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  • Le retour à terre…

    Le retour à terre…

    Cet article a été écrit deux mois après notre retour de grand voyage, en novembre 2018. Il n'avait jamais été publié, et j'y remédie enfin. 
     
    Voilà deux mois que nous sommes rentrés chez nous :  les enfants ont retrouvé leur maison, le jardin et leurs jeux avec une grande joie.
    Chaque journée est une re-découverte de petits plaisirs de terriens : aller à la boulangerie chercher du pain frais, profiter de l’abondance dans les commerces, savourer des douches chaudes, de longues nuits sans quart…

     

    Les enfants ont retrouvé leurs quatre grands-parents avec lesquels ils sont très complices, et l’adorable petite chienne Gaïa de Papily et Mamily, que nous baby-sittons à l’occasion à la maison.
     
    Nos journées sont occupées à remettre la maison en état. Après avoir été louée tous les étés, elle a besoin d’un coup de peinture, de menues réparations, et de nettoyage de fond. Nous déballons aussi avec plaisir les cartons de nos vêtements d’hiver – nous en aurons bientôt besoin – et retrouvons pleins de trésors.
    La rentrée des classes
    Nous préparons surtout la rentrée des enfants avec beaucoup d’attention, c’est un grand évènement pour eux de retrouver le chemin de l’école, après deux ans et demi d’absence. Arthur et Anna sont en confiance, ils vont retrouver leur ancienne école, et sont très impatients de revoir les copains bien sûr, mais aussi les maitresses qu’ils connaissent toutes. J’ai pris contact avec la directrice pour débriefer nos deux années et demi d’Instruction En Famille (officiellement I.E.F.) : Anne a à coeur d’accueillir au mieux les enfants, de connaître leur niveau et leurs éventuelles difficultés pour préparer leur insertion scolaire.
     
    Nous avons la chance d’avoir une école aussi attentive aux besoins des enfants : c’est une petite structure d’une centaine d’élève, répartis en 5 classes, toutes à double niveau. La pédagogie est centrée sur la bienveillance éducative, la fraternité et l’individualisation des parcours. De notre côté, nous ne nous étions pas focalisés sur le programme de l’Education Nationale, mais avions plutôt choisi de nourrir leur soif d’apprendre : ils ont donc tout naturellement engrangé beaucoup de connaissance et fait des progrès dans les domaines qui les passionnent. Mais d’un strict point de vue « scolaire », ils vont forcément avoir quelques lacunes, qu’il nous importe d’identifier.
     
     
    A l’école primaire
    Anna est plutôt avancée en lecture pour son âge : je me suis résolue à lui apprendre à lire dès l’année de grande section, car à force de voir ses frères lire, elle en avait un désir intense. Elle a donc très vite appris à lire et à écrire à 5 ans, et dévore tout ce qui lui traine sous les yeux : BD, albums, journaux, histoires…. Elle n’est pas très rapide en écriture, et a un peu de retard  en math car je n’ai pas pas tout à fait réussi à boucler le programme de CP l’an dernier…
     
    Son intégration dans la classe de CP/CE1 s’est très bien passée. Elle suit le programme de CE1, aux cotés des enfants de son âge qui sont en CP. Elle a déjà fait un grand exposé en images de son voyage, répondant avec plaisir aux questions des enfants de sa classe. Boulimique d’activités, elle veut faire de la danse, de la gym, du surf, apprendre le piano…. Nous avons limité pour l’instant les activités encadrées, pour garder du temps libre pour bricoler, faire du vélo et garder du temps en famille.
     
    Arthur est calé en math et en sciences : en plus des cours au programme, il absorbait ce que son grand frère étudiait au collège, passionné par les explications toujours très pédagogiques de Loïc sur les questions scientifiques et techniques que nous rencontrions au quotidien : l’énergie, la navigation, la mécanique etc…
     
    Il est aussi fort en grammaire – un jeu de logique pour lui – et en vocabulaire ( pratiquant avec agilité jeux de mots, homophones et calembours), mais rechigne sur l’écriture et manque de sens pratique….
    Après quelques semaines d’école, il a fait de très gros progrès en organisation et en écriture, qui ne lui pose plus du tout de problème. Il a retrouvé toute sa bande de copains, et va avec enthousiasme et beaucoup de sérieux à l’école.
     
    Il est inscrit tous les samedis matin au club de voile de notre village pour faire de l’optimist. Nous avons investi dans un équipement de choc : combinaison hyper chaude, gants en néoprène, cagoule et chaussons d’hiver. Il n’a pas froid du tout, même quand l’eau est à 12° comme en ce moment, et l’air à 8-10 : pas mal pour un gamin qui revient des tropiques!
     
    Il se se régale en particulier quand il y du vent et que ça souffle à 15-20 noeuds!
    A l’école du Cirque
    Et pour rendre la rentrée plus passionnante encore, leur école a accueilli fin septembre un véritable cirque, avec chapiteau, animaux et toute une troupe familiale pour une semaine intensive d’école du cirque.

     

    les équilibristes

    Les enfants de toutes les classes – dès la maternelle – sont allés deux heures par jour apprendre à faire le funambule, les acrobates, le rouleau américain, la boule, les équilibristes…..

    Anna l’acrobate

    Une semaine bien intense où tous ont beaucoup appris, dans leur corps, et dans leur tête, et nous ont délivré, parents, frères et soeur, voisins, et grands-parents un spectacle magnifique, où tous on surpassé leur appréhension et leur trac.

    Arthur sur la boule
    Au lycée
    Victor se son côté est entré au Lycée. Il a passé fin août avec succès un examen d’anglais pour pouvoir intégrer une section internationale britannique, en vue de passer, en plus du bac classique, un bac international (OIB) qui lui ouvrira les portes des universités anglo-saxonnes. Il est ravi, mais conscient que cela représente des heures en plus d’enseignement et de travail à la maison.
     
    Il a de longues, très longues journées, se levant à 6h le matin pour prendre le car afin de commencer les cours à 8h à Brest. Il rentre le soir à 18h30. Il a retrouvé ses copains de collège, et s’en est fait de nouveaux au lycée. Il regrette la liberté de travail et d’horaire que lui permettait le CNED, mais apprécie l’animation du lycée, et la vie sociale entre jeunes.
     
    Il n’a pas voulu suivre d’activité sportive extra-scolaire pour garder du temps libre pour travailler, et pour les copains/copines. Il pratique le futsal au lycée à l’heure de midi, va courir une fois par semaine sur le sentier côtier, et nous nous sommes engagés de notre côté à aller surfer avec lui, faire de la planche à voile ou taper quelques balles de golf à l’occasion.
     
    A l’heure où j’écris, nous terminons les vacances de la Toussaint. Je retire de ces deux mois passé le grand sérieux avec lequel les enfants ont appréhendé l’école. Ils sont très investis, pointilleux sur la ponctualité, le travail scolaire. Ils ont vraiment le souci de bien faire.
     
    Retour au travail
    Il fut étonnamment facile de nous replonger dans nos vies à terre. J’ai repris le travail le 2 septembre, en même temps que les enfants. Travaillant dans une entreprise familiale, j’ai récupéré mon poste dans la continuité, retrouvant le travail en famille aux côtés de mon père, de mon frère et de nos deux collaboratrices. Loïc a de son côté très vite retrouvé un job : la pénurie de pilotes est bien réelle en Europe, et il a facilement trouvé un poste sur long-courrier basé à Paris, on ne pouvait rêver mieux.
     
    Ce qui est le plus troublant, c’est l’impression que ces deux années et demi se sont passées dans un espace-temps différent, comme une grande parenthèse. Il nous reste bien sûr les souvenirs, et une transformation intérieure qui a laissé des traces.
     
    La société de (sur)consommation
    Nous sommes mal à l’aise avec cette société de sur-consommation, boulimique d’acheter, en particulier l’inutile ou l’éphémère. Nous «résistons» et sommes particulièrement attentifs à préserver les enfants. C’est une évidence pour eux, car ils ont été sensibilisés à la beauté et la fragilité de la nature face à l’impact de l’homme.
    Ils se sont d’ailleurs lancés avec enthousiasme dans un défi « zéro-déchet », pour diminuer le plus possible nos impact sur la planète : achat en vrac, recyclage, bricolage, compost, trajets en vélo pour aller à l’école ou au village….. Chacun fait sa part, comme le petit colibri…
     
     
    Se déplacer
    De mon côté, quand il s’est agi d’acheter un second véhicule, j’ai opté pour une voiture 100% électrique. Elle convient parfaitement à mes besoins ; parcourir 3 à 4 fois par semaine des trajets inter-communaux de 60km. Son autonomie est suffisante, sans émettre de particules et en silence, ce que j’apprécie d’autant plus après avoir passé 2 années en demi à me déplacer poussée par le vent, et en produisant une énergie renouvelable.
     
    Je suis bien consciente que rouler en véhicule électrique ne résout pas tous les problèmes : il reste toujours polluant de rouler, et je modère mes déplacements, prends le vélo dès que je peux.
    Les enfants aussi : à part peut-être 1 ou 2 épisodes, ils sont allés à l’école en vélo tous les jours depuis la rentrée, … Idem pour aller acheter le pain ou une bricole au village, nous ne sommes qu’à 2km du bourg, pédaler fait du bien, au corps et à la tête.
     
    C’est aussi un éloge de la lenteur : circuler à pied ou en vélo  permet de mieux savourer l’environnement qui nous entoure : s’émerveiller d’un bel arbre ou d’arbustes en floraison, saluer un voisin, s’arrêter papoter sur le bord de la route, ressentir le vent dans les cheveux, le bleu du ciel au-dessus de nos têtes….
     
    Autant de petits plaisirs dont on se prive en roulant en voiture. Il faut dire aussi que les mois de septembre et octobre ont été magnifiquement ensoleillés, ce qui a grandement ajouté au plaisir cycliste.
    Vue d’automne sur la mer d’Iroise

     

    Se nourrir, consommer

    Nous essayons aussi de manger sain et responsable, moins de viande mais de meilleurs qualité, le plus bio et local possible, en évitant pesticides, additifs et malbouffe, mais surtout bannir le plus possible le plastique dans nos achats : nous avons vu trop de plastique défigurer les plus belles plages. Halloween et Noël sont de belles occasions de tester notre capacité à réinventer ces festivités de manière éco-responsables : car il n’est pas question de supprimer les fêtes, seulement de remettre l’humain et la planète au coeur des évènements, et de reléguer le consumérisme boulimique à sa périphérie.

    Nous tentons à petits pas d’intégrer dans nos vies les profonds bouleversements que notre voyage a eu sur nos consciences. La terre est grande, belle, fragile et forte à la fois.
     

    C’est notre responsabilité à nous les hommes, animaux devenus démiurges, d’agir sur notre destin et celui de la planète qui nous porte. Sans culpabilité, avec optimiste, et détermination.
     
  • Clémentine Aplati en Nouvelle-Zélande

    Clémentine Aplati en Nouvelle-Zélande

    En début d’année scolaire, Monique, l’ancienne institutrice d’Anna nous a proposé de participer à l’aventure de Clémentine Aplati :

    « Voici Clémentine Aplati !
    Dans notre classe de PS/MS, notre maîtresse (Monique) nous a raconté ses aventures : une nuit, alors qu’elle dormait profondément, le tableau qui était accroché au-dessus de son lit, est tombé et la pauvre Clémentine s’est retrouvée toute aplatie !
    C’est alors qu’elle a décidé d’en profiter pour voyager tout autour du monde en se glissant dans des enveloppes. »

    Voici le travail d’Anna :

  • Début 2017 à Great Barrier et Mercury Islands

    Début 2017 à Great Barrier et Mercury Islands

    Nous arrivons à Great Barrier en provenance de Coromandel et choisissons de nous arrêter au plus proche à Port Fitzroy, sur la côte protégée de l’île : au sein de cette rade, plusieurs petites baies en forme de doigts, protégées par l’ilôt de Kaikoura qui en fait un abri très sûr.

    Loïc nous fait prendre le passage du « Man of War » , petit détroit entre Great Barrier et Kaikoura.

    Je suis à la barre, à la voile, mais avec le moteur embrayé, sur le point d’emprunter cet étroit couloir de 40m de large… quand j’apercoit sur la cartographie grâce à l’AIS un navire se diriger à 12 noeuds à travers le détroit en face de nous…. Sans le voir, je devine qu’il s’agit d’un ferry ,qui dessert sans doute Great Barrier, et me dis que je ferais mieux de ralentir….

    Quelques secondes plus tard, nous apercevons le ferry qui sort du chenal : j’ai bien fait de le laisser passer, il y aurait tout juste eu de la place pour nous deux!

    Original en entrant dans la rade de Port Fitzroy, on tombe sur une barge-poubelles de tri : les néozélandais sont décidément très pragmatiques.  Nous décidons d’aller voir le réputé très beau mouillage de Wairahi Bay. 

    Le mouillage est littéralement bondé. Nous comptons pas loin de 200 bateaux dans l’anse de Wairahi, on se croirait à Ibiza au mois d’août!

    Toute cette promiscuité nous gâche le plaisir d’aborder cette île si sauvage qui nous a pourtant été recommandée par nos amis Neo-Zélandais…. mais eux évitent la côte Ouest de Great Barrier et se réfugient en été sur la côte Est. Fatigués de la traversée, nous mouillons tout de même, et décidons d’apareiller le lendemain matin.

    Nous longeons Little Barrier, réserve naturelle sur laquelle il est interdit de débarquer, puis passons le cap des Aiguilles :

    Les Needles (aiguilles en anglais) sont impressionnantes.

    Nous arrivons devant un mouillage sublime, la plage de Whangapoua.

    Cette immense baie recèle plusieurs autres petites plages que nous découvrirons au fil des jours, propices aux abris des vents de Nord-Ouest comme ce soir à Tapouvaï.

    Pour le moment, nous filons à terre à la découverte de la partie nord de la plage, interminable….

    les enfants courent à perdre haleine,

    et découvrent sous le Pohutukawa, 

    une balancoire!

    Oh surprise : cette partie de l’île est à vendre!

    Et ne trouve apparemment pas prenenur depuis 2 ans, bien que sa situation soit exceptionnellement belle.

    Mais les terres agricoles sont peu fertiles, arides et difficiles  à exploiter car faites de collines arides.

    Nous retrouvons avec grand plaisir notre ami Bruce sur son trimaran Trio, 

    avec ses enfants Alex et Katie qui ont l’âge d’Arthur et d’Anna, et faisons la connaissance de Stephanie, sa femme.

    Ca tombe bien, aujourd’hui, c’est L’Epiphanie et nous venons de cuire une galette des rois-gâteau breton! Ils sont ravis de partager avec nous cette tradition française aux lointaines origines chrétiennes.

    Le lendemain, nous prenons un jour off sans école pour passer la journée à la plage avec nos amis. Baignade, pic-nic,

    farniente sous le soleil, crapahute dans les rochers, balade en SUP,acrobaties dans les branches de Pahukahutas, exploration de la plage, recherche de trésors comme ce crâne de piaf, 

    écriture au charbon…., hmmm, qu’ils sont sales ces enfants!

    …..et terminons la journée par un feu de camp,

    pour y griller des chamallows dans la grande tradition anglo-saxonne.

    Un autre jour, nous irons explorer les dunes. Les enfants se jettent en roulé-boulé dans les pentes, et regrettent de ne pas avoir apporté de quoi glisser…

    Le lendemain, les garcons tentent de surfer sur le sable avec un body-board… C’est parti!
    Les débuts sont un peu acrobatiques…

    premiers essais à plat ventre,

    puis debout.

    C’est encore mieux avec plus de pente.

    Et voilà, très stylé, Arthur!

    sans oublier le finish’.

    Une autre fois, nous  allons à marée haute en annexe dans la lagune. L’avantage c’est que nous pouvons emporter plus de matos = body-boards, skim, cerf volant de traction….

    Arthur tente le coup allongé sur le body-board, tracté par le kite…

    Victor s’y essaie aussi, mais il est trop lourd.

    La sieste sur le sable chaud, c’est bien aussi, surtout pour le papa coach de sport qui court depuis 2h après le cerf-volant…

    Sur la partie sud de la plage, il y a un spot de surf fantastique pour les enfants et les débutants comme moi.mais aussi très agréable pour les surfers confirmés.Une lagune se vide et se remplit à chaque marée, provoquant des vagues de sable faciles et accessibles : côté plage, les enfants ont pied et peuvent remonter les vagues sans problème.

    Arthur prépare sa planche et la waxe. Il prend ca très au sérieux… Il faut dire que notre petit bonhomme de bientôt 8 ans est accro à la glisse, il dort même avec sa planche dans sa cabine…J’ajouterais que son tempérament volcanique s’adoucit après une bonne session de surf….

    De mon côté, je suis impatiente d’essayer la toute nouvelle planche de Victor : une 130l Exocet, qui devrait également me convenir!

    C’est Victor qui la ramène à bord :

    Il n’est pas loin de planer.

    Sur la plage, nous croisons des huitriers-pie, qui nous pépient dessus, de plus en plus fort.. nous comprenons vite que le nid n’est pas loin, mais mettrons quelques minutes à le repérer!

    L’oeuf est incroyablement camouflage, couleur de sable. Qui l’a repéré?

    En fin de journée, c’est le repos des sportifs, et séchage des néoprène pour le lendemain. Nous avons ressorti notre équipement breton : combis intégrales pour les enfants, intégrale manche courte pour Loïc et long john pour moi.
    Dans la nuit, le vent s’est levé, Loïc est ravi d’essayer la nouvelle planche de Victor par 20 noeuds de vent.
    Il s’éclate.
    La planche est apparemment très rapide, et finalement très maniable dans les vagues malgré son volume.
    Au bout de quelques jours, nous croisons Barbara, la soeur de notre ami Bruce, sur son trimaran Trilogy. Nous avions rencontré Barbara au Fidji, alors qu’elle représentait le Fédération internationale de Surf pendant la compète de SUP Surf de Cloud Break. Nous nous étions donné rdv en ce début d’année à Great Barrier, et sommes ravis de faire la connaissance de son mari Shane et de ses filles Amy et Samantha. Dans les traces de la maman et de l’oncle champions olympiques, toute la famille fait du surf, de la planche, de la voile….On connait le terme de « watermen »  et de « waterwomen », consacrant les sportifs brillant dans les sports de glisse, mais « waterfamily »  serait plus approprié pour les Kendall!
    Dans l’après-midi, en début de marée montante, nous partons surfer en famille. Barbara est déjà à l’eau avec ses filles.
    Loïc est en SUP, et surveille Arthur et Victor en surf ; Anna et moi nous amusons dans un mètre d’eau en bodyboard .
    Après avoir passé 2h à coacher les enfants dans l’eau, nous les ramenons à bord  et repartons tous les deux en SUP surf.
     
    Après le dîner, Barbara et Shane nous apportent des ormeaux pêchés un peu plus tôt dans l’après-midi, Bruce et Steph du vin blanc, il nous reste une galette des rois : voilà une fin de soirée improvisée  comme on les aime.
    Le courant passe bien entre les 7 enfants, Victor servant d’interprète franco-anglais.
    Le lendemain, Bruce (en kitesurf), Loïc et Shane tous deux en planche tirent des bords le long de la plage,
    pendant que Barbara navigue en  planche, aux côtés de sa fille ainée Sam en optimiste.
    Nous sommes gâtés par le temps, venté et ensoleillé, les couchers de soleil sont superbes, les levers aussi
    et la lune bientôt pleine.
    La faune nous surprend toujours : ici un petit pingouin
     
    Les « Blue Pinguins » sont les plus petits pingouins du monde : très rondouillards , ils peuvent à peine tenir debout à terre, et se déplacent surtout à plat ventre… ou en nageant!
     
    Déjà 8 jours que nous sommes à Whangapoua, sans avoir vu le temps passer. Bruce nous propose de l’accompagner à Mercury Island.
    Nous profitons de la nav matinale pour avancer sur le programme de l’école : ca n’est pas toujours facile de travailler pendant que les petits copains sont en vacances. Alors nous tentons de rester ludiques et motivants dans les apprentissages. Un matin Loïc donne une leçons de navigation aux garcons, y incluant, chacun à son niveau, calculs, vocabulaire technique, et problèmes pratiques à résoudre.
    De mon côté, pour les maths, je suis ravie de pouvoir utiliser au quotidien les barrette Cuisenaire (du nom de son génial inventeur il y a près d’un siècle) pour rendre concret le dénombrement et les grandeurs (pour Anna 4 ans),
    les compléments à 10, les multiplications, la résolution de problèmes
    pour Arthur 7 ans,
    les équations, les proportions et le théorème de Pythagore pour Victor 13 ans. Et en plus, les enfants y jouent comme avec des Kapla (que nous avons laissé à la maison  : trop lourd et trop volumineux).
    Nous arrivons à Mercury Island vers midi,
     suivis de près par Trio.
    Le contraste des falaises crayeuses, des collines roussies par le soleil, des bois veloutés de verts et des plages immaculées est saisissant.
    On nous avait vanté la beauté de « Coralie Bay », et nous sommes charmés.
    Anna et moi explorons une première plage en paddle, puis grimpons la colline.
    En explorant la seconde baie, nous retrouvons Stéphanie, Katie, Alex et leurs grands-parents Tony et Peggy, avec qui nous faisons agréablement connaissance. Ils naviguent sur leur voilier Sunlight depuis…. plus de 40 ans! Sunlight est donc le voilier sur lequel  Bruce, Barbara et Wendy ont leurs souvenirs d’enfance…..
    Les filles s’approprient cette incroyable hutte en forme de coque retournée.
    Nous admirons la construction 100% bois flottés!
    Le coucher de soleil promet d’être très beau,
    sur cette île aux milliers de moutonsEffectivement, le dégradé de couleurs est subtil
    Mais le lever de lune est encore plus impressionnant!
    Après 24h d’un aller-retour infructueux à Whitianga pour remplir nos bouteilles de gaz, nous remettons cap vers Mercury Islands. Le reste de la « croisière »   se fera au camping-gaz!
     
    En attendant, le midi, ça sera salade, sandwichs, chips et crackers;
    Le soir soupe ou pasta au thermomix; et le matin, fini les pancakes et brioches faits par maman,  bonjour les céréales ou le pain de mie!
    Nous nous alignons en cela sur nos amis de Trio et Trilogy, pour qui le confort à bord de leurs trimarans de 32 pieds rime plutôt avec camping.
     
    Le second mouillage que nous visiterons est celui de Peachgrove.
    Très fréquenté en ce samedi de week-end ensoleillé, le mouillage sera bizarrement désert le lendemain…
     
    Victor a sorti son skim board, les conditions sont idéales. 
    En cette fin de séjours, les réserves de nourriture de nos amis sont au plus bas : nous les accompagnons à la pêche à pied!
     
    Bruce trouve quelques ormeaux, appelés Paua en Maori (prononcer pawa), et des oursins également.
     
    Moi je préfère les bigorneaux. J’en teste 2 sortes : des gris, de taille moyenne qui ressemblent  à nos bigorneaux, et des noirs plus gros, appelé « cat’s eyes », et qui s’ornent d’un magnifique opercule en nacre, irisé comme un oeil.
    Une fois cuit, ça ressemble vraiment au bigorneau de chez nous, en un peu plus caoutchouteux. 
    Arthur, à marée basse construit un barrage sur le ruisseau.
    Le lendemain, avec les paddles, nous allons remonter le ruisseau :
     Bruce et Alex sur une Mistral One Design,
    Steph et Katie en SUP,
    Loïc prend Arthur, et j’embarque Anna.
     et c’est parti!
    Nous longeons des berges foisonnantes de plantes, avant d’arriver après 10mn de glisse et 3 mn de marche à une cascade!
    Les enfants se jettent à l’eau (facile, ils sont en combi intégrale, les veinards!)
    J’enfile ma mini combi néoprène, acheté pour le SUP l’été en Bretagne,  etqui convient parfaitement pour la natation en Nouvelle-Zélande.
    Plus courageux, Steph et Bruce y vont en maillot
    ce fut un chouette moment à partager en famille
    et entre amis
    Anna ramène au bord Alex, qui fait semblant d’être un peu fatigué… merci l’apprentie-sauveteuse!
     Le retour se fait avec le courant,
    Anna rentre à la nage avec son body-board!
    Ca y est, nous arrivons à l’embouchure de la rivière,
    la plage n’est pas loin
    Ca y est!
    Les enfants referont 10 fois la descente de l’embouchure, c’est trop bien!!!! C’est comme du rafting, en eau peu profonde.
     
    Victor est resté courageusement bosser son francais à bord de Moby nous rejoint en paddle
     pour un pic-nic.
    Le lendemain, au vu du vent qui s’est levé assez fort, nous nous décidons de rentrer en 2 étapes à Great Barrier : 1ére étape pour la nuit à Mercury Harbour. La mer est agitée pour Moby, et que dire pour Trio!
    Sur le chemin, des dauphins nous accompagnent quelques minutes dans le sillage de Moby. 
    Notre second stop se fait à Stony Bay.
    Nous allons à terre en annexe pour explorer la crique adjacente : Shag bay. Arthur a trouvé un nouveau mode de relaxation original… La première crique de galet propose une petite marche longeant le ruisseau….
    Mais qui s’avère impraticable.

    Sur la seconde crique, une balançoire permet de traverser le petit bras d’eau : les garçons s’y risquent… avec plus ou moins de réussite!

    Nous parcourons la plage de galets à pied, à la recherche quelques trouvailles naturalistes :
    une pousse de « flax »  (ou harakeke en Maori), cette plante versatile  utilisée tressée pour confectionner toutes sortes d’objets utilitaires : une grande variété de vêtements, des sandales, de la vaisselle, le toit de huttes, des tapis, matelas, des jouets , des flutes.…
    OU filée pour faire des cordages, lignes et filets de pêche , échelles de corde. On l’appelle aussi Lin natif néo-zélandais, car elle s’apparente par ses qualités au lin européen. Elle pousse partout, et même sur la plage!
     
    des coquillages… qui font le bruit de la mer
     
    des arbres aux branches si tortueuses que celle-ci forme un cercle parfait!
    Arrivés à Port Fitzroy le lendemain, Stéphanie propose de venir à bord peindre le visage des enfants. Après de longues études en psychologie, archéologie, avoir travaillé pour des instituts de recherche et des musées, Stéphanie se consacre depuis 2 ans au « Body Painting », avec grand succès! IL faut dire que son travail est impressionnant.
     Anna choisit le papillon et l’arc en ciel
    Arthur choisit d’être peint en requin!
    et Victor…. en Zombie!
    Très réussi, on s’y croirait.
     
    Nous apercevons Trilogy arriver au mouillage, ils viennent à bord nous faire un petit coucou.
    Les enfants nous préparent une blague…Bouh!
     Les enfants jouent à l’avant,
    pendant que les garçons vont aider Tony à retrouver son hélice, perdue par 5m de fond vaseux… Loïc sort son matos de plongée, suivi de Shane, avec Bruce qui organise un périmètre de recherche.
    Au but d’une heure de recherches, Shane remonte victorieux avec l’hélice!
     
    Nous improvisons un apéro-dinatoire à bord de Moby pour fêter la bonne nouvelle! Scruffy, le chien de Barbara et Shane est d’accord! Great Barrier est très réputé pour ses trails, il est temps d’aller y goûter!
    Nous décidons le lendemain d’aller marcher  avec l’équipage de TRio :  Je rêve de monter jusqu’en haut du Mont Hobson, la vue y est spectaculaire parait-il. ais c’est une trop longue marche pour Anna et Alex.
    Nous prenons un pic nic, et empruntons le Kiwiriri Track menant au Mont Hobson : nous ferons demi-tour après la pause déjeuner.
     
    Pour entrer dans la foret, il faut se désinfecter les semelles, afin d’éviter de transmettre une maladie aux Kauris, ces majestueux arbres aux troncs épais et élancés.
    Le « Kauri Dieback » sévit partout ailleurs en Nouvelle-Zélande, mais pas encore à Great Barrier.
    Il faut dire que le Conservatoire du Littoral met de gros moyens en oeuvre, comme ce chemin partiellement pavé de bois.  
    Nous rencontrons en chemin une autre famille francaise  de Nouvelle-Calédonie apparentée à Bruce et faisons le chemin avec eux : Victor est heureux d’avoir trouvé un ado de son âge.
    C’est passionnant de faire cette marche aux côtés de Stéphanie et de Bruce qui connaissent très bien l’île, (c’est là qu’ils ses son rencontrés, et mariés!), et ses plantes : tel cette feuille « Toilet Paper »! eh oui, sa face antérieure est si douce que les bushmen s’essuyaient avec…Bruce et Stéphanie voulaient s’arrêter pic-niquer devant une petite piscine d’eau où ils avaient leurs habitudes; mais ils semble qu’elle ait disparu. Les pluies ont été rares ces derniers mois, et une grosse tempête a endommagé le trail il y a 2 ans et demi, transformant le lit de la rivière, créant éboulis et barrages de troncs d’arbres.
    Nous nous arrêtons finalement pour déjeuner, puis empruntons un pont de singe. Malheureusement, je me blesse en remontant le lit de la rivière : le bruit est net :  un CLAC dans mon mollet gauche, c’est une déchirure musculaire. Je vais devoir rentrer en claudiquant. La famille de calédoniens continue jusqu’au Mont Hobson et se propose de garder avec eux Arthur et Vicor qui sont ravis!
    Je redescends tranquillement avec Loïc, Anna, Bruce et sa famille.
    J’ai déjà connu ce genre de bobos : une semaine de douleur vive, à se déplacer en boitant, un mois de repos sans sport pour bien se remettre, et d’ici 6 semaines, la reprise en douceur étalé sur 2-3 semaines…
     
    Entre les petits qui jouent, et moi qui claudique, nous sommes très lents… c’est l’occasion de passer du temps à regarder les plantes, quelles merveilles!
     comme certaines fougères, très géométriques
     ou le Kauri, cet arbre au tronc massif, le plus haut de nouvelle Zélande, qui monte jusqu’à 60m, avec un tronc lisse de toute branche jusqu’à 30m de haut et donne des circonférence de 11m! Ce bois était très réputé pour ses qualités, et réputé meilleur que n’importe quel variété de pin. Le Capitaine Cook lui -même, premier grand explorateur de la Nouvelle-Zélande, le recommandait pour la fabrication de mats et d’espar de navires. Il est été très exploité, trop, et s’en suit un programme aujourd’hui de reforestation comme ici à Great Barrier, on l’on trouve beaucoup de juvéniles. Sa croissance est très lente, il va vieillir jusqu’à 1500 ans!;
     
    et les Nikau, palmiers endémiques de Nouvelle Zélande : les palmiers les plus austraux du monde! Et leurs feuilles imperméables étaient utilisées autrefois pour les toit des huttes.
    A l’arrivée, nous apercevons l’estuaire encombré des arbres morts charriés par la tempête des années précédentes.
    Voilà le parking à annexes!
    Nous restons une heure à la plage, les enfants s’amusent à faire des réseaux fluviaux. Nous savourons cette dernière escapade « nature » avant une période de 2 semaines de travaux entre Auckland ou nous passerons la semaine prochaine à la marina et Wangarei, où nous sortirons le bateau de l’eau fin janvier pour une semaine à sec.
  • Escale inattendue à Wallis

    Escale inattendue à Wallis

    Partis de Suwarrow depuis 48h, et en route pour les Fiji, nous apprenons par nos fichiers météo qu’une dépression tropicale est en formation entre les Fidji et les Vanuatu.

    La décision du captain est sage : nous allons nous arrêter quelques jours en chemin pour laisser passer ce mauvais temps. Ce ne sera pas Niuatoputapu aux Tonga, pourtant recommandée par mon oncle Jean-Alain, car elle se trouve sur une route un peu trop sud pour être vraiment protégés du mauvais temps. Cela aurait pu être Pago-Pago aux Samoa Américaines : escale tentante avec les supermarchés bien achalandés, ou les Samoa Occidentales, encore trop éloignées de notre destination. Finalement, nous continuons notre route Nord et gardons le cap à l’ouest, pour rallier Wallis!

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    passage devant les Samoa Occidentales

    Petit territoire français d’Outremer, Wallis et Futuna sont à abri des routes de passages des tourdumondistes : une quarantaine de voiliers par an y font escale : nous serons le 38ème! La plupart de ceux qui rallient la Nouvelle -Zélande en octobre/novembre pour quitter la zone cyclonique du pacifique sud, optent pour les îles Cook, puis les Tonga.

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    Cela nous fait tout drôle d’entrer dans ce lagon -qui ressemble pourtant à bien d’autres lagons polynésiens- sans y voir un seul voilier! Pas non plus une seule barque de pêcheur à l’horizon, pas une pirogue ni même un va’a, ces remarquables pirogues de sport à balancier : il faut dire que c’est dimanche, tout le monde doit être à la messe…

    Nous saluons de loin quelques personnes venu passer le dimanche au motu de la passe,

    img_8103et rejoignons Mata-Utu, le village principal où nous irons faire notre clearance le lendemain au près de la gendarmerie.

    Il ne fait pas très beau à Wallis pendant notre séjour, nous essuyons grains sur grains, puis de la pétole sur une chaleur torride : nous avons bien fait de nous y abriter quelques jours, être en mer ne doit pas être agréable.

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    Le marnage est important, et à marée basse, des pêcheurs à pieds apparaissent

     

    Nous profitons de cette escale inattendue pour récupérer notre retard à l’école : Victor a dû travailler double dose et reprendre tous ses cours : le travail qu’il a en effet effectué au CNED pendant les 3 première semaines de septembre n’a pas pu être pris en compte, car  les cours de 4ème que nous avons téléchargé fin août sur le site du CNED étaient ceux de l’année 2015-2016 au lieu de ceux de l’anne 2016-2017, et les premières évaluations de Victor n’ont pu être corrigées par les profs, désolés de ce mauvais aiguillage, mais impuissants.  Comment une telle erreur a pu être possible sur le site du CNED, nous n’avons toujours pas eu de réponse de leur part et restons perplexe- nous ne sommes pourtant pas les seuls, nos amis du bateau Excallibur sont dans le même cas.img_2680

    J’en profite pour rédiger un petit aparté «CNED », à destination des futurs parents français qui s’apprêtent à utiliser le CNED pour leurs enfants : les cours du college sont d’une qualité exceptionnelle, à la fois très bien organisés, joliment présentés, clairs, avec de très nombreuses illustrations, et un niveau d’exigence très élevé.… qui demande une forte implication des parents, surtout dans les matières scientifiques. Et pourtant nous avons la chance d’avoir un élève très bien préparé au collège, autonome et qui pige vite. Mais cela ne suffit pas : Loïc s’est donc beaucoup investi depuis la rentrée, en Sciences Physiques et Maths, où l’on aborde des bases importantes : fractions, puissances, calcul de surfaces,  etc…. Les 2-3 heures de travail quotidien se sont donc transformées en 4-5 heures, histoire de pouvoir mettre Victor en vraies vacances aux Fijis quand nous aurons la visite des grands-parents.

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    cours de maths sur le trampoline

    J’ai la chance d’avoir un mari pédagogue et investi dans l’éducation des enfants, ce qui est loin d’être le cas des bateaux que nous rencontrons, dont les mamans assurent seules la scolarité des enfants, et je leur tire mon chapeau!

    Les journées se passent donc le matin à travailler, l’après-midi à se relaxer, à terre, à bord de Moby ou au Motu.

    Dès le lundi, nous descendons à terre, pour quelques petites courses.

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    La superette locale est une belle découverte, probablement la mieux tenue de toute la Polynésie Française. Nous restons ébahis devant le rayons surgelés, impeccablement présenté, et achalandé… en produits bretons!

    L’attroupement que nous formons et nos yeux gourmands ne passent pas inaperçu (il faut dire que nous sommes quasi les seuls clients, et surtout les seuls en tenue de touristes : shorts et casquettes….) : le directeur vient nous saluer gentiment. Après quelques minutes de palabres nous apprenons qu’il sait qui nous sommes, son ami qui s’occupe de la « radio » l’avait prévenu qu’un catamaran arrivait dans l’île. Il faut dire que Moby ne pas pas inaperçu, seul bateau au mouillage…

    A Wallis, tout se sait, c’est un pays de la taille d’un village!img_8126

    Avec 1 roi (Wallisien), et un préfet (français), l’île se partage entre des traditions restées vivaces, une très forte influence des églises (les écoles primaires sont toutes tenues par des religieux) et une jeunesse qui grandit en lorgnant des yeux la vie à l’occidentale : il en résulte une émigration importante, et un dépeuplement inexorable. (il y a plus de Wallisiens émigrés que de Walllisiens résidents à Wallis. ). La nouvelle -Calédonie est le choix premier, avec qui Wallis entretien de très forts liens économiques et logistiques  : c’est par là que transitent les fameuses Saucisses Jean Floch’!!

    Peu d’avenir donc pour cette île qui se vide de sa jeunesse active et pensante : rares sont ceux qui rentrent au pays après leurs études, l’îles offrant de maigres perspectives en terme d’emploi. Petite curiosité :  il n’y a peu ou pas de tourisme à Wallis.img_8143

    Cela est tout à fait curieux car le lagon est superbe, la population accueillante et les motus qui le bordent tout aussi beaux que bien d’autres en Polynésie. Nous nous régalons l’après-midi, en levant l’ancre du village pour aller la poser au bord d’un motu : eaux cristallines, et jolies plages, c’est la récompense des enfants après les heures d’école du matin.

    La seule visite que nous ferons est à la cathédrale, qui se dresse majestueusement devant le port, à quelques encablures de Moby.

    Il faut dire que la chaleur accablante n’est pas très propices aux balades : on sent que l’été arrive, l’eau est à 30°, et l’air encore plus chaud.

    Anna m’accompagne à la Poste pour y déposer nos cartes postale de Suwarrow, et prendre en photo sa « Clémentine Aplatie », petite mascotte de sa classe de Moyenne section de Plougonvelin que nous faisons voyager. img_2764

    Nous quittons Wallis après 4 jours d’escale fort paisible sans avoir pris temps d’explorer l’île ni de faire beaucoup de rencontres : c’est aussi cela la vie de bateau!

    Il s’avère en plus que nous avions eu raison de repousser notre arrivée aux Fidji, qui ont reçu le passage d’une onde tropicale pendant le week-end, avec 2 jours de mauvais temps, des vents de 40 noeuds, 50 en rafale dans la marina de Vuda Point qui était notre point d’atterrissage prévu! Sans regrets donc.

    Plus que 3 jours de navigation, cap au sud et nous serons aux Fidji.

  • Enfants en traversée : comment les occuper?

    Enfants en traversée : comment les occuper?

    Sachant que  nous  allions passer plus de 200 jours en mer dans les 2 ans et demi à venir, nous nous sommes posé la question dès le début de notre projet. Trois enfants à bord en espace clos, et  d’âges assez différents (4, 7 et 12 ans au début du voyage), il va falloir gérer…..

    L’école :

    Notre première idée, c’est de profiter du temps en traversée pour avancer au maximum sur le programme scolaire….. histoire de profiter au maximum du temps passé en escales. C’est ainsi que nous avons proposé ce rythme aux enfants, qui l‘ont adopté et se réjouissent d’avoir tous les après-midis de libre en escale. Restait à valider à quel point maitresse/maître et élèves seraient « opérationnels » en mer….. Il s’avère en fait que Victor et moi sommes assez peu touchés par le mal de mer, Anna pas du tout, seul Arthur a été très malade premier jour de la transat, et continue à somnoler un jour ou deux quand nous reprenons la mer. Nous avons donc instauré que le premier jour de chaque traversée, nous ne ferions pas l’école : nous bullons dans le cockpit… Mais dès le lendemain 8h, c’est la cloche qui sonne! (en fait, le générique de Star Wars retentit dans le cockpit)

    Cela vaut surtout pour notre ainé Victor qui est en 5ème  avec un programme CNED assez chargé, mais qui  est finalement avalé assez rapidement. En traversée, il met les bouches doubles et travaille le matin et aussi l’après-midi.

    Victor travaille à la table à cartes

    Pour les petits idem, nous gardons le matin pour les matières « lourdes » comme les maths et le français, et privilégions l’après-midi pour avancer sur l’histoire, la géo, les sciences, le plus souvent en rapport avec l’endroit où nous sommes.

    lecture dans le cockpitC’est l’avantage de ne pas suivre le CNED : nous sommes libres du programme! Quand nous étions en peine traversées Caraïbes-Panama, nous avons étudié  :

    • l’histoire et la géographie du canal de Panama, (lecture de cartes et lecture du passage consacré au Canal de Panama par Olivier Mesnier dans son Voyage autour du monde 
    •  mais aussi les explorateurs et conquistadors espagnol (Atlas des explorations, Gallimard Jeunesse )
    •  les animaux /drapeaux et géographie de l’Amérique du sud et centrale, ( les animaux du monde Collection Montessori Nathanles drapeaux du monde Editions de La marinière JeunesseMon premier atlas Gallimard Jeunesse)
    • les grande voies de circulation sur des océans, qui furent l’occasion étudier le voyage de Magellan, le passage du nord-ouest et celui du Nord-Est  ( (Atlas des explorations, Gallimard Jeunesse )
    • en préparation de notre passage aux Galapagos, la grande découverte de Darwin avec sa théorie de l’Evolution, et son voyage autour du monde sur le Beagle  ( Voyage d’un naturaliste autour du monde fait à bord du Beagle de 1831 à 1836, Editions la Découverte,  lecture de’l’introduction de quelques passages significatifs),

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    Une question en amenant généralement une autre,
    • le voyage de Marco Polo, puisqu‘il est au programme de 5ème en français avec son «Livre des Merveilles », nous avons demandé à Victor de nous dire ce qu’il savait sur le sujet, et avons complété avec notre atlas des explorations.

    Donc en général, pour le premier jour de traversée, je laisse tout le monde un peu libre, il n’y a rien d’obligatoire, et je laisse le temps aux enfants de s’ammariner- et à moi aussi!.

    Nous avons la chance qu’ils ne soient pas trop touchées par la « marmouille » (c’est comme cela que nous appelons le mal de mer à bord de Moby…). On s’installe souvent sur le tatami à l’arrière. IMG_5685

    Les jeux de société : 

    En mer, nous avons plus de temps pour les enfants, c’est idéal pour jouer aux jeux de société! 2 à 3 fois par jours, je leur propose de jouer à tel ou tel jeu. S’ils sont énervés et ont besoin de se défouler, un jeu un peu speed comme le Dobble ou le Uno est idéal (Jungle Speed aussi, Times Up  , Halli Galli etc…).

    Dobble junior
    Dobble junior

    S’ils sont plus détendus, en fin de journée par exemple, on sort un jeu de stratégie comme : Le Carcassonne, je vous en ai déjà parlé, c’est notre jeu préféré, un must de jeu de stratégie, en plus très beau, à jouer de 5 à 99 ans! Autre grand favori de enfants, le Labyrinthe, jeu de plateau et de stratégie également mais plus accessible. Depuis peu, Arthur s’est mis au Baggammon avec son père, et j’aimerais trouver un jeu de Go pour initier Victor.

    Et nous gardons le Monopoly de la Bretagne en cas de journée pluvieuse…

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    Avec les plus jeunes, pour les occuper, ou changer d’air -quand on sent l’atmosphère électrique à bord :  des jeux collaboratifs sont très bien comme le jeu  Zombies Kids ou le Trésor des lutins.

    Aussi les jeux de dés. En ce moment, j’initie Anna et Arthur au Yams avec le Yam’s adaptés aux enfants de chez Djeco. Dans le même genre, nous avons un autre jeu de dé : le King’s Gold s’apparente au Yams. L’avantage : les parties sont très courtes. Des jeux de cartes très simples aussi comme Batawaf, Piratatak leur plaisent beaucoup.

    Activités manuelles : 

    Pour les deux plus jeunes, la pate à  modeler reste leur jeu préféré. Ils me fabriquent des repas pantagruéliques: pizzas, tartes à tout, sushis…..

    Anna aime aussi les perles, sa marraine lui a offert des kits Djeco et de la Patarev. Très franchement, les enfants sont encore un peu petits et c’est encore moi qui fait tout le travail! Mais le résultat est pas mal.

    colliers de perles
    colliers de perles

    Le dessin aussi, les intéresse encore beaucoup à cet âge-là, et c’est un moyen de raconter ce qu’ils voient. Mais comme ce n’est pas mon point fort, j’ai quelques bouquins d’initiation  «j’apprend à dessiner… des éditions Fleurus » . IMG_3807

    Pour les motiver, nous cherchons en général un destinataire : les grands parents, leur maîtresse, les copains, les parrains/marraines) ou un sujet (dessiner la plage sur laquelle nous étions, le bateau vu à côté…qui sera posté ultérieurement…

    Dessin d'Arthur illustrant son exploit!
    Dessin d’Arthur illustrant son exploit!

    et j’ai encore dans mes cartons quelques cartouches que je gardais pour la traversée du Pacifique : le pistolet à colle et tout plein d’accessoires pour fabriquer des petits objets rigolos : cure-pipes, bâtonnets de bois, feutrine, et recyclage de boites en cartons, on fait des merveilles!

    Une ile pour jouer avec le catamaran logo, un collier, de la décor...
    Une ile pour jouer avec le catamaran logo, un collier, de la décor…

    N’ayant pas beaucoup d’expérience dans ce domaine, je viens de m’équiper de 2 bouquins sympas :

    • pour Anna, « Mon livre d’activités avec Mimi », aux éditions Albin michel jeunesse : une vingtaine de bricolages faciles avec très peu de moyens, essentiellement du matériel de recup’ et quelques accessoire, pour les 3-6 ans, joyeusement illustré et colorés. Tous les enfants qui viennent à bord adorent ce bouquin!

      Couronne réalisée par Anna pour l'anniversaire de Paul
      Couronne réalisée par Anna pour l’anniversaire de Paul
    • pour Arthur : « Nous on est des Garcons créatifs » aux éditions du Père Castor, pour les 4-7 ans : de vrais bonnes idées de jeux ou jouets à fabriquer, nécessitant un peu plus de matériel, mais les réalisations sont très originales.

      boite à bonbons-araignée réalisée par Arthur pour l'anniversaire de son copain Paul
      boite à bonbons-araignée réalisée par Arthur pour l’anniversaire de son copain Paul

     

    Jouets :

    Les légos  et les Duplos: ils y passent des heures, à fabriquer des maisons et des vaisseaux. Quand à Anna, elle a ses Petchup à qui elle invente toutes sortes d’histoires, et Arthur quelques Playmobils. 

    Les écrans :

    Il y a aussi bien sûr les tablettes de jeux et ordinateurs! En escale, nous limitons l’accès au matin avant le petit dèj, et en fin de journée avant le diner; mais En traversée, c’est plus libre.

    Pour Victor qui a 12 ans, il a son propre ordi, avec quelques jeux sélectionnés.

    L'ordi de Victor
    L’ordi de Victor

    Pas de jeu d’arcade ou de jeux violents, j’y ai mis mon véto, mais des jeux de construction comme Minecraft et Kerbal Space Programme (Construction et programmation de fusées/navettes/avions à faire décoller et mettre sur orbite). L’avantage, c’est qu’il n’y a as besoin d’être en ligne, et que ce sont des jeux de construction sur lesquels on peut expérimenter. J’ai aussi donné le feu vert pour Besiege, jeu de construction de machines de guerres médiévales, c’est un peu sanglant, mais avec esprit de construction à la Léonard de Vinci.

    Les garçons y jouent le plus souvent à 2, échangent leurs « mods »avec des copains de bateau, en français, mais aussi en anglais!! L’occasion d’échanger sur leurs stratégies, leurs réalisations et de pratiquer les langues étrangères.

    KSP : Kerbal Space Program
    KSP : Kerbal Space Program

    Pour les plus jeunes, j’ai fait le ménage dans nos apps : exit les jeux d’arcade et addictifs. J’ai sélectionné pour les tablettes des jeux plutôt jolis et intelligents. J’ai pour cela été conseillée par le petit guide de la « Souris grise », Les meilleurs applications pour les enfants,  petit guide papier très bien fait conseillé par mon amie Fanny ( l’une des petites fées qui m’accompane sur notre projet de tour du monde) disponible à la vente en ligne (malheureusement, il n’y a pas d’édition numérique).Vous pouvez aussi aller visiter leur site : la souris Grise. 

    Pour les 4-6 ans : 

    Maison de poupée (myplayhomes) : adorable petit jeu, très joli, où l’on anime une maison et tout les personnages à l’intérieur : on leur fait prendre le petit déjeuner  on les habille, on leur prend la douche, ils sortent jouer dans le jardin, comme dans une vraie maison de poupée. Arthur et Anna adore y jouer tous les 2.

    Toca Hair Salon Me : très amusant jeu interactif de salon de coiffure : prenez-vous en photo (ou papa, ou maman, ), et découvrez la coiffure choisie pour vous! on peut ensuite faire pousser les cheveux, les colorer, les coiffer, les laver, les couper, friser, rajouter des accessoires, etc…. résultat et fous rires garantis, aussi pour les plus grands.

    Pierre et le Loup : un must de récit musical pour les enfants, merveilleusement mis en image et en sons, avec la délicieuse voix de François Morel. En plus du films d’animation, on y trouve plein d’applications pour jouer en musique et faire durer le plaisir, les enfants se le passent en boucle et nos oreilles sont charmées!!

    Pierre et le Loup, application musicale
    Pierre et le Loup, application musicale

    Toca Band : un jeu de simulation d’orchestre très facile à mettre en ouvre et très rigolo. Pour aprendre à mélanger les rythmes et à créer sa propre musique. Là aussi les enfants aiment à y jouer à 2.

    Toca Band
    Toca Band

    plus pédagogique : l’Atlas du monde : pour voyager dans le monde en touchant le globe du doigt. Accessible aux plus jeunes non lecteurs grâce aux descriptions audios. On a l’impression véritablement « surfer » sur la planète.

    IMG_3213Le corps humain : très bien fait, les descriptions des différentes parties du corps et de leurs fonctions

    Mes recettes Kidecook de Chocolapps : une trentaines de recettes à réaliser par l’enfant qui doit lire la recette et aller piocher les ingrédients dans le placard, le frigo etc… puis suivre les instructions. Idéal pour l’apprentissage de la lecture. Trop mignon de voir Anna faire ses recettes et son grand frère lui lire les instuctions.IMG_3210

    Jeu de rôle : pour les plus jeunes  mais il faut tout de même savoir lire : l’âge des dinosaures : une balade interactive dans le monde des dinosaures

    et pour les plus grands : the room, un jeu d’énigmes et de mystère à résoudre (à partir de 10 ans ++)

    Très jolis également le jeu Windowsill, un « escape game »à l’univers dépouillé et ultra-poétique et Monument Valley, un jeu de tableaux fait d’escaliers incertains et de ponts tournants en 3D, lui aussi plein de poésie.

    Windosill
    Windosill

    J’ai aussi téléchargé quelques jeux carrément purement éducatifs :

    la dictée Montessori et les nombres montessori : les enfants adorent, y compris pour la petite récompense quand on a trouvé le bon résultat : une pluie d’étoiles/de fleurs, de bulles  ou de pièces d’or à faire évoluer de manière interactive, c’est très beau.

    Films :

    Nous avons aussi un disque dur avec plus de 1000 films, dessins animés, reportages…. autant dire que nous n’aurons pas le temps de tous les visionner!

    Ce qu’ils regardent le plus, c’est l’émission « C’est par Sorcier », dont nous avons l’intégrale en 120 épisodes, aussi variés que les antibiotiques, les récifs coralliens, les reptiles, les rois de France, la vue, …..

    Côté films, c’est surtout Victor surtout qui en profite :  je me dis qu’il travaille sa culture cinématographique!!! Après avoir dévoré tous les Marvel ( Spiderman, Batman, et autres), les X-Men, Men in black, Alien , Mission Impossible, James Bond, et autre blockbusters américains, il s’est lancé dans les grands classiques de comédies françaises : les Bronzés, les Sous-doués passent le bac, les Ripoux, la Grande vadrouille, la Chèvre, le Diner de con….  Nous sommes aujourd’hui passés aux Westerns :  « le Bon, la Brute et le Truand », « Il était une fois dans l’Ouest », …

    Livres :

    Et les livres bien sûr. Je pratique un peu tous les jours la lecture à voix haute, y compris pour Victor l’ainé, histoire de leur faire découvrir des textes/livres qu’ils n’auraient pas idée de consulter.

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    Je commence aussi certains livres avec euxs, que je sors de la bibliothèque, on en lit quelques pages ensemble, puis les laisse trainer…en général, ils reviennent dessus très vite. Avec Arthur en CP, la lecture à 2 ça marche bien : chacun lit une phrase à son tour.

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    Et si vous avez d’autres suggestions de jeux/activités à faire à bord, laissez-moi un commentaire!

  • L’école à bord

    L’école à bord

    C’est d’ailleurs comme cela qu’Arthur et Anna m’appellent très sérieusement pendant les heures de « classe » du matin : Maîtresse!

    séance d'école du matin pendant la transat

     

    L’école à bord de Moby a commencé pour Victor pendant notre semaine d’escale à Lanzarote. Son rythme est de travailler 3 séances d’une même matière d’un sel coup, ce qui lui demande pas mal de concentration, puis après une pause, de travailler de nouveau 3 séances d’une autre matière. Il est rapide, (peut-être trop ?) et a déjà pris un peu d’avance sur le programme, l’idée étant de travailler plus pendant les traversées pour se libérer du temps en escale et ne travailler que le matin. Sa place préférée : la table à carte!
    Victor travaille à la table à cartes

    Pendant la traversée, il a travaillé tous les jours, 2 à 3h en moyenne par jour -les copains du collège vont dire que c’ets peu, mais il bosse 7 jours sur 7, y compris les dimanche et jours fériés!! Le temps de travail s’allongent en période de devoirs à rendre : un devoir par matière toutes les 3 semaines.Victor à la table à carte

    Pour Arthur, pas de CNED, mais nous suivons le même programme que ses petits copains de CP de son ancienne école, avec ses manuels de math et de français que j’avais récupérés auprès de son institutrice. Il est très content de continuer avec la même méthode et tient absolument à se calquer sur le rythme qu’avait par son institutrice Laetitia : tous les matins, nous commençons par 1 page du fichier de français et une page du fichier de math, plus un peu d’écriture ou de lecture selon les jours.

    le fichier de français

     

    lecture d'un "vrai livre de grand"

    L’après-midi est consacrée à l’histoire, la géographie, les sciences au fil de nos découvertes. Nous avons commencé l’école quelques jours après notre départ de Lanzarote, une fois tous bien amarinés.

    Pendant la traversée, nous avons ainsi travaillé sur :

    Les voyages de Christophe Colomb, sous forme de récit que j’ai lu aux enfants, dans la Grande Aventure des Océans, Editions Bouquins et  l’Atlas des Explorations chez Gallimard Jeunesse. Nous avons aussi consulté des cartes marines de l’Atlantique, retracé notre voyage, celui de Colomb, comparé la durée, les pays d’arrivée, les bateaux utilisés etc…

    L’espace : description de notre système solaire, grandes dates de création univers, definition de ce qu’est des étoiles, nébuleuse, un soleil, un satellite … Puis mise en application en regardant les étoiles le soir dans le trampoline ( Sources des explications : mon Encyclopédie des Sciences 6-9 ans chez Gallimard Découvertes, et aux éditions Ouest France,le petit fascicule Observer les Etoiles)

    La météo : nous avons étudié avec des documents Montessori 12 phénomènes météo différents, nous avons lu les définition, observé les images et effectué une séance de questions réponses avec nos deux spécialiste du bord : l’ingénieur Thomas et le météorologue Loïc ( La Météo chez Document Montessori et La météo expliquée aux enfants de Jean Nicolas aux éditions Cepadues)

    Le jeu du soleil Montessori, nous a permis de classifier les grandes familles d’êtres vivants : végétaux, animaux, herbivores, carnivore et omnivores. Plusieurs questions sur la chaîne alimentaire, que nous étudierons ultérieurement ( Jeu du soleil chez document Montessori)

    Le plancton : en bons Planktonautes que nous sommes, nous avons pu faire 2 recoltes de plancton : l’une en longeant Lanzarote, l’autre en plein milieu de l’Atlantique grâce à une période de calme. L’occasion de parler des différentes sortes de plancton : phytoplancton, zoo plancton, etc…. ( Plankton, Wonders of the drifting world )

    Les baleines : après avoir aperçu notre première baleine minke, nous sommes allés dans notre petit livre descriptif des différentes sources ( Dorling Kindersley Whales, Dolphins and porpoises) pour l’identifier, et apprendre à différencier les différents cétacés : cachalot, baleine, globicéphales etc…

    Du matelotage avec Loïc, qui a initié Arthur et Anna aux noeuds principaux : noeud plat, noeud de 8 et noeud de chaise. IMG_3724

    Pour Anna qui est en MS, c’est du 100% Montessori, avec comme base les cahiers de Balthazar, complèté par des jeux sur les sons, le travail avec les lettres rugueuses,  comme le « petit œil »  qui lui plait beaucoup. Je la laisse choisir de commencer par l’activité qu’elle préfère.

    le petit oeil

    les lettres rugueuses

    Nous nous octroyons également une pause récré en milieu de matinée, entre les maths et le français d’Arthur : 15 à 20 mn  histoire de recharger les batteries : les enfants en profitent pour all’er sauter sur le trampoline, faire un peu de chaise, un petit plouf dans l’eau si le temps le permet, ou bien une activité d’intérieur type pâte à modeler, dessin, ou une activité  » récompense » comme l’observations a la loupe binoculaire du corail ramasse sur la plage la veille, ou des papillons que nous avions accueillis à bord .

    observation du corail à la loupe binoculaire
    observation du corail à la loupe binoculaire

    l’école de matelotage

    Bref, pour l’instant, on ne s’ennuie pas, et les enfants sont plutôt contents de se mettre au travail. Quand le manque de motivation se fait sentir, j’ai plusieurs arguments :

    • pour Victor, qui doit rendre ses devoirs dans les temps toutes les 3 semaines, c’est que plus il travaille vite (et bien!), plus il aura de temps pour faire d’autres activités, et plus il pend d’avance pendant les traversées, plus il aura de temps libre en escale.
    • pour Anna, si je la vois déconcentrée, inattentive, je la renvoie tout simplement dans sa chambre jouer ou se reposer, et elle n’a le droit revenir que si elle se sent « prête à travailler ». Ca marche très bien, car à son âge, être auprès de maman, c’est précieux!
    • pour Arthur, un peu la même méthode, se reposer dans sa cabine, et revenir dans de meilleures dispositions, avec la pression en plus de terminer au moins 1 page de math et de français chaque matin, avant de faire quoi que soit d’autre d’autre ; et comme « carotte », j’ai toujours prévu une activité sympa comme une baignade à la plage, un snorkeling, une séance de « chaise de mat »…!!
  • Bientôt Planctonautes!

    Bientôt Planctonautes!

    Il y a quelques semaines, j’avais contacté l’équipe scientifique de Plankton Planet pour leur faire part de notre intérêt pour leur action mêlant science participative, action citoyenne et grand voyage. Pendant l’année 2015, ils ont équipé une vingtaine de voiliers navigant sur tous les océans, de filets permettant la récolte du plancton afin d’offrir aux scientifiques des échantillons d’une grande diversité.  Mon espoir était de pouvoir nous aussi participer à la grande aventure de l’étude du plancton, aux côtés d’expéditions a visée scientifique comme Tara, Race for Water,  Vagabond ou de projets comme Kids for sea…

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    Leur idée géniale, c’est de profiter des voiliers d’expédition, mais aussi de ceux qui comme nous partent en grand voyage aux 4 coins de la planète, de les former à la récolte du plancton, qui est par la suite envoyé sous forme de galette sèche aux équipes scientifiques, chargées de décrypter son génome.

    Après quelques semaines d’hésitations-tous les kits XploreGen étaient en mer….. c’est oui, nous allons pouvoir récupérer le matériel de Vagabond, voilier d’expédition polaire qui revient justement du grand nord canadien.

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    Une grosse heure de formation express par Callixte du labo de Roscoff, et j’embarque le matos à bord :

    • un gros filet de plus d’un mètre de long, équipé d’un filtre de 20 microns pour récupérer un demi-litre de « soupe de plancton »
    • une mallette contenant fiole et pompe à main permettant d’extraire de cette soupe 2 « galettes » de concentré de plancton.
    • cadeau-bonus : un microscope, pour qu’une fois la manip’ faite, nous puissions nous délecter de l’observation de ces petites bestioles aux formes si variées…

    L’opération dure en tout une grosse heure :

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    Via ce programme, nous nous engageons à récolter du plancton au moins une fois par semaine. Rendez-vous très bientôt pour les premiers essais de récolte du côté des Canaries! En attendant, en vidéo une démo par l’équipage de Kids for Sea .

  • Exposé des enfants sur l’énergie à bord de Moby

    Exposé des enfants sur l’énergie à bord de Moby

    Aujourd’hui, Arthur a présenté dans sa classe de CP-CE1 le panneau-exposé sur les énergies à bord de Moby. Il s’agissait de montrer :

    Comment nous allons produire notre énergie :

    • grâce aux panneaux solaires (dans la journée)
    • à l’hydrogénérateur (quand nous naviguerons à la voile)
    • au moteur (quand nous naviguerons au moteur)

    Puis comment l’énergie sera stockée :

    • dans des batteries

    et enfin comment elle sera utilisée : 

    • pour l’éclairage
    • les instruments de navigation
    • les ordinateurs, tablettes etc…
    • le réfrigérateur

    Par ailleurs, un schéma simple montre :

    Comment se fera la production d’eau : 

    • par un déssalinsisateur
    • qui transformera l’eau de mer en eau douce
    • qui sera stockée dans des réservoirs

    Eau qui servira : 

    • à boire
    • se laver
    • faire la vaisselle
    • nettoyer le bateau

    Et un dernier point sur le gaz à bord, stocké dans des bouteilles, qui servira :

    • à cuisiner avec la gazinière
    • pour le four (cuire le pain)
    • chauffer l’eau
      le panneau-exposé

    Victor doit faire sa présentation lundi devant son professeur principal et les copains de sa classe de 5ème.

    Il souhaite présenter Moby, parler de l’énergie à bord, mais aussi du parcours, en apportant la planisphère centrée sur l’Océan Pacifique et qui nous a servi à planifier les grandes lignes notre voyage.

    Il voudrait aussi présenter quelques unes des escales principales que nous allons effectuer comme :

    • les Antilles
    • le canal de Panama
    • les Galapagos
    • la Polynésie
    • la Nouvelle Zélande
    • l’île Maurice où il est né
    • l’Afrique du Sud
    • le Brésil
    • les Etats-unis.

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  • L’école à bord

    L’école à bord

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    Le cousin Jules dans sa cabine, modulable en bureau

     

    Mais non, nous ne partons pas pour 2 ans de vacances! Victor qui est en 5ème, va suivre les cours « collège » du CNED , comme son cousin Jules. 2 h par jour tous les matins, et le reste de la journée libre, c’est un rythme qui lui plait bien…

     

    Bosser dur quelques heures, puis du temps libre pour le sport, la découverte en escales, la pêche, la lecture, regarder l’horizon et rêver…

    Victor bouquine sur ILO2
    Victor bouquine sur ILO2

     

    Arthur est en CP l’année du départ, et suivra les cours du CNED en Math et Français. Les autres matières seront abordées au fur et à mesure des escales :

    • la géographie tout naturellement, au fil des pays visités : drapeaux, paysages, habitat, environnement : expérimenter de visu les atolls, volcans, récifs coralliens, le canal de Panama, et 3 océans…
    • les sciences, avec la marche du bateau, la gestion de l’énergie à bord, de l’eau, la météo, les communications, la voile et le moteur…
    • les sciences de la vie et de la terre, en observant les animaux marins et terrestres, les plantes, fleurs, légumes et fruits exotiques, qu’il faudra aussi cuisiner et goûter!
    • la musique et le dessin: enfin du temps pour écouter, partager et expérimenter
    • les langues : l’anglais et l’espagnol que nous pratiquons aisément, et que les enfants utiliseront naturellement pour se faire des copains en escale, sur les bateaux et à terre

    Et bien plus encore, car voyager en voilier, c’est une véritable école de la vie.

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    Un oursin atypique

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    Dessine-moi un bateau!

    Arthur et Hadrien hissent le gennaker sur ILO2
    Arthur et Hadrien hissent le gennaker sur ILO2

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    Dans un village côtier des Philippines