au village de Velas,
qui dispose d’une petite marina où nous avons une place à quai :
et allons faire quelques courses,

A travers les hublots de la salle de bain, je vois les poissons et le fond.
Nous ne pourrons faire le tour de l’ile en voiture dans la journée : l’île fait 50km de long, dont la moitié de petites routes sinueuses en terre. La curiosité géologique de Sao Jorge, ce sont les « Fajas », sorte de plateaux de bord de mer formés il y a des siècles par des coulées de lave qui se sont refroidies au contact avec la mer.

Ces Fajas sont plus souvent construites de villages, plats, au pied de falaises escarpées, et ont une vocation agricole avec leurs terres très fertiles.
Des que nous quittons Velas pour les hauteurs, nous remarquons cette physionomie si particulière des fajas.

La route qui descend au village est spectaculaire : l’à-pic d’un côté,
La route est émaillée de points de vue sur la côte,

Nous sommes accueillis chez un producteur : sa maison tient lieu de café.
Nous visitons ses plantations,
et dégustons bien sûr un expresso, accompagné de délicieuses pâtisseries maison : flans au café,
et tartelettes aux épices douces.
Leur jardin est un bonheur des yeux en ce début d’été : les vignes sont florissantes,
les fruits de la passion déjà gros, 

le potager dimensionné pour nourrir la famille toute l’année : il semble que tout pousse ici!
Les enfants découvrent le caféier,
et ses différents stades de récolte et de séchage.
son épouse tient un atelier de tissage à l’ancienne,
et confectionne des dessus de lit colorés traditionnels.
Nous sommes très impressionnés par les machines à tisser, actionnées à la main, qui demandent à la fois force et dextérité. Nous restons un bon quart d’heure à observer leur technique ancestrale : leurs bras forment un ballet à 4 mains hypnotique, la navette se faufilant dessus, dessous, quelques petits mouvements de crochet de temps à autre, puis les battements bruyants et assourdissants du métier : le sol en tremble!!!
Notre second stop est sur la côte nord, moins ensoleillée;
Nous garons la voiture à la faja dos Cubres ….,

pour une marche d’une heure environ, qui nous mènera à la Faja de Santo Christo, accessible uniquement à pied,comme toutes les fajas de la côte nord-Est, et où subsiste un mode de vie très traditionnel.


la faja do Belo. 
Nous continuons, encore quelques kilomètres, et nous voilà en vue de la Faja do Caldeira do Santo Christo, qui a ceci de particulier : une lagune, accessible par la mer, qui en fait un petit port naturel abrité.
On y arrive seulement par cette piste, à pied ou en quad.
On y pêche des coquillages, c’est aussi un spot de surf réputé.
La preuve, cette maison des surfeurs, à louer en groupe!
J’imagine en saison, des stage de surf, des bandes de copains…
d’hortensias,
de cannas,
d’agapantes,
ou d’iris…

Le sentier continue vers l’Est, et la Serra di Topo.
Un petit détour par le lagon : 

Demain, nous appareillons pour La Graciosa, une autre île toute proche.