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  • Bahamas -2- Les Exumas

    Bahamas -2- Les Exumas

    Notre porte d’entrée pour les Exuma, c’est George Town, petite ville du sud de l’archipel, qui accueille en saison près de 200 voiliers, essentiellement des Canadiens et Américains venus passer la saison d’hiver et le printemps en eaux chaudes. Heureusement, les mouillages sont variés dans cette rade, formée par l’île de Great Exuma d’un côté, et par un chapelet de petites iles côté lagon : Stocking Island, Elisabeth Island, Pigeon Island…C’est heureux, car nous passons en moins de 24h à une zone de navigation isolée, où nous étions souvent les seuls bateaux au mouillage, à l’effervescence!
    C’est ici aussi que nous disons au revoir à Papily et Mamily, qui rentrent en France , et s’envolent depuis le petit aéroport de Georgetown vers Miami, puis Paris.
    Nous commençons par un mouillage de jour à Pigeon Cay, très beau mais inconfortable :

     Le vent souffle, la houle rentre, c’est génial pour le skim et la baignade sportive, mais pas pour le confort à bord!
    Nous filons donc nous abrite pour la nuit à Georgetown, et mouillons devant le village en compagnie de grosses vedettes,

     et d’un autre Outremer 51, de propriétaires américains!Signe d’arrivée en terres civilisées : cet hydravion, qui emmène les touristes survoler les Exuma, probablement au départ de Nassau. 
    L’archipel des Exuma (Exuma Cays) au coeur des Bahamas, est un ensemble d’îlots qui s’égrènent tel un collier de perles, distantes de quelques milles à peine les unes des autres, et qui abrite en son coeur un parc naturel, le « Exuma Land and Marine Park » : 
    Promesse de superbes plages, de navigation en eaux protégées, de passes à fort courant, de bancs de sable, de grottes, de magnifiques snorkelings, exploration d’épaves, de mangroves…..
    Il nous tarde d’y être.
    Mais pour l’instant, nous explorons George Town et en particulier Stocking Island qui abrite une curiosité : des trous à cyclones. Nombreux y laissent leur bateau y compris pendant la saison cyclonique (de juin à octobre), sur corps-mort, ou sur quelques pontons privés.
    A gauche, en entrant dans Gaviota Bay, on trouve un premier trou à Cyclone, en face du St-Francis Resort

    puis un second trou à cyclone abritant la marina Kevalli
    A droite, c’est  beaucoup moins profond et réservé aux très faibles tirants d’eau : Turtle Cove . 
    Nous remarquons un petit chemin de sable qui monte, et que nous partons explorer Il donne accès à la plage au vent. Nous revenons y passer l’après-midi avec les skims et les bodyboards.Que c’est bon de glisser sur les vagues!

    De retour à la civilisation, nous posons notre dinghy sur la plage de Chat’n’Chill,

    au coeur de la vie sociale des yachties de George Town, et partons déjeuner du traditionnel cochon rôti du dimanche. 
    Nous nous régalons de cochon, garni du désormais traditionnel mac’n’cheese (gratin de pâtes au fromage), de coleslow, de riz aux haricots, de carottes glacées au miel… Délicieux aussi, la « Conch salad », toute simple avec ses dés de lambis crus agrémentés de piments végétarien, de concombres et d’oignons doux: c’est frais, la chair est  presque sucrée, je me régale. 
    Nous testons aussi la bière locale , Kalik ou Sands, il faut choisir! Au bar de Chat’n’chill, les bateaux sont censés laisser un vieux t-shirt signé des membres d’équipage : premier signe d’une longue série, qui montre combien l’homme aime marquer son territoire. 
    Il faut dire que pour beaucoup d’Américains et de Canadiens, descendre aux Exuma, c’est un accomplissement, et je les comprend ; après tout, à chacun son Everest!
    Nous sommes moins emballés par l’ambiance de la plage, qui s’anime au fur et à mesure des heures qui passent, les annexes au touche-touche sur la plage, la musique à fond la caisse, les cadavres de bières qui s’amoncellent…. C’est LE rdv social du dimanche après-midi. Dans l’eau, les raies sont imperturbables. 
    Plus tard, nous irons mouiller devant « Monument Beach », la plus au Nord des plages de la zone. C’est la plus belle, et elle est bizarrement très peu fréquentée : nous sommes le plus souvent seuls sur la plage. 

    Lundi matin, nous allons « en ville », pour dire au-revoir à Papily et Mamily qui prennent leur avion à midi, et pour  faire un avitaillement de frais, le dernier datant d’il y a déjà 2 semaines aux Turks et Caïcos.

    le « Victoria Lake »

    L’entrée sur le « Victoria Lake » se fait via un petit pont. Nous découvrons un joli village bien organisé, avec une supérette bien fournie, un service de laverie… Nous en profitons pour nous balader un peu en ville,

    la mairie

    qui se met sur son 31 car elle accueillera d’ici 2 semaines d’importantes régates de pirogues locales. 

    Une fois les corvées effectuées, nous repartons mouiller devant la belle plage de Monument Beach. Nous partons à marée basse pour une grande ballade littorale, un longe-côte naturaliste parmi les oiseaux, tel ce couple de balbuzards (Ospreys en Anglais), que nous avons malencontreusement dérangé. Ils sont en pleine période de couvaison, et ne quittent par leurs majestueux nids

    un couple de balbuzards dans leur nid, dans les racines de filaos tombés à l’eau
    Au creux de la plage, des yachties se sont organisé un petit campque chacun peut user à sa guise, pour organiser un barbecue, un « potluck », ou simplement un apéro-plage comme ces deux couples de Canadiens dont nous faisons connaissance. Ils font partis de ces « oiseaux migrateurs  » fuyant leur Canada hivernal pour y chercher le soleil des tropiques (il fait -2 à Chicoutimi) Comme beaucoup, ils emportent leur chien avec eux. Nous n’avons jamais vu autant de chiens sur des bateaux qu’aux Bahamas! Tel ce magnifique chien blanc, que nous croiserons souvent, et avec qui les enfants auront plaisir à jouer sur la plage. Contrairement à beaucoup de pays, les formalités pour les chiens sont très faciles. 

    Nous quittons Georgetown sans regret, car nous aspirons à plus de nature et de vie sauvage en remontant l’archipel des Exuma.

    la côte Nord de Great Exuma
    Nous ne sommes pas spécialement emballés non plus par la vie sociale « à l’américaine » de ce genre d’endroit, régulée tous les matins par les annonces à la VHF du « Cruiser’s Net » : aquagym à 9h, karaoké le samedi, et bingo le vendredi, tournoi de volley-ball, BBQ … C’est amusant de voir comment, même loin de chez lui, l’homme ressent le besoin de se recréer une vie sociale avec ses codes et ses rituels.

    Nous naviguons une vingtaine de milles en dehors du lagon, et entrons par le «  Adderly Cut » , laissant Lee Stocking Island sur notre bâbord, puis Norman’s Pond Cay et Leaf Cay.

    Adderly Cut, vue vers le Sud, la piste de Lee Stocking Island en arrière plan
    Sur la petite plage de Leaf Cay, des formes noires s’approchent… ce sont des iguanes! 

    Il est midi passé, nous nous arrêtons déjeuner devant Norman’s Pond,

    au mouillage dans le Nord de Norman’s Pond

    puis repartons vers le Nord direction Rudder Cut Cay

    vers le Nord, la pointe Nord de Norman’s Pond, et la passe de Bock Out

    Il nous faut pour cela ressortir du lagon pour quelques milles, via le Bock Out, et rentrer dans le lagon via le Rudder Cut.

    le Rudder Cut, vers le Sud : le Sud De Rudder Cut Cay au premier plan, Little Darby et Darby Island au second plan

    Nous y voilà. 

    Nous observons tout juste la petite arche de Little Galliot Cay. Nous arrivons à Rudder Cut Cay, et découvrons une très jolie île, avec 2 petites plages charmantes, et surtout, un petit port, pas complètement naturel car une tranchée a été en fait creusée pour relier le bassin naturel à la mer. L’île, qui semble inhabitée, est privée et il est interdit de s’y promener. En annexe, par contre c’est permis!
    Nous entrons dans le port, curieux. 

    Plusieurs autres curiosité : une grotte ouverte sur l’extérieur, éclairée par un puit de lumière,

    et dotée à marée basse, d’une mini-plage. 

    des roches en forme de champignon…
    des raies…
    un beau snorkeling sur une … sculpture sous-marine en métal, commandée par David Copperfield (voisin et propriétaire des deux îles de Rudder Cut et de Musha Cay), qui a fait faire une statue grandeur réelle d’un piano à queue et d’une sirène, qu’il a immergé par 4m de fond. Quel dommage, ma GOPRO a rendu l’âme il y a 10 jours, j’ai chipé cette photo sur le net, elle n’est pas de moi.  J’aurais aimé vous montrer les enfants virevoltant de tous côtés autour de la sculpture, et vous montrer comment le corail repousse vite!

    C’est d’ailleurs dans la grotte voisine

    que notre drone va s’écraser dans l’eau, après qu’il a reculé de manière totalement inexpliqué, et se soit heurté à la roche. Une fois coulé, nous l’avons récupéré, rincé, séché, mais il n’a jamais pu re-décoller…

    Voici ses dernières images.

    Moby devant la funeste grotte

    Les plages au vent sont superbes,

    et le snorkeling doit l’être tout autant. 

    Puis nous continuons vers Musha Cay, et nous arrêtons en chemin à Little Lansing Cay, car il y a une épave d’avion sur un banc de sable. Nous nous approchons doucement, et mouillons carrément sur le banc de sable! Pas besoin de descendre l’annexe, nous y allons en palmes, masque et tuba. En effet, le petit bimoteur git par moins de 3m de fond, même Anna peut descendre le voir. Du corail pousse sous ses ailes.
    30 mn plus tard, nous levons l’ancre de nouveau, et passons devant Musha Cay
    Sur la carte, la zone est indiquée comme « swim area », et en effet, c’est la plus belle « piscine » que nous ayons jamais vue!

    Il s’agit d’un resort totalement privé qui se loue pour une famille ou un petit groupe d’amis, à 40 000$ la journée….Les constructions sont sublimes, 5 villas nichées dans une végétation tropicale superbe,  qui arrivent à Musha Cay en hélico,

    l’hélipad

    ou à Rudder Cut en avion. Ici, sans doute pas une maison, mais simplement la salle d’embarquement bateau. 

    Plus loin, le quai des fournisseurs.
    Bye-Bye Musha Cay, l’île de David Copperfield, paradis qui nous laisse songeur. 
    Nous longeons Cave Cay, qui semble inoccupée. 
    Nous sommes tentés de rentrer dans la marina, mais elle est fermée, peut-être désaffectée, et nous préférons ne pas prendre de risque.
    Nous passons donc notre chemin.

    les enfants s’organisent un petit « apéro-chips » sur le rouf,scrutant le relief pour découvrir les grottes dont cette île bien nommée est pourvue.

    Nous nous arrêtons finalement déjeuner au nord de Cave Cay, devant une minuscule plage et un petit étang. 
    Nous sommes mouillés en léger décalé par rapport à la piste, heureusement, car elle est tout près! La baignade est comme d’habitude merveilleuse, mais nous ne sommes pas tous seuls dans l’eau, sans doute un requin nourrice. Un petit tour à terre pour voir la piste

    l’étang, et la plage, puis nous repartons dans l’après-midi pour trouver un mouillage de nuit satisfaisant, à Little Farmer’s Cay.

    Nous empruntons pour cela le Galliot Cut et faisons route à l’extérieur des bancs.

    vue vers le Nord, et le Galliot Cut
    Curieuse maison octogonale sur Big Farmer’s Cay. 
    Nous mouillons en plein courant, Loïc et les enfants s’amusent une bonne heure à marcher sous l’eau dans le courant, à jouer avec les vagues de sable sous-marines. 
    Tous les soirs, nous étudions nos cartes, car les îles et îlots sont très nombreux, nous faisons en ce moment 2 à 3 stops par jours pour explorer épaves, plages, grottes ou autres curiosités Tout cela s’organise : il nous faut aussi trouver pour chaque soir un mouillage de nuit qui convienne, suffisamment protégé, suffisamment de fond, pas trop de courant, en évitant les chenaux, très fréquentés, de jour comme de nuit.
    Le coucher de soleil est comme toujours magnifique,et à l’heure de l’apéro, Anna elle aussi se prépare des cocktails….un demi-citron pressé, une orange, et un trait de Grenadine!

    Cette nuit Arthur et Loïc vont dormir à la belle étoile! Arthur en rêve depuis depuis longtemps, et Loïc l’accompagne dans son aventure. Ils sont bien couverts, en pyjama, et avec un bon duvet avec capuche et la nuit s’annonce dégagée, pleine d’étoiles. 

    Nous n’irons pas nous balader au village,

    le yacht Club de Little Farmer’s cay

    et appareillons à 9h, car il nous faut longer aujourd’hui la longue île de  Great Guana Cay. Nous commençons par contourner le Nord de Little Farmers Cay, et découvrons son bout de piste.Partout aux Bahamas, des épaves jonchent notre route. Le pays n’a sans doute pas les moyens de les déloger, alors elles restent là, à attendre l’épreuve du temps…

    Il y a de nombreux mouillages sous le vent de Great Guana Cay, que nous testons les uns à la suite des autres. 
    White Point d’abord, et sa longue plage de sable blanc. De l’autre côté des dunes, elle est tout aussi belle. Comme il n’y a pas de courant, nous allons tous à la plage en palmes, masque et tuba : cela nous évite de mettre l’annexe à l’eau (puis de la remonter quand nous partirons d’ici une heure ou deux). L’opération prend entre 5 et 10mn au total. Et nager fait faire un peu de sport!
    Nous trouvons des éponges échouées, et testons leur flottabilité.

    Après ce petit plouf matinal, l’école reprend, jusqu’au déjeuner. Nous nous arrêtons à Jack’s Bays Cove, minuscule plage, et petit mouillage pour un bateau tout seul.

    le drone de Loïc est mort… mais Victor nous prête le sien pour faire des images!

    Là encore, des grottes à explorer,

     du turquoise, du sable blanc, de la vie sauvage…

    une raie sur la sable
    Et après le déjeuner, nous mettons cap sur Black Point, une grande baie assez fréquentée, dotée d’un grand village, qui propose toutes sortes de services : laverie, pain frais, restos….
    Juste avant la baie, curieuse architecture que ce « chateau ». Destiné peut-être à résister aux cyclones?
    Nous croisons un de ces semi-rigides qui emmènent les touristes visiter les Exumas, lancés à 35 noeuds au moins Ils sont nombreux à sillonner les îles  en speedboat. 
    Nous arrivons à Black Point, et repérons Banana, un catamaran qui fait un tour du monde en famille en 7 ans avec 4 enfants, et dont nous avons lu les récits de voyage, publiés depuis 10 ans dans des magazines spécialisés. Depuis la famille a vendu leur bateau et vient de sortir un livre A bord il doit s’agir des nouveaux propriétaires!
    Nous avons rdv avec Luna Bay 2 et son équipage familial, avec lequel nous nous sommes promis de naviguer de concert quelques jours aux Exumas. Ce soir, c’est resto!
    Pendant que les enfants jouent aux cartes, les adultes dégustent la bière locale en se racontant leurs vies. Tous pareils, et tous différents : quand nous rencontrons des familles en grand voyage, c’est toujours passionnant d’écouter les trajectoires de vie qui font qu’un jour, un papa et une maman tout ce qu’il y a de plus raisonnables, entrainent leur smala dans une telle aventure…
    Pendant que dehors nous profitons de la soirée en terrasse (à se faire dévorer par les moustiques), à l’intérieur de ce resto type « diner » à l’américaine, c’est la clim à fond et la télé grand écran sur un match de basket! Culturellement parlant, nous sommes bien aux portes des US.

    Nous ne manquons pas le lendemain d’aller acheter notre pain (à prix d’or, mais il vaut bien ça, d’autant qu’il est important de faire tourner le commerce local!) chez Lorraine, la maman de la restauratrice d’hier.

    le pain de Lorraine

    Devant l’adresse indiquée, Loïc trouve porte fermée. Il toque, on lui dit d’entrer, et il trouve une dame bien âgée qui tricote dans son salon…. Elle le fait venir dans sa petite cuisine, et là, des miches dorées tout juste sorties du four attendent les gourmands : garanti « fait maison! » Pain nature, et pain fourré à la chair de coco, un régal au petit dèj!

    Nous quittons l’ile de Great Guana Cay, cap au Nord, et continuons à égrener les Exumas. Un petit stop à Gaulin Cay South, petit ilot anodin à la jolie plage. Au départ, nous nous y sommes arrêtés pour les grottes, annoncées sur la carte.
    Mais quelle n’est pas notre surprise de voir des iguanes pointer leur nez sur le sable!
    Nous mettons alors l’annexe à l’eau et filons explorer les lieux. 
    En effet, dès qu’ils entendent notre moteur, les iguanes sortent par dizaines de leurs cachettes.
    Ils attendent sans doute qu’on les nourrissent. C’est pourtant bien interdit, toujours pour les mêmes raison que beaucoup de touristes ont du mal à comprendre : en nourrissant un animal sauvage, on le coupe de ses capacités à se nourrir dans son propre environnement, et par là-même, on l’affaiblit. Pour aider et préserver les animaux sauvages, en particulier ceux qui sont en danger d’exctinction, il faut donc s’abstenir de les nourrir.

    Ces iguanes sont tellement peu craintifs que nous hésitons à marcher sur la plage, de peur qu’ils ne nous approchent de trop près Ces animaux ont de belles griffes, des dents acérées, et contrairement aux iguanes marins des Galapagos, ils ne sont pas végétariens!

    Nous passons une bonne heure à observer ces animaux, 

    Nous observons aussi un couples d’Osprey (Balbuzards en Français), ces rapaces marins, les seuls à pêcher dans les estuaires, les lagons ou les lacs. A notre arrivée, l’un des oiseaux s’est envolé, nous a survolé,

    inquiet, et est parti, peut-être pêcher.

    L’autre est resté à poste sur son nid : il doit y avoir des petits ou des oeufs.
    Nous partons à la recherche des grottes. 
    A notre retour, les iguanes sont toujours là. Sans doute un peu déçus que ne nous leur donnions pas de nourriture. Mais nous sommes stricts là-dessus, depuis que nous avons appris qu’un changement de régime alimentaire chez des animaux sauvages pouvait les rendre malades. Une équipe de scientifiques travaillant sur le jardin de corail de l’hôtel Taha’a Island Resort, en Polynésie Française a découvert que nourrir les poissons demoiselles avec du pain leur provoque un diabète. C’est pourtant une pratique que nous avons observé partout sous les tropiques.
    En rentrant au bateau, nous levons l’ancre, et découvrons médusés cette drôle de forme à 1 mètre derrière la jupe .Tout près des moteurs, alors que nous reculons, je pense d’abord voir un tuyau de plomberie en plastique : inquiète pour les moteurs qui tournent, je donne l’alerte. Nous prenons la forme en photo, et l’étudions de plus près en images. Il semble bien que ça soit un organisme vivant, peut-être un pyrosome, sorte d’organisme pluricellulaire.Je fais quelques recherches sur internet, et tombe sur DORIS, ce site des Données d’Observations pour la Reconnaissance et l’Identification de la Faune et de la Flore Sous-Marine.
    Ce formidable site recense une banque d’image très complète de ce qu’on peut observer sous l’eau, et propose même à ses membres de poser des questions d’identification. Comme nous avons de l’internet, je m’inscris, et poste donc la photo avec une question, … et reçois en moins de 24h une réponse!

    Il s’agit de tout autre chose : une ponte de grand calmar. Les petits oeufs (des boules bleues) sont reliés entre eux en spirale transparente, et flottent au gré des courants. Whaou, nous avons pris quelque chose aujourd’hui!

    Nous reprenons cap au Nord, visant d’être en fin de journée à Staniel Cay, le coeur d’activité des Exumas. Plusieurs raisons expliquent cette fréquentation : une marina, un yacht-club sympathique, quelques commerces, et de nombreux mouillages. Et en terme d’activités, de jolies petites plages, la célèbre grotte de Thunderball ( James Bond n°4) mais surtout l’attraction majeure, ce sont les cochons nageurs, qui sont sur touts les dépliants publicitaires des Bahamas. Nous sommes tous curieux de voir cela!

    Nous passons d’ailleurs notre première nuit à Big Major Spot.

    le mouillage de Big Majors Spot

    Effectivement, les cochons sont bien là! Mais c’est un défilé de hors-bord, d’annexes et de bateaux de charter. 

    Nous passons la nuit dans ce mouillage très fréquenté, en particulier par les super-yachts. 
    Nous changeons de mouillage le lendemain pour être au plus près des grottes et du Yacht-Club.
    La grotte se visite de préférence à l’étale de marée basse, pour avoir un accès plus aisé par ses deux entrées principales, et éviter le fort courant de marée. Nous finirons pas aller la visiter 3 fois tellement elle plait aux enfants. 
    Il faut dire que le site est impressionnant, et facile d’accès via la première entrée.

    La seconde est plus délicate, car elle n’offre qu’un mince filet aérien vers l’extérieur, et donne sur un fort courant traversier  : l’îlot se trouve en effet juste devant un chenal à fort courant.

    la seconde entrée
    La troisième sortie/entrée se fait par un passage sous-marin à 3m de fond, et la quatrième, par un étroit tunnel coudé sous-marin lui aussi. Il y a donc que quoi ravir les explorateurs sous-marins en herbe.
    La grotte dispose aussi d’ouvertures verticales qui laissent la lumière entrer à flots, ce qui a donné naissance à la célèbre scène du sauvetage de James Bond dans « Opération Tonnerre » (« Thunderball » en Anglais). Film que nous ne manquons pas de visionner le soir-même avec les enfants! La scène finale de bataille sous-marine avec fusils de chasse est plutôt originale pour l’époque ( 1966!)
    Nous explorons aussi la grotte vue d’en haut. 

    Le soir, nous avons la visite d’une famille française sur le voilier Penn Gwen :  j’avais croisé les parents Flora et Aurélien lors de la formation médicale ATMSI quelques mois avant notre grand départ. Ils ont suivi notre blog pendant les 6 premiers mois de notre voyage, puis sont partis pour un tour de l’Atlantique en 2 ans, avec de longues escales en Afrique et au Brésil. Nous avons presque le même programme en ce qui concerne la route retour, et allons donc naviguer ensemble quelques journaux Bahamas puis nous retrouver encore aux Acores. Ils ont 2 filles de 6 et 11 ans, Mélisse et Erell.

    l’équipage de Pen Gwenn
    Nous allons à terre explorer les infrastructures du Yacht-Clubune marina quelques charmants bungalows sur pilotis , un resto à la carte bien alléchante (et pas hors de prix pour une fois), un mini port pour les annexes, des petits Boston-Whalers à louer, et les célèbres requins nourrices « demi-apprivoisés ». 
    Nous déjeunons au resto le midi avec toute l’équipe de Luna Bay 2, et nous régalons d’un bon hamburger, dans une jolie salle de restaurant climatisé vue mer, c’est TOP!
    Puis nous partons tous ensemble nous balader sur l’île de Staniel, à la recherche des petits commerces. Nous rentrons bredouilles, avec seulement du main de mie, mais avons vu des jolies maisons typiquesdes jardinets un peu secsl’église du village, des bungalows à louer…
    Nous repartons pour Big Major Spot, les enfants nous ayant convaincus qu’il fallait aller rendre visite aux cochons. 
    C’est effectivement une attraction touristique. Les cochons ont été déposés là il y a quelques années, semi-sauvages, ils sont tout de même nourris par les habitants, mais surtout par les bateaux de passage, qui arrivent avec des légumes et du vieux pain. 
    Ils sont tous l’air paisibles,en particuliers les petits, très joueursmais dès que quelqu’un arrive avec de la nourriture, l’excitation monte…

    Comme ici, avec ces 3 imprudents qui arrivent à terre avec un grand sac de carottes. En moins d’une minute, une des dames est à terre, un des gros cochons lui a sauté dessus, ses deux pattes avant sur le buste et ba-da-boum… elle peine à se relever, pendant que les cochons lui boulottent sa nourriture….

    Puis Big Mama Karma sort de sa tanière. Des pancartes nous mettent en garde contre la grosse truie, sans doute chef de meute, réputée agressive, en particulier en présence de nourriture. 
    Ca y est « Mama Karma  » est à l’eau! Méfiants. nous nous replions tous dans les annexes, d’autant plus qu’un gros semi-rigide arrive avec des sacs de nourriture. Les cochons se précipitent, les plus gros mettent sur 2 pattes avant sur les boudin, moins pour monter à bord que pour accéder en primeur aux croutes de pain…
    Nous rentrons à bord, peux convaincus par les cochons-nageurs…cela dit, ils sont très propres!!
    Le lendemain, nous Quittons Staniel après y avoir passé 3 nuits, direction le Nord toujours : nous sommes aux portes du « Exumas Land and Marine Park », le parc naturel dont tout le monde vante la beauté.
    A suivre….
  • Retour aux Grenadines

    Retour aux Grenadines

    Il y a (presque) 20 ans, tout jeunes mariés, nous avions passé notre voyage de Noces aux Grenadines… 2 semaines de rêve à naviguer en duo sur un Sun Dance 36, dans cet archipel si propice au cabotage. Deux décennies plus tard, nous sommes impatients de revenir sur les lieux avec les enfants, et les grands-parents, et de les redécouvrir.

    Salt Whistle Bay, à Mayreau,
     
    Moustique, Béquia (prononcer Bécoué), Canouan, Union, et les Tobago Cays dépendent de St-Vincent, l’île principale. Les Grenadines sont un haut lieu du nautisme depuis une trentaine d’années : l’archipel permet en effet de sauter facilement d’îles en îles, et de plages en plages, dans un cadre qui reste naturel et sauvage. Chaque île a sa spécificité :
     
    • les Tobagos Cays sont inhabitées et offrent un terrain de jeu magnifique aux amateurs de nature sauvage et de lagons turquoises
      Tobag Cays
    •  l’île Moustique est privée et abrite un « lotissement » de villas exclusives (Mick Jagger, la Princesse Margaret, quelques grands industriels sont propriétaires…)
      île Moustique
    • Béquia reste typique avec ses plages, son village animé, et ses petites maisons, lieu de villégiature de nombreux marins venus poser leur sac dans cette île paisible
      Le mouillage principal de Bequia
    • Union, le centre touristique de l’archipel, qui abrite des commerces restaurants et une poignée de petits hôtels
      l’île d’Union
    • Canouan, qui se tourne vers le touriste de luxe avec un hôtel 5*, un golf et une marina, et des villas haut de gamme.
      Canouan
    • Mayreau, simplissime petite île dotée d’un village de poupée et d’une ravissante plage
    Mayreau
    En 20 ans, les îles ont un peu changé, et développé un tourisme raisonné : pas de grands hôtels ni de tourisme de masse -sauf à Canouan- mais un très grand  nombre de voiliers de location en provenance de Ste-Lucie et de Martinique. Les bases de charter DreamYacht et Moorings n’ont pas été affectées par les cyclones ces dernières années et sont florissantes dans le sud de la Caraïbe. Certains mouillages sont bondés : la destination est victime de son succès.
    Mais si l’on cherche un peu, il est aisé de trouver des endroits plus tranquilles…. et le charme opère toujours.
     

    Au départ de Martinique, où nous avons fait escale 24h à l’arrivée de notre traversée de l’Atlantique sud, nous mettons cap sur Ste-Lucie, distante d’à peine 25 miles nautiques, et à mi-chemin entre la Martinique et les Grenadines.

    arrivée sur Ste-Lucie

    Nous naviguons en tandem avec Papily et Mamily, qui ont loué pour l’occasion un Lagoon 45.

    le Lagoon 450 de location des grands-parents

     Rodney Bay sera notre première escale!

    Rodney bay

    C’est dépaysant, car l’île est aujourd’hui anglaise, après être passée aussi entre les mains des français il a quelques siècles….

    C’était le repère de l’amiral Rodney, à la tête de la flotte britannique du temps où britanniques et français se disputaient âprement les Antilles, de la fin du XVIII ème siècle au milieu du XIX. Il pouvait de son rocher surveiller parfaitement les mouvements de la flotte française basée en Martinique.
    Nous allons visiter le fort et ses dépendances sur l’île Pigeon, qui est en fait une presqu’île.
    Tout en bas, la cuisine des officiers,

    puis un peu plus haut, avec une vue magnifique sur le nord, le mess et les quartiers des officiers, dont une moitié a été rénovée pour y abriter un restaurant; l’autre moitié est en ruines.
    Encore plus haut, les baraquements des soldats,

    qui abritaient 120 hommes.
    Un peu plus de grimpette, sous un soleil de plomb, et nous y sommes!
    Il reste des canons.
     
    D’en haut, la vue est panoramique,

     un site parfait pour scruter les mouvements des bateaux dans l’arc antillais.
     
    Nous redescendons après avoir exploré les différentes batteries du site.
     
    En rentrant sur Moby, Arthur est intrigué par cette réplique de Galion, qui emporte des touristes pour des croisières de quelques heures au soleil couchant.
     
    Au petit matin, c’est le marchand de légumes itinérant qui passe!
     
    La baie est très touristique, et abrite une grande marina, des commerces, de très grands hôtels: nous ne resterons pas, et mettons cap au sud vers le somptueux mouillage des 2 Pitons.
     
    En route, nous découvrons la côte de Sainte-Lucie; constellée de grands hôtels, de résidences,

    Au port, on compte pas moins de trois énormes paquebots de passage!

    Mais en descendant vers le sud, nous retrouvons de charmants villages créoles,

    et des hôtels à taille humaine.
     
    Nous arrivons aux deux Pitons, au pied d’un parc naturel exceptionnel. Côté fréquentation, on est dans la démesure : les super-yachts se sont donné le mot… Arthur et Papily regardent l’hélicoptère de notre voisin de mouillage se poser sur le pont.
    Pendant que nous sirotons notre Pina Colada, la première de ces vacances, et la spécialité régionale!
    De nuit, c’est ambiance « sapin de Noël »
    Le lendemain, c’est l’approvisionnement d’un des super-yacht qui me laisser rêveuse…… Il y a de quoi nourrir un régiment!!!
    Puis le ballet des hélices reprend.
    Après 24h d’escales entre les méga-yachts, nous descendons au sud vers ST-Vincent-les Grenadines.

    Nous longeons l’île de St-Vincent mais ne nous y arrêterons pas.

     Quelques criques ont l’air pourtant bien agréables et sauvages.
    L’alizé est soutenu, mais portant pour nous, ce qui est pas le cas des bateaux qui remontent vers la Martinique….
     
    Nous arrivons à Bequia où nous faisons nos formalités d’entrée.
    La baie est grande, très fréquentée, mais suffisamment spacieuse pour que les bateaux ne soient pas mouillés trop près les uns des autres. Le village est sympathique avec sa promenade de front de mer sur pilotis, qui mène des plages au village,

    où nous pouvons nous ravitailler de beaux fruits et légumes frais.
    C’est aussi l’occasion de s’attabler et de goûter la bière locale : la Hairoun.

    Les plages sont aujourd’hui bondées : un paquebot est en effet au mouillage, et a déversé son flots de touristes américains (et sud-américains!). Demain sera plus calme.
    Nous nous baladons le long du rivage, où se succèdent bars,

     boutiques,

    services,

     et diveshops
     pour arriver au village, ses échoppes d’artisanatl’église,  l’administration…
    Originale, le bateau-boulangerie, qui livre toutes les matins du pain frais. Il y a aussi le bateau-laverie, et le bateau-fuel! Nous apprécions ces petits services, qui se monnaient bien sûr, mais qui permettent aussi de contribuer à l’économie locale, très axée sur les services.
    Voici le déjeuner typique sur Moby : salade, crudités, pain et croque-monsieur, fromage.
     
    Sur Moby, nous sommes en pleins préparatifs : nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire d’Anna! Dans 4 jours, ce sera celui de Papily, et dans une semaine celui d’Arthur!
    Anna nous a préparé des biscuits et nous les apporte sur la plage pour le goûter.
     
    Bon anniversaire Anna, 6 ans!
     
    MOUSTIQUE

    Nous repartons assez vite sur Moustique, l’île des milliardaires. L’histoire de cette île est tout à fait unique. Son propriétaire Colin Tennent, (Lord Glenconner),

    statue de Colin Tennent

    est un aristocrate anglais, fortuné, déjà propriétaire de terres à Ste-Lucie, magnat de l’industrie minière et qui après-guerre, acheta l’île Moustique avec une idée folle : en faire un lieu de villégiature unique au monde pour les riches et célèbres de la planète. A l’époque, dans les années 60, c’est visionnaire!

    île Moustique
    S’ensuivent quelques de vacances spartiate et de villégiature compliquée pour l’entrepreneur, qui peine à garder en état l’unique maison de l’île, Cotton House. Moustiques, cyclones, tempêtes, manque d’infrastructure, des hectares à défricher….. l’île est pendant des années un gouffre financier qui ne rapporte rien.
    Son idée de génie : offrir un terrain à la Princesse Margaret, en guise de cadeau de mariage! Il faut dire que son épouse est dame d’honneur au palais de Buckingham, et une amie proche de Margaret. L’idée fait son chemin, et un jour, entre deux déboires sentimentaux, la Princesse Margaret fait construire sa maison!
    Au fil des ans, avec le concours d’un architecte suédois et d’un entrepreneur en bâtiment déterminé doté d’un solide sens du marketing, il réussit son pari, et transforme le caillou en lotissement de luxe pour happy few. Un petit hotel sélect, un bar-restaurant de plage, une supérette, et c’est tout!
    Pas de tourisme de masse, pas de ferry, mais un aéroport, et un village où vivent les employés de l’île :  école,
    bibliothèque,

    station service

    …..

    Le charme de l’île est indéniable : des plages de tous côté,

    la célèbre page de Macaroni Beach

    on circule en voiturette électrique, pas de bling-bling, ici tout le monde se connait et reste discret. 90 lots sont construits, avec un plan d’urbanisme strict : il est interdit de diviser les parcelles.

    Quelle déception : le Basil’s bar, une institution dans l’île, est fermé pour rénovation, et ne réouvre que dans une semaine….et nous serons déjà partis. Mais une petite annexe sert les cocktails dans une petite maisonnette : la pina Colada est toujours aussi bonne!
    Pendant que nous sirotons, les enfants s’éclatent en skimboard sur la plage en contrebas du Basil’s bar en rénovation.

     
    Nous sommes les 14 février : c’est l’anniversaire de Papily, secondes festivités d’une semaine chargée en célébrations!
     
    TOBAGO CAYS :
    Bye-Bye Moustique, et en route pour les Tobago Cays, petit atoll dans l’archipel, composé de 4 petites îles aux noms de repères de pirates : Petit Bateau, Petit Rameau, Baradal et Jamesby.

    Ils sont entourés de récif, et forment un petit plan d’eau intérieur, parfait pour la planche et le kitesurf.Le site est toujours aussi photogénique,

     sauvage,non construit, et fréquenté! Des bateaux par dizaines, heureusement, il y a de la place pour tout le monde…. sur la plage à l’heure de pointe, le parking à annexes fait le plein!
     
     
    Sur Petit Bateau,

     les pêcheurs de Mayreau et leurs familles ont installé des tables

    et des BBQ

    créant un restaurant de plage provisoire
    : menu unique : langouste grillée!
    La recette fait carton plein, nul ne passe aux Tobago Cays sans manger la langouste locale. Il est aussi possible de se la faire livrer directement à bord en barquettes avec ses accompagnements : ça c’est du service!
    Victor continue son entrainement de planche à voile,

    coaché par Loïc.

    Ca plaaaaaane!

    Nous tentons aussi le snorkeling.

    Nous croisons de nombreuses tortues dans cet archipel des Grenadines, et nageons avec elles,

     elles sont peu farouches car interdites de pêche et protégées
     
     
    MAYEREAU
    Puis c’est Mayereau, et sa plage nonchalante de Salt Whistle Bay,
    Il fait très beau, peu de vent, nous prenons un mouillage tout près du bord. On pourrait se croire seul au monde, mais il y a des dizaines de bateaux derrière nous….
    Le plage est toujours aussi jolie,

    et bordée de ces deux cocotiers sur lequel il y a 15 ans, nous avions de pris de belles photos de groupe, avec nos amis.
    Les enfants l’adoptent.
    Le petit hotel est en cours de rénovation,

    dans un style rustique chic.

     Le site le mérite bien. Et la Pina Colada est excellente!Avec ce petit plus qu’on ne trouve nulle par qu’aux Grenadines : la noix de muscade râpée qui recouvre la mousse du cocktail. Il faut dire que la noix de muscade est un produit local, qui pousse et se récolte à St-Vincent : nous en avons fait le plein au marché de Bequia.
    Mamily apprécie les eaux translucides et calmes de la baie;
    Nous rencontrons un bateau hollandais qui a un joli projet : le nettoyage des plages des plastiques, avec un trio ingénieux :
    • collecte+broyage de bouteilles en lambeaux grâce à ce broyeur mécanique,
    • puis chauffage dans un four solaire, d’un matériau ensuite réutilisable.
    Le spot de kite derrière l’île est sympa.
     
    Et ce soir, 17 Février  re-re-rebeote : nous fêtons les 9 ans d’Arthur à bord du bateau des grands-parents : les petits ont organisé une pêche à la ligne, Papily est en charge de la musique « live »  :  carte, cadeaux, déco et gâteau, tout y est! Le  lendemain matin , le petit-déjeuner de préféré du moussaillon : un pancake géant au Nutella sur le trampoline, elle est pas belle la vie?
     

    Après l’école nous partons installer notre camps sur la plage : paddle, hamac, paréos….

    et…plouf!
    Puis nous quittons ce mouillage un peu surpeuplé pour Chatham Bay, une grande plage de l’île principale d’Union. 
     
    UNION
    La baie est très tranquille, et restée sauvage avec seulement quelques paillotes de plage d’un côté, et un petit hôtel de l’autre.
    Les garçons prennent leur skimboard et nous longeons la plage avec eux pour trouver le meilleur spot : pas facile, car il y a un platier sur une bonne longueur, et des petits coraux sur la plage.
    Arthur par à l’assaut du rocher.
    Nous découvrons quelques « têtes de turc », ces cactus si caractéristiques des Antilles
    Le petit hotel de charme semble particulièrement accueillant.
    De retour à l’autre bout de la plage, nous découvrons des petits colibris, qui viennent butiner les plantes grasses : c’est la première fois que j’observe ces drôles d’oiseaux de si près. Ils ont un vol très particulier, le champions du vol stationnaire!
     
     
    UNION, Fregate
    Puis nous contournons l’île d’Union, et mettons le lendemain cap sur Fregate,où nous retrouvons 3 Outremer 45, les « petits frères » de notre Outremer 51.

    Nous sympathisons avec Loustic, famille de belges avec 3 enfants à bord, en  année sabbatique autour de l’Atlantique.
     
    Nous passons l’après-midi à la plage avec les « Loustic ». Victor s’entraîne sur les water-starts avec succès, pendant qu’Arthur et Anna jouent dans les vagues. Nous partageons la plage du village avec des vaches
     
    Le spot est particulièrement fréquenté par les kitesurfers, et les planchistes. Loïc et Victor s’éclatent.
     
    MATEREAU :
    Nous retournons le lendemain à Mayereau. Nous passons devant le village de Clifton à Union, l’île principale des Grenadines, mais ne nous arrêtons pas : trop de monde!!!
    C’est un super spot de kitesurf, et c’est aussi l’endroit idéal pour faire un plein de courses avec de vrais supermarchés.
    Nous n’en avons pas besoin, car dans 2 jours, nous serons en Martinique! Bye-Bye Union,
     
    Nous nous dirigeons vers le mouillage de Saline,

    une grande baie ouverte qui accueille parfois les paquebots, mais qui est aujourd’hui quasi-déserte.L’accès au village est facile par la route, et la supérette offre une vue panoramique sur la mouillage. Nous poussons l’exploration de la rue principale du village un peu plus,

     car il parait que la vue d’en haut mérite le détour. Nous sommes surpris par le nombre de bars : pas loin d’une douzaines, soit une maison sur 4….
    Enfin, en haut, l’église, et la vue sur les Tobagos Cays d’un coté »,

     sur Union de l’autre, et Grenade au fond.
     
    Papily et Mamily nous quittent et rentrent en France après 2 semaines de croisière en duo, en terre bien connues : cela fait plus de 10 ans qu’ils viennent tous les hivers passer 2 à 3 semaines aux Grenadines!
     
    Leur mouillages préférés :
    • Salt Whistle Bay pour sa jolie plage aux eaux translucides, le bar « piedanlo »  au soleil couchant,
    • Admiral’s Bay à Béquia, pour son pittoresque village, ses  plages et ses petits restaus
    • les 2 pitons à Ste Lucie, pour son cadre enchanteur, au pied du volcan, le calme du mouillage, et l’accueil sympathique de l’hotel.
     
    Nos mouillage préférés aux Grenadines :
    • les Tobago cays, pour leur spot de planche et de kite, les nombreuses tortues, le snorkeling excellent sur le reef extérieur, les balades sur les ilots de Jamesby et Baradal avec les iguanes et la jolie vue d’en haut
    • Saline Bay, à Mayereau, l’un des mouillages les moins fréquentés qu’on ait connus-(à éviter bien sûr le jour de  passage des paquebots), pour la sensation d’enfin respirer au mouillage, car les bateaux sont espacés les uns des autres ; un super spot de skimboard et de bodyboard pour les enfants, la grande promenade sur la plage, et celle qui mène au village donne une vue panoramique de l’archipel
     
    TOBAGO :

    Nous retournons d’ailleurs aux Tobago Cays pour 24h, afin de profiter une dernière fois de ce mouillage qu’on adore et qui offre une telle diversité d’activités. Cette fois, nous allons mouiller au vent de Barradal, où nous retrouvons Mais Uma, avec qui nous achevons de sympathiser.

    En nous baladant  sur les hauteurs de Barradal,

    nous découvrons des iguanes , 
    Les plantes épiphytes sont incroyables.
    En redescendant, c’est embouteillage sur la zone de lancer d’ailes de kite.

    Nous tentons un snorkeling à l’extérieur de la barrière, en fin de journée, entre 16h et 17h, heures de pleine activité : nous rencontreons une tortue,

    des barracudas,
    et une vie marine très active!

     
    Puis direction Canouan : nous remontons l’archipel des Grenadines, car nous sommes attendus en Martinique pour une escale technique.
     
    Une nuit à Canouan,

    dans un mouillage très sauvage, puis une autre à Bequia où nous effectuons notre clearance de départ. Après un ultime stop à Rodney Bay, Ste-Lucie, nous arrivons en Martinique, au Marin le 25 février, pour une à deux semaines d’escale technique.
  • Afrique du Sud -3 : Cape Town

    Afrique du Sud -3 : Cape Town

    Nous arrivons à Capetown après 5 jours d’une navigation côtière fatigante, avalant d’une traite les 800 NM qui nous séparent de Capetown, négociant courants, dépressions, bascules de vent, et les caprices des phénomène côtiers des abords montagneux du sud de l’Afrique.
     
    La dernière partie,  qui sépare l’Indien de l’Atlantique, après avoir passé le cap des Aiguilles, fut la plus pénible. Nous longeons la cote de nuit, au louvoyage, tirant des bords dans un couloir de 20 NM entre la côte, constellée de casiers de pêcheurs qui traquent le homard, et le rail des cargos. Loïc vous prépare prochainement un post sur la navigation dans l’Océan Indien, et en particulier sur la portion africaine de notre route.
     
    La plupart des voiliers effectuant cette route optent pour de petites étapes, et font escale en route à Durban,  East London, Port-Elisabeth, et Mossel Bay, car la météo est changeante et incertaine. Mais ces escales ne sont pas très agréables : le port de Durban vient d’être ravagé par une très grosse tempête qui a détruit beaucoup d’infrastructures, Port Elisabeth est un gros port commercial aux installations portuaires sales et peu commodes pour les plaisancier… A quoi il faut ajouter A CHAQUE ESCALE des formalités d’entrée et de sortie particulièrement pénibles et procédurières. Alors nous comptons sur la vitesse de Moby et un peu de chance dans les bascules météo pour faire le trajet d’une traite. Et ca passe : nous n’aurons pas à faire escale en route.
     
    Quel joie alors d’arriver au port de Cape Town, même sous le crachin! Très vite le ciel s’éclaircit et voilà le soleil!
    Nos amis de Cool Runnings nous offrent un beau comité d’accueil.

    L’arrivée est un spectacle en soi, car il nous faut négocier deux pont, l’un tournant, celui de la Clock Tower,

    le pont tournant, et la Clock Tower, et Signal Hill en Arrière plan

    et l’autre levant, celui du Alfred Basin. Deux fois par heure, les ponts s’articulent pour laisser entrer et sortir les bateaux des bassins. Les badauds, empêchés de passer, restent sur les quais à nous regarder…

     
    Nous connaissons bien la ville, Loïc y a fait de nombreux séjours pour raisons professionnelles, et nous nous réjouissons déjà de passer près d’un mois au ponton de la marina du Waterfront,
    Moby à la marina du Waterfront

    quartier portuaire touristique de Cape Town, largement plébiscité par ses habitants, qui en ont fait leur second centre ville.

    la table Mountain en arrière plan

    Nous adorons son ambiance animée, festive, cosmopolite et mélangée, dans un port qui a su faire se cotoyer activité économique, touristique et culturelle.

    L’aquarium de Capetown

    L’aquarium jouxte les cales de radoub, les hôtels de luxe surplombent les chantiers navals, le centre commercial suit les lignes du quai,

    restaurants, bateaux de charters, la Grande roue, et le centre commercial au fond

    qui accueille bateaux de pêche, navires d’exploration, et bateaux de course de passage

    La Volvo Ocean Race

    On adore aussi l’ambiance arty : des groupes musicaux de tous styles se relaient tout au long de la journée, pour des performances musicales en plein air, devant les bateaux de charter à la journée qui font découvrir la si photogénique « table Mountain ».

    le quai des pêcheurs, et la Table Mountain en arrière plan
    Nous nous sommes dépéchés d’arriver à Cape Town car elle accueille pour encore quelques jours encore une étape de la Volvo Ocean Race, la course autour du monde en équipage et en escale sur des bateaux de monotype. C’est l’occasion de montrer aux enfants l’organisation d’une course au large. Pendant 10 jours, nous gardons un rythme soutenu d’école le matin, et de détente l’après-midi, consacrée à la visite de la ville et ses alentours, aux paysages si grandioses et variés.
     
    Nous déposons aussi la GV et le code zéro pour de petites réparation et renforcement : nos voiles ont plus de 35 000 NM, et doivent encore nous porter quelques milliers de milles supplémentaires, pour nous rentrer à la maison, alors nous les bichonnons!
     
    Nous passons au moins une heure tous les après-midi sur le site de la Volvo. Il y a tous les jours quelques chose de nouveau à découvrir : nous assistons à la remise à l’eau des bateaux après leur période d’entretien,

    visitons l’intérieur d’une maquette grandeur réelle d’un bateau, participons au défi des winches, allons  assister au départ d’une course dans le port…
     
    Il n’y a pas de bateau portant pavillon français, mais nous décidons de soutenir DONGFENG, un bateau chinois,
    skippé par le talentueux finistérien Charles Caudrelier, avec un équipage en large majorité français, dont quelques noms bien connus de la course au large et de l’olympisme : Pascal Bidegorry, Jérémy Beyou, Marie Riou  .… L’ aventure de ce sponsoring, qui participation à sa seconde Volvo, et la création de cet l’équipage franco-chinois est une belle histoire humaine, que je vous engage à aller lire sur le site de Dongfeng. Lors de sa première participation à la Volvo, Charles l’outsider avait fait sensation en remportant un podium, avec un équipage de marins chinois débutants. Pour cette seconde participation, Dongfeng navigue pour gagner, en a tout le potentiel, et fait partie des 3 bateaux favoris pour la coupe, tout en contribuant à créer une émulation de course au large chez les chinois!
     
    Ce samedi justement, c’est la veille du départ de la Volvo dont les 9 équipages vont rallier Cape Town à Melbourne, pour leur première étape dans le grand sud. Nous décidons de sortir en mer sur Moby pour aller assister à la « in-port race », une petite régate dans la baie, qui permet aux équipages de régler leurs bateaux, avant de prendre la mer le lendemain pour la 3ème étape de leur tour du monde. C’est amusant, de croiser pendant notre tour du monde, des professionnels qui font la même chose, mais en sens inverse!
     

    Nous avons convié sur Moby nos amis américains de Cool Runnings. Ben et Gaby, les amis de Victor se passionnent pour la course, en particulier Gaby qui se verrait bien un jour naviguer sur ces bêtes de course en plein atlantique sud, et en faire son métier.

    Gaby, Ben et Gudrun, nos amis tourdumondistes!

    Loïc, en bon régatier sait approcher Moby aux premières loges, près de la ligne de départ.

    C’est parti, les 6 bateaux s’élancent.
    Dongfeng est en tête.
    Les bateaux vont virer une bouée vers la montagne du Lion.
    Ils reviennent
     

    A notre bord, Mariana, et le petit Bart, nommé en l’honneur de Bartolomeu Dias, le célèbre marin portugais. Le papa de Bart est navigateur sur Scallywag, il est donc sur la ligne de départ, et le seul marin portugais de la course. sa maman aussi navigue, mais pas en ce moment.

    Bart regarde le bateau de son papa
    Mariana et Bart avaient assisté au départ sur un semi-rigide de l’organisation : au bout d’une heure,  le petit Bart est frigorifié, on nous demande de les accueillir à bord : excellent choix, Moby, c’est le family boat, nous avons 6 enfants à bord cet après-midi!
    Sur l’eau, ca bataille sec, et nos 3 ados se passionnent pour la course!
    Les virements de bouées sont impressionants
    Et c’est aussi passionnant de voir les équipages manoeuvrer, rythmés, séquencés, en particulier pour nous qui naviguons en équipage réduit.  Nous observons avec attention tous les participants
    Et sommes heureux d’acclamer Dongfeng, vainqueur de la régate!
    Les enfants sont impatients de voir Noël approcher, synonyme de vacances, avec la famille qui arrive dans quelques jours.  Nous commençons à décorer Moby : les chaussettes et bonnets de Noël sont mis à aérer sur le trampoline,

     le calendrier de l’avant est sorti, bientôt la crèche à dépoussiérer, et un sapin à fabriquer!

    notre crêche en carton, agrémentée d’animaux d’Afrique
     
    Source de joie supplémentaire, deux nouveaux petits amis francophones pour Arthur et Anna! Alex et Ines sont suédois, mais parlent très bien le français, et font aussi le tour du monde avec leurs parents via la WORLD ARC, émanation du fameux rallye ARC créé par Jimmy Cornell, sur une monocoque de 41 pieds, Take Off. Tous les après-midi, après l’école, ils se retrouvent pour jouer. Le trampoline, la chaise de mat, ca défoule!! Mais pourquoi donc Moby est-il toujours le bateau préféré des enfants ?! ;-)))
     
    L’un des grands bonheurs de Cape Town, c’est de côtoyer des animaux en ville :  les phoques bien sûr, qui ont colonisé la marina et le bord de mer, ils sont partout, mais pas dans nos jupes tout de même, comme aux Galapagos.

    C’est toujours aussi amusant de les voir nager et se prélasser dans l’eau.
    Les cormorans sont tout aussi peu farouches, et s’étendent au soleil sur les pontons.
    Incroyable aussi cet aileron qui sort de l’eau, en pleine marina! Ce n’est pas un phoque, ni un dauphin bien sur, ni une raie… mais un incroyable poisson lune ou Mola-mola Fascinante créature.  Nous le verrons plusieurs fois sortir sa nageoire pendant les heures chaudes.

     
    Cape Town, ce sont les retrouvailles, en famille, mais aussi entre amis, avec Fred et Esmeralda, en escale à Cape Town. Loïc gravira la table Mountain avec eux-j’en suis privée, la faute à mon entorse réunionnaise qui peine à se rétablir…
    Nous ferons aussi la tournée des grands ducs un soir, jusqu’à pousser les portes du très « hype » bar de l’hôtel le Silo. Cet Hôtel a été aménagé en même temps que le MOCAA Zeitz, le plus grand musée d’Art Contemporaint d’Afrique, dans un ancien silo : L’architecture est ambitieuse, créative, et design.
    La déco du bar est rococo-chic, où nous prenons plaisir à essayer la carte des cocktail.
    Le joyau de l’hôtel,  c’est son roof-top bar avec sa piscine, qui ne se visite qu’en journée…

    mais le sourire persuasif d’Esmé aura raison du barman, qui nous fait visiter les lieux en douce…. La ville se déroule sous nos yeux, de nuit, c’est magique!
     
    Enfin, mes parents et mon frère sont arrivés!  Nous commencerons  un safari de 5 jours au Kruger, et continuerons à jouer aux touristes pendant une semaine à Cape Town : nous nous promenons autour de la  ville et de ses environs avec le bus rouge à étages, partons explorer le jardin botanique de Kirstenbosch, visitons avec beaucoup d’émotion Robben Island, l’île où fut emprisonné Nelson Mandela pendant 17 ans, emmenons les enfants voir à l’aquarium les espèces marines locales, puis au cinéma voir le dernier Star Wards en 4D , partons nous baigner par un jour de canicule sur les plages de Clifton…. Bref, une vraie vie de citadins et de touristes!
     
    La veille de Noël, nous partons pour la journée faire le tour de la péninsule du Cap. Nous longeons les très chics plages de Clifton et de Camps Bay, puis passons par Hout bay, autre quartier résidentiel très prisé.Ici, les maisons sont construites à flanc de colline, et protégées par un pare-feu naturel minéral.En effet la lande, doit bruler pour se régénérer tous les 5 à 10 ans. Alors, les autorités déclenchent régulièrement des feux maitrisés , comme ici, où tout un pan de la colline a brulé.

     
    Passé la plage de Nordhoek,

     nous  traversons la péninsule via le scénique Chapman’s peak drive, en direction de Simon’s town , qui abrite l’une des deux colonies continentales de « African penguins » d’Afrique du sud. Elle est en plus très facilement accessible, sur la petite plage de Boulder’s beach. Assez récente, puisqu’elle ne date d’il y a guère plus d’une trentaine d’années, cette colonie a prospéré, initialement au grand dam des riverains, qui se voient désormais sans accès à la plage…
     
    Pour canaliser le flot de touristes, et préserver les dunes et l’environnement, une promenade en bois au-dessus de la plage a été crée, particulièrement bien intégrée. Les pingouins sont vraiment très cocasses à observer. Nous sommes chanceux, car c’est la grande période de nidification. Nous avons la chance d’apercevoir à la fois des oeufs couvés, et des oisillons tout juste sortis de l’oeuf.

    Sur la plage, ça nage, ça se dandine, ça jacasse, caquète et ça sent le chien mouillé…
     
    Après une petite demi-heure passée à les observer sous toutes les coutures, nous mettons cap sur le parc naturel de la péninsule : le site abrite une somme incroyable de plantes endémiques, dans la lande appelée ici «  fynbos » (prononcer faïnboss). C’est aussi une réserve naturelle d’animaux, et nous ne serons pas en reste : très vite, nous devons nous arrêter sur la route pour laisser passer des singes! Des babouins de bonne taille, qui sont ici chez eux : on les voit jouer, s’épouiller, se courir après.

    Puis ce sont des autruches, avec leurs petits qui paissent tranquillement. La mère est vraiment énorme, on peine à croire que ce soit un véritable oiseau.

    Il est de plus en plus difficile de les observer en peine nature car les autruches sont braconnées pour leur chair, très à la mode-et il faut dire délicieuse, à mi-chemin entre le magret de canard et le filet d’agneau. Il faut donc prendre garde à n’acheter que des morceaux dont la provenance a une traçabilité irréprochable.
    Et un peu plus loin encore, plus haut sur le versant, une antilope ; Plus difficile à voir, heureusement, ces 5 jours de safari nous ont exercé l’oeil à spotter les animaux. Les enfants sont particulièrement bons, avec leurs yeux de lynx.
     
    Ca y est, nous voici arrivé, au cap de Bon Espérance! Très connu des marins, ce n’est ni le cap le plus austral- qui est celui de Cape Point-, ni celui qui effectue le partage des eaux entre Océan Atlantique et Indien-c’est le Cap de Aiguilles, à quelques dizaines de milles plus à l’est.
    Mais c’est le plus connu, car celui qui était viré le premier par les bateaux en provenance d’Europe et d’Afrique, signe que la route des Indes n’était plus très loin.
    Nous décidons justement de faire à pied le chemin qui sépare le cap de Bon Espérance du phare de Cape Point.
    Le paysage est spectaculaire : falaises vertigineuses, mer bleu cobalt, écume de neige, forets de laminaires à perte de vue, plages étincelantes,
    Je me régale de la variété de la  végétation endémique du fynbos; les plantes ont toutes un air plus ou moins préhistoriques.
    les plantes grasses sont amusantes;

    Certaines sont bien connues de nos cotes bretonnes, comme ces doigts de sorcières, qui sont une peste chez nous.
    Et que dire de ces étonnantes plantes rampantes aux allures de serpent
    Beaucoup de fleurs aussi en ce début d’été.
    Ceux que je préfère, ce sont les pincushions, cousins des Protéas
    Toutes forment un camaïeu extraordinaire.
     
    Nous peinons sou la chaleur du soleil africain, heureusement tempéré par l’air marin.
    En contrebas, la page de Dias, du nom du célèbre Bartolomeo Dias, le navigateur portugais qui fut le premier à contourner la pointe de l’Afrique; traçant une route qui deviendra si célèbre : la Route des Indes.
     
    Un couple de rapaces niche à flanc de falaise
    Ca y est, nous voilà en haut, au phare de Cape Point!

    Avec une vue 360° sur le cap de Bon Espérance à l’ouest, et sur False Bay au nord-est.

    Nous redescendons en passant par les dépendances
     
    Le lendemain, c’est Noël, que nous fêtons en famille. Après un très bon dîner au restaurant, nous allons voir si le père Noël est bien passé sur Moby?OUIIIIIII! Nous découvrons aussi les magnifiques carte de Noël individuelles que nous a créé et envoyé Sonia, la chérie de mon frère qui n’a pas pu prendre de vacances en cette période de fêtes. Merci Sonia de cette délicate  et artistique attention!
    Dès le lendemain de Noël, nous sommes en pleins préparatifs de départ : la fenêtre météo est idéale pour appareiller dès que possible pour Ste-Hélène, petite ile perdue au milieu de l’Atlantique sud, et qui nous permettra de faire un bon break dans cette longue traversée océanique.
    J’en profite comme toujours, en plus de l’avitaillement classique pour 10 jours de traversée, pour faire le plein d’excellents produits longue conservations locaux : les fruits secs sont délicieux, en particulier les demi-pêches et demi-poires, les mangues, et les pommes déshydratées. Le biltong aussi, cette viande de boeuf (ou de gibier comme l’autruche ou le kudu) séchée, et assaisonnée, qui se conserve des mois. Et du vin bien sûr! Le Champagne sud-africain n’arrive pas à la cheville de celui de Nouvelle-Zélande. Mais nous apprécions beaucoup certains vins rouges, en particulier les « pinotage », du nom de ce cépage typiquement sud-africain, qui donne un vin de caractère, mais pas tannique.

    Après 3 semaines d’escale en marina, très agréables par ailleurs, nous sommes heureux de larguer les marres, pour des horizons moins citadins.

    Bye-bye table Mountain
    Nous longeons Robben Island, et passons à raser un banc de baleines! Ouf!, nous n’avons pas touché, et Whaou!, nous n’en avons jamais observé autant d’aussi près.
     
    Bye-Bye Africa, nous voilà de retour dans l’Océan Atlantique, encore frais à cette époque, car la mer dépasse à peine les 16°! L’équipement douillet est de sortie : je suis heureuse d’étrenner mes toutes nouvelles bottes étanches, que je ne quitterai pas de la semaine.
     
     
  • Afrique du Sud – 2 : Le parc Kruger

    Afrique du Sud – 2 : Le parc Kruger

    Cette année, notre cadeau de Noël à tous, c’est un safari en famille au parc Kruger ! Il nous semblait en effet incontournable lors de notre séjour sud-africain d’aller passer quelques jours en immersion dans la savane africaine.  Mes parents et mon frère, venus passer les fêtes de fin d’année avec nous, font partie du voyage.

     

    La faune, la flore et les paysages sont en effet l’une des grandes richesses de l’Afrique du Sud. Participer aux activités touristiques, c’est aussi faire vivre le pays, et contribuer à la protection de ces espaces naturel protégés. 

    Nous avons choisi le Mopaya Resort, un des seuls lodge francophone du Kruger, ce qui permettra aux enfants de profiter pleinement du savoir des guides qui nous accompagnent. Le parc Kruger est unique en son genre, de par sa taille, grand comme la Bretagne, son ancienneté aussi, et sa popularité, y compris auprès des sud-africains eux-même qui le fréquentent beaucoup pendant les vacances.
    C’est une réserve « BIG 5 », du nom des 5 animaux les plus dangereux pour l’homme :
    le Buffle,le Lion,

    Le Léopard,
    L’Eléphant

    et le Rhinocéros.Curieusement, sur ces 5 animaux, 3 sont herbivores…. (le buffle, le rhino et l’éléphant…).

     

     
    Ce terme de « BIG 5″ a été créé à la grande époque de la chasse « loisirs » en Afrique, du nom de 5 animaux les plus dangereux pour le chasseur se déplaçant à pied. Le terme est resté, et désigne maintenant les réserves détenant ces animaux.
    Aujourd’hui, le safari prend le pas sur la chasse, fort heureusement, mais de nombreux  propriétaires proposent toujours des chasses, tout à fait légales, sur leurs terrains privés. Le business est très lucratif : pour un lion, un rhino ou un éléphant, les riches américains ou émiratis (les deux nations les plus avides de cette activité), n’hésitent pas à débourser 5 à 10 000 dollars par tête abattue. Il faut savoir que si la réglementation des parcs nationaux est très stricte (aucune chasse n’est autorisée, et le braconnage fortement réprimé), sur les réserves privées, tout est permis, même la chasse d’animaux en voie de disparition comme le rhinocéros ou le guépard. Cela génère d’ailleurs un traffic : des animaux sont braconnés, volés dans des reserves, puis relâchés sur des terrains privés. D’autres sont tout simplement élevés au contact de l’homme, puis abattus par les clients, sans avoir jamais vécu leur vie d’animal « sauvage ». Les « pigeons » pensent voir tué un lion sauvage : ce n’était qu’une bête apprivoisée, nourrie depuis des années de la main de l’homme.
     
     
    Le Lodge Mopaya est 100% ouvert sur le Kruger, et nous sommes logés dans des tentes ouvertes sur la savane.
    Surprise : au contraire de la plupart des lodges de la région, celui-ci n’est pas protégé par une clôture : les animaux circulent donc librement. C’est à la fois grisant de sentir les animaux si proches, de se réveiller en pleine nature, mais c’est aussi un peu flippant, car les fauves peuvent littéralement approcher à toucher les tentes… En particulier les lions et les éléphants, nombreux sur cette parcelle.
     
    Quelques règles simples nous mettent à l’abri des dangers : la nuit, ne pas rester sur la terrasse, et ne JAMAIS circuler à pied. Un 4×4 nous fait faire les trajets nécessaires entre les tentes et le bâtiment principal.
     
     
    Mopaya, c’est une entreprise familiale, gérée par Oscar, l’un des rangers, Michel, son papa, et sa maman qui gère en France les réservations. Cela fait 20 ans qu’ils oeuvrent en famille aux portes du Kruger, accueillant des touristes essentiellement francophones. L’équipe rangers-stagiaires est aussi 100% française, composée de jeunes étudiants d’origines variées, tous absolument passionnés par la savane et les animaux sauvages, qui viennent passer 3 mois au lodge pour se former. Tous sont une mine de renseignements sur la faune et la flore locale.

     
    A peine arrivés en début d’après-midi que nous partons déjà en safari, dans la réserve privée de Balulé.
    Jean-Baptiste, notre ranger pour l’après-midi est sur la piste des lions. Il y a une coalition de 6 lions mâle en ce moment sur le domaine, qui sont en mode « conquête de territoire », soumettant les femelles, et chassant. Ils sont très actifs, nous les entendrons souvent feuler pendant la nuit, et nous espérons avoir la chance de les croiser bientôt.
     
    Très vite, nous croisons sur notre route un éléphant de retour du bain. Ces mastodontes ont besoin de beaucoup d’eau, et viennent au moins 2 fois par jour s’abreuver aux points d’eau.
    Nous roulons en voiture ouverte, pour profiter un maximum de la vue.
    Nous croisons de nombreux animaux :
    des vervet,ces adorables singes

    des phacochères,
    des buffles
    un chacal
    et des girafes.
    Nous croiserons aussi des restes d’animaux: ici, chacun a sa place sur la chaine alimentaire,
    un patte d’impala, ces gracieuses petites antilopes que l’on croise par centaines

    une colonne vertebrale

     et une machoire de Kudu
    Au soleil couchant, nous nous arrêtons boire une bière devant la rivière Oliphant. Rien de très spectaculaire en terme de faune : des zèbres
    un waterbuck au loin

    Mais la vue est sublime, les lumières du soir envoutantes, on comprend la passion que beaucoup entretiennent avec ce continent!!

    Le lendemain, nous partons très tôt pour un point d’eau, proche d’une habitation. En chemin, gracieux, deux Kudus traversent, une femelle

    et un mâle avec ses cornes. Les rayures verticales qu’ils portent sur l’abdomen les aident à se camoufler des prédateurs dans la savane.
     
    Nous sommes en bordure du Kruger, dans une zone habitée : chaque propriétaire terrien a le choix de rester en privé et terrain clos, ou d’ouvrir son terrain sur le Kruger (ce qu’ont fait nos hôtes de Mopaya).
    Cela permet une libre circulation des animaux, mais oblige à respecter les règles du parc Kruger : pas de chasse, une libre-circulation des animaux, pas d’intervention humaine etc.;…
    On trouve donc dans ces terrains limitrophes toutes sortes de propriétaires : exploitants de Lodge type safari, mais aussi des lodges de chasse, activité encore terriblement populaire parmi les sud-africain et les riches étrangers, des particuliers retraités venus chercher la nature et le calme, …
     
    Quelle chance : c’est tout un groupe d’éléphants qui s’abreuvent! Quel spectacle!
    Le ranger se positionne sur leur chemin  : nous sommes aux premières loges.

     

     

    Dans le groupe, un tout petit de quelques semaines à peine.Il se cache entre les pattes de sa maman ou d’autres adultes.

     Toutes les femelles de la troupe le protègent et font masse autour de lui.
    Les voilà qui repartent,

     

    Toujours groupés,

    Une pause café à la rivière Olifant de nouveau.
    Les enfants sont captivés par le safari,

    et boivent les paroles de nos guides rangers.
     
    Oscar et Jean-Baptiste sont passionnés : Oscar  a grandi dans cette ambiance de safaris pendant toute son enfance. Jean-Baptiste vient en Afrique depuis qu’il est très jeune avec son papa guide ranger. Ils ont tout deux la savane dans le sang, et illustrent le dicton africain : « You can take the Man out of the bush, but you can’t take the bush out of the man ».
     
    Nous rentrons déjeuner au lodge et repartons à 14h00 pour une réserve privée, adjacente du Kruger mais clôturée.
    Nous commençons par observer au point d’eau un groupe d’éléphants qui arrivent.

    Ils se baignent

    puis repartent

    un tout petit tête sa mère

    la troupe s’éloigne

     

    une femelle adulte ferme la marche, et s’assure d’un regard dissuasif que nous ne les suivons pas…

    Au creux d’une rivière asséchée, nous croisons un groupe de kudus.

    Et quelle chance! Derrière un buisson, 3 lions à la sieste.
    Il s’agit d’une femelle et de ses deux « petits » de 2/3 ans. Sans doute de la même portée.
     
    au premier plan, une jeune femelle  :
    plus loin, la mère et son fils.
    Chez le jeune mâle, la tête est plus carrée, et sa crinière commence à pousser.
    on dirait vraiment de gros chats, qui s’étirent.
    Dans la voiture, nous ne craignons rien, mais seul à pied, un homme serait très vulnérable.
    Les lions chassent volontiers en groupe, surtout les femelles, qui élèvent leurs petits.  Les mâles sont plus solitaires et passent une grande partie de leur temps à défendre et à marquer leur territoire;
    Nous faisons un dernier stop pour profiter du coucher du soleil sur un très beau panorama,
    savourons un rafraîchissement avec nos guides,
    le soleil tombe sur l’horizon
    Le soir au Lodge, nous dînerons sur la terrasse en plein air,  au son du feulement des les lions qui rodent…Et au bar, chacun raconte se remémore les moments les plus forts de la journée.

    Une coalition de mâles sévit depuis quelques semaines, et se bat pour conquérir le territoire, et les femelles de la zone, de quoi mettre un peu d’animation dans la savane.
    Au point que l’un d’eux dormait ce matin sur la parking de la maison d’un des rangers!
    Jean-Baptiste tient à les retrouver et se donne beaucoup mal pour les pister. Sans succès.
    C’est un éléphant en rut que nous croiserons. Son état est reconnaissable à ses glandes temporales qui sécrètent un must : ce liquide particulièrement odorant s’écoule en permanence. Il est sous une décharge hormonale forte, et cherche une femelle.
    Arthur est un peu impressionné de voir cette grosse bête de si près.
    Le guide très est attentif aux mouvements de l’animal, lui parle, le rassure, nous ne l’intéressons guerre, il semble indifférent, et repart.
     Nous l’aurons vu de très très près!
    Ce matin, Oscar  nous présente le programme de repeuplement des Guépards, initié par son père et un ami vétérinaire français, il y a de cela une dizaine d’année. Après avoir assisté à une conférence en Afrique du Sud sur le dépeuplement de la faune sauvage, et en particulier l’extinction quasi inévitable d’espèces comme le rhinocéros et le guépard, les deux hommes se sont demandé comment ils pourraient apporter leur aide. Après quelques recherches, il s’est avéré que les guépards étaient largement sous-représentés dans le Kruger, avec une population de seulement quelques centaines d’individus, et que certaines femelles, sans qu’on en connaisse la raison, n’avait jamais eu de petits. Stérilité? En fait non! Il s’avère qu’elles ne s’accouplent qu’avec des mâles étrangers à leur lignée, et venant d’une autre territoire. et comme les guépards ont besoin d’un très grand territoire pour chasser, il faut des territoire encore plus grands pour qu’ils puissent se reproduire?
     
    Les deux hommes se disent qu’un petit coup de pouce de la science pourrait aider les femelles à avoir leurs chaleur, et à s’accoupler, voir même à les inséminer avec de la semence venue de plus loin. Aujourd’hui, le protocole scientifique est au point, a été testé sur quelques femelles en Afrique, et sur plusieurs autres à l’étranger. Il ne reste plus qu’à convaincre l’un des grands parcs privés clos de tenter l’expérience.
     
    Dans l’après-midi, nous nous rendons non loin de là à Mopaya 1, l’ancien resort des parents d’Oscar, aujourd’hui fermé.  Sur la route, nous croisons un très élégant hippotrague.
     
    Clos, et sans accès direct au parc Kruger, n’y a aucun des « BIG 5 » au Mopaya 1, ce qui permettait aux clients de circuler librement sans danger.
    Les strictes règles du Kruger ne s’appliquent pas, et les propriétaires peuvent donc traiter leurs animaux comme ils l’entendent.
    Les points d’eau sont alimentés artificiellement, et les animaux ont 2 fois par semaine droit à un apport de nourriture de la main de l’homme. Cela permet de les approcher de vraiment très près;

     Les enfants sont fascinés par ce jeune gnou et cette jeune femelle zèbre. Il faut dire que la tête des gnous est très amusante,

    et que  la robe des zèbres est tout proprement hypnotique.

    Nous faisons le tour des points d’eau :
    voici des phacochères,
    puis une famille de gnous, puis des zèbres.
    Très vitre, les singes vervet arrivent, ainsi que les pintades.
    C’est amusant de voir comment ils trimballent leurs petits, accrochés sous leur ventre.
    le mâle dominant de la troupe arrive sur le capot de la LandRover.

    Son afflux de testostérone lui donne des testicule d’un bleu turquoise étonnant!

    Ils ne se battent étonnamment pas pour la nourriture.
     
    Oscar  profite pour nous parler des plantes et Inès des  autres animaux moins spectaculaires, Comme ces termites, absolument indispensables au biome car elles décomposent les feuilles en humus, donnant de l’engrais naturel. Les termitières sont des habitats incroyablement sophistiqués, abritant des réseaux de galeries maintenant températures et hygrométrie savamment calculées pour y faire pousser … des champignons! Certaines sont colossales, mais on n’en perçoit que la partie aérienne, qui représentant selon le cas 30% du volume total!
    Et en fin de vie, les vieilles termitières abandonnées servent d’abris aux phacochères, fourmiliers et autres petits mammifères.
    Là, cette plante épiphyte accrochée a des racine aériennes; c’est une orchidée.
    Et cet arbre aux racines plongées dans la pierre; c’est le mopaya, un figuier, qui ne germe que quand la graine atteint 60°, donc uniquement sur la pierre brûlée par le soleil d’été!
    Nous croisons un groupe de zèbre, à la robe hypnotisante, d’une rare élégance.
    Puis un Kalao,
    En fin de journée, c’est la pause apéro à la tour de guet, avec la vue au soleil couchant  sur le Kruger

     et ses cônes volcaniques si caractéristiques.
    Sur la route, nous avions trouvé à terre des cornes de kudu. On se demande quoi en faire?
    Nous repartons finalement avec les cornes du Kudu plantées devant le réservoir,l’occasion d’une petite leçon de mécanique aux enfants.
    Ils sont emballé par le safari, suspendus aux commentaires de rangers, et surtout, l’oeil affuté, leurs jumelles autour du cou, prompts à spotter un animal. Parfois, les heures de voiture leur semblent longues, mais l’effort est à la hauteur de la récompense de voir un bel animal évoluer dans une nature si préservée.
     
    Le lendemain, nous partons vers une réserve privée tenue par des amis de la famille. C’est précisément sur une des femelles guépard de ce parc qu’a été tenté l’expérience de l’insémination artificielle, qui a réussi! 3 petits sont nés. Malheureusement, la mère a été tuée en s’interposant avec des lions. Les 3 petits ont survécus, protégés et nourris par les propriétaires. Aujourd’hui, ces 3 jeunes adultes guépards vivent dans la nature, se nourrissent comme de vrais animaux sauvages ; mais ayant été « acclimatés »  à l’homme », ils se laissent approcher. Ce matin, nous croisons les deux mâles qui vivent tous deux en coalition : ils chassent ensemble, et ne sont jamais loin l’un de l’autre.
    L’un des deux mâles est équipé d’un émetteur radio, qui permet au ranger de le repérer à distance.
    Aujourd’hui, le ranger nous confirme que les deux guépard sont apparemment dans de bonnes dispositions pour se laisser approcher, et même caresser!!
    Nous sommes surpris de pouvoir approcher (sans danger, on nous l’a assuré!!) ces animaux sauvages
     
    Les enfants sont ébahis, et ne se lassent pas de caresser ces gros chats.
    Attention cependant au coup de patte, même involontaire : leurs griffes ne sont pas rétractables ,contrairement aux autres fauves.
     
    Le guépard a cela d’unique en ce que ce grand fauve n’est pas du tout un prédateur de l’homme, contrairement à son cousin le léopard.
    Souvent confondus, ils sont en fait très différents :

    Le guépard est très fin, léger, ne vit que dans la savane, est vulnérable et une proie pour les autres fauves. Alors que le léopard, cousin des tigres, panthères et du lion, est massif, immensément adaptable, vit dans les forets, la savane, les villes, en climat sec, tempéré ou humide. Il a des cousins partout dans le monde sur tous les continents, des savanes sèches aux forets tropicales, des steppes d’Asie aux contreforts de l’himalayens. Dans le Kruger, sa population est en expansion.
     
     
    Pauvre guépard : non seulement sa population diminue, mais il est en plus braconné, chassé pour une raison tout à fait ahurissante :  les jeune sont capturés vivants et envoyés dans les pays du Golfe comme animaux de compagnie, c’est parait-il très chic de promener son fauve en laisse…
    Cette « mode » génère un ignoble traffic de guépard, en particulier de jeunes animaux, et menace l’espère qui risque l’extinction à quelques dizaines d’années.
    Espérons que le programme de Mopaya portera ses fruits. Et que cette stupide mode cessera.
    Il faut dire que le braconnage et la chasse génère des revenus considérables en Afrique, avec bien souvent la complaisance des états, et la corruption de certaines administrations et responsables de parcs.
    La situation des rhinocéros est dramatique, il n’en reste que très peu dans le Kruger, et leur population est à la limite de l’extinction, prévue pour d’ici quelques années, si le rythme du braconnage n’est pas endigué. Plus de mille animaux sont braconné tous les ans, c’est beaucoup plus que leur capacité de reproduction. Les pauvres animaux sont tués pour leur corne, à pouvoir soi-disant aphrodisiaque pour certains asiatiques.  (le coït du Rhinocéros est l’un des plus longs du règne des mammifères, et cela fait des envieux ….)
    D’autres rêvent de voir le trophée dans leur salon. Au Kénya, ce sont les éléphants qui sont braconnés, et en voie de disparition.
    La chasse au « BIG 5 » reste aussi un très lucratif (et légal) business en Afrique du Sud, qui au-delà de sa cruauté, est générateur de traffic et de braconnage illégal.  Le Botswana est l’un des rares pays sub-sahariens à avoir légalement interdit la chasse aux animaux sauvages, et à la faire respecter. Mais en Afrique du Sud, on peut sans problème passer commande d’un lion ou d’un léopard à chasser.
    Certains parcs sont bien connus pour cela, et « élèvent «  même les animaux sauvages dans ce but. Plus dociles, et habitués à l’homme, ils sont ainsi plus faciles à chasser.
     
    Nous croisons d’ailleurs l’un des rhinocéros de cette réserve privée, à qui préventivement on coupe les cornes régulièrement (elles repoussent!!).

     Que c’est triste de voir cet animal mutilé de la sorte, pour sa protection justement.
    Un peu plus loin, ce sont les hippopotames que nous sommes très heureux d’apercevoir pour la première fois. Leur peau est très fragile, et ne supporte pas le soleil, aussi passent-ils l’essentiel de leur temps à barboter dans l’eau.

    Très agressifs et territoriaux, ce sont eux les responsables du plus grand nombre de morts par an en Afrique! Après le moustique (véhicule de la malaria), bien sûr, me fait remarquer Arthur, qui connait ses statistiques .
     
    Nous nous arrêtons quelques minutes prendre le goûter devant un point d’eau

    : quelle chance : un crocodile!
     Et des rapaces, 
    Près de l’accueil du parc, les enfants trouvent des trésors :
    et repèrent un phasme, toujours aussi intriguant. Quelle journée! Et en rentrant au lodge, nous avons la chance d’apercevoir l’unique Rhinocéros de Balulé, avec une très belle corne lui!
     
    Pendant que mes parents partent pour une dernière balade nature avec les enfants, je reste lézarder avec mon frère Thomas au lodge. Nous profitons de la vue, du silence, des bruits des oiseaux et de la piscine pendant quelques heures, loin des enfants, du bruit des 4X4. Les femmes travaillent, les animaux font la sieste ou passent au point d’eau se désaltérer.
    Certains animaux s’approchent de très près
    Et nous prenons le temps d’observer de simples nidsNous mesurons la chance qui nous a été de découvrir la savane avec des guides passionnés et passionnants, dans un cadre préservé et respectueux des animaux.
     
    Nous nous sommes parfois sentis gênés par l’intrusion de ces grosses voitures 4X4 dans la nature : bruyantes, massives, elles sont l’efficace rempart de l’homme contre les animaux dangereux : les éléphants lions, rhinos y sont habitués, et nous ne semblons pas les déranger. Je rêve cependant d’un véhicule plus silencieux, moins intrusif et moins polluant pour approcher les animaux.
    Autant d’heures de voitures, pas loin de 5 à 6 h par jour, nous  a semblé pesant, nous qui n’avons perdu l’habitude justement de conduire, et qui voyageons portés par nos voiles. Mais c’est sans doute le prix à payer pour approcher les BIG5 en toute sécurité.
     
    Les enfants se souviendront toute leur vie de cette nuit où les éléphants se sont approchés à moins d’un mètre de notre tente, pour manger, dans un bruyant concert de branches cassées et de feuilles broyées, … et de pas d’éléphants faisant sembler le sol. J’avoue que je n’étais pas fière de savoir les défenses de ce molosse à un mètre du lit de Victor, séparé du mastodonte par une fine toile de tente et une moustiquaire… Heureusement, les tentes sont posées sur des fondations en béton, donc inattaquables, mais tout de même….
    Bref, ce fut un séjour inoubliable, et qui nous a marqué profondément : les animaux bien sûr, mais aussi le terroir, les paysages, la chaleur étouffante et sèche, les odeurs, les bruits de la savane, les nuits fraiches, les journée cuisantes de soleil.
    Et merci encore à Oscar et Jean-Baptiste, les rangers qui nous ont guidés, à Inès et Iris, nos jeunes guides stagiaires, si chaleureuses et enthousiastes, elles aussi passionnantes et passionnées par la savane. Nous avons le sentiment d’avoir vécu en immersion dans un écosystèmes unique, que nous ont fait partagé toute une équipe qui oeuvre à sa manière et avec sincérité à sa préservation.

  • Afrique du Sud – 1 : Richard’s Bay et le parc iMfolozi

    Afrique du Sud – 1 : Richard’s Bay et le parc iMfolozi

    A l’aube, les côtes africaines se dessinent : des dunes de sable ocre, derrière un tiède ciel d’azur. Nous devons attendre une bonne heure à l’entrée du port, en pleine mer, car le traffic nous ordonne de patienter, le temps qu’un cargo sorte…. Nous nous faisons chahuter à faire des ronds dans l’eau, un peu moins que le monocoque qui est à côté de nous, le pauvre est à la peine…Mais c’est ainsi, priorité aux navires commerciaux, Richard’s Bay est le premier port mondial de charbon!

    Les sensations sont étranges : en mer, l’air est frais, vif, salin, nous supportons une polaire malgré le grand soleil.  Dès que nous franchissons la barre de Richard’s bay, la chaleur nous cueille, le vent est chaud, sec, nous avons gagné une bonne dizaine de degrés en quelques minutes. Arthur a le mot juste : on se croirait dans un sèche-neveux!

    Nous arrivons au quai des douanes et de l’immigration à Richard’s Bay : c’est rempli de voiliers en grand voyage! Nous retrouvons des amis, Shuti, la famille d’israéliens que nous croisons depuis Panama, qui ont mis leur bateau au sec à la marina, puis Erik et Birgitta, couple de suédois sur Arial 4, rencontrés à Cocos. Nous faisons aussi connaissance avec une famille de français de Lorient avec 2 garçons de 11 et 16 ans, sur Toumaï, un Sun Kiss.

    Les enfants s’en réjouissent : cela fait bien 7 ou 8 mois que nous n’avons pas croisé d’enfants français!

    Nous nous reposons, et engrangeons pas mal d’heures d’école, pour prendre de l’avance et pouvoir se prendre 2 semaines de vraies vacances à Noël!

    Le quai des douanes n’est pas très glamour, mais nous nous en accommodons. Les enfants en profitent pour sortir les trottinettes et skateboards. Il y a quelques restaurants et commerces, le lieu est très populaire le soir et les week-end. Notre voisin de quai est une épave en férrociment, abandonnée là depuis au moins 10 ans, et squattée par 2 hommes un peu louches. Les deux bougres ne sont pas bien méchants, mais leur bateau est sale, plein de vermine, de trous, et dangereux à traverser. 

    Nous ne souhaitons pas rester trop longtemps à Richard’s Bay, et voulons rallier cape Town début décembre, qui est pour nous une escale technique importante avant la remontée de l’Atlantique sud en janvier : un nouveau four, la révision des voiles chez le voilier, le remplacement d’une pompe de cale fatiguée etc… Nous scrutons donc la météo tous les jours dans l’attente d’une belle fenêtre.

    La navigation est délicate sur la côte sud de l’Afrique : d’abord car nous ne sommes plus en régime d’alizé, nous alternons donc les coups de vents d’ouest et les régimes de vents d’est,  un peu comme chez nous en Bretagne.

    Et surtout, il y a le très célèbre courant des Aiguilles, qui suit la cote sur plusieurs centaines de kilomètres, avec une vitesse de 4 à 6 noeuds. La bonne nouvelle, c’est qu’il est dans le bon sens, et nous servira de « tapis roulant » pour aller jusqu’à Capetown où nous passerons les fêtes de fin d’année en famille. Le problème est qu’il faut à tous prix éviter cette zone par coup de vent d’Ouest  : car le vent contre le courant génère une mer forte et particulièrement dangereuse. Il est illusoire de trouver une fenêtre de 3 jours de vents d’Est à cette période. Il nous restera donc  à faire des sauts de puce en nous arrêtant tous les 100 à 200NM sur la côte : Durban, East London, Port Elisabeth sont des escales possibles, ou tenter se faufiler entre des bascules de vent faibles.

    La très bonne surprise de cette escale, c’est que nous sommes à une heure trente de route de la plus ancienne réserve sauvage d’Afrique du Sud : le Parc d’iMfolozi a été créé dans les années 50 par des rangers visionnaires, qui voyaient les espaces sauvages de leur pays se dégrader, notamment sous la pression de la chasse. Leur volonté : sanctuariser une partie des terres Zulus, pour que subsiste pour les générations à venir un territoire intacte peuplés de ses animaux endémiques. iMfolozi est né, premier du genre en Afrique du sud, inspiré de grandes réserves américaines, suivi de bien d’autres parcs. Dans 2 semaines, nous irons avec mes parents et mon frère passer quelques jours dans le  célèbre Parc Kruger, la plus grande réserve naturelle d’Afrique du Sud. En attendant, nous avons loué une voiture pour le week-end, et nous profitons d’un beau dimanche ensoleillé pour aller faire découvrir aux enfants les animaux d’Afrique dans cette « petite » réserve pas trop touristique.

    Nous voilà donc dimanche matin à 5h sur les routes, direction les territoires Zulus.
    Nous nous sommes levés tôt pour bien profiter de la journée et des animaux qui sortent plutôt le matin et le soir, évitant les heures chaudes.

    7h : nous prenons un rapide petit déjeuner à l’entrée du parc, et c’est parti!

    Nous dominons d’immenses étendues de savane, et aperçevons de très loin des girafes, des rhinocéros.
    C’est très émouvant de contempler cette nature sauvage, intacte, que l’homme ne fait que brièvement traverser. Sachons rester discrets : les animaux sont chez eux, nous essayerons d’avoir le moins d’impact possible lors de notre passage.

    Le premier animal que nous apercevons, c’est un phacochère, sorte de gros cochon sauvage. Nous en croiserons à plusieurs reprises,

    notamment de très près, maman et bébé , à quelques mètres des tables de picnic du M’pila Resort.Dans le parc, plusieurs hébergements sont possibles, dans toutes les gammes de prix et de service : de l’hotel 4* aux tentes  aménagées, en passant par de petits lodges privés type bed&breakfast, tout est possible.

    Puis voilà des singes : ceux-là sont des babouins, qui traversent la route.
    Ils sont amusants à regarder, tellement humains dans leurs attitudes. A moins que ce ne soient nous les humains, qui soyons simiesques?!

    Enfin, grandioses, les girafes ; avec leur long cou gracile, leur tête inclinée, quelle élégance!

    Mais aussi, quelle musculature : le cou est immense, mais trapu à la base, tellement musclé.

    Voici des impala, il y en a des milliers dans le parc, peu farouches, elles nous tournent souvent le dos.

    Nous traversons rapidement le M’pila Resort,

    qui expose d’intéressants trophée de cornes d’antilopes.

    En chemin, nous croisons des gardes, qui remontent à dos d’âne le matériel qui aura servi la veille au soir au campement de la rivière White Umfolosi. Deux fois par semaines sont organisés des mini-safaris à pied, avec nuits sous tente, en bord de rivière.

    Plus loin, des zèbres paissent tranquillement le long de la route Nous arrêtons la voitures quelques minutes pour les observer. Quelle grâce! Leur pelage est sublime : de base crème, beige ou franchement marron, rayé de noir.

    La crinière se dresse le long de l’encolure telle une crete d’iroquois, vraiment, quel panache! Un peu plus loin, cette femelle, sans doute pleine, son ventre est distendu par le gros bébé à venir.

    Quelques minutes plus tard, c’est un énorme rhinocéros qui nous coupe la route! Le premier d’une longue série : impressionnant, sont corps fait en longueur presque toute la largeur de la piste.

    Dans le ciel, beaucoup de rapaces, à la recherche de proies et de carcasses.

    Nous longeons la rivière, à la recherche des points d’eau auxquels les animaux viendraient s’abreuver. Nous n’aurons que peu de chance et n’apercevrons que quelques antilopes et un buffle au bord de l’eau : pas de panthère, ni de lion, ni de guépard. Mais en revanche, des paysages inspirants, peuplés d’oiseaux et de grands animaux .

    Nous nous arrêtons pour déjeuner sur une are de picnic spécialement aménagées, et sans danger. En effet, partout ailleurs dans le parc, il est interdit de sortir de son véhicule. Nous déjeunons sous un arbre. Le vue sur la rivière est magnifique.

    Les enfants découvrent des traces de pas, dans de la boue séchée. Elles sont énormes! C’était un éléphant! Nous remontons la piste : l’éléphant a longé toute l’aire de picnic sur 100M avant de redescendre vers la rivière.

    Nous reprenons le sentier qui longe les berges de la rivière, et tombons sur un groupe de rhinos. Cette fois-ci, ils sont paisibles , ils broutent et nous avons tout le temps de le observer.Ces animaux sont véritablement impressionnants.

    De taille colossale, trapus, mais également très longs et courts sur pattes, leur crane et leur tête a des allures véritablement préhistorique : il y a du dinosaure en eux!

    Nous sommes très impressionnés par la taille de leur corne avant, longuet effilée, quelle arme ce doit être.

    En même temps, ces mammifère sont des ruminants,  végétariens donc, comme, nos bonnes grosses vaches!Ils ont cependant un caractère ombrageux, et il ne faut pas les approcher de trop près.

    10 minutes plus tard, nous tombons sur papa et  maman broutant paisiblement. Nous les apercevons de dos, quel postérieur!!

    Puis ils viennent vers nous, quel tronche!

    Ce sont des rhinocéros noirs, plus communs que les blancs, et qui abondent dans ce parc. Ils n’ont de prédateur que l’homme, et ne doivent leur phénomène d’extinction qu’à la sur-chasse dont ils sont toujours victime-leur corne est en effet un trophée inestimable pour certains, et a surtout la malheureuse réputation d’être aphrodisiaque en Asie. Certains parcs victime de braconnage en sont rendus à couper et détruire préventivement les cornes de leurs animaux pour les protéger…

    A titre de comparaison, pour leur taille, voici Anna devant une sculpture grandeur nature

    Plus loin, le paysage vallonné s’offre au regard, peuplé d’Impalas . Ici c’est la station de nettoyage : des oiseaux, sur leur dos, les débarrassent des parasites.

    On reconnait les mâles plus âgés à leur cornes de talle moyenne, élégamment torsadées

    Embouteillage sur la route! Deux voitures sont stationnées pour laisser passer des éléphants.  Nous restons prudemment en retrait, et les observons.Ils sont en train de se nourrir. Ils sont 4 : deux mâles, une femelle et son petit. Le premier male part sur le côté avec la femelle et le petit. Mais un gros male reste, se plante juste devant nous, entre les deux voitures. Il vient se nourrir et avait repéré un arbuste bien feuillu juste à côté de notre voiture.

    Je recule un peu, pour le laisser passer, puis reste immobile, comme il est recommandé dans ce cas : ne pas bouger, ne pas faire de bruit. IL n’est visiblement pas agressif. Nous sommes tous les 5 très impressionnés de voir l’animal de si près. L’autre mâle est parti sur le côté, il suit sa femelle de près, et tente une saillie!Le membre que vous voyez trainer entre ses pattes arrières n’est pas un cinquième pied, mais bien son penis!

    OUF, notre vieux mâle fait demi-tour, rassasié, nous ne l’intéressons visiblement pas ce qui nous soulage beaucoup : nous ne ferions décidément pas le poids devant un tel mastodonte.

    10 minutes plus tard, c’est une girafe qui avance tranquillement vers un arbre pour y brouter des feuilles.

    Partis à la recherche des hippopotames au bord de la rivière, nous n’apercevons que ce type de tortues.

    Nous continuons notre quête, surement un peu vaine, car il n’y en a que 25 dans tous le parc (contre 700 éléphants, et des milliers de rhinocéros!)

    Sur la route retour, un rhino(encore!!) nous bloque le passage : il est colossal : son corps en travers fait toute la largeur de la piste!

    Notre dernier arrêt avant de sortir de la réserve  : ce très beau point de vue sur la rivière; pas de lion ni de guépard, mais un buffle, de très beaux oiseaux, et ce grand Kudu qui  nous attend à la sortie.

    Le soleil va bientôt se coucher, il est temps de prendre la route, des souvenirs pleins la tête, avec l’envie de très vite repartir en savane, contempler ces animaux sauvages.

    Après 10 jours passés à Richard’s bay, une fenêtre météo s’annonce enfin pour rallier CapeTown. Nous sommes impatients d’y arriver!

  • A la recherche des Wallabies

    A la recherche des Wallabies

    Dimanche, nous partons en virée vers les « Tablelands », ce plateau d’altitude situé à une heure de route à l’Ouest de Cairns, et qui abrite une agriculture florissante et d’une incroyable variété :  caféiers, cacaoiers, théiers, canne à sucre, avocatiers, fraisiers, framboisiers, bananiers, manguiers , fruits de la passion, raisin… cotoyent de nombreux troupeaux de vaches vaches laitières produisant du lait depuis plus de 100 ans (c’est vieux, pour l’Australie!) Les paysages sont  contrastés :  cascades, lacs, foret tropicale, champs…

    Scott, travaillant au chantier, accueille souvent chez lui des étudiants étrangers, et m’a donné quelques conseils de balade. Nous prenons la route pittoresque de  la « Gillies Range » (prononcer « guilize »), qui donne accès au plateau central des « Tablelands » via 20km de route escarpée et sinueuse. Tous les 2-3 km, des panneaux nous indiquent de ralentir, que la route est sinueuse, dangereuse, la visibilité mauvaise etc….

    Sur la Gillies Range

    La route est belle, et franchement plutôt moins raide que nos petites routes des alpes.

     

    Nous nous arrêtons dans un des « Crater Lakes » , lacs formés dans d’anciens cratères de volcans.

    La lac Barrine, ancien cratère de volcan

    La balade est sympa, il fait frais : en montant de 600m, altitude moyenne des « Tablelands », nous avons perdu 4-5 degrés….Et les arbres nous masquent presque totalement le soleil.La marche est un peu décevante, la vue sur le lac quasi inexistante, et nous ne croiserons aucun animal intéressant (pas de perroquet, ni de Wallaby, ni d’ornythorinque…). Les enfants me notente un 5/10 pour le choix de cette sortie… :-(.

    Mais les arbres sont très impressionnants! En particulier ces deux Kaoris géants.

    Deux Kaoris géants

    Ces spécimens font chacun 45m de haut et 6 mètres de circonférence. Ces Kaoris sont de la même famille que ceux que nous vons rencontré en Nouvelle-Zélande et en Nouvelle-Calédonie. On les reconnait à leur écorce crouteuse qui part en écailles, à leur tronc très rectiligne, et à leurs larges feuilles-inhabituel pour un conifère!

    Nous sommes aussi très imressionnés par les lianes, immense, mais aussi grosses comme le poing, elles doivent être très solides.Les enfants ne peuvent s’empêcher de les essayer!

    Jane de la jungle

    Certaines semblent inextricables. d’autres forment des circuits improbables, comme ce 8, très peu naturel tout de même.

    ou qui s’enroulent autour d’un arbre, s’en servant comme support.

    Nous observons aussi toutes sortes de champignons aux couleurs étranges….

    Les ficus étrangleurs, (appelés ici Fig Tree) sont très communs, et poussent d’une manière inhabituelle : ces plantes épiphytes germent dans le creu d’une branche ou d’un tronc, se servant de leur hôte comme support de croissance,  laissent tomber leurs lianes vers le sol, qui s’enracinent etc…. après quelques années, les lianes devenues « tronc »  forment comme un rideau.

    les racines-lianes du Fig Tree

    Nous aurons d’ailleurs l’occasion d’aller observer l’un de ces ficus remarquables : celui-là est un des plus grands d’Australie! Ses racines mesurent plus de 15m de haut.

    les lianes devenues racines

    Il a commencé à pousser dans le creux d’une branche d’un autre arbre, servant de support; puis l’arbre-support est tombé car étranglé, et le ficus « étrangleur » a continué de croitre.

    Après quelques dizaines d’années, il développe un véritable tronc et une couronne de branches et de feuilles finalement très traditionnelle!

    Le seul animal que nous apercevrons, c’est une serpent, noir recroquevillé sur lui-même.

    Un serpent noir lové dans les feuilles

    Il apparait inoffensif, mais des marcheurs croisés en chemin nous apprennent qu’il fait partie des espèce particulièrement venimeuses. Tout cela est un peu maigre en faune…

    Les enfants sont déçus : nous n’avons pas vu de wallaby ni de kangourou sur la route. Nous mettons donc le cap sur le parc de Granite Gorge, où des wallabies vivent en semi-liberté.

    Les wallabies du parc de Granite Gorge.

    Ils ont en fait la complète liberté d’aller et venir, il n’y a pas de barrière dans ce parc. Les animaux sauvages restent dans leur habitat naturel, ces larges roches de granite entre lesquelles coule une petite rivière.
    Ils sont « acclimatés » à l’homme, car nourris de petites croquettes tous les jours par les clients du parc qui louent des bungalows, ou des emplacement de tente. Cette race de wallaby est le « Wild Rock Wallaby », une des plus petites espèces de wallabies, endémique de cette région de Mareeba.

    Ces petits ruminants se nourrissent par ailleurs de plantes, feuilles, racines, écorces, fruits qu’ils trouvent à proximité, à l’instar de cette écorce d’eucalyptus dont le tronc a été mis à nu…

    un tronc d’eucalyptus

    Les animaux sont très attachants, à mi-chemin entre des kangourous et de grands lièvres. 

    Les enfants sont aux anges : pouvoir approcher de si près des animaux sauvages, ce n’est pas si courant!


    Ils ont pu étudier leur comportement. Certains sautent pour obtenir des croquettes!

    D’autres attendent sagement.

    Attentions, ils ont des griffent et s’en servent!

    ce wallaby sort ses griffes pour bien agripper la main de Victor

    Victor, toujours très à l’aise instinctivement avec les animaux ne perd pas son calme, et les laisse approcher.

    Un tout autre paysage s’offre un nous : une savane, sèche, qui nous fait beaucoup penser à des paysages sud-africains,

    un paysage de savane

    si ce n’étaient ces énormes roches granitiques.

    Le site est magnifique, les roches impressionnantes,

    Un peu de crapahute, 

    Anna ne s’en sort pas trop mal, mais la marche qui s’apparente plus à de l’escalade est objectivement difficile.

    D’ailleurs, on nous le rappelle à intervalle régulier :

    Comme partout en Australie, l’injonction « danger » visant à prévenir de tous les risques

    En chemin, nous nous arrêtons observer de « soi-disant » empreintes de dinosaures,

    Empreintes de dinosaures?

    Je ne suis pas très convaincue; si elles étaient réelles, le site serait plus documenté sur la question (quel animal, quelle date etc…)

    mais Arthur veut y croire!

    Le soleil baisse sur l’horizon, il est temps de faire demi-tour,

    D’autant que nous sommes arrivés au terme de la ballade.

    le rocher-baleine

    Nous prenons le chemin du retour, les enfants sont impatients de retrouver les wallabies.

    Les voilà!

    Les enfants sont moins craintifs, même Anna est très à l’aise, et parvient à les caresser.

     Ca y est, nous sommes de retour à la cabane!

    Nous donnons nos dernières croquettes aux wallabies, 

    croisons quelques drôles de volailles se baladant en liberté…

    et deux perroquets se disputent des clés!

    Tout cela nous plonge dans une ambiance de brousse, et nous donne hâte à l’escale sud-africaine, dans quelques mois, qui devrait être magnifique à cet égard.

    Nous prenons la route de Cairns. Au sortir du campement, ces monticules intriguent les enfants : ce sont des ….  termitières.

    des termitières!

    Le soleil est presque couché, donnant une superbe lumière quand il s’agit de redescendre vers le littoral.

    Vue depuis les Tablelands sur la plaine de Cairns

    Demain, c’est lundi, les travaux commencent sur Moby, nous avons hâte de pouvoir y voir plus clair.

  • Noël à Auckland

    Noël à Auckland

    Nous arrivons sous la grisaille à Auckland,

    le phare qui marque l’entrée de la rade d’Auckland

    mais nous sommes tout de même séduits et impressionnés par la ville.

    le port de commerce

    Il est vrai qu’en tant que brestois, les villes portuaires auront toujours du charme à nos yeux : porte-containeurs, grues, paquebots, ponts…

    le musée de la marine dans le quartier de Wynyard

    mélange d’immeubles modernes et anciens, de docks et de promenades touristique…

    l’ancienne gare ferroviaire transformée … en gare maritime!

    tout cela nous parle et rend la ville plus vivante.

    la Sky Tower

    Quel accueil : nous assistons à quelques bord du bateau de la team New Zealand qui s’entraine pour la coupe de l’América : il plane sur ses foils à plus de 40 noeuds!!!

    Et encore, plus original : des hydravions décollent en face du centre-ville.

    Juste au-dessus de nos têtes…

    Nous découvrons notre place au ponton de la marina de Westhaven, face aux super-yachts, au centre ville…. et à la Team New Zealand de l’America’s Cup sponsorisée par Emirates. 

    Nous partons en fin de journée nous balader sur les quais, très animés et pour fêter les vacances scolaires, nous dînons tous au restaurant : d’huitres de Wahieke et de saumon de l’île du Sud, quel délice. 

    Le soir, c’est le spectacle scintillant d’une ville illuminée, nous savourons un bon irish coffe sur le trampoline, face aux lumières des gratte-ciels. 

    Le lendemain, au matin, nous découvrons la ville sous le soleil, whaou!

    Nous partons en repérage explorer le quartier du Wynyard, anciens docks rénovés en bureaux, appartements, restaus chics mais aussi shipchandlers, atelelier de réparation nautiques, librairie maritime…

    Pour accéder au centre ville, il faut longer la Westhaven walk, promenade bordée de Pohutukawas, merveilleusement en fleur à Auckland en ce moment. 

    puis traverser le Wynyard, et enfin passer par la marina de Viaduct, la plus centrale de toutes : nous aurions bien aimé y amarrer Moby, mais les places sont rares. On y trouve un  mix sympa de bateaux : pêcheurs, vieux gréement baladant les touristes, anciens bateau de la coupe américa,
    mais aussi super yachts, à voile ou à moteur,

    Pour arriver en centre ville, ce qui guide nos pas, c’est la Sky Tower, que nous apercevons sur l’horizon depuis 2 jours, du haut de ses 328m de hauteur. Les enfants sont impressionnés par son design et nous tannent pour la voir de plus près. Ils sont tellement fascinés, que nous y passerons le reste de la journée….

    Anna, Arthur et Loïc montent en haut par l’ascenseur de verre, et se régalent de la vue panoramique à 220m de haut. Victor veut de l’adrénaline et casse sa tirelire d’anniversaire pour s’offrir un saut en élastique et une promenade circulaire en haut de la tour. Je l’accompagne sur cette dernière, car la vue doit être sublime!

    En effet nous passons près d’une heure harnachés sur une plateforme de 1m20 de large à 328m de haut! Le port d’Auckland, les marinas, mais aussi les banlieues, et on devine aussi très bien le passé volcanique de la zone, avec les cones qui parsèment la cité, petits ilôts de verdure noyés dans les constructions.

    Je me régale de la vue, pendant que Victor se prend des shoots d’adrénaline à faire des acrobaties dans le vide…

    Puis c’est au tour de Victor de se préparer pour son saut  depuis 192m de haut :

    Combinaison de superhéro, harnachement d’alpiniste : cette Skytower est un super business qui draine des centaines de touristes tous les jours à Auckland, mais aussi dans 5 grandes villes australiennes, et même à Shanghaï m’en informe la jeune chinoise en vacances qui nous accompagne.

    Un accompagnateur le coache en haut pour les aspects techniques et de sécurité.

    Prêt à sauter?!

    Pendant ce temps, je l’attend en bas….

    il va atterrir sur cette cible :

    Et ca y est, quelques 15 secondes plus tard, le voilà, un peu secoué, mais heureux! Il vient de descendre à 23,6m/s

    La  visite du centre ville est donc repoussée au lendemain : nous laissons l’annexe dans la marina de Viaduct, , longeons les quais

    bordés de paquebots… et d’immeubles en forme de paquebots

    et partons faire un peu de shopping dans Queen Street, la rue principale : cartes sim néo-zélandaises, chaussures de marche pour tout le monde, papeterie variée pour l’école et le bricolage, et la fin des préparatifs de Noël.

    Mais le vrai but de cette promenade citadine, c’est l’arbre de Noël en Légo exhibé sur la place de l’hôtel de ville. Nous sommes ébahis par le temps et la quantités de briques nécessaires à cette gigantesque construction.

    L’arbre mesure près de 10m de haut

    Le père Noël surfer nous faire bien sourire

    Les enfants trouvent également ce légo-hélico dans une banque!

    Nous retrouvons en fin de journée nos amis d’Excallibur, et partons boire une bière sur le quai : le quartier est très sympa et animé. Et comme tous les mercredis dans les ports de nouvelle-Zélande, c’est les régates du soir! Nous avions pu le constater à Opua, mais à Auckland, ca en jette : mats carbones, voiles de compète, c’est du sérieux.

    Nous rentrons en annexe sur Moby, qui a quitté la marina et se trouve au mouillage dans la baie de Bayswater, face à Auckland

    il nous faut pour cela traverser un bras de mer silloné par les ferrys, les voiliers en régate, les paquebots, les bacs…..

    C’est un peu le stress, d’autant que contre le vent et le clapot, avec notre moteur 10CV, nous ne pouvons pas planer ….Mais que la vue est belle de là-bas!

    Nous partons le lendemain pour Wahieke passer Noël. Cette petite ile qui fait à peu près la taille de Belle-île n’est qu’à une vingtaine de milles d’Auckland : c’est un des rdv préféré des citadins pour le week-end : jolies plages, vignobles et bars à vin, balades familiales, producteurs d’huîtres, petits restaus et boutiques à la mode : ca nous plait bien.

    Les maisons ont beaucoup de charme, et l’immobilier est très prisé.

    La cadre est malgré tout très sauvage, avec ces canards 

    et ces mouettes qui viennent nous voir dans la jupe

    Nous partons réveillonner le 24 au soir sur Excallibur, qui avec son grand carré en boiserie va pouvoir accueillir nos deux familles confortablement pour un dîner à l’intérieur. Anne-Marie et moi avons concocté un menu savoureux mais simple qui nous permet de passer l’après-midi à la plage plutôt qu’en cuisine :

    en entrée, salade de saumon des Marlboroug, en pavé  juste fumé pour les grands, et en tranchinettes pour les enfants. Ce saumon fumé en gros pavés très moelleux est un régal, je n’en ai rarement mangé d’aussi savoureux!

    En plat principal : gigot de Nouvelle Zélande, merveilleusement cuit par Nico et Anne-marie, accompagné de légumes-racines : pommes de terres et Kumaras orange et rouge (la patate douce Maorie)

    En dessert, deux énooormes Pavlovas aux fruits rouges dont nous nous régalons. Nous testons également les champagnes néo-zélandais, en particulier le Deutz-eh oui! la célèbre Maison Francaise de Champagne a investi ici, et le résultat est bluffant : de fines bulles, un vrai goût de champagne très sec, c’est bluffant.

    Le lendemain, à bord de Moby, c’est l’heure d’ouvrir les cadeaux : des légos pour les petits, et quelques cadeaux « locaux » : gourdes en métal pour aller en balade,
    casquette pour Victor (qui va enfin arrêter de chiper les miennes), sac à dos-mouton pour Anna, Kiwi en peluche pour Arthur, et quelques livres en anglais pour tout le monde.

    les baleines
    Tintin sur la lune
    Tours de magie

    Le père Noêl m’a aussi apporté des maillots de bain (il était temps de renouveller le stock, car la Polynésie, ca use les bikinis!!!). Je me dois donc de les essayer… j’avoue, c’est ma toute 1ere baignade en Nouvelle-Zélande, et j’enfile mon petit shorti…. Anna m’accompagne, et en combi, ca passe très bien; le ciel est couvert, mais la plage est abritée, et l’eau doit avoisiner les 20°.

    Sur les hauteurs, les maisons sont toutes plus belles les unes que les autres :  du cabanon de pêcheur.. 

    à la villa de charme, 

    villas design

    cadre grandiose

    Après un 25 décembre bien tranquille à bord, nous changeons de mouillage et partons en direction de Man’O War, à l’extrémité Est de Wahieke, la partie la plus sauvage de l’île. Les petits motor-yachts à l’ancienne ont un charme indéniable.


    Nous sommes séduits par la baie, bordée de Puhutakawas en fleurs, et où se niche une petite église et l’atelier de dégustation du vignoble « ManOWar » . Des hydravions embarquent et débarquent des passagers venus pour quelques heures déguster le vin réputé pour son Chardonnay.

    Cet hydravion a retenu notre attention avec ses couleurs flashy et son look rétro!

    Nous laissons l’annexe sur la plage

    La balade se fait sur une route gravillonnée : heureusement, elle n’est pas trop fréquentée par les voitures. mais pas mal de mouton par contre!

    Nous longeons des pans de forêts de Nikau, le palmier le plus austral du monde, et endémique de nouvelle Zélande. IL a un port très altier, et un haut plumet de courtes feuilles. Ici, les troncs sont couverts de mousse.

    Les enfants repèrent un petit weka  (sorte de poule des forêts) sous des troncs en décomposition :  Avec son long bec, il farfouille sous les feuilles en quête de nourriture : vers de terre, insectes, petites baies. Ces cousins du kiwi ne sont pas farouches, et se laissent facilement approcher photographier, contrairement au kiwi, qui en plus d’être un animal nocturne difficile à rencontrer, est très craintif.

    Arrivés à Stony Batter, le cadre est assez grandiose, avec d’énormes rochers volcaniques, vestige d’explosion  de lave. Des centaines d’hommes étaient massé dans ce site secret pendant la seconde guerre mondiale afin de défendre l’accès à la ville d’Auckland.

    L’essentiel des batteries et des baraquement étaient camouflés, et des centaines de mètres de tunnel courent sous ces collines artificielles. Malheureusement, le site est fermé pour la deuxième année consécutive, les enfants sont décus. Les autorités ont jugé le site dangereux, et sont à la recherche d’un opérateur sérieux pour le transformer en attraction touristique payante. Qu’il est dommage de voir ce site à l’abandon, les collectivités locale s’en désintéresser et tenter de faire appel à des opérateurs privés. Le site est tellement isolé et étendu qu’on imagine mal que l’exploitation d’un tel site soit rentable un jour.

    Au retour, quel dommage, l’atelier de dégustation de vin est fermé…Il nous faudra revenir un autre jour.

    Le lendemain, nous accueillons à bord de Moby d’anciens collègues de Loïc, pilotes chez Emirates et en escale à Auckland : Yorg, François, Stéphane et Peter.

     Voilà le moments précieux du voyage : celles de retrouvailles inopinées entre amis-voyageurs.

    Nous picniquons à bord, échangeons sur nos vies, leur faisant partager notre aventure, refaisant le monde. A 16h, il est temps de hisser les voiles, hisse-et-ho les gars! pour ramener nos invités  à Auckland en tirant quelques bords.

    Au fur et à mesure que l’on se rapproche d’Auckland, certaines maisons deviennet assez exceptionnelles,

    Celles-ce me plaisent bien : elles n’ont pas d’accès par la route, et ne sont accessibles qui via un grand escalier et un monte-charge.

    Nous longeons des îlots inhabités également

    On apercoit Auckland au loinpuis de plus en plus prèsainsi que les beaux quartiers!
    Demain, nous prendrons le chemin de Coromandel pour y passer les fêtes de fin d’année .

  • A Moorea, avec les raies et les requins

    A Moorea, avec les raies et les requins

    Partis de Papeete en début d’après-midi, nous arrivons très vite en vue du récif de Moorea, et passons devant la célèbre baie de Cook. Il est un peu tard pour envisager de rejoindre nos amis Invictus, Mercredi soir et Excalibur mouillés dans l’ouest du lagon, car il nous faudrait un soleil bien haut et un bon éclairage pour accéder à cette zone.

    Mouillage à Opuhonu

    Or le ciel est très nuageux, quelques grains menacent et nous préférons nous arrêter pour la nuit à Opuhonu. réputé comme un des plus beaux mouillage de polynésie. En effet, la vue sur les montagnes de Moorea est magique.

     

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    Moby au mouillage devant la baie de Opuhonu
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    Le fond de la baie d’Opuhonu

    Mais le mouillage est bondé, près d’un quarantaine de voiliers au mouillage, et le ballet incessant des bateaux de touristes, hordes de jetskis, et musique à fond le dimanche sur la plage publique nous font regretter déjà les mouillages paisibles des Tuamotu…

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    Il faut dire que la zone est tourisique, avec l’hotel Hilton à 2 pas.

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    Hilton Moorea
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    Hotel Hilton Moorea

    Nous apareillons en milieu de matinée le lendemain pour l’ouest, en face de l’ancien club Med, aujourd’hui désaffecté.

     

    Gilles de Mercredi Soir nous guide vers un mouillage magnifique : fond de sable entouré de corail  la passe est étroite, mais praticable.

    Moby est mouillé dans une véritable piscine, 2 m d’eau turquoise, fond de sable : nous passeront finalement 8 jours dans ce cadre idyllique.

    Le snorkeling dans la zone est superbe, et nos sommes ravis d’avoir rejoint nos amis!

    Les motus environnant sont un chouette destination de balade en paddle, d’autant que la météo va nous offrir 3 jours de grand calme.

     

    C’est dans ce cadre de rêve que je fête mon anniversaire : d’abord par un petit repas en amoureux le soir même, puis par un déjeuner en famille quelques jours plus tard, au restaurant le Coco Beach, recommandé par mon cousin Laurent : c’était leur repaire du week-end, à l’époque où ils résidait à Moorea avec Nicole, Max et Jules.

     

    Le plus incroyable c’est au sortir du resto, d’entendre une voix familière appeler : « Victor »!!! c’est Maxime, un de ses copains de collège, de la classe de 5èmeA qu’il a quittée en janvier dernier, en vacances chez son papa à Tahiti!

    Quelle surprise! Nous l’invitons à venir à bord passer 24h avec nous.

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    les beaux gosses

    Mais la véritable attraction du coin est à 5mn de là en dinghy, un incroyable spot de raies grises et requins pointe noire, quasi-apprivoisés.

    C’est fascinant : les raies se laissent caresser, approcher de très près, elles nous frôlent et réclament des caresses…..

    Anna est un peu inquiète la première fois que nous nous mettons à l’eau. il est vrai que cela grouille de raies… et de requins…

    Mais finalement, les enfants nous réclament d’y aller tous les jours. En particulier Victor qui ne se lasse pas de caresser les raies grises (pstenagues) qui ont un ventre très lisse et doux.

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    Les raies sont en fait nourries par les boatmens, elles attendent leur petit morceau de poisson… les requins guettent, les pauvres, mais n’ont rien! Le nourrissage de requin est en effet interdit en Polynésie.

     

    Le hic, c’est qu’il nous faut alors nous aussi aller chasser de petits poissons. Las de flécher de jolis petits poissons papillon, notre amis Nicolas, avec l’aide de Victor, flèche une murène…. Je ne sais si c’est un bon choix : la bestiole se révèlera très malodorante, et sa peau visqueuse difficile à couper. IMG_1125

     

    Mais ce mouillage, c’est aussi des heures de jeux pour les enfants qui y ont retrouvé leurs amis. Les petits adorent aller à la plage, les plus grands faire du paddle ou du surf tracté.

     

    Nous décidons de rester 2 jours de plus, car c’est l‘anniversaire de Paul, le grand copain d’Arthur, qui souffle 8 bougies!

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    Arthur et Anna passent la matinée à préparer des cadeaux avec nous menus ustensiles de bricolage :

    Nicolas et Anne-Marie nous convient à un picnique-pizza sur la plage du Coco Beach – le resto est fermé ce jour-là, c’est tant mieux, nous avons l’autorisation d’utiliser leurs tables!

    Joyeux anniversaire Paul!

    Après le repas, les enfants jouent sur la plage.

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    Avant de quitter ce lieu si paradisiaque, il ne nous reste plus qu’à voir des baleines! Moorea est en effet le spot à cette époque-ci de l’année pour y observer des cétacés, qui viennent le long du récif. Comme la mer est très calme, nous pouvons sortir en dinghy. IMG_1155

    Toute la famille s’équipe, et scrute le récif à la recherche des jets d’eau qui signalent leur présence. IMG_1149

    C’est parti, nous avons repéré des jets d’eau! IMG_1154

    et des bateaux déjà sur zone pour observer les baleines : nous ne sommes pas tout seuls.IMG_1158Finalement, elles ont sondé, il faut patienter 10-15mn avant qu’elles ne remontent à la surface: IMG_1179

     

    La voilà!

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    Nous nous mettons à l’eau pour les voir de plus près, mais elles sondent rapidement. Cependant, en plongeant à 3-4m sous la surface, nous percevons très nettement leur chant mélodieux, c’est magique!!

    Mais d’autres amis nous attendent, ceux de notre cousin Laurent. Nous nous sommes promis d’aller prendre sa maison en photo, et sommes attendus pour l’apéro chez Caro et Thierry.

    La baie de Cook est magnifique, nous faisons le tour en annexe.

    Nous n’oublierons pas non plus d’aller nous faire un cocktail givré au Moorea Beach café!

    IMG_1248Après 8 jours à Moorea, il est temps pour nous de retourner à Papeete où du matériel nous attend, ainsi que le Billabong Pro Tahiti, compétition mondialement reconnue sur le mythique spot de Teahupoo. En route!

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  • Les fonds sous-marins des Tuamotu…

    Les fonds sous-marins des Tuamotu…

    Nous avons fini par mettre la main sur notre Gopro, qui était bien cachée dans une boite quelque part….Il était temps, car les fonds marins des Tuamotu valent le détour.

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    Nous demandons votre indulgence, les photos ne sont pas extraordinaires, et certainement pas à la hauteur des images aériennes de Loïc. Mais enfin, cela nous fait de beaux souvenirs!

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    Apataki,

    Notamment de nos premiers snorkeling en drift (en dérivante). En pratique, nous partons en annexe dans une passe, attendons le courant rentrant et nous laissons dériver dans le courant, en restant accrochés à l’annexe.

     

    retour d'une sortie dérivante à Apataki
    retour d’une sortie dérivante à Apataki

    C’est au nord d’Apataki que nous avons trouvé une magnifique « patate de corail » de 20 bons mètres de diamètre en plein lagon. Les fonds sont très poissonneux, et la luminosité excellente.

    Ces sortie de snorkeling quasi-quotidiens au Tuamotu ont permis aux enfants de bien progresser : Anna nage désormais sans gilet, Arthur plonge à 4/5m de profondeur, et Victor a augmenté son temps d’immersion.

     

    Nos sorties sont toujours également à objectif naturaliste, avec reconnaissance des poissons et animaux marins.

    A très bientôt pour de nouvelles aventures sous-marines!

     

  • Isabella, Galapagos épisode3

    Isabella, Galapagos épisode3

    Juste avant d’arriver, nous faisons un petit crochet par,  Isla Tortuga, ancien cratère écroulé et éventré, le ressac y est impressionnant, et le paysage spectaculaire.

    Le mouillage de Puerto Villamil est charmant, bordé de kilomètres de plages sauvage à souhaits, de petites pensions de famille pieds dans le sable , et d’un port protégé par un archipel d’ilôt plats inhabités, mais très riches en faune marine.

    Nous commençons notre exploration du mouillage par une première petite balade en paddle autour de l’archipel de Tintoreas : toujours autant d’animaux, beaucoup de tortues marines, elles sont énormes, et toujours aussi craintives, c’est difficile de les approcher : un petit tour de tête hors de l’eau et hop, elles disparaissent.

    La nouveauté, ce sont les colonies de pingouins qui nagent par 2 semble-t-il.

    Un petit tour vers la plage en fin de journée, marée descendante, de petites vagues lèvent, et nous voilà partis en surf sur de jolies vaguelettes! Moi et Anna sur notre paddle, Loïc avec Arthur! Nous resterons finalement quasi jusqu’au coucher du soleil nous amuser dans 50cm d’eau sur un fond de sable, quelques raies passent sous nos planches, les pélicans nous survolent, c’est magique!

    Existe-t-il un autre endroit dans le monde oû l’on puisse en une heure de balade familiale : surfer des vagues de sable, croiser des raies, des tortues, des bébés requins, nager à côté des pingouins, des otaries, sous le vol gracile de pélicans?

    Nous décidons de revenir le lendemain explorer plus en détails cet archipel, sous l’eau avec nos masques, et à terre avec nos savates!

     

    Bien nous en prend, nous pouvons débarquer sur l’un des ilots, que nous atteignons en traversant un morceau de mangrove; une otarie très espiègle vient nous chercher. Elle ne demande qu’à jouer, qu’à cela ne tienne, Victor et moi sautons à l’eau, et nageons à ses côtés. Elle fait mille cabrioles, sur et sous l’eau, quelle virtuosité, et prend visiblement grand plaisir à nager avec les humains, nous fondant dessus, esquivant, sautant hors de l’eau.

    A terre, l’ilot nous offre une promenade circulaire splendide à travers un champ de lave, patrie des iguanes marins : d’ailleurs rien qu’à l’odeur puissante de fauve, ça se sent!

    Sur l’une des plages, nous trouvons des ossements et reste d’otaries et d’iguanes – les enfants voudraient ramener ce crâne à bord, mais je leur explique que nous n’avons le droit de ne rien emporter de naturel avec nous : 97% du territoire des  Galapagos est classifié  « parc National », et géré très strictement.

    Quelques centaines de mètres plus loin, une lagune abritant des tortues, et « las grietas », sorte de « grotte/fosse » en eau peu profonde accueillant pas moins de 70 requins en tout!, et quelques énormes raies également. Je n’ai malheureusement pas de photo à vos montrer – faute à la batterie qui s’est éteinte juste au mauvais moment… mais la concentration est étonnante!

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    Le lendemain, nous avons décidé de louer des vélos pour la journée et de pédaler : un super exercice pour notre bas du corps qui se ramollit après ces quelques semaines passées en bateau. La mer d’un côté avec ses rubans de sable blanc, déversant ses rouleaux et vaugues, et de l’autres une zone humide composée de marais, étangs, grotte et caves. La progression n’est pas toujours facile, il faut pédaler dans le sable, la chaleur du soleil équatorien est accablante, avant midi,nous faisons un plouf sur la ravissante playa del amor

    Le reste de la balade nous fait passer par mangroves, étangs, et coulées de lave…. et le centre d’élevage et de protection des tortues d’Isabella, très pédagogique.

    Nous entrons au village à 16 h, fourbus, mais heureux, et en récompense pour les sportifs : une glace chacun. IL faut dire que les marchands de glace ont à tous les coins de rue, une aubaine pour les enfants! J‘en profite pour sillonner le village en vélo, à la recherches de sources d’approvisionnement, car dans 3 jours, nous partons pour les Marquises, 15 jours de mer, il va falloir faire de bonnes courses!

    Le marché n’a qu’une échoppe ouverte, j’y trouve des Maracujas, ce n’est pas ça qui va nous nourrir 2 semaines… les étals des supérettes locales sont bien maigres en produits frais. Pour ce qui est des produits secs et conserves, j’ai fait le plein au Panama en prévision de 3 mois dans les iles du Pacifique, et il me reste encore quelques filets de bon boeuf Angus au congélateur…

    J’apprend au détour d’un chemin que des amis ont passé commande  de leurs oeufs/légumes auprès d’un restaurateur local (un allemand marié à une équatorienne) et qui se fournit dans mes montagnes auprès d’une ferme bio : c’est le bon plan!! Le grenier de l’ile c’est en effet la zone à mi-hauteur entre le volcan et la mer, 200 habitants qui produisent fruits, légumes, et élèvent quelques animaux.

    Le lendemain, nous avons prévu une grande journée au volcan avec nos amis du catamaran Invictus : Toby, Nicole et leur deux petites filles de 3 et 4 ans Juliana et Marlene.

     

    Au programme : 2h de randonnée à cheval sur les bords du cratère de la Sierra Negra, puis 3heures de randonnées à pied sur des coulées de lave. C‘est une rando qui se fait aussi 100% à pied, mais au vu des âges de nos enfants, nous avons pensé que d’effectuer la première moitié à cheval n’était pas du luxe!

    Au retour, nous faisons un stop dans un ferme qui cultive des fruits et passons notre commande pour le lendemain.

    Avant-dernier jours à Isabella, c’est le jour des approvisionnements. Nous nous sommes organisés à 3 bateaux pour prendre un taxi commun et nous rendre à la ferme pour récupérer nos fruits : 40 citrons, 40 oranges, 30 mandarines, 1/2 régime de banane, 30 maracujas, 3 ananas, 4 papayes, plus des herbes (basilic, origan, menthe,coriandre…) et autres bricoles cultivées par le fermier : aubergines, longanes, (sortes de haricots verts), tomates vertes….

    C’est aussi l’occasion d’amener les enfants à la ferme : en l’occurence, nous n’avons amené que les filles : Eleonore, Anna, Juliana et Marlene . L’avantage est qu’aucun de ces fruits n’est allé en chambre froide, et qu’ils ont été cueillis un peu verts : ils devraient se conserver longtemps.

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    retour de shopping en annexe

    Le soir, je récupère mes légumes au restaurant : 2kg de carottes, autant de pommes de terres et de poivrons et de tomates, un gros chou vert. Malheureusement, il n’a pas de ces délicieux avocats tropicaux ni de salades- qui ne se conservent d’ailleurs pas très longtemps, tant pis!

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    Le soir même il reste à tout laver, trier et bien ranger dans les filets (fruits) et dans les fonds (légumes) en veillant de ne pas les mélanger, surtout les bananes et les pommes de terre qui font tout murir très vite. L’avitaillement en protéine est réduit à zéro, je n’ai trouvé ni poulet ni viande ni poisson correct : il nous faudra donc pêcher!…

  • Galapagos épisode 1 : l’île de San Cristobal

    Galapagos épisode 1 : l’île de San Cristobal

    Archipel mythique, aujourd’hui rattaché à l’Equateur, les Galapagos sont un jalon important de notre tour du monde  : d’abord parceque idéalement situé à 1/3 du chemin entre Panama e mes marquises, ils offrent une escale intéressante, permettant de réaliser la traversée du pacifique en 2 étape de 5 jours et 15 jours, plutôt qu’en une seule de 3 semaines. Je rêvais d’observer par moi même l’extraordianaire diversité de sa faune marine, et de fouler la terre volcanique aux paysages torturés qui a servi de catalyseur à Darwin dans l’élaboration de sa théorie de l’évolution.

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    D’ailleurs, pendant les jours qui précèdent notre arrivée,  je lis quelques passages choisis du récit que Darwin a fait de son voyage autour du monde sur le Beagle, et notamment bien sûr , sur son escale désormais célèbre aux Galapagos. Jeune naturaliste débutant à l’époque, il a réalisé que les pinsons de cet archipel (mais aussi les iguanes, les tortues terrestres…)avaient tous développé des caractéristiques physiques différentes suivant leur ile d’attache, leur corps s’étant modifié pour s’adapter au mieux à leur environnement. A époque l’idée est plus que révolutionnaire, elle est hérétique!

    le buste de Darwin
    le buste de Darwin

    Depuis les années 50, l’Archipel autrefois désert et sans population autochtone, est devenu un haut lieu touristique, pour les riches américains essentiellement, venus passer 2 semaines sur des paquebots de luxe; backpachers et voiliers de passage sont par le fait de moins en moins les bienvenus dans cette course au dollar qu’est devenu le « tourisme à la Darwin ».

    Les première ligne de paysage se dessinent, relief volcanique, plages de sable immaculé, roches basaltiques, végétation luxuriante…IMG_4679

    Notre première étape est l’île de San Cristobal, à peine 2 000 habitants, mais le véritable centre administratif du pays.

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    Notre première impression est plutôt bonne : un petit port de pêche, quelques bateaux de tourisme, une jolie petite plage familiale, 2 spots de surf encadrant la baie, et des otaries par milliers : whaou!

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    Car Puerto Baquerizo est littéralement colonisé par les otaries, qui sont incontournables dans la baie, et certainement dix fois plus nombreuses que ses habitants humains!

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    Des les premiers pas à terre, nous les voyons envahir le front de mer : escaliers, bancs publics, trottoirs, elles sont partout, sauf sur la route… IMG_3709

    et en fin de journée, la plage est noire de monde…., nous passons une bonne heure à les observer. IMG_3766IMG_3774

    De retour à bord, et malgré les pare-battage mis en place pour empêcher les otaries de monter à bord, nos jupes arrières sont occupées… pour la nuit…en fait pour la semaine,IMG_3906

    mais seulement aux heures nocturnes…. à tribord, maman et bébé, qui tête la nuit dans un bruit de succion étonnant… et à bâbord  un gros mâle qui défend son territoire à grands coup de gueulantes sur les plus faibles. IMG_4906

    Sans compter les quelques jeunes blagueurs qui tentent de monter directement dans le cockpit depuis le côté  et que nous devons déloger en nous levant en pleine nuit-faute de quoi nous retrouverions notre cockpit colonisé le lendemain par ue horde de bestioles aux odeurs de poisson. Car les otaries, c’est mignon à regarder, mais ca sent aussi fort qu’un cheval qui reviendrait d’une journée dans une poissonnerie.

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    Le lendemain, sur les conseils d’un autre bateau arrivé avant nous, nous partons pour un tour de l’île en taxi : ce sera notre première et dernière tentative de « visite touristique ». La visite est calibrée, minutée, les sites d’intérêt immuables et faits toujours dans le même ordre par tout le monde! Cela dit, les sites visités sont intéressants.

     

    El ceibo : visite du plus vieil arbre d’Equateur, 300 ans selon ses « inventeurs ». Au-delà de la visite de l’arbre, le lieu est passionnant car il est au coeur du site historique de la première tentative de colonisation de l’île à la fin du 19ème siècle, par un ingénieur allemand venu y cultiver de la canne à sucre.

    A l’instar de plusieurs autres tentatives de colonisation de l’époque,  l’histoire se terminera mal, dans un cruel bain de sang ; en effet,  l’esclavage ayant été abolit, les colons de cette époque n’avaient pas trouvé mieux que d’importer de la main-d’œuvre pas cher : bagnards et autres repris de justice furent recrutés, qui avaient de méthodes de règlement de compte on ne peut plus expéditives….

    De manière générales, l’histoire des Galapagos est que ruines, tragédies en tous genres, naufrages, bains de sang  et prisons infâmes. Il faudra les années 50 et le début de l’activité touristique pour cet archipel se trouve une voie de rédemption et de développement plus noble;

    El Junco, ancien cratère devenu lac, où le frégates tournent.. une jolie balade en pleine nature, la vue est grandiose.

    La Galapaguera, centre d’élevage de tortues : en effet, le taux de fécondité « naturel » n’est plus suffisant aux tortues terrestres de l’archipel pour se reproduire et maintenir un nombre suffisant d’individus. Pour pallier à cela, les autorités du Parc National ont mis en place dans les 3 îles principales des centres de reproduction où les oeufs pondus sont ponctionnés dans les sites naturel, mis en incubation, puis traités afin de permettre suffisamment de naissances.  Les jeunes tortues restent 5 à 6 ans dans les centres avant d’y être relâchées dans la réserve naturelle, à un âge où leur subsistance ne pose plus de problème.

    Stop déjeuner dans l’unique restaurant de la zone, un délicieux ceviche, la spécialité locale partagée avec toute la côte ouest de l’Amérique du sud : du poisson cru mariné dans du jus de citrons, avec de la coriandre, quelques tomates, des oignons doux et servi avec des chips de banane plantain et des frites de yucca : un régal!! Je profite de cette escale dans la ferme/auberge pour montrer aux enfants comment poussent fruits et fleurs tropicales. IMG_3886

    Nous terminons la balade par la plage de Puerto Chino ,après 15mnn de marche dans un paysage semi-désertique, et nous retrouvons comme seuls aux monde sur cette plage, avec  pour seule compagnie un couple maman-bébé d’otaries, très touchants. Nous nous baignons dans les rouleaux, la mer est fraiche, le soleil cuisant, la brume de mer pas loin, quel drôle de climat.

    Une belle journée, intéressante, mais qui nous laisse cependant un goût d’amertume : nous nous rendons compte du profond décalage entre ce tourisme formaté et nos aspirations de grand voyage, qui ne peuvent s’accommoder d’être trimballés de site en site , montre en main,  par un taxi, pour à la fin de la journée avoir coché toutes les cases : « done that, been there… », et se voie réclamer un supplément de 10 USD pour avoir dépassé le temps imparti… c’est la course au dollar dans un pays pauvre, et l’on sent que le touriste n’est vu que comme une source de revenus, pas plus. Il nous manque ce supplément d’âme, qui vient aussi du fait que la population locale est peu – voir pas du tout – sensibilisée aux enjeux globaux écologiques et de protection de la nature.

    Il faut dire que le pays ne manque pas de contradiction :

    • un tri sélectifs obligatoire, mais pas de poubelle de tri à terre pour les déposer
    • une volonté affichée d’écotourisme « vert », mais un manque total de sensibilisation des touristes – ou de la population- à ce sujet. Très peu de sites accessibles sans être accompagné d’un guide officiel, peu de panneaux d’information notamment sur la réglementation du parc national et ou sur les animaux rencontrés et la manière de les aborder en respectant leur environnement
    • des contraintes de respect de l’environnement imposées aux voiliers de passages inapplicables (interdiction d’utiliser son annexe, réservoir d’eaux noires obligatoire, – et pas appliquées du tout par les gros yachts transportants des dizaines de touristes à la cabine, qui déversent leurs eaux noires à la sortie du port, et offrent un ballet incessant de gros semi-rigides transportants leurs passagers/avitaillement à terre)

    Nous ne nous laisserons plus prendre et découvrirons le reste des Galapagos à notre rythme et hors des circuits organisés – ce qui s’avère être un sacré challenge sachant que de nombreux sites sont interdits sans que l’on soit accompagné d’un guide officiel du parc Naturel, et que les annexes sont elle aussi interdites dans les sites naturels….

    Le lendemain après midi, avec toute une bande d’amis de 3 bateaux, nos partons  sur un super spot de surf : pour le coup, la « case nautique » de Moby est mise à contribution : 2 SUP de surf, un longboard, un skim et un bodyboard,

    2mn de  bateau-taxi, 10 mn de taxi 4×4,  et 15 mn de marche seront nécessaire, et nous y voilà!

    IMG_3966IMG_3939C’est notre premier contact avec les iguanes marins, qui ont des têtes et des corps impressionnants, très foncés de couleur, couverts d’écailles et d‘épines, avec un air patibulaire…. cependant, ils sont complètement inoffensifs puisque végétariens, et se nourrissant exclusivement d’algues : ils n’y a aucun risque de se faire croquer le pied! Ils sont en plus très lents, vraiment aucun risque donc!

    Dimanche, c’est notre dernier jours à San Cristobal, et comme de nombreux locaux, nous partons faire ce qui semble être la balade dominicale traditionnelle. Première étape, le «centre d’interprétation«  des Galapagos, sorte de musée expliquant les particularités géologiques et, naturels et de peuplement de l’archipel.

    Un sentier de 4km suit dans les terres afin de rejoindre une petite baie où le snorkeling est parait-il joli. Nous y croiserons une otarie et quelques gros poissons perroquets.P1000036 P1000049P1000069

    La chaleur est accablante, avec ce soleil équatorial et la mer terriblement rafraîchissante avec ses 22°. Le retour se fait par une jolie plage fréquentée par les habitants… et des otaries bien sûr.

     

    Encore quelques centaines de mètre, et nous abordons une dernière petite plage, très fréquentée, et bordée par des vendeurs de brochettes et de glace : récompense suprême, une glace pour tout le monde, les enfants ne l’ont pas volée, ils ont vaillamment marché sous le cagnard.

    Nous découvrons les glaces locale aux saveurs équatoriennes : coco, frutilla (fraise), manzanilla (???!!), pina (ananas) Mora ( mûre) : tout pousse dans ce pays!P1000118 P1000127

    Le soleil se couche, les pélicans se posent pour la nuit, et nous rentrons à bord de MobyP1000131

  • Les Galapagos : une spectaculaire faune marine

    Les Galapagos : une spectaculaire faune marine

    A notre arrivée sur l’île de San Cristobal, nous sommes émerveillés par les otaries, qui ont littéralement colonisé le front de mer, et sont très joueuses…Nous passons des heures à les observer, elles nous font tant penser à des chiens marins!

    Une fois arrivés sur les plages, nous sommes tout autant étonnés

    de leur côté amical et joueur!

    Puis nous découvrons le reste de la faune locale : les iguanes marins sont très impressionnants eux aussi, patibulaires, mais finalement très peureux et… végétariens! Les enfants comprennent vite qu’ils ne craignent rien!

    Les oiseaux sont omniprésents :

    Plus touchants encore, les pingouins, assez craintifs en mer, nous n’avons pas de mal à les approcher à terre…

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    Idem pour les tortues marines : j’ai bien du mal à les prendre en photo…IMG_5083

    Les bébés requins sont furtifs, mais très nombreux dans le mouillageIMG_5152 (1)

    de même que les raies aigle

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    Les Galapagos sont un régal pour qui aime se retrouver dans une nature préservée, sauvage mais tranquille, avec des animaux qui se laissent approcher. La manière dont ce « tourisme vert » est organisé est plus discutable, ultra réglementé et pour autant pas toujours « écologiquement correct » :  nous l’évoquerons dans un prochain article plus détaillé.

    Nous quittons demain ce paradis des animaux pour 15 jours (plus ou moins…) de traversée du Pacifique, direction : Les Marquises!