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  • Escale inattendue à Wallis

    Escale inattendue à Wallis

    Partis de Suwarrow depuis 48h, et en route pour les Fiji, nous apprenons par nos fichiers météo qu’une dépression tropicale est en formation entre les Fidji et les Vanuatu.

    La décision du captain est sage : nous allons nous arrêter quelques jours en chemin pour laisser passer ce mauvais temps. Ce ne sera pas Niuatoputapu aux Tonga, pourtant recommandée par mon oncle Jean-Alain, car elle se trouve sur une route un peu trop sud pour être vraiment protégés du mauvais temps. Cela aurait pu être Pago-Pago aux Samoa Américaines : escale tentante avec les supermarchés bien achalandés, ou les Samoa Occidentales, encore trop éloignées de notre destination. Finalement, nous continuons notre route Nord et gardons le cap à l’ouest, pour rallier Wallis!

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    passage devant les Samoa Occidentales

    Petit territoire français d’Outremer, Wallis et Futuna sont à abri des routes de passages des tourdumondistes : une quarantaine de voiliers par an y font escale : nous serons le 38ème! La plupart de ceux qui rallient la Nouvelle -Zélande en octobre/novembre pour quitter la zone cyclonique du pacifique sud, optent pour les îles Cook, puis les Tonga.

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    Cela nous fait tout drôle d’entrer dans ce lagon -qui ressemble pourtant à bien d’autres lagons polynésiens- sans y voir un seul voilier! Pas non plus une seule barque de pêcheur à l’horizon, pas une pirogue ni même un va’a, ces remarquables pirogues de sport à balancier : il faut dire que c’est dimanche, tout le monde doit être à la messe…

    Nous saluons de loin quelques personnes venu passer le dimanche au motu de la passe,

    img_8103et rejoignons Mata-Utu, le village principal où nous irons faire notre clearance le lendemain au près de la gendarmerie.

    Il ne fait pas très beau à Wallis pendant notre séjour, nous essuyons grains sur grains, puis de la pétole sur une chaleur torride : nous avons bien fait de nous y abriter quelques jours, être en mer ne doit pas être agréable.

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    Le marnage est important, et à marée basse, des pêcheurs à pieds apparaissent

     

    Nous profitons de cette escale inattendue pour récupérer notre retard à l’école : Victor a dû travailler double dose et reprendre tous ses cours : le travail qu’il a en effet effectué au CNED pendant les 3 première semaines de septembre n’a pas pu être pris en compte, car  les cours de 4ème que nous avons téléchargé fin août sur le site du CNED étaient ceux de l’année 2015-2016 au lieu de ceux de l’anne 2016-2017, et les premières évaluations de Victor n’ont pu être corrigées par les profs, désolés de ce mauvais aiguillage, mais impuissants.  Comment une telle erreur a pu être possible sur le site du CNED, nous n’avons toujours pas eu de réponse de leur part et restons perplexe- nous ne sommes pourtant pas les seuls, nos amis du bateau Excallibur sont dans le même cas.img_2680

    J’en profite pour rédiger un petit aparté «CNED », à destination des futurs parents français qui s’apprêtent à utiliser le CNED pour leurs enfants : les cours du college sont d’une qualité exceptionnelle, à la fois très bien organisés, joliment présentés, clairs, avec de très nombreuses illustrations, et un niveau d’exigence très élevé.… qui demande une forte implication des parents, surtout dans les matières scientifiques. Et pourtant nous avons la chance d’avoir un élève très bien préparé au collège, autonome et qui pige vite. Mais cela ne suffit pas : Loïc s’est donc beaucoup investi depuis la rentrée, en Sciences Physiques et Maths, où l’on aborde des bases importantes : fractions, puissances, calcul de surfaces,  etc…. Les 2-3 heures de travail quotidien se sont donc transformées en 4-5 heures, histoire de pouvoir mettre Victor en vraies vacances aux Fijis quand nous aurons la visite des grands-parents.

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    cours de maths sur le trampoline

    J’ai la chance d’avoir un mari pédagogue et investi dans l’éducation des enfants, ce qui est loin d’être le cas des bateaux que nous rencontrons, dont les mamans assurent seules la scolarité des enfants, et je leur tire mon chapeau!

    Les journées se passent donc le matin à travailler, l’après-midi à se relaxer, à terre, à bord de Moby ou au Motu.

    Dès le lundi, nous descendons à terre, pour quelques petites courses.

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    La superette locale est une belle découverte, probablement la mieux tenue de toute la Polynésie Française. Nous restons ébahis devant le rayons surgelés, impeccablement présenté, et achalandé… en produits bretons!

    L’attroupement que nous formons et nos yeux gourmands ne passent pas inaperçu (il faut dire que nous sommes quasi les seuls clients, et surtout les seuls en tenue de touristes : shorts et casquettes….) : le directeur vient nous saluer gentiment. Après quelques minutes de palabres nous apprenons qu’il sait qui nous sommes, son ami qui s’occupe de la « radio » l’avait prévenu qu’un catamaran arrivait dans l’île. Il faut dire que Moby ne pas pas inaperçu, seul bateau au mouillage…

    A Wallis, tout se sait, c’est un pays de la taille d’un village!img_8126

    Avec 1 roi (Wallisien), et un préfet (français), l’île se partage entre des traditions restées vivaces, une très forte influence des églises (les écoles primaires sont toutes tenues par des religieux) et une jeunesse qui grandit en lorgnant des yeux la vie à l’occidentale : il en résulte une émigration importante, et un dépeuplement inexorable. (il y a plus de Wallisiens émigrés que de Walllisiens résidents à Wallis. ). La nouvelle -Calédonie est le choix premier, avec qui Wallis entretien de très forts liens économiques et logistiques  : c’est par là que transitent les fameuses Saucisses Jean Floch’!!

    Peu d’avenir donc pour cette île qui se vide de sa jeunesse active et pensante : rares sont ceux qui rentrent au pays après leurs études, l’îles offrant de maigres perspectives en terme d’emploi. Petite curiosité :  il n’y a peu ou pas de tourisme à Wallis.img_8143

    Cela est tout à fait curieux car le lagon est superbe, la population accueillante et les motus qui le bordent tout aussi beaux que bien d’autres en Polynésie. Nous nous régalons l’après-midi, en levant l’ancre du village pour aller la poser au bord d’un motu : eaux cristallines, et jolies plages, c’est la récompense des enfants après les heures d’école du matin.

    La seule visite que nous ferons est à la cathédrale, qui se dresse majestueusement devant le port, à quelques encablures de Moby.

    Il faut dire que la chaleur accablante n’est pas très propices aux balades : on sent que l’été arrive, l’eau est à 30°, et l’air encore plus chaud.

    Anna m’accompagne à la Poste pour y déposer nos cartes postale de Suwarrow, et prendre en photo sa « Clémentine Aplatie », petite mascotte de sa classe de Moyenne section de Plougonvelin que nous faisons voyager. img_2764

    Nous quittons Wallis après 4 jours d’escale fort paisible sans avoir pris temps d’explorer l’île ni de faire beaucoup de rencontres : c’est aussi cela la vie de bateau!

    Il s’avère en plus que nous avions eu raison de repousser notre arrivée aux Fidji, qui ont reçu le passage d’une onde tropicale pendant le week-end, avec 2 jours de mauvais temps, des vents de 40 noeuds, 50 en rafale dans la marina de Vuda Point qui était notre point d’atterrissage prévu! Sans regrets donc.

    Plus que 3 jours de navigation, cap au sud et nous serons aux Fidji.

  • Bora-Bora, destination mythique

    Bora-Bora, destination mythique

    Il nous tarde de découvrir Bora-Bora dont la silhouette si caractéristique nous parle depuis le soleil couchant de Tahaa.

    coucher de soleil sur Bora-Bora
    coucher de soleil sur Bora-Bora

    Nos sommes curieux d’approcher cette île mythique, au physique de carte postale, peuplée d’hôtels de luxe, mais aussi terre d’élection d’aventuriers voyageurs comme Paul-Emile Victor ou Alain Gerbault? Vivement que nous nous fassions notre propre idée : Paradis Perdu ou île aux 2 visages?

    A l’aborder en voilier, rien ne distingue Bora-Bora de ses consœurs des îles sous le vent : la passe est très large, facile, et balisée, tout comme le chenal du lagon jour et nuit!

    Les premiers contacts à terre sont mitigés : l’île est  peu avenante en terme d’infrastructure, étonnant pour une île si touristique, à l’instar de la supérette locale, la moins pimpante de toutes celles que j’ai pu fréquenter en Polynésie, et dont la façade est bien le reflet de son état d’entretien intérieur ….

    le super U
    le super U

    Le yacht Club où nous faisons notre arrêt «  réapprovisionnement » est par contre très pimpant,

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    On y mange très bien et les cocktails au soleil couchant inoubliables, dans une ambiance longe bar digne de St-Trop….

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    coucher de soleil au Yacht Club

    Nous quittons vite Vaitape, (la ville) pour la côte Est de Bora : celle des cartes postales et de hôtels.

    La navigation dans le chenal est magique : les couleurs de ce lagon sont irréelles, nous survolons de la pure turquoise; à notre gauche, la montagne de Bora si photogénique capte tous les regards, et à notre gauche défilent les hôtels de luxe sur pilotis : Four Seasons, St-Regis, Meridien, Sofitel…. Tout cela est très beau, et plutôt bien intégré dans le paysage, « c’est grandiose » comme dirait Anna.

    L’hôtel Four Seasons

    Nous rejoignons tout au bout du lagon nos amis d’Invictus, Fata Morgana, Excalllibur et Cool Runnings, déjà là depuis 2 semaines pour certains : ils ont trouvé le mouillage idéal, une très grande baie sur un motu très peu habité et une vue imprenable sur le piton : nous y retrouvons l’ambiance des Tuamotus, le relief en plus!

    L’arrivée, avec Victor tracté par Moby!

    Le panorama est vraiment incroyablement beau, nous ne  nous lassons pas du spectacle du piton de Bora. img_7352

    Y compris au coucher du soleil

    img_7348Côté activités, c’est tout autant sympa : Loïc kite avec son ami Ivo,

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    Les enfants profitent de la plage sauvage,

    Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Ralph, en vacances sur Invictus ; les enfants lui confectionnent une carte anniversaire

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    Victor fait plus ample connaissance avec ses amis américains Ben et Gaby ; ils ont une bouée tractée!!

    Le matin nous allons plonger sur le spot des raies mantas : c’est Toby et Nicole d’Invictus, du haut de leurs millers de plongées qui coachent les volontaires tous les matins : nous sommes tous équipés d’au moins un équipement de plongée par bateau (stab+bouteille), utile en cas de problème sur une ancre ou un travail prolongé sur une hélice.

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    La visibilité n’est pas toujours excellente, mais les raies sont au rendez-vous (presque) tous les jours. Elles nous offrent un vol majestueux, et la plongée permet de rester observer leur ballet de longues minutes.  capture-decran-2016-09-23-a-12-26-03

    Autre curiosité du coin : le jardin de corail, en effet gavé de poissons.

    Il faut dire qu’ils sont nourris au pain, par les (très) nombreux bateaux de touristes, ce à quoi nous nous refusons d’adhérer, depuis que nous avons appris que ces malheureux devenaient diabétiques à force de manger tant de pain, qui se transforme chez eux en sucre, que leur organisme ne sait traiter…

    Nous ne manquons pas non plus d’organiser un « Bon Fire » (expression de nos amis ange-saxons) sur la plage, histoire de se retrouver entre copains, comme à notre habitude. img_7356Pas facile de dénicher le bon coin, qui ne gênera pas les riverains…. je sillonne la baie l’après-midi en annexe avec les enfants à la recherche d’une portion de plage inhabité : le premier spot identifié ne convient pas : un panneau « TABU » nous indique qu’il ne faut pas débarquer.  Nous n’irons certainement pas braver cette interdiction, les croyances sont encore bien ancrées. Plus loin, ils y trop de maisons, mais au milieu, ce bout de terrain abandonné nous semble convenir.

    les ados sont chargés d'aller chercher du bois
    les ados sont chargés d’aller chercher du bois

    Tous les enfants…

    Un autre soir, nous aurons moins de chance : arrivés en annexe à la pointe de la plage pour y récupérer nos kitesurfers, Loïc improvise un cours de drone avec Toby, nouvellement équipé, une troisième famille débarque, les enfants jouent,

    les adultes papotent, le soleil tombe, une quatrième famille arrive avec des bières, nous voilà à savourer un apéro improvisé sur la plage….mais pas au bon endroit.

    img_1877La propriétaire sort de sa tanière pour nous dire combien nous dérangeons : la planche des enfants qui empiète sur son terrain, les saletés que nous allons faire avec notre apéro….

    Il est vrai que le style de vie que nous avons commencé à savourer aux marquises puis aux Tuamotus sur des motus déserts, est ici confronté à une surpopulation… touristique. Pas moins d’une vingtaine de bateaux sont à l’ancre ici, certains y habitent à l’année. Visiblement, la cohabitation est difficile.

    Puisque nous avons enfin réceptionné nos 5 colis, grâce à un très efficace transitaire  : les questions de dédouanement pour voiliers de transit est un casse-tête, réceptionner des colis est compliqué, très compliqué…et stressant! mais ça y est, nous avons tout récupéré : plus rien ne nous retient en Polynésie! Nous sommes en fin de saison, il nous faut avoir rejoint la Nouvelle-Zélande au plus tard fin novembre, ce qui nous laisse 2 petits mois (dont 5 semaines aux Fijis) .
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    Un dernier mouillage de charme, niché entre 2 hôtels, une baie bien abritée, véritable piscine géante, avec nos amis d’Excallibur.

    Coucher et lever de soleil

    Paradisiaque… ou presque car les hordes de jetskis déboulant par groupe de 10 dans la baie, rasant nos bateaux et faisant des cercles devant nous à gros renfort de pétarades bruyantes, c’est tout juste insupportable : et ce, 10 fois dans la journée!!

    C’est là que nous nous préparons au départ de Polynésie : nettoyage des coques, rangement du bateau, baignades,  et demain, la clearance de sortie du territoire sera postée,

    img_2268Les pleins d’eau faits au Yacht Club

    img_2272 et un dernier approvisionnement de produits frais et surgelés.

    un dernier apéro sunset entre copainsimg_2261 img_2257

    Nous appareillons pour Suvarov, aux îles Cook, avant de relier les Fijis ou vous retrouverons Papily et Family pour un mois!

    A très vite pour de nouvelles aventures.

  • Les Tuamotu vus du Ciel

    Les Tuamotu vus du Ciel

    Si vous avez aimé notre article précédent « Les Marquises vues du ciel, vous aimerez tout autant les Tuamotu pris en photo par Loïc avec son drone.

    Nous avons passé un gros mois aux Tuamotus, et avons le plus souvent eu un alizé soutenu, qui a souvent empêché Loïc de sortir son drone. Nous n’avons pas d’images donc de tous les mouillages….

    RANGIROA :

    Ces images sont prises dans le sud de Rangiroa, un zone très isolée et peu fréquentée des bateaux de passage. Nous étions comme seuls au monde!

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    APATAKI

    Dans le Nord d’Apataki, proche de la passe de Tehere, nous nous sommes arrêtés en journée pour profiter du merveilleux snorkeling, en bordure de plage.

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    FAKARAVA

    Dans le sud de l’Atoll, près de la passe de Tumakua, les motus s’alignent, et se visitent à pieds, en passant de l’un à l’autre par de petits ponts ou gués.

    vue vers le sud de la passe

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    vue vers le nord de la passe

    en remontant vers le nord de Fakarava, nous nous arrêtons à Hirifa :

     

    .

    TAHANEA

    C’est le plus sauvage des atolls que nous ayons visité et le moins habité

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    Mais nous ne sommes pas tout à fait seuls au monde, car nous tombons pas hasard sur un autre cata, jaune, dont le nom nous est bien connu : il s’agit de Banana Split, le bateau d’Antoine, le célèbre navigateur, carrément beaché sur la plage, amarré à des cocotiers!

    Moby et Bananasplit au mouillage

    Banana Split mouillé en tout bord de plage, amarré à des cocotiers

    Plus tard, nous avons migré vers un autre motu isolé, et retrouvé nos amis d’Invictus, Mercredi Soir, Fata Morgana et Quatra pour un gros BBQ.

     

     

     

  • L’école à bord

    L’école à bord

    C’est d’ailleurs comme cela qu’Arthur et Anna m’appellent très sérieusement pendant les heures de « classe » du matin : Maîtresse!

    séance d'école du matin pendant la transat

     

    L’école à bord de Moby a commencé pour Victor pendant notre semaine d’escale à Lanzarote. Son rythme est de travailler 3 séances d’une même matière d’un sel coup, ce qui lui demande pas mal de concentration, puis après une pause, de travailler de nouveau 3 séances d’une autre matière. Il est rapide, (peut-être trop ?) et a déjà pris un peu d’avance sur le programme, l’idée étant de travailler plus pendant les traversées pour se libérer du temps en escale et ne travailler que le matin. Sa place préférée : la table à carte!
    Victor travaille à la table à cartes

    Pendant la traversée, il a travaillé tous les jours, 2 à 3h en moyenne par jour -les copains du collège vont dire que c’ets peu, mais il bosse 7 jours sur 7, y compris les dimanche et jours fériés!! Le temps de travail s’allongent en période de devoirs à rendre : un devoir par matière toutes les 3 semaines.Victor à la table à carte

    Pour Arthur, pas de CNED, mais nous suivons le même programme que ses petits copains de CP de son ancienne école, avec ses manuels de math et de français que j’avais récupérés auprès de son institutrice. Il est très content de continuer avec la même méthode et tient absolument à se calquer sur le rythme qu’avait par son institutrice Laetitia : tous les matins, nous commençons par 1 page du fichier de français et une page du fichier de math, plus un peu d’écriture ou de lecture selon les jours.

    le fichier de français

     

    lecture d'un "vrai livre de grand"

    L’après-midi est consacrée à l’histoire, la géographie, les sciences au fil de nos découvertes. Nous avons commencé l’école quelques jours après notre départ de Lanzarote, une fois tous bien amarinés.

    Pendant la traversée, nous avons ainsi travaillé sur :

    Les voyages de Christophe Colomb, sous forme de récit que j’ai lu aux enfants, dans la Grande Aventure des Océans, Editions Bouquins et  l’Atlas des Explorations chez Gallimard Jeunesse. Nous avons aussi consulté des cartes marines de l’Atlantique, retracé notre voyage, celui de Colomb, comparé la durée, les pays d’arrivée, les bateaux utilisés etc…

    L’espace : description de notre système solaire, grandes dates de création univers, definition de ce qu’est des étoiles, nébuleuse, un soleil, un satellite … Puis mise en application en regardant les étoiles le soir dans le trampoline ( Sources des explications : mon Encyclopédie des Sciences 6-9 ans chez Gallimard Découvertes, et aux éditions Ouest France,le petit fascicule Observer les Etoiles)

    La météo : nous avons étudié avec des documents Montessori 12 phénomènes météo différents, nous avons lu les définition, observé les images et effectué une séance de questions réponses avec nos deux spécialiste du bord : l’ingénieur Thomas et le météorologue Loïc ( La Météo chez Document Montessori et La météo expliquée aux enfants de Jean Nicolas aux éditions Cepadues)

    Le jeu du soleil Montessori, nous a permis de classifier les grandes familles d’êtres vivants : végétaux, animaux, herbivores, carnivore et omnivores. Plusieurs questions sur la chaîne alimentaire, que nous étudierons ultérieurement ( Jeu du soleil chez document Montessori)

    Le plancton : en bons Planktonautes que nous sommes, nous avons pu faire 2 recoltes de plancton : l’une en longeant Lanzarote, l’autre en plein milieu de l’Atlantique grâce à une période de calme. L’occasion de parler des différentes sortes de plancton : phytoplancton, zoo plancton, etc…. ( Plankton, Wonders of the drifting world )

    Les baleines : après avoir aperçu notre première baleine minke, nous sommes allés dans notre petit livre descriptif des différentes sources ( Dorling Kindersley Whales, Dolphins and porpoises) pour l’identifier, et apprendre à différencier les différents cétacés : cachalot, baleine, globicéphales etc…

    Du matelotage avec Loïc, qui a initié Arthur et Anna aux noeuds principaux : noeud plat, noeud de 8 et noeud de chaise. IMG_3724

    Pour Anna qui est en MS, c’est du 100% Montessori, avec comme base les cahiers de Balthazar, complèté par des jeux sur les sons, le travail avec les lettres rugueuses,  comme le « petit œil »  qui lui plait beaucoup. Je la laisse choisir de commencer par l’activité qu’elle préfère.

    le petit oeil

    les lettres rugueuses

    Nous nous octroyons également une pause récré en milieu de matinée, entre les maths et le français d’Arthur : 15 à 20 mn  histoire de recharger les batteries : les enfants en profitent pour all’er sauter sur le trampoline, faire un peu de chaise, un petit plouf dans l’eau si le temps le permet, ou bien une activité d’intérieur type pâte à modeler, dessin, ou une activité  » récompense » comme l’observations a la loupe binoculaire du corail ramasse sur la plage la veille, ou des papillons que nous avions accueillis à bord .

    observation du corail à la loupe binoculaire
    observation du corail à la loupe binoculaire

    l’école de matelotage

    Bref, pour l’instant, on ne s’ennuie pas, et les enfants sont plutôt contents de se mettre au travail. Quand le manque de motivation se fait sentir, j’ai plusieurs arguments :

    • pour Victor, qui doit rendre ses devoirs dans les temps toutes les 3 semaines, c’est que plus il travaille vite (et bien!), plus il aura de temps pour faire d’autres activités, et plus il pend d’avance pendant les traversées, plus il aura de temps libre en escale.
    • pour Anna, si je la vois déconcentrée, inattentive, je la renvoie tout simplement dans sa chambre jouer ou se reposer, et elle n’a le droit revenir que si elle se sent « prête à travailler ». Ca marche très bien, car à son âge, être auprès de maman, c’est précieux!
    • pour Arthur, un peu la même méthode, se reposer dans sa cabine, et revenir dans de meilleures dispositions, avec la pression en plus de terminer au moins 1 page de math et de français chaque matin, avant de faire quoi que soit d’autre d’autre ; et comme « carotte », j’ai toujours prévu une activité sympa comme une baignade à la plage, un snorkeling, une séance de « chaise de mat »…!!
  • L’école à bord

    L’école à bord

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    Le cousin Jules dans sa cabine, modulable en bureau

     

    Mais non, nous ne partons pas pour 2 ans de vacances! Victor qui est en 5ème, va suivre les cours « collège » du CNED , comme son cousin Jules. 2 h par jour tous les matins, et le reste de la journée libre, c’est un rythme qui lui plait bien…

     

    Bosser dur quelques heures, puis du temps libre pour le sport, la découverte en escales, la pêche, la lecture, regarder l’horizon et rêver…

    Victor bouquine sur ILO2
    Victor bouquine sur ILO2

     

    Arthur est en CP l’année du départ, et suivra les cours du CNED en Math et Français. Les autres matières seront abordées au fur et à mesure des escales :

    • la géographie tout naturellement, au fil des pays visités : drapeaux, paysages, habitat, environnement : expérimenter de visu les atolls, volcans, récifs coralliens, le canal de Panama, et 3 océans…
    • les sciences, avec la marche du bateau, la gestion de l’énergie à bord, de l’eau, la météo, les communications, la voile et le moteur…
    • les sciences de la vie et de la terre, en observant les animaux marins et terrestres, les plantes, fleurs, légumes et fruits exotiques, qu’il faudra aussi cuisiner et goûter!
    • la musique et le dessin: enfin du temps pour écouter, partager et expérimenter
    • les langues : l’anglais et l’espagnol que nous pratiquons aisément, et que les enfants utiliseront naturellement pour se faire des copains en escale, sur les bateaux et à terre

    Et bien plus encore, car voyager en voilier, c’est une véritable école de la vie.

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    Un oursin atypique

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    Dessine-moi un bateau!

    Arthur et Hadrien hissent le gennaker sur ILO2
    Arthur et Hadrien hissent le gennaker sur ILO2

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    Dans un village côtier des Philippines