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  • La traversée Fiji-New Zealand

    La traversée Fiji-New Zealand

    Mardi 22 Novembre:

    Lever 6 heures du matin, la première chose que je fais est de télécharger les derniers fichiers météo. La situation es un peu plus lisible qu’hier, et peut se résumer ainsi: Alizé assez musclé de sud-est pour les premières 24 heures, tournant à l’est en mollissant progressivement les 2 jours suivant. Passage d’un front samedi matin avec un vent tournant au secteur sud, donc dans le nez pour une journée, puis le vent revient du nord ouest à ouest jusqu’a l’arrivée à Opua estimée mardi 29.img_0769Nous quittons la marina de Denarau à 8h30 direction la marina de Vuda Point, située à seulement 5 milles et ou se font toutes les formalités administratives de départ.

    À 11:30, nous avons notre clearance départ, moins de quinze minutes plus tard, nous larguons les amarres.

    Départ en douceur, sous le vent de l’ile, le vent est curieusement orienté nord-ouest, soit à l’opposé de ce qui nous attend dehors. Moby se déhale tranquillement sur l’eau plate du lagon, je savoure, je sais que dans deux heures environ, sorti de la passe et passé l’abri du relief, les choses vont bien changer.

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    Avant même de franchir la passe, je prends 2 ris dans la grand voile, 3 tours dans le solent, et déjà les premières bouffes d’alizés de SE nous cueillent. Entre 20 et 25 nœuds, à 70° du vent, Moby file entre 9 et 10 noeuds, vitesse à ne pas depasser car la mer se forme très vite et nous vient du 3/4 avant.

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    Très vite ma petite équipe ressent les effets des mouvements assez saccadés du bateau. Demain matin je sais qu’ils se seront amarinés, en plus le vent et la mer vont adonner et se calmer.img_0895

    En fin d’après midi, nous doublons un monocoque d’une quinzaine de mètres, qui semble bien plus à la peine que nous dans ces conditions de mer et de vent. Nous allons tout simplement deux fois plus vite, avec 10 nœuds sur le fond alors que le monocoque n’en fait même pas 5! Pas bon pour leur moral de se faire passer comme ça au premier jour de traversée.img_0904 img_0909 img_0911 img_0914

    Le soleil se couche. Le vent se renforce un peu, je prends deux tours de plus dans le solent. img_0938La mer est croisée et il faut s’arranger pour ne pas aller à plus de 9 nœuds, car au delà, le confort à bord se détériore très vite.img_0948

    img_0951À 20h, tout mon équipage est couché, Victor dans sa cabine arrière tribord, Bénédicte et Anna à babord, Arthur lui préfère rester dormir dans le carré.

    Je reste donc de quart dans ces conditions musclées; la nuit est noire, la couverture nuageuse s’est un peu soudée et de temps à autre de gros paquets de mer jaillissent de l’avant babord pour arroser copieusement le cockpit.

    Quart à l’intérieur, portes fermées, je veille tout en m’autorisant quelques repos de 10 à 20 minutes. Chose rare, ça bouge tant que je décide de ne pas me faire de café, pas envie d’en renverser.

    Un cargo faisant route vers l’est, un gros bateau de pêche, c’est tout ce que je croise sur notre route.

    À 5h du matin, je commence à être bien fatigué et demande à Bénédicte de prendre le quart jusq’à 8h.

    Mercredi 23 novembre

    En me réveillant, je découvre que le vent à adonné d’une dizaine de degrés, les vagues aussi ont pris un peu de gauche et Moby glisse bien mieux que durant la nuit. Ce changement progressif, anticipé par la météo, est la conséquence logique de notre progression vers le sud, en descendant sur la face ouest de l’anticyclone.

    La matinée voit se confirmer cette évolution météo. C’est oujours un peu sport, mais nettement plus confortable.

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    À midi, soit après 24h, nous avons effectué 217 milles, ce qui, compte tenu des trois premieres heures dans le lagon, avec en plus un peu de louvoyage, représente une belle moyenne. L’après-midi et la soirée, l’évolution lente mais sensible de la météo se poursuit. Moby ne tape plus dans les vagues, la mer s’allonge. Le vent est presque travers et oscille entre 16 et 20 nœuds. Je décide de conserver les 2 ris pour la nuit, en revanche je remets la totalité du solent.

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    Tout l’équipage est en forme ce soir, nuggets de poulet et couscous. Bénédicte est opérationelle pour prendre son quart jusqu’à minuit, routine sur nos traversées.

    Jeudi 24 novembre

    En me levant vers minuit, je constate que le vent a encore un peu diminué, entre 12 et 18 nœuds, et plein travers maintenant. Nous sommes très sous-toilé, mais Moby tient encore ses 8 nœuds.Vers 3h, quand la lune se lève, le ciel est totalement dégagé, la mer s’est encore rangée, même s’il reste encore un bon mètre cinquante de creux, et le bateau file, route au 190°.

    À 3h30, je vois un target AIS à 10 milles droit devant, c’est le Sun Odyssey 49 « It started with a kiss ». Nous connaissons ce bateau pour l’avoir croisé de multiples fois depuis les Galapagos.

    Le vent molissant encore, je largue le 2°ris, puis une heure après le 1°ris, Moby retrouve sa vivacité et glisse paisiblement entre 9 et 10 nœuds. Dans les premières lumières de l’aube, nous dépassons le monocoque. Je les appelle à la VHF, ils sont partis de Vuda 24h avant nous et vont vers Marsen Cove, à quelques dizaines de milles au sud de notre destination Opua. Nous échangeons un peu sur la météo, ils ont fait appel à un routeur pour cette traversée et font depuis notre position actuelle, une route directe vers Marsden Cove. Pour ma part, je continue à « faire » encore un peu d’ouest. Cela rallonge un peu la route, mais si le passage du thalweg est plus musclé que prévu, j’aurai davantage de marge et pourrais laisser porter en attendant le retour des vents ouest à nord-ouest. La progression continue à belle allure toute la matinée et à midi, exactement 48h après le départ, nous avons parcouru 430 milles et Opua est en ligne directe à 652 nm.

    Après-midi plutôt paisible, les milles sont avalés à près de 10 nœuds de moyenne. Le vent est maintenant passé à l’Est, nous sommes donc à 100° du vent, par 15kt de vent réel, sous GV et solent.

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    la réparation

    Peu avant 16h, alors que je fais mon tour d’horizon, j’aperçois le guindant de GV complètement mou. Premier réflexe, je regarde la têtière de grand-voile, elle est bien à sa place, en haut du mat, ce n’est donc pas un problème de drisse cassée ou ayant glissé dans son bloqueur. Ça ne peut donc venir que du point d’amure. Comme il est masqué par le lazy-bag, je vais au pied de mât et découvre que la partie supérieure de l’axe de vit-mulet, sur laquelle un œillet pour amurer la GV est fixé, s’est cassée net. Heureusement, l’ajustage assez serré de cet axe l’empêche de descendre sous son poids. Je le sécurise en priorité absolue à l’aide d’une sangle et de grey-tape car la perte de cet axe libérerait la bôme et ce ne serait pas une mince affaire que de gérer ce genre d’avarie. Je m’occuppe ensuite de refixer le point d’amure avec du bout, et peut enfin ré-étarquer le guindant de GV. Le tout n’aura pas pris beaucoup plus de 5 minutes. Je ne comprends pas la raison pour laquelle cette pièce a cédé, elle ne prend les efforts que lorsque la GV est entière, car l’amurage des ris est repris plus haut, de chaque côté du mât. Il sera certainement intéressant d’inspecter la pièce cassée pour trouver l’origine du problème: défaut, crique, corrosion?

    J’appellerai Stéphane du SAV Outremer cette nuit pour l’informer du problème.

    En attendant, la réparation de fortune devrait faire l’affaire pour les 600 milles qu’il nous reste et si le vent revient comme prévu samedi ou dimanche, j’anticiperai encore davantage mes prise de ris afin de ne pas trop solliciter mon brélage.

    En fin d’après-midi le vent souffle toujours de l’Est entre 12 et 15 nœuds, cela me surprend un peu car les fichiers indiquaient bien moins. Tant mieux car nous filons toujours à plus de 9 nœuds. Cela ne devrait pas durer et je prépare le code zéro avant la tombée de la nuit, c’est toujours plus simple à faire de jour et comme ça il n’y aura pas une minute de perdue lorsque le vent mollira, ce qui, sauf miracle, fina bien par arriver cette nuit.

    Au coucher du soleil, dans un ciel de plus en plus nuageux, nous croisons un navire militaire type frégate qui fait route vers le nord. Il nous appelle par VHF, dans un français impeccable pour prendre de nos nouvelles. Très sympa de sa part, il nous dit être un navire de guerre coréen.img_0969

    Vers 22h30, alors que j’étais de repos, Bénédicte vient me réveiller, car le vent a mollit d’un coup à 8-10 nœuds. Nous déroulons donc le code zéro, roulons le solent, règlons tout ça et voilà Moby relancé dans sa course vers le sud. Je retourne me coucher moins de dix minutes après et me rendort aussitôt, dans le bruit agréable de l’eau qui file sous la coque.

    Vendredi 25 novembre

    Bénédicte ne me réveille qu’à 1h du matin pour prendre mon quart, c’est cool, pour 10 minutes à peine de manœuvres, j’ai gagné 50 minutes de repos!

    Le temps n’a pas trop changé, le vent est revenu au 100° pour 7-9 nœuds, nous faisons route au 200 entre 6,5 et 7,5 nœuds. Le ciel est couvert, pas une étoile en vue, la température extérieure de 19°C et une forte humidité. Nous avons franchi le tropique du Capricorne à 5h hier matin et le changement de climat commence à se ressentir. Fini les quarts de nuit en short, T-shirt et pieds-nus!

    Je passe le début de mon quart à regarder à nouveau les fichiers météo, je ne me fais pas d’illusions, dans quelques heures, nous serons absorbés dans la bulle, le cœur de l’anticylone se trouvant dans notre Est, qui va gonfler et s’allonger vers l’Ouest, formant ce que l’on appelle une dorsale. Pas moyen de la contourner et pas utile non plus, car les systèmes glissant vers l’est, une porte s’ouvrira pour nous laisser passer. Seule la durée de la pétole reste à connaitre, d’après les cartes, ce serait entre 12h et 18h. Pour le moment, wait and see, la tendance vent est définitivement à la baisse mais nous progressons toujours à près de 7 nœuds, pas de quoi se plaindre encore!

    Et pour cause, vers 3h30 le vent reprend un peu, tout juste 10 nœuds, le temps s’éclaircit et la mer se calme, ajoutons à cela un croissant de lune qui se lève, ce sont vraiment de belles conditions de traversée.

    7h du matin, je récupère via le mail par satellite le fichier météo du jour, il change assez peu de celui de la veille, à ceci près que la zone de calme prévue devant nous dans quelques heures a des contours mieux définis. On verra si la réalité lui donne raison avant ce soir.img_0970img_1036img_0980

    En attendant, Moby glisse toujours aussi bien. Le vent a baissé de façon graduelle toute la matinée, stable en direction, il est tombé à environ 7 nœuds vers midi. La bonne nouvelle, c’est que la mer s’est calmée elle aussi, il faut donc moins d’énergie au bateau pour tailler sa route et la vitesse moyenne n’est pas très différente de celle de la nuit, entre 7 et 8 nœuds. En fait, sur mer plate, Moby file, vent de travers sous GV et code 0, exactement à la vitesse du vent.img_0999img_0972

    Peu avant 14h, le vent tombe à moins de 5 nœuds. le fond de houle d’Est empêche les voiles de rester gonflées en permanence, notre vitesse tombe du même coup. Passage au code V, comprenez V comme Volvo. Je démare notre moteur tribord, en avant à 1700 tours, il aide à bien ramener le vent apparent sur l’avant, les voiles restent bien gonflées et nous voilà repartis à 8 nœuds pour une consomation carburant minime. Autre bénéfice de l’opération, le chauffage de l’eau douce du bord se fait en mer par un échangeur branché sur le système de refroidissement du moteur tribord. J’aurai donc droit à une douche bien chaude ce soir, contrairement à Victor qui ce matin est passé après Bénédicte et Anna et s’est plaint de n’avoir plus que de l’eau froide.

    À 15h, le vent refait son apparition, juste assez pour se passer du moteur et filer doucement sous voile. Cela ne dure que 2 heures, mais c’est toujours ça de repris.img_0983 img_0985img_0981

    Quand le vent retombe complètement vers 17h, il laisse place à une mer d’huile, sous un beau soleil. Cette fois nous attaquons vraiment le passage de la dorsale anticyclonique. Sur un seul moteur au régime de croisière économique, nous marchons à 5,8 nœuds. Au fil des heures et des milles parcourus, la grande précision de la mesure du vent, donnée par les multiples capteurs de la centrale de navigation, nous permet de suivre notre progression relative par rapport à cette dorsale. Entre 18h et minuit, nous observons ainsi la rotation graduelle du vent vers la gauche. De l’Est, travers babord, il est passé au nord donc plein vent arrière. Dans quelques heures, il devrait se stabiliser en direction vers le Nord-ouest, pour ensuite croitre en force jusqu’à nous permettre de refaire route sous voiles.

    Samedi 26 novembre

    En attendant, route moteur, de nuit sous un ciel étoilé. Cela n’est pas arrivé souvent à bord de Moby. Le vent, qui s’est stabilisé en direction autour du 330°, reprend peu à peu de ses forces. À 3h du matin, il souffle à 6 nœuds, je déroule donc le code 0 tout en conservant un moteur. Cela nous fait gagner entre 1 et 2 nœuds, c’est toujours ça de plus. Quand le jour se lève vers 6h, ça a encore forcit, entre 8 et 10 nœuds, le moteur a été coupé et nous filons bien sous voile. Le temps est couvert de nuages bas, je sens que le soleil n’est pas loin de percer.

    De belle conditions donc pour commencer cette journée. Comme tous les matins, je prends connaissance du Nouveau fichier météo, rien de vraiment neuf par rapport à la veille, c’est plutôt bon signe pour nous, l’ancienne dépression tropicale s’est fait absorber par celle venant de Tasmanie et passe assez loin dans notre sud, en dirigeant un flux de nord-ouest sur notre zone. En milieu de journée, nous passerons le thalweg et le vent tournera au sud quelques heures avant de revenir vers le sud-ouest. Le routage me donne une ETA à l’entrée de la Baie des Iles à minuit dimanche.

    Après une matinée de belle glisse sous GV et code 0, sous un beau soleil, le ciel annonciateur de l’axe de basse pression se dessine au sud-ouest. J’anticipe la prise du premier ris à 13h et change le code 0 pour le solent. Bien vu, car moins de 15 minutes après le vent passe de 10 a 18 nœuds puis bascule en quelques minutes du 320° au 210°!

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    la bascule du vent, en quelques minutes!

    Nous nous retrouvons presque face au vent, la mer est croisée, hachée, pas étonnant vu le sudain changement de conditions de vent. Dans ces circonstances, je n’hésite pas à démarrer les 2 moteurs, car le salut est au sud. Faire de l’ouest et on se retrouverai en quelques heures englués dans l’anticyclone suivant, et aller vers l’ouest nous ferait rester dans cette zone de transition, sans compter le terrain perdu par rapport au vent quand il finira par tourner à l’ouest.moteurs car sinon ou?

    L’après-midi du samedi se passe donc contre le vent et les vagues, pas vite certes, mais au moins dans la bonne direction. Vers 17 h le ciel se degage.img_1006

    img_1004À 19h, la rotation du vent au 220° nous permets de faire route à la voile.

    À 22h30 le vent adonne encore d’une vingtaine de degrés, on tient le bon bout, et si l’évolution continue conformément aux fichiers, ça va continuer d’adonner jusq’à larrivée.

    En milieu de nuit levent mollit un peu, il est maintenant plein ouest. Je largue le ris et Moby retrouve une belle glisse.

    Dimanche 27 novembre

    Le jour se lève sur notre dernière journée de traversée, les conditions sont excellentes, le vent maintenant portant fraichît tranquillement. À 8h, je dois reprendre le 1° ris, puis le 2° moins de deux heures après.

    img_4082La mer se forme et pour la première fois depuis notre départ des Fiji, le bateau accélère bien au gré des vagues. img_1063Notre moyenne depuis ce matinEn début d’après-midi, le vent est établi à 25 nœuds et les vagues entre 2 et 3m. Cette fois ci notre ETA devient vraiment fiable, et j’appelle la station Radio de Russell, pour leur communiquer cette estimée d’arrivée, qu’ils se chargeront de transmettre aux douanes, conformément à la procédure en vigueur.

    À une trentaine de milles des côtes néo-zélandaises, alors que nous passons la zone de remontée des fonds de plus de 1000m à moins de 300m, nous voyons nettement les vagues grossir. Cela durera environ 30 minutes, soit une zone de 5 à 6 milles. Il n’est jamais facile d’estimer la taille des vagues, car la perception par l’œil est differente en fonction d’autres critères comme la longueur, la forme, l’effet du vent et du courant, etc. Ce qu’il y a de sûr, c’est que les vagues à cet endroit semblaient disproportionnées par rapport au vent de 25 nœuds que nous avions.

    Toujours aidé par ce bon vent portant, les derniers milles défilent vite et peu avant 19h, j’apperçois la côte des iles Cavalli. img_1071Nous sommes à environ 12 nœuds de moyenne depuis ce matin, ce qui nous permet d’entrer dans la Baie des Iles de jour. img_1079 img_1086 img_1089 img_1102Plus que 9 milles vers le fond de la baie et remonter la rivière qui mène à Opua. Nous affalons les voiles à 21h, il ne fait pas encore nuit noire, car cette navigation vers le sud, à l’approche de l’été austral, nous a permis de gagner environ quinze minutes de soleil en plus chaque soir.

    Trois milles au moteur dans le chenal menant à Opua et nous voilà arrivés à destination. Nous nous ammarrons au ponton des douanes, les formalités seront faites demain matin.img_4093

    5 jours 8h pour cette belle traversée. Nous sommes heureux à l’idée de découvrir un nouveau pays et une zone de navigation  passionnante.

  • Fiji : supporters de l’équipe de France de SUP!

    Fiji : supporters de l’équipe de France de SUP!

    En arrivant au Fidji il y a un mois, nous avons appris qu’aurait lieu mi-novembre sur le spot de Cloudbreack le championnat du monde de Stand Up Paddle (SUP). Et qu’en plus, y participerait Benoit Carpentier, l’un des meilleurs SUPsurfers francais, que nous connaissons bien puisqu’il vient du même petit village finistérien que nous!img_3959

    Ses parents nous ont mis en relation, et nous nous sommes donné RDV du côté de Cloudbreak, à quelques NM de Malolo et de la marina de Denarau pour la fin de notre séjour Fidjien.

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    Sur Moby, nous jouons les supporters

    Les championnats du monde comprennent 3 disciplines :

    • le Sup surf qui a lieu sur le mythique spot de surf de Cloudbreak,
    • les courses de Stand Up Paddle : longue distance, technique et run.
    • le prone surfing, discipline encore plus confidentielle qui se pratique à genou ou allongé sur une planche.

    Mercredi 16 novembre : Tech races à Cloudbreak

    Nous avons raté le premier jour de compétition, qui se déroulait le dimanche 13 novembre à Cloudbreak pour les SUP surf,  mais sommes bien là le jour où se courent les « technical races », hommes, et femme en SUP et en prone : 3km autour de 4 bouées.img_3581

    Nous mouillons Moby dans la passe, par 10m de fond, et sommes au premières loges pour les départs!img_7814

    Les filles s’alignent pour le départ des demi-finales.img_8762

    Le française Olivia Piana arrive en tête, elle confirme sa place parmi les meilleures mondiales puisqu’elle gagne la médaille d’argent! La deuxième demi-finale part, puis c’est au tour des hommes.

    Pas de spectateurs, seuls les bateaux des équipes sont sur place, avec un bateau-orga, l’un des Ferry qui d’habitude desservent les îles de Mamanuca, et une barge chargée de transporter les planches des coureurs.img_0626

    On aperçoit derrière le reef, dans le lagon, la tour de juges, la même que celle qui est utilisée lors du Chamionnat du monde de surf en juillet.img_9153

    Puis c’est le départ des hommes : nos deux meilleurs atouts sont Titouan Puyo et le jeune Arthur Arutkin, qui gagnent respectivement la 4ème et troisième place : bravo!!

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    En fin de journée, nous quittons la passe, et rejoignons Musket Cove pour la nuit, où aura lieu le lendemain la course de longue distance.

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    la plage de Musket Cove où aura lieu l’arrivée des courses de longue distance

    Jeudi 17 novembre : Longue distance homme : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove

    Nous sommes donc sur place à Musket Cove pour voir l’arrivée de la longue distance hommes :

    Un magnifique Doublé Francais! Titouan arrive second, suivi de Arthur 3ème ex-aequo avec le Tahitien- qui court pour Tahiti, et non pas pour la France, bizarrerie des tableaux outremer….

    Nous sommes là en famille pour soutenir toute l’équipe, en particulier Benoit Carpentier, notre plougonvelinois! IL est de repos aujourdhui, mais est présent pour soutenir ses coéquipiers de l’équipe de France;img_3131

    La course fut rude, la chaleur accablante, pas un souffle d’air et un très fort courant sortant de la passe à Cloudbreak a cueilli les coureur dès le départ.

    Mon frère Thomas et son amie Sonia

    à l'arrivée!
    à l’arrivée!

    Anna,  super fière d’arborer le drapeau français! petite discussion avec Benoit  : « _Plus tard, tu préfères être une princesse ou une surfeuse? »

    Anna : « _Surfeuse exploratrice! »img_1690

    Vendredi 18 novembre : longue distance femmes : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove. 

    Le vendredi, c’est toujours la pétole et la forte chaleur qui règnent. Heureusement , le départ a été donné plus tôt ce matin, il y a moins de courant sortant à Cloudbreak : les filles vont souffrir (un peu) moins que les hommes hier.

    Nous sommes bien sûr toujours là à l’arrivée, avec notre pagaïe-draêau français, espérant trouver la française Olivia dans les 3 premières!img_3800

    Ce n’est pas aussi serré que la veille hier pour les hommes : Olivia arrive seconde sous les « Bravos » des 4 supporters francais … Nous quoi!

    Queques minutes plus tard, c’est l’arrivée des prones filles : les 2 premières bataillent jusqu’au finish, nous offrant un sprint époustouflant, et nous arrachant des hurlements d’encouragement.

    Nous apercevons Jean-Luc, le président de la Fédérantion Francaise de Surf, rencontré hier sur la plage.img_3827 Il est venu encourager Flora, qui arrive au coude à coude derrière la 3ème, et nous offre un finish de toute beauté, emportant à l’arrache au prix d’un sprint mémorable sa médaille de Bronze!!img_3830 img_3839

    Elle mettra d’ailleurs un peu de temps à s’en remettre, et restera sous oxygène une bonne demi-heure.

    Un peu plus tard, tous les coureurs et coureuses sont sur l’eau pour accueillir la dernière concurrente : l’indienne qui termine sous les encouragement et les hourras de la foule!

    Je suis particulièrement admiratives de femmes de ces pays, l’Inde, Fiji, qui pratiquent ce quisont chez elles des sport d’homme : ce sont des tempérament comme elles qui font changer l’image de la femme et du sport, monrtant aux plus jeune que oui, c’est possible.

    Nous restons une bonne heure sur la plage à discuter et regarder le spectacle.

    Nous embarquons à bord mon frère Thomas, qui est resté au Fiji quelques jours de plus pour assister à la compétition.

    Nous quittons Musket Cove dans l’après-midi pour aller mouiller MOBY sous le reef de Cloudbreak, histoire d’être au plus tôt le lendemain matin sur le site pour voir la compète de SUP dans les vagues!img_3907

    Samedi 19 novembre : dernier jour des SUP Surfer

    Les conditions sont difficiles à Cloudbreak ce matin. Le vent souffle à 20 noeuds, les vagues sont de belle taille heureusement : le spectacle va être grandiose. D’autant que le vent et le houle sont prévus de forcir tout au long de la journée.img_0148

    La compétition commence avec les filles.img_9046

    La francaise Caroline Angibaud prend ses marques Cloudbreak (top blanc) . La remontée est difficile, contre le vent. Les surfers sont autorisés à être remorqués jusqu’en dessous de la vague à hauteur de la première bouée jaune.

    Caroline nous montre un très beau surf et se qualifie pour la finale.

    Chez les hommes, le spectacle commence avec les éliminatoires.img_9084

    Le premier français que l’on voit surfer est Jeremy Massière (top jaune), qui se qualifie.

    La compétition bat son plein, les runs se succèdent :

     

    Puis c’est au tour de Benoit Carpentier (top rouge)

    Le bateau de l’équipe de France st à l’ancre à quelques encablures devant Moby.

    le bateau de l'équipe de France
    le bateau de l’équipe de France

    Les vagues grossissent à vue d’oeil.

    Benoit est de retour sur la scène. (top jaune)

    Il rentre au bateau-comité, sélectionné pour le heat suivant.

    La difficulté des éliminatoires est d’enchainer « heats » sur « heats » pour pouvoir se qualifier pour les finales

    Jerémie Massière est de nouveau là.  (top blanc) Il ne sera malheureusement pas qualifié pour les finales.

    Puis c‘est Benoit de retour (top blanc), qui ne se qualifie pas non plus, visiblement épuisé par ces rounds successifs.

    C’est enfin au tour de la finale filles! Caroline Angibeaud, en top noir et planche rose.

    La remontée contre le vent est épuisante : pas loin de 25 noeuds soufflent à présent.

    Caroline retrourne chercher sa planche, intacte…. L’équipe de France aura en tout cassé 4 planches lors de cette compétition.

    C’est fini pour l’équipe de France, qui repartira tout de même avec la médaille de Cuivre pour Caroline!

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    Mais le spectacle continue avec les finales hommes :

    Les runs se succèdent jusqu’à la toute dernière finale , haute en suspense, puis Georgio Gomez (top jaune)le frère d’Izzi, médaille d’or) surgit à la toute dernière minute pour prendre une dernière vague et rafler la seconde place, après avir galéré sur le reef pendant au moins 5mn…C’est Zane Shweitzer (top blanc) qui remporte la médaille d’or avec panache!

    Nous quittons Cloudbreak es images pleins les yeux de magnifique surf, et  rentrons à la marina de Denarau, suivis par le bateau-comité.

    Dimanche 20 novembre : Courses de relai à Denarau et remise des prix

    à 9h , c’est la mise en place des bouées.. juste devant MOBY!img_3926

    Moby sera donc aux premières loges pour assister aux courses de relai et sprints.

    à 10h, nous apercevons les entraineurs venus assister au briefing et les convions ainsi que toute l’équipe de France à venir s’installer sur Moby le temps de la compétition.img_0772
    La vue que nous avons depuis le roof est imprenable sur la ligne de départ et la voile d’ombrage donne aux coureurs un abri appréciable entre 2 évènements.
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    L’équipe est en force, avec un ou deux représentant de chaque spécialité :

    SUP hommes : Titouan Puyo et Arthur Arutkin

    SUP femme : Olivia Piana

    SUP Surf homme : Benoit Carpentier et Jeremy Massière

    SUP Surf femme : Caroline Angibaud

    Prone homme : Julien Lalanne et Jeremy Camgrand

    Prone femme : Flora Manciet

    Pus le staff : 2 entraineurs,  un photographe , un Médecin et le président de la fédé francaise de surf

    Tout ce petit prend place à bord, on est très fiers d’accueillir l’équipe de France de SUP à bord de Mobyimg_1525

    Les hawaiens sont aussi en force et ont loué pour l’occasion un trimaran :

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    les sudafricains aussi.

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    Les coureurs prennent leurs marques, et les spectateur aussi!

    Les courses commencent par le relai  : départ des prone homme, img_0801

    relayés par les SUP femme : Olivia (top orange)  a bien comblé le retard, mais n’a pas pu remonter les  4 premières concurrentesimg_0811

    puis en SUP homme, Arthur se donne à fond, encouragé par Titouan

    et relayé par les prone fille , où Flora se donne à fond!

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    Pour nous ramener une quatrième place!!!!

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    Debrief avec les entraîneurs et le médecin de l’équipe. img_0831

    Au final, la France récolte des médailles dans toutes les disciplines!

    Entre temps, sur MOBY :

    Les hawaïnes savourent leur victoire en relai :

    Notre moisson de médailles :

    médaile de cuivre en SUP sprint homme avec Arthurimg_3984

    médaille de bronze en prone longue distance femme avec Floraimg_3988

    médaille d’argent en SUP tactical race femme avec Oliviaimg_3993

    médaille de bronze et de cuivre en SUP tactical race homme avec Titouan et Arthurimg_3998

    médaille de bronze en SUP suf femme avec Carolineimg_4008

    médaille d’argent en SUP longue distance femme avec Oliviaimg_4016

    Médaille de bronze et de cuivre en SUP ongue distance homme avec Titouan et Arthurimg_4022

    Médaille d’argent en équipe : la France est vice-chamoinne du monde au Fidji!img_4027

    Bravo à notre équipe de France!img_4040 img_4030

  • Galapagos, épisode 2 : Santa Cruz

    Galapagos, épisode 2 : Santa Cruz

    Dès le premier soir, nous allons à terre nous faire un poisson grillé  dans un foodcourt original : une ruelle bordée de gargotes, qui se transforme le soir en resto géant . La formule est sympa : ruelle est bouclée, les tables et chaises sont descendues dans la rue, et la cuisine se fait aux BBQ. Au débarcadère, dans les lumières du soir, bébé-raies et requins passent et repassent ; une vraie nurserie.IMG_4016

    Après avoir fait le tour de quelques tour opérateurs, et avoir tenté de négocier des tarifs de groupe pour une excursion à Santé Fé, l’île des gros iguanes terrestres, – nous sommes plusieurs bateaux : nous nous redons compte que ce genre de tourisme, ce n’est pas pour nous. 12 personnes par bateau (pas plus pas moins!), accompagné obligatoirement d’un guide du parc National, serrés comme de sardines et sanglés dans de gilets oranges pour toute la journée, non, vraiment non, à 100$ la journée (pas de réduction pour les enfants…)soit 500 USD à débourser!!, Tant pis pour les iguanes terrestres de Santa Fé, il y tant a découvrir, rien que dans la baie!!

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    Nous sommes en effet mouillés dans le  port de Puerto Ayora, et partons pour une balade en paddle  : en quelques coup de rame, nous approchons de très près la faune marine, tortues de mer, iguanes marins se prélassant sur les rochers, petits requins (1m50), les otaries sont bien moins nombreuses, ouf, nous dormirons mieux la nuit! Sur les roches, tout près du débarcadère, j’aperçois les fameux fous à pattes bleus nichant ;  leur cri est presque humain, c’est troublant.

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    Le lendemain, nous partons pour la balade des  Grietas, sortes de fissure dans la roche, abritant grottes et bassins naturels.

    Ici les fissures dans la roche sont impressionnantes, formant grottes, cavernes et bassins naturel.

    Nous traversons des marais sur un très joli parcours pavé, qui passe également par des plages de mangrove IMG_4021

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    P1000147L’occasion d’observer de près des bébés raies aigles. Les mangroves sont en effet une véritable nurserie pour les poissons. IMG_4033

    Depuis quelques jours, nous accueillons Laurent et Nicole, mes cousins qui sont de passage aux Galapagos avec leurs enfants, et qui nous avaient accueilli aux San Blas (Panama) sur Crazy Louise, un autre Outermer 51.

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    Après qu’ils aient passé quelques jours sur le cata de leurs amis de « Mercredi soir », nous sommes ravis de pouvoir à notre tour leur offrir l’hospitalité.

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    Et comme demain c’est l’anniversaire de Loïc, Laurent m’accompagne très gentiment faire les courses : ça sera Sashimi pour tout le monde! La visite au marché aux poisson n’est pas banale : tandis qu’une otarie attend sagement comme un chien bien élevé, que le poissonnier lui donne sa ration, les pélicans se battent pour les restes

    Une bien belle journée, passée à la plage, en compagnie de l’équipage d’Excallibur.P1000142

    Une grosse heure de marche en plein soleil, mais que cela valait le coup! IMG_4098et tout au bout de cette plage, après 45mn à marcher dans un sable doux comme de la farine, une lagune, de la mangrove, des iguanes.

    Victor s’éclate en skim et en bodyboard

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    Un iguane peu farouche sort de l’eau devant les enfants…

    Le 28 au soir, nous accueillons à bord les équipages de « Mercredi soir », « Invictus », « Excallibur » ainsi que Pascale et Pascal de l’organisation Pacific Odyssey pour déguster les inoubliables sashimis « sauce papa » de Laurent, suivi d’un bon gros cake coco-chocolat, afin de souffler les bougies.IMG_5086 IMG_5090

    Le lendemain c’est repos, les enfants sont épuisés de leur journée de la veille, pas loin de 4h de marche en tout, de longues baignades, des heures de skim pour Victor, et une soirée bien animée avec les copains à bord!

  • Aujourd’hui : livraison de MOBY!

    Aujourd’hui : livraison de MOBY!

    Il est magnifique, le chantier Outremer nous livre un bateau nickel, prêt à partir en grand voyage. Ne restent que quelques détails de finition et nous pourrons aller naviguer quelques jours pour tester Moby en grandeur réelle.

    La semaine entière est soumise à un timing précis : tous les matins, prise en main du bateau, de ses systèmes avec les équipes techniques : circuits électriques, circuits d’eau, moteur, électronique, batteries, froid… Tout est passé en revue. Comme cela fait un mois que les équipes testent et essaient le matériel, il n’y a pas grand chose à revoir… Reste à lire les notices et le manuel de l’utilisateur : nous avons quelques kilos de lecture à ingurgiter….

    Mais je connais Loïc, habituer à digérer des manuels d’instruction de pilote autrement plus indigestes, ça ne lui fait pas peur!

    L’après-midi, c’est Jean-Pierre, de Grand Large Service qui sort en mer avec nous : manoeuvres de port, prise en main du moteur, essais des voiles, test des instruments de navigation, par un temps particulièrement hivernal , brrr, vivement les alizés!

  • Moby sous voiles

    Moby sous voiles

    Les premiers bords de Moby au large de la Grande Motte, avec Jean-Pierre à la barre, de chez Grand Large Services, la filiale d’Outremer qui se charge de la mise au point des bateaux en sortie de chantier. Visiblement, le temps était couvert, »une journée typiquement bretonne » dixit Jean-Pierre!

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    Moby sous spi
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    le Code 0 est de sortie

     

  • Mise à l’eau de Moby

    Mise à l’eau de Moby

    Séquence émotion aujourd’hui, avec la mise à l’eau de Moby à laquelle nous n’avons malheureusement pas pu assister, la faute aux avions pleins et aux obligations professionnelles…car nous ne sommes pas (encore) en grandes vacances!

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    Moby à l’eau!

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    Panneaux solaires et Iridium Pilot sur bossoirs

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    le mat

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    Aperçu de l’avant, trampoline et bout dehors

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    La table à cartes

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    côté salon

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    la coursive coque babord

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    la cabine avant tribord, celle d’Arthur

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    Cabinet de toilette tribord, pour les enfants

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    Moby au ponton pour les finitions

  • Les enfants visitent le chantier

    Les enfants visitent le chantier

    Pendant les vacances de la Toussaint, j’ai emmené les enfants visiter le chantier, voir les différentes étapes de la construction de MOBY. Ils ont pu voir leurs cabines!

    Arthur devant sa cabine, avant bâbord
    Arthur devant sa cabine, avant bâbord

    les garçons intrigués par le saildrive
    les garçons intrigués par le saildrive

    Victor dans sa cabine, arrière bâbord
    Victor dans sa cabine, arrière bâbord

    En nous promenant sur les pontons, nous avons aperçu Crazy Louise, le bateau de Laurent, Nicole, Jules et Max, sur lequel nous avons navigué au Panama pendant 2 semaines en Novembre 2015. Nous sommes un peu émus : après leur 2 années de périple Atlantique, il vient d’être vendu, puisque nos cousins sont partis vivre au Canada! Crazy-Louise-au sec crazy-louise-sec

  • Construction

    Construction

    Moins de 6 mois après la mise en chantier, notre Outremer 51 a fière allure!

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    Les différentes équipes s’attellent à l’implantation des systèmes et à la pose de l’accastillage. La mise à l’eau est prévue fin novembre.