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  • Fiji : navigation dans les Yasawa et Mamanuca!

    Fiji : navigation dans les Yasawa et Mamanuca!

    Après une semaine à l’hôtel, quel plaisir de retrouver MOBY , notre « home sweet home ».

    Les enfants retrouvent leurs affaires, Loïc et moi avons 24h pour le réarmer, nous préparer à 3 semaines de croisières dans les Yasawa et Mamanuca et rejoindre à Musket Cove mes parents, mon frère et son amie, venus nous rejoindre pour 3 semaines de vacances! Je passe l’après-midi à courir les magasins : laverie,  boucherie, supermarché, marché aux légumes…

    img_2978qui me rappelle un peu ceux de l’île Maurice, avec les pyramides de tomates et les légumes improbables…

    feuilles de fougères

    comme les ribambelles de légumes racine : Dalo (taro), patates douces, Cassave (Manioc) … ou les légumes-feuilles comme la fougère ou les feuilles de dalo.

    Notre première escale, c’est Musket Cove, que nous avons déjà visité il y a une semaine.

    Tom et Sonia essaient les planches proposées en location sur la plage : c’est du matos d’époque!

    img_5442Le soir, nous dînons d’un BBQ sur l’ilot-bar. La formule est sympa  : chacun apporte sa nourriture, mais consomme ses boissons au bar. En contrepartie, nous avons l’usage de BBQ ultra-modernes, et de tables abritées sous un auvent.

    Le lendemain, direction Sandy Cay (Nukuimana Reef) . Chouette il n’y a personne, le banc de sable est à nous!!

    img_8223…. pendant une heure .

    Un paquebot de croisière approche…. nous ne sommes plus tout seuls, l’ilot apparait moins désert tout a coup…. img_8228

    Il nous tarde de quitter ces lieux touristiques et d’aller découvrir les plages et mouillages plus isolés. Nous longeons de pittoresques ilots, comme Honeymon Island ou Modriki, où fut tourné « Castaway » (Seul au monde », en Francais),  avec Tom hanks, sorte de  Robinsonnade Moderne, que je recommande , à voir en famille.

    Honeymoon Island
    Honeymoon Island

    Nous allons donc désormais naviguer de concert avec Unique, un catamaran que mes parents ont loué pour 2 semaines, avec mon frère et Sonia.

    C’est très compliqué de trouver un bateau à louer au Fiji. Tous les grands loueurs comme Sunsail ou Moorings ont quitté le pays il y a quelques années suite à un différents avec les autorités locales, qui obligeaient à employer une majorité de fidjiens sur les voiliers loués. Les loueurs ont préféré quitter la zone. Si on ajoute à cela une navigation très délicate dans un archipel constellé de récifs mal cartographié, on comprend qu’aucun « bareboat » ne soit disponible. Par ailleurs, les autorités ont rendu très difficile l’obtention de licences de charters pour les bateaux de moins de 25M. Beaucoup moins de difficultés avec les méga-yachts qui obtiennent leur licence en quelques semaines… moyennant de lourdes taxes.  Seuls quelques courageux ont bravé les lourdeurs administratives et obtenu en un ou 2 ans leur sésame leur permettant d’exploiter un bateau en charter avec équipage. Les autres ont rendu les armes, ou font du charter « sauvage » en espérant ne pas se faire prendre…

    Samedi 28 octobre : à bord de Moby, nous entamons les préparatifs d’Halloween!

    Notre première beau mouillage, c’est Navadra, au nord des Mamanuca.

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    Mais le second est encore plus beau : Sur Waya, la baie de Nalauwaki.

    L’Octopus Resort est très sympa, les clients dînent pied nuds dans le sable, et les cocktails du barman au top! Victor s’éclate en skim, Anna s’est fait des copines – 3 petites francaises de passage entre la Polynésie et la Micronésie.

    Comme le veut la coutume, nous allons offrir le Kava au chef de village. Cette fois-ci le village est de l’autre côté de la colline, à peine 10mn de marche et nous voici!

    Cette racine de poivrier est utilisée quotidiennement aux Fiji pour fabriquer un breuvage aux vertus relaxantes, bue en communauté tous les soirs. C’est aussi l’occasion de se retrouver, de rire, de se lancer des vannes, de draguer….img_1434

    Il est de tradition lorsqu’un voilier arrive dans une baie/un village, d’aller à terre offrir le kava, ou tout au moins d’aller se présenter, saluer le chef du village ou son représentant.

    Si cette coutume peut patraitre fastidieuse, surtout quand on change de mouillage tous les jours ;-), elle est tout de même plutôt saine et empeinte de respect mutuelle. En pratique, il n’y a pas d’obligation, mais venir se présenter, dire qui on est, d’où on vient, ou on va… est bien vu, et ne représente rien moins que de la simple politesse.

    Le petit-fils du chef du village nous fait visiter les lieux. Le village est très photogénique, niché au pied d’un piton rocheux

    Le lendemain, nous avons une grosse journée de nav’ vers Viwa, petit atoll isolé à l’ouest de l’archipel. Peu de voiliers y vont, du fait de son isolement et de sa passe étroite. Ce fut une de nos escales préférées!img_8294

    Tom et Sonia nous rejoignent pour la journée de nav’ sur Moby.

    Effectivement l’arrivée dans la passe est impressionnante avec cette épave en plein milieu qui nous oblige à amorcer un virage serré!

    Puis à peine sommes-nous mouillés qu’un hydravion atterrit juste à côté de nous et fait son demi-tour tranquille devant MOBY! On a l’impression d’être mouillé sur la piste d’atterrissage…

    Tranquille, le pilote débarque son passager devant Moby, puis redécolle entre les deux bateaux.

    Le lendemain, il revient, ce qui nous vaudra après réparation aux traditionnels essais moteurs, et décollage/atterrissage pour le plaisir des yeux… et des oreilles!

    A la plage enfin, les enfants du village tentent une timide approche… je leur jette un ballon de rugby….2mn après, nous voilà Arthur, moi et Papily à jouer au Rugby dans l’eau avec 40 enfants Fidjiens, la nation détentrice de la dernière médaille d’or au JO! (en Rugby à 7)

    Le snorkeling du jour se fait sur l’épave bien sûr!

    Plus loins sur la côte un resort très paisible où nous allons dîner un soir, au son d’un fantastique groupe de guitaristes.

    Le paysage est superbe. Quand à la pêche elles est miraculeuse, aussi bien du bateau que sur le récif, où Julian emmène tour à tour les garcons. Victor sortira sa carangue lui-mêe, et Arthur assistera à la pêche d’une Carangue Ignobilis de belle taille!!

    Prochaine destination : Drawaka, une petite ile au sud de Naviti .Nous mouillons dans un chenal entre 2 îles, le courant y est fort, et le snorkeling très joli.

    Petit à petit, Mamily prend confiance et nous rejoint sur tous nos snorkeling.

    Le soir, nous faisons de grandes promenades sur la plage, immense, les lumières sont magnifiques, et les retrouvailles en famille nous font passer de très bons moments.

    Quelques milles plus au nord se trouve le mouillage de Blue Lagoon, ou fut tournée  en son temps le célèbre film ponyme avec Shirley Temple. Pas de chance, il pleut, à notre arrivée, nous ne verrons pas les beaux turquoises…

    Les garcons en profitent pour récolter de l’eau et faire le plein dans les réservoirs. Moby est en effet équipé de récupérateur d’eau sur son bimini, ce qui nous vaut de belles récoltes de la meilleure eau à boire qui soit.

    Papily se fait plaisir et achète à des pêcheurs une magnifique langouste : il en est friand, et elle commencent à se faire rares dans l’archipel.img_1163

    Nous quittons Blue Lagoon pour Yasawa Island, et ses grances plages de sable blanc.

    Namataya Bay : protégé de l’ilot Vama, c’est un mouillage magnifique, bordé de longues plages.

    Nous y passons 2 belles journées, rythmées par des séances de planche à voile, des snorkeling, du SUP dans les vagues et de balades sur la plage : le spot est désert et ne manque pas d’atouts!

    Séance de coiffeur pour Loïc, et pour Papily.img_3275Anna apprend avec Taï comment fabriquer des jouets avec des feuilles de cocotier :

    Et soyons fous : en fin de journée, apéro au champagne sur la plage!

    Nanuya Balavu : Nous mouilons de nouveau devant l’hôtel paradise Cove,

    img_8581mais passons la journée de l’autre côté de l’île, dans un mouillage enchanteur de Narara : nous mouillons pour la journée dans un trou turquoise : le snorkeling est superbe, et le surf très sympa.

    Nous disons adieu à l’équipage d’Unique : Julian, Tony et Taï, qui repartent à Denarau chercher d’autres clients . img_8547Mes parents Tom et Sonia embarquent demain sur un nouveu voilier : High Aspect, un monocoque de 18m.img_8582

    Blue Lagoon : de retour dans ce beau mouillage, nous partons en balade vers le village, derrière le Nanuya Resort, et découvrons un charmant salon de thé sur la plage. Le retour se fait par la mangrove.

    Pendant ce temps là, Papily et Mamily étaient à la plage avec les enfants.

    Puis c’est l’heure de l’apéro sur Moby!

    Après Blue Lagoon, direction Wayasewa, où Mamily est allée offrir le kava au chef de village : nous sommes conviés le soir même,  à boire le Kava avec la tribu, en l’honneur de la « pleine lune du siècle »  : après 4 bols de kava, nos lèvres sont comme anesthésiées, les langues se délient, les blagues fusent en l’anglais : nous faisons l’expérience de l’accueil si chaleureux et naturel des fijiens.

    Nous avions passé un magnifique après-midi à la plage. Le lever de lever de lune, dont nous n’en vîment rien, car caché par les nuages!

    Mais le coucher de soleil fut splendide, agrémenté d’un (furtif amis bien réél) rayon vert!

    Après avoir levé l’ancre, nous faisons route au moteur vers le récif extérieur, distant de 2NM et réputé pour les requins pointe blanche du récif, plus connus en Polynésie francaise sous le nom de Tapete. Loïc reste à bord avec les enfants pendant j’emmène mon frère et son amie explorer le tombant : nous faisons plusieurs passage le long du récif avant de trouver le spot : un drop-off de 20m couvert de coraux, des poissons innombrables, des bancs de sardines, un peu de courant , tous les ingrédients sont là : c’est Sonia, pourtant novice en la matière qui aperçoit le premier requin, inimitable avec ses ailerons aux bouts d’un blanc bien brillant et son ventre clair. Il nage au fond, rapide, le petit-dèjeuner est sans doute fini pour lui…. Nous en apercevrons un second, tout aussi furtif : décicément, ils sont bien peu curieux de faire notre connaisance. Les Tapete des Tuamotus étaient bien plus amicaux avec les plongeurs, nous approchant à quelques mètres.

    Quelques milles avant l’arrivée, le vent tombe progressivement, nous affalons et mettons le moteur pour une petite demi-heure : l’occasion de mettre en marche le dessalinisateur et fabriquer notre eau quotidienne.  img_1447

    Arrivés à Sandy Pit, la chaleur est écrasante en ce début d’été austral, la mer est d’huile : tout le monde saute à l’eau pour se rafraîchir, et les enfants partent conquérir le banc de sable isolé. Je tente un snorkeling sur le récif frangeant, sans conviction tellement le lieu est touristique et fréquenté…

    Mais oh ravissement, j’aperçois des colonies de poissons clown! Je retourne à bord chercher de quoi immortaliser ces Némos qui se cachent en virevoltant dans leur anémone quand on les approche de trop près.

    Décidément, il ne se passe pas une journée sans une belle surprise, cadeau de la nature aux apprentis-explorateurs que nous sommes.

    16 heures, il est l’heure de continuer la route. Le vent n’est pas revenu, c’est donc au moteur que nous naviguons à travers les récifs mal cartographiés des Mamanuca vers le mouillage de Liku-Liku, au nord de l’ile de Malolo, distant de seulement 4 milles.

    Cette très jolie baie abrite un hôtel pour amoureux en voyage de noce :  luxe, calme et volupté assurés, au point que ni les enfants ni les yachties ne sont les bienvenus.img_1375

    C’est donc à bord de Moby que nous regardons le soleil se coucher en prenant l’apéro. Le ciel s’embrase, il y a quelques nuages sur l’horizon nous donc n’aurons pas de rayon vert ce soir, demain qui sait?

    C’est le dernier jour complet de Papily et Mamily au Fiji : nous décidons d’aller tester le fameux « cloud 9 », resto-flottant branché à quelques milles de la côté, ancré en plein milieu du récif.img_8921

    Il faut y aller plus pour l’ambiance que pour la gastronomie… car en fait , au grand désagréement de Papily, il n’y a pas de table, seulement  de grandes banquettes pour manger allongé à l’ombre, ou dans des transats en plein soleil, avec la musique à fond dnas les oreilles.

    L’ambiance y est excellente, pour quelques heures de dépaysement, c’est rigolo de voir cette ambiance « St-Trop’ « 

    Les enfants jouent des heures dans l’eau, Victor passe son temps à sauter de l’étage.

     

    Déjà, la journée se termine, par un dernier magnifique soleil couchant à Musket Cove.

    Pour la dernière matinée de mes parents, nous allons faire de belles photos de famille sur le banc de sable au large de Musket Cove.

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    Il nous faut dire au-revoir à notre famille, que nous ne reverrons que dans un an…. Mais nos coeurs sont remplis de merveilleux souvenir. Au revoir en Fijien se dit : MOTHE! (prononcer Mozé).

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  • Suwarrow : l’île de Tom Neale, naufragé volontaire

    Suwarrow : l’île de Tom Neale, naufragé volontaire

    Suwarrow (ou Suvarov en français), nous a longtemps fait rêvé : c’est le petit ilot perdu choisi par Tom Neale pour y vivre heureux en naufragé volontaire, tel un Robinson moderne, pendant la dernière partie de sa vie. DCIM100MEDIADJI_0056.JPG

    C’est un privilège pour nous que de pouvoir toucher du doigt ce mythe de l’homme fuyant la civilisation pour y vivre seul, heureux, méditatif et proche de la nature.

    stèle hommage à Tom O'Neal

    L’atoll appartient aux îles Cook, petit état indépendant mais proche politiquement et géographiquement de la Nouvelle-Zélande et doté d’une quinzaine d’îlot habités : coralliens au nord, iles hautes au sud.

    le Motu Anchorage
    le Motu Anchorage

    Suwarrow a un statut particulier : elle est inhabitée, et est devenue une réserve naturelle faisant partie du Parc National des iles Cook.

    img_2314A ce titres, 2 rangers l’habitent 6 mois de l’année et accueillent (et surveillent) les navires de passages venus explorer ce petit bout de paradis préservé.

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    les rangers montent à bord des bateaux pour les formalités

    Elle bien sûr aussi très connue des navigateurs, que Tom Neale accueillait bien volontiers à Suwarrow. Solitaire, mais pas si sauvage! A lire absolument : le récit de son séjour à Suwarrow « Robinson des mers du Sud » .

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    après les formalités d’usage, nous pouvons débarquer.

    A ce titre, Harry et son fils Pi, les 2 rangers qui étaient à poste cette année de mai à octobre inclus n’ont pas une vie très différente de notre naufragé : aucun bateau ravitailleur ne vient les ravitailler pendant ces 6 mois : ils sont déposés en début de saison par un petit cargo avec leur stock de nourriture, puis rembarqués… 6 mois plus tard. Dans l’intervalle, ils auront reçu la visite de 50 à 100 voiliers en transit  (150 dans les meilleures années, 20 seulement l’année dernière à cause d’El Nino).

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    Nos amis australien du catamaran Tika (un Outremer 55) qui sont passés à Suwarrow il a un mois  nous ont prévenu : les gardiens sont un peu tatillons, mais sympas. Ils font tout simplement leur travail = formalités d’immigration, quarantaine pour  tous les produits frais à bord, respect de la réglementation du parc, mais ils sont aussi très accueillants, offrent une petite bibliothèque de livres à échanger, nous parlent des coins sympas de l’atoll à visiter, des animaux  et espèces protégées de l’atoll : ils sont de très agréable compagnie.

     

    les 2 bateaux du mouillage : Moby et Andiamo
    les 2 bateaux du mouillage : Moby et Andiamo

    Rien que par le mouillage, nous sommes enchantés : 3 ou 4 requins nous montrent leur nez à notre arrivée, et resteront en permanence autour du bateau.

    Dès que nous sautons à l’eau, nous vérifions d’ailleurs qu’il n’y a pas un requin en-dessous…. et nous interdisons aux petits d’aller nager tout seul, on ne sait jamais….

    La nuit, c’est pire, il y en a plus d’une dizaine à roder…

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    Les fonds sont cristallins,

    l’eau très chaude

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    les oiseaux omniprésents

    img_7917la lumière fascinante

    img_7804…et les couchers de soleil splendides.img_7945

    Dès notre arrivée, Harry et Pi, père et fils, nous proposent du troc : poisson contre vivre. Ils n’ont plus de sel (leur réserve a été souillée par un crabe de cocotiers qui a percé le sac) ni de riz. Nous les dépannons bien sûr, même si nos réserves sur Moby sont au plus bas, car nous arrivons bientôt en Nouvelle Zélande où toute notre nourriture sera confisquée pour cause de quarantaine.

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    Donc je leur donne mon dernier paquet de riz, ainsi que notre sel de table (il nous reste le gros sel, à mettre dans un moulin et quelques poignées de riz japonais).  En échange, nous aurons du poisson frais tous les jours!

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    Anchorage, lieu de Harry et Pi 6 mois de l’année

    Nous descendons à terre, et à peine l’annexe est-elle amarrée que nos amis les requins viennent nous dire bonjour :img_2307

    la petite plage est merveilleusement entretenue :

    Un petit chemin traverse le motu dit « Anchorage » en passant par l’abri des rangers :

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    La maison des Rangers :

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    des vertèbres de baleine servent de tabouret!

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    au nord, la petite plage où Tom Neale venait se baigner,

    img_2458et où à marée basse les requins nagent dans 50cm d’eau : nous reviendrons tous les après-midi avec les enfants regarder ce beau spectacle.

    Nous partons explorer la partie Est du motu, à la découverte de la faune et de la flore locale.

    Tristesse de découvrir une tortue mariné échouée et prisonnière de racines aériennes. Il est trop tard pour la sauver : les crabes de cocotier la dévorent déjà. img_2362

     

    Curiosité : les enfants découvrent cette drôle de pierre…. qui flotte! Ils décident de la rapporter aux rangers qui pourraient l’utiliser comme pierre ponce.

    Tristesse également de découvrir tous ces déchets abandonnés par la mer.

    Le lendemain, nous continuerons nos découvertes naturalistes par la visite de la partie Ouest du motu, bordée d’un platier plein de vie.

    Finalement, nous croisons de nombreux crabes de cocotiers, pas si farouches quand ils sont protégés comme ici.

    Plus on avance, plus le platier devient sauvage et aride

    Harry et Pi nous parlent d’un superbe spot de raies mantas : elles passent à priori à leur « station de nettayage » vers 7h du matin. Une première fois, nous laissons les enfants à bord prendre leur petit déjeuner et filons : la rencontre est magique, 4 raies mantas sont au rdv : elles viennent en effet se faire nettoyer la mâchoire et les mandibules par de petits poissons , qui rentrent jusque dans leur bouche pour enlever les restes de nourritures.

    Loïc attend une manta au fond, la rencontre est très belle.

    A mon tour d’en croiser une première, puis de me retrouver au milieu du ballet…

    Le lendemain, nous y retournons avec les enfants, qui ont très hâte de nager de nouveau avec ces majestueux animaux inoffensifs.  Nous avons en effet croisé souvent les mantas, aux Marquises et aux îles sous le Vent, mais jamais dans un tel environnement, d’eau cristalline et de coraux préservés.

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    DCIM100GOPRONous aurons aussi l’occasion de faire de beaux snorkelings dans une eau très chaude : un matin, nous resterons près d’une heure et demie dans une l’eau à plus de 30°! Nous rencontrons de gros animaux : raies pastenagues, requins pointes noires, gros mérous, carangues….

    Mais aussi de très jolis petits poissons de lagon, d’originales formations coralliennes :

    Il faut dire que les îles Cook enregistrent un pic historique de chaleur avec pas loin de 35° : notre nouvelle voile d’ombrage Odonata reçue à Bora-Bora prend tout son sens, et nous procure à la fois une belle zone d’ombre au vent sur le trampoline, et une excellente ventilation fraiche dans le carré.

    Mais les escales, ce sont aussi les rencontres, avec nos rangers bien sûr, que nous passons voir à terre tous les jours, pour papoter, échanger des livres, des films, troquer un peu de nourriture. Je leur dépose une baguette fraichement sortie du four de Moby : Pi me raconte que Harrry, son papa est un ancien boulanger à Mahinitiki, qui ensuite s’est lancé dans l’élevage de la Perle : il a  investi dans une ferme perlière il y a une vingtaine d’année, puis l’a revendue dernièrement :  suite au réchauffement climatique, l’élevage de perle est devenu plus difficile et moins rentable : l’eau est trop chaude, il faut donc élever les naissons en profondeur, ce qui nécessite de les soigner sous l’eau en plongée bouteilles, là où une simple apnée suffisait.

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    Rencontre aussi avec Andiamo, innovant et inventif catamaran de plans Chris White, appartenant à Mickael et Debbie, un couple d’américains de Boston, très sympathiques. Original : il est gréé avec 2 mats ailes et focs bomés sur enrouleur qui lui permettent lui et sa femme, heureux jeunes retraités sexagénaires, de manoeuvrer seuls ce cata de 47 pied. Autre particularité : une porte donne accès du carré à un cockpit frontal, situé en arrière du mat, très agréable en navigation et au mouillage également. Nous prendrons plaisir à prendre l’apéro sur Andiamo et à échanger sur nos expériences de navigations et tranches de vie.
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    5 ème et dernier soir, nous nous organisons un petit apéro familial sur le trampoline, le coucher de soleil est exceptionnellement beau ce soir.  Demain, le vent rentre, il sera temps de quitter Suwarrow, cap sur les Fijis où nous rejoignent Papily et Mamily : les enfants sont super heureux de retrouver leurs grands-parents!!!

     

     

     

  • Raiatea

    Raiatea

    Nous connaissions l’île de Raiatea de réputation, beaucoup de familles en grand voyage en bateau s’y arrêtent pour scolariser leurs enfants au collège ou au lycée d’Uturoa.

    au mouillage devant Uturoa
    au mouillage devant Uturoa

    Car s’improviser parent-prof n’est pas une sinécure, surtout dans les années de primaire quand les apprentissages et la discipline scolaire sont à mettre en place, mais encore plus au lycée, les matières s’étoffant, la quantité de travail elle aussi, réduisant d’autant le temps libre pour le voyage et la découverte…

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    Raïatea nous surprend au prime abord par ses maisons :

    img_7023Le long de la côte, que nous abordons du sud au nord, s’égrènent de très belles maisons, de plus en plus cossues au fur et à mesure que l’on approche d’Uturoa, la ville principale.

    Uturoa par contre elle nous déçoit  par son manque de charme, et le peu de commerces. Heureusement, le marché est très agréable et animé les vendredi par un groupe de musiciens et chanteurs : faire ses courses en musique, j’adore!

    img_1534 img_1536J’y achète pour la première fois la célèbre vanille « Bourbon »  de Tahaa : la gousse est odorante, charnue, délicieuse….les gousses achetées embaumeront ma cuisine (et tout le carré ) pendant quelques semaines.

    au mouillage à Uturoa
    au mouillage à Uturoa

    A peine l’ancre posée sur fond  de sable au nord  d’Uturoa, 2 à 3 requins pointe noire viennent nous rendre visite… heureusement, depuis les Tuamotus, nous nous sommes habitués à leur compagnie, et savons qu’il n’y a aucun risque à aller se baigner.

    Le corridor formé par le chenal entre les îles de Raiatea et Tahaa est aussi très réputé pour la planche à voile et le kitesurf. Malheureusement, la météo n’est pas au rdv, trop de vent pour les enfants, pas assez pour Loïc, et des rafales trop irrégulières pour moi….

    Nous nous baladons le long de la côte en annexe et visitons les marinas.

    Marina Opoiti, principale base de location de voiliers
    Marina Opoiti, principale base de location de voiliers

    L’aéroport est tout près, ce qui occasionne cette photo un peu surréaliste. img_7178

    La vue sur l’ile de Tahaa est superbe.

    Tahaa, vue de Raiatea
    Tahaa, vue de Raiatea

    Nous essayons un dernier mouillage, proche de la passe de Rautoanui : y mouiller n’est pas aisé avec toutes ces patates de corail….

    près de la passe Rautoanui
    près de la passe Rautoanui

    Le coucher de soleil sur Bora-Bora est magique :

    coucher de soleil sur Bora-Bora
    coucher de soleil sur Bora-Bora

    Il nous tarde de visiter ce mythique lieu touristique, peuplé d’hotels de luxe, mais aussi lieu de prédilection d’aventuriers comme Paul-Emile Victor ou Alain Gerbault en leur temps. Qu’en est-t-il de ce « Paradis Perdu »?

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    En attendant, et puisque nous ne reviendrons pas sur nos pas, nous quittons le Nord de Raiatea …

    img_7212… pour rejoindre le sud, sauvage à souhaits, et nous retrouvons quasi-seuls au mouillage devant le Motu de Nao-Nao.

    balade autour du motu de Nao-Nao
    balade autour du motu de Nao-Nao

    le paysage est grandiose, montagnes escarpées, sable blanc du motu, magnifique jardin de corail.

    Les maison sont beaucoup plus rustiques que dans le nord. img_7228

    et le surf dans la passe de Toamar est spectaculaire

    Une dernière nuit à Raïatea, et nous rejoignons Bora-Bora, distante de quelques dizaines de milles nautiques : à peine une demi-journée de navigation et nous y serons!

  • Huahine

    Huahine

    Huahine est la première des île sous le vent que nous visitons fin août, après avoir passé près d’un mois aux Îles du Vent (Tahiti et Moorea). Nous quittons Moorea au coucher du soleil,

    Moorea au coucher du soleil
    Moorea au coucher du soleil

    pendant que la lune se lève à l’est sur Tahiti,

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    La lune se lève sur Tahiti

    Nous partons donc pour une navigation de nuit de pleine lune : on adore! En effet, par nuit de pleine lune, la veille est plus facile, nous voyons les vagues arriver, mais surtout les nuages, les grains, et aussi les côtes qui se dessinent.

    La faune est particulièrement riche dans les parages : nous croisons une baleine en quittant Tahiti,

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    et une bande de dauphins en arrivant à Huahine.img_6969 img_6981 Les enfants sont ravis du spectacle.

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    A l’arrivée au petit matin à Huahine, nous sommes d’emblée séduits par la douceur de vivre qui s’en dégage.

    DCIM100MEDIADJI_0538.JPGL’île apparait d’emblée très verte, peu de plages, de rares maisons et presque pas de motus sur le pourtour corallien : c’est une île « terrienne ».

    Quelques jolies petites plages de sable jalonnent notre parcours, nous nous arrêterons sur l’une d’entre elle pour déjeuner, et dégourdir les pattes des enfants qui ont besoin de se dépenser après cette nuit et matinée de nav’.

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    La plage est  sympa et le snorkeling parfait pour Anna : plein de petits poissons dans peu d’eau!

     

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    Victor sort son paddle pour rejoindre la plage.

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    Victor et Arthur s’éclatent à sauter d’un cocotier poussé à l’horizontale…. en fait déraciné lors d’une tempête….

    Loïc lance son drone pour faire quelques clichés en altitude de Huahine : 2 îles reliées entre elles par un pont, et entourées par un même atoll corallien.

    Le paysage est en effet grandiose, et sur la route, de jolies plages, quelques rares maisons. img_6938

    La plus étonnante d’entre elles est ce « fare » flottant, dont nous avons déjà croisé plusieurs exemplaires à Tahiti.

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    la maison de vacances idéale!

    Nos amis des bateaux Invictus et Excallibur nous attendent déjà depuis quelques jours dans un mouillage parait-il enchanteur tout au sud de l’atoll : la baie d’Avea.

    La baie d'Avea
    La baie d’Avea

    Nous y passerons quelques jours fort paisibles entre plage, baignade avec les raies, et happy hour au relai de Mahana.

    bande de raies aigle nageant en formation
    bande de raies aigle nageant en formation

    Le mouillage est très calme

    Invictus , lagoon 52, au mouillage,
    Nos amis Nicole et Toby, du catamaran Invictus , un très beau lagoon 52, au mouillage.

    Nous apprécierons encore plus le mouillage du village de Fare, proche de la passe Avamoa.

    le village de Fare
    le village de Fare et la passe Avamoa

    Nous sommes mouillés face au village, et juste à la sortie de la passe : Moby est le dernier catamaran sur la droite.

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    Les garçons nous réclament tous les jour du surf tracté : une bonne occasion de s’entraîner en l’absence de vagues de sables : ici, on ne surfe que dans les passes, sur le corail!

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    Arthur en pleine action
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    Anna elle aussi réclame du surf tracté!

    Les journées s’écoulent doucement, la plage est belle, et les couchers de soleil superbes.

    après-midi tardive à la plage....
    après-midi tardive à la plage….

    Je profiterai aussi d’un après-midi pour aller faire un tour à vélo : les sites archéologiques du village de Maeva sur la lac du même nom sont superbes et valent le détour!

     

    Un peu plus loin, le lac sur lequel les pêcheurs ont construit leurs parcs et pièges à poisson.

     

    Au village de Pirae, sur la côte Est, des anguilles sacrée aux yeux bleus.

    Autre curiosité locales : les enseignes et pancartes en bois, signe un peu désuet totalement disparu par chez nous, mais bien utile quand on circule en vélo ou à pied.

     

    Dev retour au village, Loïc a lancé son drone, pour prendre des images de la passe d’Avamoa

    la passe d'Avamoa
    la passe d’Avamoa
    le corail du récif
    le corail du récif

     

    Nous sommes restés pas loin d’une semaine (un records pour nous qui avons sans cesse la bougeotte!) dans ce mouillage idyllique : la plage à 2 pas, les dauphins tous les jours dans la passe, de beaux couchers de soleil, et le village également avec toutes ses commodités : supérette, baguette fraiche quotidienne, marché la matin, poisson cru à emporter….. et la « yacht-Club » avec son « Happy Hour » pour l’apéro, son service de laverie, internet….

    vers le village
    vers le village

    Juste avant de partir, Anna a écrit une carte pour souhaiter une bonne rentrée scolaire à ses petits copains de maternelle de l’Ecole du sacré Coeur de Plougonvelin. Une question : « Maman, combien de temps va mettre la carte à arriver?  » C’est Monique, sa maîtresse qui pourra nous répondre….une, deux, trois ou 4 semaines????

    Nous sommes en effet déjà le 23 août, la rentrée est pour bientôt, y compris sur Moby! En attendant, nous passerons nos 2 dernières semaines de vacances à Raïatea et Tahaa.

  • Les Tuamotu vus du Ciel

    Les Tuamotu vus du Ciel

    Si vous avez aimé notre article précédent « Les Marquises vues du ciel, vous aimerez tout autant les Tuamotu pris en photo par Loïc avec son drone.

    Nous avons passé un gros mois aux Tuamotus, et avons le plus souvent eu un alizé soutenu, qui a souvent empêché Loïc de sortir son drone. Nous n’avons pas d’images donc de tous les mouillages….

    RANGIROA :

    Ces images sont prises dans le sud de Rangiroa, un zone très isolée et peu fréquentée des bateaux de passage. Nous étions comme seuls au monde!

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    APATAKI

    Dans le Nord d’Apataki, proche de la passe de Tehere, nous nous sommes arrêtés en journée pour profiter du merveilleux snorkeling, en bordure de plage.

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    FAKARAVA

    Dans le sud de l’Atoll, près de la passe de Tumakua, les motus s’alignent, et se visitent à pieds, en passant de l’un à l’autre par de petits ponts ou gués.

    vue vers le sud de la passe

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    vue vers le nord de la passe

    en remontant vers le nord de Fakarava, nous nous arrêtons à Hirifa :

     

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    TAHANEA

    C’est le plus sauvage des atolls que nous ayons visité et le moins habité

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    Mais nous ne sommes pas tout à fait seuls au monde, car nous tombons pas hasard sur un autre cata, jaune, dont le nom nous est bien connu : il s’agit de Banana Split, le bateau d’Antoine, le célèbre navigateur, carrément beaché sur la plage, amarré à des cocotiers!

    Moby et Bananasplit au mouillage

    Banana Split mouillé en tout bord de plage, amarré à des cocotiers

    Plus tard, nous avons migré vers un autre motu isolé, et retrouvé nos amis d’Invictus, Mercredi Soir, Fata Morgana et Quatra pour un gros BBQ.

     

     

     

  • Toau : du poisson et de la fiesta!

    Toau : du poisson et de la fiesta!

    Victor se souviendra longtemps de Toau comme de l’endroit où il a pour la première fois fléché un poisson : un mérou, appelé ici loche marbrée et réputé pour sa chair!

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    Aussitôt, nous l’apportons à terre : à chaque atoll, nous prenons soin de demander aux pêcheurs locaux quel poissons sont mangeables. Le récif en effet est malade aux Tuamotus, et les poissons sont à risque de Ciguatera, toxine qui si elle est ingérée par l’homme donne des symptômes neurologique potentiellement graves. Là c’est ok, loches marbrées, perroquets, chirurgiens sont consommables. Gaston nous le découpe, il sera sur le BBQ de ce soir!

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    Il faut dire que cela fait 2 semaines que Loïc et victor d’entrainent à la chasse sous marine, ici c’est le spot idéal. Sauf que les requins rodent…A peine le poisson est-il fléché qu’il faut le remonter au bateau. En moins d’une minute, un requin apparait, tournant et virant, cherchant la proie. Le pire encore est quand on flèche un poisson qui s’échappe, blessé : c’est ce qui arrive à Loïc, son gros merou, blessé à l’abdomen se réfugie sous un rocher : un gros requin arrive, tout énervé, tournant autour du rocher, en mode « chasse ». C’est le signal pour nous du repli vers l’annexe, tout le monde sort de l’eau.

    Il nous arrive la même mésaventure à Arthur et moi, qui nous entrainons quelques longueurs plus loin avec un simple harpon à élastique dans 3m d’eau : je ne pensais pas réussir à harponner un poisson et pourtant si : whaou!! un mérou!, je le tiens au bout de mes pics, mais comme je l’ai coincé sous un corail, j’ai du mal à le déloger, et il se détache tout seul, file, et un requin se pointe, à la recherche du blessé, il repart, il peur de nous, mais nous aussi on a un peu peur de lui….. autant vous dire que nous sommes remontés dare-dare à l’annexe, fin de la balade sous-marine pour tout le monde. Et au milieu de toute cette action, notre petite Anna, 4 ans et demi, un peu impressionnée mais confiante, et qui nage depuis quelques jours sans brassard, avec son masque et ses palmes : à 4 ans et demi, bravo, nous sommes très fiers de toi!IMG_0504

    Bon, pour se nourrir , le mieux finalement, c’est d’aller au resto .

    IMG_0466Gaston prépare le cochon,

    IMG_0476et nous reçoit avec Valentine, la soeur de Leiza (de Hirifa-sur l’atoll de Fakarava). Ils nous a préparent une belle fête pour les bateaux de passage :  (Moby, Mercredi Soir, TalithaKoum, Jambon-Beurre, Invictus) Langouste, cochon grillé et poisson au lait de coco, un vrai festin,

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    suivi d’un petit récital de Ukulélé avec Grand Père et Gaston son mari.

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    Tout comme sa soeur Leiza, Valentine tient avec son mari Gaston une table d’hôtes réputée auprès des bateaux de passage. Nous sommes accueillis comme des princes, d’autant que l’un des bateaux avec qui nous arrivons est celui d’un de leurs amis, Pierre et sa famille sur Talithakoum. IMG_0480Le lieu est accueillant : terrain de pétanque, bar ouvert toute la journée, mouillage sur bouée (donc pas de problème que nous repartirons pour lever notre ancre), bibliothèque d’échange de livre…IMG_0449

    Les enfants jouent aux boules, passent leur temps à caresser les 3 petits chiots de la maison, se baignent, ramassent des coquillages,

    Le fils de Leiza, (et le neveu de Valentine) tient pour sa part une charmante pension de famille à quelques mètres de là. IL nous accueille très gentiment pour regarder le foot dimanche matin en direct à la télé : avec les 12h de décalage horaire, c’est le matin pour nous! Nous sommes un peu déçus de voir la France perdre, mais ravis d’avoir pu suivre cet évènement à l’autre bout du monde.IMG_0450

    Tout ce petit de vit sur un motu, élève ses cochons, et vit de la pêche et du tourisme : bateaux de passage pour Valentine et Gaston, touristes fans de pêche sous-marine et de nature sauvage pour Jean et sa femme, qui est institutrice à Fakarava, non loin de là.

    Après ces quelques jours plutôt sympas et festifs, rassasiés de snorkeling, de chasse au fusil, nous mettons le cap sur Apataki. IL semble que notre petit groupe se scinde en deux : Invictus et Mercredi Soir rejoignent Papeete directement, pour faire un avitaillement sérieux, des courses et réparer les systèmes défectueux. Ils y retrouveront Quatra et d’autres pour les fêtes de Heiva.

    Nous préférons pour notre part continuer encore 10 jours sur les Tuamotus , accompagnant Jambon-Beurre et Talithakoum : Apataki et Rangiroa nous semblent être des escales qui vient le coup… Paeete attendra!

    Talithakoum sortant de la passe de Toau
    Talithakoum sortant de la passe de Toau
  • Les Tuamotu sauvages :  l’atoll de Tahanea

    Les Tuamotu sauvages : l’atoll de Tahanea

    3 nuits et 2 jours de nav, dont les dernieres 24h pas facile, du vent et des grains, Loïc n’a quasiement pas dormi, moi j’étais très fatiguée par cette traversée que nous avons faite travers au vent, allure moins confortable que les allures plus abattues dont nous avons l’habitude depuis notre traversée de l’Atlantique.

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    A l’arrivée, la passe était à l’étale, facile à aborder.

    IMG_6111Nous avons passé 2 jours enfermés dans le bateau, dans le mouillage inconfortable de la passe, en mode « comme un dimanche pluvieux en Bretagne » : faire des jeux de société, regarder des films et faire des gâteaux – tout en étant un peu nerveux sur la tenue du mouillage.

    brioche au miel et beurre salé

    C’est un atoll inhabité, dans le sens où il n’y a pas de villages, seulement 2 familles plus ou moins itinérantes qui vont d’un motu à l’autre pour récolter le coprah.
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    Les eaux sont extrêmement poissonneuses : un petit bout de pain dans l’eau et voilà ce qu’on voit!IMG_6071 IMG_6073

    Dès que le temps a été meilleur, nous avons bougé dans un mouillage plus joli à l’autre bout du lagon, toujours assez venté, mais abrité du clapot cette fois-ci. Quelques bateaux étaient déjà là, nous trouvons tout de même un petit motu avec un seul bateau : un cata beaché, amarré à 2 cocotiers.

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    presque seuls au mouillage…

    Nous descendons à terre pour une petite promenade de fin de journée, heureux de poser le pied après 5 jours enfermés bord passons devant le cata jaune que nous avions reconnu de loin : c’est le fameux Banana Split, le cata d’Antoine! Es-il toujours l’heureux propriétaire? Eh oui, il nous salue, nous papotons 5 mn. Quel heureux hasard pour notre premier motu de croiser l’un des navigateurs qui nous a inspiré, fait rêvé, et dont nous avons lu les livres (« Mettre les voiles » fut l’un de nos livres de chevets il y a 15 ans à Maurice).

    Moby et Banana Split, le cata d’Antoine

    Victor a pris son premier cours de kite avant- hier avec Loïc : mania sur la plage, puis body-drag dans le lagon qui n’est pas profond. Il s’est bien amusé, et s’est écoulé de fatigue à table le soir….Hier rebelote, body drag, je pense qu’l va bientôt lui mettre la panche aux pieds!

    Arthur en profite pour faire du cerf-volant : excellent exercice de mania avant de des mettre au Kitesurf dans quelques années.

    Et là, nous avons encore bougé hier pour un autre motu tout mignon, nous apprêtant le soir a faire un feu sur la plage comme promis aux enfant, quand nous avons recu un appel à a VHF : Nos amis d’Invictus étaient arrivés le matin même sur un motu un peu plus loin, avec Mercredi soir et Fata Morgana : nous décidons de les rejoindre, et avons passé une super soirée sur la plage, gros feu de camp, brochettes, rosé, whisky-ananas…. et capture de crabe de cocotier : notre 1er!! Les enfants étaient aux anges.

    Le lendemain, nous repartons  pour un nouveau Motu, un nouveau feu de camp et une chasse aux crabes, avec la même équipe, plus un autre cata arrivé des gambiers  : nous sommes 5 catas amis, et amis d’amis au mouillage, 11 enfants en tout de 3 à 15 ans, c’est la fête!

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    Le lendemain matin, nous partons en annexe pour Bird Island, un petit ilot perdu au milieu du lagon : c’est le lieu de niche des oiseaux Tikkis. Nous explorons l’îlot à la recherche de leurs nids, et découvrons des coraux magnifiques, merveilleusement préservés, et un mini-lagon dans le lagon, quelques bébés requins qui passent, les enfants grimpent sur les roches pour les apercevoir.

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    Après une semaine d’exploration de ce lagon et de 3-4 motus, nous décidons de lever le camp pour Fakarava, un autre atoll un peu plus au nord, réputé pour ses passes poissonneuses et ses requins!