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  • Le Pelorus Sound, un air de far West dans les Malborough

    Le Pelorus Sound, un air de far West dans les Malborough

    Après avoir passé 10 jours dans le Queen Charlotte Sound, il nous tarde d’explorer le Pelorus Sound, qui nous montre une facette tout autre des Marlborough : moins touristique, moins préservé, il est visiblement très exploité : les terres sont plantées de forêts de rapport, ou occupées par des moutons, les baies sont émaillées de fermes cultivant les moules ou élevant du saumon. Le tout est transporté à Havelock, la bourgade principale située au fond du sound, et où nous irons nous ravitailler.

    Eh chemin, nous passons par le Cape Jackson,
    lieu de forts courants.

    Whaou, un tourbillon se forme sous nos yeux!

    En chemin, nous croisons des pingouins : ces « blue penguins » sont les plus petits pingouins du monde! Très dodus, ils peinent à se tenir debout et sont plus à l’aise sous l’eau qu’à terre!

    Le temps est super calme, Loïc en profite pour lancer son drone en pleine mer…et filmer Moby en mer.

    Notre première étape est à Alligator’ Bay, où se niche un cabanon de vacances, cerné de collines abritant des troupeaux de vaches et de moutons.

    Alligator Head

    Loïc s’amuse beaucoup à tester le nouveau drone.

    Les lumières de milieu de journée offrent des couleurs tranchantes

    Nous profitons de ce calme pour nous balader en paddle, faire des essais de drone, dont le logiciel est équipé de nombreuses fonctions que Loïc veut tester par temps calme.

    Les enfants descendent jouer à la plage.

    La fin de journée est encore une récompense de belles lumières.

    Le paysage est aride.

    Et le coucher de soleil comme toujours magique. 

    Le lendemain, quelques rubans de nuages subsistents, napant les collines alentours.
    L’occasion de faire de nouvelles images aériennes.

    Il initie également Victor au pilotage, atterrissage et décollage du drone. 

    L’après-midi, nous partons en balade, nous avons repéré grâce au drone un sentier, sans doute utilisé par les bergers pour se rendre d’un paturage à l’autre. En fait, plus qu’un sentier, c’est une route, car les bergers modernes circulent en quad!

    Loïc et les enfants ont pour projet de lancer des avions en papier depuis le haut de la colline. Nous marchons une bonne demi-heure pour atteindre le sommet.

    C’est parti!
    L’idée est bonne mais à la réalisation, il y a de nombreux contre-courants à déplorer.

    Pour ne pas polluer ce bel environnement, il faut aussi aller récupérer tous les avions en contrebas
    …ce qui fait crapahuter les enfants!

    Les collines sont en fait des champs et enclos à moutons! Il faut parfois escalader les barrières. La preuve : ces poils accrochés aux barrières .

    On pourrait se croire en Irlande, avec tous ces moutons, et ces chardons! Nous redescendons sur Moby via un petit chemin qui mène à ce cottage, villégiature de vacances pour citadin stressé!

    Ici rien que des moutons et des boeufs, et 40km de piste rocailleuse avant d’atteindre le plus proche village, Havelock.

    Mais que les lumières sont belles!

    En particulier le soir.

    les garçons sont repartis en entrainement de vol de drone. Vol à basse altitude…

    Traditionnel portrait de Moby.

    Test de l’autoportrait.


    Havelock est aussi notre destination, car il va nous falloir ravitailler : les réserves de nourriture sont au plus bas.

    Il faut dire qu’à part la pêche au moule, on est moins doué que les phoques pour se nourrir!

    Celui-ci se bat depuis quelques minutes avec sa proie….

    Nous peinons à deviner ce qu’il a ingurgité…

    Une pieuvre!

    Nous naviguons vers Havelock, parmi ce dédale d’îlots, de détroits et de passages…Ici le « Allen Strait », 240m de large, et des câbles téléphonique à 50m de haut.

    Nous passons devant une colonie de cormorans.

    Nous nous arrêtons pour la nuit à Ketu bay. et prenons le lendemain le cap vers le Mahau Sound, à l’entrée d’Havelock.

    Le paysage change beaucoup :

    les îles sont plantées de forêts de pins, qui sont exploités, coupés puis transportés par bateau à Havelock.

    De même de très nombreuses fermes se succèdent, chaque baie est occupée de parcs à moules, et les Sounds sillonnés de bateaux de travail.

    Nous faisons escale à Putanui pour la nuit, dans le Mahau Sound. C’est une réserve naturelle, la seule de toute la zone….

    Il n’y a pas de vent du tout, Loïc et moi partons en ballade en paddle,

    et confions le drone à Victor :Il gère pour la première fois 100% du vol, décollage et atterrissage compris. Que c’est bon de voir ses enfants grandir et gagner de nouvelles compétences! Et quel luxe d’avoir autant de temps à leur consacrer, pour leur transmettre nos passions.  

    Au coin de la péninsule, une colonie de cormorans, vraiment pas farouches! Des raies également.

    Le lever de soleil est d’un calme!

    Nous observons les rubans de nuage s’accrochant aux collines

    C’est moins calme du côté des mouettes, qui s’activent à la pêche.

    Nous prenons le chemin d’Havelock, de jolies maisons parsèment l’embouchure de la rivière.

    On sent que la civilisation n’est plus très loin.

    Nous arrivons à Havelock, pas de mouillage possible, nous allons passer 24h à la marina. L’endroit a l’air sympa. 

    Son usage en est tout à fait mixte : plaisanciers et bateaux de travail se partagent les pontons .

    Celui qu’on nous alloue est visiblement plus utilisé par les oiseaux que par les plaisanciers.

    Nous venons ici essentiellement pour nous ravitailler, alors c’est parti pour les courses!

    Chacun participe!

    Arthur récupère en chemin une cigale! Nous passons quelques minutes à l’observer avant de la relâcher.

    Nous allons faire un petit tour du village en soirée : l’église, le pub, …. quelques B&B, et c’est tout!

    Nous nous offrons le lendemain matin un petit dej en amoureux au restaurant de la marina : un régal, ces oeufs Benedicte!

    Une fois les 3 tournées de lessive faite, nous repartons, vers des lieux plus sauvages. Que d’oiseaux autour de nous!

    Nous nous dirigeons vers Portage, au fond du très scénique Tenepuru Sound, où nous avons rendez-vous demain avec nos amis Allemands d’Invictus (Tobi, Nicole, Marlene et Juli), que nous avons connu au Panama, et avec qui nous avons navigué 6 mois dans le Pacifique. Ils ont laissé leur catamaran à Auckland et  sillonnent l’île du Sud en voiture.

    Le soleil se couche sur le Kenepuru Sound

    Hello les amis! Bienvenue dans les Marlborough Sounds!

    Hier c’était l’anniversaire de Juli, 5 ans, nous allons fêter ça! Anna et Marlene préparent des mini Pavlovas.

    Joyeux anniversaire Juli!

    La journée se finit trop vite…. il faut dire au-revoir-mais à bientôt les amis dans le Golfe d’Hauraki.

  • Fiji : navigation dans les Yasawa et Mamanuca!

    Fiji : navigation dans les Yasawa et Mamanuca!

    Après une semaine à l’hôtel, quel plaisir de retrouver MOBY , notre « home sweet home ».

    Les enfants retrouvent leurs affaires, Loïc et moi avons 24h pour le réarmer, nous préparer à 3 semaines de croisières dans les Yasawa et Mamanuca et rejoindre à Musket Cove mes parents, mon frère et son amie, venus nous rejoindre pour 3 semaines de vacances! Je passe l’après-midi à courir les magasins : laverie,  boucherie, supermarché, marché aux légumes…

    img_2978qui me rappelle un peu ceux de l’île Maurice, avec les pyramides de tomates et les légumes improbables…

    feuilles de fougères

    comme les ribambelles de légumes racine : Dalo (taro), patates douces, Cassave (Manioc) … ou les légumes-feuilles comme la fougère ou les feuilles de dalo.

    Notre première escale, c’est Musket Cove, que nous avons déjà visité il y a une semaine.

    Tom et Sonia essaient les planches proposées en location sur la plage : c’est du matos d’époque!

    img_5442Le soir, nous dînons d’un BBQ sur l’ilot-bar. La formule est sympa  : chacun apporte sa nourriture, mais consomme ses boissons au bar. En contrepartie, nous avons l’usage de BBQ ultra-modernes, et de tables abritées sous un auvent.

    Le lendemain, direction Sandy Cay (Nukuimana Reef) . Chouette il n’y a personne, le banc de sable est à nous!!

    img_8223…. pendant une heure .

    Un paquebot de croisière approche…. nous ne sommes plus tout seuls, l’ilot apparait moins désert tout a coup…. img_8228

    Il nous tarde de quitter ces lieux touristiques et d’aller découvrir les plages et mouillages plus isolés. Nous longeons de pittoresques ilots, comme Honeymon Island ou Modriki, où fut tourné « Castaway » (Seul au monde », en Francais),  avec Tom hanks, sorte de  Robinsonnade Moderne, que je recommande , à voir en famille.

    Honeymoon Island
    Honeymoon Island

    Nous allons donc désormais naviguer de concert avec Unique, un catamaran que mes parents ont loué pour 2 semaines, avec mon frère et Sonia.

    C’est très compliqué de trouver un bateau à louer au Fiji. Tous les grands loueurs comme Sunsail ou Moorings ont quitté le pays il y a quelques années suite à un différents avec les autorités locales, qui obligeaient à employer une majorité de fidjiens sur les voiliers loués. Les loueurs ont préféré quitter la zone. Si on ajoute à cela une navigation très délicate dans un archipel constellé de récifs mal cartographié, on comprend qu’aucun « bareboat » ne soit disponible. Par ailleurs, les autorités ont rendu très difficile l’obtention de licences de charters pour les bateaux de moins de 25M. Beaucoup moins de difficultés avec les méga-yachts qui obtiennent leur licence en quelques semaines… moyennant de lourdes taxes.  Seuls quelques courageux ont bravé les lourdeurs administratives et obtenu en un ou 2 ans leur sésame leur permettant d’exploiter un bateau en charter avec équipage. Les autres ont rendu les armes, ou font du charter « sauvage » en espérant ne pas se faire prendre…

    Samedi 28 octobre : à bord de Moby, nous entamons les préparatifs d’Halloween!

    Notre première beau mouillage, c’est Navadra, au nord des Mamanuca.

    img_8241

    Mais le second est encore plus beau : Sur Waya, la baie de Nalauwaki.

    L’Octopus Resort est très sympa, les clients dînent pied nuds dans le sable, et les cocktails du barman au top! Victor s’éclate en skim, Anna s’est fait des copines – 3 petites francaises de passage entre la Polynésie et la Micronésie.

    Comme le veut la coutume, nous allons offrir le Kava au chef de village. Cette fois-ci le village est de l’autre côté de la colline, à peine 10mn de marche et nous voici!

    Cette racine de poivrier est utilisée quotidiennement aux Fiji pour fabriquer un breuvage aux vertus relaxantes, bue en communauté tous les soirs. C’est aussi l’occasion de se retrouver, de rire, de se lancer des vannes, de draguer….img_1434

    Il est de tradition lorsqu’un voilier arrive dans une baie/un village, d’aller à terre offrir le kava, ou tout au moins d’aller se présenter, saluer le chef du village ou son représentant.

    Si cette coutume peut patraitre fastidieuse, surtout quand on change de mouillage tous les jours ;-), elle est tout de même plutôt saine et empeinte de respect mutuelle. En pratique, il n’y a pas d’obligation, mais venir se présenter, dire qui on est, d’où on vient, ou on va… est bien vu, et ne représente rien moins que de la simple politesse.

    Le petit-fils du chef du village nous fait visiter les lieux. Le village est très photogénique, niché au pied d’un piton rocheux

    Le lendemain, nous avons une grosse journée de nav’ vers Viwa, petit atoll isolé à l’ouest de l’archipel. Peu de voiliers y vont, du fait de son isolement et de sa passe étroite. Ce fut une de nos escales préférées!img_8294

    Tom et Sonia nous rejoignent pour la journée de nav’ sur Moby.

    Effectivement l’arrivée dans la passe est impressionnante avec cette épave en plein milieu qui nous oblige à amorcer un virage serré!

    Puis à peine sommes-nous mouillés qu’un hydravion atterrit juste à côté de nous et fait son demi-tour tranquille devant MOBY! On a l’impression d’être mouillé sur la piste d’atterrissage…

    Tranquille, le pilote débarque son passager devant Moby, puis redécolle entre les deux bateaux.

    Le lendemain, il revient, ce qui nous vaudra après réparation aux traditionnels essais moteurs, et décollage/atterrissage pour le plaisir des yeux… et des oreilles!

    A la plage enfin, les enfants du village tentent une timide approche… je leur jette un ballon de rugby….2mn après, nous voilà Arthur, moi et Papily à jouer au Rugby dans l’eau avec 40 enfants Fidjiens, la nation détentrice de la dernière médaille d’or au JO! (en Rugby à 7)

    Le snorkeling du jour se fait sur l’épave bien sûr!

    Plus loins sur la côte un resort très paisible où nous allons dîner un soir, au son d’un fantastique groupe de guitaristes.

    Le paysage est superbe. Quand à la pêche elles est miraculeuse, aussi bien du bateau que sur le récif, où Julian emmène tour à tour les garcons. Victor sortira sa carangue lui-mêe, et Arthur assistera à la pêche d’une Carangue Ignobilis de belle taille!!

    Prochaine destination : Drawaka, une petite ile au sud de Naviti .Nous mouillons dans un chenal entre 2 îles, le courant y est fort, et le snorkeling très joli.

    Petit à petit, Mamily prend confiance et nous rejoint sur tous nos snorkeling.

    Le soir, nous faisons de grandes promenades sur la plage, immense, les lumières sont magnifiques, et les retrouvailles en famille nous font passer de très bons moments.

    Quelques milles plus au nord se trouve le mouillage de Blue Lagoon, ou fut tournée  en son temps le célèbre film ponyme avec Shirley Temple. Pas de chance, il pleut, à notre arrivée, nous ne verrons pas les beaux turquoises…

    Les garcons en profitent pour récolter de l’eau et faire le plein dans les réservoirs. Moby est en effet équipé de récupérateur d’eau sur son bimini, ce qui nous vaut de belles récoltes de la meilleure eau à boire qui soit.

    Papily se fait plaisir et achète à des pêcheurs une magnifique langouste : il en est friand, et elle commencent à se faire rares dans l’archipel.img_1163

    Nous quittons Blue Lagoon pour Yasawa Island, et ses grances plages de sable blanc.

    Namataya Bay : protégé de l’ilot Vama, c’est un mouillage magnifique, bordé de longues plages.

    Nous y passons 2 belles journées, rythmées par des séances de planche à voile, des snorkeling, du SUP dans les vagues et de balades sur la plage : le spot est désert et ne manque pas d’atouts!

    Séance de coiffeur pour Loïc, et pour Papily.img_3275Anna apprend avec Taï comment fabriquer des jouets avec des feuilles de cocotier :

    Et soyons fous : en fin de journée, apéro au champagne sur la plage!

    Nanuya Balavu : Nous mouilons de nouveau devant l’hôtel paradise Cove,

    img_8581mais passons la journée de l’autre côté de l’île, dans un mouillage enchanteur de Narara : nous mouillons pour la journée dans un trou turquoise : le snorkeling est superbe, et le surf très sympa.

    Nous disons adieu à l’équipage d’Unique : Julian, Tony et Taï, qui repartent à Denarau chercher d’autres clients . img_8547Mes parents Tom et Sonia embarquent demain sur un nouveu voilier : High Aspect, un monocoque de 18m.img_8582

    Blue Lagoon : de retour dans ce beau mouillage, nous partons en balade vers le village, derrière le Nanuya Resort, et découvrons un charmant salon de thé sur la plage. Le retour se fait par la mangrove.

    Pendant ce temps là, Papily et Mamily étaient à la plage avec les enfants.

    Puis c’est l’heure de l’apéro sur Moby!

    Après Blue Lagoon, direction Wayasewa, où Mamily est allée offrir le kava au chef de village : nous sommes conviés le soir même,  à boire le Kava avec la tribu, en l’honneur de la « pleine lune du siècle »  : après 4 bols de kava, nos lèvres sont comme anesthésiées, les langues se délient, les blagues fusent en l’anglais : nous faisons l’expérience de l’accueil si chaleureux et naturel des fijiens.

    Nous avions passé un magnifique après-midi à la plage. Le lever de lever de lune, dont nous n’en vîment rien, car caché par les nuages!

    Mais le coucher de soleil fut splendide, agrémenté d’un (furtif amis bien réél) rayon vert!

    Après avoir levé l’ancre, nous faisons route au moteur vers le récif extérieur, distant de 2NM et réputé pour les requins pointe blanche du récif, plus connus en Polynésie francaise sous le nom de Tapete. Loïc reste à bord avec les enfants pendant j’emmène mon frère et son amie explorer le tombant : nous faisons plusieurs passage le long du récif avant de trouver le spot : un drop-off de 20m couvert de coraux, des poissons innombrables, des bancs de sardines, un peu de courant , tous les ingrédients sont là : c’est Sonia, pourtant novice en la matière qui aperçoit le premier requin, inimitable avec ses ailerons aux bouts d’un blanc bien brillant et son ventre clair. Il nage au fond, rapide, le petit-dèjeuner est sans doute fini pour lui…. Nous en apercevrons un second, tout aussi furtif : décicément, ils sont bien peu curieux de faire notre connaisance. Les Tapete des Tuamotus étaient bien plus amicaux avec les plongeurs, nous approchant à quelques mètres.

    Quelques milles avant l’arrivée, le vent tombe progressivement, nous affalons et mettons le moteur pour une petite demi-heure : l’occasion de mettre en marche le dessalinisateur et fabriquer notre eau quotidienne.  img_1447

    Arrivés à Sandy Pit, la chaleur est écrasante en ce début d’été austral, la mer est d’huile : tout le monde saute à l’eau pour se rafraîchir, et les enfants partent conquérir le banc de sable isolé. Je tente un snorkeling sur le récif frangeant, sans conviction tellement le lieu est touristique et fréquenté…

    Mais oh ravissement, j’aperçois des colonies de poissons clown! Je retourne à bord chercher de quoi immortaliser ces Némos qui se cachent en virevoltant dans leur anémone quand on les approche de trop près.

    Décidément, il ne se passe pas une journée sans une belle surprise, cadeau de la nature aux apprentis-explorateurs que nous sommes.

    16 heures, il est l’heure de continuer la route. Le vent n’est pas revenu, c’est donc au moteur que nous naviguons à travers les récifs mal cartographiés des Mamanuca vers le mouillage de Liku-Liku, au nord de l’ile de Malolo, distant de seulement 4 milles.

    Cette très jolie baie abrite un hôtel pour amoureux en voyage de noce :  luxe, calme et volupté assurés, au point que ni les enfants ni les yachties ne sont les bienvenus.img_1375

    C’est donc à bord de Moby que nous regardons le soleil se coucher en prenant l’apéro. Le ciel s’embrase, il y a quelques nuages sur l’horizon nous donc n’aurons pas de rayon vert ce soir, demain qui sait?

    C’est le dernier jour complet de Papily et Mamily au Fiji : nous décidons d’aller tester le fameux « cloud 9 », resto-flottant branché à quelques milles de la côté, ancré en plein milieu du récif.img_8921

    Il faut y aller plus pour l’ambiance que pour la gastronomie… car en fait , au grand désagréement de Papily, il n’y a pas de table, seulement  de grandes banquettes pour manger allongé à l’ombre, ou dans des transats en plein soleil, avec la musique à fond dnas les oreilles.

    L’ambiance y est excellente, pour quelques heures de dépaysement, c’est rigolo de voir cette ambiance « St-Trop’ « 

    Les enfants jouent des heures dans l’eau, Victor passe son temps à sauter de l’étage.

     

    Déjà, la journée se termine, par un dernier magnifique soleil couchant à Musket Cove.

    Pour la dernière matinée de mes parents, nous allons faire de belles photos de famille sur le banc de sable au large de Musket Cove.

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    Il nous faut dire au-revoir à notre famille, que nous ne reverrons que dans un an…. Mais nos coeurs sont remplis de merveilleux souvenir. Au revoir en Fijien se dit : MOTHE! (prononcer Mozé).

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  • A Moorea, avec les raies et les requins

    A Moorea, avec les raies et les requins

    Partis de Papeete en début d’après-midi, nous arrivons très vite en vue du récif de Moorea, et passons devant la célèbre baie de Cook. Il est un peu tard pour envisager de rejoindre nos amis Invictus, Mercredi soir et Excalibur mouillés dans l’ouest du lagon, car il nous faudrait un soleil bien haut et un bon éclairage pour accéder à cette zone.

    Mouillage à Opuhonu

    Or le ciel est très nuageux, quelques grains menacent et nous préférons nous arrêter pour la nuit à Opuhonu. réputé comme un des plus beaux mouillage de polynésie. En effet, la vue sur les montagnes de Moorea est magique.

     

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    Moby au mouillage devant la baie de Opuhonu
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    Le fond de la baie d’Opuhonu

    Mais le mouillage est bondé, près d’un quarantaine de voiliers au mouillage, et le ballet incessant des bateaux de touristes, hordes de jetskis, et musique à fond le dimanche sur la plage publique nous font regretter déjà les mouillages paisibles des Tuamotu…

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    Il faut dire que la zone est tourisique, avec l’hotel Hilton à 2 pas.

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    Hilton Moorea
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    Hotel Hilton Moorea

    Nous apareillons en milieu de matinée le lendemain pour l’ouest, en face de l’ancien club Med, aujourd’hui désaffecté.

     

    Gilles de Mercredi Soir nous guide vers un mouillage magnifique : fond de sable entouré de corail  la passe est étroite, mais praticable.

    Moby est mouillé dans une véritable piscine, 2 m d’eau turquoise, fond de sable : nous passeront finalement 8 jours dans ce cadre idyllique.

    Le snorkeling dans la zone est superbe, et nos sommes ravis d’avoir rejoint nos amis!

    Les motus environnant sont un chouette destination de balade en paddle, d’autant que la météo va nous offrir 3 jours de grand calme.

     

    C’est dans ce cadre de rêve que je fête mon anniversaire : d’abord par un petit repas en amoureux le soir même, puis par un déjeuner en famille quelques jours plus tard, au restaurant le Coco Beach, recommandé par mon cousin Laurent : c’était leur repaire du week-end, à l’époque où ils résidait à Moorea avec Nicole, Max et Jules.

     

    Le plus incroyable c’est au sortir du resto, d’entendre une voix familière appeler : « Victor »!!! c’est Maxime, un de ses copains de collège, de la classe de 5èmeA qu’il a quittée en janvier dernier, en vacances chez son papa à Tahiti!

    Quelle surprise! Nous l’invitons à venir à bord passer 24h avec nous.

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    les beaux gosses

    Mais la véritable attraction du coin est à 5mn de là en dinghy, un incroyable spot de raies grises et requins pointe noire, quasi-apprivoisés.

    C’est fascinant : les raies se laissent caresser, approcher de très près, elles nous frôlent et réclament des caresses…..

    Anna est un peu inquiète la première fois que nous nous mettons à l’eau. il est vrai que cela grouille de raies… et de requins…

    Mais finalement, les enfants nous réclament d’y aller tous les jours. En particulier Victor qui ne se lasse pas de caresser les raies grises (pstenagues) qui ont un ventre très lisse et doux.

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    Les raies sont en fait nourries par les boatmens, elles attendent leur petit morceau de poisson… les requins guettent, les pauvres, mais n’ont rien! Le nourrissage de requin est en effet interdit en Polynésie.

     

    Le hic, c’est qu’il nous faut alors nous aussi aller chasser de petits poissons. Las de flécher de jolis petits poissons papillon, notre amis Nicolas, avec l’aide de Victor, flèche une murène…. Je ne sais si c’est un bon choix : la bestiole se révèlera très malodorante, et sa peau visqueuse difficile à couper. IMG_1125

     

    Mais ce mouillage, c’est aussi des heures de jeux pour les enfants qui y ont retrouvé leurs amis. Les petits adorent aller à la plage, les plus grands faire du paddle ou du surf tracté.

     

    Nous décidons de rester 2 jours de plus, car c’est l‘anniversaire de Paul, le grand copain d’Arthur, qui souffle 8 bougies!

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    Arthur et Anna passent la matinée à préparer des cadeaux avec nous menus ustensiles de bricolage :

    Nicolas et Anne-Marie nous convient à un picnique-pizza sur la plage du Coco Beach – le resto est fermé ce jour-là, c’est tant mieux, nous avons l’autorisation d’utiliser leurs tables!

    Joyeux anniversaire Paul!

    Après le repas, les enfants jouent sur la plage.

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    Avant de quitter ce lieu si paradisiaque, il ne nous reste plus qu’à voir des baleines! Moorea est en effet le spot à cette époque-ci de l’année pour y observer des cétacés, qui viennent le long du récif. Comme la mer est très calme, nous pouvons sortir en dinghy. IMG_1155

    Toute la famille s’équipe, et scrute le récif à la recherche des jets d’eau qui signalent leur présence. IMG_1149

    C’est parti, nous avons repéré des jets d’eau! IMG_1154

    et des bateaux déjà sur zone pour observer les baleines : nous ne sommes pas tout seuls.IMG_1158Finalement, elles ont sondé, il faut patienter 10-15mn avant qu’elles ne remontent à la surface: IMG_1179

     

    La voilà!

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    Nous nous mettons à l’eau pour les voir de plus près, mais elles sondent rapidement. Cependant, en plongeant à 3-4m sous la surface, nous percevons très nettement leur chant mélodieux, c’est magique!!

    Mais d’autres amis nous attendent, ceux de notre cousin Laurent. Nous nous sommes promis d’aller prendre sa maison en photo, et sommes attendus pour l’apéro chez Caro et Thierry.

    La baie de Cook est magnifique, nous faisons le tour en annexe.

    Nous n’oublierons pas non plus d’aller nous faire un cocktail givré au Moorea Beach café!

    IMG_1248Après 8 jours à Moorea, il est temps pour nous de retourner à Papeete où du matériel nous attend, ainsi que le Billabong Pro Tahiti, compétition mondialement reconnue sur le mythique spot de Teahupoo. En route!

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  • Les îles Marquises : Hiva-Oa

    Les îles Marquises : Hiva-Oa

    Le relief est omniprésent, la moindre baie recèle un ruisseau et une petite vallée, abritant le plus souvent des exploitant de coprah : car on vit surtout de la noix de coco, parfois d’autres produits comme l’exquis pamplemousse ou le Nonni, arbuste recelant un fruits aux vertus pharmaceutiques. Toutes les 3 semaines, le paquebot mixte Aranui (qui transporte aussi une centaine de touristes venus explorer les îles par la mer)  fait escale dans ces petites vallées, chacune son tour, et récupère les sacs de noix de coco, de pamplemousses, les bidons de Nonni, ou des caisses de sculptures des artisans locaux qui seront exposés à Tahiti.

    Une semaine entière s’écoule à Atuona, second plus gros village de l’archipel et chef-lieu de Hivao-Oa. L’occasion de refaire le plein de produits frais, de se connecter à internet et mettre à jour le blog, de profiter des restos locaux, comme la roulotte du samedi soir, qui s’installe du le quai du petit port, attirant un mélange sympa de plaisanciers et population locale.

    Nous sommes mouillés tout au fond de la baie, à quelques brasses de la plage de sable noir. Malgré la couleur peu attirante qui rend les fonds opaques, les enfants sont ravis de jouer dans le ruisseau : après 2 semaines de mers, tout le monde est ravi d’aller se dégourdir les jambes!

    Malgré les fonds gris foncés peu engageants et l’eau particulièrement planctonique, nous nous baignons et observons les raie mantas qui viennent se nourrir en plein milieu de la baie. C’est en paddle que nous pouvons les approcher au mieux.IMG_5335

    Nous profitons également de cette escale forcée pour aller explorer l’île avec John Ozanne, le seul taxi de l’île, et figure locale. Son grand-père est arrivée aux Marquises au milieu du siècle dernier, a épousé une marquisienne et tenu la seule boutique de l’île, qui accueillait en son temps Gauguin venu peindre la douceur polynésienne. Son père a repris le commerce, et a côtoyé Brel, venu y passer les 3 dernières années de sa vie, conquis par le charme et la douceur de ses habitants.

    Le but principal de la journée, c’est le site archéologique de Paumau, abritant le plus complet marae de Polynésie , niché au pied d’un impressionnant  piton rocheux.

    Au passage, nous nous arrêtons chez Lucien O’Connor, dont le grand-père irlandais avait fait escale en voilier au début du siècle dernier, et n’en est jamais reparti. IL exploite avec ses 3 frères la vallée voisine, plantés de centaines de pamplemousses, bananiers, citronniers…. Les O’Connor sont des bosseurs nous dit John. En effet, non content d’exploiter sa ferme, Lucien s’est mis sérieusement au miel s’est formé auprès d’apiculteurs français, et produit une merveille de miel doré et parfumé.

    Nous ferons un stop pour découvrir le Tikki Souriant, unique au monde, tout les autres font le tête….

     

    Et terminons par un picnique sur la plage.

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    Impossible de ne pas s’arrêter visiter l’aéroport d’Hiva-Oa. Jacques Brel y avait son petit avion. Aujourd’hui, c’est Vincent, le mécano d’Air tahiti, et qui vient d’ouvrir un petit chantier de carénage bateau, qui a repris le hangar et  l’activité de l’aéroclub : pour l’instant, c’est le seul membre!

    Hiva-Oa acueile un centre de formation de l’armée pour apprendre aux jeunes des métiers. Nos les voyons s’entrainer le matin sur leurs pirogues.IMG_5448

    Le mythe de l’île providentielle sur laquelle tout pousse sans effort, et où l’on a qu’à se baisser pour se nourrir de coco, bananes, et Uru (fruit à pain) n’est pas complètement faux : tout abonde ici. Les ruisseaux coulent en cascade, la mer regorge de poissons, et ces latitudes ne connaissent pas les cyclones. Mais la langueur polynésienne est une légende : ici les pêcheurs sont en mer dès 2h du matin, les marquisiens se lèvent à l’aube, et travaillent dur sur leurs terres. Mais leur secret, c’est qu’il prennent le temps de vivre, de célébrer la nature, Nous avons rencontré plusieurs de ces retraités marquisiens qui après avoir travaillé à la ville, à Tahiti ou ailleurs, toute leur vie reviennent passer leur retraite à travailler sur le lopin de terre, vivant très simplement de leur pêche et de leurs cultures, à quelques heures de cheval du village le plus proche.

     

    Après une semaine d’escale  dans cette baie de sable noir, nous aspirons à du bleu turquoise, et appareillons pour le nord de Tahuata, l’île toute proche, au mouillage enchanteur.

     

    Les mouillages du Nord d’hava Oa sont aussi superbes, comme Hanamenu , et à Tanaeka où les enfants se régalent dans les vagues.

    Hanamenu
    Hanamenu

    La petite cascade d’eau douce est ravissante et rafraîchissante… mais gavée de nonos, ces minuscules moustiques très irritants.

    Le soir, nous organisons un feu sur la plage avec nos amis d’Invictus.

    Toujours avec eux, en route vers Nuku Hiva, nous faisons une escale de jour insolite  l’îlot de Fatu Huku.

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    avec Invictus à Fatu Huku

    Ce rocher perdu au milieu de l’archipel est spectaculaire, et la grotte traversante est incroyable!

    Nous nous arrêtons pour un snorkeling « sauvage », peu de coraux, mais des tonnes de poissons. Finalement, la mer est trop agitée pour rester y dormir, et nous mettons le cap pour une nav’ de nuit vers Taiohaé.

  • Partir en exploration

    Partir en exploration

    C’est un des grands plaisirs du voyage : la découverte de nouveaux paysages, d’environnements différents, de cultures autres… A notre disposition, nous aurons les paddle, qui nous permettront d’accéder au littoral discrètement, sans déranger les animaux ni les habitants.

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    L’annexe à moteur nous permettra aussi d’aller plus loin, contre le vent ou le courant, sur des sites de plongée dans les passes, pour remonter des bras de rivière…

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    remontée de rivière aux San Blas

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    objectif : snorkeling à Palawan

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    nous remontons une rivière aux Philippines

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A pieds nous irons gravir les sentiers, arpenter les forêts, et aussi les villages sur notre passage.

     

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    coucher de soleil sur la presqu’île

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    traversée d’un village de pêcheur aux Philippines

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    explorations de cocoteraies aux San Blas

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et parfois, nous userons de moyens de transports plus traditionnels, comme la pirogue aux San Blas, ou les Touk-Touk en Asie!

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    pirogue traditionnelle des Indiens des San Blas

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    Nous partons faire le courses en Touk-touk!