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  • Escale aux Bermudes

    Escale aux Bermudes

    Voilà encore une escale au nom évocateur de navigations au long cours. C’est une des étapes « classiques » d’une transat retour d’Europe. L’île est aussi sur la route des américains et canadiens qui transitent entre Amérique du Nord et Antilles/Bahamas au printemps et à l’automne. 
    Les habitants ont depuis des siècles accueilli les bateaux de passage, source d’activité et de revenus. Aujourd’hui, les steamers transatlantiques ont disparu, au profit des paquebots de croisière, des hotels pour golfeurs, et des résidences pour retraités américains aisés.
    Mais j’en oublie de mentionner que c’est ici surtout que prend naissance la fameuse légende du « Triangle des Bermudes ». Mythe ou réalité, il nous tarde d’éclaircir le mystère…. Nous en saurons plus lors de notre visite au musée maritime d’Hamilton.
    Je me réjouis donc de découvrir les Bermudes, fort opportunément, car l’île est sur notre route entre les Bahamas et les Açores.

    Nous approchons des côtes qui nous livrent déjà quelques indices sur ce chapelet d’îles, confetti perdu dans l’Atlantique, habité par seulement 70 000 habitants : de belles plages sur la côte sud,de grands hôtels, des golfs (pas moins de 5 parcours sont indiqués sur la carte), des quartiers colorés, des phares,un vieux fort… Nous voilà survolés par un avion d’Américan Airlines, toujours aussi élégant avec sa livrée aux couleur du « Star and Stripes ». 
    Je savoure encore une dernière fois le plaisir de découvrir un nouveau pays en abordant ses côtes, avec une relative lenteur.
    Les enfants ont gonflé les pare-battages, car nous devons accoster au quai de l’immigration pour les formalités d’entrée dans le pays. Nous nous réjouissons aussi de retrouver nos copains du catamaran Shuti, rencontrés à Panama il y a deux ans, avec lesquels nous avons navigué dans l’Océan Indien. Ils ont eux aussi bouclé leur tour du monde, en 3 ans, et rentrent chez eux en Israël. Nous avons repéré leur bateau à quai grâce à leur signal AIS.

    Déjà, le chenal d’accès à St-Georges apparait : verte à bâbord,

    rouge à tribord.
    Des villages se montrent avec plus de précision : de petits ports naturels, des maisons aux formes simples et colorées, des pelouses qui descendent jusqu’à la mer, tableau qui donne un air presque scandinave aux paysages. 
    Nous entrons dans la baie via une étroite passe entre l’île Saint-Georges et l’îlot Paget. 
    Un lagon aux eaux turquoises se profile.

    La rade de St-Georges se découvre à nous.
    Les maisons, très coquettes
    le yacht club
    Le mouillage

    Nos amis Momi et Lilah viennent nous accueillir avec leurs enfants. Pour une fois, nous faisons le choix de passer quelques jours à quai,

     et en plein coeur de cette petite ville des plus charmantes,au milieu des canards.
    Les enfants sont heureux de se retrouver et investissent le quai pendant 3 jours avec leurs skates et trottinettes.

    Yoav, Eyal et Dror ont à peu de chose près le même âge que Victor, Arthur et Anna. Il se connaissent maintenant très bien ; en 2 ans nous chemins se sont croisés à Panama, Fidji, à Cocos Keeling, aux Chagos et en Afrique du Sud : ça crée des liens! Nous partons nous balader le long des quais.
    Puis faisons le tour du village  : l’hôtel de ville est en face des quais,la supérette, la laverie à proximité, plusieurs bars et restaurants…

    L’endroit est très calme le soir, un peu plus animé en journée avec les touristes venus admirer les vieilles pierres de ce village rénové avec beaucoup de goût. 

    Le lendemain, avec Lilah, c’est courses/nettoyage/lessives (encore!!!).

    Nous avons la chance d’avoir très beau temps pendant notre séjour : l’île a un climat sub-tropical, mais on sent aussi les effets de la brise de mer, qui rafraîchit l’air agréablement. Le soleil, par contre, cogne bien fort, et nous attendons 4h de l’après-midi le lendemain pour partir en balade aux alentours de St-Georges.

    De vieilles ruines, une église jamais finie,

     et la très pittoresque plage de Tobacco Beach.

     Quel dommage, nous n’avons pas emporté nos maillots de bain….Si la mer n’a pas les températures tropicales des Bahamas ou des Antilles, elle est tout de même agréable, entre 22 et 24°, surtout dans ces bassins peu profonds où l’on peut barboter.

    Nous continuons notre ballade le blog de la côte, et sommes vite arrêtés par un chenal que nous ne pouvons traverser à pied, celui du petit port naturel de Coot Pond. Le site est très photogénique… et il est d’ailleurs occupé par des mariés en pleine séance de photos. Nous longeons donc le bassin, pour arriver au fort Sainte-Catherine. Nous visitons les lieux, 
    Un bel ouvrage d’art militaire, désert, les canons sont spectaculaires; et leur taille laisse les enfants songeurs, en particulier sur la question de leur manipulation

    qui devait être difficile.
    Nous continuons à visiter et à profiter de la vue.

    Nous redescendons vers la plage, histoire de gouter l’eau et de mettre les pieds dans le sable : pas si mauvaise, autour de 23-24° je dirais. Puis rentrons par la colline, boisée, qui abrite encore des vestiges, comme ce fort Albert, et nous ramène  sur les hauteurs de St-Georges. 
    La rade de St-Georges est bien remplie à cette époque-ci de l’année, grande période de migrations trans-océaniques et inter-tropicales.
    Quels drôles de cactus!On dirait presque des serpents…
    En rentrant par la place du village, les enfants se prennent au jeu des techniques de châtiment à l’ancienne  : ici des menottes,Là un siège spécial, utilisé pour punir les femmes, en particulier les commères qui colportaient des ragots… En les balançant dans l’eau! Un peu sauvage, non?
    Le lendemain, nous avons prévu de passer la journée à Hamilton, la capitale. Nous prenons le bus, qui nous permet de profiter agréablement du paysage en chemin. Notre première étape à Hamilton, est le Bermuda Underwater Exploration Institute (BUEI), nom un peu compliqué du musée maritime…. Deux expositions nous intéressent en particulier : celle consacrée au célèbre Triangle des Bermudes,

    et une autre à la Coupe de l’América, que les Bermudes ont accueilli l’an passé! Un grand évènement pour une si petite île.
     
    Les bancs à l’extérieur proviennent de l’épave d’un navire transportant des dalles de granit pour une église du nouveau monde : elles ont été ici transformées en bancs. 
    A l’intérieur, une première salle consacré aux explorations sous-marines : ici les enfants rejouent la scène de Tintin explorant les fonds sous-marins pendant que les deux Dupont pompent (dans « Le trésor de Rackham le Rouge » ).  
    Puis nous entrons dans le monde de l’America’s Cup : réalité virtuelle, simulation d’entraînement physique et mentale, comparaison des techniques d’hier et d’aujourd’hui, c’est passionnant!

    Une autre salle tout simplement bluffante abrite une collection privée : des centaines de coquillages des Bermudes et du monde entier, tous plus beaux et spectaculaires les uns que les autres. 
    Certains bien connus comme ces nautiles, toujours fascinants, 
    ou bien les haches d’armes, tranchants pour les pieds, 
    extraordinairement colorées ces coquilles st-Jacques, 
    ou irisés ces ormeaux
    d’autres sont carrément spectaculaires comme ces amas de petits coquillage appelés « boite à bijoux », 
    ou hideux comme ce Nodosus de Floride
    ou ces huitres « Coxcomb », qui ont inspiré la forme du toit de l’opéra de Sydney,Ici, ces coquilles St-Jacques pas plus grandes que l’ongle d’un pouce… portent mon prénom!
    Et là ces «  barnacles » agglomérés
    enfin, Anna découvre comment les nacres étaient utilisés  pour faire des boutons; 

    Dans une autre salle, nous est racontée l’histoire du plus gros trésor au monde récupéré sur une épave : la société Odyssey a récupéré 2792 lingots d’argent (de 40kg chacun), soit 99% de la cargaison déclarée.

    un lingot d’argent du SS Gairsoppa

    Parti de Calcutta en Inde, Le SS Gairsoppa, un cargo à vapeur britannique de 412 pieds devait rallier Liverpool, et a été torpillé en chemin par un U-Boot allemand en 1941. Il transportait près de 3000 lingots d’argent représentant une substantielle part de l’effort de guerre, consenti par l’empire Britannique à la seconde guerre mondiale, qui depuis gisait par 4000m de fond dans le plus imprenable coffre-fort du monde.

    Il fallu l’intervention d’un navire d’exploration sous-marine et de ses ROV (Remote-Operated-Vehicules) pour dégager le trésor, en découpant les tôles d’acier de l’épave. Une opération des plus rentables car l’Odyssey a empoché 80% de la valeur du trésor.
     
    Les enfants découvrent la salle de « Google Earth » , projeté sur plusieurs écrans qui donne une incroyable sensation de 3D. Ici, nous sommes à Saint-Georges, au-dessus des quais.

     
    Enfin, la salle tant attendue du triangle des Bermudes. 
    Pendant des siècles, la légende s’est construite, d’une zone triangulaire entre les Bermudes, Porto Rico et la Floride dans laquelle disparaissaient de manière inexpliquée des dizaines de navires puis d’avions…. Le mythe a culminé après la seconde guerre mondiale, créant inquiétude et angoisse pour nombre de marins et de navigateurs. Et non sans réalité car de nombreux bateaux en effet ont disparu en mer dans la zone. Ici, parmi des dizaines d’autres, un exemple d’équipage disparu :  
     
    La réalité est qu’il s’agit surtout d’une des zones de fort traffic aérien et maritime, aussi bien de commerce, de plaisance que militaire. Alors, statistiquement, les disparitions sont juste « noyées »  dans la masse du traffic. Mais au-delà des chiffres, voilà les explications que l’on peut donner aux disparitions :
     
    1 – la piraterie :

    Elle a sévit pendant 2 siècles en particulier aux 17 et 18ème siècles, autour des Bahamas, surnommée un temps « la république des Pirates ». Ces dédales de petites îles ont été fort pratiques pour se cacher et exercer raids et pillages. Cela explique en partie ces navires fantômes retrouvés vides de leur cargaison et équipage, errant sur les mers

     
    2 – plus connu, le champ magnétique terrestre,
    que les navigateurs utilisent pour se diriger grâce au compas. De nombreux endroits sur terre sont sujets à des « anomalies magnétiques » perturbant la lecture de ces appareils : le triangle des Bermudes est l’un d’entre eux. Nous en avons connu plusieurs lors de notre tour du monde.
     
    3 – Les hydrates de méthane relâchés dans la mer et dans l’atmosphère;

     
    Il existe plusieurs de ces points sur terre, en particulier dans le Triangle des Bermudes. Ces gaz peuvent en se relâchant soit étouffer des moteurs, soudainement privés d’oxygène, soit exploser, soit réduire considérablement la flottabilité d’un navire lourdement chargé. En 1981, en mer de Chine, un navire  d’exploration pétrolier, le Petromer 5 a coulé à cause d’une de ces poches de méthane arrivée en surface qui a diminué la flottabilité du bateau, l’a fait chavirer, et finalement coulé.
     
    Les enfants vérifient ce principe dans cette colonne d’eau, soudainement remplies de bulles : la maquette de bateau coule. 
     
    4 – les vagues scélérates (« rogues waves » en anglais)  :
    ce phénomène longtemps mystérieux commence à être reconnu et expliqué, depuis qu’une plate-forme pétrolière de Mer du Nord a enregistré une vague de 18m le 1er janvier 1995-alors que les vagues moyennes précédant et postérieures mesuraient  9m. Vent contre courant, des longueurs d’onde qui se superposent sont des explications possibles et le puissant  « Gulf Stream » passe près du triangle des Bermudes.
     
    5 – les cyclones :
     
    Il y a tous les ans 3 ou 4 cyclones à passer par le Triangle des Bermudes. Malgré notre grande connaissance de ces phénomènes, et d’excellentes prévisions météo, certains navires se font encore surprendre  : En 2015, le SS (Steam Ship) El Faro, battant pavillon américain, a disparu corps et bien aux Bahamas pendant le cyclone de catégorie 4 Joaquim. Ses 240m de long et plus de 30 000 tonnes n’ont pas mis à l’abri de la tragédie le cargo qui a coulé avec ses 33 membres d’équipages,
     
    6 – les nuages d’orage :
    Les masses d’air en présence sur la zone peuvent générer de violentes lignes de grains, formées de super-cellulles nuageuses à l’évolution rapide. Ces nuages sont très dangereux en pour les avions, avec la grêle, le cisaillement de vent extrême, Ils peuvent aussi donner naissance à des trombes  pouvant soulever des bateaux de plusieurs tonnes.
     
    7 – la mer des Sargasses :

     
    Elle est formée par un ensemble de 5 gyres (courants sous-marins ), qui font se rassembler toutes les Sargasses et « OFNIS » à proximité, formant à certains endroits une masse dans laquelle les bateaux peuvent s’engluer-cet hiver aux Antilles, le phénomène a touché fortement les îles de la Guadeloupe, entraînant la paralysie des ports. Les marins des anciens temps croyaient que les sargasses capturaient les bateaux. Beaucoup de bateaux abandonnés au 17ème siècle ont été retrouvés dans les mers des Sargasse, puis dérivant le long du Gulf Stream
     
    8 – l’erreur humaine,
     
    qui cause 70 à 95% des accidents, par manque de conscience de la gravité de la situation («  situational awareness »). C’est en particulier le cas de ces 5 avions « Avengers » perdus en mer lors d’une patrouille en décembre 1945 au large de la Floride.
     
    9 –  des phénomènes jamais expliqués
    comme ce nuage magnétique qui aurait surpris ce pilote d’avion et ses passagers, le faisant arriver plus tôt que prévu à destination, et sans avoir consommé autant de fuel que prévu… Bizarre… De là à affirmer que des spirales spatio- temporelles, pourraient exister…. Un jour peut-être la science l’expliquera?
     
    Tous ces sujets sont passionnants, et les enfants insatiables de questions, ce qui donnera lieu à de nombreuses conversations en famille sur les risque encourus en mer et comment s’en prévenir. A quelques jours de notre traversée de l’Atlantique (sur un tronçon réputé parfois difficile suivant la météo), voilà une expo un brin angoissante!! J’ apprécie d’ailleurs l’humour qui suit la sortie de la salle avec ce panneau

     

    Les enfants s’amusent à tourner la «  Roue de la Fortune » du Triangles des Bermudes :le premier cylindre explique qui vous êtes,

    Vous êtes en régate entre Newport (USA) et les Bermudes sur votre voilier

    le second, ce qu’il vous arrive,

    vous entrez dans un dense brouillard et perdez vos repères

    et le troisième si vous vous en sortez (ou pas), et comment….

    vous sautez à l’eau et, pas de chance, rencontrez un requin! Bye-bye, vous entrez dans les statistiques du Triangle des Bermudes.
    Tout cela détend un peu l’atmosphère …

    J’aime aussi beaucoup ces quizz des animaux réels ou imaginaires peuplant les mers ;

    Les enfants s’en tirent avec un 10/10, ils les connaissaient tous!! J’avoue que le «  Blue Dragon » (réel)  et le «  Prister »  (fake) m’étaient étrangers.

     
    Pour terminer, nous entrons dans la salle des trésors!
    Voici de véritables trésors en or, argent, pièces et bijous, trouvés par Teddy Tucker, célèbre bermudien chasseur d’épaves. Nous sommes ébahis de voir en vrai autant de pièces de grande valeur.
    Amusant : l’un de ces bateaux, l’Hermine, frégate de 60 canons et 200 pieds en provenance de la Havane, naufragé en 1838 aux Bermudes, avait pour destination Brest, .
    Certains sont émouvants : des objets du quotidien comme ces boutons de manchettes et boucles de ceinture, bijoux d’ornement comme ces boucles d’oreilles, pendentifs, alliances crucifix, etc…Ils proviennent de deux épaves trouvées dans le golfe du Mexique, des navires espagnols chargés d’objet de négoce, prêts à être vendus aux Amériques. Le navire a coulé avant d’atteindre son but. Je vois aussi pour la première fois ces lingots d’or (beaucoup plus petits que je ne l’imaginais), fondus en Amérique du temps des conquistadors (l’or des incas?), pour être transportés plus aisément en Europe. Ces pièces proviennent de galions quittant l’Amérique pour l’Europe.
     
    Sont aussi exposées ces pièces d’argent espagnoles, qui pendant plus de 200 ans (De 1512 à 1732 ) ont servi de monnaie dans le nouveau monde. De formes imparfaites, ces doublons pesaient tous 27g.
    Plus tard, elles ont pris une taille ronde  (entre 1732 et 1771), puis furent gravées de la tête du roi d’Espagne (jusqu’en 1820 et l’indépendances des colonies espagnoles).

     
    Enfin, la «  Croix de Tucker » , le joyau présenté ici n’est qu’une copie, car l’original a été volé pendant le transport d’un lieu d’exposition à un autre. Le retrouvera-t-on un jour?
     
    Nous sortons enchantés de notre visite, et serions bien resté plus longtemps explorer les lieux, mais il est midi passé, et notre petite troupe est affamée. Nous les emmenons en ville déjeuner, et déambulons dans les rues et les parcs.
     

    Loïc remarque l’élégante horloge du « City Hall » : c’est en fait une rose des vents couplée à une girouette : elle donne la direction du vent en direct. Nous aimerions bien avoir la même installation à la maison….
    Un peu plus loin, je ne résiste pas à immortaliser ces deux hommes en tenue « bermudienne » classique : chemisette, blazer, bermuda à pinces, chaussettes hautes et mocassins, quelle classe! Nous allons finalement nous relaxer dans l’un des nombreux parcs de la ville, 
    les enfants jouent… à chercher de trèfles à 4 feuilles,

    nous prenons le vert…

    ici dans le parc aux Statues

    Là au Parc Mount Pleasant, en bord de mer. Qu’il est doux de voir un si bel oiseau en pleine ville!

    Si nous avions eu plus de temps, nous serions volontiers venus avec Moby mouiller dans la rade de Hamilton.
    Mais nous partons demain, c’est décidé, au vu de la météo favorable.
     
    Il est déjà l’heure de repartir de Hamilton, car si nous voulons appareiller demain midi, il faut terminer les approvisionnements et les préparatifs de départ.
    Nous profitons de la vue, haut perchés dans le bus, une manière agréable de découvrir le paysage.
    Se succèdent des paysages de lagon,

    de plage,

     de petits ports,

     le vieux chemin de fer transformé en piste cyclable,

    Le lendemain midi, Moby est fin prêt, nous allons dire au-revoir aux copains et tombons en pleine rue devant cette reconstitution de scène de châtiment public en costume d’époque :

    Les acteurs semblent se régaler à jouer leur rôle : l’officier charger de donner châtiment et la femme éplorée de remord, que l’on a condamné à … la chaise dans l’eau!

    Bien sûr, des badauds sont mis à contribution. Décidément, les droits de femmes étaient bien faibles à l’époque.
    Les enfants, restés sur Shuti avec leurs copains, regardent la scène médusés, ne sachant pas quoi en dire…
     
    La bonne dame finit bien à l’eau, pour la joie du public! Nos amis nous ont offert des biscuits fait maison pour notre départ.
    Il est grand temps d’appareiller, un dernier coup d’oeil sur les jolies maisons de la rade, Nous prenons la passe.

    Bye-Bye Bermuda! Une courte escale intense, et haute en couleurs!
    Cap sur les Açores!
  • Viaduct Marina, au coeur d’Auckland

    Viaduct Marina, au coeur d’Auckland

    Avant de quitter la Nouvelle-Zélande, nous nous offrons quelques jours à la marina du Viaduct, en plein coeur d’Auckland.
    Pour une fois, Marina ne rimera pas avec lessives, nettoyage, courses, bricolage, entretien… Nous allons passer 4 jours et 4 soirées à profiter de la ville et des copains!

    D’abord Bruce et sa famille, avec qui nous avons navigué 3 semaines en janvier et  qui nous convient à leur yacht-club de Half-Moon Bay pour une dernière soirée. Ses parents Toni et Peggy sont aussi de la soirée, septuagénaires resplendissants qui naviguent 6 mois par ans, fidèles à leur voilier depuis 40 ans : une belle source d’inspiration!

    Nicole, Tobi , Marlene et Juliana sur Invictus, avec qui nous naviguons depuis un an et qui sont pour l’occasion nos voisins de pontons pour quelques jours. Les enfants sont devenus inséparables, et communiquent on ne sait comment, en francais, anglais, allemand…Autant dire que l’école est réduite au plus strict minimum : on sait au moins qu’ils pratiquent leurs langues étrangères…

    Pic-nic à bord de Moby

    Les filles font l’animation sur le ponton pour les touristes qui passent…!

    Nous découvrons un peu mieux ce nouveau quartier de Viaduct, bourré de bonnes idées d’aménagement urbain. Comme ce toboggan, cette piscine-bassin pour les petits, ces chaises longues pour regarder la ville la nuit, et ce vieux quartier des silos qui se transforme le week-end en rendez-vous branché et pas cher : food-trucks, musique, ciné gratuit en plein air, basket-ball by night…..

    L’architecture est aussi très variée

    Immeuble ou paquebot?

    A 50m de Moby, c’est le Musée Maritime, que nous n’avions pas encore visité. Nous pension y faire un rapide passage d’une grosse heure, curieux de voir la planche à voile avec laquelle Bruce avait gagné sa médaille aux jeux olympiques de Los Angeles… Nous y sommes restés finalement  plus de 3h tellement il y avait à voir et à faire.

    Les voiles maories bien sûr, et les première heures de la colonisation polynésienne de la nouvelle-Zélande. Passionnante, l’histoire méconnue de ces  exceptionnels marins polynésiens qui traversaient des océans dès le 12ème siècle, sillonnant et découvrant l’immensité de l’Océan Pacifique.

    Puis celle de premiers explorateurs européens, comme  James Cook, grand découvreur de la Nouvelle-Zélande, aux prémices de la colonisation européenne.

    Mais plus encore l’histoire de l’immigration en Nouvelle-Zélande, à qui est consacré un très émouvant département, qui reconstitue notamment l’ambiance à bord de ces bateaux qui traversaient 2 océans avant de débarquer les nouveaux arrivants : chinois, européens de l’est, américains, irlandais…. C’est leur histoire personnelle et celle de tout un peuple qui nous est contée, comme si nous y étions. Je rêve en France d’un musée de l’immigration, qui nous montre les émouvantes histoires de ces individus qui depuis des siècles ont franchi les frontières d’un côté ou de l’autre. Et qui nous montre combien nous sommes tous issus de populations migrantes, voyageurs, marins, travailleurs étrangers….car de tous temps les hommes ont voyagé pour quitter la misère, travailler, ou offrir à leur descendance un avenir meilleur. Et pourquoi pas aussi, au musée de la Marine de Brest, que j’affectionne particulièrement, l’histoire de ces Bretons du bout du monde, qui ont quitté leur pauvre terre pour voir ailleurs, et sont installés aux quatre coins du monde?

    la planche Olympique de Bruce

    Puis, nous passons au temps des chasseurs de baleine, le 20ème siècle avec les congés payés, les cabanons de vacances (les Bachs »), les moteurs hors-bords qui auraient passionné Papi et son âme de mécano!, et enfin les temps modernes, avec les marins célèbres. Nous nous arrêtons en particulier pour relire l’histoire de notre ami Bruce Kendal , et de sa soeur Barbara, planchistes au parcours sportif exemplaire, détenteurs à eux deux de 5 médailles olympiques, dont une d’or chacun

    La planche Olympique de Bruce

    les médailles de Barbara

    Puis les enfants découvrent la maquette d’Enza, bateau skippé par Peter Blake qui a remporté le en 1994 Trophée Jules Vernes, bien connu des brestois.

    Le parcours du trophée Jules Vernes

    A l’époque, Loïc était allé survoler le bateau avant qu’il ne franchisse la ligne du côté de Ouessant, et mon père était allé à sa rencontre en bateau par gros mauvais temps à l’arrivée, sur le canot de sauvetage Jean Cam : je vois encore qui trône dans son bureau, la photo d’Enza au coeur de la tempête.

    Aujourd’hui le trophée, que l’on peut voir au musée de la Marine à Paris, est à Francis Joyon et son équipage!

    Puis nous nous attardons sur l’histoire du regretté Peter Blake, marin et sportif au parcours impressionnant : vainqueur de la Volvo Ocean Race, du trophée Jules Vernes, à 2 reprises de la prestigieuse  coupe de l’America, héro dans son pays, anobli par le reine d’Angleterre, et qui décide en pleine force de l’âge de raccrocher de la course pour consacrer plus de temps à sa famille et à des voyages d’exploration-sur Seamaster (devenu après Antactica Tara-Exploration).  Nous sommes très touchés par son parcours, ses interrogations, et les témoignages de ses enfants, très courageux, et fortement inspirés par le parcours de leur père, disparu trop tôt sous le feu de pirates en Amazonie.

    Dans quelques semaines nous allons suivre la Coupe de l’América qui court aux Bermudes : voici l’équipement des équipiers- ca ressemble de plus en plus à de la Formule un…

    Nos dernières soirées à Auckland :  nous partageons une bière sur le port avec Angie et son mari, croisés à Maupiti et récemment installés à Wahieke; passons une soirée avec Maya, Mira et Ivo, de Fata Morgana, et avec qui nous naviguons depuis les Marquises. Les enfants sont aussi très heureux de se retrouver. 

    Puis allons fêter l’anniversaire de Nicole dans un restau chinois.

     Les enfants découvrent la vraie nourriture chinoise, usent et abusent du tourniquet, 

    et se débrouillent pas mal avec des baguettes!

    Merci Tobi et Nicole pour ce dernier repas de fête. Il est temps de dire au-revoir à nos amis de bateau, qui (presque) tous restent naviguer encore une année dans  Pacifique,  alors que  nous continuons notre circumnavigation, en route vers l’Océan Indien….

  • Escale à Tauranga, entre porte-conteneurs et paquebots…

    Escale à Tauranga, entre porte-conteneurs et paquebots…

    Cette escale « météo » à Tauranga est en fait une bonne nouvelle car nous allons y retrouver nos amis d’Excallibur, avec qui nous avons sillonné Bay of Islands en décembre dernier.

    Tauranga n’a rien de glamour…. Une des plus grosses villes de Nouvelle-Zélande, un peu sur le déclin, qui fut il y a un temps la plus importante colonie du pays, et anciennement un haut lieu d’implantation maorie. La zone de mouillage est coincée entre l’aéroport et la 4 voies, les paquebots sur la rive droite, les porte-conteneurs et les pêcheurs sur la rive gauche….

    C’est d’ailleurs passionnant de voir le portique tourner 24h/24h, à 200m de Moby, déposant et déchargeant les conteneurs.


    Rien d’enchanteur à Tauranga, mais essayons d’en tirer le meilleur!

    Première mesure : je dépose les 3 garçons chez le barbier : il était temps de leur faire une bonne coupe, Victor et Arthur n’avaient pas vu un coiffeur depuis plus d’un an…. préférant s’en remettre à mes bons soins pour raffraichir tous les 2 mois une coupe qui n’en était plus une …

    Puis un petit tour au parc pour se défouler.

    Même en pleine ville Arthur trouve un brin de nature

    Imparable également, le très couru « Fish market », fréquenté par les touristes, croisiéristes, backpackers et locaux. Le concept est original : un magasin qui vend des produits d’une fraicheur impeccable  tout juste débarqués du bateau, et qui vous propose de les cuisiner sur place!

    Le soir-même, nous fêtons nos retrouvailles avec Nicolas, Anne-Marie, Charles, Eléonore et Paul. Nous avons quelques anniversaires de retard à fêter!

    Nous savons que nous allons être bloqués plusieurs jours à Tauranga à cause du mauvais temps, alors, autant profiter au maximum des copains!

    Le lendemain, le temps est pluvieux, mais se découvre en fin de journée : nous partons visiter le musée de l’aviation de Tauranga.

    Un biplan Bristol Scout de la première guerre mondiale

    Une grosse demi-heure de marche le long de la 4 voies pour rejoindre la zone aéroportuaire, mais ca vaut le coup! Quelques passionnés ont réuni de vieux avions.  Les enfants sont ébahis devant tous ces vieux appareils.

    le Curtiss Kittyhawk P40, avion de chasse américain de la seconde guerre mondiale

    Hawker Tempest, bombardier torpilleur de la RAF

    Grumman TBF Avenger, bombardier torpilleur américain, embarqué sur des porte-avions

    Plusieurs avions de légende sont rassemblés ici Le plus impressionnant pour eux est la carlingue d’un Catalina, qu’ils peuvent visiter de l’intérieur.

    Carlingue de Catalina

    L’intérieur du Catalina :

    Nous sommes arrivés un peu tard, et l’heure de la fermeture approche… plutôt que nous mettre dehors, deux passionnés, membres actifs et bénévoles du musée, viennent nous chercher pour nous montrer les merveilles qui trônent dans les hangars de restauration : ces avions-là volent!

    Nous avons même droit à une visite guidée personnalisée.

    C’est samedi soir : c’est la fête sur le pont supérieur!

    Le lendemain, nous changeons de mouillage pour parer au coup de vent d’Est annoncé, et allons nous mettre à l’abri du Mont Maunganui. L’occasion de longer le quai des paquebots de croisière,

    et de voir la statue qui marque l’entrée de la rade de Tauranga

    Un moyen très populaire de visiter la Nouvelle-Zélande, et assez pratique vu la taille importante du pays. Mais ca n’est bon que si on support  le tourisme de masse : à chaque escale, des centaines de touristes débarquent pour visiter en bandes organisées.

    Paquebot sortant de Tauranga

    N’oublions pas que le tourisme est le secteur économique n°1 en nouvelle-Zélande!

    De retour à Tauranga, nous emmenons les 6 enfants se défouler aux jeux : cela fait 2 jours qu’ils sont enfermés à cause du mauvais temps…

    Et déjà, il est temps de dire adieu à nos amis qui rentrent en France pour quelques mois. Depuis notre rencontre au Panama en Avril 2016, il y a 10 mois déjà, nous avons navigué de concert aux Galapagos et en Polynésie Française, et partagé tant de bons moments. Bon vent les amis!

    Bye-bye Tauranga

    Nous mettons le cap vers Great Barrier, et ferons escale en chemin  pour ne pas naviguer de nuit. La côte est en effet mal pavée, de multiples ilots, et roches émergentes le long de cette péninsule de Coromandel qui fait suite à la baie of Plenty.

    A 20h, nous jetons l’ancre devant l’île de Slipper island, ou Whakahau. Une ferme, un lodge, une petite piste d’aviation, c’est coquet.

    Ici, les fermiers insulaires ont toujours un bateau, et bien souvent un petit avion ou un hélico pour se transporter à terre.

    Le lendemain, nous savourons une magnifique journée de navigation comme on les aime : fraiche, mais ensoleillée, 

    à longer la presqu’ile de Coromandel, ses falaises escarpées, et paysages découpés.

    Les conditions sont idéales pour Moby, un vent de 3/4 arrière, bien abattu mais pas trop, nous filons à plus de 10 noeuds de moyenne, des pointes à 16-18 noeuds dans les surfs… pendant que les tartes aux pommes/poires qu’Anna m’a aidé à réaliser cuisent au four. Nous arrivons en vue de Great Barrier en début d’après-midi, dans le mouillage de Tryphéna, que nous n’avions  pas encore visité.

    3 baies se succèdent dans cette rade abritée

    Puriri Bay

    Vue de la plage à marée haute

    Puriri Bay

    Un petit tour à la supérette locale de Mulberrry Grove (qui fait aussi office de poste/bar/resto)….. pour un réapprovisionnement en produits frais. Nous tombons en arrêt devant cet hydravion « fait maison » en contreplaqué, réduit à l’état d’épave…Ce qui fait tout de même rêver pilote et apprentis-pilotes qui se verraient bien aux commandes d’un tel engin un jour. Nous longeons le trait de côte pour rejoindre la baie adjacente.

    Grottes, Puhataweka, le site est encore une fois très photogénique. Mais notre but est tout autre : Pukiki abrite un véritable pub Irlandais qu’il nous tarde de tester.

    Et surplombe une bien jolie baie. Nous rentrons avant le coucher du soleil

    Tellement sympa que nous reviendrons le lendemain diner avec nos amis de Fiuu, famille de français qui naviguent dans le Pacifique Ouest sur un Outremer 49.

    Moby et Fiuu au mouillage de Puriri

    Nous passons une excellent soirée, arrosée de Guiness et d’IPA (Indian Pale Ale, bière ambrée, très tendance en ce moment)  et dînons de spécialités irlando-néozélandaises :

    clam chowder très crémeuse

    Irish coffee

    Le pub est bien animé en cette veille de week-end de St-Patrick…Demain nous mettons cap sur Waiheke, île bien connue pour ses vignobles. Nous avons rendez-vous avec des amis pour une dégustation oenologique  : il faut bien supporter le commerce local, non?

  • De retour à Auckland pour une semaine

    De retour à Auckland pour une semaine

    Nous avons appareillé de Great Barrier pour Auckland le matin du 21 janvier, sachant que du mauvais temps était attendu dans la nuit, et qu’il fallait nous mettre à l’abri… En effet, nous enregistrons jusqu’à 52 noeuds de vent… au mouillage, des creux de plus d’un mètre, autant vous dire que la nuit a été agité pour la captain et son second.

     
    Le lendemain, à 8h c’est le calme après la tempête…
     
    Deux heures plus tard, c’est la bascule, le vent tourne et regagne en force :  les régatiers s’en donnent à coeur joie.
     
    Il faut dire que la baie d’Auckland offre un magnifique plan d’eau, un peu comme à Brest! 😉
     
    Dans l’après-midi, c’est les SUP qui attaquent un entrainement de downwind.  Je sais qu’au même moment, en rade de Brest, une dizaine de SUPers attendent avec impatience la première tempête de l’année pour se lancer en downwind pour la Paddle Storm Master.
     
    Nous profitons d’un petit moment d’accalmie du vent à moins de 25 noeuds pour nous diriger vers la marina de Westhaven où nous avons maintenant nos habitudes. C’est encore la même place qui nous est désignée : face à la ville d’Auckland, et aux superyachts! Tiens, un petit nouveau, avec son hélico!
     
    Pendant ces quelques jours, j’ouvre l’oeil à l’insolite qui pointe son nez : comme ces chinois venus se marier, et immortaliser l’évènement… sur le port!!
    Et cette « cigarette », ambiance Miami Vice
    Là, ce gros hangar, c’est un garage à bateau géant, contennant des racks sur plusieurs étages. Une solution alternative à la place de port,  moins couteuse, et déjà utilisée depuis des décennies aux USA, plus particulièrement en Foride.
     
    Ce bus « amphibie » qui promène les touristes de manière originale : qui a remarqué l’hélice qui dépasse à l’arrière?
     et encore, le Waszp, petit foiler monoplace australienattention quand ça plante!
    Nous profitons de cette escale « technique » pour faire un peu de tourisme : la visite de l’Auckland Museum est incontournable. Nous avons 2h devant nous avec les enfants et choisissons 4 thèmes :
    • Les collections Maories, en particulier, le canoé géant de plus de 20m, admirablement sculpté, mais aussi la maison du peuple, et des centaines d’objets d’artisanat du quotidien
    • la partie Histoire Naturelle de la Nouvelle Zélande, avec les squelettes de dinosaures, des moas, et des explications sur les animaux endémiques de Nouvelle-Zélande, comme le Kiwi ou le manchot pygmée.
    •  le Volcanisme néo-zélandais expliqué à travers vidéos, animations et ce simulateur de séisme qui simule un tremblement de terre dans un salon! « Trop cool « ont dit les enfants.
    • Pour les garcons, le 3ème étage du musée consacré aux guerres, et l’exposition d’un véritable Zéro (japonais) et d’un Spitfire (anglais), avions de combat de la seconde guerre mondiale impliqués dans la « Guerre du Pacifique ».
     
    ….pendant qu’Anna et moi allons voir la boutique du musée….Je suis incorrigible quand il s’agit de fouiner dans une librairies…
    J’en repars avec 3 livres :
     
    • « Tradition et coutumes des Maoris » (en francais!) : un tout petit livre qui sera parfait à lire et faire lire aux enfants, penant nos heures d’école
    •  En anglais : « A brief History of New Zealand« , illustré de tableaux, aquarelles, sculptures et dessins historiques, qui permettent d’aborder l’histoire du pays en image via les arts. 
    • « Maori Art for kids » : 15 mini-ateliers d’art illustrés de vraies oeuvres d’art, expliqués et faciles à mettre en oeuvre : j’ai hâte de le mettre en pratique avec les enfants, pour fabriquers nos tikkis, cerfs-volants, poteries, toupies, masques etc….
    Nous commencons le premier atelier dès le lendemain avec des pendentifs tikkis en Patarev’! Victor se prend au jeu. Anna et Arthur s’appliquent également beaucoup, et sont très fiers de porter leurs créations autour du cou.
     
    Nous continuerons avec ces « transferts » de tikkis en gouache noire sur crayon de cire colorés.
     
    Nous ferons aussi un stop à Mount Eden, l’un des multiples cones volcaniques parsemant la ville d’Auckland, et celui le plus proche du centre, et le plus haut également (196m). Ce cratère de 50m de diamètre est un lieu sacré pour les Maoris. Il nous fait beaucoup penser au « Trou aux Cerfs » de Curepipe à l’île Maurice).
    La vue d’en haut est panoramique.
    De retour au mouillage, nous ne nous lassons pas de la vue sur la ville, photogénique de jour comme de nuit.
     
    Après une semaine, nous quittons Auckland pour Whangarei, où nous allons sortir Moby de l’eau, et planifier les travaux d’entretien annuels qui devraient nous prendre une bonne semaine.
     
    Nous nous arrêtons pour 24h sur une plage  de Tomaratau sud de Whangarei, qui déroule des km de sable blanc et de rouleaux…
    Nous descendons à la plage en paddle tous les 5, armés des bodyboards et skimboards. …
     
    La plage est très calme, quelques maisons éparses se dessinent derrière les dunes. L’endroit est tout sauf touristique.
     L’après-midi se passe à surfer les vagues et les dunes en body-board.
    Quelques gamelles en perspective….
    Le lendemain, nous levons l’ancre direction Whangarei. En longeant la côte, nous croisons la route de maman baleine et de son baleineau. Nous les suivons doucement, en ralentissant, pour ne pas leur couper la route.
    C’est terriblement émouvant de les observer de si près.
    Nous passons l’après-midi  et la nuit suivantes à Smugler’s Bay, jolie plage située à l’embouchure de Whangarei. Anna et moi allons à la plage à la nage, pendant que les garçons font un jeu de société.
    Demain, c’est le grand jour, nous sortons Moby de l’eau!