Catégorie : les préparatifs

  • Ma petite bibliothèque du bord : le Pacifique

    Ma petite bibliothèque du bord : le Pacifique

    Pour ceux qui connaissent mon addiction aux livres, le choix a été difficile : n’emporter que l’essentiel, sur un catamaran performant où les kilos superflus sont traqués….D’autant que la bibliothèque de la maison, je m’en suis rendue compte, est très bien fournie en livres maritimes, de voyage, récits de navigateurs, guides nautiques et autre romans d’aventures. Il est vrai que depuis 20 ans, les livres ont nourri notre soif de voyage et d’aventure nautique.  Comment donc faire ma sélection, le skipper étant sévère sur le poids emporté…

    1- Ma priorité, c’était de profiter de ce tour du monde pour lire et relire des ouvrages en lien direct avec les pays et océans traversés : voilà  ce que serait le coeur de ma petite bibliothèque de voyage. Littérature, récits de voyage, biographies, contes…  Pour ne pas trop me surcharger, je n‘ai pris que les ouvrages touchant au Pacifique et l’Indien. Pour l’Atlantique, je verrai plus tard à me faire expédier quelques ouvrages…. D’autant que quelques bonnes librairies jalonneront sans doute notre parcours, et que je ne manquerai pas de m’approvisionner en littérature locale ;-).

    Dans la pratique :  j’ai lu (presque) tous les livres emportés, en ai fait la lecture aussi par passages aux enfants pendant les traversées, et n’ai pas pu résister à l’envie d’en acheter quelques uns  :  Les librairies de Papeete ont été une mine, m’ont vue flâner quelques heures au milieu des rayons, et repartir avec quelques kilos de papier…

    Retour de courses à Papeete, à librairie Odyssey

    2- Concernant les livres de pure littérature, je décidai d’en emporter un nombre limité, une douzaine, puis de les échanger au fur et à mesure du voyage. J’ai aussi apporté une liseuse Kindle et une Kobo étanche avec quelques lives récents achetés, et quelques classiques téléchargés gratuitement. Pas vraiment convaincue par les livres numériques, je me suis tout de même dit que ca pourrait être pratique en cas de pénurie (plus rien à lire, un cauchemar pour moi…), et pour se faire un petit plaisir en téléchargeant une nouveauté de la rentrée littéraire!

    Dans la pratique : Les échanges de livres, ca marche très bien, aussi bien en pays francophones qu’anglophones. La qualité est inégale, mais les bonnes surprises sont souvent au rdv. Dans chaque marina, il y a un petit stock de livres en français mis à disposition pour les échanges, mais aussi dans les laveries, les sociétés de service, les restaus, hotels,  etc…. Comme à Fidji où j’ai mis la main sur une vieille édition du « Catalogue d’objets introuvables » de Carelman, livre mythique de ma jeunesse que j’ai eu beaucoup de plaisir à feuilleter avec les enfants. Ou à Cairns en Australie, où j’ai trouvé quelques livres récents d’Eric-Emmanuel Schmitt, toujours original et plaisant à lire.

    Le Catalogue des objets introuvables
    Le Catalogue des objets introuvables

    Victor s’est approprié le Kindle assez vite, car la liseuse lui a permis de télécharger les livres à étudier pour son programme de français du CNED : des ouvrages classiques pour la plupart, téléchargeables gratuitement. La liseuse nous a sauvé, car comment se procurer au beau milieu du Pacifique les livres du programme, sachant que nous n’avons reçu les cours papier du CNED que le 22 septembre, pour une rentrée qui  avait commencé le 2 septembre….grrrr, sachant que la prochaine librairie francophone sur notre route se trouverait à Nouméa, en avril de l’année d’après!!!! Nous avons aussi téléchargé à Victor quelques uns de ses livres préférés (série des Cherub).

    Ce n’est que récemment que je suis devenue accro à mon Kobo, grace à un bateau-copain qui nous a donné un fichier de plus de 10 000 livres! Beaucoup de science fiction et de thrillers sanglants que je n’apprécie guère, mais aussi de la belle littérature qui m’a permis de relire Gabriel Garcia Marquès, Romain Gary, Laurent Gaudé, Paul Auster,  Tristan Garcia, Houellebecq, Pierre Desproges etc….

    Loïc a découvert les joies du Kindle, depuis que je lui ai offert le jour de son anniversaire, dans un petit mouillage sauvage de l’île des Pins,  le tout dernier ouvrage autobiographique de Mike Birch « J’ai chevauché les Océans », téléchargé en 3mn via Amazon.

    J’ai chevauché les océans

    Une belle surprise d’anniversaire, d’autant plus quand on est à l’autre bout du monde. Il a ainsi dégusté avec plaisir l’autobiographie du marin qui fut l’un des héros de son enfance. Et depuis, il se régale de classiques à lire et relire : St-Exupéry, Hugo, Stevenson, London…

    Autre avantage de ces liseuses, elles permettent de lire la nuit sans se faire mal aux yeux, et sans déranger l’autre, sans s’éblouir les yeux, utile pendant les quarts où il est important que les yeux restent vivaces dans le noir de la nuit.

    Donc tout va bien à bord, pas de pénurie en vue!

    3- les ouvrages pratiques et utilitaires guides nautiques, culinaires, santé, dictionnaires etc….  la difficulté encore une fois c’est de faire le tri entre le l’essentiel et le superflu.

    J’ai longtemps hésité à acheté un dico, en me disant que c’était lourd, et qu’un ouvrage numérique suffirait. Mais il est tout de même important notamment pour les enfants de manipuler et feuilleter régulièrement un dictionnaire. J’en ai donc acheté un à Papeete.

    Il n’y a que 2 livres de cuisine que j’ai apporté en version papier, car ce sont aussi 2 livres à utiles à lire, 100% nautiques et bourrés d’anecdotes et de conseils pratique.

    « La cuisine des Flibustiers »de Melani Le Bris, fille du grand Michel Le Bris, fondateur du festival Etonnants Voyageurs de St-Malo : de véritables recettes des îles, via un retour aux sources historique, pimentades, boucans, et autre douceurs sont détaillés et mêlés à des récits historiques savoureux sur l’histoire de la flibuste, essentiellement antillaise.

    la cuisine des flibustiers

    « Tropiques, Archipels et Marmites », de Lise Claris-Fourcade, éditions Loisirs Nautiques. Acheté il y a une quinzaine d’années au salon nautique de Paris, ce livre m’a permis d’apprendre à cuisiner les produits tropicaux. Il est très utile, car il reprend  par destination les produits que l’on trouve dans chaque pays, ceux que l’on ne trouve pas également, les produits locaux, et la manière de les cuisiner, à la locale ou « européanisée », avec de nombreuses recettes, des conseils d’avitaillement etc….. Un peu datée, cette édition 2001, car entre temps la mondialisation a eu ses effets en particulier dans l’approvisionnement des supérettes et la variété des produits rencontrés, il reste tout de même un MUST de la bibliothèque de bord.

    Tropiques, archipels et marmites

    Pour mes autres livres de recette, il m’a été impossible de tous les prendre! J’ai donc pris le temps, avant de partir, de numériser mes meilleurs recettes, celles que j’utilise au quotidien  : mes recettes spécifiquement thermomix, mes meilleures recettes de pain, de gâteaux et de crêpes.

    Dans la pratique, je regarde mes recettes sur mon ordinateur à bord, ou sur mon ipad

    Les guides de voyage : nous n’en avons emmené très peu, et plutôt généralistes. Nous avons souhaité effectué ce grand voyage autour du monde sans guide touristique : pas de petit Futé ni de Lonely Planet à bord, pour sortir des sentiers battus et laisser la place à l’imprévu. Car les guides, à force de nous pré-mâcher le voyage, le formatent. Dans la pratique, nous nous sentons beaucoup plus libre sans cette obligation à laquelle nous conforment les guides d’aller voir tel lieu, de consommer telle attraction, ou de manger dans tel restaurant. Nous n’hésitons pas à demander conseil autour de nous, mais surtout nous ouvrons nos yeux, nous nous laissons guider par nos envies et notre instinct. Le plus souvent, il n’y a que des bonnes surprises, parfois des moins bonnes, mais c’est ce que nous sommes venus chercher lors de ce grand voyage : nous laisser surprendre par l’imprévu plutôt que de nous conformer à ce qui a été organisé.

    En pratique : Le bouche-à oreille (appelé aussi Radio-cocotier 😉 ), fonctionne très bien, et les bons mouillages et les bonnes adresses se refilent entre bateaux-copains. Quand nous descendons à terre, nous demandons souvent notre chemin ou les bonnes adresses aux populations locales, l’occasion aussi de nouer un premier contact. Nous aimons aussi flâner, nous laisser surprendre, découvrir les escales au gré de nos envies, sans prejugé. Et si nous avons besoin d’un renseignement très spécifique, à l’heure d’internet et de la démocratisation du 3G, ca n’est  pas difficile!

    Seule exception à la règle :  le guide Lonely Planet de Nouvelle Zélande que j’ai acheté dans l’optique de notre séjour de  4 mois en Nouvelle-Zélande. Il a finalement peu servi, car nous n’avons visité le pays qu’en bateau, et n’avons pas loué de camping-car comme nous l’avions un moment envisagé.

    l’essentiel de la Nouvelle-Zélande

    Finalement, voilà ce que j’emportai avec moi :

    OUVRAGES GENERALISTES :

    « La grande aventure des Océans » éditions Omnibus : un ouvrage anthologique passionnant, facile à lire, il ambitionne de faire un tour du monde des océans, racontant pour chacun son histoire, les personnages célèbres et les grandes aventures qui ont fait sa réputation.  Pour l’Océan Pacifique, de Cook à Bougainville, en passant par l’histoire des mélanésiens navigateurs qui ont peuplé le Pacifique et la mutinerie de la Méduse, nous avons appris beaucoup de choses passionnantes.

    La Grande aventure des Océans

    « Le dictionnaire amoureux des Explorateurs », de Michel le Bris, le fondateur du festival Etonnants Voyageurs de St-Malo. Acheté lors de notre passage à Papeete, je ne regrette pas cette petite folie  (en prix et en en poids…)Ce pavé de plus de mille pages recense les vies d’explorateurs plus ou moins célèbres, porteurs d’histoire héroïques et fantastiques, sous le regard truculent de Michel le Bris. Je me délecte!

    Le dictionnaire amoureux des explorateurs

    LITTERATURE : 

    « Polynésie, les archipels du rêve », éditions Omnibus : une anthologie de la littérature polynésienne, essentiellement d’origine européenne. Qui m’a permis de relire Loti, Melville, London etc….une première approche intéressante et chronologique de la littérature prenant pour cadre la Polynésie, avec ses fantasmes et ses réalités.

    « Contes des Mers du Sud », de Jack London, chez Libretto : mythique ouvrage reprenant les nouvelles de London écrites sur et en Polynésie. Concerne surtout les îles Ouest : Cook, Salomon, PNG etc…. Des textes courts, poignants, où il met en scène l’homme blanc aux prises avec les éléments en furie, les coutumes étranges, et une société polynésienne dans laquelle il ne trouve pas sa place.  Ma préférée : « La case de Mapuhi »

    Contes des mers du Sud

    « Touriste de bananes », de Georges Simenon chez Folio policier : Avec notre héros palot, on plonge dans le miroir aux alouettes que la Polynésie reflète au siècle dernier, après-guerre. Tous ces jeunes gens européens, venus chercher amour et fortune dans les îles, et qui finissent par s’y perdre : ce sont les « touristes de bananes » .

    Touriste de Banane

    « Le parfum des îles », de Françoise Sylverstre : pérégrinations d’une nomade des îles, d’une inconditionnelle ilienne : l’auteure nous raconte ses joies et se peines, et combien les îles ont compté dans sa vie. Un joli petit récit virevoltant, qui nous fait voyager au gré des océans et de ces petits morceaux de cailloux oubliés, des Kerguelens à l’ile aux Moine en passant par le Spitsberg. Merci Catherine pour ton cadeau!

    Le parfum des îles

    « Contes des sages de Polynésie » : recueil de contes hawaiens, samoens, marquisiens, tuamotus etc…. Et rappelez-vous, les contes, ce n’est pas que pour les enfants ;-), car ils nous offrent souvent une lecture à plusieurs niveaux.

    Contes des sages de Polynésie

    « Taïpi, un paradis cannibale » : un roman illustré en BD, c’est le pari de cette collection, qui transforme le « Taïpi » de Melville (qui faisait partie de l’anthologie polynésienne ci-dessus nommée) en roman graphique. Nous voilà embarqués en images dans le récit autobiographique de son séjour aux ïles Marquises, quand, simple matelot à bord d’un baleinier mené par un capitaine tyrannique,  il s’échappe avec un compagnon, pour se retrouvé captif et bléssé dans une tribu de cannibales des l’ile d’Hiva Oa. Où situer ce peuple de Taïpivaï, entre douceur polynésienne et terreur cannibale?

    Taïpi, un paradis cannibale

    Haka, de Caryl Ferey , éditions Folio Policier: Le premier ouvrage de cet écrivain-voyageur auteur de polar que j’aime beaucoup (notamment Zoulou qui se passe en Afrique du Sud  et Mapuche en Argentine). La cadre c’est Auckland et sa région, le héro un flic aux origines Maories, aux prises avec le meurtre ignoble d’un jeune femme. Comme dans tous les ouvrages de Caryl Ferey, on plonge dans la culture locale, en visitant des lieux emblématiques toujours bien choisis, avec un suspense et un dénouement haletant. Les tensions ethniques sont particulièrement bien décrites et subtiles, je me suis régalée à lire ce polar.

    Haka

    « L’âme des Guerriers », de Allan Duff, aux éditions Babel : un roman d’une noirceur et d’une dureté qui fait mal, au point qu’il a failli me tomber des mains. L’auteur nous embarque dans les bas-fonds de la société Maorie de Nouvelle-Zélande : ils sont laissés pour compte, parqués dans des guettos, au coeur d’une misère sociale, économique et culturelle . Soudain, après la tragédie, une lueur se dresse dans les ténèbres, et traverse le roman, incarnée par une femme, une mère qui veut que les choses changent, donnant l’espoir d’une vie meilleure. Poignant. Le roman a été porté à l’écran dernièrement.

    L’âme des guerriers

    GUIDES NAUTIQUES

    Concernant les guides nautiques, à part le très célèbre « Guide Patuelli des Antilles », que nous avions acheté il y a 20 ans pour notre voyage de noces aux Grenadines, nous n’avons emporté aucun guide nautique papier.

    En pratique, nous nous sommes servis des versions numériques de guides plus ou moins récents glanés au fur et à mesure des bateaux rencontrés : l’échange est une pratique très répandue chez les gens de bateaux. Nous disposons par contre de toutes les cartes nautiques nécessaires, en provenance de plusieurs éditeurs (les excellentes cartes Transas et celles un peu moins bonnes de Navionics), pour les choix des mouillages, ce qui s’avère le plus souvent suffisant. Il nous arrive aussi d’acheter sur place des guides nautiques régionaux, comme en Nouvelle-Zélande, et de télécharger des vues satellites des côtes et des mouillages avec Ovitalmap.

    « Destinations de grande croisière » : LA Bible condensée du grand Voyage, qui nous a permis à terre de préparer notre périple : le très célèbre Jimmy Cornell nous détaille par zone de navigation chacun des pays où il est possible de faire escale : en 2 à 4/5 pages, une fiche signalétique par pays des pré-requis administratifs (visas, et obligations variées), port d’entrée, coutumes, zones de navigation, drapeau etc….. En pratique, nous nous en servons souvent, à chaque nouveau pays, il est feuilleté pour nous remémorer les formalités, mais aussi pour valider des changements d’escales dans notre programme. Et enfin pour continuer à rêver aux futures destinations de notre prochain voyage, un jour….

    Destinations de grande croisière

    Le second ouvrage « Voyages de grande croisière »  du même auteur, détaille les grandes routes de voyage à la voile, les meilleures saison, la météo, les vents, les routages etc…

    Voyages de grande croisière

    Les 2 tomes du récit de « Voyage autour du monde » en famille d’Olivier Mesnier : 3 ans, 3 océans, 36 000milles, sur un cata de 15m : c’est peu ou prou le même programme de navigation que nous, et nous l’avions acheté au salon nautique de Paris l’année où nous avons décidé de partir en Grand Voyage. Ses deux livres sont très détaillés, en particulier sur l’histoire des pays, et les questions administratives, les sites intéressants à visiter, nous nous y référons parfois. En pratique : nous relisons chaque chapitre au fur et à mesure de notre progression, parfois avant, parfois après l’escale. C’est amusant de comparer nos escales et nos impressions qui sont souvent bien différentes, chacun effectuant un voyage à son image, au gré des rencontres, des escales, et de la météo, toujours différentes.

    GUIDES faune/flore

    Nous sommes partis avec à bord un guide de reconnaissance des cétacés, pratique pour reconnaitre baleines, dauphins, gobicéphales etc…., que nous avions depuis des années dans notre bibliothèque,

    Guides pratique de reconnaissance des cétacés

    ainsi qu’un guide du récif corallien de l’Océan Indien, très complet acheté en Egypte il y a plus de 20 ans!

    Mer Rouge

    En pratique, nous avons complété avec un guide des requins raies du monde entier,

    raies et requins du monde entier

    et par un petit guide marine-pictolife étanche : pratique, il recense les poissons, mais aussi les coraux, éponges, anémones, algues mammifères etc….

    Guide picto des animaux marins

    Nous avons acheté en arrivant aux île Marquises un guide qui me semble indispensable à tout navigateur dans pacifique Sud : le « Guide de la faune marine dangereuse d’Océanie », par Yves Lefevre et Claude Maillaud. Passionnant, et surtout pratique, chacun des animaux dangereux est expliqué en détail, photos à l’appui, ainsi que ses dangers, les descriptions des lésions, des symptômes, et des traitements en cas de blessure. C’est aussi un ouvrage essentiel pour pratiquer une bonne prévention des accidents. Nous avons eu l’occasion de l’utiliser avec succès aux Marquises lorsque Gautier, le Filleul de Loïc a été brûlé par une méduse Blue Bottle, terriblement venimeuse. En plus de détailler les soins, l’ouvrage a été très rassurant pour l’ado, qui a vu qu’il était entre de bonnes mains et bien soigné!

    Guide de la faune marine dangereuse d’Océanie

    J’ai aussi acheté aux Galapagos :  a Natural History Guide : passionnant ouvrage très complet reprenant toute l’histoire de cet archipel incroyable, sous les angles géologique, naturaliste mais également, historique, et donnant des descriptions détaillées de la faune et de la flore rencontrées dans les différentes iles et îlots.

    A natural History Guide, Galapagos

    Idem pour la Nouvelle-Zélande : la longueur du séjour et la nature endémique de beaucoup d’espèces justifiait l’achat de guides sur les oiseaux, un autre sur les plantes et animaux de bord de mer, et un autre sur les arbres.

    Dans chaque pays/région traversée, j’achète aussi une planche contact plastifiée reprenant les poissons et animaux marins observés sous l’eau : pratique à apporter avec nous en plongée, nous aurons à la fin du voyage une belle collection de ces planches d’animaux marins!

    Planche contact plastifiée

    RECITS HISTORIQUES et BIOGRAPHIES : 

    Ce que j’emmenai avec moi en provenance de ma bibliothèque : 

    « Voyage autour du Monde » de Bougainville, chez Folio : Le récit du tour du monde du célèbre navigateur Francais, avec  sa frégate la Boudeuse, et à son bord le botaniste Commerson et l’astronome Veron qui améliora le calcul des longitudes. Contemporain du capitaine Cook, il fut le 16ème navigateur à boucler une circumnavigation. On retient de son périple, non pas de grandes découvertes scientifiques ni de nouvelles terres conquises, mais le récit des idylliques  moeurs polynésiennes : son récit de voyage, publié en 1771 fut un véritable best-seller en son temps, et un formidable écho à la mode rousseauiste du « bon sauvage », très à la mode à l’époque.

    Voyage autour du Monde, Bougainville

    « La fabuleuse histoire des Plantes », de Lucile Allorge, aux éditions JC Lattès : passionnante histoire des plantes, leurs origines, leur « peuplement », leurs « migrations », leur pouvoir. C’est surtout un merveilleux ouvrage, passionnant comme un roman d’aventures, retracant la vie des botanistes-explorateurs des 17ème, 18eme et 19ème siècles, aventuriers souvent méconnus et auteurs d’herbiers de grande valeur toujours aujourd’hui.

    La fabuleuse odyssée des plantes

    « Voyage d’un naturaliste autour du Monde », de Charles Darwin, aux éditions la Découverte : Le célèbre inventeur de la théorie de l’évolution embarque, à peine âgé de 22 ans en tant que naturaliste pour un tour du monde de 5 années et analyse plantes et animaux rencontrés. IL mettra 20 ans à digérer toutes ces trouvailles qui donneront naissance à son ouvrage fondateur et révolutionnaire à l’époque: De l’origine des Espèces. Nous nous intéressons en particulier à son séjour aux Galapagos, et à la seconde partie du voyage, qui passe par Tahiti la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’île Cocos et l’île Maurice.

    Voyage d’un naturaliste au tour du monde

    « Les trois voyages du Capitaine Cook », de Jules Vernes, aux éditions Magellan et Cie, dont on sait peu qu’il publia chez Hetzel un ouvrage consacré aux « Grand navigateurs du XVIIIème siècle » . .. Il me tarde d’ailleurs de me procurer les autres : Colomb, La Pérouse, Marco Polo, Magellan. Ici, son ouvrage très pédagogique expose les plus grands moments des 3 circumnavigations de ce découvreur hors du commun , émaillé de notes originales de Cook et d’illustrations. On retient surtout que le grand navigateur britannique a exploré en profondeur la Nouvelle-Zélande, cartographié et relevé les fonds de Tahiti, ainsi que  Hawaï et la côte occidentale de l’Amérique.

    Les trois voyages du capitaine Cook

    ce que j’achetai en cours de route : 

    « Des nouvelles de Monsieur de La Pérouse » de Jean-Jacques Vayssières aux éditions Grand Sud : un récit agréablement illustré de l’Expédition de Lapérouse à bord de l’Astrolabe et de la Boudeuse, mandaté par Louis XVI pour exécuter la plus grande expédition scientifique de l’époque, emmenant à son bord scientifiques, botanistes, astronomes. Tous disparurent tragiquement à Vanikoro, aux îles Salomon, victimes d’une tempête qui les jeta sur les récifs. L’originalité de ce récit est d’y inclure celui du jeune De Lesseps (neveu de Ferdinand) qui débarque de l’expédition au Kamtchatka, avec des caisses et des caisses de materiau scientifique,  et traverse en un an à traineau l’immensité de la Russie pour rejoindre la cour du Roi de France. Et troisième récit dans le récit, celui d’Entrecasteau, mandaté par Louis XVI pour aller à la recherche de l’expédition Lapérouse disparue, dont personne n’a de nouvelles… Une aventure tragique qui aujourd’hui mobilise des dizaines d’explorateurs et archéologues à Vanikoro sur les vestiges des épaves, à la recherche des raisons de ce naufrage dramatique.

    Des nouvelles de Monsieur de La Pérouse

    «  Jacques BREL, L’aventure commence à l’Aurore », de Fred Hidalgo, aux éditions de l’Archipel : le récit de la dernière partie de la vie de Jacques Brel, après qu’il abandonne définitivement la scène, faisant un break dans sa carrière de chanteur. Il réalise l’un de ses rêves : il achète l’Askoy, magnifique voilier, et part autour du monde  à la voile. Il quitte l’Europe pour les Antilles puis la Polynésie, et s’arrêtera aux Marquise, fatigué d’avoir mené en couple  son trop gros bateau, diminué par la maladie, mais surtout amoureux de cette terre et de ces hommes qui ne le connaissent pas comme personnage public. Loin des médias et du show biz, il renait…Tranche de vie d’un très grand artiste qui était aussi un Grand Monsieur.

    Jacques Brel, L’aventure commence à l’aurore

    CULTURE ET HISTOIRE : 

    « Race et Histoire », de Levi-Strauss, chez Folio : célèbrissime petit ouvrage d’anthropologie moderne, accessibles et toujours d’actualité.

    Race et histoire

    « Le Papalagui » aux éditions Pocket : Offert bien à propos par mon amie Annick, c’est un étonnant récit à caractère hautement ethnographique, d’un allemand ayant séjourné au Samoa au début du siècle dernier. Celui-ci retranscrit les propos d’un sage Samoen, ayant en son temps séjourné eu Europe, et découvert avec surprise le mode de vie Européen. Il décrit à son peuple en ses termes qui sont les européens, les Papalagui,  et comment vivent les hommes blanc. Le propos est savoureux, souvent drôle, parfois grincant, terriblement imagé, et d’une rare modernité. Je l’ai lu en partie aux enfants qui ont adoré!

    Le Papalagui

    Traditions et coutumes de Nouvelle-Zélande : joli petit livre qui reprend par ordre alphabétique les us et coutumes des maoris, très proches de celles des polynésiens. Arthur nous en a fait la lecture tous les jours pendant 2 mois, à raison d’un ou deux petits chapitres quotidiens.

    Traditions et coutumes de Nouvelle-Zélande

     «  People people, people : a brief history of New-Zealand »  : Original, ce court ouvrage historique destiné aux jeunes étudiants et aux étrangers est  très visuel :  illustré par des tableaux et oeuvres d’arts originales néo-zélandaises, l’iconograhie donne une grande force aux textes, et les remet dans leur contexte historique et géographique.

    A brief history of New Zealand

    «  L’île de la fin du Monde, la véritable énigme de l’île de Pâques » , ouvrage collectif aux éditions Bibliomnibus. Bien que nous ne nous soyons pas arrêtés à l’île de Pâques, qui n’était pas sur notre route, je suis curieuse du destin réservé à cette île étrange, connue pour ses Moaï, gigantesques statues de pierre énigmatiques. De fait, elle sont aujourd’hui beaucoup moins énigmatiques, depuis que des archéologues ont répondu à (presque) toutes nos questions : pourquoi ce gigantisme,  comment ont-elles été érigées, et dans quel but? Car le véritable mystère de l’île de Paques est plutôt de savoir comment une civilisation si développée, une île si peuplée au milieu du second millénaire de notre ère a pu péricliter en 2-3 siècles : une catastrophe écologique, causant des guerres tribales, puis une hécatombe démographique, complétée d’une extermination sociale et culturelle du colonisateur, sont les causes plurielles de l’extinction de la langue pascuane et du savoir-faire de taille de pierre. Passionnant et tragique.

    L’île de la fin du Monde

    Depuis quelques jours nous sommes entrés dans l’Océan Indien, qui ouvre un nouveau chapitre de notre voyage. J’inaugure donc ma petite bibliothèque de l’Indien, et la partagerai avec vous dans quelques mois. N’hésitez pas entre temps à partager avec moi vos conseils de lecture!

  • En ballade à Wellington

    En ballade à Wellington

    Victor et mois partons passer la journée à Wellington! Il nous faut en effet entamer le process de renouvellement des passeports des 3 enfants, et nous avons pour cela pris rendez-vous au Consulat Français de Wellington. Après avoir monté le dossier et déposé les empreintes de Victor, nous pourrons retirer les passeport… dans 3 à 6 semaines!!

    La capitale de la Nouvelle-Zélande n’est distante que d’une quarantaine de milles nautiques de Picton, dans les Marlborough, où se trouve Moby. La navigation n’est cependant pas des plus faciles, avec le détroit de Cook à négocier : ce bras de mer est l’un l’endroit les plus ventés de la nouvelle-Zélande, et l’un des plus dangereux à naviguer : la mer grossit très vite, le vents s’accélère naturellement, canalisé par les montagnes environnantes, et le détroit est sillonné de ferrys qui ne dévient pas de leur course.

    8h du matin : au départ de Picton

    Une navigation qui ne s’improvise pas : nous prendrons donc tous les deux le ferry, et ferons l’aller-retour dans la journée : 7 heures de mer en tout, dont 3 heures à longer le « Queene Charlotte Sound », spectaculaire fjord du nord de l’île du Sud.

    Sortie de Picton, au fond du « Queen Charlotte Sound »

    Nous longeons pendant une heure le Queen Charlotte Sound, émaillé de sentiers de randonnées comme le célèbre « Queen Charlotte track » au nord, mais aussi de petites criques, fermes d’élevages de moules…

    et finissons par approcher de l’embouchure du sound, via le « Tory Channel » qui signe l’entrée dans le détroit de Cook.

    Je me sens toute émue de franchir ce détroit, même si je l’avoue, en ferry, ça a moins d’impact que quand nous le ferons à la voile….

    C’est un site historique, découvert par le célèbre Captain Cook, le premier à avoir fait une circumnavigation de la Nouvelle-Zélande, îles du Nord et du Sud, et qui a souvent fait relâche dans les Sounds.

     

    Nous devrions l’emprunter d’ici 2 semaines avec Moby, quand il sera temps pour nous de mettre Cap au Nord.

    Une heure trente après, nous longeons les côtes de l’île du nord.

    Wellington n’est plus très loin, voici Pencarrow Head,  l’embouchure de la rade de Wellington

    Puis nous arrivons en vue de Wellington

    Un paquebot est au quai.

    Ce que je devine être le centre ville

    et les marinas du centre ville

    Nous descendons à terre, longeons les quais

    et repérons les restos pour ce midi…

    Les quais ont été récemment restaurés, entrepôts transformés en musées, galeries, restaurants, loueurs de paddle…

    Ici une expo nous explique comment le quartier a changé de visage, et a été rendu embelli aux habitants

    Franchement, nos sommes séduits!

    Plus loin sur les quais, le « Te Papa Museum », musée interactif sur la Nouvelle-Zélande, que j’aurai hâte de visiter lors de notre prochaine escale avec Moby.

    Aires de jeu, 

    Oeuvres d’arts géantes, 

    oeuvres d’urbanisme originales,

    jardins et bâtiments rénovés,ancien bateau de travail,

    Et ca y est : nous voici arrivés à l’ambassade de France!

    Nous mettons en route la fabrication des 3 passeports, plus une procuration pour les présidentielles! Une heure après nous ressortons sereins :  tout va bien, le dossier est complet, les passeports seront à retirer à Auckland d’ici 3 à 6 semaines.

    Il est temps de se faire plaisir, il est l’heure de déjeuner!  Pelée de « Toatoas et de diamond shells  » marinière, accompagnés d’un chardonnay des Marlborough, vin d’une délicatesse que je savoure. La réputation des vins blancs des Marlborough n’est pas volée, je me délecte de ses saveurs boisées et complexes.

    Il est temps de rentrer au ferry, 3 quarts d’heure de marche digestive le long des quais nous amènent à destination. Que j’ai hâte de revenir explorer plus encore cette capitale de bord de mer, une ville comme je les aime : vivifiante, inspirante, raffinée, artistique et populaire à la fois.

    De retour dans le détroit de Cook, ca souffle, au moins 30 noeuds : Wellington est réputée être la capitale la plus ventée du monde….

    Nous arrivons à Picton, ce sont les régates du soir!

     

    Nous repartons dès demain explorer les Marlborough Sounds!

  • En partance pour traverser le Canal de Panama

    En partance pour traverser le Canal de Panama

    Arrivés à la Marina de Shelter Bay il y a 8 jours pour préparer les formalités de passage du canal, nous avons hâte de traverser. Le séjour à la Marina était plutôt plaisant, car nous y avons retrouvé les 9 autres bateaux de la Pacific Odyssey, avec lesquels nous traversons le canal et allons aux Galapagos. Un mélange de Nationalités, Américains, Belges, Allemands, Britanniques, Israéliens, Australiens…. et une bonne quinzaine d’enfants de 4 à 15 ans, rendent l’ambiance très sympas, surtout en fin de journée vers 17H quand tout ce petit monde se retrouve à la piscine!

    IMG_3253
    Vue depuis notre ponton, vers les Flats et l’entrée du Canal

    Nous avons donc eu 8 jours pour préparer le bateau, notamment par une révision du gréement et du moteur. photo 2photo 1

    Mais aussi faire un avitaillement sérieux de produits secs en prévisions des île du Pacifiques, des produits frais également pour tenir jusqu’au Galapagos, et un peu d’électronique.  Là encore le shopping est une expérience en elle-même. Nous avons passé la journée d’hier à sillonner la zone Franche en minibus avec 3 autres bateaux pour trouver : des boissons, des appareil photos, instruments de musique, vêtements, matériel de plongée…..on trouve tout à Panama grâce à la Zone France, véritable supermarché géant en plein air.

    IMG_3301
    les rues de la Zone Franche, Colon
    IMG_3296
    Entrepot du magasin de musique et de sport, Zone Franche Colon
    IMG_3302
    préparation du mouillage supplémentaire chez le Shipchandler

    La Marina est à quelques encablures des écluses du Lac Gatun, que nous traversons pour aller faire les courses.

    IMG_3285
    vue vers les Flats et l’entrée du canal
    IMG_3283
    les portes de la première écluse du lac Gatun
    IMG_3279
    La route traversant les écluses, pour aller de Shelter Bay à Colon

    Les formalités sont longues, chères et fastidieuses, mais Pascal (le responsable de la Pacific Odyssey) et Eric (notre agent Panaméen) nous sont d’une aide précieuse.

    Les grandes étapes de la traversée :

    J-1  : Les Ecluses du lac Gatun, côté Atlantique

    • Notre agent nous annonce les instructions de départ pour le lendemain et prend nos passeports pour effectuer la clearance départ
    • Il dépose les 4 aussières de 40m qui serviront à maintenir le bateau au niveau des chambres des écluses
    • Il dépose aussi 8 gros pare-battages supplémentaires en plus des 7 donc nous disposons déjà

    Jour  J : Le Lac Gatun

    • nos Handliners arrivent à midi de Colon : il est obligatoire d’avoir 4 adultes disponibles pour tenir les 4 amarres. Loïc étant à la barre, et moi seule disponible, il nous manquait 3 handliners que nous avons recruté sur les pontons de la Marina : Jean-Philippe, skipper de New Horizon, Gabrielle et Sebastian, un jeune couple de backpackers franco-chilien qui ont déjà traversé 3 fois le Canal.
    • a 12h30, nous quittons Shelter Bay pour le mouillage des Flats, au milieu des bateaux de commerce dans la rade de Colon
    • notre Advisor, (les Advisors sont des employés des ACP, les autorités du canal, et font office de « pilote » pour les plaisanciers) monte à bord dans l’après-midi
    • le passage des Ecluses montantes de Gatun se fera entre 17h et 21h. Vous pouvez d’ailleurs nous suivre sur www.pancanal.com , grâce aux webcam . Cependant, il fera sans doute nuit….
    • Nuit que nous passons au mouillage sur le lac Gatun. En ce moment, les corps-morts sont indisponibles, ce qui rend le mouillage obligatoire, dans ce réservoir aux fonds remplis de débris, arbres morts etc…. Plusieurs bateaux ont récemment dû abandonner leur ancre en partant, ce qui nous a poussé à nous munir d’un mouillage supplémentaire à sacrifier si-besoin car il est pas envisageable de nous séparer de notre mouillage principal dont nous aurons besoin par la suite.

    J+1 : les écluses de Pédro Miguel et Miraflores, côté Pacifique

    • départ entre 5 et 6 du matin pour le transit sur le Lac Gatun, une trentaine de mille à faire au moteur en suivant un chenal.
    • dans la matinée, passage des Ecluses de Pedro Miguel et Miraflores, à voir également sur les webcams de www.pancanal.com
    • débarquement de nos aussières et de nos 3 handliners au yacht-club de Balboa

    Et voilà, nous seront dans le Pacifique, prêt à partir pour les Galapagos, qui est notre destination suivante….

    Pour ceux qui voudraient des explications plus détaillées du passage du clan le site de Panama Line Handler est très complet.

    Et pour suivre les bateaux de la Pacific Odyssey, y compris « Mercredi soir » sur lequel navigue mon cousin Laurent, allez sur le site de Cornellsailing.

  • C’est parti!

    C’est parti!

    Loïc était pressé de larguer les amarres, impatient de se retrouver en mer, et surtout d’éviter le coup de vent de sud-ouest qui arrive ce week-end.IMG_1181

    Dans les starting-blocks depuis 3 jours, nous attendions le montage de la table de cockpit qui se faisait désirer, bloquée en Italie…..La voilà, elle est belle et a l’air particulièrement fonctionnelle avec ses pieds rétractable qui transformeront le cockpit en tatami géant.

    IMG_2382

    L’équipage de convoyage est au complet : Loïc le captain, mon frère Thomas qui le seconde à bord depuis 8 jours, et Marcus, franchement arrivé de la veille. IMG_1184

    A bord, un équipage 100% masculin, en mode convoyage, car je ne rejoins Loïc avec les enfants qu’aux Canaries, dans 10 jours, afin de leur éviter une semaine de mer en plein hiver. Il est vrai que sans chauffage à bord, en cette saison, c’est rustique… IMG_1188 IMG_1194

    Bon vent MOBY, rendez-vous dans 8 jours à Lanzarote.

    IMG_1197IMG_1205

  • Neuvage dans le Golfe du Lion

    Neuvage dans le Golfe du Lion

    Déjà bientôt deux semaines que Moby nous a été livré par le chantier Outremer. Le temps est passé vite entre la prise en main du bateau, les listes en tout genre et bien sûr naviguer afin de compléter les tests de tous les systèmes en mer.
    Les contraintes liées à la météo hivernale ont fait que nous sommes restés dans un rayon d’eviron 100 milles de la Grande Motte, mais cela nous a permis de naviguer dans des conditions variées allant du calme plat à la force 8 de l’échelle de Beaufort.

    Au gré des vents très changeant, tant en direction qu’en force, nous avons fait escale aux Saintes-Maries de la Mer, Cadaquès en Catalogne, Collioure avant de revenir vers la Grande-Motte.

    Il nous reste à effectuer quelques contrôles et à attendre notre table de cockpit, qui arrive d’Italie le 3 février et sera aussitôt installée.

    Le départ se rapproche, et je commence à me pencher sur les fichiers météo des prochains jours…

    Quelques photos de ces quelques jours de navigation dans le Golfe du Lion

    Sète Agde
      
      Cap Creus
      
      Collioure

     

     

  • Bientôt Planctonautes!

    Bientôt Planctonautes!

    Il y a quelques semaines, j’avais contacté l’équipe scientifique de Plankton Planet pour leur faire part de notre intérêt pour leur action mêlant science participative, action citoyenne et grand voyage. Pendant l’année 2015, ils ont équipé une vingtaine de voiliers navigant sur tous les océans, de filets permettant la récolte du plancton afin d’offrir aux scientifiques des échantillons d’une grande diversité.  Mon espoir était de pouvoir nous aussi participer à la grande aventure de l’étude du plancton, aux côtés d’expéditions a visée scientifique comme Tara, Race for Water,  Vagabond ou de projets comme Kids for sea…

    Fig-E-v1.0-FR-HD

    Leur idée géniale, c’est de profiter des voiliers d’expédition, mais aussi de ceux qui comme nous partent en grand voyage aux 4 coins de la planète, de les former à la récolte du plancton, qui est par la suite envoyé sous forme de galette sèche aux équipes scientifiques, chargées de décrypter son génome.

    Après quelques semaines d’hésitations-tous les kits XploreGen étaient en mer….. c’est oui, nous allons pouvoir récupérer le matériel de Vagabond, voilier d’expédition polaire qui revient justement du grand nord canadien.

    IMG_1742

    Une grosse heure de formation express par Callixte du labo de Roscoff, et j’embarque le matos à bord :

    • un gros filet de plus d’un mètre de long, équipé d’un filtre de 20 microns pour récupérer un demi-litre de « soupe de plancton »
    • une mallette contenant fiole et pompe à main permettant d’extraire de cette soupe 2 « galettes » de concentré de plancton.
    • cadeau-bonus : un microscope, pour qu’une fois la manip’ faite, nous puissions nous délecter de l’observation de ces petites bestioles aux formes si variées…

    L’opération dure en tout une grosse heure :

    Capture d’écran 2016-01-31 à 21.43.19

    Via ce programme, nous nous engageons à récolter du plancton au moins une fois par semaine. Rendez-vous très bientôt pour les premiers essais de récolte du côté des Canaries! En attendant, en vidéo une démo par l’équipage de Kids for Sea .

  • Exposé des enfants sur l’énergie à bord de Moby

    Exposé des enfants sur l’énergie à bord de Moby

    Aujourd’hui, Arthur a présenté dans sa classe de CP-CE1 le panneau-exposé sur les énergies à bord de Moby. Il s’agissait de montrer :

    Comment nous allons produire notre énergie :

    • grâce aux panneaux solaires (dans la journée)
    • à l’hydrogénérateur (quand nous naviguerons à la voile)
    • au moteur (quand nous naviguerons au moteur)

    Puis comment l’énergie sera stockée :

    • dans des batteries

    et enfin comment elle sera utilisée : 

    • pour l’éclairage
    • les instruments de navigation
    • les ordinateurs, tablettes etc…
    • le réfrigérateur

    Par ailleurs, un schéma simple montre :

    Comment se fera la production d’eau : 

    • par un déssalinsisateur
    • qui transformera l’eau de mer en eau douce
    • qui sera stockée dans des réservoirs

    Eau qui servira : 

    • à boire
    • se laver
    • faire la vaisselle
    • nettoyer le bateau

    Et un dernier point sur le gaz à bord, stocké dans des bouteilles, qui servira :

    • à cuisiner avec la gazinière
    • pour le four (cuire le pain)
    • chauffer l’eau
      le panneau-exposé

    Victor doit faire sa présentation lundi devant son professeur principal et les copains de sa classe de 5ème.

    Il souhaite présenter Moby, parler de l’énergie à bord, mais aussi du parcours, en apportant la planisphère centrée sur l’Océan Pacifique et qui nous a servi à planifier les grandes lignes notre voyage.

    Il voudrait aussi présenter quelques unes des escales principales que nous allons effectuer comme :

    • les Antilles
    • le canal de Panama
    • les Galapagos
    • la Polynésie
    • la Nouvelle Zélande
    • l’île Maurice où il est né
    • l’Afrique du Sud
    • le Brésil
    • les Etats-unis.

    IMG_9633

     

     

  • Joyeux Noël!

    Joyeux Noël!

    Il s’avère que le Père Noël en a bien tenu compte, et nous a comblés de cadeaux qui nous seront fort utiles pendant notre grand voyage :

    IMG_1507
    essais du masque et du tuba

    IMG_1506
    dans le bain avec des coquillages!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour Victor : un harnais, qui servira pour le kitesurf et la planche à voile

    IMG_1498
    essayages

     

    IMG_1491
    testé dans le jardin!

     

     

     

     

     

     

    IMG_1495
    c’est parti pour un test avec le cerf-volant de traction

     

     

     

     

     

     

     

     

    et pour Arthur une loupe binoculaire, très utile pour observer le corail, les plantes, les minéraux et autres curiosités

    IMG_1482
    étude des plantes récoltées dans le jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

  • En Formation « médecine en milieu isolé »

    En Formation « médecine en milieu isolé »

    De retour de Paris, où j’ai pu assister à cette formation dispensée sur 2 jours par deux médecins spécialisés en médecine maritime, Vincent Délire de Médidistance  et Benjamin, et recommandés par l’association Sail the World. Whaou, ça décoiffe, nous avons abordé de nombreux sujets, un peu de théorie, beaucoup de cas pratiques, pour une formation très ciblée sur comment gérer les problèmes médicaux à bord d’un voilier quand on n’est pas médecin?!

    Alors bien sûr, nous avons appris et nous sommes entraîné à la manoeuvre de Heimlich et à la rénimation cardia-respiratoire : pratiquer le massage cardiaque, le bouche à bouche, utiliser un défibrillateur, mais ce n’est que la partie immergée de l’Iceberg…

    IMG_1157_1

    Avec la vingtaine d’autres participants répartis en 2 groupes, nous avons surtout appris à analyser la situation, mesurer son degré d’urgence et prendre les bonnes décisions :

    • réaliser un bilan vital (NRC)
    • lancer l’alerte et protéger le blessé ou le malade
    • un bilan des lésions
      • faire un bilan des circonstances
    • réaliser si nécessaire le « geste qui sauve »
    • savoir contacter quel secours, décider d’un traitement…

    Pour cela, nous avons appris à déceler et traiter en urgence des lésions type fracture/entorses, évaluer les grades des brûlures, gérer des hémorragies, recoudre des plaies…

    Pour ce faire, rien de  mieux que de s’exercer… sur un pied de cochon! avec du fil et une aiguille, et avec des agrafes…

    IMG_1152_1 IMG_1154_1

    Nous avons aussi passé en revue la pharmacie bord, toutes les grandes causes de médicaments, et à quoi les utiliser. Très utile également, bien connaître les dangers de la vie sous les tropiques :

    • maladies infectieuses (palud, chikungunya, dengue….,
    • les animaux dangereux (méduses, poissons-pierre, raies,  morsures diverse…),
    • les risques encourus en grand voyage (noyades, accident de la circulation, crise cardiaque….),
    • mais aussi les risques d’allergie,
    • le mal de mer,
    • plus toutes les maladies les plus courantes (problèmes gynécologiques, gastro-intestinaux, cardia-respiratoires, dermatologiques, urinaire et rénal,

    Pour le matériel : rien ne sert de l’avoir si on se sait pas l’utiliser . Nous avons donc appris à :

    • poser une attelle ou une minerve,
    • transporter un blessé,
    • faire des injections intramusculaire et intradermiques,
    • réaliser un pansement sur brûlure,
    • un pansement dentaire….

    Avant notre traversée de l’Océan Indien en couple, je n’avais pas pu assister à ce stage, avec beaucoup de regrets, et je m’étais formée en épluchant ce petit guide fort pratique, toujours recommandé par le Dr Delire.

    IMG_1170J’avais aussi eu la chance d’être formée par mon médecin généraliste de l’époque, qui avait épluché avec moi la longue liste de médicament emmenés à bord, et qui m’avait indiqueé quand les utiliser…. Et mon amie Claire, sage-femme, m’avait appris à recoudre une plaie… sur une orange!

    Aujourd’hui, je me sens plus à l’aise, à la fois mieux formée, plus informée, et d’attaque à réagir le mieux possible en cas de problème médical… qui on l’espère, seront les moins nombreux (et les moins graves) possibles!

  • Mise à l’eau de Moby

    Mise à l’eau de Moby

    Séquence émotion aujourd’hui, avec la mise à l’eau de Moby à laquelle nous n’avons malheureusement pas pu assister, la faute aux avions pleins et aux obligations professionnelles…car nous ne sommes pas (encore) en grandes vacances!

    DSCF27004_1
    Moby à l’eau!

    DSCF2035_1
    Panneaux solaires et Iridium Pilot sur bossoirs

    DSCF2006
    le mat

    DSCF2036_1
    Aperçu de l’avant, trampoline et bout dehors

    DSCF27009_1
    La table à cartes

    DSCF27013_1
    côté salon

    DSCF27014_1
    la coursive coque babord

    DSCF2029
    la cabine avant tribord, celle d’Arthur

    DSCF2030
    Cabinet de toilette tribord, pour les enfants

    DSCF20073_1
    Moby au ponton pour les finitions

  • Il y a 10 ans déjà… traversée de l’Indien sur Nomade

    Il y a 10 ans déjà… traversée de l’Indien sur Nomade

    Nous avions acheté Nomade à Phuket en 2004 et lui avons fait faire un refit complet dans un chantier de la marina Boat Lagoon. Cet ancêtre du « Lévrier de Mer » construit par le chantier Leguen-Hémidy était un bateau léger, rapide et très marin, que nous avons convoyé à deux jusqu’à l’île Maurice. Notre projet de l’époque était (déjà!) un tour du monde par l’hémisphère sud, au départ de Maurice, avec notre fils ainé Victor qui n’avait que 3 ans à l’époque… Les aléas de la vie ont fait que nous avons renoncé à ce projet de grand voyage, et vendu notre voilier, en gardant l’espoir et le rêve de repartir un jour….

     

    https://www.youtube.com/watch?v=moUA-sPJ0Ek&list=PL9njTPcJKifP7N8cwQMu9_SNi3L_mZYOg

  • Shopping avant départ

    Shopping avant départ

    à 2 mois du départ, un aperçu du contenu de mon coffre après une journée de shopping/bateau. La liste des courses ressemble un peu à un inventaire à la Prévert :

    • 12 cale-bouteilles
    • 1 veste de mer
    • un aspirateur mural rechargeable
    • une écumoire pliable (eh oui, ça existe!!)
    • un mini sapin de Noël pliant
    • un pantalon déperlant (plus léger que la salopette de ciré)
    • un « sac à viande » dont je vais copier les dimensions pour faire dormir les enfants
    • 4 alèses matelas
    • 1  cafetière à l’italienne Boletti
    • 8 alèses d’oreiller
    • des ciseaux de cuisine extra-costaud (je pense aux grooos poissons qu’on va pêcher!)
    • 8 boites de rangement
    • une lampe frontale
    • un masque XXS
    • 2 bacs à glaçon dotés de couvercle ( géniale invention pour les congélos-à tiroir)
    • un lycra manches longues 6 ans rose
    • un sac à dos étanche

     

  • Qu’est-ce qu’on mange?

    Qu’est-ce qu’on mange?

    Tous les navigateurs vous diront combien il est essentiel pour le moral des troupes de bien manger à bord, et de se faire plaisir.

    Question équipement, je vais avoir la chance de bénéficier d’un four gaz, d’une gazinère 3 feux, et d’un thermomix! Je n’aurais jamais pensé emmener à bord d’un bateau cet engin qui me semblait lourd et encombrant – mais il est vrai tellement précieux- sans l’avoir testé et validé au préalable sur ILO2 avec Marie : il prend finalement assez peu de place sur le plan de travail, consomme peu et rend plein de services.

    galley
    Le galley

    galley-detail
    Cuisinière 3 feux!

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les oeufs à la neige de Marie au Thermomix
    Les oeufs à la neige de Marie au Thermomix

    On valide aussi pour le pétrissage du pain-activité quotidienne voire bi-quotidienne entre la pâte à pain, à pizza, les fonds de tarte, pate à crêpe, à scones, à pancakes etc…., et qui va me permettre d’éviter la tendinite du poignet (sisi, ça arrive, n’est-ce pas Marie?!)

    Je ne peux décidément pas emmener mon bilig, trop lourd et encombrant, alors à défaut, une simple crêpière fera l’affaire- J’imagine déjà les soirées crêpes aux îles Marquise!

     

     

     

     

     

     

     

    IMG_1113
    le bouquin de Pipo

    IMG_1114
    sa recette de salade d’ourite- à la rodriguaise!

     

    Il faudra aussi penser à quelques bouquins de recettes bien choisis :

    Celui de Pipo, notre ami mauricien, qui nous livre ses recettes de St-Brandon, et les mille manières d’accommoder poissons/langoustes/ourite (pieuvre). Ca ne sera pas du luxe, car après quelques temps, on ne sait plus comment cuisiner le poisson ou la langouste, n’est-ce pas Nicole?!!!

     

     

    IMG_3275_1
    cake à la langouste

     

    Après 12 jours aux San Blas sans pêcher ni pouvoir acheter de poisson, nous manquons d’idées pour accommoder la langouste : grillée, flambée, au court-bouillon, en salade, en cake…

    IMG_2927
    langouste grillée

    IMG_3277_1
    langouste en salade

     

     

     

     

     

     

     

    IMG_3268_1
    assortiment de fruits de mer-mais toujours pas de poisson en vue!!

     

     

     

     

     

     

     

     

    IMG_3209_1
    le germoir idéal

    Pour la verdure, j’ai mon germoir magique : après en avoir testé 3 différents, celui-là est idéal : il ne se renverse pas, les germes sont bien aérés et ne pourrissent pas, il consomme peu d’eau : validé!

     

     

     

     

     

     

    IMG_1115
    mon bouquin de recettes de pain

     

    Pour le pain, j’avais gardé dans ma bibliothèque ce très précieux petit livre de chez Marabout, testé pendant mes années « île Maurice », avec lequel j’ai appris à faire mes baguettes, mon poolish (sorte de levain maison), toutes sortes de pains (pain au lait, Ciabatta, pain de mie, brioches…) mais aussi la pâte à pizza, les gressins, la focaccia, la fougasse… un Must!

     

    IMG_3270_1
    Le pain semi-complet de Nicole sur Crazy Louise

     

     

     

     

     

     

     

     

    IMG_1116

     

     

     

    Et pour les enfants, ce petit recueil est plein de bonnes idées, avec des variantes de toutes sortes, belles, créatives et délicieuses.

     

  • L’école à bord

    L’école à bord

    IMG_2986
    Le cousin Jules dans sa cabine, modulable en bureau

     

    Mais non, nous ne partons pas pour 2 ans de vacances! Victor qui est en 5ème, va suivre les cours « collège » du CNED , comme son cousin Jules. 2 h par jour tous les matins, et le reste de la journée libre, c’est un rythme qui lui plait bien…

     

    Bosser dur quelques heures, puis du temps libre pour le sport, la découverte en escales, la pêche, la lecture, regarder l’horizon et rêver…

    Victor bouquine sur ILO2
    Victor bouquine sur ILO2

     

    Arthur est en CP l’année du départ, et suivra les cours du CNED en Math et Français. Les autres matières seront abordées au fur et à mesure des escales :

    • la géographie tout naturellement, au fil des pays visités : drapeaux, paysages, habitat, environnement : expérimenter de visu les atolls, volcans, récifs coralliens, le canal de Panama, et 3 océans…
    • les sciences, avec la marche du bateau, la gestion de l’énergie à bord, de l’eau, la météo, les communications, la voile et le moteur…
    • les sciences de la vie et de la terre, en observant les animaux marins et terrestres, les plantes, fleurs, légumes et fruits exotiques, qu’il faudra aussi cuisiner et goûter!
    • la musique et le dessin: enfin du temps pour écouter, partager et expérimenter
    • les langues : l’anglais et l’espagnol que nous pratiquons aisément, et que les enfants utiliseront naturellement pour se faire des copains en escale, sur les bateaux et à terre

    Et bien plus encore, car voyager en voilier, c’est une véritable école de la vie.

    DSCF0342
    Un oursin atypique

    IMG_3032
    Dessine-moi un bateau!

    Arthur et Hadrien hissent le gennaker sur ILO2
    Arthur et Hadrien hissent le gennaker sur ILO2

    DSCF2454
    Dans un village côtier des Philippines

     

  • Quels jouets emmener à bord?

    Quels jouets emmener à bord?

    Pour ce qui concerne les jeux de société, nous en avons déjà parlé dans un post précédent.

    Là il s’agit plutôt des joujoux des enfants… et des grands! Dans un catamaran comme le notre, il faut savoir rester léger, afin de garder un bateau performant.

    Notre skipper nous a alloué un quota de 140kg de joujoux estampillés « sports nautiques » :

    • 3 paddleboards pour partir en famille explorer les lagons : un SUP pour Loïc qui embarquera Arthur, un SUP pour moi qui prendrai Anna, et un 3ème SUP pour Victor
    • 2 SUP de vagues
    • 1 longboard
    • 2 shortboards mousse pour les kids
    • 2 windsurfs et 4 voiles, 2 pour les grands et 2 pour les kids
    • 2 sets de matos de Kitesurf: 1 adulte, et un enfant pour initier Victor.

    et pour le reste? Les enfants auront droit d’apporter une caisse de Légos bien sûr, c’est la valeur sûre du bord. En cas de mauvais temps, ce sont des heures de jeux devant eux.

     

    DSCF2134 DSCF2128 DSCF2193

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les déguisements c’est aussi une bonne idée, en quantité mesurée bien sûr! Pour se transformer en princesse, en chevalier ou en citrouille! Ainsi que quelques petites figurines d’animaux ou de personnages, pour se raconter des histoires et créer des univers imaginaires….

    Déguisée en citrouille
    Anna déguisée en citrouille!

     

     

    Anna joue avec les Petshop de Niobé
    Anna joue avec les Petshop de Niobé

     

     

     

     

     

     

     

     

    Enfin, nous ferons le plein de matériel de loisirs créatifs, de quoi dessiner bien sûr, mais aussi bricoler avec un pistolet à colle, faire de la pate à modeler, de la peinture etc….

    IMG_3221_1

    IMG_3032

    DSCF2483

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Car pour le reste, notre salle de jeux, elle est dehors!!

  • Plonger, nager, palmer

    Plonger, nager, palmer

    C’est certainement l’activité préférée des enfants à bord. Dès que l’occasion se présenter, Arthur et Victor chaussent leurs palmes pour faire un peu d’apnée le long du mouillage.

    DSCF1140DSCF0974

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’autre grand plaisir est d’aller à la découverte des fonds marins. Nous projetons d’ailleurs d’aller parfaire nos techniques via un stage d’apnée en piscine avec un pro pendant les vacances de Noël.

    DSCF0568DSCF2305DSCF1927

    DSCF1930

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A l’occasion, nous profiterons de certaines escales pour pratiquer la plongée bouteille. Nous avons passé nos degrés PADI il y a près de 20 ans, et même si nous préférons l’apnée et la randonnée à palmes, la plongée bouteille est utile pour visiter pour certaines épaves, faire des plongées en drift, ou visiter des curiosités locales comme des canyons sous-marins.

    Victor a d’ailleurs passé son PADI Open Water en décembre 2014 à Maurice, et nous l’avons accompagné  sur des épaves de la seconde guerre mondiale lors de notre croisière aux Philippines sur ILO2.

    plongée
    Départ pour la plongée en banca

    plongée épave, Philippines
    plongée épave, Philippines

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour Anna, l’objectif en 2016 sera de nager sans brassards et de regarder sous l’eau avec un masque! A 4 ans, c’est le bon âge.

    anna-brassards

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    IMG_7650

     

     

     

  • Les préparatifs multimédias

    Les préparatifs multimédias

    Il reste moins de 2 mois avant le départ programmé de La Grande Motte. Dans la longue liste de choses à faire, réunir l’équipement photo et vidéo qui nous permettra de capturer les moments de notre voyage…

    Après avoir visionné les superbes vidéos faites par le drone de notre cousin Michel, à bord de son Outremer 49 « Ilo2 », nous avons pensé à nous en équiper également.

    apontage sur ILO2

    Très vite notre choix s’est porté sur le DJI Phantom 3. Sa facilité de mise en œuvre est impressionnante et ce drone devrait nous permettre de faire de très belles images, d’apprécier les paysages et d’explorer vu du ciel.

    Notre maison, ancien sémaphore de Créach Meur, vue du ciel.

  • Le parcours

    Le parcours

    Depuis quelques semaines, cette grande planisphère plastifiée et centrée sur l’Océan Pacifique trône sur la table de la salle à manger. Le soir, nous rêvons aux escales, traçons des routes au Velleda, affichons des dates, certaines sont incontournables, comme les changement d’hémisphères à l’arrivée des saisons cycloniques, le passage du cap des Aiguilles au sud de l’Afrique ou le Canal de Panama.

    Arthur a même apporté cette carte dans sa classe de CP-CE1, pour présenter à ses copains et à Laetitia sa maîtresse, les différentes étapes de notre grand voyage. IMG_9633

  • Essai des bottes

    Essai des bottes

    Loïc a fait son shopping en prévision de la transat hivernale : pantalon de pont, vareuse étanche, gants, et de bien belles bottes! Restait à vérifier leur étanchéité…IMG_0739