Catégorie : Moby

  • Des Iles Vierges à Panama

    Des Iles Vierges à Panama

    Depuis notre départ de Jost Van Dyke mardi 29 mars, en fin d’après-midi, nous avons bénéficié d’une météo parfaite, flux d’alizées d’Est à Est-Sud-Est de 15 à 20 nœuds avec absence de grains. La navigation a donc été facile et rapide, 710 milles en trois jours, sur la route directe. En prime un clair de lune décroissante pour les fins de nuit.

    Le 4ème jour, après-midi paisible à bord de Moby. Une légère brise de NE nous permet de faire route directe vers Colon. Depuis le milieu de nuit le vent s’est franchement calmé. C’était prévu que nous allions voir le vent se renforcer en se rapprochant de la côte colombienne hier soir au nord de Baranquilla, il est monté à 25nœuds rafales à 30 soit sensiblement plus que les fichiers grib. Du coup, nous avons décidé d’empanner et faire route vers l’ouest un peu plus tôt, craignant de voir le vent fraichir encore davantage près du cabo de la Aguja.

    Ce n’était certes pas la solution la plus rapide que de se priver d’un fort vent portant pour encore près de 3 heures, suivi d’un meilleur angle pour le bord suivant, mais cela nous donnait en échange un passage plus confortable et nous tenait à distance des côtes, ce qui est également satisfaisant pour le skipper. Le vent a molli progressivement au cours de la nuit et au lever du jour le ris de la GV a été largué et le gennaker envoyé. Devant nos étraves, le but de cette première partie du voyage, qui nous ouvrira les portes de l’Océan Pacifique, le canal de Panama.

    Le vent diminuant toute la journée du 2 et la nuit suivante encore plus, Moby change de rythme. C’est désormais entre 5 et 7 nœuds que nous faisons, et comme le vent est passé au nord-est, il nous faut tirer des bords de largue, ce qui rallonge la route de 30 à 40%.

    Il devient alors certain que nous n’atteindrons pas Colon dimanche 3 avant la nuit. Comme l’entrée dans la marina de Shelter Bay est fortement déconseillée de nuit et que nous ne souhaitons pas mouiller l’ancre sur les « flats », une zone de mouillage au milieu des cargos en rade de Colon, nous décidons de faire une escale pour la nuit dans un mouillage appelé « Bahia Nombre de Dios », à 35 milles dans l’Est de Colon.

    Arrivée prudente, un ketch d’une vingtaine de mètres est échoué à proximité sur des hauts-fonds, je recoupe les infos des deux cartes d’origine différente progressons lentement et vers la baie. Nous sommes le seul bateau, quel contraste avec les iles des Caraïbes que nous venons de quitter il y a 5 jours!

    Baignade dans une eau à 32 degrés, bon diner et repos bien mérité après 5 nuits en mer.

    Lundi matin, nous apareillons à 7 heures. Le vent est revenu dans la nuit et nous filons vers Colon. Le trafic se densifie à mesure que nous approchons. Prise de contact avec Cristobal Signal Station pour nous signaler à 8 milles du breakwater. Les procédures radio me rapellent un peu celles d’un contrôle aérien, régulé en cap et vitesse. Pour Moby ce sera finalement très simple, car nous arrivons à un moment de calme relatif. Pas de cargos à entrer ou sortir et le controleur nous autorise à rentrer, en nous demandant simplement de maintenir « maximum speed ».

    Moment d’émotion palpable au passage des digues, l’objectif n°1 du voyage est atteint. Au revoir l’Atlantique.

    Encore 3 milles et nous nous amarrons au ponton de la marina de Shelter Bay.

    Moby a déjà parcouru 6163 milles depuis le départ de la Grande Motte le 4 février!

    Il nous reste maintenant à préparer les formalités et le bateau pour le transit du canal.

  • La Transatlantique, de Lanzarote à Saint-Martin

    La Transatlantique, de Lanzarote à Saint-Martin

    Arrivés depuis 10 jours à Saint-Martin, il est grand temps de rassembler ce qu’il reste des souvenirs de la traversée, vue par le skipper.

    Météo : au départ, une situation générale assez typique pour l’hiver avec un anticyclone des Açores bien puissant la première semaine générant un flux de nord-est fort sur le sud des Canaries et un mer bien formée que nous subissons les 2 premiers jours, le temps de faire de l’ouest en route directe et retrouver un vent modéré de NE.

    Ce choix de ne pas descendre de suite vers le sud-ouest et la route des alizés est fait d’abord par souci du confort de mon équipage, car par une route plus sud il aurait fallu attendre de 5 à 7 jours avant de trouver des conditions plus clémentes. Seul bémol de la route nord, la température reste fraiche en journée et les nuits sont elles très fraiches, ce qui nous impose des tenues bien chaudes pour les quarts de nuit.

    Au fur et à mesure de notre progression vers l’ouest et donc vers le sud de l’anticyclone, le vent tourne graduellement vers l’Est.  C’est parfois l’occasion d’empanner et de se recaler un peu vers le sud-ouest. Chaque degré de latitude vers le sud se traduit pour nous par une hausse sensible du thermomètre, que tout l’équipage apprécie.

    La route que nous suivons reste assez proche de la route à temps minimum calculée par le logiciel de routage pour la première semaine. Celle-ci prévoit de poursuivre lers l’ouest et même le nord-ouest, jusqu’au moment optimum pour empanner et faire route babord amure vers les Antilles. Le point tournant de ce routage me semble un peu près de la dorsale, compte tenu des incertitudes de la météo et je décide de commencer le recalage vers le sud un peu plus tôt afin de rester assez loin de la zone de vent faible.

    La situation en fin de traversée se complique un peu car l’anticyclone des Açores s’effondre dans sa partie sud-ouest et un centre de hautes pressions secondaire se forme sur les Bermudes, entre les deux une petite dépression au nord qui se prolonge dans son sud par un axe de basse (thalweg) qu’il nous faut traverser. Cela nous donne en moins de 24 heures des conditions très changeantes allant du calme plat à plus de 25 nœuds de vent. Une fois cette transition négociée, nous empannons à nouveau et faisons alors une route directe au sud-ouest vers Saint-Martin. Les 36 dernières heures se font dans un vent d’est très molissant mais notre allure nous permet de filer correctement vers notre destination. Cela aurait été très différent par la route sud ou le vent a quasiment disparu depuis le passage du front.

    Le bateau : à l’arrivée, le loch affiche 4683 milles, parcourus depuis la mise à l’eau. Il y en avait 1778 au départ de Lanzarote. Rien d’autre que des bricoles sur la liste des problèmes techniques rencontrés, inévitables sur une traversée et à forciori sur un bateau récemment sorti de chantier. Le plus sérieux est l’usure du bout de maintien de l’hydrogénérateur en position basse, il a cassé à trois fois. Une hélice d’hydrogénérateur a aussi perdu une pale, heureusement nous en avions une de rechange. Un petit accro dans le spi lors d’un empannage et c’est tout pour l’extérieur. A l’intérieur, une cafetière ialienne au centre de gravité un peu haut s’est renversée à deux reprises, ayant raison de l’allumage piezoélectrique de la gazinière. Dernier point, une fuite sur l’arrivée d’eau de la machine à laver le linge.

    Toutes les voiles ont bien servi, et mis à part le premier jour, le vent a été portant, trop même parfois,,comme de coutume sur ce parcours. Le 3e ris de la grand-voile n’a pas servi, contrairement à la première partie du voyage entre la Grande-Motte et les Canaries.

    Bref Moby a bien marché, avalant les 2800 milles de la traversée en exactement 14 jours, et ce avec près de 24 heures de calmes et quelques heures de nuit un peu sous-toilé, pour le confort de son équipage.

    Quelques sauts de puce aux Antilles, entre les iles en attendant la traversée de la mer des caraïbes vers le Panama dès la fin du mois de mars…


      

    et ci-dessous quelques souvenirs en image de cette traversée en famille :

     

  • Bien arrivés de notre Transat!

    Bien arrivés de notre Transat!

    Quel bonheur que de voir la terre, après 2 semaines d’océan à perte de vue, et de savoir que nous sommes attendus par la famille et les copains de St-Martin.

    Nous ne sommes pas peu fiers d’avoir mené Moby à travers l’Atlantique en famille, avec l’aide de mon frère Thomas, et très heureux aussi de réaliser que nous avons tous les 5 pris beaucoup de plaisir à cette parenthèse hord du temps. Nous savions tous les 2 que nous aimions être en mer, et rêvions de faire partager cette expérience à nos enfants : ils ont eux aussi savouré ces moments en famille, avec papa et maman tout près d’eux, et à bord d’un cata spacieux et confortable.

    Les enfants nous ont surpris par leur capacité d’adaptation, qui se sont très vite sentis comme chez eux à bord. Certes, les 24 premières heures ont été rudes, surtout pour moi et les garçons : il faut dire que les conditions étaient difficiles avec une mer formée (4m de creux ) qui a malmené nos estomacs…. Anna est la plus vaillante, elle tient compagnie à Loïc pendant que nous somnolons tous, gagnés par le mal de mer…..

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    au départ de Lanzarote
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    père et fils
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    dernière terre en vue

    J’arrive tant bien que mal à faire mon premier quart malgré la mal de mer qui guette : nous nous sommes organisés à trois adultes de nous partager la nuit en 3 quarts de 4h chacun : Tom prend celui du soir, de 21h à 1h du matin, moi celui de 5h du mat’ à 8h, et Loïc très courageux celui de 1h à 5h du mat, sachant que c’est aussi lui qui se lève pour manoeuvrer avec nous si nécessaire.

    Dès le lendemain, tout le monde va mieux, et après 48h, toute la troupe est parfaitement amarinée, prête à reprendre les activités : ça commence tout les matins par l’école à bord!

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    Autre activité privilégiée : la cuisine, car c’est essentiel pour le moral du bord.

    Pain frais-(ou brioche, pancakes etc…) tous les matins, afin de démarrer la journée de bonne humeur. Quelques desserts aussi le soir, comme des mousse au chocolat, ou les petits pots de crème à la vanille. Le reste du temps c’est salade à midi, un peu de charcuterie, pâtes ou pizza  (fait maison) le soir, et parfois un rôti de boeuf ou un filet mignon de porc sorti du congélateur pour agrémenter l’ordinaire, agrémenté de délicieuses petites pommes de terre de Lanzarote…

    pain frais
    pain frais
    préparation de mousse au chocolat

    petit pot de crème au caramel

    Côté animaux marin, nous avons été déçus de n’en voir que rarement, alors que Loïc et Thomas voyaient des dauphins tous les jours en méditerranée. Tou de même, nous avons pu apercevoir de loin  un troupeau de dauphins surfant les grosse houle atlantique, un cachalot venu nous espionner, et une petite baleine Minke venue surfer notre vague de sillage.

    Plus curieux, l’arrivée 2 de papillons à bord au bout de 10 jours-et à 4 jours de toute terre…. des chenilles qui auraient éclos à bord? Nous leur offrons un peu de miel et d’eau et passons un peu de temps à les observer : l’occasion d’étudier les insectes en détail.

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    Nous profitons aussi du temps  que nous avons pour fair des jeux de société : Carcassonne bien sûr, c’est notre grand jeu préféré en famille, mais des petits jeux rapides comme le Dobble ou le trésor des Pirates,  des jeux collaboratifs comme le Trésor des Lutins ou Zombie….

    Comme nous sommes partis avec un disque dur de plus 1000 films en tous genres, Victor en profite pour parfaire ses connaissances cinématographique : il s’ingurgite pas moins de 3 films par jours, des Bronzés aux Marvel, en passant par les Jurassic Park, la série des Alien…

    Bref, le temps passe très vite, et c’est avec bonheur mais un peu de nostalgie de cette paisible vie en mer que nous touchons terre après 2 semaine, ravis de retrouver famille et amis.

    Il y a de beaux bateaux à St-Martin…..

    1, 2 ou 3 coques?
    1, 2 ou 3 coques?
    curieux voilier
    curieux voilier
    No-Limit, Outremer 5X customisé
    No-Limit, Outremer 5X

    Dès le lendemain, nous levons l’ancre pour Tintamarre, petit ilot à la très belle plage de sable blanc pour y passer la journée de dimanche en compagnie de nos amis du Conquet Pierre et Marie, installés depuis 2 ans à St-Martins avec leurs enfants Tim, Maël et Rose.

    Nous entamons 3 semaines de croisière aux Antilles en famille, avec Atao , le voilier de mes parents,qui navigue à nos côtés, ce qui ressemble déjà de là où je vous écris, à de bien belles vacances…. Maintenant que nous sommes de nouveau connectés, je vous promet des nouvelles plus régulières!

     

    mise à jour du blog à Anguilla sur la plage
    mise à jour du blog à Anguilla sur la plage
  • Vers les Canaries

    Vers les Canaries

    Jeudi 4 fevrier 2016
    13:20, la dernière amarre est larguée et Moby quitte le ponton de la zone technique du port de la grande motte.

    Deux semaines bien remplies se sont écoulées depuis la livraison du bateau, le dernier élément manquant, la table du cockpit vient d’être installée.

    La fenêtre météo qui depuis trois semaines permettait une descente comfortable vers Gibraltar est sur le point de se refermer et je m’étais fixé la limite de 16h pour être parti, fate de quoi il aurait fallu attendre plusieurs jours avant de pouvoir sortir du golfe du Lion.

    Mes équipiers Thomas et Marcus ont été briefés, la première nuit sera ventée, noire et la mer sera inconfortable jusqu’à l’aube. Les prévisions se sont avérées justes, et c’est un bon force 7, accompagnées de rafales et une mer mal rangée. Le bon coté c’est que nous avalons les milles vers le sud. Les Baléares sont en vue vendredi matin et le vent baisse. Le soleil est aussi au rendez vous et nous profitons de ses rayons pour déjeuner sur le trampoline, moment de détente bien apprécié.

    Nous devons maintenant passer au travers d’une faible dorsale de haute pression et attraper un flux de sud est qui nous permettra de faire rute vers la cote espagnogle pour trouver un abri avant un passage de grand frais de sud ouest prévu à partir de samedi soir sur la zone.

    Une nuit d’escale et Marcus qui débarque, car il souffre d’une bronchite sévère et il n’est pas prudent de rester en mer dans cet état.

    C’est donc à deux que nous repartons dimanche midi avec Gibraltar en ligne de mire. La navigation est agréable pendant 24 heures, puis devient plus compliquée en raison d’un flux modéré d’ouest sur la mer d’Alboran. Nous sommes contraints de longer les côtes pour nous éviter une mer courte et difficile à négocier. Mardi matin, le rocher de Gibraltar est en vue, nous faisons une courte escale et le plein de carburant et c’est reparti.

    Pasage du détroit dans des conditions assez inconfortables, mais nous sommes motivés car ce serait bien pire dans les trois ou quatre jours prochains. Comme les deux derniers jours, le salut est à la côte que nous longeons vers le nord-ouest avant de pouvoir faire route vers les Canaries. Un temps à grain toute la nuit, de multiples manœuvres et la traversée d’une zone de fort traffic maritime, de quoi nous tenir bien occupés avec Thomas.

    Au matin les conditions s’améliorent nettement, mais c’est encore du près, heureusement en route directe vers Lanzarote maintenant. Il nous faut attendre vendredi matin pour que le vent rentre en adonnant, les dernières 24h se font à une bonne vitesse et nous arrivons à Lanzarote à 7h du matin.

    Le timing est parfait, Bénédicte, Victor, Arthur et Anna arriveront de Brest par avion en fin d’après-midi!
    Quelques photos de cette étape:


      
      
      
      

  • C’est parti!

    C’est parti!

    Loïc était pressé de larguer les amarres, impatient de se retrouver en mer, et surtout d’éviter le coup de vent de sud-ouest qui arrive ce week-end.IMG_1181

    Dans les starting-blocks depuis 3 jours, nous attendions le montage de la table de cockpit qui se faisait désirer, bloquée en Italie…..La voilà, elle est belle et a l’air particulièrement fonctionnelle avec ses pieds rétractable qui transformeront le cockpit en tatami géant.

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    L’équipage de convoyage est au complet : Loïc le captain, mon frère Thomas qui le seconde à bord depuis 8 jours, et Marcus, franchement arrivé de la veille. IMG_1184

    A bord, un équipage 100% masculin, en mode convoyage, car je ne rejoins Loïc avec les enfants qu’aux Canaries, dans 10 jours, afin de leur éviter une semaine de mer en plein hiver. Il est vrai que sans chauffage à bord, en cette saison, c’est rustique… IMG_1188 IMG_1194

    Bon vent MOBY, rendez-vous dans 8 jours à Lanzarote.

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  • Neuvage dans le Golfe du Lion

    Neuvage dans le Golfe du Lion

    Déjà bientôt deux semaines que Moby nous a été livré par le chantier Outremer. Le temps est passé vite entre la prise en main du bateau, les listes en tout genre et bien sûr naviguer afin de compléter les tests de tous les systèmes en mer.
    Les contraintes liées à la météo hivernale ont fait que nous sommes restés dans un rayon d’eviron 100 milles de la Grande Motte, mais cela nous a permis de naviguer dans des conditions variées allant du calme plat à la force 8 de l’échelle de Beaufort.

    Au gré des vents très changeant, tant en direction qu’en force, nous avons fait escale aux Saintes-Maries de la Mer, Cadaquès en Catalogne, Collioure avant de revenir vers la Grande-Motte.

    Il nous reste à effectuer quelques contrôles et à attendre notre table de cockpit, qui arrive d’Italie le 3 février et sera aussitôt installée.

    Le départ se rapproche, et je commence à me pencher sur les fichiers météo des prochains jours…

    Quelques photos de ces quelques jours de navigation dans le Golfe du Lion

    Sète Agde
      
      Cap Creus
      
      Collioure

     

     

  • Aujourd’hui : livraison de MOBY!

    Aujourd’hui : livraison de MOBY!

    Il est magnifique, le chantier Outremer nous livre un bateau nickel, prêt à partir en grand voyage. Ne restent que quelques détails de finition et nous pourrons aller naviguer quelques jours pour tester Moby en grandeur réelle.

    La semaine entière est soumise à un timing précis : tous les matins, prise en main du bateau, de ses systèmes avec les équipes techniques : circuits électriques, circuits d’eau, moteur, électronique, batteries, froid… Tout est passé en revue. Comme cela fait un mois que les équipes testent et essaient le matériel, il n’y a pas grand chose à revoir… Reste à lire les notices et le manuel de l’utilisateur : nous avons quelques kilos de lecture à ingurgiter….

    Mais je connais Loïc, habituer à digérer des manuels d’instruction de pilote autrement plus indigestes, ça ne lui fait pas peur!

    L’après-midi, c’est Jean-Pierre, de Grand Large Service qui sort en mer avec nous : manoeuvres de port, prise en main du moteur, essais des voiles, test des instruments de navigation, par un temps particulièrement hivernal , brrr, vivement les alizés!

  • Moby sous voiles

    Moby sous voiles

    Les premiers bords de Moby au large de la Grande Motte, avec Jean-Pierre à la barre, de chez Grand Large Services, la filiale d’Outremer qui se charge de la mise au point des bateaux en sortie de chantier. Visiblement, le temps était couvert, »une journée typiquement bretonne » dixit Jean-Pierre!

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    Moby sous spi
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    le Code 0 est de sortie

     

  • Mise à l’eau de Moby

    Mise à l’eau de Moby

    Séquence émotion aujourd’hui, avec la mise à l’eau de Moby à laquelle nous n’avons malheureusement pas pu assister, la faute aux avions pleins et aux obligations professionnelles…car nous ne sommes pas (encore) en grandes vacances!

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    Moby à l’eau!

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    Panneaux solaires et Iridium Pilot sur bossoirs

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    le mat

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    Aperçu de l’avant, trampoline et bout dehors

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    La table à cartes

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    côté salon

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    la coursive coque babord

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    la cabine avant tribord, celle d’Arthur

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    Cabinet de toilette tribord, pour les enfants

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    Moby au ponton pour les finitions

  • Il y a 10 ans déjà… traversée de l’Indien sur Nomade

    Il y a 10 ans déjà… traversée de l’Indien sur Nomade

    Nous avions acheté Nomade à Phuket en 2004 et lui avons fait faire un refit complet dans un chantier de la marina Boat Lagoon. Cet ancêtre du « Lévrier de Mer » construit par le chantier Leguen-Hémidy était un bateau léger, rapide et très marin, que nous avons convoyé à deux jusqu’à l’île Maurice. Notre projet de l’époque était (déjà!) un tour du monde par l’hémisphère sud, au départ de Maurice, avec notre fils ainé Victor qui n’avait que 3 ans à l’époque… Les aléas de la vie ont fait que nous avons renoncé à ce projet de grand voyage, et vendu notre voilier, en gardant l’espoir et le rêve de repartir un jour….

     

    https://www.youtube.com/watch?v=moUA-sPJ0Ek&list=PL9njTPcJKifP7N8cwQMu9_SNi3L_mZYOg

  • Le parcours

    Le parcours

    Depuis quelques semaines, cette grande planisphère plastifiée et centrée sur l’Océan Pacifique trône sur la table de la salle à manger. Le soir, nous rêvons aux escales, traçons des routes au Velleda, affichons des dates, certaines sont incontournables, comme les changement d’hémisphères à l’arrivée des saisons cycloniques, le passage du cap des Aiguilles au sud de l’Afrique ou le Canal de Panama.

    Arthur a même apporté cette carte dans sa classe de CP-CE1, pour présenter à ses copains et à Laetitia sa maîtresse, les différentes étapes de notre grand voyage. IMG_9633

  • The Outremer 51

    The Outremer 51

    You can visit the Outremer 51 on the Outremer website, there is a 360 view of the cockpit, saloon and cabin.

    The outremer 51 is a production catamaran, but the boatyard offers a long list of options to tailor the boat to the customer’s program.

    The main options that we have chosen for Moby are:

    • 4 cabins version, so that the 3 kids get their own space
    • Structural bulkheads in carbon fiber to reduce weight and enhance structural rigidity
    • Electrical system with lithium batteries, hydrogenerator and solar panels
    • LORIMA high modulus Carbon fiber rotating mast and kevlar shrouds
    • Hydranet for the mainsail and the self-tacking solent by Incidences
    • Gennaker, assymetrical spinnaker and code zero by Incidences
    • And of course the 2 carbon tillers, inevitable signature of modern Outremer

    The sail test of Crazy Louise by Multihull magazine

  • Last visit to Outremer before launching Moby

    Last visit to Outremer before launching Moby

    On my way between Brest and Frankfurt via Paris, I’ve decided to hop to La Grande Motte to check the progress on the building of Moby.

    At this stage more than 90% of the work is done, and Greg’s team is busy finishing the interior. Most of the deckware has been fitted, including the bimini. The only thing that has not been installed is the cockpit table, and it’s mainly because we have ordered a custom « convertible »table.

    Here are today’s pictures…


      
      
      
      
      
      
      
      
      

  • Back from Outremer in La Grande Motte…

    Back from Outremer in La Grande Motte…

     

    I was in la Grande Motte yesterday to check the progress of the construction of our outremer 51 « Moby ».

    Since th begining in late May 2015, a lot has been done and we are well on track for the launch scheduled for the 30th of November, so less than three weeks from now!
    Here are some of the latest photos:


      
      

     

     

     

  • Les enfants visitent le chantier

    Les enfants visitent le chantier

    Pendant les vacances de la Toussaint, j’ai emmené les enfants visiter le chantier, voir les différentes étapes de la construction de MOBY. Ils ont pu voir leurs cabines!

    Arthur devant sa cabine, avant bâbord
    Arthur devant sa cabine, avant bâbord

    les garçons intrigués par le saildrive
    les garçons intrigués par le saildrive

    Victor dans sa cabine, arrière bâbord
    Victor dans sa cabine, arrière bâbord

    En nous promenant sur les pontons, nous avons aperçu Crazy Louise, le bateau de Laurent, Nicole, Jules et Max, sur lequel nous avons navigué au Panama pendant 2 semaines en Novembre 2015. Nous sommes un peu émus : après leur 2 années de périple Atlantique, il vient d’être vendu, puisque nos cousins sont partis vivre au Canada! Crazy-Louise-au sec crazy-louise-sec

  • Construction

    Construction

    Moins de 6 mois après la mise en chantier, notre Outremer 51 a fière allure!

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    Les différentes équipes s’attellent à l’implantation des systèmes et à la pose de l’accastillage. La mise à l’eau est prévue fin novembre.