Cet article a été écrit deux mois après notre retour de grand voyage, en novembre 2018. Il n'avait jamais été publié, et j'y remédie enfin.
Voilà deux mois que nous sommes rentrés chez nous : les enfants ont retrouvé leur maison, le jardin et leurs jeux avec une grande joie.
Chaque journée est une re-découverte de petits plaisirs de terriens : aller à la boulangerie chercher du pain frais, profiter de l’abondance dans les commerces, savourer des douches chaudes, de longues nuits sans quart…
Les enfants ont retrouvé leurs quatre grands-parents avec lesquels ils sont très complices, et l’adorable petite chienne Gaïa de Papily et Mamily, que nous baby-sittons à l’occasion à la maison.
Nos journées sont occupées à remettre la maison en état. Après avoir été louée tous les étés, elle a besoin d’un coup de peinture, de menues réparations, et de nettoyage de fond. Nous déballons aussi avec plaisir les cartons de nos vêtements d’hiver – nous en aurons bientôt besoin – et retrouvons pleins de trésors.
La rentrée des classes
Nous préparons surtout la rentrée des enfants avec beaucoup d’attention, c’est un grand évènement pour eux de retrouver le chemin de l’école, après deux ans et demi d’absence. Arthur et Anna sont en confiance, ils vont retrouver leur ancienne école, et sont très impatients de revoir les copains bien sûr, mais aussi les maitresses qu’ils connaissent toutes. J’ai pris contact avec la directrice pour débriefer nos deux années et demi d’Instruction En Famille (officiellement I.E.F.) : Anne a à coeur d’accueillir au mieux les enfants, de connaître leur niveau et leurs éventuelles difficultés pour préparer leur insertion scolaire.
Nous avons la chance d’avoir une école aussi attentive aux besoins des enfants : c’est une petite structure d’une centaine d’élève, répartis en 5 classes, toutes à double niveau. La pédagogie est centrée sur la bienveillance éducative, la fraternité et l’individualisation des parcours. De notre côté, nous ne nous étions pas focalisés sur le programme de l’Education Nationale, mais avions plutôt choisi de nourrir leur soif d’apprendre : ils ont donc tout naturellement engrangé beaucoup de connaissance et fait des progrès dans les domaines qui les passionnent. Mais d’un strict point de vue « scolaire », ils vont forcément avoir quelques lacunes, qu’il nous importe d’identifier.
A l’école primaire
Anna est plutôt avancée en lecture pour son âge : je me suis résolue à lui apprendre à lire dès l’année de grande section, car à force de voir ses frères lire, elle en avait un désir intense. Elle a donc très vite appris à lire et à écrire à 5 ans, et dévore tout ce qui lui traine sous les yeux : BD, albums, journaux, histoires…. Elle n’est pas très rapide en écriture, et a un peu de retard en math car je n’ai pas pas tout à fait réussi à boucler le programme de CP l’an dernier…
Son intégration dans la classe de CP/CE1 s’est très bien passée. Elle suit le programme de CE1, aux cotés des enfants de son âge qui sont en CP. Elle a déjà fait un grand exposé en images de son voyage, répondant avec plaisir aux questions des enfants de sa classe. Boulimique d’activités, elle veut faire de la danse, de la gym, du surf, apprendre le piano…. Nous avons limité pour l’instant les activités encadrées, pour garder du temps libre pour bricoler, faire du vélo et garder du temps en famille.
Arthur est calé en math et en sciences : en plus des cours au programme, il absorbait ce que son grand frère étudiait au collège, passionné par les explications toujours très pédagogiques de Loïc sur les questions scientifiques et techniques que nous rencontrions au quotidien : l’énergie, la navigation, la mécanique etc…
Il est aussi fort en grammaire – un jeu de logique pour lui – et en vocabulaire ( pratiquant avec agilité jeux de mots, homophones et calembours), mais rechigne sur l’écriture et manque de sens pratique….
Après quelques semaines d’école, il a fait de très gros progrès en organisation et en écriture, qui ne lui pose plus du tout de problème. Il a retrouvé toute sa bande de copains, et va avec enthousiasme et beaucoup de sérieux à l’école.
Il est inscrit tous les samedis matin au club de voile de notre village pour faire de l’optimist. Nous avons investi dans un équipement de choc : combinaison hyper chaude, gants en néoprène, cagoule et chaussons d’hiver. Il n’a pas froid du tout, même quand l’eau est à 12° comme en ce moment, et l’air à 8-10 : pas mal pour un gamin qui revient des tropiques!
Il se se régale en particulier quand il y du vent et que ça souffle à 15-20 noeuds!
A l’école du Cirque
Et pour rendre la rentrée plus passionnante encore, leur école a accueilli fin septembre un véritable cirque, avec chapiteau, animaux et toute une troupe familiale pour une semaine intensive d’école du cirque.
les équilibristes
Les enfants de toutes les classes – dès la maternelle – sont allés deux heures par jour apprendre à faire le funambule, les acrobates, le rouleau américain, la boule, les équilibristes…..
Anna l’acrobate
Une semaine bien intense où tous ont beaucoup appris, dans leur corps, et dans leur tête, et nous ont délivré, parents, frères et soeur, voisins, et grands-parents un spectacle magnifique, où tous on surpassé leur appréhension et leur trac.
Arthur sur la boule
Au lycée
Victor se son côté est entré au Lycée. Il a passé fin août avec succès un examen d’anglais pour pouvoir intégrer une section internationale britannique, en vue de passer, en plus du bac classique, un bac international (OIB) qui lui ouvrira les portes des universités anglo-saxonnes. Il est ravi, mais conscient que cela représente des heures en plus d’enseignement et de travail à la maison.
Il a de longues, très longues journées, se levant à 6h le matin pour prendre le car afin de commencer les cours à 8h à Brest. Il rentre le soir à 18h30. Il a retrouvé ses copains de collège, et s’en est fait de nouveaux au lycée. Il regrette la liberté de travail et d’horaire que lui permettait le CNED, mais apprécie l’animation du lycée, et la vie sociale entre jeunes.
Il n’a pas voulu suivre d’activité sportive extra-scolaire pour garder du temps libre pour travailler, et pour les copains/copines. Il pratique le futsal au lycée à l’heure de midi, va courir une fois par semaine sur le sentier côtier, et nous nous sommes engagés de notre côté à aller surfer avec lui, faire de la planche à voile ou taper quelques balles de golf à l’occasion.
A l’heure où j’écris, nous terminons les vacances de la Toussaint. Je retire de ces deux mois passé le grand sérieux avec lequel les enfants ont appréhendé l’école. Ils sont très investis, pointilleux sur la ponctualité, le travail scolaire. Ils ont vraiment le souci de bien faire.
Retour au travail
Il fut étonnamment facile de nous replonger dans nos vies à terre. J’ai repris le travail le 2 septembre, en même temps que les enfants. Travaillant dans une entreprise familiale, j’ai récupéré mon poste dans la continuité, retrouvant le travail en famille aux côtés de mon père, de mon frère et de nos deux collaboratrices. Loïc a de son côté très vite retrouvé un job : la pénurie de pilotes est bien réelle en Europe, et il a facilement trouvé un poste sur long-courrier basé à Paris, on ne pouvait rêver mieux.
Ce qui est le plus troublant, c’est l’impression que ces deux années et demi se sont passées dans un espace-temps différent, comme une grande parenthèse. Il nous reste bien sûr les souvenirs, et une transformation intérieure qui a laissé des traces.
La société de (sur)consommation
Nous sommes mal à l’aise avec cette société de sur-consommation, boulimique d’acheter, en particulier l’inutile ou l’éphémère. Nous «résistons» et sommes particulièrement attentifs à préserver les enfants. C’est une évidence pour eux, car ils ont été sensibilisés à la beauté et la fragilité de la nature face à l’impact de l’homme.
Ils se sont d’ailleurs lancés avec enthousiasme dans un défi « zéro-déchet », pour diminuer le plus possible nos impact sur la planète : achat en vrac, recyclage, bricolage, compost, trajets en vélo pour aller à l’école ou au village….. Chacun fait sa part, comme le petit colibri…
Se déplacer
De mon côté, quand il s’est agi d’acheter un second véhicule, j’ai opté pour une voiture 100% électrique. Elle convient parfaitement à mes besoins ; parcourir 3 à 4 fois par semaine des trajets inter-communaux de 60km. Son autonomie est suffisante, sans émettre de particules et en silence, ce que j’apprécie d’autant plus après avoir passé 2 années en demi à me déplacer poussée par le vent, et en produisant une énergie renouvelable.
Je suis bien consciente que rouler en véhicule électrique ne résout pas tous les problèmes : il reste toujours polluant de rouler, et je modère mes déplacements, prends le vélo dès que je peux.
Les enfants aussi : à part peut-être 1 ou 2 épisodes, ils sont allés à l’école en vélo tous les jours depuis la rentrée, … Idem pour aller acheter le pain ou une bricole au village, nous ne sommes qu’à 2km du bourg, pédaler fait du bien, au corps et à la tête.
C’est aussi un éloge de la lenteur : circuler à pied ou en vélo permet de mieux savourer l’environnement qui nous entoure : s’émerveiller d’un bel arbre ou d’arbustes en floraison, saluer un voisin, s’arrêter papoter sur le bord de la route, ressentir le vent dans les cheveux, le bleu du ciel au-dessus de nos têtes….
Autant de petits plaisirs dont on se prive en roulant en voiture. Il faut dire aussi que les mois de septembre et octobre ont été magnifiquement ensoleillés, ce qui a grandement ajouté au plaisir cycliste.
Vue d’automne sur la mer d’Iroise
Se nourrir, consommer
Nous essayons aussi de manger sain et responsable, moins de viande mais de meilleurs qualité, le plus bio et local possible, en évitant pesticides, additifs et malbouffe, mais surtout bannir le plus possible le plastique dans nos achats : nous avons vu trop de plastique défigurer les plus belles plages. Halloween et Noël sont de belles occasions de tester notre capacité à réinventer ces festivités de manière éco-responsables : car il n’est pas question de supprimer les fêtes, seulement de remettre l’humain et la planète au coeur des évènements, et de reléguer le consumérisme boulimique à sa périphérie.
Nous tentons à petits pas d’intégrer dans nos vies les profonds bouleversements que notre voyage a eu sur nos consciences. La terre est grande, belle, fragile et forte à la fois.
C’est notre responsabilité à nous les hommes, animaux devenus démiurges, d’agir sur notre destin et celui de la planète qui nous porte. Sans culpabilité, avec optimiste, et détermination.
En début d’année scolaire, Monique, l’ancienne institutrice d’Anna nous a proposé de participer à l’aventure de Clémentine Aplati :
« Voici Clémentine Aplati !
Dans notre classe de PS/MS, notre maîtresse (Monique) nous a raconté ses aventures : une nuit, alors qu’elle dormait profondément, le tableau qui était accroché au-dessus de son lit, est tombé et la pauvre Clémentine s’est retrouvée toute aplatie !
C’est alors qu’elle a décidé d’en profiter pour voyager tout autour du monde en se glissant dans des enveloppes. »
Cela fait près d’un an et demi que nous faisons l’école à bord pour nos 3 enfants. L’idée de leur faire l’école à bord est tout de suite apparu comme une chance pour eux comme pour nous : plus de souplesse sur les programmes, sur le rythme scolaire, la possibilité de s’adapter à l’enfant en permanence, au plus près de ses besoins et difficultés. Ca c’était la théorie…mais en pratique, comment ça se passe?
Eh bien la réalité en est très proche!
VICTOR, 13 ans en 4ème avec le CNED
Pour notre collégien (en 5ème l’année du départ), l’évidence, c’était de suivre le CNED, qui allait lui permettre de suivre une scolarité (presque) comme dans un vrai collège, et de pouvoir intégrer à notre retour un lycée de son choix, dans la continuité.
Victor à son poste de travail : la table à carte!
Cela s’est avéré une excellent décision. Victor à 11 ans lors de notre départ, était déjà très autonome et l’est resté. Il a choisi son propre rythme de travail : 2 à 4h de travail personnel par jour, tous les jours de la semaine, week-end compris, pas ou peu de vacances scolaires. Cela nous libère du temps dans la journée pour beaucoup d’activités : snorkeling, planche à voile, baignade, rando, skim, surf…. Il y a tout de même des jours sans école, quand par exemple nous avons des invités à bord, ou que nous prenons la mer : le premier jour , les enfants sont un peu barbouillés, et somnolent tous…. Et il a les 2 mois et demi de grandes vacances de mi-juin (fin du programme) à début septembre.
le planning de l’année
Au sein des » séquences » CNED qui durent 2 à 3 semaines et contiennent de 6 à 7 matières (cours + évaluation), Victor a choisi de travailler une matière à fond pendant 2/3 jours, avant de faire son devoir écrit. L’évaluation orale ou écrite est ensuite numérisée puis envoyée avant la fin de la séquence au CNED. Il travaille ainsi pendant chaque séquence 3 jours sur le français, 3 jours sur les maths, 2/3 jours de physique, 2/3 jours d’anglais, 2/3 jours d’Espagnol, 2 jours de dessin, 2/3 jours de techno.
Cours de Sciences Physiques
Les cours du CNED collège sont particulièrement bien faits, illustrés, pratiques, d’autant plus avec les nouveaux programmes de collège, qui explorent des thèmes transversaux à plusieurs matières.
Victor gère son planning et ses heures de travail, mais nous sommes là à ses cotés pour l’aider si besoin, selon nos compétences propres : Loïc coache les matières scientifiques comme les maths, la physique, la techno. Le secret c’est de réagir tout de suite aux bonnes et aux mauvaise notes : féliciter (toujours) car chaque bonne note est une fête! , encourager (souvent) car le découragement peut arriver à tout moment : fatigue, lassitude de travailler seul, cours objectivement difficile (le Cned est réputé de haut niveau) ou exercice rébarbatif…, consoler (parfois), comme quand il récolte un 8/20 en musique par ma faute car j‘ai omis de transmettre la seconde page de l’évaluation…..
préparation de l’évaluation en Arts Plastique
Je m’occupe plutôt de l’administratif (et il y en a beaucoup au CNED entre l’inscription, le suivi des colis, les cours en version papier, numérique, CD, audio, les téléchargements etc..). Mais ma partie, c’est surtout les langues : anglais et espagnol, et les matières littéraires : l’histoire-géo et français qui ont souvent des thèmes communs. L’avantage est que si une notion n’est pas comprise, on le sait très vite, et nous prenons le temps qu’il faut, pour la travailler en profondeur. Pendant le dernier trimestre, j’ai senti du relachement en espagnol, nous avons donc travaillé ensemble tous les cours, et les résultats sont au rendez-vous, les notes ont remonté en flèche!
Idem pour le Francais, l’inspiration parfois manque pour la partie expression écrite. J’ai donc participé et lu avec lui les ouvrages de ces 3 dernières séquence : en séquence 8, le thème du jeune » héro » provincial arrivant à Paris, avec des extraits du « Père Goriot » et « Les Illusions perdues » de Balzac, ainsi que de « Bel Ami » (Maupassant). Puis en séquence 9, c’est le « Claude Gueux », de Victor Hugo, que je ne connaissais pas, pasionnant mini-roman traitant de la dignité au travail, de la justice , et du pouvoir de la littérature pour influer sur la vie politique. Enfin, le Cid, de Corneille, que n’avais pas lu non plus…… qui prolonge le thème de la confrontation des valeurs entre l’individu et la société. Lire et accompagner Victor lors de l’étude des texte aura permi de mettre un peu de vivant et de vécu dans des cours certes très bien fait mais parfois un peu abstraits pour de jeunes adolescents.
Cours particuliers de Math sur le trampoline
En math, la seconde évaluation de l’année a été décevante en résultat : Loïc a donc repris les choses en main, et coaché Victor, notamment en méthodologie : faire le tri entre les exercices indispensables pour comprendre les notions, et les autres qui servent à « rabacher ». Ils ont aussi réalisé un livret rassemblant tous les cours et les notions à savoir par coeur. Une fois cela fait, Victor est reparti sur les bons rails, et jusqu’à la fin de l’année : il termine sa dernière et dixième évaluation avec un 20/20.
Arthur, 8 ans, en CE1 avec le programme de maths et de francais de l’Education Nationale
Pour Arthur, qui était en CE1 cette année, j’avais choisi de ne pas suivre les cours du CNED. Autant les cours de collège sont attirants, bien mis en page, agréables et adaptés, autant je trouve les cours de primaire indigestes, peu attractifs, et à mon sens trop complets », dans le sens où pour effectuer tout le programme, il ne nous resterait que peu de temps libre pour réaliser les autres projets qui nous tenaient à coeur cette année : maquettisme, expériences scientifiques, énergie à bord, navigation…
maquette n°3
Retrospectivement, je suis ravie de ce choix, car il me permet d’insister sur les maths et surtout sur le francais, matière sur laquelle il n’y a aucune impasse, et pour laquelle je suis sûre des acquis de mon enfant. Cela était d’autant plus important que le CE1 est une année cruxiale où beaucoup de bases sont mises en place : c’est là que l’on commence la grammaire, en étudiant la structure des phrases, la conjugaison avec le présent, le futur, et le passé composé.
travail sur le calendrier
En math, arrivent les premiers problèmes à résoudre, les tables de multiplications à utiliser, les additions et multiplications à maitriser.
Addition
Question rythme, Arthur a du mal à travailler efficacement plus que 2 heures par jour. C’est un enfant qui comprend vite, intuitif, mais qui a du mal à rester en place et qui est très lent à l’écriture. Nous avons donc choisi de rester sur le même rythme que son frère – c’est plus pratique aussi pour toute la famille. Nous travaillons tous les jours 2h par jour, tous les matins, 7j sur 7. Si le travail n’est pas terminé, nous continuons un peu le soir.
Arthur au travail dans le cockpit
A chaque fin de trimestre, nous effectuons un grand bilan, que j’envoie à ma chère amie Hélène, Professeure des école et Maitre formateur de l’Education nationale. Cela nous permet à Arthur et moi de nous évaluer 3 fois par an, ce qui est à la fois nécessaire et motivant!
on est quel jour?
C’est aussi Hélène qui m’a conseillé les méthodes de maths et de Francais de cette année, les supports pédagogiques, et qui me conseille en cas de problème. Je l’ai appellée au secours à Noël car je me rendais compte qu’Arthur rechignait à écrire, et que sa lenteur était un frein à la réalisation des exercices de Français. Nous avons donc mis en place un contrat avec Arthur : réalisation d’un certains nombre d’exercices à l’oral, couplé à une obligation d’écrire 10 mots par jours en janvier, puis 20 en mars, puis 30 en avril ….. L’écriture a pris différentes formes suivant les périodes et les envies : cahier de grammaire, cahier de compréhension écrite, ou cahier d’écrivain avec des thèmes qu’il apprécie (la liste des courses, mon menu préféré, ce que j’ai ramassé à la plage, je décris ma cabane, résumé du documentaire regardé etc….)
La méthode de grammaine
Pour les maths, la manipulation aide beaucoup à la résolution des problèmes et à aborder les thèmes de la multiplication et de la division. Arthur aime utiliser les barettes cuisenaires.
le cahier de Maths, et les barrettes Cuisenaire formant des trains de nombres
et en plus, elles servent de matériau de construction, comme des Kapla!
Pour le reste, nous avons le temps de développer nos projets, sous une forme plus ludique, en nous servant des pays traversés : ainsi, cette année, nous avons étudié les coutumes, les paysages, la flore et la faune des pays traversés etc…. via de nombreux supports : lecture, dessins, réalisation du livre de bord par pays, anglais, ebooks etc….
Cette année, Arthur a fait de la lecture pendant 2 mois sur la Culture Maorie de Nouvelle-Zélande. Un petit paragraphe tous les jours, pour en apprendre plus sur le pays et ses coutumes. Cela nous a amené à de nombreuses questions et interactions avec des néo-zélandais, mais aussi plus d’intérêt pour la visite des différents musées (Musée d’Auckland, Musée Maritime, Musée de Russel, Musée d’Aviation ancienne de Tauranga…).
Livre sur la culture Maorie
Arthur nous lit tous les matin sur la culture Maorie
Grace à un autre petit livre d’art appliqué, nous avons réalisé des créations maories : balles de poï, pendantifs tikkis, toupies, impression de tikkis, … ce qui a fait le lien avec la Polynésie Francaise, traversée pendant 6 mois, et dont le peuple est culturellement très proche des Maoris.
Rideau Polynésien en corail
Tikki polynésien
Victor très appliqué
Autre Tikki
livre d’art créatif maori
Nos balles de Poï en action
l’art du Koru
motif Koru
Description des motif Koru (feuille de fougères)
Anna a réalisé un ebook sur la Nouvelle-Zélande, à destination de ses petits camarades de son ancienne école, qui font cette année un tour du monde des pays, en envoyant Clémentine Aplatie par la Poste….
Clémentine Aplatie à Auckland
Arthur travaille de son côté un ebook racontant son « demi tour du monde » : « Les 20 000 mille d’Arthur autour du monde », où il raconte en images et en textes la première moitié de son périple, des Antilles à la Nouvelle-Calédonie en passant par les Galapagos, la Polynésie Francaise et la Nouvelle-Zélande.
Déjà 20 000 milles parcourus
géographie, autour du monde
Pour l’étude et la pratique de l’anglais, nous avions l’embarras du choix avec une sélection de petits livres sur la Nouvelle-Zélande, notamment des cahiers d’activités et de jeux en anglais.
cahier d’activité en anglais
Mais le mieux bien sûr, c’est de jouer avec leurs amis anglophones.
Anna and Marlène, her german friend
A Whangarei, un après-midi de travail avec deux enfants néo-zélandais
Avec les filles de nos amis néo-zélandais
Anna with Marlene and her sister Juli singing in the streets of Auckland
Les enfants avec Ben et Gaby, leurs amis américains
Nous avons aussi passé beaucoup de temps à réaliser notre livre de bord, avec des dessins, collages, herbier, petits textes, sur la Polynésie Francaise, et sur la Nouvelle-Zélande.
travail naturaliste
matériel récolté sur la plage pour les descriptions naturaliste-bord de mer en nouvelle-Zélande
à la loupe binoculaire
dessins d’Anna surfant
Le livre de bord des enfants
travail sur l’herbier de Nouvelle-Zélande
Et aussi des expériences de science, du bricolage, et de nombreuse notions liés à la vie à bord ont été abordées en profondeur : l’énergie (production et consommation), la météo, et de manière plus globale la préservation de l’environnement et de notre planète.
préparations de maquettes
maquette n°1
maquette n°3
gestion de l’eu à bord
récolte d’eau de pluie
manoeuvre
cours de navigation
expérience de science : la pierre ponce, ca flotte!
à la loupe binoculaire
Anna, 5 ans, en MS/GS avec la méthode MONTESSORI
Anna a continué de travailler avec les livres et cahiers de Balthazard, en particulier le très très gros cahier MONTESSORI des lettres de Balthazard et de Pépin aussi, centré sur les lettres et les sons. En parallèle, nous avons travaillé en début d’anné sur les sons,
les sons des lettres
en reconnaissant phonèmes, puis plus tard les rimes;
les sons des mots
En milieu d’année sur l’arbres aux lettres, parfait pour associer les sons des consonnes et des voyelles. Dès janvier, nous avons enchainé en parallèle sur le coffret de lecture Montessori (chez nathan), en particulier les lettres mobiles,
les lettres mobies
pour former des petits mot
puis des plus gros
puis à partir d’avril, le cahier de lecture associé.
cahier de lecture, les premiers mots simples
Ces méthodes sont particulièrement adaptées pour l’apprentissage des sons et des lettres, de manière ludique et au rythme de l’enfant, et de manière autonome, ce qui m’a permis de dégager plus de temps pour Arthur en CE1, qui avait plus besoin de moi, en particulier pour la grammaire et les conjugaisons.
Aujourd’hui, Anna connait toutes ses lettres, en majuscule comme en minuscule, sait copier des mots en capitale, et lire quelques mots courts. Elle reconnait aussi les sons dans les mots, et les associe aux lettres. Elle sait lire les mots court aux sonorités simples (col, lavabo, robe etc…) et sait aussi les écrire avec des lettes mobiles, sans modèle, à l’oreille. Nous avons aussi travaillé l’écriture, des chiffres, et des lettres!
écrire les chiffres,
les lettres capitales
puis les lettres minuscules
Née en février 2012, elle est censée n’entrer qu’en grande section l’année prochaine, mais je la sens pourtant prête l’année prochaine à apprendre à lire. Je la laisserai donc entrer tranquillement dans la lecture, à son rythme, et sans pression.
Nous avons aussi travaillé dans les livres d’activité de Balthazard. Le « Très très gros cahier de NATURE » de Balthazard, chez Hatier Jeunesse déjà entamé l’an passé a été terminé,
la salade de fruits
travail sur le Mime
Anna mime : se moucher
Mimer : avoir peur
mimer : rire
activité du « Très très gros livre de la Nature » de Balthazard
et nous avons surtout puisé dans le « Mes activités Montessori » chez Nathan. parfait pour appréhender le monde et la nature-même si les saisons et les animaux sont un peu trop centrées sur l’Europe; nous avons donc adapté le contenu.
Activité du livre « mes acivités Montessori »
Là encore, je n’ai aucun regret. J’avais avec moi les cours du CNED de grande section, prêtés par une amie, et j’était soulagée de ne pas avoir à les suivre dans leur exhaustivité. En revanche, nous nous nous en sommes servi comme support d’appoint pour la lecture de littérature jeunesse : Arthur a souvent fait la lecture le matin à sa soeur : et Hop! d’une pierre deux coups!
Et avec deux enfants d’age rapprochés, 5 et 8 ans, nous réalisons ensemble toutes les activités hors maths et francais, chacun à son niveau.
art plastique
Le reproche que je ferais aux cours du CNED de primaire est qu’ils demandent beaucoup de travail aux parents, de préparation mais aussi d’encadrement, les consignes sont compliquées et ne visent pas à rendre l’enfant autonome dans ses apprentissage, contrairement à la méthode Montessori. Avec 3 enfants scolarisés à bord, de 3 niveaux aussi différents, il faut viser au maximum sur l’autonomie de chacun!
Ce qui m’a été utile cette année :
Le globe terrestre gonflable: Trouvé au musée d’Auckland nous avons enfin à bord une mappemonde, très légère et ludique! Les enfants l’adorent, jouent (un peu, il ne faut pas l’abimer) au ballon avec, et elle nous permet de bien nous situer sur la planète.
Les » reward stickers » : trouvés aussi en Nouvelle-zélande. Les anglo-saxons sont vraiment très forts pour ce genre de produits. Anna s’en sert en autonomie dès qu’un exercice est terminé et vérifié. Et ca me permet de contrôler par la suite que le travail a été fait. Exemple : dès qu’elle a réussi à écrire 3 fois un mot avec les lettre mobiles, elle est autorisée à l’écrire au stylo.
en face du mot, déjà 2 stickers : Bravo!
Les sous-main plastifiés : j’ai chiné leur contenu sur internet, puis fait laminer. En CE1, Arthur se sert particulièrement les tables de multiplication, des majuscules, et des modèles d’addition et soustraction. En GS, Anna se sert de tout pour compter, lire son alphabet, reconnaitre les lettes etc… C’et aussi un chouette cadeau à faire à l’enfant le jour de la rentrée, ils sont très fiers. Et en plus, cela protège la table!
Sous-main GS
Sous-main CE1
Sous-main CP
Les posters des tables de multiplications affichées dans la coursive (obligatoire de les lire pendant le brossage des dents, matin et soir ;-)), acheté en Nouvelle -Zélande, et un autre poster sur les conjugaisons, acheté en Nouvelle-Calédonie.
tables de multiplication
tableau de Conjugaison
Le Bescherel : pratique quand mon grand me demande (pour son cours d’anglais) : c’est quoi maman la forme grammaticale de « qui » en francais???
En support numérique, je me suis appuyée cette année sur les applis de l’Escapadou, (éditeur numérique spécialisé Montessori) : » J’écris en cursive » a été très utile à Anna pour s’entrainer sur les lettres, et à Arthur pour les majuscules, en complément bien sûr de l’écriture papier.
Egalement, l’appli « Dictée Montessori » du même éditeur, pour Anna, pour apprendre à « écrire » les mots, comme avec des lettres mobiles.
Et enfin, c’est de l’école sans être de l’école.
Les enfants sont toujours aussi fans des émissions « C’est pas sorcier ». Nous sommes partis avec une centaine d’entre elles que nous avions en CD à la maison. S’est rajouté par la suite la série intégrale des ‘Il était une fois la vie », « Il était une fois l’homme, et « Il était une fois les Explorateurs ». C’est surtout cette dernière mini-série que les enfants ont regardé cette année-hors temps scolaire bien sûr! L’avantage de la vie en bateau, c’est que l’on voit tout le temps ce que les enfants regardent puisqu’ils ne sont jamais loin de nous : il est donc facile d’enrichir leur connaissances en discutant simplement de leurs émission préférées, et en approfondissant les thèmes abordés.
Côté « Explorateurs », ma bonne étoile Mary, ancienne professeure/documentaliste de Victor, m’a conseillé le super petit jeu interactif des Grandes découvertes et des Explorateurs, sur le site de France TV . Seul inconvénient, il nécessite une connexion internet.
En conclusion
J’ai la chance aussi que Loïc, le papa, soit aussi impliqué dans l’école à bord. On peut dire que si je suis la responsable des programmes, lui est enseignant à part entière en sciences au collège, mais aussi enseignant-remplacant en primaire pour accompagner le travail d’Arthur et d’Anna. Nous sommes très satisfaits d’avoir pu choisir pour chacun de nos enfants le rythme et les méthodes qui leur conviennent, et qui sont réalisables par de simples parents-enseignants, non professionnels comme nous.
L’année scolaire prochaine, sera un nouveau challenge :
Victor entrera en 3ème avec le CNED, une année importante pour le dossier scolaire, et son entrée future au lycée à notre retour en septembre 2018
Arthur sera en CE2 avec un programme de Francais et de Math identique à celui de ses petits copains de l’école : nous sommes en cela dans la continuité, et travaillerons spécifiquement sur l’autonomie au travail, en particulier dans la lecture et compréhension des énoncés.
Anna sera GS/CP, et qui pourra tendre selon sa motivation et son travail vers un vrai CP. Je continuerai la méthode Montessori qui lui convient bien, et compléterai avec les cahiers Ribambelle qu’avait utilisé Arthur, basée sur 6 albums de littérature jeunesse : il me semble en effet indispensable dès le CP de lier la notion de lecture au plaisir de découvrir et de lire des albums et des histoires. Je garde aussi sous le coude la méthode des Alphas, ludique et imagée, très utilisée, et avec succès, chez les enfants vivant en bateau.
Et puisque c’est de saison, je vous souhaite à tous de bonnes vacances scolaires!
C’est d’ailleurs comme cela qu’Arthur et Anna m’appellent très sérieusement pendant les heures de « classe » du matin : Maîtresse!
L’école à bord de Moby a commencé pour Victor pendant notre semaine d’escale à Lanzarote. Son rythme est de travailler 3 séances d’une même matière d’un sel coup, ce qui lui demande pas mal de concentration, puis après une pause, de travailler de nouveau 3 séances d’une autre matière. Il est rapide, (peut-être trop ?) et a déjà pris un peu d’avance sur le programme, l’idée étant de travailler plus pendant les traversées pour se libérer du temps en escale et ne travailler que le matin. Sa place préférée : la table à carte!
Pendant la traversée, il a travaillé tous les jours, 2 à 3h en moyenne par jour -les copains du collège vont dire que c’ets peu, mais il bosse 7 jours sur 7, y compris les dimanche et jours fériés!! Le temps de travail s’allongent en période de devoirs à rendre : un devoir par matière toutes les 3 semaines.
Pour Arthur, pas de CNED, mais nous suivons le même programme que ses petits copains de CP de son ancienne école, avec ses manuels de math et de français que j’avais récupérés auprès de son institutrice. Il est très content de continuer avec la même méthode et tient absolument à se calquer sur le rythme qu’avait par son institutrice Laetitia : tous les matins, nous commençons par 1 page du fichier de français et une page du fichier de math, plus un peu d’écriture ou de lecture selon les jours.
L’après-midi est consacrée à l’histoire, la géographie, les sciences au fil de nos découvertes. Nous avons commencé l’école quelques jours après notre départ de Lanzarote, une fois tous bien amarinés.
Pendant la traversée, nous avons ainsi travaillé sur :
Les voyages de Christophe Colomb, sous forme de récit que j’ai lu aux enfants, dans la Grande Aventure des Océans, Editions Bouquins et l’Atlas des Explorations chez Gallimard Jeunesse. Nous avons aussi consulté des cartes marines de l’Atlantique, retracé notre voyage, celui de Colomb, comparé la durée, les pays d’arrivée, les bateaux utilisés etc…
L’espace : description de notre système solaire, grandes dates de création univers, definition de ce qu’est des étoiles, nébuleuse, un soleil, un satellite … Puis mise en application en regardant les étoiles le soir dans le trampoline ( Sources des explications : mon Encyclopédie des Sciences 6-9 ans chez Gallimard Découvertes, et aux éditions Ouest France,le petit fascicule Observer les Etoiles)
La météo : nous avons étudié avec des documents Montessori 12 phénomènes météo différents, nous avons lu les définition, observé les images et effectué une séance de questions réponses avec nos deux spécialiste du bord : l’ingénieur Thomas et le météorologue Loïc ( La Météo chez Document Montessori et La météo expliquée aux enfants de Jean Nicolas aux éditions Cepadues)
Le jeu du soleil Montessori, nous a permis de classifier les grandes familles d’êtres vivants : végétaux, animaux, herbivores, carnivore et omnivores. Plusieurs questions sur la chaîne alimentaire, que nous étudierons ultérieurement ( Jeu du soleil chez document Montessori)
Le plancton : en bons Planktonautes que nous sommes, nous avons pu faire 2 recoltes de plancton : l’une en longeant Lanzarote, l’autre en plein milieu de l’Atlantique grâce à une période de calme. L’occasion de parler des différentes sortes de plancton : phytoplancton, zoo plancton, etc…. ( Plankton, Wonders of the drifting world )
Les baleines : après avoir aperçu notre première baleine minke, nous sommes allés dans notre petit livre descriptif des différentes sources ( Dorling Kindersley Whales, Dolphins and porpoises) pour l’identifier, et apprendre à différencier les différents cétacés : cachalot, baleine, globicéphales etc…
Du matelotage avec Loïc, qui a initié Arthur et Anna aux noeuds principaux : noeud plat, noeud de 8 et noeud de chaise.
Pour Anna qui est en MS, c’est du 100% Montessori, avec comme base les cahiers de Balthazar, complèté par des jeux sur les sons, le travail avec les lettres rugueuses, comme le « petit œil » qui lui plait beaucoup. Je la laisse choisir de commencer par l’activité qu’elle préfère.
le petit oeil
les lettres rugueuses
Nous nous octroyons également une pause récré en milieu de matinée, entre les maths et le français d’Arthur : 15 à 20 mn histoire de recharger les batteries : les enfants en profitent pour all’er sauter sur le trampoline, faire un peu de chaise, un petit plouf dans l’eau si le temps le permet, ou bien une activité d’intérieur type pâte à modeler, dessin, ou une activité » récompense » comme l’observations a la loupe binoculaire du corail ramasse sur la plage la veille, ou des papillons que nous avions accueillis à bord .
observation du corail à la loupe binoculaire
l’école de matelotage
Bref, pour l’instant, on ne s’ennuie pas, et les enfants sont plutôt contents de se mettre au travail. Quand le manque de motivation se fait sentir, j’ai plusieurs arguments :
pour Victor, qui doit rendre ses devoirs dans les temps toutes les 3 semaines, c’est que plus il travaille vite (et bien!), plus il aura de temps pour faire d’autres activités, et plus il pend d’avance pendant les traversées, plus il aura de temps libre en escale.
pour Anna, si je la vois déconcentrée, inattentive, je la renvoie tout simplement dans sa chambre jouer ou se reposer, et elle n’a le droit revenir que si elle se sent « prête à travailler ». Ca marche très bien, car à son âge, être auprès de maman, c’est précieux!
pour Arthur, un peu la même méthode, se reposer dans sa cabine, et revenir dans de meilleures dispositions, avec la pression en plus de terminer au moins 1 page de math et de français chaque matin, avant de faire quoi que soit d’autre d’autre ; et comme « carotte », j’ai toujours prévu une activité sympa comme une baignade à la plage, un snorkeling, une séance de « chaise de mat »…!!
Aujourd’hui, Arthur a présenté dans sa classe de CP-CE1 le panneau-exposé sur les énergies à bord de Moby. Il s’agissait de montrer :
Comment nous allons produire notre énergie :
grâce aux panneaux solaires (dans la journée)
à l’hydrogénérateur (quand nous naviguerons à la voile)
au moteur (quand nous naviguerons au moteur)
Puis comment l’énergie sera stockée :
dans des batteries
et enfin comment elle sera utilisée :
pour l’éclairage
les instruments de navigation
les ordinateurs, tablettes etc…
le réfrigérateur
Par ailleurs, un schéma simple montre :
Comment se fera la production d’eau :
par un déssalinsisateur
qui transformera l’eau de mer en eau douce
qui sera stockée dans des réservoirs
Eau qui servira :
à boire
se laver
faire la vaisselle
nettoyer le bateau
Et un dernier point sur le gaz à bord, stocké dans des bouteilles, qui servira :
à cuisiner avec la gazinière
pour le four (cuire le pain)
chauffer l’eau
Victor doit faire sa présentation lundi devant son professeur principal et les copains de sa classe de 5ème.
Il souhaite présenter Moby, parler de l’énergie à bord, mais aussi du parcours, en apportant la planisphère centrée sur l’Océan Pacifique et qui nous a servi à planifier les grandes lignes notre voyage.
Il voudrait aussi présenter quelques unes des escales principales que nous allons effectuer comme :
Le cousin Jules dans sa cabine, modulable en bureau
Mais non, nous ne partons pas pour 2 ans de vacances! Victor qui est en 5ème, va suivre les cours « collège » du CNED , comme son cousin Jules. 2 h par jour tous les matins, et le reste de la journée libre, c’est un rythme qui lui plait bien…
Bosser dur quelques heures, puis du temps libre pour le sport, la découverte en escales, la pêche, la lecture, regarder l’horizon et rêver…
Victor bouquine sur ILO2
Arthur est en CP l’année du départ, et suivra les cours du CNED en Math et Français. Les autres matières seront abordées au fur et à mesure des escales :
la géographie tout naturellement, au fil des pays visités : drapeaux, paysages, habitat, environnement : expérimenter de visu les atolls, volcans, récifs coralliens, le canal de Panama, et 3 océans…
les sciences, avec la marche du bateau, la gestion de l’énergie à bord, de l’eau, la météo, les communications, la voile et le moteur…
les sciences de la vie et de la terre, en observant les animaux marins et terrestres, les plantes, fleurs, légumes et fruits exotiques, qu’il faudra aussi cuisiner et goûter!
la musique et le dessin: enfin du temps pour écouter, partager et expérimenter
les langues : l’anglais et l’espagnol que nous pratiquons aisément, et que les enfants utiliseront naturellement pour se faire des copains en escale, sur les bateaux et à terre
Et bien plus encore, car voyager en voilier, c’est une véritable école de la vie.