces protégées de l’atoll : ils sont de très agréable compagnie.

     

    les 2 bateaux du mouillage : Moby et Andiamo
    les 2 bateaux du mouillage : Moby et Andiamo

    Rien que par le mouillage, nous sommes enchantés : 3 ou 4 requins nous montrent leur nez à notre arrivée, et resteront en permanence autour du bateau.

    Dès que nous sautons à l’eau, nous vérifions d’ailleurs qu’il n’y a pas un requin en-dessous…. et nous interdisons aux petits d’aller nager tout seul, on ne sait jamais….

    La nuit, c’est pire, il y en a plus d’une dizaine à roder…

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    Les fonds sont cristallins,

    l’eau très chaude

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    les oiseaux omniprésents

    img_7917la lumière fascinante

    img_7804…et les couchers de soleil splendides.img_7945

    Dès notre arrivée, Harry et Pi, père et fils, nous proposent du troc : poisson contre vivre. Ils n’ont plus de sel (leur réserve a été souillée par un crabe de cocotiers qui a percé le sac) ni de riz. Nous les dépannons bien sûr, même si nos réserves sur Moby sont au plus bas, car nous arrivons bientôt en Nouvelle Zélande où toute notre nourriture sera confisquée pour cause de quarantaine.

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    Donc je leur donne mon dernier paquet de riz, ainsi que notre sel de table (il nous reste le gros sel, à mettre dans un moulin et quelques poignées de riz japonais).  En échange, nous aurons du poisson frais tous les jours!

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    Anchorage, lieu de Harry et Pi 6 mois de l’année

    Nous descendons à terre, et à peine l’annexe est-elle amarrée que nos amis les requins viennent nous dire bonjour :img_2307

    la petite plage est merveilleusement entretenue :

    Un petit chemin traverse le motu dit « Anchorage » en passant par l’abri des rangers :

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    La maison des Rangers :

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    des vertèbres de baleine servent de tabouret!

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    au nord, la petite plage où Tom Neale venait se baigner,

    img_2458et où à marée basse les requins nagent dans 50cm d’eau : nous reviendrons tous les après-midi avec les enfants regarder ce beau spectacle.

    Nous partons explorer la partie Est du motu, à la découverte de la faune et de la flore locale.

    Tristesse de découvrir une tortue mariné échouée et prisonnière de racines aériennes. Il est trop tard pour la sauver : les crabes de cocotier la dévorent déjà. img_2362

     

    Curiosité : les enfants découvrent cette drôle de pierre…. qui flotte! Ils décident de la rapporter aux rangers qui pourraient l’utiliser comme pierre ponce.

    Tristesse également de découvrir tous ces déchets abandonnés par la mer.

    Le lendemain, nous continuerons nos découvertes naturalistes par la visite de la partie Ouest du motu, bordée d’un platier plein de vie.

    Finalement, nous croisons de nombreux crabes de cocotiers, pas si farouches quand ils sont protégés comme ici.

    Plus on avance, plus le platier devient sauvage et aride

    Harry et Pi nous parlent d’un superbe spot de raies mantas : elles passent à priori à leur « station de nettayage » vers 7h du matin. Une première fois, nous laissons les enfants à bord prendre leur petit déjeuner et filons : la rencontre est magique, 4 raies mantas sont au rdv : elles viennent en effet se faire nettoyer la mâchoire et les mandibules par de petits poissons , qui rentrent jusque dans leur bouche pour enlever les restes de nourritures.

    Loïc attend une manta au fond, la rencontre est très belle.

    A mon tour d’en croiser une première, puis de me retrouver au milieu du ballet…

    Le lendemain, nous y retournons avec les enfants, qui ont très hâte de nager de nouveau avec ces majestueux animaux inoffensifs.  Nous avons en effet croisé souvent les mantas, aux Marquises et aux îles sous le Vent, mais jamais dans un tel environnement, d’eau cristalline et de coraux préservés.

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    DCIM100GOPRONous aurons aussi l’occasion de faire de beaux snorkelings dans une eau très chaude : un matin, nous resterons près d’une heure et demie dans une l’eau à plus de 30°! Nous rencontrons de gros animaux : raies pastenagues, requins pointes noires, gros mérous, carangues….

    Mais aussi de très jolis petits poissons de lagon, d’originales formations coralliennes :

    Il faut dire que les îles Cook enregistrent un pic historique de chaleur avec pas loin de 35° : notre nouvelle voile d’ombrage Odonata reçue à Bora-Bora prend tout son sens, et nous procure à la fois une belle zone d’ombre au vent sur le trampoline, et une excellente ventilation fraiche dans le carré.

    Mais les escales, ce sont aussi les rencontres, avec nos rangers bien sûr, que nous passons voir à terre tous les jours, pour papoter, échanger des livres, des films, troquer un peu de nourriture. Je leur dépose une baguette fraichement sortie du four de Moby : Pi me raconte que Harrry, son papa est un ancien boulanger à Mahinitiki, qui ensuite s’est lancé dans l’élevage de la Perle : il a  investi dans une ferme perlière il y a une vingtaine d’année, puis l’a revendue dernièrement :  suite au réchauffement climatique, l’élevage de perle est devenu plus difficile et moins rentable : l’eau est trop chaude, il faut donc élever les naissons en profondeur, ce qui nécessite de les soigner sous l’eau en plongée bouteilles, là où une simple apnée suffisait.

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    Rencontre aussi avec Andiamo, innovant et inventif catamaran de plans Chris White, appartenant à Mickael et Debbie, un couple d’américains de Boston, très sympathiques. Original : il est gréé avec 2 mats ailes et focs bomés sur enrouleur qui lui permettent lui et sa femme, heureux jeunes retraités sexagénaires, de manoeuvrer seuls ce cata de 47 pied. Autre particularité : une porte donne accès du carré à un cockpit frontal, situé en arrière du mat, très agréable en navigation et au mouillage également. Nous prendrons plaisir à prendre l’apéro sur Andiamo et à échanger sur nos expériences de navigations et tranches de vie.
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    5 ème et dernier soir, nous nous organisons un petit apéro familial sur le trampoline, le coucher de soleil est exceptionnellement beau ce soir.  Demain, le vent rentre, il sera temps de quitter Suwarrow, cap sur les Fijis où nous rejoignent Papily et Mamily : les enfants sont super heureux de retrouver leurs grands-parents!!!

     

     

     

  • Bora-Bora, destination mythique

    Bora-Bora, destination mythique

    Il nous tarde de découvrir Bora-Bora dont la silhouette si caractéristique nous parle depuis le soleil couchant de Tahaa.

    coucher de soleil sur Bora-Bora
    coucher de soleil sur Bora-Bora

    Nos sommes curieux d’approcher cette île mythique, au physique de carte postale, peuplée d’hôtels de luxe, mais aussi terre d’élection d’aventuriers voyageurs comme Paul-Emile Victor ou Alain Gerbault? Vivement que nous nous fassions notre propre idée : Paradis Perdu ou île aux 2 visages?

    A l’aborder en voilier, rien ne distingue Bora-Bora de ses consœurs des îles sous le vent : la passe est très large, facile, et balisée, tout comme le chenal du lagon jour et nuit!

    Les premiers contacts à terre sont mitigés : l’île est  peu avenante en terme d’infrastructure, étonnant pour une île si touristique, à l’instar de la supérette locale, la moins pimpante de toutes celles que j’ai pu fréquenter en Polynésie, et dont la façade est bien le reflet de son état d’entretien intérieur ….

    le super U
    le super U

    Le yacht Club où nous faisons notre arrêt «  réapprovisionnement » est par contre très pimpant,

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    On y mange très bien et les cocktails au soleil couchant inoubliables, dans une ambiance longe bar digne de St-Trop….

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    coucher de soleil au Yacht Club

    Nous quittons vite Vaitape, (la ville) pour la côte Est de Bora : celle des cartes postales et de hôtels.

    La navigation dans le chenal est magique : les couleurs de ce lagon sont irréelles, nous survolons de la pure turquoise; à notre gauche, la montagne de Bora si photogénique capte tous les regards, et à notre gauche défilent les hôtels de luxe sur pilotis : Four Seasons, St-Regis, Meridien, Sofitel…. Tout cela est très beau, et plutôt bien intégré dans le paysage, « c’est grandiose » comme dirait Anna.

    L’hôtel Four Seasons

    Nous rejoignons tout au bout du lagon nos amis d’Invictus, Fata Morgana, Excalllibur et Cool Runnings, déjà là depuis 2 semaines pour certains : ils ont trouvé le mouillage idéal, une très grande baie sur un motu très peu habité et une vue imprenable sur le piton : nous y retrouvons l’ambiance des Tuamotus, le relief en plus!

    L’arrivée, avec Victor tracté par Moby!

    Le panorama est vraiment incroyablement beau, nous ne  nous lassons pas du spectacle du piton de Bora. img_7352

    Y compris au coucher du soleil

    img_7348Côté activités, c’est tout autant sympa : Loïc kite avec son ami Ivo,

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    Les enfants profitent de la plage sauvage,

    Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Ralph, en vacances sur Invictus ; les enfants lui confectionnent une carte anniversaire

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    Victor fait plus ample connaissance avec ses amis américains Ben et Gaby ; ils ont une bouée tractée!!

    Le matin nous allons plonger sur le spot des raies mantas : c’est Toby et Nicole d’Invictus, du haut de leurs millers de plongées qui coachent les volontaires tous les matins : nous sommes tous équipés d’au moins un équipement de plongée par bateau (stab+bouteille), utile en cas de problème sur une ancre ou un travail prolongé sur une hélice.

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    La visibilité n’est pas toujours excellente, mais les raies sont au rendez-vous (presque) tous les jours. Elles nous offrent un vol majestueux, et la plongée permet de rester observer leur ballet de longues minutes.  capture-decran-2016-09-23-a-12-26-03

    Autre curiosité du coin : le jardin de corail, en effet gavé de poissons.

    Il faut dire qu’ils sont nourris au pain, par les (très) nombreux bateaux de touristes, ce à quoi nous nous refusons d’adhérer, depuis que nous avons appris que ces malheureux devenaient diabétiques à force de manger tant de pain, qui se transforme chez eux en sucre, que leur organisme ne sait traiter…

    Nous ne manquons pas non plus d’organiser un « Bon Fire » (expression de nos amis ange-saxons) sur la plage, histoire de se retrouver entre copains, comme à notre habitude. img_7356Pas facile de dénicher le bon coin, qui ne gênera pas les riverains…. je sillonne la baie l’après-midi en annexe avec les enfants à la recherche d’une portion de plage inhabité : le premier spot identifié ne convient pas : un panneau « TABU » nous indique qu’il ne faut pas débarquer.  Nous n’irons certainement pas braver cette interdiction, les croyances sont encore bien ancrées. Plus loin, ils y trop de maisons, mais au milieu, ce bout de terrain abandonné nous semble convenir.

    les ados sont chargés d'aller chercher du bois
    les ados sont chargés d’aller chercher du bois

    Tous les enfants…

    Un autre soir, nous aurons moins de chance : arrivés en annexe à la pointe de la plage pour y récupérer nos kitesurfers, Loïc improvise un cours de drone avec Toby, nouvellement équipé, une troisième famille débarque, les enfants jouent,

    les adultes papotent, le soleil tombe, une quatrième famille arrive avec des bières, nous voilà à savourer un apéro improvisé sur la plage….mais pas au bon endroit.

    img_1877La propriétaire sort de sa tanière pour nous dire combien nous dérangeons : la planche des enfants qui empiète sur son terrain, les saletés que nous allons faire avec notre apéro….

    Il est vrai que le style de vie que nous avons commencé à savourer aux marquises puis aux Tuamotus sur des motus déserts, est ici confronté à une surpopulation… touristique. Pas moins d’une vingtaine de bateaux sont à l’ancre ici, certains y habitent à l’année. Visiblement, la cohabitation est difficile.

    Puisque nous avons enfin réceptionné nos 5 colis, grâce à un très efficace transitaire  : les questions de dédouanement pour voiliers de transit est un casse-tête, réceptionner des colis est compliqué, très compliqué…et stressant! mais ça y est, nous avons tout récupéré : plus rien ne nous retient en Polynésie! Nous sommes en fin de saison, il nous faut avoir rejoint la Nouvelle-Zélande au plus tard fin novembre, ce qui nous laisse 2 petits mois (dont 5 semaines aux Fijis) .
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    Un dernier mouillage de charme, niché entre 2 hôtels, une baie bien abritée, véritable piscine géante, avec nos amis d’Excallibur.

    Coucher et lever de soleil

    Paradisiaque… ou presque car les hordes de jetskis déboulant par groupe de 10 dans la baie, rasant nos bateaux et faisant des cercles devant nous à gros renfort de pétarades bruyantes, c’est tout juste insupportable : et ce, 10 fois dans la journée!!

    C’est là que nous nous préparons au départ de Polynésie : nettoyage des coques, rangement du bateau, baignades,  et demain, la clearance de sortie du territoire sera postée,

    img_2268Les pleins d’eau faits au Yacht Club

    img_2272 et un dernier approvisionnement de produits frais et surgelés.

    un dernier apéro sunset entre copainsimg_2261 img_2257

    Nous appareillons pour Suvarov, aux îles Cook, avant de relier les Fijis ou vous retrouverons Papily et Family pour un mois!

    A très vite pour de nouvelles aventures.

  • Maupiti, le paradis

    Maupiti, le paradis

    Pour tous les marins et navigateurs de Polynésie, Maupiti, c’est d’abord sa passe, réputée dangereuse et difficile à franchir. Pour 2 raisons : son orientation, sud-Est, c’est à dire dans le sens de la houle dominante hivernale, et son étroitesse. Si on ajoute en plus un alignement pas toujours facile à comprendre, cela explique que beaucoup se découragent à l’avance, ne laissant l’accès à cette magnifique île qu’aux plus aventureux.

    approche de la passe de Maupiti
    approche de la passe de Maupiti

    Pour notre part, nous avons attendu les meilleures conditions, un vent d’est, et une très faible houle. De plus, nos amis du catamaran Cool Running arrivaient une heure avant, avaient appelé Camille qui gère une pension donnant sur la passe, et qui lui a donné le feu vert : la passe était aisément praticable ce matin du 6 septembre

    entrée dans la passe de Maupiti
    entrée dans la passe de Maupiti

    Plus tard, Loïc enverra son drone pour immortaliser cette passe :

    Nous arrivons donc en toute confiance, et savourons le spectacle grandiose de l’entrée dans Maupiti : la paysage est magnifique!img_7460

    Nous savourons en silence la vue sur les motus, la passe qui s’élargit, la montagne…

    Nous choisisson le mouillage du village, qui nous permettra d’avoir des baguettes fraiches tous les matins,

    chacun son tour assure le matin la livraison des baguettes
    chacun son tour assure le matin la livraison des baguettes

    et un peu d’internet -pour suivre l’arrivée de nos 5 colis qui nous arrivent de France et seront livrés à Bora-Bora : des pièces de rechange, un taud de soleil et les cours du CNED de Victor!

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    les services municipaux

    Très accueillants, les services de la Mairie nous donnent accès en fin de matinée à leur pièce commune, qui fait office de salon de réception, salle des mariages, allez de réunion…. c’est là aussi que se trouve la borne Wifi de l’île!
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    La rentrée a déjà eu lieu sur Moby, le lundi 5 septembre. 2 à 3h de cours tous les matins pour Arthur et Anna : 1 grosse heure de français, une petite heure de math, et une autre matière au choix : géographie, anglais, sciences, expériences….

    Victor gère son planning différemment et se réserve des plages de 2 à 4h d’une même matière, suivi des évaluations qui vont avec , et qui seront envoyées au CNED en fin de séquence, toutes les 3 semaines.

    la mouillage du village
    la mouillage du village

    Le charme de cette île sous le vent, est certainement due à sa fable fréquentation, surtout à cette période : nous sommes en fin de saison, l’été approche, et de nombreux bateaux auront rejoint un abri cyclonique, ou une zone non touchée par les cyclones pour la saison d’été comme les Marquises ou les îles Australes en Polynésie, ou la Nouvelle Zélande.

    Pour nous 5, le coup de coeur est immédiat : la lumière, les couleurs, la montagne, les plages, tout nous séduit. Plus tard, la rencontre avec les habitants confirmera notre première impression d’île accueillante.

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    Les enfants jouent des heures sur le banc de sable à 2 pas du motu, pendant que nous regardons le soleil se coucher…

    Mais le plus époustouflant, c’est la vue depuis le haut de la montagne : seulement 350m de haut, mais quel spectacle. Déjà au premier stop, on aperçoit le village en contrebas.

    L’ascension est exigeante sur les derniers mètres, se succèdent 6 ou 7 corde de rappel

     

    Pour motiver les enfants aux les randonnées, nous préférons les organiser avec d’autres bateau-famille, comme ici avec Fata Morgana , cata bulgare-canadien avec à son bord et leur fille Maya 12 ans, et ses parents ainsi que Cool Runnings, catamaran américano-sud africain avec deux préados de 10 et 12 ans : Ben et Gaby.

    La descente est plus rapide que l’aller, normal, mais n’en est pas moins exigeante, surtout avec Anna dans mes bras!!

    Vue d’en haut, les dégradés de turquoise se succèdent

    Arrivés en bas, nous découvrons ce crâne de cachalot à l’entrée d’un jardin : échoué il y a quelques années sur le récif, il a été nettoyé puis rapporté au village par son « découvreur »

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    De retour au motu, nous tentons d’en faire le tour avec les enfants, ramassons des trésors…. et découvrons d’étranges traces laissées sur le sol.

    Mais de quel animal? le traces sont toutes différentes…..

    Des Bernards l’Ermite!!

    Pour nous assurer de notre intuition, nous capturons quelques Bernards, et les laissons faire de belles traces sur le sol.

    Après quelques jours au village, nous changeons de mouillage et décidons d’aller explorer le motu de la passe,

    le mouillage de la passe
    le mouillage de la passe

    Comme à son habitude, Loïc lance son drone :

    près du spot de snorkeling des raies mantas….Nous allons plusieurs fois nager avec les raies mantas, qui tournent dans le lagon : elles sont régulièrement pointées entre 8h et 10h au motu Pitahé, et nous en profitons. Elle ont un vol majestueux, planant au-dessus du sable et nous offrant de magnifiques ballets aérien sous-marins;

    Le motu est habité parfois le week -end. Nous croisons toute une famille venue « nettoyer » son faré, collecter les cocos, bruler les déchets végétaux, d’où cette odeur suave de coco. Ils nous convient très gentiment à profiter de la plage, et de la baignade avec les enfants.

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    Le spot est super en planche pour les enfants  : Victor est super motivé, d’autant que son copain Charles d’Excallibur est là, et se perfectionne lui aussi. Petit gréement de 2,5m pour Victor, et 1.5 pour Arthur!

    La plage est très sympa, avec un faré abandonné qui nous donne de l’ombrage, et la vue sur le piton, grandiose, surtout au moment du coucher de soleil.

    Dès que le vent se lève, Loïc s’éclate en kite.img_7548 img_7551

    Et Victor progresse en planche

    Tant et si bien qu’il me donne envie…de m’y remettre!

    Après 3 jours de pratique intensive, Victor se met au harnais : une étape de plus est franchie!

    img_7617 img_7616Un soir, régulièrement, Loïc envoie son drone survoler la passe, pour voir son état de « praticabilité ». Nous suivons ainsi les bateaux qui sortent…. et ceux qui rentrent, à l’instar de nos amis d’Invictus!

    La vie sociale de Maupti est intense, du fait du faible nombre de bateaux, que nous connaissons (presque) tous.

    Avant le départ de nos amis de Cool Runnings, nous partons dîner entre adultes à la pension du motu Tiapaa : poisson cru, chirurgien au gingembre , une soirée entre adultes- les enfants se gardent tout seuls à bord, pour une fois!!

    Le lendemain, ce sont les retrouvailles avec nos amis d’Invictus, que nous avions laissés à Bora-Bora! Pour fêter cela, ils nous invitent tous à un apéro à bord!

    Et le jour d’après, comme à notre habitude quand nous sommes nombreux,  nous en profitons pour faire un feu de camp le soir, et y convions nos nouveaux voisins : Atmos, magnifique sloop sorti de chantiers Hoek de Hollande : fait d’acier et de bois vernis, c’est une merveille, entièrement retapé et repensé par Keish, son nouveau propriétaire depuis 5 ans : Boiseries blanches au plafond, teck mat aux planchers, vernis et cuir, bronze, aluminium et inox : que de nobles matériaux pour une superbe rénovation.img_7681

    Nous sommes donc 6 bateaux :  Fata Morgana, Invictus, Excallibur,  Cool Runnings, Atmos : soit 16 adultes et 11 enfants.

    Au vu de la bonne ambiance au motu le soir, Keish nous convie le lendemain à un apéro-soirée à bord!  Ambiance disco sur le pont, on s’éclate : c’est le 4ème soir de suite que nous dinons à l’extérieur…..

    Les derniers jours serons plus calmes…..et familiaux : nous partons déjeuner tous les 5 dans un petit snack en face du motu Auira : Loïc part en planche, moi et petites en annexe, et Victor est tracté sur son surf!

    Nous déjeunons dans un petit snack vue sur le lagon.

    La plage du Motu est magnifique, et la vue sur le piton de Maupiti spectaculaire; nous restons une bonne heure à barboter avec nos amis d’Excallibur venus picniquer.

    Bientôt, c’est le départ pour Bora-Bora, où nous allons récupérer nos colis, avant de repartir pour de nouveaux horizons. Bye-Bye Maupiti, qui nous offre en cadeau d’adieu cette jolie tortue, venue pointer son nez quelques minutes avant d’appareiller.img_7691

  • Raiatea

    Raiatea

    Nous connaissions l’île de Raiatea de réputation, beaucoup de familles en grand voyage en bateau s’y arrêtent pour scolariser leurs enfants au collège ou au lycée d’Uturoa.

    au mouillage devant Uturoa
    au mouillage devant Uturoa

    Car s’improviser parent-prof n’est pas une sinécure, surtout dans les années de primaire quand les apprentissages et la discipline scolaire sont à mettre en place, mais encore plus au lycée, les matières s’étoffant, la quantité de travail elle aussi, réduisant d’autant le temps libre pour le voyage et la découverte…

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    Raïatea nous surprend au prime abord par ses maisons :

    img_7023Le long de la côte, que nous abordons du sud au nord, s’égrènent de très belles maisons, de plus en plus cossues au fur et à mesure que l’on approche d’Uturoa, la ville principale.

    Uturoa par contre elle nous déçoit  par son manque de charme, et le peu de commerces. Heureusement, le marché est très agréable et animé les vendredi par un groupe de musiciens et chanteurs : faire ses courses en musique, j’adore!

    img_1534 img_1536J’y achète pour la première fois la célèbre vanille « Bourbon »  de Tahaa : la gousse est odorante, charnue, délicieuse….les gousses achetées embaumeront ma cuisine (et tout le carré ) pendant quelques semaines.

    au mouillage à Uturoa
    au mouillage à Uturoa

    A peine l’ancre posée sur fond  de sable au nord  d’Uturoa, 2 à 3 requins pointe noire viennent nous rendre visite… heureusement, depuis les Tuamotus, nous nous sommes habitués à leur compagnie, et savons qu’il n’y a aucun risque à aller se baigner.

    Le corridor formé par le chenal entre les îles de Raiatea et Tahaa est aussi très réputé pour la planche à voile et le kitesurf. Malheureusement, la météo n’est pas au rdv, trop de vent pour les enfants, pas assez pour Loïc, et des rafales trop irrégulières pour moi….

    Nous nous baladons le long de la côte en annexe et visitons les marinas.

    Marina Opoiti, principale base de location de voiliers
    Marina Opoiti, principale base de location de voiliers

    L’aéroport est tout près, ce qui occasionne cette photo un peu surréaliste. img_7178

    La vue sur l’ile de Tahaa est superbe.

    Tahaa, vue de Raiatea
    Tahaa, vue de Raiatea

    Nous essayons un dernier mouillage, proche de la passe de Rautoanui : y mouiller n’est pas aisé avec toutes ces patates de corail….

    près de la passe Rautoanui
    près de la passe Rautoanui

    Le coucher de soleil sur Bora-Bora est magique :

    coucher de soleil sur Bora-Bora
    coucher de soleil sur Bora-Bora

    Il nous tarde de visiter ce mythique lieu touristique, peuplé d’hotels de luxe, mais aussi lieu de prédilection d’aventuriers comme Paul-Emile Victor ou Alain Gerbault en leur temps. Qu’en est-t-il de ce « Paradis Perdu »?

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    En attendant, et puisque nous ne reviendrons pas sur nos pas, nous quittons le Nord de Raiatea …

    img_7212… pour rejoindre le sud, sauvage à souhaits, et nous retrouvons quasi-seuls au mouillage devant le Motu de Nao-Nao.

    balade autour du motu de Nao-Nao
    balade autour du motu de Nao-Nao

    le paysage est grandiose, montagnes escarpées, sable blanc du motu, magnifique jardin de corail.

    Les maison sont beaucoup plus rustiques que dans le nord. img_7228

    et le surf dans la passe de Toamar est spectaculaire

    Une dernière nuit à Raïatea, et nous rejoignons Bora-Bora, distante de quelques dizaines de milles nautiques : à peine une demi-journée de navigation et nous y serons!

  • Huahine

    Huahine

    Huahine est la première des île sous le vent que nous visitons fin août, après avoir passé près d’un mois aux Îles du Vent (Tahiti et Moorea). Nous quittons Moorea au coucher du soleil,

    Moorea au coucher du soleil
    Moorea au coucher du soleil

    pendant que la lune se lève à l’est sur Tahiti,

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    La lune se lève sur Tahiti

    Nous partons donc pour une navigation de nuit de pleine lune : on adore! En effet, par nuit de pleine lune, la veille est plus facile, nous voyons les vagues arriver, mais surtout les nuages, les grains, et aussi les côtes qui se dessinent.

    La faune est particulièrement riche dans les parages : nous croisons une baleine en quittant Tahiti,

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    et une bande de dauphins en arrivant à Huahine.img_6969 img_6981 Les enfants sont ravis du spectacle.

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    A l’arrivée au petit matin à Huahine, nous sommes d’emblée séduits par la douceur de vivre qui s’en dégage.

    DCIM100MEDIADJI_0538.JPGL’île apparait d’emblée très verte, peu de plages, de rares maisons et presque pas de motus sur le pourtour corallien : c’est une île « terrienne ».

    Quelques jolies petites plages de sable jalonnent notre parcours, nous nous arrêterons sur l’une d’entre elle pour déjeuner, et dégourdir les pattes des enfants qui ont besoin de se dépenser après cette nuit et matinée de nav’.

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    La plage est  sympa et le snorkeling parfait pour Anna : plein de petits poissons dans peu d’eau!

     

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    Victor sort son paddle pour rejoindre la plage.

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    Victor et Arthur s’éclatent à sauter d’un cocotier poussé à l’horizontale…. en fait déraciné lors d’une tempête….

    Loïc lance son drone pour faire quelques clichés en altitude de Huahine : 2 îles reliées entre elles par un pont, et entourées par un même atoll corallien.

    Le paysage est en effet grandiose, et sur la route, de jolies plages, quelques rares maisons. img_6938

    La plus étonnante d’entre elles est ce « fare » flottant, dont nous avons déjà croisé plusieurs exemplaires à Tahiti.

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    la maison de vacances idéale!

    Nos amis des bateaux Invictus et Excallibur nous attendent déjà depuis quelques jours dans un mouillage parait-il enchanteur tout au sud de l’atoll : la baie d’Avea.

    La baie d'Avea
    La baie d’Avea

    Nous y passerons quelques jours fort paisibles entre plage, baignade avec les raies, et happy hour au relai de Mahana.

    bande de raies aigle nageant en formation
    bande de raies aigle nageant en formation

    Le mouillage est très calme

    Invictus , lagoon 52, au mouillage,
    Nos amis Nicole et Toby, du catamaran Invictus , un très beau lagoon 52, au mouillage.

    Nous apprécierons encore plus le mouillage du village de Fare, proche de la passe Avamoa.

    le village de Fare
    le village de Fare et la passe Avamoa

    Nous sommes mouillés face au village, et juste à la sortie de la passe : Moby est le dernier catamaran sur la droite.

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    Les garçons nous réclament tous les jour du surf tracté : une bonne occasion de s’entraîner en l’absence de vagues de sables : ici, on ne surfe que dans les passes, sur le corail!

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    Arthur en pleine action
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    Anna elle aussi réclame du surf tracté!

    Les journées s’écoulent doucement, la plage est belle, et les couchers de soleil superbes.

    après-midi tardive à la plage....
    après-midi tardive à la plage….

    Je profiterai aussi d’un après-midi pour aller faire un tour à vélo : les sites archéologiques du village de Maeva sur la lac du même nom sont superbes et valent le détour!

     

    Un peu plus loin, le lac sur lequel les pêcheurs ont construit leurs parcs et pièges à poisson.

     

    Au village de Pirae, sur la côte Est, des anguilles sacrée aux yeux bleus.

    Autre curiosité locales : les enseignes et pancartes en bois, signe un peu désuet totalement disparu par chez nous, mais bien utile quand on circule en vélo ou à pied.

     

    Dev retour au village, Loïc a lancé son drone, pour prendre des images de la passe d’Avamoa

    la passe d'Avamoa
    la passe d’Avamoa
    le corail du récif
    le corail du récif

     

    Nous sommes restés pas loin d’une semaine (un records pour nous qui avons sans cesse la bougeotte!) dans ce mouillage idyllique : la plage à 2 pas, les dauphins tous les jours dans la passe, de beaux couchers de soleil, et le village également avec toutes ses commodités : supérette, baguette fraiche quotidienne, marché la matin, poisson cru à emporter….. et la « yacht-Club » avec son « Happy Hour » pour l’apéro, son service de laverie, internet….

    vers le village
    vers le village

    Juste avant de partir, Anna a écrit une carte pour souhaiter une bonne rentrée scolaire à ses petits copains de maternelle de l’Ecole du sacré Coeur de Plougonvelin. Une question : « Maman, combien de temps va mettre la carte à arriver?  » C’est Monique, sa maîtresse qui pourra nous répondre….une, deux, trois ou 4 semaines????

    Nous sommes en effet déjà le 23 août, la rentrée est pour bientôt, y compris sur Moby! En attendant, nous passerons nos 2 dernières semaines de vacances à Raïatea et Tahaa.

  • Surf à Teahupo’o

    Surf à Teahupo’o

    Puisque nous sommes à Tahiti pendant la Billabong Pro, c’est l’occasion ou jamais d’aller voir la vague de Teahupo’o (prononcer Téahoupoho, et non Tioupo , comme me l’expliquait un tahitien). Teahupo’o prononcé à la polynésienne signifie « tête dans le linceul » car les autochtone avaient pour coutume de décapiter leur ennemis et de garder leurs têtes en trophée dans un linge… Prononcé à l’américaine « Tiopou » signifie « la tête dans le cul », ce qui est tout de même moins élégant, avis à nos amis surfer….

    Partis de Papeete, 6 heures de navigation contre le vent, pour rallier la presqu’île de Tahiti, beaucoup plus calme et sauvage que le reste de l’île.

    Nous arrivons dans le lagon de Tahiti Iti par la passe de Tapuaeraha , et cherchons un mouillage non loin de Teahupo’o.

    Dès l’entrée dans la passe, nous apercevons des surfeurs, des jetskis, l’ambiance de la presqu’île est déjà là!

    Un peu plus loin, c’est le BBQ du week-end qui rassemble tout ce petit monde sur un minuscule Motu.

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    Nous longeons la côte par un chenal intérieur, dans le lagon.

    Des dauphins nous accompagnent dans le chenal!

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    Nous voilà arrivés sur le site :

    Vue du ciel, c’est plus parlant :

    la passe de Teahupo'o
    la passe de Teahupo’o

    On aperçoit en haut de l’image la tour des juges, et les bateaux accrédités par l’organisation pour emmener les touristes voir le spectacle.

    la tour des juges
    la tour des juges

    Avec Moby, nous allons rester 3 heures dans la passe, légèrement en retrait, mais perchés sur le roof, nous avons une vue magnifique sur la vague! On voit bien l’épaisseur de sa lèvre.

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    La compétition ne commence que le 19 août, soit dans une semaine, mais en amont de la compétition sont sélectionnés au cours de « Trials » les meilleurs amateurs, polynésiens et étrangers qui se joindront aux champions,

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    Ils sont 4 à s’affronter pendant 25 mn, seules les 2 meilleures vagues comptent!

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    Nous arrivons à avoir une belle vue sur le spot… entre les nombreux bateaux de l’orga.

    La vague est vraiment belle, même si on l’espérerait un peu plus grosse : il y a tout juste 2m de houle. La vraie Teahupoo, avec un mètre ou deux de houle en plus doit être encore plus spectaculaire.

    Mais le spectacle est tout de même là :

    En cas de problème, des équipes de sauvetage en jetskis .

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    Nous rentrons au mouillage, après quelques heures de très beau spectacle.

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    Nous ne sommes pas sûrs de revenir pour la compétition qui commence en fin de semaine, car les prévisions de houle sont à la baisse.

    Nous filerons plutôt en direction de Huahine et des îles sous le vent. Bye-Bye Tahiti!

  • Pêche au thon : et ses mille et une manières de l’accommoder…

    Pêche au thon : et ses mille et une manières de l’accommoder…

    Partis des Galapagos en direction des Marquises, pour 2 grosses semaines de traversée, nous n’avons pas pu nous ravitailler correctement en volaille ni viande. Alors nous nous empressons de mettre la ligne à l’eau : si nous voulons manger des protéines autrement qu’en boîte, il nous faudra les pêcher…

    chasse d'oiseaux
    chasse d’oiseaux

    Autant l’avitaillement  en fruits et légume s’était lui très bien passé en allant directement à la ferme, mais pour ce qui est du poulet et du poison, je n’ai pas osé acheter les produits d’importation, congelés et recongelés…IMG_4407

    A peine 1h après avoir mis la ligne à l’eau, le doux bruit du cliquet de la canne, qui devient vitre strident ; c’est du gros!! Nous jubilons, mais nous voulons pas trop vite nous réjouir, il faut encore remonter le bestiaux!IMG_5207

    Loic devra batailler ferme pendant 20 bonnes minutes pour le fatiguer car le poisson reprend très souvent du fil. Après 10/15 mn, nous l’apercevons nageant l’horizontale : un magnifique thon « yellow fin », que Loïc mettra encore 5 grosses minutes à épuiser. Je sors la gaffe inox équipée d’un crochet, croche dans son abdomen, et c’est gagné : au peson, notre animal pèse 27kg! Notre plus gros thon jamais pêché. IMG_5211

    Tout d’un coup, je me rend compte que c’est mon job de lever les filets : même si j’ai pas mal d’expérience sur les garanties géantes que nous pêchions à Maurice, je ne l’ai jamais fait sur sur un si gros thon..

    Finalement, une heure  plus tard, le soleil est presque déjà couché, et je stocke avec un immense satisfaction mes sachets de thon , moitié dans le frigo, moitié au congélateur? Nous avons en tout 10kg de filets, que j’ai préalablement préparés : dos à rôtir, darnes et autres petits morceaux à mijoter, de quoi nourrir toute la famille pendant les 3 semaines à venir!

    Seulement à force de manger du thon midi et soir, il va falloir varier les recettes pour ne pas se lasser….

    Sashimis :

    Les premiers jours, nous nous gavons de sushis, sashimis, carpaccios et maki, Ca tombe bien, les enfants adorent el riz japonais, et j’ai trouvé la technique pour en faire avec du simple riz rond classique… et ça passe très bien.

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    Steacks :

    Très simple , pour des filets épais de 2cm :   3mn de cuisson et c’est bien cuit, 2mn et c’est moelleux, et 1 mn pour l’avoir à coeur cru.  Une autre variante est de faire mariner les steaks 12 à 24h avant de les cuire :  comme cette recette jamaïcaine de flibustiers à base de piment, de rhum et de citron.

    en salade : 

    avec un reste de nuggets ou de steak, coupé en fines lamelles, je prépare une marinade thai : jus de citron, sauce nuocmam, piment, coriandre. OU nature, sur une salade.

    le dos de thon roôti, une des spécialité de l’hotel Royal Palm à Maurice, que je m’étais appropriée : avec un dos d’au moins 15 cm d’épaisseur, le faire rôtir à la poêle 1 mn sur les 4 faces, puis le passer 10mn à four très chaud, réserver 5 mn dans du papier alu .

    En nuggets, pour les enfants : ils raffolent de cette recette il est vrai très savoureuse quand elle est faite maison :

    tremper de petits morceaux de thon pas trop épais dans un oeuf battu, (salé-poivré) puis dans de la chapelure ( aromatisés au herbes de provences par exemple, ou au cumin) puis faire poêler quelques minute à l’huile pour donner du croustillant.

    En burger : pour les enfants, tout simplement du thon haché grossièrement au couteau, mixé à un oeuf, sel et poivre, quelques barbes aromatiques, un peu d’huile, et on façonne de petits burgers, que l’on roule dans la chapelure.

    Pour le grands à la manière d’un tartare « en aller-retour » : ajouter des câpres hachées, du tabasco, des oignons, des herbes fraiches, et façonner d’épais steaks à poêler 1 mn à feu très vif de chaque côté : le dessus est croustillant, et l’intérieur presque cru.

    en curry : traditionnel, le curry jaune, celui que l’on trouve en poudre, agrémenté de carottes, pommes de terre,et tomates cerises, noyés dans le lait de coco.

    En curry vert thai, garni de petits pois et aubergines, puis assaisonné de sauce poisson et de citron et e coriandre en fin de cuisson.

    Cru à la Tahitienne, mariné dans de l’eau salée, puis égoutté et arrosé de lait de coco , d’un filet de jus de citron pour relever le tout.

    En céviche : mariné 1h maximum dans du citron avec des oignons, du coriandre, et des tomates.

     

  • Papeete, Tahiti

    Papeete, Tahiti

    Que d’émotion à l’arrivée à Tahiti, île de tous les désirs, de toutes les attentes après 3 mois de vadrouilles d’îlot en îlot.IMG_6383

    Heureux présage, des dauphins nous accueillent à l’arrivée au port.

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    Le front de mer a l’air accueillant.

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    Et la marina tout autant.

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    Papeete est un port de commerce, les brestois ne sont pas dépaysés…

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    Nous avons prévu de passer une semaine complète à la marina de Papeete, en plein centre ville, et dont on nous a dit beaucoup de bien. IMG_0893Tout le front de mer a été rénové l’an passé : la marina est superbe, les jardins bien aménagés : promenade, jeux pour les enfants, pistes cyclables. Le lieu est très fréquenté en début et fin de journée par les tahitiens : ados en skate board, jaune parents avec poussettes, enfants en vélo, tout le monde marche, court, fait du sport! Tout cela a un petit air de Floride…., Le week-end, on se retrouve sur le gazon à jouer au foot, faire du hip-hop, se promener. C’est très agréable. IMG_0875

    Autre agréable découverte de Papeete : les Roulottes!! La petite place devant les paquebots de croisière s’anime le soir à partir de 18h, des dizaines de camion-roulottes s’installent avec chaises et tables. Chacune a spécialité : cuisine chinoise, crêpes bretonnes, pizzas, mais surtout cuisine tahitienne : on se régale de thon cru au lait de coco, tartare de thon, carpaccio etc….

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    tartare de thon

    Les enfants jouent sous le kiosque. Les plats sont excellents, pas très chers, nous dinons en plein air, sous les étoiles, un joyeux mélange de population locales et de touristes. IMG_0910

    Et dans la journée, il y a les paquebots de passage et les bateaux de pêche… au gros.
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    Certains sont très équipés…IMG_0888

    Nous avons toute une liste de choses à faire pendant la semaine : il faut dire que le dernier endroit civilisé fréquenté était ….Panama, il y a déjà près 3 mois. Donc les listes de shopping/réparations sont longues. Pour occuper les enfants, nous avons inscrit Victor et Arthur à un stage de surf tous les matins : nous sommes assurés qu’ils vont prendre l’air et ne pas s’ennuyer!

    Pour Anna, quel chance; nous retrouvons avec grand plaisir les copains d’Excalibur (Eleonore, Paule et Charles) et Invictus (Juliana et Marlene).

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    Anna et Eléonore
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    Arthur et Paul

    Le matin, les filles passent de bateaux en bateaux, et l’après midi, c’est la troupe entière des 4 filles et 4 garçons qui courent entre les pontons et les bateaux…

     

    L’après-midi, nous nous relayons pour occuper les enfants : ciné, balade, parc….

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    départ pour le ciné

    Nicole emmène les filles au Mac do déjeuner un midi, et Victor et Charles iront se faire un ciné entre ados. Bref, la vie citadine s’offre à nous pour une semaine, et c’est bien agréable.

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    la mairie de Papeete

    Tous les matins, je sillonne les rues de Papeete, à la recherche de matériel scolaire, de bricolages, produits pharmaceutiques, papeterie, entrecoupé de RDV chez le dermato, le coiffeur, l’opticien…..

    Loïc emmène aussi les garçons en virée chez Billabong : razzias sur les soldes de short…. ils ramènent même un  surf, des palmes de morey!! Bon, plus de place dans les coffres, qu’à cela ne tienne, Arthur est ravi de dormir avec…. Moby commence à être bien équipé en matos de glisse…

    Pendant ce temps, Loïc gère la technique : rdv avec le voilier pour vérifier le gréement, réparation sur les voiles, vérifie les commandes de pièces de rechange que nous attendons, et il parcourt les shipchandlers en vélo.IMG_0941

    Nous profitons aussi de l’excellent connexion internet pour effectuer les inscriptions au CNED, mettre le blog à jour! (les 10 posts sur les marquises et les Tuamotu !!!), télécharger des recettes de cuisine, des  récupérer les bulletins de note de l’année de Victor, vérifier les comptes bancaires, etc….

    La marina de Papeete, c’est aussi le RDV des super yachts :

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    Sea Hawk
    Sea Hawk

    A 2 jours du départ, nous louons avec mes 2 copines la dernière voiture disponible pour aller faire nos courses  : une seule voiture à 3 bateaux disponible de 8h du matin à 18 le soir,  : il faut s’organiser pour être efficace.

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    retour du supermarché avec Nicole et Anne-Marie

     

    8h : première tournée dans la zone technique pour Loïc et moi le matin : il nous faut déposer nos bouteilles de gaz à remplir, puis aller chez le chaudronnier pour tenter de redresser notre ancre tordue aux Tuamotus!!

    à 10h, c’est direction le supermarché pour les 3 filles : Anne-Marie Nicole et moi. Ce a beau être un supermarché « français », on y trouve de drôles de choses :

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    des veaux entiers au rayon surgelés…
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    des bobines de 2000m…

    14h, Toby et Nico repartent faire le plein de boissons et d’outils

    16h :  c’est de nouveau à Nicole et moi de repartir pour sillonner les magasins de bricolage de la région à la recherche de diverses bricoles

    Samedi, les copains sont partis, nous avons loué une voiture pour faire un denier avitaillement et visiter la région

    de 7 à 8 : je vais au marché de Papeete, juste en face de la marina m’approvisionner en fruits et légumes frais et non réfrigérés  : ils se conserveront ainsi beaucoup mieux.

    à 8h, je récupère la voiture auprès du loueur et file au supermarché faire le plein de surgelés et produits réfrigérés. Et en début d’aprèm, nous filons finalement au nord, direction Mahina : les garçons ont tout juste fini leur stage de surf la veille, mais veulent de nouveau surfer, et nous montrer le spot des écoles de surf.

    Nous passerons aussi quelques jours au mouillage de Taïna, en face de la marina du même nom. Pour aller de papeete à Taïna, il faut longer la piste :

    Arrivés à Taïna, la vue sur Moorea est splendide :

    IMG_1262 Les fonds sont turquoises, la baignade très agréable pour un mouillage citadin.

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    Quelques yachts au ponton :

    Et de curieux bateau-maisons :

    Puis nos filons sur Moorea, ile soeur de Tahiti, distante de seulement 25 NM : c’est là qu’habitait mon cousin Laurent avec Nicole Max et Jules.

    Soleil couchant sur Moorea depuis Tahiti
    Soleil couchant sur Moorea depuis Tahiti

    Nous partons donc en terrain connu, avec les bonnes adresses et les coordonnées d’amis à eux! Nous sommes en plus attendus par Invictus, Excalibur et Mercredi soir, mouillés tous les 3 dans un site parait-il paradisiaque…

     

  • A Moorea, avec les raies et les requins

    A Moorea, avec les raies et les requins

    Partis de Papeete en début d’après-midi, nous arrivons très vite en vue du récif de Moorea, et passons devant la célèbre baie de Cook. Il est un peu tard pour envisager de rejoindre nos amis Invictus, Mercredi soir et Excalibur mouillés dans l’ouest du lagon, car il nous faudrait un soleil bien haut et un bon éclairage pour accéder à cette zone.

    Mouillage à Opuhonu

    Or le ciel est très nuageux, quelques grains menacent et nous préférons nous arrêter pour la nuit à Opuhonu. réputé comme un des plus beaux mouillage de polynésie. En effet, la vue sur les montagnes de Moorea est magique.

     

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    Moby au mouillage devant la baie de Opuhonu
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    Le fond de la baie d’Opuhonu

    Mais le mouillage est bondé, près d’un quarantaine de voiliers au mouillage, et le ballet incessant des bateaux de touristes, hordes de jetskis, et musique à fond le dimanche sur la plage publique nous font regretter déjà les mouillages paisibles des Tuamotu…

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    Il faut dire que la zone est tourisique, avec l’hotel Hilton à 2 pas.

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    Hilton Moorea
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    Hotel Hilton Moorea

    Nous apareillons en milieu de matinée le lendemain pour l’ouest, en face de l’ancien club Med, aujourd’hui désaffecté.

     

    Gilles de Mercredi Soir nous guide vers un mouillage magnifique : fond de sable entouré de corail  la passe est étroite, mais praticable.

    Moby est mouillé dans une véritable piscine, 2 m d’eau turquoise, fond de sable : nous passeront finalement 8 jours dans ce cadre idyllique.

    Le snorkeling dans la zone est superbe, et nos sommes ravis d’avoir rejoint nos amis!

    Les motus environnant sont un chouette destination de balade en paddle, d’autant que la météo va nous offrir 3 jours de grand calme.

     

    C’est dans ce cadre de rêve que je fête mon anniversaire : d’abord par un petit repas en amoureux le soir même, puis par un déjeuner en famille quelques jours plus tard, au restaurant le Coco Beach, recommandé par mon cousin Laurent : c’était leur repaire du week-end, à l’époque où ils résidait à Moorea avec Nicole, Max et Jules.

     

    Le plus incroyable c’est au sortir du resto, d’entendre une voix familière appeler : « Victor »!!! c’est Maxime, un de ses copains de collège, de la classe de 5èmeA qu’il a quittée en janvier dernier, en vacances chez son papa à Tahiti!

    Quelle surprise! Nous l’invitons à venir à bord passer 24h avec nous.

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    les beaux gosses

    Mais la véritable attraction du coin est à 5mn de là en dinghy, un incroyable spot de raies grises et requins pointe noire, quasi-apprivoisés.

    C’est fascinant : les raies se laissent caresser, approcher de très près, elles nous frôlent et réclament des caresses…..

    Anna est un peu inquiète la première fois que nous nous mettons à l’eau. il est vrai que cela grouille de raies… et de requins…

    Mais finalement, les enfants nous réclament d’y aller tous les jours. En particulier Victor qui ne se lasse pas de caresser les raies grises (pstenagues) qui ont un ventre très lisse et doux.

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    Les raies sont en fait nourries par les boatmens, elles attendent leur petit morceau de poisson… les requins guettent, les pauvres, mais n’ont rien! Le nourrissage de requin est en effet interdit en Polynésie.

     

    Le hic, c’est qu’il nous faut alors nous aussi aller chasser de petits poissons. Las de flécher de jolis petits poissons papillon, notre amis Nicolas, avec l’aide de Victor, flèche une murène…. Je ne sais si c’est un bon choix : la bestiole se révèlera très malodorante, et sa peau visqueuse difficile à couper. IMG_1125

     

    Mais ce mouillage, c’est aussi des heures de jeux pour les enfants qui y ont retrouvé leurs amis. Les petits adorent aller à la plage, les plus grands faire du paddle ou du surf tracté.

     

    Nous décidons de rester 2 jours de plus, car c’est l‘anniversaire de Paul, le grand copain d’Arthur, qui souffle 8 bougies!

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    Arthur et Anna passent la matinée à préparer des cadeaux avec nous menus ustensiles de bricolage :

    Nicolas et Anne-Marie nous convient à un picnique-pizza sur la plage du Coco Beach – le resto est fermé ce jour-là, c’est tant mieux, nous avons l’autorisation d’utiliser leurs tables!

    Joyeux anniversaire Paul!

    Après le repas, les enfants jouent sur la plage.

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    Avant de quitter ce lieu si paradisiaque, il ne nous reste plus qu’à voir des baleines! Moorea est en effet le spot à cette époque-ci de l’année pour y observer des cétacés, qui viennent le long du récif. Comme la mer est très calme, nous pouvons sortir en dinghy. IMG_1155

    Toute la famille s’équipe, et scrute le récif à la recherche des jets d’eau qui signalent leur présence. IMG_1149

    C’est parti, nous avons repéré des jets d’eau! IMG_1154

    et des bateaux déjà sur zone pour observer les baleines : nous ne sommes pas tout seuls.IMG_1158Finalement, elles ont sondé, il faut patienter 10-15mn avant qu’elles ne remontent à la surface: IMG_1179

     

    La voilà!

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    Nous nous mettons à l’eau pour les voir de plus près, mais elles sondent rapidement. Cependant, en plongeant à 3-4m sous la surface, nous percevons très nettement leur chant mélodieux, c’est magique!!

    Mais d’autres amis nous attendent, ceux de notre cousin Laurent. Nous nous sommes promis d’aller prendre sa maison en photo, et sommes attendus pour l’apéro chez Caro et Thierry.

    La baie de Cook est magnifique, nous faisons le tour en annexe.

    Nous n’oublierons pas non plus d’aller nous faire un cocktail givré au Moorea Beach café!

    IMG_1248Après 8 jours à Moorea, il est temps pour nous de retourner à Papeete où du matériel nous attend, ainsi que le Billabong Pro Tahiti, compétition mondialement reconnue sur le mythique spot de Teahupoo. En route!

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  • Les fonds sous-marins des Tuamotu…

    Les fonds sous-marins des Tuamotu…

    Nous avons fini par mettre la main sur notre Gopro, qui était bien cachée dans une boite quelque part….Il était temps, car les fonds marins des Tuamotu valent le détour.

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    Nous demandons votre indulgence, les photos ne sont pas extraordinaires, et certainement pas à la hauteur des images aériennes de Loïc. Mais enfin, cela nous fait de beaux souvenirs!

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    Apataki,

    Notamment de nos premiers snorkeling en drift (en dérivante). En pratique, nous partons en annexe dans une passe, attendons le courant rentrant et nous laissons dériver dans le courant, en restant accrochés à l’annexe.

     

    retour d'une sortie dérivante à Apataki
    retour d’une sortie dérivante à Apataki

    C’est au nord d’Apataki que nous avons trouvé une magnifique « patate de corail » de 20 bons mètres de diamètre en plein lagon. Les fonds sont très poissonneux, et la luminosité excellente.

    Ces sortie de snorkeling quasi-quotidiens au Tuamotu ont permis aux enfants de bien progresser : Anna nage désormais sans gilet, Arthur plonge à 4/5m de profondeur, et Victor a augmenté son temps d’immersion.

     

    Nos sorties sont toujours également à objectif naturaliste, avec reconnaissance des poissons et animaux marins.

    A très bientôt pour de nouvelles aventures sous-marines!