Étiquette : chasse sous marine

  • Toau : du poisson et de la fiesta!

    Toau : du poisson et de la fiesta!

    Victor se souviendra longtemps de Toau comme de l’endroit où il a pour la première fois fléché un poisson : un mérou, appelé ici loche marbrée et réputé pour sa chair!

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    Aussitôt, nous l’apportons à terre : à chaque atoll, nous prenons soin de demander aux pêcheurs locaux quel poissons sont mangeables. Le récif en effet est malade aux Tuamotus, et les poissons sont à risque de Ciguatera, toxine qui si elle est ingérée par l’homme donne des symptômes neurologique potentiellement graves. Là c’est ok, loches marbrées, perroquets, chirurgiens sont consommables. Gaston nous le découpe, il sera sur le BBQ de ce soir!

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    Il faut dire que cela fait 2 semaines que Loïc et victor d’entrainent à la chasse sous marine, ici c’est le spot idéal. Sauf que les requins rodent…A peine le poisson est-il fléché qu’il faut le remonter au bateau. En moins d’une minute, un requin apparait, tournant et virant, cherchant la proie. Le pire encore est quand on flèche un poisson qui s’échappe, blessé : c’est ce qui arrive à Loïc, son gros merou, blessé à l’abdomen se réfugie sous un rocher : un gros requin arrive, tout énervé, tournant autour du rocher, en mode « chasse ». C’est le signal pour nous du repli vers l’annexe, tout le monde sort de l’eau.

    Il nous arrive la même mésaventure à Arthur et moi, qui nous entrainons quelques longueurs plus loin avec un simple harpon à élastique dans 3m d’eau : je ne pensais pas réussir à harponner un poisson et pourtant si : whaou!! un mérou!, je le tiens au bout de mes pics, mais comme je l’ai coincé sous un corail, j’ai du mal à le déloger, et il se détache tout seul, file, et un requin se pointe, à la recherche du blessé, il repart, il peur de nous, mais nous aussi on a un peu peur de lui….. autant vous dire que nous sommes remontés dare-dare à l’annexe, fin de la balade sous-marine pour tout le monde. Et au milieu de toute cette action, notre petite Anna, 4 ans et demi, un peu impressionnée mais confiante, et qui nage depuis quelques jours sans brassard, avec son masque et ses palmes : à 4 ans et demi, bravo, nous sommes très fiers de toi!IMG_0504

    Bon, pour se nourrir , le mieux finalement, c’est d’aller au resto .

    IMG_0466Gaston prépare le cochon,

    IMG_0476et nous reçoit avec Valentine, la soeur de Leiza (de Hirifa-sur l’atoll de Fakarava). Ils nous a préparent une belle fête pour les bateaux de passage :  (Moby, Mercredi Soir, TalithaKoum, Jambon-Beurre, Invictus) Langouste, cochon grillé et poisson au lait de coco, un vrai festin,

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    suivi d’un petit récital de Ukulélé avec Grand Père et Gaston son mari.

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    Tout comme sa soeur Leiza, Valentine tient avec son mari Gaston une table d’hôtes réputée auprès des bateaux de passage. Nous sommes accueillis comme des princes, d’autant que l’un des bateaux avec qui nous arrivons est celui d’un de leurs amis, Pierre et sa famille sur Talithakoum. IMG_0480Le lieu est accueillant : terrain de pétanque, bar ouvert toute la journée, mouillage sur bouée (donc pas de problème que nous repartirons pour lever notre ancre), bibliothèque d’échange de livre…IMG_0449

    Les enfants jouent aux boules, passent leur temps à caresser les 3 petits chiots de la maison, se baignent, ramassent des coquillages,

    Le fils de Leiza, (et le neveu de Valentine) tient pour sa part une charmante pension de famille à quelques mètres de là. IL nous accueille très gentiment pour regarder le foot dimanche matin en direct à la télé : avec les 12h de décalage horaire, c’est le matin pour nous! Nous sommes un peu déçus de voir la France perdre, mais ravis d’avoir pu suivre cet évènement à l’autre bout du monde.IMG_0450

    Tout ce petit de vit sur un motu, élève ses cochons, et vit de la pêche et du tourisme : bateaux de passage pour Valentine et Gaston, touristes fans de pêche sous-marine et de nature sauvage pour Jean et sa femme, qui est institutrice à Fakarava, non loin de là.

    Après ces quelques jours plutôt sympas et festifs, rassasiés de snorkeling, de chasse au fusil, nous mettons le cap sur Apataki. IL semble que notre petit groupe se scinde en deux : Invictus et Mercredi Soir rejoignent Papeete directement, pour faire un avitaillement sérieux, des courses et réparer les systèmes défectueux. Ils y retrouveront Quatra et d’autres pour les fêtes de Heiva.

    Nous préférons pour notre part continuer encore 10 jours sur les Tuamotus , accompagnant Jambon-Beurre et Talithakoum : Apataki et Rangiroa nous semblent être des escales qui vient le coup… Paeete attendra!

    Talithakoum sortant de la passe de Toau
    Talithakoum sortant de la passe de Toau
  • Les îles Marquises : Hiva-Oa

    Les îles Marquises : Hiva-Oa

    Le relief est omniprésent, la moindre baie recèle un ruisseau et une petite vallée, abritant le plus souvent des exploitant de coprah : car on vit surtout de la noix de coco, parfois d’autres produits comme l’exquis pamplemousse ou le Nonni, arbuste recelant un fruits aux vertus pharmaceutiques. Toutes les 3 semaines, le paquebot mixte Aranui (qui transporte aussi une centaine de touristes venus explorer les îles par la mer)  fait escale dans ces petites vallées, chacune son tour, et récupère les sacs de noix de coco, de pamplemousses, les bidons de Nonni, ou des caisses de sculptures des artisans locaux qui seront exposés à Tahiti.

    Une semaine entière s’écoule à Atuona, second plus gros village de l’archipel et chef-lieu de Hivao-Oa. L’occasion de refaire le plein de produits frais, de se connecter à internet et mettre à jour le blog, de profiter des restos locaux, comme la roulotte du samedi soir, qui s’installe du le quai du petit port, attirant un mélange sympa de plaisanciers et population locale.

    Nous sommes mouillés tout au fond de la baie, à quelques brasses de la plage de sable noir. Malgré la couleur peu attirante qui rend les fonds opaques, les enfants sont ravis de jouer dans le ruisseau : après 2 semaines de mers, tout le monde est ravi d’aller se dégourdir les jambes!

    Malgré les fonds gris foncés peu engageants et l’eau particulièrement planctonique, nous nous baignons et observons les raie mantas qui viennent se nourrir en plein milieu de la baie. C’est en paddle que nous pouvons les approcher au mieux.IMG_5335

    Nous profitons également de cette escale forcée pour aller explorer l’île avec John Ozanne, le seul taxi de l’île, et figure locale. Son grand-père est arrivée aux Marquises au milieu du siècle dernier, a épousé une marquisienne et tenu la seule boutique de l’île, qui accueillait en son temps Gauguin venu peindre la douceur polynésienne. Son père a repris le commerce, et a côtoyé Brel, venu y passer les 3 dernières années de sa vie, conquis par le charme et la douceur de ses habitants.

    Le but principal de la journée, c’est le site archéologique de Paumau, abritant le plus complet marae de Polynésie , niché au pied d’un impressionnant  piton rocheux.

    Au passage, nous nous arrêtons chez Lucien O’Connor, dont le grand-père irlandais avait fait escale en voilier au début du siècle dernier, et n’en est jamais reparti. IL exploite avec ses 3 frères la vallée voisine, plantés de centaines de pamplemousses, bananiers, citronniers…. Les O’Connor sont des bosseurs nous dit John. En effet, non content d’exploiter sa ferme, Lucien s’est mis sérieusement au miel s’est formé auprès d’apiculteurs français, et produit une merveille de miel doré et parfumé.

    Nous ferons un stop pour découvrir le Tikki Souriant, unique au monde, tout les autres font le tête….

     

    Et terminons par un picnique sur la plage.

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    Impossible de ne pas s’arrêter visiter l’aéroport d’Hiva-Oa. Jacques Brel y avait son petit avion. Aujourd’hui, c’est Vincent, le mécano d’Air tahiti, et qui vient d’ouvrir un petit chantier de carénage bateau, qui a repris le hangar et  l’activité de l’aéroclub : pour l’instant, c’est le seul membre!

    Hiva-Oa acueile un centre de formation de l’armée pour apprendre aux jeunes des métiers. Nos les voyons s’entrainer le matin sur leurs pirogues.IMG_5448

    Le mythe de l’île providentielle sur laquelle tout pousse sans effort, et où l’on a qu’à se baisser pour se nourrir de coco, bananes, et Uru (fruit à pain) n’est pas complètement faux : tout abonde ici. Les ruisseaux coulent en cascade, la mer regorge de poissons, et ces latitudes ne connaissent pas les cyclones. Mais la langueur polynésienne est une légende : ici les pêcheurs sont en mer dès 2h du matin, les marquisiens se lèvent à l’aube, et travaillent dur sur leurs terres. Mais leur secret, c’est qu’il prennent le temps de vivre, de célébrer la nature, Nous avons rencontré plusieurs de ces retraités marquisiens qui après avoir travaillé à la ville, à Tahiti ou ailleurs, toute leur vie reviennent passer leur retraite à travailler sur le lopin de terre, vivant très simplement de leur pêche et de leurs cultures, à quelques heures de cheval du village le plus proche.

     

    Après une semaine d’escale  dans cette baie de sable noir, nous aspirons à du bleu turquoise, et appareillons pour le nord de Tahuata, l’île toute proche, au mouillage enchanteur.

     

    Les mouillages du Nord d’hava Oa sont aussi superbes, comme Hanamenu , et à Tanaeka où les enfants se régalent dans les vagues.

    Hanamenu
    Hanamenu

    La petite cascade d’eau douce est ravissante et rafraîchissante… mais gavée de nonos, ces minuscules moustiques très irritants.

    Le soir, nous organisons un feu sur la plage avec nos amis d’Invictus.

    Toujours avec eux, en route vers Nuku Hiva, nous faisons une escale de jour insolite  l’îlot de Fatu Huku.

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    avec Invictus à Fatu Huku

    Ce rocher perdu au milieu de l’archipel est spectaculaire, et la grotte traversante est incroyable!

    Nous nous arrêtons pour un snorkeling « sauvage », peu de coraux, mais des tonnes de poissons. Finalement, la mer est trop agitée pour rester y dormir, et nous mettons le cap pour une nav’ de nuit vers Taiohaé.