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  • Afrique du Sud – 2 : Le parc Kruger

    Afrique du Sud – 2 : Le parc Kruger

    Cette année, notre cadeau de Noël à tous, c’est un safari en famille au parc Kruger ! Il nous semblait en effet incontournable lors de notre séjour sud-africain d’aller passer quelques jours en immersion dans la savane africaine.  Mes parents et mon frère, venus passer les fêtes de fin d’année avec nous, font partie du voyage.

     

    La faune, la flore et les paysages sont en effet l’une des grandes richesses de l’Afrique du Sud. Participer aux activités touristiques, c’est aussi faire vivre le pays, et contribuer à la protection de ces espaces naturel protégés. 

    Nous avons choisi le Mopaya Resort, un des seuls lodge francophone du Kruger, ce qui permettra aux enfants de profiter pleinement du savoir des guides qui nous accompagnent. Le parc Kruger est unique en son genre, de par sa taille, grand comme la Bretagne, son ancienneté aussi, et sa popularité, y compris auprès des sud-africains eux-même qui le fréquentent beaucoup pendant les vacances.
    C’est une réserve « BIG 5 », du nom des 5 animaux les plus dangereux pour l’homme :
    le Buffle,le Lion,

    Le Léopard,
    L’Eléphant

    et le Rhinocéros.Curieusement, sur ces 5 animaux, 3 sont herbivores…. (le buffle, le rhino et l’éléphant…).

     

     
    Ce terme de « BIG 5″ a été créé à la grande époque de la chasse « loisirs » en Afrique, du nom de 5 animaux les plus dangereux pour le chasseur se déplaçant à pied. Le terme est resté, et désigne maintenant les réserves détenant ces animaux.
    Aujourd’hui, le safari prend le pas sur la chasse, fort heureusement, mais de nombreux  propriétaires proposent toujours des chasses, tout à fait légales, sur leurs terrains privés. Le business est très lucratif : pour un lion, un rhino ou un éléphant, les riches américains ou émiratis (les deux nations les plus avides de cette activité), n’hésitent pas à débourser 5 à 10 000 dollars par tête abattue. Il faut savoir que si la réglementation des parcs nationaux est très stricte (aucune chasse n’est autorisée, et le braconnage fortement réprimé), sur les réserves privées, tout est permis, même la chasse d’animaux en voie de disparition comme le rhinocéros ou le guépard. Cela génère d’ailleurs un traffic : des animaux sont braconnés, volés dans des reserves, puis relâchés sur des terrains privés. D’autres sont tout simplement élevés au contact de l’homme, puis abattus par les clients, sans avoir jamais vécu leur vie d’animal « sauvage ». Les « pigeons » pensent voir tué un lion sauvage : ce n’était qu’une bête apprivoisée, nourrie depuis des années de la main de l’homme.
     
     
    Le Lodge Mopaya est 100% ouvert sur le Kruger, et nous sommes logés dans des tentes ouvertes sur la savane.
    Surprise : au contraire de la plupart des lodges de la région, celui-ci n’est pas protégé par une clôture : les animaux circulent donc librement. C’est à la fois grisant de sentir les animaux si proches, de se réveiller en pleine nature, mais c’est aussi un peu flippant, car les fauves peuvent littéralement approcher à toucher les tentes… En particulier les lions et les éléphants, nombreux sur cette parcelle.
     
    Quelques règles simples nous mettent à l’abri des dangers : la nuit, ne pas rester sur la terrasse, et ne JAMAIS circuler à pied. Un 4×4 nous fait faire les trajets nécessaires entre les tentes et le bâtiment principal.
     
     
    Mopaya, c’est une entreprise familiale, gérée par Oscar, l’un des rangers, Michel, son papa, et sa maman qui gère en France les réservations. Cela fait 20 ans qu’ils oeuvrent en famille aux portes du Kruger, accueillant des touristes essentiellement francophones. L’équipe rangers-stagiaires est aussi 100% française, composée de jeunes étudiants d’origines variées, tous absolument passionnés par la savane et les animaux sauvages, qui viennent passer 3 mois au lodge pour se former. Tous sont une mine de renseignements sur la faune et la flore locale.

     
    A peine arrivés en début d’après-midi que nous partons déjà en safari, dans la réserve privée de Balulé.
    Jean-Baptiste, notre ranger pour l’après-midi est sur la piste des lions. Il y a une coalition de 6 lions mâle en ce moment sur le domaine, qui sont en mode « conquête de territoire », soumettant les femelles, et chassant. Ils sont très actifs, nous les entendrons souvent feuler pendant la nuit, et nous espérons avoir la chance de les croiser bientôt.
     
    Très vite, nous croisons sur notre route un éléphant de retour du bain. Ces mastodontes ont besoin de beaucoup d’eau, et viennent au moins 2 fois par jour s’abreuver aux points d’eau.
    Nous roulons en voiture ouverte, pour profiter un maximum de la vue.
    Nous croisons de nombreux animaux :
    des vervet,ces adorables singes

    des phacochères,
    des buffles
    un chacal
    et des girafes.
    Nous croiserons aussi des restes d’animaux: ici, chacun a sa place sur la chaine alimentaire,
    un patte d’impala, ces gracieuses petites antilopes que l’on croise par centaines

    une colonne vertebrale

     et une machoire de Kudu
    Au soleil couchant, nous nous arrêtons boire une bière devant la rivière Oliphant. Rien de très spectaculaire en terme de faune : des zèbres
    un waterbuck au loin

    Mais la vue est sublime, les lumières du soir envoutantes, on comprend la passion que beaucoup entretiennent avec ce continent!!

    Le lendemain, nous partons très tôt pour un point d’eau, proche d’une habitation. En chemin, gracieux, deux Kudus traversent, une femelle

    et un mâle avec ses cornes. Les rayures verticales qu’ils portent sur l’abdomen les aident à se camoufler des prédateurs dans la savane.
     
    Nous sommes en bordure du Kruger, dans une zone habitée : chaque propriétaire terrien a le choix de rester en privé et terrain clos, ou d’ouvrir son terrain sur le Kruger (ce qu’ont fait nos hôtes de Mopaya).
    Cela permet une libre circulation des animaux, mais oblige à respecter les règles du parc Kruger : pas de chasse, une libre-circulation des animaux, pas d’intervention humaine etc.;…
    On trouve donc dans ces terrains limitrophes toutes sortes de propriétaires : exploitants de Lodge type safari, mais aussi des lodges de chasse, activité encore terriblement populaire parmi les sud-africain et les riches étrangers, des particuliers retraités venus chercher la nature et le calme, …
     
    Quelle chance : c’est tout un groupe d’éléphants qui s’abreuvent! Quel spectacle!
    Le ranger se positionne sur leur chemin  : nous sommes aux premières loges.

     

     

    Dans le groupe, un tout petit de quelques semaines à peine.Il se cache entre les pattes de sa maman ou d’autres adultes.

     Toutes les femelles de la troupe le protègent et font masse autour de lui.
    Les voilà qui repartent,

     

    Toujours groupés,

    Une pause café à la rivière Olifant de nouveau.
    Les enfants sont captivés par le safari,

    et boivent les paroles de nos guides rangers.
     
    Oscar et Jean-Baptiste sont passionnés : Oscar  a grandi dans cette ambiance de safaris pendant toute son enfance. Jean-Baptiste vient en Afrique depuis qu’il est très jeune avec son papa guide ranger. Ils ont tout deux la savane dans le sang, et illustrent le dicton africain : « You can take the Man out of the bush, but you can’t take the bush out of the man ».
     
    Nous rentrons déjeuner au lodge et repartons à 14h00 pour une réserve privée, adjacente du Kruger mais clôturée.
    Nous commençons par observer au point d’eau un groupe d’éléphants qui arrivent.

    Ils se baignent

    puis repartent

    un tout petit tête sa mère

    la troupe s’éloigne

     

    une femelle adulte ferme la marche, et s’assure d’un regard dissuasif que nous ne les suivons pas…

    Au creux d’une rivière asséchée, nous croisons un groupe de kudus.

    Et quelle chance! Derrière un buisson, 3 lions à la sieste.
    Il s’agit d’une femelle et de ses deux « petits » de 2/3 ans. Sans doute de la même portée.
     
    au premier plan, une jeune femelle  :
    plus loin, la mère et son fils.
    Chez le jeune mâle, la tête est plus carrée, et sa crinière commence à pousser.
    on dirait vraiment de gros chats, qui s’étirent.
    Dans la voiture, nous ne craignons rien, mais seul à pied, un homme serait très vulnérable.
    Les lions chassent volontiers en groupe, surtout les femelles, qui élèvent leurs petits.  Les mâles sont plus solitaires et passent une grande partie de leur temps à défendre et à marquer leur territoire;
    Nous faisons un dernier stop pour profiter du coucher du soleil sur un très beau panorama,
    savourons un rafraîchissement avec nos guides,
    le soleil tombe sur l’horizon
    Le soir au Lodge, nous dînerons sur la terrasse en plein air,  au son du feulement des les lions qui rodent…Et au bar, chacun raconte se remémore les moments les plus forts de la journée.

    Une coalition de mâles sévit depuis quelques semaines, et se bat pour conquérir le territoire, et les femelles de la zone, de quoi mettre un peu d’animation dans la savane.
    Au point que l’un d’eux dormait ce matin sur la parking de la maison d’un des rangers!
    Jean-Baptiste tient à les retrouver et se donne beaucoup mal pour les pister. Sans succès.
    C’est un éléphant en rut que nous croiserons. Son état est reconnaissable à ses glandes temporales qui sécrètent un must : ce liquide particulièrement odorant s’écoule en permanence. Il est sous une décharge hormonale forte, et cherche une femelle.
    Arthur est un peu impressionné de voir cette grosse bête de si près.
    Le guide très est attentif aux mouvements de l’animal, lui parle, le rassure, nous ne l’intéressons guerre, il semble indifférent, et repart.
     Nous l’aurons vu de très très près!
    Ce matin, Oscar  nous présente le programme de repeuplement des Guépards, initié par son père et un ami vétérinaire français, il y a de cela une dizaine d’année. Après avoir assisté à une conférence en Afrique du Sud sur le dépeuplement de la faune sauvage, et en particulier l’extinction quasi inévitable d’espèces comme le rhinocéros et le guépard, les deux hommes se sont demandé comment ils pourraient apporter leur aide. Après quelques recherches, il s’est avéré que les guépards étaient largement sous-représentés dans le Kruger, avec une population de seulement quelques centaines d’individus, et que certaines femelles, sans qu’on en connaisse la raison, n’avait jamais eu de petits. Stérilité? En fait non! Il s’avère qu’elles ne s’accouplent qu’avec des mâles étrangers à leur lignée, et venant d’une autre territoire. et comme les guépards ont besoin d’un très grand territoire pour chasser, il faut des territoire encore plus grands pour qu’ils puissent se reproduire?
     
    Les deux hommes se disent qu’un petit coup de pouce de la science pourrait aider les femelles à avoir leurs chaleur, et à s’accoupler, voir même à les inséminer avec de la semence venue de plus loin. Aujourd’hui, le protocole scientifique est au point, a été testé sur quelques femelles en Afrique, et sur plusieurs autres à l’étranger. Il ne reste plus qu’à convaincre l’un des grands parcs privés clos de tenter l’expérience.
     
    Dans l’après-midi, nous nous rendons non loin de là à Mopaya 1, l’ancien resort des parents d’Oscar, aujourd’hui fermé.  Sur la route, nous croisons un très élégant hippotrague.
     
    Clos, et sans accès direct au parc Kruger, n’y a aucun des « BIG 5 » au Mopaya 1, ce qui permettait aux clients de circuler librement sans danger.
    Les strictes règles du Kruger ne s’appliquent pas, et les propriétaires peuvent donc traiter leurs animaux comme ils l’entendent.
    Les points d’eau sont alimentés artificiellement, et les animaux ont 2 fois par semaine droit à un apport de nourriture de la main de l’homme. Cela permet de les approcher de vraiment très près;

     Les enfants sont fascinés par ce jeune gnou et cette jeune femelle zèbre. Il faut dire que la tête des gnous est très amusante,

    et que  la robe des zèbres est tout proprement hypnotique.

    Nous faisons le tour des points d’eau :
    voici des phacochères,
    puis une famille de gnous, puis des zèbres.
    Très vitre, les singes vervet arrivent, ainsi que les pintades.
    C’est amusant de voir comment ils trimballent leurs petits, accrochés sous leur ventre.
    le mâle dominant de la troupe arrive sur le capot de la LandRover.

    Son afflux de testostérone lui donne des testicule d’un bleu turquoise étonnant!

    Ils ne se battent étonnamment pas pour la nourriture.
     
    Oscar  profite pour nous parler des plantes et Inès des  autres animaux moins spectaculaires, Comme ces termites, absolument indispensables au biome car elles décomposent les feuilles en humus, donnant de l’engrais naturel. Les termitières sont des habitats incroyablement sophistiqués, abritant des réseaux de galeries maintenant températures et hygrométrie savamment calculées pour y faire pousser … des champignons! Certaines sont colossales, mais on n’en perçoit que la partie aérienne, qui représentant selon le cas 30% du volume total!
    Et en fin de vie, les vieilles termitières abandonnées servent d’abris aux phacochères, fourmiliers et autres petits mammifères.
    Là, cette plante épiphyte accrochée a des racine aériennes; c’est une orchidée.
    Et cet arbre aux racines plongées dans la pierre; c’est le mopaya, un figuier, qui ne germe que quand la graine atteint 60°, donc uniquement sur la pierre brûlée par le soleil d’été!
    Nous croisons un groupe de zèbre, à la robe hypnotisante, d’une rare élégance.
    Puis un Kalao,
    En fin de journée, c’est la pause apéro à la tour de guet, avec la vue au soleil couchant  sur le Kruger

     et ses cônes volcaniques si caractéristiques.
    Sur la route, nous avions trouvé à terre des cornes de kudu. On se demande quoi en faire?
    Nous repartons finalement avec les cornes du Kudu plantées devant le réservoir,l’occasion d’une petite leçon de mécanique aux enfants.
    Ils sont emballé par le safari, suspendus aux commentaires de rangers, et surtout, l’oeil affuté, leurs jumelles autour du cou, prompts à spotter un animal. Parfois, les heures de voiture leur semblent longues, mais l’effort est à la hauteur de la récompense de voir un bel animal évoluer dans une nature si préservée.
     
    Le lendemain, nous partons vers une réserve privée tenue par des amis de la famille. C’est précisément sur une des femelles guépard de ce parc qu’a été tenté l’expérience de l’insémination artificielle, qui a réussi! 3 petits sont nés. Malheureusement, la mère a été tuée en s’interposant avec des lions. Les 3 petits ont survécus, protégés et nourris par les propriétaires. Aujourd’hui, ces 3 jeunes adultes guépards vivent dans la nature, se nourrissent comme de vrais animaux sauvages ; mais ayant été « acclimatés »  à l’homme », ils se laissent approcher. Ce matin, nous croisons les deux mâles qui vivent tous deux en coalition : ils chassent ensemble, et ne sont jamais loin l’un de l’autre.
    L’un des deux mâles est équipé d’un émetteur radio, qui permet au ranger de le repérer à distance.
    Aujourd’hui, le ranger nous confirme que les deux guépard sont apparemment dans de bonnes dispositions pour se laisser approcher, et même caresser!!
    Nous sommes surpris de pouvoir approcher (sans danger, on nous l’a assuré!!) ces animaux sauvages
     
    Les enfants sont ébahis, et ne se lassent pas de caresser ces gros chats.
    Attention cependant au coup de patte, même involontaire : leurs griffes ne sont pas rétractables ,contrairement aux autres fauves.
     
    Le guépard a cela d’unique en ce que ce grand fauve n’est pas du tout un prédateur de l’homme, contrairement à son cousin le léopard.
    Souvent confondus, ils sont en fait très différents :

    Le guépard est très fin, léger, ne vit que dans la savane, est vulnérable et une proie pour les autres fauves. Alors que le léopard, cousin des tigres, panthères et du lion, est massif, immensément adaptable, vit dans les forets, la savane, les villes, en climat sec, tempéré ou humide. Il a des cousins partout dans le monde sur tous les continents, des savanes sèches aux forets tropicales, des steppes d’Asie aux contreforts de l’himalayens. Dans le Kruger, sa population est en expansion.
     
     
    Pauvre guépard : non seulement sa population diminue, mais il est en plus braconné, chassé pour une raison tout à fait ahurissante :  les jeune sont capturés vivants et envoyés dans les pays du Golfe comme animaux de compagnie, c’est parait-il très chic de promener son fauve en laisse…
    Cette « mode » génère un ignoble traffic de guépard, en particulier de jeunes animaux, et menace l’espère qui risque l’extinction à quelques dizaines d’années.
    Espérons que le programme de Mopaya portera ses fruits. Et que cette stupide mode cessera.
    Il faut dire que le braconnage et la chasse génère des revenus considérables en Afrique, avec bien souvent la complaisance des états, et la corruption de certaines administrations et responsables de parcs.
    La situation des rhinocéros est dramatique, il n’en reste que très peu dans le Kruger, et leur population est à la limite de l’extinction, prévue pour d’ici quelques années, si le rythme du braconnage n’est pas endigué. Plus de mille animaux sont braconné tous les ans, c’est beaucoup plus que leur capacité de reproduction. Les pauvres animaux sont tués pour leur corne, à pouvoir soi-disant aphrodisiaque pour certains asiatiques.  (le coït du Rhinocéros est l’un des plus longs du règne des mammifères, et cela fait des envieux ….)
    D’autres rêvent de voir le trophée dans leur salon. Au Kénya, ce sont les éléphants qui sont braconnés, et en voie de disparition.
    La chasse au « BIG 5 » reste aussi un très lucratif (et légal) business en Afrique du Sud, qui au-delà de sa cruauté, est générateur de traffic et de braconnage illégal.  Le Botswana est l’un des rares pays sub-sahariens à avoir légalement interdit la chasse aux animaux sauvages, et à la faire respecter. Mais en Afrique du Sud, on peut sans problème passer commande d’un lion ou d’un léopard à chasser.
    Certains parcs sont bien connus pour cela, et « élèvent «  même les animaux sauvages dans ce but. Plus dociles, et habitués à l’homme, ils sont ainsi plus faciles à chasser.
     
    Nous croisons d’ailleurs l’un des rhinocéros de cette réserve privée, à qui préventivement on coupe les cornes régulièrement (elles repoussent!!).

     Que c’est triste de voir cet animal mutilé de la sorte, pour sa protection justement.
    Un peu plus loin, ce sont les hippopotames que nous sommes très heureux d’apercevoir pour la première fois. Leur peau est très fragile, et ne supporte pas le soleil, aussi passent-ils l’essentiel de leur temps à barboter dans l’eau.

    Très agressifs et territoriaux, ce sont eux les responsables du plus grand nombre de morts par an en Afrique! Après le moustique (véhicule de la malaria), bien sûr, me fait remarquer Arthur, qui connait ses statistiques .
     
    Nous nous arrêtons quelques minutes prendre le goûter devant un point d’eau

    : quelle chance : un crocodile!
     Et des rapaces, 
    Près de l’accueil du parc, les enfants trouvent des trésors :
    et repèrent un phasme, toujours aussi intriguant. Quelle journée! Et en rentrant au lodge, nous avons la chance d’apercevoir l’unique Rhinocéros de Balulé, avec une très belle corne lui!
     
    Pendant que mes parents partent pour une dernière balade nature avec les enfants, je reste lézarder avec mon frère Thomas au lodge. Nous profitons de la vue, du silence, des bruits des oiseaux et de la piscine pendant quelques heures, loin des enfants, du bruit des 4X4. Les femmes travaillent, les animaux font la sieste ou passent au point d’eau se désaltérer.
    Certains animaux s’approchent de très près
    Et nous prenons le temps d’observer de simples nidsNous mesurons la chance qui nous a été de découvrir la savane avec des guides passionnés et passionnants, dans un cadre préservé et respectueux des animaux.
     
    Nous nous sommes parfois sentis gênés par l’intrusion de ces grosses voitures 4X4 dans la nature : bruyantes, massives, elles sont l’efficace rempart de l’homme contre les animaux dangereux : les éléphants lions, rhinos y sont habitués, et nous ne semblons pas les déranger. Je rêve cependant d’un véhicule plus silencieux, moins intrusif et moins polluant pour approcher les animaux.
    Autant d’heures de voitures, pas loin de 5 à 6 h par jour, nous  a semblé pesant, nous qui n’avons perdu l’habitude justement de conduire, et qui voyageons portés par nos voiles. Mais c’est sans doute le prix à payer pour approcher les BIG5 en toute sécurité.
     
    Les enfants se souviendront toute leur vie de cette nuit où les éléphants se sont approchés à moins d’un mètre de notre tente, pour manger, dans un bruyant concert de branches cassées et de feuilles broyées, … et de pas d’éléphants faisant sembler le sol. J’avoue que je n’étais pas fière de savoir les défenses de ce molosse à un mètre du lit de Victor, séparé du mastodonte par une fine toile de tente et une moustiquaire… Heureusement, les tentes sont posées sur des fondations en béton, donc inattaquables, mais tout de même….
    Bref, ce fut un séjour inoubliable, et qui nous a marqué profondément : les animaux bien sûr, mais aussi le terroir, les paysages, la chaleur étouffante et sèche, les odeurs, les bruits de la savane, les nuits fraiches, les journée cuisantes de soleil.
    Et merci encore à Oscar et Jean-Baptiste, les rangers qui nous ont guidés, à Inès et Iris, nos jeunes guides stagiaires, si chaleureuses et enthousiastes, elles aussi passionnantes et passionnées par la savane. Nous avons le sentiment d’avoir vécu en immersion dans un écosystèmes unique, que nous ont fait partagé toute une équipe qui oeuvre à sa manière et avec sincérité à sa préservation.

  • Nouvelle-Zélande : découverte de « Bay of Islands »

    Nouvelle-Zélande : découverte de « Bay of Islands »

    La Nouvelle-Zélande, destination qui nous fait rêver depuis des mois…. tant ceux qui ont visité ce pays, par la terre ou la mer en sont dithyrambiques….  Mais nous nous posons aussi beaucoup de questions : cette escale imposée de 4 mois, c’est long, et ne va-t-on pas avoir froid sur un bateau équipé pour naviguer sous les alizés? Ne vaudrait-il pas mieux filer directement vers l’Australie et visiter la Nouvelle-Zélande en camping-car par la terre?

    Mais l’envie de naviguer en pays tempéré nous tente aussi. Il ne s’agit pas seulement de passer l’été austral loin de de la zone des cyclones et tempêtes tropicales, ni de réaliser l’escale technique annuelle  : nous rêvons de savourer une navigation côtière un peu comme en Bretagne, le plaisir des marées, de la pêche à pied, de se réchauffer au soleil à l’abri d’une crique ou autour d’un bon thé bien chaud. Et aussi de redécouvrir les bons produits de nos terres tempérées comme les pommes, la crème fraiche, les huîtres, les fraises, les moules, les fromages affinés et le vin rouge!

    Amarré à la marina d’Opua

    Alors, banco, c’est parti pour 4 mois de Nouvelle-Zélande!

    Loïc vous a déjà narré notre nav’ depuis les Fiji, je me contenterai de reprendre le fil à notre arrivée à Opua. A peine avons-nous fait les formalités d’entrée sur le territoire que nos amis nous convient à une petite fête dans un vignoble : nous célébrons nos retrouvailles avec les bateaux-copains :  Invictus, Excallibur, Mercredi soir, Fata Morgana, sont les bateaux des amis avec qui nous avons traversé le Canal de Panama, puis navigué en Polynésie pendant 6 mois.

    le vignoble de l’Omata Estate, qui surplombe la bay of Islands

    Nicole a organisé pour l’occasion une petite fête de St-Nicolas pour les enfants,

    et aussi pris deux gros gâteaux au chocolat pour que nous soufflions les bougies des 13 ans Victor!

    Nous sommes très heureux de tous nous retrouver, pour se raconter nos traversées- très musclée pour certains, et les dernières semaines que tous ont passé aux Tonga pendant que nous étions au Fiji.
    Les  enfants sont ravis de retrouver leurs copains, de jouer ensemble à terre, de se faire gentiment sermonner par Saint-Nicolas, et de déguster leurs bonbons, noix et clémentines…

    Après 3 jours d’escale à se reposer (3 nuits bien calmes amarrés par 4 grosses aussières, c’est boooon), faire les lessives, et s’organiser, il nous tarde d’aller explorer la très célèbre « Bay of Islands » toute proche : sorte de mix entre la rade de Brest pour son relief et ses plages, le golfe du Morbihan pour ses nombreuses petites îles, et les abers pour l’ambiance campagnarde et maritime à la fois.

    Première destinations : Russel!

    Ce pimpant village de 1000-et-quelque habitants est fier d’être anciennement fondé en 1800, repaire des baleiniers venant se ravitailler entre 2 pêches. C’était surtout un lieu de débauche connu sous le nom de « Hell-hole » (trou de l’enfer) : un vrai repaire de malfrats et de baleiniers, se retrouvant au Marlborough, premier pub sous licence de tout le pays, tenu originellement par un ancien tôlard!

    Aujourd’hui c’est une destination chic pour les vacances, et un lieu de ravitaillement pour les bateaux venus visiter la Bay of Islands. De très jolies petites maisons anciennes jalonnent le village.

    Nous partons faire notre première ballade à terre en direction du site historique du « Signal Flagstaff »  : le premier mat de signal de Nouvelle Zélande, portant drapeau britannique, dressé 5 fois, et abattu 4 fois par les tribus Maoris, avant un définitif traité de paix en 1857.

    en haut de la colline, vue du Flagstaff
    Vue vers Russel
    Explications historique du Flagstaff

    Déjà, la végétation est fascinante : fougères arborescentes, plantes grasses, hisbiscus tropicaux : le climat est plutôt Méditerranéen. Mais nous retrouvons aussi les pissenlits, la bruyère….

    Les enfants découvrent aussi la faune locale : un Weka, petit oiseau de la famille du célèbre Kiwi néozélandais, peu farouche ma fois. Un phasme également, repéré par Victor, passe de bras en bras : fascinant! Et la mante religieuse! Là, ce sont de drôles de cocons…..des les nids d’araignées… Ici c’est le printemps, et la nature foisonne.

    Le soir, nous faisons l’expérience de notre premier coucher de soleil au mouillage : la lumière est superbe, le ciel s’embrase. Ce n’est que le premier d’une longue série.

    En quittant Russel, nous passons devant Waitangi, lieu du célèbre traité de paix entre les Maoris et la couronne britannique, et célébré tous les ans le 6 mai, devenu jour férié en Nouvelle-Zélande.

    La colonisation de ce petit bout de terre austral ne se fit pas sans mal, les populations Maori au départ accueillantes ont mené lavie dure aux colons, et la cohabitation ne fut pas toujours facile. Bye-Bye Russel.

    Motuarohia : Roberton Island/ Assassination Cove

    Nous quittons Russel le matin et naviguons de concert avec Excallibur, trop contents de retrouver nos amis après leur avoir dit au-revoir il y a 2 mois à Bora-Bora.

    Les enfants s’entendent particulièrement bien, formant 3 binomes, ce qui nous change de nos trios : Anna presque 4 ans, et Eleonore presque 5 ans, Paul et Arthur, tous les deux 7 ans, Victor 13 ans et Charles bientôt 12 ans.

    Nous partageons aussi le même rythme : 2 à 3 heures d’école quotidienne, de préférence pendant la nav du matin, profitant de ce « temps masqué « du changement de mouillage. L’après-midi, nous nous retrouvons pour des balades à terre, jeux sur la plage, et parfois un pic-nic ou un apéro.

    Notre premier mouillage sauvage est l’île de Motuarohia,

    Elle est plus connue sous le nom de Roberton Island, car Cook y a mis le pied à terre lors de sa première circumnavigation autour de la Nouvelle-Zélande.

    la plage de Roberton Island

    Je recommande pour cela l’agréable lecture du récit trop méconnu de Jules Vernes  « Les  3 voyages du Capitaine Cook » aux Editions Magellan et Cie, qui relate les 3 circumnavigations du célèbre découvreur. Nous sommes accueillis dans la baie par de grands dauphins gris : coup de chance, j’étais sur mon SUP entre la plage et Moby, et me dirige vers le petit groupe, ils jouent, virevoltent, moments magique. C’est presque flippant de cotoyer de si près de telles masses.

    Les enfants sont à la plage, ils courent les approcher.

    Quel spectacle ils nous offrent!

    Nous montons au sommet, la vue y est magnifique.

    C’est l’occasion de faire une photo de famille :

    Nous rentrons à bord de Moby en paddle, embarcation plus pratique que le dinghy quand il y a du marnage comme ici dans le Nord de la Nouvelle-Zélande.

    retour à bord de Moby en Sup

    Loïc prend qu’un seul enfant sur sa 14′ de 25″ de large seulement…. elle est rapide, mais assez instable. C’est donc moi qui embarque Arthur et Anna sur ma 12,6 le compromis idéal de performance et de capacité de chargement.

    Le soir, toujours en compagnie d’Excallibur, un Garcia 50,  nous partons vers Assassination Cove, la baie où Marion-Dufresne fut assassiné par les Maoris.

    Pratique quand on navigue à 2 bateaux, on peut se prendre en photo!

    C’est très bucolique, les oiseaux approchent Moby de très près.

    Le soir, Loïc et moi allons à terre en padlle chercher la stèle commémorative de l’évènement, sans succès. Nous serions-nous trompé de baie?

    Moturua/Waewaetorea Island

    Cap vers un autre ilot emblématique de la Bay of Ilsands : Moturua. La nav’ est belle entre les îlots.

    ces roches ont un faux air des Tas de Pois, non?

    Et les maisons sont assez extraordinaires.

    Après la traditionnelle matinée de petite nav/école à bord, nous partons nous balader l’après-midi à terre. La végétation de lande est très sauvage, nous découvrons une autre plage .

    Les enfants y font des découvertes naturalistes.

    Nous sommes tous facsiné par les arbres qui bordent le littoral, leurs racines tortueuses épousent la forme des falaises : le Pohutukawa est emblématique de la Nouvelle-Zélande. Il se couvre de fleurs rouges à Noël, en pompons bien brillants, ca va être magnifique!

    Le retour vers le mouillage est tout aussi beau.

    Le soir, nous allons vers un mouillage plus calme pour la nuit

     

    Nous arrivons en fin de journée à Waewaetorea Island, un mouillage très calme.

     

    Après dîner, les enfants mis au lit, nous partons faire un tour en SUP.

    Le coucher de soleil est encore une fois magnifique.

    Cavalli Islands

    Nous appareillons le matin vers « Cavalli Islands », petit archipel à mi-chemin entre Bay of islands et Wangaroa, notre destination.

    Encore une fois, nous sommes sous le charme de cette plage,

    et de la ballade qui nous mène sur les hauteurs de l’îlot.

    Du haut de la balade, la vue panoramique sur l’archipel est sublime

    Et pourquoi pas une photo de groupe, pour changer?!

    Comme nous sommes rentrés tôt, nous improvisons rapidement un apéro dinatoire sur la plage :Les produits locaux y ont la part belle : moules marinées, vieux cheddar, fromage fumé, fruits confits….et les légumes locaux : tomates cerises, dés d’avocats, rondelles de carottes….

    et n’oublions pas le champagne local! l’Akarua brut, en, provenance du central Otago, dans l’île du Sud est vraiment très bon, sec, des bulles fraiches, pas dans la finesse, mais efficace!Les enfants s’arrangent une cabane sous les arbres pour leur picnic.

    Le soleil se couche, il est temps de rentrer

    Le lendemain, nous atteignons notre but : Whangaroa, une petite rade située au nord d’Opua.

    l’entrée dans Wangaroa, presque masquée….

    Nous faisons un rapide et basic avitaillement à Whangaroa Harbour, cherchons en vain à acheter des huitres-il y a pourtant 4 ostréiculteurs dans la zone…. Nous finissons pas demander à la tenancière de la petite boutique où en trouver : sur les rochers pardi! Evidemment…..

    Loïc part donc explorer les rochers de St-Peter à marée basse, et revient avec quelques huitres sauvages… bien laiteuses, car nous sommes en plein été, et très fortes en goût. 3 chacun et nous sommes rassasiés!
    Nous n’avons en effet plus l’habitude d’huitres si fortes en goût, nous les mangeurs d’huitres affinées. Nous découvrons qu’en Nouvelle Zélande, c’est difficile d’acheter les fruits de mers et les poissons, chacun doit se charger de les pêcher!

    La nuit tombe, le soleil embrase de nouveau le ciel, chaque soir est un festival de dégradés.

    Après avoir dormi à St-Peter, nous nous réveillons sous la brume, 

    et prenons notre petit dèj la regardant se lever, heureusement très vite.

    Nous retournons près de l’entrée de la rade, vers Rere bay, au fond de laquelle on peut remonter une rivière en dinghy : un super but de promenade après le déjeuner : nous emmenons des biscuits et notre thermos de café! Loïc part en annexe avec les enfants, et moi en SUP.

    Dernière soirée à Whangaroa, 

    Demain nous quitterons la région et mettrons cap au sud, en direction d’Auckland où nous voulons être pour les fêtes de fin d’année, en faisant quelques escales en chemin bien sûr. A très vite!

  • Enfants en traversée : comment les occuper?

    Enfants en traversée : comment les occuper?

    Sachant que  nous  allions passer plus de 200 jours en mer dans les 2 ans et demi à venir, nous nous sommes posé la question dès le début de notre projet. Trois enfants à bord en espace clos, et  d’âges assez différents (4, 7 et 12 ans au début du voyage), il va falloir gérer…..

    L’école :

    Notre première idée, c’est de profiter du temps en traversée pour avancer au maximum sur le programme scolaire….. histoire de profiter au maximum du temps passé en escales. C’est ainsi que nous avons proposé ce rythme aux enfants, qui l‘ont adopté et se réjouissent d’avoir tous les après-midis de libre en escale. Restait à valider à quel point maitresse/maître et élèves seraient « opérationnels » en mer….. Il s’avère en fait que Victor et moi sommes assez peu touchés par le mal de mer, Anna pas du tout, seul Arthur a été très malade premier jour de la transat, et continue à somnoler un jour ou deux quand nous reprenons la mer. Nous avons donc instauré que le premier jour de chaque traversée, nous ne ferions pas l’école : nous bullons dans le cockpit… Mais dès le lendemain 8h, c’est la cloche qui sonne! (en fait, le générique de Star Wars retentit dans le cockpit)

    Cela vaut surtout pour notre ainé Victor qui est en 5ème  avec un programme CNED assez chargé, mais qui  est finalement avalé assez rapidement. En traversée, il met les bouches doubles et travaille le matin et aussi l’après-midi.

    Victor travaille à la table à cartes

    Pour les petits idem, nous gardons le matin pour les matières « lourdes » comme les maths et le français, et privilégions l’après-midi pour avancer sur l’histoire, la géo, les sciences, le plus souvent en rapport avec l’endroit où nous sommes.

    lecture dans le cockpitC’est l’avantage de ne pas suivre le CNED : nous sommes libres du programme! Quand nous étions en peine traversées Caraïbes-Panama, nous avons étudié  :

    • l’histoire et la géographie du canal de Panama, (lecture de cartes et lecture du passage consacré au Canal de Panama par Olivier Mesnier dans son Voyage autour du monde 
    •  mais aussi les explorateurs et conquistadors espagnol (Atlas des explorations, Gallimard Jeunesse )
    •  les animaux /drapeaux et géographie de l’Amérique du sud et centrale, ( les animaux du monde Collection Montessori Nathanles drapeaux du monde Editions de La marinière JeunesseMon premier atlas Gallimard Jeunesse)
    • les grande voies de circulation sur des océans, qui furent l’occasion étudier le voyage de Magellan, le passage du nord-ouest et celui du Nord-Est  ( (Atlas des explorations, Gallimard Jeunesse )
    • en préparation de notre passage aux Galapagos, la grande découverte de Darwin avec sa théorie de l’Evolution, et son voyage autour du monde sur le Beagle  ( Voyage d’un naturaliste autour du monde fait à bord du Beagle de 1831 à 1836, Editions la Découverte,  lecture de’l’introduction de quelques passages significatifs),

    IMG_3198

    Une question en amenant généralement une autre,
    • le voyage de Marco Polo, puisqu‘il est au programme de 5ème en français avec son «Livre des Merveilles », nous avons demandé à Victor de nous dire ce qu’il savait sur le sujet, et avons complété avec notre atlas des explorations.

    Donc en général, pour le premier jour de traversée, je laisse tout le monde un peu libre, il n’y a rien d’obligatoire, et je laisse le temps aux enfants de s’ammariner- et à moi aussi!.

    Nous avons la chance qu’ils ne soient pas trop touchées par la « marmouille » (c’est comme cela que nous appelons le mal de mer à bord de Moby…). On s’installe souvent sur le tatami à l’arrière. IMG_5685

    Les jeux de société : 

    En mer, nous avons plus de temps pour les enfants, c’est idéal pour jouer aux jeux de société! 2 à 3 fois par jours, je leur propose de jouer à tel ou tel jeu. S’ils sont énervés et ont besoin de se défouler, un jeu un peu speed comme le Dobble ou le Uno est idéal (Jungle Speed aussi, Times Up  , Halli Galli etc…).

    Dobble junior
    Dobble junior

    S’ils sont plus détendus, en fin de journée par exemple, on sort un jeu de stratégie comme : Le Carcassonne, je vous en ai déjà parlé, c’est notre jeu préféré, un must de jeu de stratégie, en plus très beau, à jouer de 5 à 99 ans! Autre grand favori de enfants, le Labyrinthe, jeu de plateau et de stratégie également mais plus accessible. Depuis peu, Arthur s’est mis au Baggammon avec son père, et j’aimerais trouver un jeu de Go pour initier Victor.

    Et nous gardons le Monopoly de la Bretagne en cas de journée pluvieuse…

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    Avec les plus jeunes, pour les occuper, ou changer d’air -quand on sent l’atmosphère électrique à bord :  des jeux collaboratifs sont très bien comme le jeu  Zombies Kids ou le Trésor des lutins.

    Aussi les jeux de dés. En ce moment, j’initie Anna et Arthur au Yams avec le Yam’s adaptés aux enfants de chez Djeco. Dans le même genre, nous avons un autre jeu de dé : le King’s Gold s’apparente au Yams. L’avantage : les parties sont très courtes. Des jeux de cartes très simples aussi comme Batawaf, Piratatak leur plaisent beaucoup.

    Activités manuelles : 

    Pour les deux plus jeunes, la pate à  modeler reste leur jeu préféré. Ils me fabriquent des repas pantagruéliques: pizzas, tartes à tout, sushis…..

    Anna aime aussi les perles, sa marraine lui a offert des kits Djeco et de la Patarev. Très franchement, les enfants sont encore un peu petits et c’est encore moi qui fait tout le travail! Mais le résultat est pas mal.

    colliers de perles
    colliers de perles

    Le dessin aussi, les intéresse encore beaucoup à cet âge-là, et c’est un moyen de raconter ce qu’ils voient. Mais comme ce n’est pas mon point fort, j’ai quelques bouquins d’initiation  «j’apprend à dessiner… des éditions Fleurus » . IMG_3807

    Pour les motiver, nous cherchons en général un destinataire : les grands parents, leur maîtresse, les copains, les parrains/marraines) ou un sujet (dessiner la plage sur laquelle nous étions, le bateau vu à côté…qui sera posté ultérieurement…

    Dessin d'Arthur illustrant son exploit!
    Dessin d’Arthur illustrant son exploit!

    et j’ai encore dans mes cartons quelques cartouches que je gardais pour la traversée du Pacifique : le pistolet à colle et tout plein d’accessoires pour fabriquer des petits objets rigolos : cure-pipes, bâtonnets de bois, feutrine, et recyclage de boites en cartons, on fait des merveilles!

    Une ile pour jouer avec le catamaran logo, un collier, de la décor...
    Une ile pour jouer avec le catamaran logo, un collier, de la décor…

    N’ayant pas beaucoup d’expérience dans ce domaine, je viens de m’équiper de 2 bouquins sympas :

    • pour Anna, « Mon livre d’activités avec Mimi », aux éditions Albin michel jeunesse : une vingtaine de bricolages faciles avec très peu de moyens, essentiellement du matériel de recup’ et quelques accessoire, pour les 3-6 ans, joyeusement illustré et colorés. Tous les enfants qui viennent à bord adorent ce bouquin!

      Couronne réalisée par Anna pour l'anniversaire de Paul
      Couronne réalisée par Anna pour l’anniversaire de Paul
    • pour Arthur : « Nous on est des Garcons créatifs » aux éditions du Père Castor, pour les 4-7 ans : de vrais bonnes idées de jeux ou jouets à fabriquer, nécessitant un peu plus de matériel, mais les réalisations sont très originales.

      boite à bonbons-araignée réalisée par Arthur pour l'anniversaire de son copain Paul
      boite à bonbons-araignée réalisée par Arthur pour l’anniversaire de son copain Paul

     

    Jouets :

    Les légos  et les Duplos: ils y passent des heures, à fabriquer des maisons et des vaisseaux. Quand à Anna, elle a ses Petchup à qui elle invente toutes sortes d’histoires, et Arthur quelques Playmobils. 

    Les écrans :

    Il y a aussi bien sûr les tablettes de jeux et ordinateurs! En escale, nous limitons l’accès au matin avant le petit dèj, et en fin de journée avant le diner; mais En traversée, c’est plus libre.

    Pour Victor qui a 12 ans, il a son propre ordi, avec quelques jeux sélectionnés.

    L'ordi de Victor
    L’ordi de Victor

    Pas de jeu d’arcade ou de jeux violents, j’y ai mis mon véto, mais des jeux de construction comme Minecraft et Kerbal Space Programme (Construction et programmation de fusées/navettes/avions à faire décoller et mettre sur orbite). L’avantage, c’est qu’il n’y a as besoin d’être en ligne, et que ce sont des jeux de construction sur lesquels on peut expérimenter. J’ai aussi donné le feu vert pour Besiege, jeu de construction de machines de guerres médiévales, c’est un peu sanglant, mais avec esprit de construction à la Léonard de Vinci.

    Les garçons y jouent le plus souvent à 2, échangent leurs « mods »avec des copains de bateau, en français, mais aussi en anglais!! L’occasion d’échanger sur leurs stratégies, leurs réalisations et de pratiquer les langues étrangères.

    KSP : Kerbal Space Program
    KSP : Kerbal Space Program

    Pour les plus jeunes, j’ai fait le ménage dans nos apps : exit les jeux d’arcade et addictifs. J’ai sélectionné pour les tablettes des jeux plutôt jolis et intelligents. J’ai pour cela été conseillée par le petit guide de la « Souris grise », Les meilleurs applications pour les enfants,  petit guide papier très bien fait conseillé par mon amie Fanny ( l’une des petites fées qui m’accompane sur notre projet de tour du monde) disponible à la vente en ligne (malheureusement, il n’y a pas d’édition numérique).Vous pouvez aussi aller visiter leur site : la souris Grise. 

    Pour les 4-6 ans : 

    Maison de poupée (myplayhomes) : adorable petit jeu, très joli, où l’on anime une maison et tout les personnages à l’intérieur : on leur fait prendre le petit déjeuner  on les habille, on leur prend la douche, ils sortent jouer dans le jardin, comme dans une vraie maison de poupée. Arthur et Anna adore y jouer tous les 2.

    Toca Hair Salon Me : très amusant jeu interactif de salon de coiffure : prenez-vous en photo (ou papa, ou maman, ), et découvrez la coiffure choisie pour vous! on peut ensuite faire pousser les cheveux, les colorer, les coiffer, les laver, les couper, friser, rajouter des accessoires, etc…. résultat et fous rires garantis, aussi pour les plus grands.

    Pierre et le Loup : un must de récit musical pour les enfants, merveilleusement mis en image et en sons, avec la délicieuse voix de François Morel. En plus du films d’animation, on y trouve plein d’applications pour jouer en musique et faire durer le plaisir, les enfants se le passent en boucle et nos oreilles sont charmées!!

    Pierre et le Loup, application musicale
    Pierre et le Loup, application musicale

    Toca Band : un jeu de simulation d’orchestre très facile à mettre en ouvre et très rigolo. Pour aprendre à mélanger les rythmes et à créer sa propre musique. Là aussi les enfants aiment à y jouer à 2.

    Toca Band
    Toca Band

    plus pédagogique : l’Atlas du monde : pour voyager dans le monde en touchant le globe du doigt. Accessible aux plus jeunes non lecteurs grâce aux descriptions audios. On a l’impression véritablement « surfer » sur la planète.

    IMG_3213Le corps humain : très bien fait, les descriptions des différentes parties du corps et de leurs fonctions

    Mes recettes Kidecook de Chocolapps : une trentaines de recettes à réaliser par l’enfant qui doit lire la recette et aller piocher les ingrédients dans le placard, le frigo etc… puis suivre les instructions. Idéal pour l’apprentissage de la lecture. Trop mignon de voir Anna faire ses recettes et son grand frère lui lire les instuctions.IMG_3210

    Jeu de rôle : pour les plus jeunes  mais il faut tout de même savoir lire : l’âge des dinosaures : une balade interactive dans le monde des dinosaures

    et pour les plus grands : the room, un jeu d’énigmes et de mystère à résoudre (à partir de 10 ans ++)

    Très jolis également le jeu Windowsill, un « escape game »à l’univers dépouillé et ultra-poétique et Monument Valley, un jeu de tableaux fait d’escaliers incertains et de ponts tournants en 3D, lui aussi plein de poésie.

    Windosill
    Windosill

    J’ai aussi téléchargé quelques jeux carrément purement éducatifs :

    la dictée Montessori et les nombres montessori : les enfants adorent, y compris pour la petite récompense quand on a trouvé le bon résultat : une pluie d’étoiles/de fleurs, de bulles  ou de pièces d’or à faire évoluer de manière interactive, c’est très beau.

    Films :

    Nous avons aussi un disque dur avec plus de 1000 films, dessins animés, reportages…. autant dire que nous n’aurons pas le temps de tous les visionner!

    Ce qu’ils regardent le plus, c’est l’émission « C’est par Sorcier », dont nous avons l’intégrale en 120 épisodes, aussi variés que les antibiotiques, les récifs coralliens, les reptiles, les rois de France, la vue, …..

    Côté films, c’est surtout Victor surtout qui en profite :  je me dis qu’il travaille sa culture cinématographique!!! Après avoir dévoré tous les Marvel ( Spiderman, Batman, et autres), les X-Men, Men in black, Alien , Mission Impossible, James Bond, et autre blockbusters américains, il s’est lancé dans les grands classiques de comédies françaises : les Bronzés, les Sous-doués passent le bac, les Ripoux, la Grande vadrouille, la Chèvre, le Diner de con….  Nous sommes aujourd’hui passés aux Westerns :  « le Bon, la Brute et le Truand », « Il était une fois dans l’Ouest », …

    Livres :

    Et les livres bien sûr. Je pratique un peu tous les jours la lecture à voix haute, y compris pour Victor l’ainé, histoire de leur faire découvrir des textes/livres qu’ils n’auraient pas idée de consulter.

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    Je commence aussi certains livres avec euxs, que je sors de la bibliothèque, on en lit quelques pages ensemble, puis les laisse trainer…en général, ils reviennent dessus très vite. Avec Arthur en CP, la lecture à 2 ça marche bien : chacun lit une phrase à son tour.

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    Et si vous avez d’autres suggestions de jeux/activités à faire à bord, laissez-moi un commentaire!

  • Victor s’est mis au Skim

    Victor s’est mis au Skim

    Parmi les planches que nous avons apporté sur Moby figurent 2 skims pour les enfants :  une première planche qui date de nos années « Ile Maurice » et que Victor utilisait à Poste Lafayette et une seconde que nous avions pris pour Arthur en Bretagne-pour la Plage des blancs Sablons. A notre arrivée sur les plages d’Anguilla, Victor a tout de suite vu le potentiel du spot :

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    En quelques jours, il a fait de gros progrès, il faut dire qu’il y passe tous ses après-midi- au prix de quelques bosses et de courbatures le lendemain. Arthur est moins accro, il faut dire qu’il s’est pris de très grosses gamelles sur sable mouillé, dur comme du béton….

     

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    Sur la plage de Road Harbour, Anguilla

    De retour à St-Martin, la plage de Grand Case est très bien elle aussi pour le skim, et Victor commence les backflip en sortie de vague : je vous promet des photos bientôt, mais en attendant,voici un petit aperçu de ses débuts :

    https://youtu.be/DJoyys0ATSQ

  • L’école à bord

    L’école à bord

    C’est d’ailleurs comme cela qu’Arthur et Anna m’appellent très sérieusement pendant les heures de « classe » du matin : Maîtresse!

    séance d'école du matin pendant la transat

     

    L’école à bord de Moby a commencé pour Victor pendant notre semaine d’escale à Lanzarote. Son rythme est de travailler 3 séances d’une même matière d’un sel coup, ce qui lui demande pas mal de concentration, puis après une pause, de travailler de nouveau 3 séances d’une autre matière. Il est rapide, (peut-être trop ?) et a déjà pris un peu d’avance sur le programme, l’idée étant de travailler plus pendant les traversées pour se libérer du temps en escale et ne travailler que le matin. Sa place préférée : la table à carte!
    Victor travaille à la table à cartes

    Pendant la traversée, il a travaillé tous les jours, 2 à 3h en moyenne par jour -les copains du collège vont dire que c’ets peu, mais il bosse 7 jours sur 7, y compris les dimanche et jours fériés!! Le temps de travail s’allongent en période de devoirs à rendre : un devoir par matière toutes les 3 semaines.Victor à la table à carte

    Pour Arthur, pas de CNED, mais nous suivons le même programme que ses petits copains de CP de son ancienne école, avec ses manuels de math et de français que j’avais récupérés auprès de son institutrice. Il est très content de continuer avec la même méthode et tient absolument à se calquer sur le rythme qu’avait par son institutrice Laetitia : tous les matins, nous commençons par 1 page du fichier de français et une page du fichier de math, plus un peu d’écriture ou de lecture selon les jours.

    le fichier de français

     

    lecture d'un "vrai livre de grand"

    L’après-midi est consacrée à l’histoire, la géographie, les sciences au fil de nos découvertes. Nous avons commencé l’école quelques jours après notre départ de Lanzarote, une fois tous bien amarinés.

    Pendant la traversée, nous avons ainsi travaillé sur :

    Les voyages de Christophe Colomb, sous forme de récit que j’ai lu aux enfants, dans la Grande Aventure des Océans, Editions Bouquins et  l’Atlas des Explorations chez Gallimard Jeunesse. Nous avons aussi consulté des cartes marines de l’Atlantique, retracé notre voyage, celui de Colomb, comparé la durée, les pays d’arrivée, les bateaux utilisés etc…

    L’espace : description de notre système solaire, grandes dates de création univers, definition de ce qu’est des étoiles, nébuleuse, un soleil, un satellite … Puis mise en application en regardant les étoiles le soir dans le trampoline ( Sources des explications : mon Encyclopédie des Sciences 6-9 ans chez Gallimard Découvertes, et aux éditions Ouest France,le petit fascicule Observer les Etoiles)

    La météo : nous avons étudié avec des documents Montessori 12 phénomènes météo différents, nous avons lu les définition, observé les images et effectué une séance de questions réponses avec nos deux spécialiste du bord : l’ingénieur Thomas et le météorologue Loïc ( La Météo chez Document Montessori et La météo expliquée aux enfants de Jean Nicolas aux éditions Cepadues)

    Le jeu du soleil Montessori, nous a permis de classifier les grandes familles d’êtres vivants : végétaux, animaux, herbivores, carnivore et omnivores. Plusieurs questions sur la chaîne alimentaire, que nous étudierons ultérieurement ( Jeu du soleil chez document Montessori)

    Le plancton : en bons Planktonautes que nous sommes, nous avons pu faire 2 recoltes de plancton : l’une en longeant Lanzarote, l’autre en plein milieu de l’Atlantique grâce à une période de calme. L’occasion de parler des différentes sortes de plancton : phytoplancton, zoo plancton, etc…. ( Plankton, Wonders of the drifting world )

    Les baleines : après avoir aperçu notre première baleine minke, nous sommes allés dans notre petit livre descriptif des différentes sources ( Dorling Kindersley Whales, Dolphins and porpoises) pour l’identifier, et apprendre à différencier les différents cétacés : cachalot, baleine, globicéphales etc…

    Du matelotage avec Loïc, qui a initié Arthur et Anna aux noeuds principaux : noeud plat, noeud de 8 et noeud de chaise. IMG_3724

    Pour Anna qui est en MS, c’est du 100% Montessori, avec comme base les cahiers de Balthazar, complèté par des jeux sur les sons, le travail avec les lettres rugueuses,  comme le « petit œil »  qui lui plait beaucoup. Je la laisse choisir de commencer par l’activité qu’elle préfère.

    le petit oeil

    les lettres rugueuses

    Nous nous octroyons également une pause récré en milieu de matinée, entre les maths et le français d’Arthur : 15 à 20 mn  histoire de recharger les batteries : les enfants en profitent pour all’er sauter sur le trampoline, faire un peu de chaise, un petit plouf dans l’eau si le temps le permet, ou bien une activité d’intérieur type pâte à modeler, dessin, ou une activité  » récompense » comme l’observations a la loupe binoculaire du corail ramasse sur la plage la veille, ou des papillons que nous avions accueillis à bord .

    observation du corail à la loupe binoculaire
    observation du corail à la loupe binoculaire

    l’école de matelotage

    Bref, pour l’instant, on ne s’ennuie pas, et les enfants sont plutôt contents de se mettre au travail. Quand le manque de motivation se fait sentir, j’ai plusieurs arguments :

    • pour Victor, qui doit rendre ses devoirs dans les temps toutes les 3 semaines, c’est que plus il travaille vite (et bien!), plus il aura de temps pour faire d’autres activités, et plus il pend d’avance pendant les traversées, plus il aura de temps libre en escale.
    • pour Anna, si je la vois déconcentrée, inattentive, je la renvoie tout simplement dans sa chambre jouer ou se reposer, et elle n’a le droit revenir que si elle se sent « prête à travailler ». Ca marche très bien, car à son âge, être auprès de maman, c’est précieux!
    • pour Arthur, un peu la même méthode, se reposer dans sa cabine, et revenir dans de meilleures dispositions, avec la pression en plus de terminer au moins 1 page de math et de français chaque matin, avant de faire quoi que soit d’autre d’autre ; et comme « carotte », j’ai toujours prévu une activité sympa comme une baignade à la plage, un snorkeling, une séance de « chaise de mat »…!!
  • Bientôt Planctonautes!

    Bientôt Planctonautes!

    Il y a quelques semaines, j’avais contacté l’équipe scientifique de Plankton Planet pour leur faire part de notre intérêt pour leur action mêlant science participative, action citoyenne et grand voyage. Pendant l’année 2015, ils ont équipé une vingtaine de voiliers navigant sur tous les océans, de filets permettant la récolte du plancton afin d’offrir aux scientifiques des échantillons d’une grande diversité.  Mon espoir était de pouvoir nous aussi participer à la grande aventure de l’étude du plancton, aux côtés d’expéditions a visée scientifique comme Tara, Race for Water,  Vagabond ou de projets comme Kids for sea…

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    Leur idée géniale, c’est de profiter des voiliers d’expédition, mais aussi de ceux qui comme nous partent en grand voyage aux 4 coins de la planète, de les former à la récolte du plancton, qui est par la suite envoyé sous forme de galette sèche aux équipes scientifiques, chargées de décrypter son génome.

    Après quelques semaines d’hésitations-tous les kits XploreGen étaient en mer….. c’est oui, nous allons pouvoir récupérer le matériel de Vagabond, voilier d’expédition polaire qui revient justement du grand nord canadien.

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    Une grosse heure de formation express par Callixte du labo de Roscoff, et j’embarque le matos à bord :

    • un gros filet de plus d’un mètre de long, équipé d’un filtre de 20 microns pour récupérer un demi-litre de « soupe de plancton »
    • une mallette contenant fiole et pompe à main permettant d’extraire de cette soupe 2 « galettes » de concentré de plancton.
    • cadeau-bonus : un microscope, pour qu’une fois la manip’ faite, nous puissions nous délecter de l’observation de ces petites bestioles aux formes si variées…

    L’opération dure en tout une grosse heure :

    Capture d’écran 2016-01-31 à 21.43.19

    Via ce programme, nous nous engageons à récolter du plancton au moins une fois par semaine. Rendez-vous très bientôt pour les premiers essais de récolte du côté des Canaries! En attendant, en vidéo une démo par l’équipage de Kids for Sea .

  • Exposé des enfants sur l’énergie à bord de Moby

    Exposé des enfants sur l’énergie à bord de Moby

    Aujourd’hui, Arthur a présenté dans sa classe de CP-CE1 le panneau-exposé sur les énergies à bord de Moby. Il s’agissait de montrer :

    Comment nous allons produire notre énergie :

    • grâce aux panneaux solaires (dans la journée)
    • à l’hydrogénérateur (quand nous naviguerons à la voile)
    • au moteur (quand nous naviguerons au moteur)

    Puis comment l’énergie sera stockée :

    • dans des batteries

    et enfin comment elle sera utilisée : 

    • pour l’éclairage
    • les instruments de navigation
    • les ordinateurs, tablettes etc…
    • le réfrigérateur

    Par ailleurs, un schéma simple montre :

    Comment se fera la production d’eau : 

    • par un déssalinsisateur
    • qui transformera l’eau de mer en eau douce
    • qui sera stockée dans des réservoirs

    Eau qui servira : 

    • à boire
    • se laver
    • faire la vaisselle
    • nettoyer le bateau

    Et un dernier point sur le gaz à bord, stocké dans des bouteilles, qui servira :

    • à cuisiner avec la gazinière
    • pour le four (cuire le pain)
    • chauffer l’eau
      le panneau-exposé

    Victor doit faire sa présentation lundi devant son professeur principal et les copains de sa classe de 5ème.

    Il souhaite présenter Moby, parler de l’énergie à bord, mais aussi du parcours, en apportant la planisphère centrée sur l’Océan Pacifique et qui nous a servi à planifier les grandes lignes notre voyage.

    Il voudrait aussi présenter quelques unes des escales principales que nous allons effectuer comme :

    • les Antilles
    • le canal de Panama
    • les Galapagos
    • la Polynésie
    • la Nouvelle Zélande
    • l’île Maurice où il est né
    • l’Afrique du Sud
    • le Brésil
    • les Etats-unis.

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  • Joyeux Noël!

    Joyeux Noël!

    Il s’avère que le Père Noël en a bien tenu compte, et nous a comblés de cadeaux qui nous seront fort utiles pendant notre grand voyage :

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    essais du masque et du tuba

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    dans le bain avec des coquillages!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour Victor : un harnais, qui servira pour le kitesurf et la planche à voile

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    essayages

     

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    testé dans le jardin!

     

     

     

     

     

     

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    c’est parti pour un test avec le cerf-volant de traction

     

     

     

     

     

     

     

     

    et pour Arthur une loupe binoculaire, très utile pour observer le corail, les plantes, les minéraux et autres curiosités

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    étude des plantes récoltées dans le jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

  • L’école à bord

    L’école à bord

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    Le cousin Jules dans sa cabine, modulable en bureau

     

    Mais non, nous ne partons pas pour 2 ans de vacances! Victor qui est en 5ème, va suivre les cours « collège » du CNED , comme son cousin Jules. 2 h par jour tous les matins, et le reste de la journée libre, c’est un rythme qui lui plait bien…

     

    Bosser dur quelques heures, puis du temps libre pour le sport, la découverte en escales, la pêche, la lecture, regarder l’horizon et rêver…

    Victor bouquine sur ILO2
    Victor bouquine sur ILO2

     

    Arthur est en CP l’année du départ, et suivra les cours du CNED en Math et Français. Les autres matières seront abordées au fur et à mesure des escales :

    • la géographie tout naturellement, au fil des pays visités : drapeaux, paysages, habitat, environnement : expérimenter de visu les atolls, volcans, récifs coralliens, le canal de Panama, et 3 océans…
    • les sciences, avec la marche du bateau, la gestion de l’énergie à bord, de l’eau, la météo, les communications, la voile et le moteur…
    • les sciences de la vie et de la terre, en observant les animaux marins et terrestres, les plantes, fleurs, légumes et fruits exotiques, qu’il faudra aussi cuisiner et goûter!
    • la musique et le dessin: enfin du temps pour écouter, partager et expérimenter
    • les langues : l’anglais et l’espagnol que nous pratiquons aisément, et que les enfants utiliseront naturellement pour se faire des copains en escale, sur les bateaux et à terre

    Et bien plus encore, car voyager en voilier, c’est une véritable école de la vie.

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    Un oursin atypique

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    Dessine-moi un bateau!

    Arthur et Hadrien hissent le gennaker sur ILO2
    Arthur et Hadrien hissent le gennaker sur ILO2

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    Dans un village côtier des Philippines

     

  • Les enfants visitent le chantier

    Les enfants visitent le chantier

    Pendant les vacances de la Toussaint, j’ai emmené les enfants visiter le chantier, voir les différentes étapes de la construction de MOBY. Ils ont pu voir leurs cabines!

    Arthur devant sa cabine, avant bâbord
    Arthur devant sa cabine, avant bâbord

    les garçons intrigués par le saildrive
    les garçons intrigués par le saildrive

    Victor dans sa cabine, arrière bâbord
    Victor dans sa cabine, arrière bâbord

    En nous promenant sur les pontons, nous avons aperçu Crazy Louise, le bateau de Laurent, Nicole, Jules et Max, sur lequel nous avons navigué au Panama pendant 2 semaines en Novembre 2015. Nous sommes un peu émus : après leur 2 années de périple Atlantique, il vient d’être vendu, puisque nos cousins sont partis vivre au Canada! Crazy-Louise-au sec crazy-louise-sec