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  • Afrique du Sud -3 : Cape Town

    Afrique du Sud -3 : Cape Town

    Nous arrivons à Capetown après 5 jours d’une navigation côtière fatigante, avalant d’une traite les 800 NM qui nous séparent de Capetown, négociant courants, dépressions, bascules de vent, et les caprices des phénomène côtiers des abords montagneux du sud de l’Afrique.
     
    La dernière partie,  qui sépare l’Indien de l’Atlantique, après avoir passé le cap des Aiguilles, fut la plus pénible. Nous longeons la cote de nuit, au louvoyage, tirant des bords dans un couloir de 20 NM entre la côte, constellée de casiers de pêcheurs qui traquent le homard, et le rail des cargos. Loïc vous prépare prochainement un post sur la navigation dans l’Océan Indien, et en particulier sur la portion africaine de notre route.
     
    La plupart des voiliers effectuant cette route optent pour de petites étapes, et font escale en route à Durban,  East London, Port-Elisabeth, et Mossel Bay, car la météo est changeante et incertaine. Mais ces escales ne sont pas très agréables : le port de Durban vient d’être ravagé par une très grosse tempête qui a détruit beaucoup d’infrastructures, Port Elisabeth est un gros port commercial aux installations portuaires sales et peu commodes pour les plaisancier… A quoi il faut ajouter A CHAQUE ESCALE des formalités d’entrée et de sortie particulièrement pénibles et procédurières. Alors nous comptons sur la vitesse de Moby et un peu de chance dans les bascules météo pour faire le trajet d’une traite. Et ca passe : nous n’aurons pas à faire escale en route.
     
    Quel joie alors d’arriver au port de Cape Town, même sous le crachin! Très vite le ciel s’éclaircit et voilà le soleil!
    Nos amis de Cool Runnings nous offrent un beau comité d’accueil.

    L’arrivée est un spectacle en soi, car il nous faut négocier deux pont, l’un tournant, celui de la Clock Tower,

    le pont tournant, et la Clock Tower, et Signal Hill en Arrière plan

    et l’autre levant, celui du Alfred Basin. Deux fois par heure, les ponts s’articulent pour laisser entrer et sortir les bateaux des bassins. Les badauds, empêchés de passer, restent sur les quais à nous regarder…

     
    Nous connaissons bien la ville, Loïc y a fait de nombreux séjours pour raisons professionnelles, et nous nous réjouissons déjà de passer près d’un mois au ponton de la marina du Waterfront,
    Moby à la marina du Waterfront

    quartier portuaire touristique de Cape Town, largement plébiscité par ses habitants, qui en ont fait leur second centre ville.

    la table Mountain en arrière plan

    Nous adorons son ambiance animée, festive, cosmopolite et mélangée, dans un port qui a su faire se cotoyer activité économique, touristique et culturelle.

    L’aquarium de Capetown

    L’aquarium jouxte les cales de radoub, les hôtels de luxe surplombent les chantiers navals, le centre commercial suit les lignes du quai,

    restaurants, bateaux de charters, la Grande roue, et le centre commercial au fond

    qui accueille bateaux de pêche, navires d’exploration, et bateaux de course de passage

    La Volvo Ocean Race

    On adore aussi l’ambiance arty : des groupes musicaux de tous styles se relaient tout au long de la journée, pour des performances musicales en plein air, devant les bateaux de charter à la journée qui font découvrir la si photogénique « table Mountain ».

    le quai des pêcheurs, et la Table Mountain en arrière plan
    Nous nous sommes dépéchés d’arriver à Cape Town car elle accueille pour encore quelques jours encore une étape de la Volvo Ocean Race, la course autour du monde en équipage et en escale sur des bateaux de monotype. C’est l’occasion de montrer aux enfants l’organisation d’une course au large. Pendant 10 jours, nous gardons un rythme soutenu d’école le matin, et de détente l’après-midi, consacrée à la visite de la ville et ses alentours, aux paysages si grandioses et variés.
     
    Nous déposons aussi la GV et le code zéro pour de petites réparation et renforcement : nos voiles ont plus de 35 000 NM, et doivent encore nous porter quelques milliers de milles supplémentaires, pour nous rentrer à la maison, alors nous les bichonnons!
     
    Nous passons au moins une heure tous les après-midi sur le site de la Volvo. Il y a tous les jours quelques chose de nouveau à découvrir : nous assistons à la remise à l’eau des bateaux après leur période d’entretien,

    visitons l’intérieur d’une maquette grandeur réelle d’un bateau, participons au défi des winches, allons  assister au départ d’une course dans le port…
     
    Il n’y a pas de bateau portant pavillon français, mais nous décidons de soutenir DONGFENG, un bateau chinois,
    skippé par le talentueux finistérien Charles Caudrelier, avec un équipage en large majorité français, dont quelques noms bien connus de la course au large et de l’olympisme : Pascal Bidegorry, Jérémy Beyou, Marie Riou  .… L’ aventure de ce sponsoring, qui participation à sa seconde Volvo, et la création de cet l’équipage franco-chinois est une belle histoire humaine, que je vous engage à aller lire sur le site de Dongfeng. Lors de sa première participation à la Volvo, Charles l’outsider avait fait sensation en remportant un podium, avec un équipage de marins chinois débutants. Pour cette seconde participation, Dongfeng navigue pour gagner, en a tout le potentiel, et fait partie des 3 bateaux favoris pour la coupe, tout en contribuant à créer une émulation de course au large chez les chinois!
     
    Ce samedi justement, c’est la veille du départ de la Volvo dont les 9 équipages vont rallier Cape Town à Melbourne, pour leur première étape dans le grand sud. Nous décidons de sortir en mer sur Moby pour aller assister à la « in-port race », une petite régate dans la baie, qui permet aux équipages de régler leurs bateaux, avant de prendre la mer le lendemain pour la 3ème étape de leur tour du monde. C’est amusant, de croiser pendant notre tour du monde, des professionnels qui font la même chose, mais en sens inverse!
     

    Nous avons convié sur Moby nos amis américains de Cool Runnings. Ben et Gaby, les amis de Victor se passionnent pour la course, en particulier Gaby qui se verrait bien un jour naviguer sur ces bêtes de course en plein atlantique sud, et en faire son métier.

    Gaby, Ben et Gudrun, nos amis tourdumondistes!

    Loïc, en bon régatier sait approcher Moby aux premières loges, près de la ligne de départ.

    C’est parti, les 6 bateaux s’élancent.
    Dongfeng est en tête.
    Les bateaux vont virer une bouée vers la montagne du Lion.
    Ils reviennent
     

    A notre bord, Mariana, et le petit Bart, nommé en l’honneur de Bartolomeu Dias, le célèbre marin portugais. Le papa de Bart est navigateur sur Scallywag, il est donc sur la ligne de départ, et le seul marin portugais de la course. sa maman aussi navigue, mais pas en ce moment.

    Bart regarde le bateau de son papa
    Mariana et Bart avaient assisté au départ sur un semi-rigide de l’organisation : au bout d’une heure,  le petit Bart est frigorifié, on nous demande de les accueillir à bord : excellent choix, Moby, c’est le family boat, nous avons 6 enfants à bord cet après-midi!
    Sur l’eau, ca bataille sec, et nos 3 ados se passionnent pour la course!
    Les virements de bouées sont impressionants
    Et c’est aussi passionnant de voir les équipages manoeuvrer, rythmés, séquencés, en particulier pour nous qui naviguons en équipage réduit.  Nous observons avec attention tous les participants
    Et sommes heureux d’acclamer Dongfeng, vainqueur de la régate!
    Les enfants sont impatients de voir Noël approcher, synonyme de vacances, avec la famille qui arrive dans quelques jours.  Nous commençons à décorer Moby : les chaussettes et bonnets de Noël sont mis à aérer sur le trampoline,

     le calendrier de l’avant est sorti, bientôt la crèche à dépoussiérer, et un sapin à fabriquer!

    notre crêche en carton, agrémentée d’animaux d’Afrique
     
    Source de joie supplémentaire, deux nouveaux petits amis francophones pour Arthur et Anna! Alex et Ines sont suédois, mais parlent très bien le français, et font aussi le tour du monde avec leurs parents via la WORLD ARC, émanation du fameux rallye ARC créé par Jimmy Cornell, sur une monocoque de 41 pieds, Take Off. Tous les après-midi, après l’école, ils se retrouvent pour jouer. Le trampoline, la chaise de mat, ca défoule!! Mais pourquoi donc Moby est-il toujours le bateau préféré des enfants ?! ;-)))
     
    L’un des grands bonheurs de Cape Town, c’est de côtoyer des animaux en ville :  les phoques bien sûr, qui ont colonisé la marina et le bord de mer, ils sont partout, mais pas dans nos jupes tout de même, comme aux Galapagos.

    C’est toujours aussi amusant de les voir nager et se prélasser dans l’eau.
    Les cormorans sont tout aussi peu farouches, et s’étendent au soleil sur les pontons.
    Incroyable aussi cet aileron qui sort de l’eau, en pleine marina! Ce n’est pas un phoque, ni un dauphin bien sur, ni une raie… mais un incroyable poisson lune ou Mola-mola Fascinante créature.  Nous le verrons plusieurs fois sortir sa nageoire pendant les heures chaudes.

     
    Cape Town, ce sont les retrouvailles, en famille, mais aussi entre amis, avec Fred et Esmeralda, en escale à Cape Town. Loïc gravira la table Mountain avec eux-j’en suis privée, la faute à mon entorse réunionnaise qui peine à se rétablir…
    Nous ferons aussi la tournée des grands ducs un soir, jusqu’à pousser les portes du très « hype » bar de l’hôtel le Silo. Cet Hôtel a été aménagé en même temps que le MOCAA Zeitz, le plus grand musée d’Art Contemporaint d’Afrique, dans un ancien silo : L’architecture est ambitieuse, créative, et design.
    La déco du bar est rococo-chic, où nous prenons plaisir à essayer la carte des cocktail.
    Le joyau de l’hôtel,  c’est son roof-top bar avec sa piscine, qui ne se visite qu’en journée…

    mais le sourire persuasif d’Esmé aura raison du barman, qui nous fait visiter les lieux en douce…. La ville se déroule sous nos yeux, de nuit, c’est magique!
     
    Enfin, mes parents et mon frère sont arrivés!  Nous commencerons  un safari de 5 jours au Kruger, et continuerons à jouer aux touristes pendant une semaine à Cape Town : nous nous promenons autour de la  ville et de ses environs avec le bus rouge à étages, partons explorer le jardin botanique de Kirstenbosch, visitons avec beaucoup d’émotion Robben Island, l’île où fut emprisonné Nelson Mandela pendant 17 ans, emmenons les enfants voir à l’aquarium les espèces marines locales, puis au cinéma voir le dernier Star Wards en 4D , partons nous baigner par un jour de canicule sur les plages de Clifton…. Bref, une vraie vie de citadins et de touristes!
     
    La veille de Noël, nous partons pour la journée faire le tour de la péninsule du Cap. Nous longeons les très chics plages de Clifton et de Camps Bay, puis passons par Hout bay, autre quartier résidentiel très prisé.Ici, les maisons sont construites à flanc de colline, et protégées par un pare-feu naturel minéral.En effet la lande, doit bruler pour se régénérer tous les 5 à 10 ans. Alors, les autorités déclenchent régulièrement des feux maitrisés , comme ici, où tout un pan de la colline a brulé.

     
    Passé la plage de Nordhoek,

     nous  traversons la péninsule via le scénique Chapman’s peak drive, en direction de Simon’s town , qui abrite l’une des deux colonies continentales de « African penguins » d’Afrique du sud. Elle est en plus très facilement accessible, sur la petite plage de Boulder’s beach. Assez récente, puisqu’elle ne date d’il y a guère plus d’une trentaine d’années, cette colonie a prospéré, initialement au grand dam des riverains, qui se voient désormais sans accès à la plage…
     
    Pour canaliser le flot de touristes, et préserver les dunes et l’environnement, une promenade en bois au-dessus de la plage a été crée, particulièrement bien intégrée. Les pingouins sont vraiment très cocasses à observer. Nous sommes chanceux, car c’est la grande période de nidification. Nous avons la chance d’apercevoir à la fois des oeufs couvés, et des oisillons tout juste sortis de l’oeuf.

    Sur la plage, ça nage, ça se dandine, ça jacasse, caquète et ça sent le chien mouillé…
     
    Après une petite demi-heure passée à les observer sous toutes les coutures, nous mettons cap sur le parc naturel de la péninsule : le site abrite une somme incroyable de plantes endémiques, dans la lande appelée ici «  fynbos » (prononcer faïnboss). C’est aussi une réserve naturelle d’animaux, et nous ne serons pas en reste : très vite, nous devons nous arrêter sur la route pour laisser passer des singes! Des babouins de bonne taille, qui sont ici chez eux : on les voit jouer, s’épouiller, se courir après.

    Puis ce sont des autruches, avec leurs petits qui paissent tranquillement. La mère est vraiment énorme, on peine à croire que ce soit un véritable oiseau.

    Il est de plus en plus difficile de les observer en peine nature car les autruches sont braconnées pour leur chair, très à la mode-et il faut dire délicieuse, à mi-chemin entre le magret de canard et le filet d’agneau. Il faut donc prendre garde à n’acheter que des morceaux dont la provenance a une traçabilité irréprochable.
    Et un peu plus loin encore, plus haut sur le versant, une antilope ; Plus difficile à voir, heureusement, ces 5 jours de safari nous ont exercé l’oeil à spotter les animaux. Les enfants sont particulièrement bons, avec leurs yeux de lynx.
     
    Ca y est, nous voici arrivé, au cap de Bon Espérance! Très connu des marins, ce n’est ni le cap le plus austral- qui est celui de Cape Point-, ni celui qui effectue le partage des eaux entre Océan Atlantique et Indien-c’est le Cap de Aiguilles, à quelques dizaines de milles plus à l’est.
    Mais c’est le plus connu, car celui qui était viré le premier par les bateaux en provenance d’Europe et d’Afrique, signe que la route des Indes n’était plus très loin.
    Nous décidons justement de faire à pied le chemin qui sépare le cap de Bon Espérance du phare de Cape Point.
    Le paysage est spectaculaire : falaises vertigineuses, mer bleu cobalt, écume de neige, forets de laminaires à perte de vue, plages étincelantes,
    Je me régale de la variété de la  végétation endémique du fynbos; les plantes ont toutes un air plus ou moins préhistoriques.
    les plantes grasses sont amusantes;

    Certaines sont bien connues de nos cotes bretonnes, comme ces doigts de sorcières, qui sont une peste chez nous.
    Et que dire de ces étonnantes plantes rampantes aux allures de serpent
    Beaucoup de fleurs aussi en ce début d’été.
    Ceux que je préfère, ce sont les pincushions, cousins des Protéas
    Toutes forment un camaïeu extraordinaire.
     
    Nous peinons sou la chaleur du soleil africain, heureusement tempéré par l’air marin.
    En contrebas, la page de Dias, du nom du célèbre Bartolomeo Dias, le navigateur portugais qui fut le premier à contourner la pointe de l’Afrique; traçant une route qui deviendra si célèbre : la Route des Indes.
     
    Un couple de rapaces niche à flanc de falaise
    Ca y est, nous voilà en haut, au phare de Cape Point!

    Avec une vue 360° sur le cap de Bon Espérance à l’ouest, et sur False Bay au nord-est.

    Nous redescendons en passant par les dépendances
     
    Le lendemain, c’est Noël, que nous fêtons en famille. Après un très bon dîner au restaurant, nous allons voir si le père Noël est bien passé sur Moby?OUIIIIIII! Nous découvrons aussi les magnifiques carte de Noël individuelles que nous a créé et envoyé Sonia, la chérie de mon frère qui n’a pas pu prendre de vacances en cette période de fêtes. Merci Sonia de cette délicate  et artistique attention!
    Dès le lendemain de Noël, nous sommes en pleins préparatifs de départ : la fenêtre météo est idéale pour appareiller dès que possible pour Ste-Hélène, petite ile perdue au milieu de l’Atlantique sud, et qui nous permettra de faire un bon break dans cette longue traversée océanique.
    J’en profite comme toujours, en plus de l’avitaillement classique pour 10 jours de traversée, pour faire le plein d’excellents produits longue conservations locaux : les fruits secs sont délicieux, en particulier les demi-pêches et demi-poires, les mangues, et les pommes déshydratées. Le biltong aussi, cette viande de boeuf (ou de gibier comme l’autruche ou le kudu) séchée, et assaisonnée, qui se conserve des mois. Et du vin bien sûr! Le Champagne sud-africain n’arrive pas à la cheville de celui de Nouvelle-Zélande. Mais nous apprécions beaucoup certains vins rouges, en particulier les « pinotage », du nom de ce cépage typiquement sud-africain, qui donne un vin de caractère, mais pas tannique.

    Après 3 semaines d’escale en marina, très agréables par ailleurs, nous sommes heureux de larguer les marres, pour des horizons moins citadins.

    Bye-bye table Mountain
    Nous longeons Robben Island, et passons à raser un banc de baleines! Ouf!, nous n’avons pas touché, et Whaou!, nous n’en avons jamais observé autant d’aussi près.
     
    Bye-Bye Africa, nous voilà de retour dans l’Océan Atlantique, encore frais à cette époque, car la mer dépasse à peine les 16°! L’équipement douillet est de sortie : je suis heureuse d’étrenner mes toutes nouvelles bottes étanches, que je ne quitterai pas de la semaine.
     
     
  • Noël à Auckland

    Noël à Auckland

    Nous arrivons sous la grisaille à Auckland,

    le phare qui marque l’entrée de la rade d’Auckland

    mais nous sommes tout de même séduits et impressionnés par la ville.

    le port de commerce

    Il est vrai qu’en tant que brestois, les villes portuaires auront toujours du charme à nos yeux : porte-containeurs, grues, paquebots, ponts…

    le musée de la marine dans le quartier de Wynyard

    mélange d’immeubles modernes et anciens, de docks et de promenades touristique…

    l’ancienne gare ferroviaire transformée … en gare maritime!

    tout cela nous parle et rend la ville plus vivante.

    la Sky Tower

    Quel accueil : nous assistons à quelques bord du bateau de la team New Zealand qui s’entraine pour la coupe de l’América : il plane sur ses foils à plus de 40 noeuds!!!

    Et encore, plus original : des hydravions décollent en face du centre-ville.

    Juste au-dessus de nos têtes…

    Nous découvrons notre place au ponton de la marina de Westhaven, face aux super-yachts, au centre ville…. et à la Team New Zealand de l’America’s Cup sponsorisée par Emirates. 

    Nous partons en fin de journée nous balader sur les quais, très animés et pour fêter les vacances scolaires, nous dînons tous au restaurant : d’huitres de Wahieke et de saumon de l’île du Sud, quel délice. 

    Le soir, c’est le spectacle scintillant d’une ville illuminée, nous savourons un bon irish coffe sur le trampoline, face aux lumières des gratte-ciels. 

    Le lendemain, au matin, nous découvrons la ville sous le soleil, whaou!

    Nous partons en repérage explorer le quartier du Wynyard, anciens docks rénovés en bureaux, appartements, restaus chics mais aussi shipchandlers, atelelier de réparation nautiques, librairie maritime…

    Pour accéder au centre ville, il faut longer la Westhaven walk, promenade bordée de Pohutukawas, merveilleusement en fleur à Auckland en ce moment. 

    puis traverser le Wynyard, et enfin passer par la marina de Viaduct, la plus centrale de toutes : nous aurions bien aimé y amarrer Moby, mais les places sont rares. On y trouve un  mix sympa de bateaux : pêcheurs, vieux gréement baladant les touristes, anciens bateau de la coupe américa,
    mais aussi super yachts, à voile ou à moteur,

    Pour arriver en centre ville, ce qui guide nos pas, c’est la Sky Tower, que nous apercevons sur l’horizon depuis 2 jours, du haut de ses 328m de hauteur. Les enfants sont impressionnés par son design et nous tannent pour la voir de plus près. Ils sont tellement fascinés, que nous y passerons le reste de la journée….

    Anna, Arthur et Loïc montent en haut par l’ascenseur de verre, et se régalent de la vue panoramique à 220m de haut. Victor veut de l’adrénaline et casse sa tirelire d’anniversaire pour s’offrir un saut en élastique et une promenade circulaire en haut de la tour. Je l’accompagne sur cette dernière, car la vue doit être sublime!

    En effet nous passons près d’une heure harnachés sur une plateforme de 1m20 de large à 328m de haut! Le port d’Auckland, les marinas, mais aussi les banlieues, et on devine aussi très bien le passé volcanique de la zone, avec les cones qui parsèment la cité, petits ilôts de verdure noyés dans les constructions.

    Je me régale de la vue, pendant que Victor se prend des shoots d’adrénaline à faire des acrobaties dans le vide…

    Puis c’est au tour de Victor de se préparer pour son saut  depuis 192m de haut :

    Combinaison de superhéro, harnachement d’alpiniste : cette Skytower est un super business qui draine des centaines de touristes tous les jours à Auckland, mais aussi dans 5 grandes villes australiennes, et même à Shanghaï m’en informe la jeune chinoise en vacances qui nous accompagne.

    Un accompagnateur le coache en haut pour les aspects techniques et de sécurité.

    Prêt à sauter?!

    Pendant ce temps, je l’attend en bas….

    il va atterrir sur cette cible :

    Et ca y est, quelques 15 secondes plus tard, le voilà, un peu secoué, mais heureux! Il vient de descendre à 23,6m/s

    La  visite du centre ville est donc repoussée au lendemain : nous laissons l’annexe dans la marina de Viaduct, , longeons les quais

    bordés de paquebots… et d’immeubles en forme de paquebots

    et partons faire un peu de shopping dans Queen Street, la rue principale : cartes sim néo-zélandaises, chaussures de marche pour tout le monde, papeterie variée pour l’école et le bricolage, et la fin des préparatifs de Noël.

    Mais le vrai but de cette promenade citadine, c’est l’arbre de Noël en Légo exhibé sur la place de l’hôtel de ville. Nous sommes ébahis par le temps et la quantités de briques nécessaires à cette gigantesque construction.

    L’arbre mesure près de 10m de haut

    Le père Noël surfer nous faire bien sourire

    Les enfants trouvent également ce légo-hélico dans une banque!

    Nous retrouvons en fin de journée nos amis d’Excallibur, et partons boire une bière sur le quai : le quartier est très sympa et animé. Et comme tous les mercredis dans les ports de nouvelle-Zélande, c’est les régates du soir! Nous avions pu le constater à Opua, mais à Auckland, ca en jette : mats carbones, voiles de compète, c’est du sérieux.

    Nous rentrons en annexe sur Moby, qui a quitté la marina et se trouve au mouillage dans la baie de Bayswater, face à Auckland

    il nous faut pour cela traverser un bras de mer silloné par les ferrys, les voiliers en régate, les paquebots, les bacs…..

    C’est un peu le stress, d’autant que contre le vent et le clapot, avec notre moteur 10CV, nous ne pouvons pas planer ….Mais que la vue est belle de là-bas!

    Nous partons le lendemain pour Wahieke passer Noël. Cette petite ile qui fait à peu près la taille de Belle-île n’est qu’à une vingtaine de milles d’Auckland : c’est un des rdv préféré des citadins pour le week-end : jolies plages, vignobles et bars à vin, balades familiales, producteurs d’huîtres, petits restaus et boutiques à la mode : ca nous plait bien.

    Les maisons ont beaucoup de charme, et l’immobilier est très prisé.

    La cadre est malgré tout très sauvage, avec ces canards 

    et ces mouettes qui viennent nous voir dans la jupe

    Nous partons réveillonner le 24 au soir sur Excallibur, qui avec son grand carré en boiserie va pouvoir accueillir nos deux familles confortablement pour un dîner à l’intérieur. Anne-Marie et moi avons concocté un menu savoureux mais simple qui nous permet de passer l’après-midi à la plage plutôt qu’en cuisine :

    en entrée, salade de saumon des Marlboroug, en pavé  juste fumé pour les grands, et en tranchinettes pour les enfants. Ce saumon fumé en gros pavés très moelleux est un régal, je n’en ai rarement mangé d’aussi savoureux!

    En plat principal : gigot de Nouvelle Zélande, merveilleusement cuit par Nico et Anne-marie, accompagné de légumes-racines : pommes de terres et Kumaras orange et rouge (la patate douce Maorie)

    En dessert, deux énooormes Pavlovas aux fruits rouges dont nous nous régalons. Nous testons également les champagnes néo-zélandais, en particulier le Deutz-eh oui! la célèbre Maison Francaise de Champagne a investi ici, et le résultat est bluffant : de fines bulles, un vrai goût de champagne très sec, c’est bluffant.

    Le lendemain, à bord de Moby, c’est l’heure d’ouvrir les cadeaux : des légos pour les petits, et quelques cadeaux « locaux » : gourdes en métal pour aller en balade,
    casquette pour Victor (qui va enfin arrêter de chiper les miennes), sac à dos-mouton pour Anna, Kiwi en peluche pour Arthur, et quelques livres en anglais pour tout le monde.

    les baleines
    Tintin sur la lune
    Tours de magie

    Le père Noêl m’a aussi apporté des maillots de bain (il était temps de renouveller le stock, car la Polynésie, ca use les bikinis!!!). Je me dois donc de les essayer… j’avoue, c’est ma toute 1ere baignade en Nouvelle-Zélande, et j’enfile mon petit shorti…. Anna m’accompagne, et en combi, ca passe très bien; le ciel est couvert, mais la plage est abritée, et l’eau doit avoisiner les 20°.

    Sur les hauteurs, les maisons sont toutes plus belles les unes que les autres :  du cabanon de pêcheur.. 

    à la villa de charme, 

    villas design

    cadre grandiose

    Après un 25 décembre bien tranquille à bord, nous changeons de mouillage et partons en direction de Man’O War, à l’extrémité Est de Wahieke, la partie la plus sauvage de l’île. Les petits motor-yachts à l’ancienne ont un charme indéniable.


    Nous sommes séduits par la baie, bordée de Puhutakawas en fleurs, et où se niche une petite église et l’atelier de dégustation du vignoble « ManOWar » . Des hydravions embarquent et débarquent des passagers venus pour quelques heures déguster le vin réputé pour son Chardonnay.

    Cet hydravion a retenu notre attention avec ses couleurs flashy et son look rétro!

    Nous laissons l’annexe sur la plage

    La balade se fait sur une route gravillonnée : heureusement, elle n’est pas trop fréquentée par les voitures. mais pas mal de mouton par contre!

    Nous longeons des pans de forêts de Nikau, le palmier le plus austral du monde, et endémique de nouvelle Zélande. IL a un port très altier, et un haut plumet de courtes feuilles. Ici, les troncs sont couverts de mousse.

    Les enfants repèrent un petit weka  (sorte de poule des forêts) sous des troncs en décomposition :  Avec son long bec, il farfouille sous les feuilles en quête de nourriture : vers de terre, insectes, petites baies. Ces cousins du kiwi ne sont pas farouches, et se laissent facilement approcher photographier, contrairement au kiwi, qui en plus d’être un animal nocturne difficile à rencontrer, est très craintif.

    Arrivés à Stony Batter, le cadre est assez grandiose, avec d’énormes rochers volcaniques, vestige d’explosion  de lave. Des centaines d’hommes étaient massé dans ce site secret pendant la seconde guerre mondiale afin de défendre l’accès à la ville d’Auckland.

    L’essentiel des batteries et des baraquement étaient camouflés, et des centaines de mètres de tunnel courent sous ces collines artificielles. Malheureusement, le site est fermé pour la deuxième année consécutive, les enfants sont décus. Les autorités ont jugé le site dangereux, et sont à la recherche d’un opérateur sérieux pour le transformer en attraction touristique payante. Qu’il est dommage de voir ce site à l’abandon, les collectivités locale s’en désintéresser et tenter de faire appel à des opérateurs privés. Le site est tellement isolé et étendu qu’on imagine mal que l’exploitation d’un tel site soit rentable un jour.

    Au retour, quel dommage, l’atelier de dégustation de vin est fermé…Il nous faudra revenir un autre jour.

    Le lendemain, nous accueillons à bord de Moby d’anciens collègues de Loïc, pilotes chez Emirates et en escale à Auckland : Yorg, François, Stéphane et Peter.

     Voilà le moments précieux du voyage : celles de retrouvailles inopinées entre amis-voyageurs.

    Nous picniquons à bord, échangeons sur nos vies, leur faisant partager notre aventure, refaisant le monde. A 16h, il est temps de hisser les voiles, hisse-et-ho les gars! pour ramener nos invités  à Auckland en tirant quelques bords.

    Au fur et à mesure que l’on se rapproche d’Auckland, certaines maisons deviennet assez exceptionnelles,

    Celles-ce me plaisent bien : elles n’ont pas d’accès par la route, et ne sont accessibles qui via un grand escalier et un monte-charge.

    Nous longeons des îlots inhabités également

    On apercoit Auckland au loinpuis de plus en plus prèsainsi que les beaux quartiers!
    Demain, nous prendrons le chemin de Coromandel pour y passer les fêtes de fin d’année .

  • En route vers Auckland

    En route vers Auckland

    Nous sommes déjà le 9 décembre, et comme nous souhaitons arriver quelques jours avant Noël à Auckland, et passer la fin d’année dans le Golfe d’Hauraki, il est temps de mettre cap au sud. Il reste donc une dizaine de jours pour effectuer cette nav’ de 130 NM, en quelques petits saut.

    Nous comptons également nous arrêter quelques jours à Whangarei, zone portuaire bien connue pour ses chantiers de réparation navale, où nos souhaitons repérer les bons chantiers où sera fait l’entretien de Moby en fin de saison.

    La passe de Wangaparoa et toujours aussi spectaculaire, et la côte qui défile regorge de grottes, cavernes, et rochers aux formes originales :

    En arrivant dans la Bay of Island, nous faisons un détour par Moturoa Islands et le Kent Pass : le soleil est absent, mais la navigation est quand même très belle.

    Moturoa est une île privée émaillée de belles maisons, et de moutons!

    Nous stoppons à Pahia pour la nuit et en profitons pour faire l’avitaillement du bord : Pahia est petite ville balnéaire, départ des nombreuses balades dans la Bay of islands.

    Sur le ponton, notre ami le Cormoran, pas trop timide. Les néo-zélandais les appellent « shag »

    Puis nous regagnons Russel le lendemain, où nous attendent nos amis d’Excallibur : le temps est maussade, c’est parfait pour visiter le petit musée du village. Il abrite une reproduction du bateau de Cook, le célèbre navigateur britannique qui effectua le premier la circumnavigation de la Nouvelle-Zélande, iles du Sud et Ile du Nord.

    C’est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la colonisation de la Nouvelle-Zélande, qui commença dans cette région hospitalière de « Bay of Islands,

    et sur les animaux endémiques de la région.

    le très célèbre Kiwi, emblème de la Nouvelle-Zélande

    Nous testons aussi les « fish & chips » locaux : celui-ci propose non seulement du poisson, mais des coquilles St-jacques de la Bay of Islands, des moules de Coromandel, des huîtres de Whangaroa….Pas mauvais tout ca, mais un peu gras pour nos petits estomacs….

    Notre dernier mouillage de Bay of Islands sera Whale Bay : nous sommes les seuls bateaux dans cette baie magnifique, mais un peu décevante car comme la presqu’ile est privée, nous ne pouvons descendre à terre pour marcher.


    Nous nous contentons de ballades en paddle : les cormorans nichent à 2 pas, et les fous de bassan pêchent à longueur de journée.

    Anna et moi partons ramasser des pommes de pins sur la plage pour réaliser notre couronne de Noël! Grâce au calendrier de l’avent de Balthazard, nous sommes en plein dans les préparatifs de Noël, chaque jour apportant une petite histoire de Noël ou une activité à réaliser avec les enfants. Aujourd’hui ca se passe en cuisine avec un pain d’épices à réaliser, et demain, ca sera la couronne de Noël!

    La maison qui surplombe la baie est spectaculaire.

    la maison qui surplombe la baie

    Le soir nous improvisons un dîner à bord de Moby avec Excallibur :

    Le 10 décembre, nous quittons Bay of Islands et contournons le célèbre Cape Brett, connu pour son « trou » dans le rocher : « Hole in the Rock » .

    Le fin du fin est de se faire photographier sous voile à travers le trou….

    Nous surprenons un chasse conjointe de fous de bassans et de dauphins, qui nagent en encerclant un banc de poisson.

    Les fous pêchent

    accompagnés des dauphins

    Nous relachons le soir à Whangamumu Harbour, qui abrite une ancienne station baleinière, bien sûre désaffectée depuis des années. Le ciel nous offre un coucher de soleil encore une fois mémorable.

    Le lendemain, nous partons en balade, au-delàs de la colline, vers Tangatapu, pour admirer la vue sur l’autre versant donnant sur la Bay of Islands.

    Le paysage est très champêtre.

    Nous allons également visiter l’ancienne « Whaling Station », et faisons la connaissance de kayakistes qui campent là depuis 2 jours.

    Ce couple de quinquas neozélandais s’est lancé dans une circum-navigation de Nouvelle-Zélande en kayak il y a deux ans! A la manière des pélerins de Compostelle qui effectuent leurs pèlerinage en plusieurs traites chaque année, ils terminent la troisième saison de leur périple par la côte Nord-Est. Nous sommes admiratifs de leur voyage autrement plus radical que le notre. Ils partent avec 2 semaines de vivres dans leur kayak, dorment sous la tente tous les soirs, se lavent dans le lit des rivières, et séchent leurs vetements au soleil.

    De retour de balade, les enfants jouent sur la plage, dans les arbres si majestueux, s’imaginant tous les  6 des armées, des territoires à conquerrir, des villages à défendre…

    Le lendemain, cap sur Mimiwhangata Bay, réputée pour ses eaux poissonneuses : et en effet : nous attrapons un « King Fish ». Ca ressemble à un lieu pour la peau argentée et la forme du corps, mais avec une queue et des nageoires jaunes vifs comme un thon albacore (yellow Fin), et une chair rouge de thonidé. Le goût est proche d’un « Tuna Macquerel » ou d’une bonite : je prépare donc des « nuggets » maison : petites filets roulés dans la farine, puis dans l’oeuf, et dans une chapelure agrémentée d’herbes fines.

    Encore une très belle plage. Les enfants sont lassé des balades à pied, qu’à cela ne tienne, nous les laissons tous les 6 sur la plage sous la garde de nos ados pendant une heure, et partons entre adultes se balader. Les paysages sont encore une fois sublimes.

    Du haut de la colline, nous apercevons des petits lacs en contrebas,

    et un cygne noir!

    Nous rentrons tranquillement à la plage par un sentier de randonnée.

    De retour sur la plages, les 4 plus jeunes se sont construit un totem, et nous expliquent leur technique pour le redresser, et consolider son assise-sans l’aide des grands.

    Avant la fin de la journée, nous appereillons pour Wooley’s bay, toujours avec Excallibur.

    Cette plage est très célèbre en Nouvelle Zélande, car l’une des rares à être toujours plantée de Pohutukawas descendant jusque la plage

    ces majestueux arbres en boule, tortueux à souhait et qui fleurissent en cette période de fin d’année en bouquets rouges  

    Le lieu est très populaire pour les tournages de films historiques.

    La plage est toute petite, mais très jolie, et très fréquentée aussi… il y a en effet un gros village balnéaire juste derrière : le prétexte d’emmener les enfants en balade : nous pourrons leur offrir une glace au retour!

    D’après les cartes, le village est à moins d’un km, en coupant à travers bois, …..mais nous ne trouverons jamais ce racourci, et finissons par longer la côte… c’est plus loin, mais c’est beauuuu! Et de l’autre coté de la presqu’île, le village de Matapouri, chic petite cité balnéaire.

    De retour au mouillage….

    Le lendemain matin, nous continuons notre descente vers Whangarei, par petites traites de 20 à 40NM. Nous stoppons à Smugler’s bay ( la baie des contrebandiers) : nous ne sommes plus qu’à quelques nautiques à vol d’oiseau de Whangarei, où nous nous arêterons quelques jours.
    En descendant à terre, nous découvrons 3 taureaux échappés de leur enclos…. ils sont très intéresés par notre annexe…

    Nous re-croisons ces taureaux échappés pendant la ballade sur la colline…

    Les enfants ne se lassent pas des plages, et sont assez inventifs…

    Une colonie de fous de bassan pêchent aux côtés de Moby.

    15 décembre : nous arrivons dans l’embouchure de Whangarei, port fluvial/et maritime bien connu pour ses activités portuaires, et notamment ses chantiers de réparation marine.


    Nous bookons 3 nuits à la marina de Marsden Cove, à l’embouchure de la rivière, et nous préparons pour 48h intenses

    Je consacre la première matinée aux lessives : une bonne quinzaine d’aller-retours entre la buanderie où s’enchainenet mes 4 lessives/séchages/pliage et le bateau où je supervise l’école à bord. Heureusement, Loïc coache les enfants à bord, en même temps qu’il bricole. En début d’après-midi, nous avons réservé une voiture de location pour visiter visiter les chantiers de Whangarei et choisir in situ celui dans lequel nous sortirons Moby de l’eau pour refaire son antifouling dans quelques mois, avant de quitter la Nouvelle-Zélande.

    C’est validé, ce sera Port Wangarei Marine Service, filiale de Oceania Marine, qui vient d’investir dans un travel lift pour bateaux jusqu’à 100T. Ils ne sont pas encore très implantés sur la zone, d’où des tarifs très compétitifs.  Nous sommes impressionnés par la propreté du chantier, impeccable aussi bien en extérieur que dans les bâtiments. Ce qui achève de nous décider, ce sont les parties communes réservées aux plaisanciers dont les bateaux sont au sec : une immense pièce de vie avec une très grande cuisine ouverte, deux frigos américains, une salle à manger/salle de jeux, un bureau pour s’isoler et travailler, un jardinet extérieur avec tables pour les BBQ, wifi à volonté…. et la voiture de courtoisie, disponible pour aller faire ses courses en ville, ainsi que des VTT. La vue est bien dégagées dans cette zone du port un peu éloignée de la ville : on y respire! Nous y reviendrons donc en février.

    Nous profitons de la voiture pour visiter un peu la ville de Whangarei, originale avec sa marina en plein coeur de ville, sur le fleuve.

    et surtout pour faire un gros plein dans un hypermarché : c’est le premier que nous fréquentons en Nouvelle-Zélande et whaou!!! Que de bons produits, ca nous change de la Polynésie francaise et de ses petites supérettes pas toujours bien achalandées : je suis en particulier bluffée par le rayon fruits et légumes : fraises, pêches, cerises, melon, mais aussi asperges, avocats, pommes de terres nouvelles, salades en tout genre, herbes….. la tête me tourne! Depuis 6 mois, trouver des fruits et légumes frais est un parcours du combattant, les petites épiceries des îles de Polynésie ne traitant que peu ou pas du tout la distribution des fruits et légumes. Et quand elles le font, on ne sait jamais ce que l’on va trouver, les livraisons se faisant au coup par coup, dépendant pour les légumes importés, du jour de passage de la « goelette » qui ravitaille les îles, ou du bon vouloir des petits producteurs locaux qui déposent leur marchandise au compte-goutte comme à Fakarava aux Tuamotus. Il faut donc dans chaque île trouver le bon circuit : commande directe au producteur comme à Anao à Nuku-Hiva,  achat auprès d’un restaurateur sympa comme à Isabella aux Galapagos, marché local hebdomadaire comme à Huahine : il ne faut donc pas louper le « bon » jour, se lever très tôt- 5h du mat’ à Taoiae aux Marquises!! et même  parfois faire des pré-commandes comme à Maupiti….

    Retour de courses à la marina, les enfants sont mis à contribution pour tirer les chariots : 

    Bref, ici c’est le retour à la vraie société de consommation. Ce qui n’est pas désagréable. Je retrouve également le dessert fétiche des néo-zéalandais : la Pavlova!

    Une merveille de meringue croustillante à l’extérieur, moelleuse à l’intérieur, que l’on achète ici tout fait, et que l’on « améliore » chez soi : nappée de crème fouettée, parsemée de fruits rouges, et arrosées d’un coulis, c’est une merveille! C’est ma chère amie mauricienne Marie-Laetitia qui m’avait fait découvrir ce merveilleux gateau, qu’elle faisait bien sûr elle-même de A à Z, aux fruits exotiques plutôt qu’aux fruits rouges puisque nous étions sous les tropiques.

    Notre carnivore du bord se régale d’un steak monstrueux…

    Le lendemain, nous passons la journée à bricoler et nettoyer le bateau : intérieur, extérieur, tout y passe : et quel bonheur de voir son bateau rutilant!

    Nous apareillons le lendemain matin : la vie de marina ca n’est pas ce que l’on préfère, les enfants s’y ennuient. Nous préférons de loin les mouillages sauvages.

    Whangarei

    Au sortir de Whangarei, nous apercevons une baleine!
    Assez différentes des baleines à bosse croisées en Polynésie : un dos très long, foncé, lisse et brillant, un tout petit aileron planté très bas sur le dos : après confirmation auprès de nos amis Néozélandais, il s’agit sans doute d’une Bryde’s Whale ou Sei Whale, mesurant jusqu’à 15 à 20m, et très commune en nouvelle-Zélande! Elle paresse à la surface sans doute.

    Encore une fois, c’est l’oeil expert de Loïc qui la repère!

    Nous retrouvons nos amis d’Excallibur à Kawau Island. 
    Nous entrons officiellement dans le célèbre Golfe d’Hauraki, qui est constellée de belles maisons et au fond de laquelle se niche la ville d’Auckland.

    Nous dinerons le soir-même au yacht club de Kawau.

    Et passerons devant la célèbre Mansion House, antique maison qui inspire le respect.

    Le lendemain, nous dormons à Waiheke, petite île située à quelques encablures d’Auckland, connue pour ses plages, ses vignobles et ses petites boutiques à la mode.

    Mais le temps est maussade, ciel couvert, bruine, et nous ne sommes pas d’humeur à faire du tourisme et nous balader à terre : nous avons hâte de découvrir Auckland! Pourtant, c’est sympa : un hydravion vient se poser non loin de nous. 

    Pendant cette journée pluvieuse, nous entamons l’atelier « crèche de Noël ».

    atelier crèche de Noël

    Il s’agit de personnages en carton à peindre, ce qui nous occupera tout l’après-midi! Reste à bricoler une crèche : une boite en plastique recouverte de papier craft  fera l’affaire.

    la crèche

    Vivement demain, à Auckland, dont nous apercevons les contours au loin…

  • Joyeux Noël!

    Joyeux Noël!

    Il s’avère que le Père Noël en a bien tenu compte, et nous a comblés de cadeaux qui nous seront fort utiles pendant notre grand voyage :

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    essais du masque et du tuba

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    dans le bain avec des coquillages!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour Victor : un harnais, qui servira pour le kitesurf et la planche à voile

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    essayages

     

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    testé dans le jardin!

     

     

     

     

     

     

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    c’est parti pour un test avec le cerf-volant de traction

     

     

     

     

     

     

     

     

    et pour Arthur une loupe binoculaire, très utile pour observer le corail, les plantes, les minéraux et autres curiosités

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    étude des plantes récoltées dans le jardin