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  • Bahamas -3- le Nord des Exuma

    Bahamas -3- le Nord des Exuma

    Nous naviguons depuis déjà 10 jours dans l’archipel des Exuma, et continuons notre progression vers le Nord en direction du «  Exuma Land and Sea Park », qui s’annonce encore plus spectaculaire que ce que nous avons vu. Nous sommes déjà sous le charme  de cette navigation entre îlots et bancs de sable, que nous pratiquons en mode «  exploration », nous arrêtant jusqu’à 4 fois par jour pour visiter une grotte, une plage, ou faire un snorkeling.

    Vue sur les Rocky Dundas, où se trouvent les grottes
    Nous prenons un mouillage de jour dans la toute petite baie de Fowl Cay : à un jet d’annexe se trouvent en effet deux grottes qui sont parait-il au moins aussi remarquables que celle de Thunderball.

    Il nous tarde d’aller vérifier cela.

    A Fowl Cay, nous sommes tout seul au mouillage. Inhabituel, une épave d’avion trône sur la plage. La piste n’est pas loin.

    l’épave sur la plage

    Les îles des Bahamas sont souvent équipées de petites pistes privées. C’est aussi que les propriétaires vont et viennent, à bord de leurs avions, ou d’avions taxis, qui offrent également les services de livraison de nourriture, pièces détachées etc….

     
    Curieux, nous allons sur la plage examiner ce qui reste de la carlingue.

    Loïc penche pour un décollage raté.
    La plage est un petit bijou :  une eau turquoise calme, de petites vaguelettes, du sable fin…
    Le mouillage est paradisiaque

    A midi, Loïc envoie le drone, pour voir île d’en haut : pas de luxueuse villa, mais de petites maisonnettes, un ponton, et la piste, vraiment toute petite.

    vue aérienne de Fowl Cay
    Après le déjeuner, nous filons explorer les grottes. La première n’est pas évidente d’accès : il faut plonger, pas très profond, mais sur 3 mètre de long. Anna n’a pas peur, et nous suit, c’est la première fois qu’elle plonge dans ces conditions!

    Une fois à l’intérieur, c’est majestueux, de très nombreux stalactites, et un grand puit de lumière
     
    La seconde est plus facile d’accès, pas besoin de plonger car on y accède par une étroite ouverture en surface, comme un boyau au-dessus de l’eau.
    Elle est encore plus impressionnante : une fois à l’intérieur, un seuil, puis une petite plage, une caverne en hauteur qui ravit les enfants, un puit de lumière, des stalactites….
     

    En fin de journée, nous mettons cap sur Compass Cay,

    le chenal d’accès à Compass Key

    et  mouillons pour la nuit sur un banc de sable devant la marina, réputée pour ses requins nourrice semi-apprivoisés. Nous filons en annexe voir à quoi ressemblent les installations :

    C’est très coquet, mais le sens de l’accueil est comment dire….axé sur le porte-monnaie : on nous réclame pour débarquer une taxe de « landing fee » de 10 dollars… par personne! Et pas de discount pour les enfants…. Nous observons quelques minutes, depuis l’annexe, les requins nourrice tourner et virer dans une eau limpide puis faisons poliment demi-tour.
    Le lendemain, nous mettons cap sur Cambridge Cay, où nous retrouvons Luna Bay 2 et Penn Gwen. C’est officiel, nous venons de franchir les frontières du parc naturel.
    Nous décidons d’organiser un apéro-dinatoire de dernière minute sur la plage : nous repartirons sans doute chacun de notre côté d’ici quelques jours, il faut donc saisir l’occasion d’une soirée tous ensemble.
    Jennifer a repéré un petit îlot d’où le coucher de soleil devrait être superbe pour ce pic-nic du soir improvisé.Les 3 familles arrivent en annexe, dans ce joli coin de paradisLa soirée est fort agréable, la marmaille joue aux Robinsons en se gavant de chips, de crackers au fromage et de pâté de campagne…
    La nuit est moins sympa :  les orages grondent pendant des heures, nous sommes sur le pont, aux aguets, à guetter le vent et les éclairs. Il y a tellement d’éclairs qu’on y voit comme en plein jour, et la foudre nous assomme les oreilles.
    Nous mettons les ipads/ordis et téléphone à l’abri dans le four, qui servira si besoin de cage de Faraday.
    Au plus près, l’orage approchera à moins d’un mille. A 5h du matin, nous retournons nous coucher, plus de peur que de mal. Ce sera le premier d’une longue série d’orages de nuit que nous subirons dans les 15 prochains jours.
    Nous passons la journée du lendemain à Cambridge Cay. Sans être totalement dégagé, le temps s’est remis au beau. Le matin, c’est école pour tout le monde, mais dans l’après-midi, nous partons à terre avec nos équipements de snorkeling explorer la plage de « Honeymoon’s Beach », sur la côte sud de l’île.

     Nous traversons l’île à pied avant d’accéder au site pour un beau et sportif snorkeling avec la marmaille. 
    Une belle soirée s’annonce….Mais la nuit est tout aussi orageuse que la précédente. Là encore, les éclairs sont très proches, et grondent.

    Nous craignons le foudroiement bien sûr, et vérifions l’avancement de l’orage, mais aussi le vent qui tourne, qui forcit. Heureusement, la foudre tombe à environ 1km de là-et les appareils électroniques sont encore une fois dans le four!
     
    L’avantage, c’est que nous récupérons l’eau de pluie, grâce à notre bimini pourvu de rigoles, et à un circuit de tuyaux, qui va direct dans les réservoirs, qui sont pleins. Nous remplissons alors les carafes et les bidons. 

    Au petit matin, nous allons dire au-revoir à Luna Bay 2,

    Bye Bye les amis : Luna Bay 2, Penn Gwen et Moby réunis!

    Ils repartent vers Nassau préparer leur bateau pour la transat retour en France.De notre côté, nous nous donnons 8 à 10 jours de plus pour explorer les Bahamas.

    Nous appareillons également, juste à temps, car une série de 3 speed boats arrivent vers nous-il est vrai que nous sommes dans un chenal-, et foncent à 25 noeuds au moins, créant 3 sillages qui nous chahutent.

    Nous longeons Hall’s Pond Cay, peu accueillante, avec ce panneau explicite : pas d’annexe! Il semble que la cohabitation entre les voiliers et les riches résidents des îles se passe mal. La loi aux Bahamas est claire : l’accès aux plages est libre jusqu’à la laisse de haute mer. Par ailleurs, il ne me semble pas anormal que les propriétaires de ces îles jouissent de la tranquillité qu’ils recherchent. Alors, pour notre part, nous ne nous empêchons pas de nager sur les plages, voir d’y mettre le pied, mais n’y débarquons jamais en annexe.
     
    Nous mouillons sur un banc de sable près du chenal, car il y a sur zone deux sites de snorkeling d’interêt :

    Le premier, c’est un petit avion bimoteur coulé par 3m de fond. Il git nez dans le sable, queue en l’air. Nous prenons grand plaisir à virevolter autour, dans 3 mètres d’eau à peine, même Anna se régale ; je n’ai malheureusement pas d’image de la scène….
     
    Non plus du magnifique jardin de corail au Nord d’ Obrian’s Cay. Les  coraux sont sublimes, visibles dans 2 à 3mètres d’eau à peine : des gorgones multicolores y côtoient des éponges vertes, beige, rose, de toutes tailles et de toute formes, c’est vraiment un délice pour les yeux. C’est en plus un site très accessible pour les débutant, le genre d’endroit où on pourrait amener sa grand-mère!
     

    Le lendemain, la journée commence sous des trombes d’eau : le temps n’est pas au beau fixe, depuis quelques jours, nous subissons orages et grains au moins une fois par jour. Nous quittons Compass Cay en bordure de grain, il y a plus de 20 noeuds de vent, et Loïc nous montre sa dextérité à piloter Moby :  car pour aller du nord de Hall’s Ponds Cay au mouillage sud de Warderick’s Wells, un chenal  sinueux nous fait passer entre de petites îles. Victor et moi surveillons la nav’ chacun dans une des étraves. A peine avons-nous pris la seule bouée disponible, qu’un rideau d’eau s’abat sur nous.

    le grain approche
    Arthur prend sa douche en plein air

    C’est plutôt une bonne nouvelle, nous allons pouvoir remplir les réservoirs, s’offrir des douches en plein air, et boire de l’eau de pluie, la meilleure de toutes. Nous avons même de l’eau courante pendant quelques minutes!

     
    Aujourd’hui, 28 avril, c’est le grand jour : notre capt’ain fête ses 50 ans! Happy Birthday Captain!

    Nous passons cette journée seuls tous les 5 dans ce mouillage de rêve : une fois le grain passé, le site se découvre, avec des couleurs, comme toujours, sublimes sous le soleil.
    Le petit dej était copieux ce matin, puisque nous avons commencé par souffler les bougies… et manger le gâteau. Comme le dit le dicton d’un restau italien que Loïc aime bien  : « Life is short, eat desert first! ». Autrement dit : « Comme la vie est courte, autant manger le dessert d’abord »
    Loïc avait passé sa commande la veille, et je lui avais préparé un gâteau breton : la plaquette de beurre y est passée.… Et à 10h, il n’en reste pas une miette…
    En début d’après-midi, nous allons explorer la plage,

     et nous offrir une belle baignade. Puis partons à la recherche du «  Pirate’s Lair » , le «  Repaire des pirates » un peu plus loin dans les terres. Le site était en effet  parfait pour attendre les proies s’apprêtant à entrer dans le banc des Bahamas par le « Wide Opening », cette large passe facile d’accès à la voile par tous les vents,  située à quelques milles au nord de Warderick Wells. On s’imagine facilement les bateaux de pirates cachés entre les îlots, les hommes guettant les navires de commerces.

    Moby au mouillage de Warderick’s Wells sud
    Avec les dernières pluies, le camps des pirates n’est plus qu’un bourbier… c’est pourtant là, au bord d’une source et à l’abri de ces grands palmiers auxquels ils pouvaient attacher leurs hamacs qu’ils se reposaient entre deux raids.
    Au retour, une belle baignade,

     et de moments très simples de partage en famille.Arthur et Anna restent jouer à la plage : ils creusent le sable pour y trouver des vers, puis ensuite nourrir les petits poissons du bord. Loïc et Victor partent explorer le tunnel qui perce l’îlot d’en face : long de 30m, il traverse spectaculairement l’îlot, et peut se pratiquer à la nage, par temps très calme et à l’étale. Avec le vent actuel et les fortes marées, il n’en est pas question. Dommage, car ça doit être pourtant génial de le parcourir à la nage :  il est percé de plusieurs ouvertures par le dessus, partiellement à l’air, et partiellement sous-marin.
    J’en profite pour rester à bord, pour bouquiner tranquillement.
    Ce 28 avril 2018 fut une journée enchantée, où nous aurons tout eu : de l’action, du mauvais temps, du soleil, de l’exploration, de la découverte, des jeux, des baignades, du temps calme, un bon gâteau…
    Le lendemain, nous contournons les îles pour entrer dans les Warderick Wells, le coeur du Park des Exuma, où se trouvent les rangers.
    Le site est époustouflant, avec ses bancs de sable, et ce chenal circulaire et profond où des corps-morts sont à disposition.

    Les photos qui suivent sont garanties sans amélioration, ni retouche de couleurs….

    Elles sont prise d’en haut du mat par Loïc qui inspecte le gréement. Il profite d’être au corps-mort et par un temps très calme pour monter vérifier cette partie-là du gréement. Nous partons d’ici 2 à 3 semaines en transat : il nous reste encore plus de 3000 NM à parcourir avant de rentrer en Bretagne.

    D’en haut les bancs de sable sont majestueux, comme des rubans de dégradés.

    Loïc lance le drone pour immortaliser le site, sous un beau soleil;

    vue vers l’île de Warderick Wells et les maisons des rangers
    Vue vers le sud de Warderick Wells et les mouillages de Emerald Rock
    Après l’école, nous préparons un picnic pour aller déjeuner à terre… et emmenons le reste du champagne que nous n’avons pas fini hier

    : nous célébrons encore une fois les 50 ans de Loïc.Pendant que nous savourons cet apéro du dimanche, les enfants vont explorer sur la plage le squelette d’un cachalot reconstitué là par les bénévoles de l’association du Park.
    Puis l’envie nous prend d’aller nous promener sur les bancs de sable à marée basse. Anna et moi nous élançons, les garçons nous rejoignent en annexe.
    Vu d’ici, ce banc de sable ressemble à un coeur.
    La beauté de ces différents dégradés de turquoise tient aux marées,

    aux dénivellés sous-marin de dunes et aux méandres créés par les courants.
     
    Nous partons en snorkeling explorer les lieux, puis terminons par une ballade à terre, vers les hauteurs de Boo Boo Hill, point culminant des Warderick Wells. Ce que nous apprécions aussi aux Bahamas en cette fin Avril, c’est la longueur des journées. Le soleil ne se couche que vers 19h30, contre 18h aux Antilles : cela laisse de belles soirées encore actives.
    La colline de Boo Boo Hill est réputé hantée :  par les nuits de pleine lune, on entendrait les voix des pauvres âmes ayant péri dans le naufrage d’un navire au large de Warderick wells.
     
    Nous traversons la mangrove, longeons de nombreux trous, des grottes,

    Nous grimpons la colline, et regardons avec consternation les débris de bois flottés que les voiliers de passage s’évertuent à déposer…. créant cet amas, qui s’éparpillera et repartira sur les flots au prochain cyclone.
     
    Je remarque combien l’homme a besoin de marquer son territoire en laissant une trace visible de son passage. C’est particulièrement flagrant aux Bahamas : peut-être une tradition du Nouveau Monde?  Vieux T-shirts suspendus au plafond du bar Chat’n’Chill à Stocking Island,  panneaux de bois flottés gravés en haut de Boo Boo Hill (Warderick Wells), totem de pierres à Cambridge Cay. Ce qui avait sans doute du sens il y a quelques dizaines d’années encore quand ces endroits étaient peu fréquentés et difficilement accessibles, avant l’avènement du tourisme de masse, me semble aujourd’hui vain et irresponsable. A l’heure où l’on voyage partout en avion, et au vu du nombre d’humains que nous sommes sur terre, continuer à mettre en oeuvre ces « traditions » polluantes me dépasse. Je préfère de loin une autre devise, que nous avons souvent lue sur des panneaux de parc naturels : « En visitant ces lieux, la seule chose que vous laisserez derrière vous seront vos empreintes de pas » .
     
    Nous admirons le soleil qui descend sur l’horizon, puis rentrons via un gué, puis un petit pont, à travers la mangrove. Nous découvrons l’hélipad fait de pierres et coquillages concassés.
     
    En rentrant au bateau au coucher du soleil, quelle n’est pas notre stupeur : nos amis du catamaran Cool Running sont ont fait la surprise de venir à notre rencontre. Nous les attendions il est vrai d’un jour à l’autre, en provenance de Georgetown … Ils ont parcouru les 70 NM d’une traite pour nous voir. 
     

    Nos routes se sont croisées pour la première fois dans le Pacifique, à Rangiroa, puis à Papeete, et enfin c’est pendant un séjour prolongé à Maupiti que nous avons mieux fait connaissance.

    Dave, Gudrun, Gaby et Ben à Maupiti

    Nous nous sommes revus en Nouvelle-Zélande, et avons partagé des moments inoubliables dans l’Océan Indien, à Cocos (Keeling) puis aux Chagos.

    feu de camp aux Chagos

    La dernière fois que nous nous sommes vus c’est en décembre dernier en Afrique du sud, à Cape Town.

    les enfants de Moby et de Cool Runnings à l’aquarium de Capetown

    Depuis, nos routes se sont suivies sans se croiser. Leurs deux ados, Ben et Gaby sont les grands amis de Victor, et il leur doit aujourd’hui son beau niveau d’anglais ;-).

    Nous avons ensemble parcourus 3 océans, et bouclé chacun notre tour du monde. Nous sommes d’autant plus fiers d’eux qu’ils réalisent à peu de chose près le même parcours que nous, mais sur un bateau de grande série, un Lagoon 400, plus petit et moins rapide que le notre. 
    Dans un mois, quand nous traverserons l’Atlantique direction la France, ils mettrons cap sur la Floride, leur port d’attache.
     
    Alors ce sont de belles retrouvailles, intenses, car les au-revoir sont proches!
     
    Nous appareillons ensemble pour une île un peu plus au nord, Hawksbill Cay, réputée comme une des plus belles des Exuma. C’est l’occasion de se prendre mutuellement en photo sous voiles, dans ce beau turquoise.
    La nous sommes tous les 5 sur le pont!

    Je me fais la réflexion, que la vue est décidément magnifique depuis ma cuisine!Dans quelques longueurs nous entrons dans du turquoise clair signe que nous n’aurons plus que 2m d’eau sous les coques!

    C’est grisant de naviguer dans si peu d’eau.
     
    Nous voilà au mouillage!
     
    La plage est en effet superbe,

    et nous passons notre première journée à simplement profiter de la baignade, savourant nos retrouvailles avec nos amis : il y a tant à se raconter depuis 4 mois que nous nous sommes vus. Nous tirons le premier bilan de nos circumnavigations, et évoquons aussi notre retour à la vie de terriens qui approche. 
     
    Le soir, la lune nous sourit.
    Le lendemain, le vent est annoncé est bien là. Loic et Victor sortent les planches, puis le kitesurf.

     

    Victor en planche
    Loïc en kitesurf

    Je tente quelques bords en planche, mais le vent est décidément irrégulier avec le relief de l’île.

    J’ai aussi un début d’otite qui peine se résorber, aussi suis-je prudente avec les sports nautiques.
     
    Nous allons visiter la grotte dite des « contrebandiers ».
    Elle est tout juste au-dessus du niveau de l’eau, et assez impressionnante avec son plafond rose,

    et le goulot qui sépare les deux chambres.
    Puis nous poussons vers la plage adjacente, qui abrite un chemin menant vers des ruines et à la plage côté océan.
    Nous devinons les ruines, des murs de maisonnettes datant de 1785. Occupées par les loyalistes, ces réfugiés pro-anglais de la guerre civile américaine : refusant la tutelle des séparationnistes, et gardant allégeance à la couronne britannique, nombreux sont les Loyalistes qui ont fui aux Bahamas, implantant des champs de coton, de tabac ou de l’élevage.
    Elles étaient vraiment étroites ces maisons.
    La balade est sympa aussi pour observer les plantes, comme ces petites épiphytes, mais aussi pour la vue d’en haut.

    A mi-chemin, inattendu, cet étang, source d’eau douce.
     
    Et de l’autre côté de l’île, la plage au vent :

    Dommage que nous n’ayons pas les bodyboards!
    Ca déferle, et rejette sur la plage de la mousse, des algues, des éponges… et des débris de toutes sortes.
    Sur la route du retours, nous sommes surpris par toutes ces grottes, cavernes et trous qui jonchent le sol : un vrai gruyère!
     
    Ce soir, j’ai proposé à Gudrun d’initier sa famille aux crêpes bretonnes, en remerciement du paquet de farine de blé noir qu’elle m’a rapporté des Saintes.
    Pendant que je suis aux fourneaux sur le Lagoon, Loïc débriefe à Dave nos 2 semaines passées dans les Exuma, et lui donne les bon tuyaux, des mouillages et activités sympas avec les enfants.Il y a en effet beaucoup à faire aux Exuma entre le snorkeling, les épaves, les ballades à terre, les grottes….
    Les enfants apprécient les crêpes,

    et de cette rencontre américano-bretonne sort une création que je dois à Ben : une intéressante crêpe blé noir/beurre/sucre/cannelle!

    Je la nomme « la Cool Runnings », du nom du bateau de nos copains américains.
    Apprenant que nous n’avions plus de Nutella à bord, Gudrun nous offre ce petit pot, qui rejoint le tableau de bord de Moby, et les « trophées » offerts par nos amis, ou glanés au fil des rencontres….
     
    Le lendemain, le temps n’est pas au beau fixe, et c’est sous un ciel plombé que nous montons sur Shroud Cay, un dédale de rivières salées dans la mangrove. Quel dommage qu’il fasse ce temps pourri, ce doit être tellement beau sous le soleil. Mais il ne fait pas froid et nous ne sommes pas en sucre, alors nous partons sous la pluie, et avec la marée, qui est encore haute pendant une heure ou deux.
    Nous voilà en annexe dans les méandres de la mangrove.

     Après 30 mn, nous arrivons à destination :

    Nous avons traversé Shroud Cay d’Ouest en Est, et nous voilà sur la côte au vent.
    Le sable est d’une douceur incomparable,

    et nos pieds s’enfonçent profondément dans le sable tellement il est fin.
    En haut de la colline, les vestiges de CampDriftwood, où un genre d’ermite avait construit un camp de fortune dans les années 60. En haut du camp Driftwood, la vue sur Shroud Cay. 
     
    Nous quittons Shroud Cay pour Norman’s Cay, toujours sous les nuages, mais sans la pluie, ouf! 
    L’île a une histoire savoureuse : elle a été pendant quelques années le repaire d’un célèbre trafiquant de drogue. Carlos Lehder, d’origine Colombienne, faisait originellement partie du cartel de Medellin. Il a acquis Norman Cay en 1979 : ses maisons, ses commerces, sa piste d’aviation etc….afin de s’en servir comme un hub, une zone de transit entre l’Amérique Centrale et les USA. Témoin de cette vie antérieure : l’un des DC3 de Carlos git sur un banc de sable à l’entrée de Norman’s Cay.
    Les Stups américains (la D.E.A.) qui surveillaient la zone, ont finit par démanteler et faire vaciller l’empire de Lehder entre 1981 et 1983, alors que le gouvernement bahaméen, largement corrompu, protégeait Lehder et ses hommes. L’homme a été arrêté en Colombie en 1987, et extradé puis jugé aux USA où il purge 135 années de prison….
    Nous sommes mouillés juste devant la piste,
    et c’est un défilé d’avions
     

    Nous sommes aussi régulièrement survolés par des hydravions. Nous allons plonger sur le DC3 -enfin, pas vraiment en profondeur, car l’épave est posée sur un banc de sable et émerge, même à marée haute. Loïc explore l’épave, regarde à travers les hublots,

    .

    et fait mine de se mettre aux commandes! 

    Les coraux ont bien colonisé l’avion! Victor continue l’exploration,

    passe à travers les hublots!

     
    Plus tard dans la journée, nous partons avec l’annexe des Cool Runnings explorer l’intérieur du Cay, et en particulier sa mangrove et ses « flats ». Nous passons devant les lodges, et le restaurant, fermé ce soir. Puis allons nous rendre compte des travaux, de grande ampleur de la marina. Nous sommes surpris par le nombre de marinas aux Bahamas dont les travaux semblent terminés et qui n’ont jamais ouvert. Traffic? Blanchiment ou détournement d’argent?

    Puis nous nous arrêtons marcher le long de la mangrove.
    Arbustes, coquillages, oiseaux, nous sommes en pleine nature sauvage.  Ces traces, dans le sable, ce sont des raies, qui nichaient dans ce trou à marée haute. Il y a si peu d’eau que nous rentrons à la rame.
    Ce soir, nous faisons  nos les adieux à nos amis de Cool Runnings, qui s’en vont demain, et reprennent leur exploration des Exuma vers le sud, alors que nous continuons vers le Nord. Bye-Bye les amis! Nous nous reverrons certainement un jour, je ne sais quand, je ne sais où….
    Le temps est tellement mauvais et les vents contraires (de nord) que nous restons 24h de plus à Norman. L’occasion d’aller nous offrir un bon hamburger au restaurant. En dessert, je tente le traditionnel Guava Duff, sorte de pudding arrosé de sauce à la goyave, typique des Bahamas… C’est moins mauvais que ça en a l’air : très sucré et roboratif, je peine tout de même à avaler plus de 3 bouchées après mon hamburger…
    Nous serions bien restés explorer les îlots du Nord de l’archipel : Highbourne, Ship Channel, Leaf Cay….Mais le mauvais temps s’installe durablement sur les Bahamas. Or nous sommes le 3 mai, et avons prévu de traverser vers le 15 : il est temps pour nous de quitter les Exuma et d’aller préparer notre transat. Nous avons choisi pour cela de faire escale à Spanish Wells, petit village d’Eleuthera, distant d’une cinquantaine de milles.
     
    A très vite pour la toute dernière partie du récit de notre séjour aux Bahamas. 
  • Retour aux Grenadines

    Retour aux Grenadines

    Il y a (presque) 20 ans, tout jeunes mariés, nous avions passé notre voyage de Noces aux Grenadines… 2 semaines de rêve à naviguer en duo sur un Sun Dance 36, dans cet archipel si propice au cabotage. Deux décennies plus tard, nous sommes impatients de revenir sur les lieux avec les enfants, et les grands-parents, et de les redécouvrir.

    Salt Whistle Bay, à Mayreau,
     
    Moustique, Béquia (prononcer Bécoué), Canouan, Union, et les Tobago Cays dépendent de St-Vincent, l’île principale. Les Grenadines sont un haut lieu du nautisme depuis une trentaine d’années : l’archipel permet en effet de sauter facilement d’îles en îles, et de plages en plages, dans un cadre qui reste naturel et sauvage. Chaque île a sa spécificité :
     
    • les Tobagos Cays sont inhabitées et offrent un terrain de jeu magnifique aux amateurs de nature sauvage et de lagons turquoises
      Tobag Cays
    •  l’île Moustique est privée et abrite un « lotissement » de villas exclusives (Mick Jagger, la Princesse Margaret, quelques grands industriels sont propriétaires…)
      île Moustique
    • Béquia reste typique avec ses plages, son village animé, et ses petites maisons, lieu de villégiature de nombreux marins venus poser leur sac dans cette île paisible
      Le mouillage principal de Bequia
    • Union, le centre touristique de l’archipel, qui abrite des commerces restaurants et une poignée de petits hôtels
      l’île d’Union
    • Canouan, qui se tourne vers le touriste de luxe avec un hôtel 5*, un golf et une marina, et des villas haut de gamme.
      Canouan
    • Mayreau, simplissime petite île dotée d’un village de poupée et d’une ravissante plage
    Mayreau
    En 20 ans, les îles ont un peu changé, et développé un tourisme raisonné : pas de grands hôtels ni de tourisme de masse -sauf à Canouan- mais un très grand  nombre de voiliers de location en provenance de Ste-Lucie et de Martinique. Les bases de charter DreamYacht et Moorings n’ont pas été affectées par les cyclones ces dernières années et sont florissantes dans le sud de la Caraïbe. Certains mouillages sont bondés : la destination est victime de son succès.
    Mais si l’on cherche un peu, il est aisé de trouver des endroits plus tranquilles…. et le charme opère toujours.
     

    Au départ de Martinique, où nous avons fait escale 24h à l’arrivée de notre traversée de l’Atlantique sud, nous mettons cap sur Ste-Lucie, distante d’à peine 25 miles nautiques, et à mi-chemin entre la Martinique et les Grenadines.

    arrivée sur Ste-Lucie

    Nous naviguons en tandem avec Papily et Mamily, qui ont loué pour l’occasion un Lagoon 45.

    le Lagoon 450 de location des grands-parents

     Rodney Bay sera notre première escale!

    Rodney bay

    C’est dépaysant, car l’île est aujourd’hui anglaise, après être passée aussi entre les mains des français il a quelques siècles….

    C’était le repère de l’amiral Rodney, à la tête de la flotte britannique du temps où britanniques et français se disputaient âprement les Antilles, de la fin du XVIII ème siècle au milieu du XIX. Il pouvait de son rocher surveiller parfaitement les mouvements de la flotte française basée en Martinique.
    Nous allons visiter le fort et ses dépendances sur l’île Pigeon, qui est en fait une presqu’île.
    Tout en bas, la cuisine des officiers,

    puis un peu plus haut, avec une vue magnifique sur le nord, le mess et les quartiers des officiers, dont une moitié a été rénovée pour y abriter un restaurant; l’autre moitié est en ruines.
    Encore plus haut, les baraquements des soldats,

    qui abritaient 120 hommes.
    Un peu plus de grimpette, sous un soleil de plomb, et nous y sommes!
    Il reste des canons.
     
    D’en haut, la vue est panoramique,

     un site parfait pour scruter les mouvements des bateaux dans l’arc antillais.
     
    Nous redescendons après avoir exploré les différentes batteries du site.
     
    En rentrant sur Moby, Arthur est intrigué par cette réplique de Galion, qui emporte des touristes pour des croisières de quelques heures au soleil couchant.
     
    Au petit matin, c’est le marchand de légumes itinérant qui passe!
     
    La baie est très touristique, et abrite une grande marina, des commerces, de très grands hôtels: nous ne resterons pas, et mettons cap au sud vers le somptueux mouillage des 2 Pitons.
     
    En route, nous découvrons la côte de Sainte-Lucie; constellée de grands hôtels, de résidences,

    Au port, on compte pas moins de trois énormes paquebots de passage!

    Mais en descendant vers le sud, nous retrouvons de charmants villages créoles,

    et des hôtels à taille humaine.
     
    Nous arrivons aux deux Pitons, au pied d’un parc naturel exceptionnel. Côté fréquentation, on est dans la démesure : les super-yachts se sont donné le mot… Arthur et Papily regardent l’hélicoptère de notre voisin de mouillage se poser sur le pont.
    Pendant que nous sirotons notre Pina Colada, la première de ces vacances, et la spécialité régionale!
    De nuit, c’est ambiance « sapin de Noël »
    Le lendemain, c’est l’approvisionnement d’un des super-yacht qui me laisser rêveuse…… Il y a de quoi nourrir un régiment!!!
    Puis le ballet des hélices reprend.
    Après 24h d’escales entre les méga-yachts, nous descendons au sud vers ST-Vincent-les Grenadines.

    Nous longeons l’île de St-Vincent mais ne nous y arrêterons pas.

     Quelques criques ont l’air pourtant bien agréables et sauvages.
    L’alizé est soutenu, mais portant pour nous, ce qui est pas le cas des bateaux qui remontent vers la Martinique….
     
    Nous arrivons à Bequia où nous faisons nos formalités d’entrée.
    La baie est grande, très fréquentée, mais suffisamment spacieuse pour que les bateaux ne soient pas mouillés trop près les uns des autres. Le village est sympathique avec sa promenade de front de mer sur pilotis, qui mène des plages au village,

    où nous pouvons nous ravitailler de beaux fruits et légumes frais.
    C’est aussi l’occasion de s’attabler et de goûter la bière locale : la Hairoun.

    Les plages sont aujourd’hui bondées : un paquebot est en effet au mouillage, et a déversé son flots de touristes américains (et sud-américains!). Demain sera plus calme.
    Nous nous baladons le long du rivage, où se succèdent bars,

     boutiques,

    services,

     et diveshops
     pour arriver au village, ses échoppes d’artisanatl’église,  l’administration…
    Originale, le bateau-boulangerie, qui livre toutes les matins du pain frais. Il y a aussi le bateau-laverie, et le bateau-fuel! Nous apprécions ces petits services, qui se monnaient bien sûr, mais qui permettent aussi de contribuer à l’économie locale, très axée sur les services.
    Voici le déjeuner typique sur Moby : salade, crudités, pain et croque-monsieur, fromage.
     
    Sur Moby, nous sommes en pleins préparatifs : nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire d’Anna! Dans 4 jours, ce sera celui de Papily, et dans une semaine celui d’Arthur!
    Anna nous a préparé des biscuits et nous les apporte sur la plage pour le goûter.
     
    Bon anniversaire Anna, 6 ans!
     
    MOUSTIQUE

    Nous repartons assez vite sur Moustique, l’île des milliardaires. L’histoire de cette île est tout à fait unique. Son propriétaire Colin Tennent, (Lord Glenconner),

    statue de Colin Tennent

    est un aristocrate anglais, fortuné, déjà propriétaire de terres à Ste-Lucie, magnat de l’industrie minière et qui après-guerre, acheta l’île Moustique avec une idée folle : en faire un lieu de villégiature unique au monde pour les riches et célèbres de la planète. A l’époque, dans les années 60, c’est visionnaire!

    île Moustique
    S’ensuivent quelques de vacances spartiate et de villégiature compliquée pour l’entrepreneur, qui peine à garder en état l’unique maison de l’île, Cotton House. Moustiques, cyclones, tempêtes, manque d’infrastructure, des hectares à défricher….. l’île est pendant des années un gouffre financier qui ne rapporte rien.
    Son idée de génie : offrir un terrain à la Princesse Margaret, en guise de cadeau de mariage! Il faut dire que son épouse est dame d’honneur au palais de Buckingham, et une amie proche de Margaret. L’idée fait son chemin, et un jour, entre deux déboires sentimentaux, la Princesse Margaret fait construire sa maison!
    Au fil des ans, avec le concours d’un architecte suédois et d’un entrepreneur en bâtiment déterminé doté d’un solide sens du marketing, il réussit son pari, et transforme le caillou en lotissement de luxe pour happy few. Un petit hotel sélect, un bar-restaurant de plage, une supérette, et c’est tout!
    Pas de tourisme de masse, pas de ferry, mais un aéroport, et un village où vivent les employés de l’île :  école,
    bibliothèque,

    station service

    …..

    Le charme de l’île est indéniable : des plages de tous côté,

    la célèbre page de Macaroni Beach

    on circule en voiturette électrique, pas de bling-bling, ici tout le monde se connait et reste discret. 90 lots sont construits, avec un plan d’urbanisme strict : il est interdit de diviser les parcelles.

    Quelle déception : le Basil’s bar, une institution dans l’île, est fermé pour rénovation, et ne réouvre que dans une semaine….et nous serons déjà partis. Mais une petite annexe sert les cocktails dans une petite maisonnette : la pina Colada est toujours aussi bonne!
    Pendant que nous sirotons, les enfants s’éclatent en skimboard sur la plage en contrebas du Basil’s bar en rénovation.

     
    Nous sommes les 14 février : c’est l’anniversaire de Papily, secondes festivités d’une semaine chargée en célébrations!
     
    TOBAGO CAYS :
    Bye-Bye Moustique, et en route pour les Tobago Cays, petit atoll dans l’archipel, composé de 4 petites îles aux noms de repères de pirates : Petit Bateau, Petit Rameau, Baradal et Jamesby.

    Ils sont entourés de récif, et forment un petit plan d’eau intérieur, parfait pour la planche et le kitesurf.Le site est toujours aussi photogénique,

     sauvage,non construit, et fréquenté! Des bateaux par dizaines, heureusement, il y a de la place pour tout le monde…. sur la plage à l’heure de pointe, le parking à annexes fait le plein!
     
     
    Sur Petit Bateau,

     les pêcheurs de Mayreau et leurs familles ont installé des tables

    et des BBQ

    créant un restaurant de plage provisoire
    : menu unique : langouste grillée!
    La recette fait carton plein, nul ne passe aux Tobago Cays sans manger la langouste locale. Il est aussi possible de se la faire livrer directement à bord en barquettes avec ses accompagnements : ça c’est du service!
    Victor continue son entrainement de planche à voile,

    coaché par Loïc.

    Ca plaaaaaane!

    Nous tentons aussi le snorkeling.

    Nous croisons de nombreuses tortues dans cet archipel des Grenadines, et nageons avec elles,

     elles sont peu farouches car interdites de pêche et protégées
     
     
    MAYEREAU
    Puis c’est Mayereau, et sa plage nonchalante de Salt Whistle Bay,
    Il fait très beau, peu de vent, nous prenons un mouillage tout près du bord. On pourrait se croire seul au monde, mais il y a des dizaines de bateaux derrière nous….
    Le plage est toujours aussi jolie,

    et bordée de ces deux cocotiers sur lequel il y a 15 ans, nous avions de pris de belles photos de groupe, avec nos amis.
    Les enfants l’adoptent.
    Le petit hotel est en cours de rénovation,

    dans un style rustique chic.

     Le site le mérite bien. Et la Pina Colada est excellente!Avec ce petit plus qu’on ne trouve nulle par qu’aux Grenadines : la noix de muscade râpée qui recouvre la mousse du cocktail. Il faut dire que la noix de muscade est un produit local, qui pousse et se récolte à St-Vincent : nous en avons fait le plein au marché de Bequia.
    Mamily apprécie les eaux translucides et calmes de la baie;
    Nous rencontrons un bateau hollandais qui a un joli projet : le nettoyage des plages des plastiques, avec un trio ingénieux :
    • collecte+broyage de bouteilles en lambeaux grâce à ce broyeur mécanique,
    • puis chauffage dans un four solaire, d’un matériau ensuite réutilisable.
    Le spot de kite derrière l’île est sympa.
     
    Et ce soir, 17 Février  re-re-rebeote : nous fêtons les 9 ans d’Arthur à bord du bateau des grands-parents : les petits ont organisé une pêche à la ligne, Papily est en charge de la musique « live »  :  carte, cadeaux, déco et gâteau, tout y est! Le  lendemain matin , le petit-déjeuner de préféré du moussaillon : un pancake géant au Nutella sur le trampoline, elle est pas belle la vie?
     

    Après l’école nous partons installer notre camps sur la plage : paddle, hamac, paréos….

    et…plouf!
    Puis nous quittons ce mouillage un peu surpeuplé pour Chatham Bay, une grande plage de l’île principale d’Union. 
     
    UNION
    La baie est très tranquille, et restée sauvage avec seulement quelques paillotes de plage d’un côté, et un petit hôtel de l’autre.
    Les garçons prennent leur skimboard et nous longeons la plage avec eux pour trouver le meilleur spot : pas facile, car il y a un platier sur une bonne longueur, et des petits coraux sur la plage.
    Arthur par à l’assaut du rocher.
    Nous découvrons quelques « têtes de turc », ces cactus si caractéristiques des Antilles
    Le petit hotel de charme semble particulièrement accueillant.
    De retour à l’autre bout de la plage, nous découvrons des petits colibris, qui viennent butiner les plantes grasses : c’est la première fois que j’observe ces drôles d’oiseaux de si près. Ils ont un vol très particulier, le champions du vol stationnaire!
     
     
    UNION, Fregate
    Puis nous contournons l’île d’Union, et mettons le lendemain cap sur Fregate,où nous retrouvons 3 Outremer 45, les « petits frères » de notre Outremer 51.

    Nous sympathisons avec Loustic, famille de belges avec 3 enfants à bord, en  année sabbatique autour de l’Atlantique.
     
    Nous passons l’après-midi à la plage avec les « Loustic ». Victor s’entraîne sur les water-starts avec succès, pendant qu’Arthur et Anna jouent dans les vagues. Nous partageons la plage du village avec des vaches
     
    Le spot est particulièrement fréquenté par les kitesurfers, et les planchistes. Loïc et Victor s’éclatent.
     
    MATEREAU :
    Nous retournons le lendemain à Mayereau. Nous passons devant le village de Clifton à Union, l’île principale des Grenadines, mais ne nous arrêtons pas : trop de monde!!!
    C’est un super spot de kitesurf, et c’est aussi l’endroit idéal pour faire un plein de courses avec de vrais supermarchés.
    Nous n’en avons pas besoin, car dans 2 jours, nous serons en Martinique! Bye-Bye Union,
     
    Nous nous dirigeons vers le mouillage de Saline,

    une grande baie ouverte qui accueille parfois les paquebots, mais qui est aujourd’hui quasi-déserte.L’accès au village est facile par la route, et la supérette offre une vue panoramique sur la mouillage. Nous poussons l’exploration de la rue principale du village un peu plus,

     car il parait que la vue d’en haut mérite le détour. Nous sommes surpris par le nombre de bars : pas loin d’une douzaines, soit une maison sur 4….
    Enfin, en haut, l’église, et la vue sur les Tobagos Cays d’un coté »,

     sur Union de l’autre, et Grenade au fond.
     
    Papily et Mamily nous quittent et rentrent en France après 2 semaines de croisière en duo, en terre bien connues : cela fait plus de 10 ans qu’ils viennent tous les hivers passer 2 à 3 semaines aux Grenadines!
     
    Leur mouillages préférés :
    • Salt Whistle Bay pour sa jolie plage aux eaux translucides, le bar « piedanlo »  au soleil couchant,
    • Admiral’s Bay à Béquia, pour son pittoresque village, ses  plages et ses petits restaus
    • les 2 pitons à Ste Lucie, pour son cadre enchanteur, au pied du volcan, le calme du mouillage, et l’accueil sympathique de l’hotel.
     
    Nos mouillage préférés aux Grenadines :
    • les Tobago cays, pour leur spot de planche et de kite, les nombreuses tortues, le snorkeling excellent sur le reef extérieur, les balades sur les ilots de Jamesby et Baradal avec les iguanes et la jolie vue d’en haut
    • Saline Bay, à Mayereau, l’un des mouillages les moins fréquentés qu’on ait connus-(à éviter bien sûr le jour de  passage des paquebots), pour la sensation d’enfin respirer au mouillage, car les bateaux sont espacés les uns des autres ; un super spot de skimboard et de bodyboard pour les enfants, la grande promenade sur la plage, et celle qui mène au village donne une vue panoramique de l’archipel
     
    TOBAGO :

    Nous retournons d’ailleurs aux Tobago Cays pour 24h, afin de profiter une dernière fois de ce mouillage qu’on adore et qui offre une telle diversité d’activités. Cette fois, nous allons mouiller au vent de Barradal, où nous retrouvons Mais Uma, avec qui nous achevons de sympathiser.

    En nous baladant  sur les hauteurs de Barradal,

    nous découvrons des iguanes , 
    Les plantes épiphytes sont incroyables.
    En redescendant, c’est embouteillage sur la zone de lancer d’ailes de kite.

    Nous tentons un snorkeling à l’extérieur de la barrière, en fin de journée, entre 16h et 17h, heures de pleine activité : nous rencontreons une tortue,

    des barracudas,
    et une vie marine très active!

     
    Puis direction Canouan : nous remontons l’archipel des Grenadines, car nous sommes attendus en Martinique pour une escale technique.
     
    Une nuit à Canouan,

    dans un mouillage très sauvage, puis une autre à Bequia où nous effectuons notre clearance de départ. Après un ultime stop à Rodney Bay, Ste-Lucie, nous arrivons en Martinique, au Marin le 25 février, pour une à deux semaines d’escale technique.
  • Cocos(Keeling)

    Cocos(Keeling)

    Certaines escales sont plus mémorables que d’autres, et le séjour d’une semaine que nous avons fait au mouillage de Direction Island, à Cocos(Keeling) se range parmi les plus agréables de la catégorie « ile déserte ».

    Direction Island

    Cette escale est pour nous providentielle : dans l’Indien, peu de stops en effet sont possibles sur la route des Alizés qui nous mène de l’Indonésie à  l’Afrique du Sud.

    Cocos (Keeling) dans l’Océan Indien

    Le mouillage destiné aux bateaux de passage, sous le vent du motu Direction Island, est absolument idyllique, et parfaitement aménagé. Nous nous reposons donc quelques jours avec bonheur, car nous sommes dans une période de navigation intense.

    au mouillage à Direction Island

    L’atoll de Cocos Islands compte plusieurs îles, dont 2 seulement sont habitées ;

    L’atoll de Cocos(Keeling)

    West Island

    West Island au Sud-Ouest

    et Home Island,

    Direction Island et Home Island au nord

    une troisième, Direction Island étant une destination de week-end pour les iliens, et le seul mouillage autorisé pour les bateux de passage.

    le ponton flottant

    Les habitants de West island ne viennent en ferry que 2 fois par semaine, le reste du temps, la plage est à nous! Le site a été aménagé pour recevoir les plaisanciers mais aussi les iliens  de passage à la journée ou venus camper le w-e. Comme toujours, les australiens sont pragmatiques : tables ombragées, sites de bbq, ponton flottant, toilettes!!, et même une réserve d’au douce pour se rincer. 

    les voiliers de passage on aussi amélioré le confort : hamacs, balançoire, panier de basket…

    La plage est tout simplement superbe, le sable fin, et la baignade vraiment agréable.

    Et en plus nous sommes en famille, et  entre amis! Mon frère Thomas nous a rejoint (avec sa guitare!) à Bali pour la traversée,

    Seulement 4 bateaux au mouillage, dont deux catamarans d’amis qui naviguent aussi autour du monde et que nous retrouvons : nous naviguerons tous les 3 ensemble jusqu’aux Seychelles.

    4 bateaux au mouillage de Direction Island (et un cinquième au milieu, inhabité…)

    Une famille d’Israéliens sur Shuti , un lagoon 380 : Momi et Lilach naviguent avec leurs 3 garçons de 7, 10 et 12 ans,  Dror, Eyal et Yoav. Nous les avions déjà croisé à Panama et à Fiji.

    Moby devant, Shuti a gauche, et Cool Runnings à droite. Au milieu, un bateau abandonné.

    et Cool Running, le cata (Lagoon 400) de Dave et Gudrun avec 2 ados à bord, Gaby 11 ans  et Ben 13 ans, des américains  d’origine sud-africaine avec qui nous avons navigué dans les Iles Sous le Vent et que nous avions retouvé à Bali.

    Cool Runnings
    Dave et Gaby venus nous accueillir à notre arrivée!

    Nous faisons aussi la connaissance de Brigitta et Erik, sur Arial IV, un couple de suédois un peu plus agés, qui réalisent leur second tour du monde-: ils ont fait le premier il y a 20 ans avec leurs 3 garçons. Depuis, ils ont écrit 3 livres, navigué jusqu’au cercle arctique, et franchi le passage du Nord Ouest : ils sont célèbres en Suède parmis les gens de mer, et très inspirants pour nous!

    les autorités sur Ariel IV pour les formalités d’arrivée
    Gudrun, Birgitta, Lilach et Helen, une ilienne de Cocos!

    Les enfants ont tous été mis en vacances pour l’occasion- car chez les enfants de bateau, il n’y a pas vraiment de vacances scolaire, tout le monde travaillle quelques heures le matin,  le plus souvent 6j/7j. Mais chez les petits francais abonnés au CNED, c’est différent : l’année scolaire est plus courte, 9 mois de septembre à juin, plus intense avec 3 à 4h de travail par jour, mais avec à la clé 2 mois de vraies grandes vacances en juillet/août!

    Nous passons 8 jours à la fois actifs et reposants. Le spot est parfait pour la planche à voile,Loïc grée donc le matos pour toute la famille,et coache!

    Mon frère Thomas qui nous a rejoint à Bali s’entraine au jibe,

    Frère et soeur
    Tom en action

    moi je reprend mes marques et me remets facilement dans les straps et au harnais.

    Bénédicte au planing

    Arthur aussi fait un peu de planche. L’objectif :  faire du travers.

    Victor progresse tous les jours et finit par vraiment partir au planing en mettant le harnais et les pieds dans les straps !!! J’entend Loïc hurler « Yeahh » je ne sais qui est le plus heureux du papa ou du fils!

    Loïc a gréé le matos sur Moby,

    puis nous le laissons la nuit à poste sur l’île.Pour le fun, Tom se fait quelques bords de nuit sous la pleine lune!

    nav’ de nuit

    Dommage, les progrès de Victor vont être interrompus en pleine progression : il s’est fait mordre par un gros poisson alors qu’il nageait seul non loin du ponton et de ses camarades.

    Rien de grave heureusement, la plaie est superficielle. La chance, c’est que nous avons un médecin dans le mouillage, Eric examine la plaie, il n’est pas inquiet, la blessure est superficielle.  Nous désinfectons et mettons une crème antibiotique préventive, car il s’agit d’une morsure d’animal sauvage- c’est ce que recommande notre très pratique « Guide la faune marine dangereuse du Pacifique et d’Océanie».  D’après la description que les enfants font du poisson qui leur tournait autour depuis un quart d’heure, il s’agit sans doute un gros mérou, peut-être agacé par les incessants aller-retour des enfants entre le quai et la plage.

    Le snorkeling est sympa :

    petit snorkeling entre filles, Anna adore ca!

    déjà, derrière le bateau, quelques patates de corail recèlent des petits requins pointe noire, très curieux et territoriaux, ils ne nous lachent pas d’une semelle.

    requin pointe noire à quelques mètres de Moby

    Nous croiserons aussi un banc de poissons Napoléon, qui ressemblent à d’énormes poissons perroquet aux couleurs fade et bossus sur la tête.

    banc de Napoléons

    Mais le mieux, c’est le snorkeling dérivant sur le RIB,

    C’est parti pour une plongée sur le RIB

    sorte de fausse passe par laquelle entre des flots d’eau dans le lagon, et qui forme un petit canyon sous-marin.

    Canyon sous-marin

    Il n’y a pas moins de 3 à 4 noeuds de courant. Nous nous laissons dériver accrochés au bout de l’annexe, nous avons la sensation de voler au-dessus du corail!

    Victor et Loïc préfèrent nous suivre derrière l’annexe

    Les requins sont tapis au sol dans la journée, des colonies de poissons Napoléons habitent les lieux.

    requins pointe noire tapis au sol


    Les enfants passent des heures sur la plage avec leurs copains, il y a là une joyeuse bande :

    Arthur teste son voilier

    8 enfants entre 5 et 13 ans, qui passent leurs après-midi à jouer autour du ponton flottant, faisant d’incessants aller-retour à la plage avec les vieux longboard de sauvetage laissés par les habitants. Ils ne manquent pas d’idées : forteresse pour Bernard l’Ermite, chateaux de sable, batailles de pirates…

    IL y a là une petite vie de communauté, où chaque bateau laisse sa trace : une balancoire, un siège en bois, des hamac en filet de pêche,

    un panier de basket, ou plus prosaïquement, un panneau commémoratif . Moby n’échappe pas à la règle et voici notre « oeuvre d’art ». Rien de très artistique, mais c’est efficace : une planche de bois flottés peinte au gelcoat de nos noms  : elle devrait rester en place quelques dizaines d’années!

    Nos amis de Cool Runnings se sont donné beaucoup de mal en gravant une énorme planche de bois flotté.

    Victor m’a réclamé une coupe de cheveux. Pas sûr qu’il y ait un coiffeur par ici, et dans tous les cas, ca nous prendrait la journée de nous y rendre, ce sera donc une coupe « fémézon » Comme nous l’avons promis aux enfants, nous organisons une soirée feu de camp sur la plage, sous le format « bring and share » anglo-saxon. Chacun apporte sa boisson et un plat que nous partageons ensemble.

    Les enfants partent chercher du bois dans l’après-midi pendant que les garçons vont pêcher du poisson. Loïc nous ramène 3 jolis poissons perroquets, que nous les ferons en filets au BBQ, miam!

    Nous allons lever les filets au bout de la plage.

    Dave me donne un coup de main.Nous jetons les peaux et carcasses à l’eau dans le RIB, loin de la plage familiale ou se baignent les enfants. Les requins ne sont pas longs avant d’arriver. Et se jettent sur les restes, quitte à s’échouer!Les papas donnent un coup de main en apportant de gros morceaux de bois

    magnifique feu!

    Nous avions aussi prévu en plus des saucisses de boeufs australiennes et les traditionnels marshmallows à griller au bout d’une baguette!

    On se régale!

    Erik et Thomas sortent leur guitare. Re-belote quelques jours après. 

    Birgitta et Erik ont initié Ben à la fabrication de Pizza.

    les pizzas de Ben

    Moby arrive avec ses fougasses, et Shuti avec des focaccia

    les fougasses de Moby
    la focaccia de Shuti

    Tout le monde se régale!
    : Soirée italienne, et encore un feu de camp, les enfants adorent!

    Avec mon frère Thomas qui nous a rejoint à Bali et fait cette portion de chemin avec nous, nous partons faire le tour de l’île.
    Le sentier est assez monotone, la végétation n’est que cocotiers, et la faune se résume à des rats (fort craintifs) et des moustiques! Nous faisons donc la balade au pas de course, l’intéret résidant essentiellement dans le parcours historique aménagé sur l’îlot : une quarantaine de panneaux en métal nous retrace l’histoire de Cocos(Keeling). Et c’est passionnant!!

    Il est incroyable qu’une si petite île apparemment insignifiante recelle une histoire aussi riche!

    Tout d’abord, par sa colonisation :

    Découverte par le Captaine britannique Keeling en 1609 , sa position fut gardée secrete, et n’apparait sur les cartes que 2 siècle plus tard en 1805.

    Elle attire l’attention d’un riche armateur, Mr Hare, ancien gouverneur d’une colonie britannique de Bornéo, et à la recherche de comptoirs à développer et exploiter. Il y envoie le capitaine Clunies-Ross, en éclaireur inspecter Cocos en 1825 : celui-ci défriches des terres, plante des céréales et des légumes, sonde le lagon, et fait un rapport tout à fait positif. Le sieur Hare revient s’installer l’année suivante avec une centaine de travailleurs malais, pour la plupart musulmans et s’installe sur Home Island. Il pensait y vivre paisiblement entouré de son harem – ll parait en effet que l’homme n’avait rien contre la polygamie. C’était sans compter le sieur Clunies-Ross, qui barque en 1827 avec femme, enfants, belle-mère, une partie de sa famille écossaise, et de solides matelots pour y installer une colonie très organisée. Le dialogue tourne court, c’est rapidement le conflit ouvert, et c’est finament Hare qui plie bagages et rentre à Londres, laissant à la famille Clunies-Ross la mainmise sur l’île.  4 générations de Clunies-Ross vont faire prospérer l’atoll de Cocos(Keeling) et régner en dynastie sur l’île :  plantation de cocotiers pour l’exploitation du coprah d’un côté, et un petit chantier naval de l’autre ; voilà de quoi assurer la subsistance de la colonie, ou plutôt de ce petit royaume féodal qui va persister pendant 150 ans! Finalement, c’est le gouvernement australien qui rachète à la famile ROSS-CLUNIES l’archipel en 1978, pour plus de 6 milions de dollars.

    Autre visiteur de renom : le jeune Charles Darwin y fait escale en avec le navire d’Exploration le Beagle, en 1936 lors de son tour du monde en tant que naturaliste. Le jeune homme, qui deviendra l’un des plus grand scientifique de son époque, remarque que cette formation d’îles en couronne doté d’un lagon ressemble fort aux îles polynésienne. Il fait aussi le rapprochement avec les sondes qui donnent de très grandes profondeurs à quelques encablures seulement des côtes : l’ile serait le sommet d’une immense montagne sous-marine à forte déclivité. Il écrira à son retour en 1842 un taité sur la formation des atolls corallien qui a toujours cours aujourd’hui.

    Autre fait historique : l’installation en 1901 de câbles télégraphiques sur Direction Island reliant l’Australie à l’Asie et au reste du monde!

    Une véritable révolution des télécommunications pour le continent Australien, et l’établissement pendant plus de 60 ans sur Direction Island d’un véritable petit village britannique, avec fonctionnaires de la couronne, personnel de maison, costume colonial le soir,  régates le dimanche et parties de tennis aux heures perdues.

    Cocos Keeling fut enfin le théatre fin 1914 d’une bataille célèbre de la marine australienne, aboutissant au naufrage du navire le plus recherché de l’armée allemande en Asie : le cuirassé vapeur Emden mené par le capitaines Van Müller , que l’on tenait responsable depuis le début de la guerre quelques mois plus tôt du naufrage et l’arraisonnement de pas moins de 24 navires marchands alliés, de nombre de batiments militaires francais et russes, et de la destruction la station de carburant alliée de Madras en moins de 12 semaines de combat : cela valu à l’Emden et à son capitaine une réputation de »flibustier des mers », et d’être poursuivi et chassé  par 60 bateaux alliés francais, japonais et russes, sans succès.

    C’est finalement au terme d’une épique bataille navale entre North et South Cocos Keeling,  où une équipe d’allemands avait réussi à détruire la station télégraphique britannique, que le Captaine Von Müller se rendit au SMS Sydney, non sans avoir échoué volontairement son navire sur les récifs de North Keeling pour le rendre inopérant. Entre temps, l’autre équipe déposée à terre précédemment, menée par le lieutenant Von Mücke s’empare d’une vieille goelette qui était au mouillage , et réussit à s’échapper avec ses hommes , ralliant l’île de Sumatra en 3 semaines, puis le Yemen à bord d’un jonque chinoise en bravant le blocus britannnique de la mer rouge, et enfin après 5 mois de traversée du désert d’Arabie, de la Turquie, en Allemagne où ils furent accueillis en héros!! Même les alliés à la fin de la guerre, saluèrent la bravoure du lieutenant Von Mücke, et la grande dignité et le courage du capitaine Von Mûller.

    Aujourd’hui cet atoll qui ressemble fort aux atolls polynésiens des Tuamotu est passé sous la coupe des australiens, et abrite un demi-millier de malais habitant Home Island et vivotant du revenu mininum australien,  et une centaine d’autochtones australiens, essentiellement des fonctionnaires  assurant le minimum de services à l’atoll (cabinet médical, aéroport, services de douane et d’immigration, instituteurs,  etc…) et installé sur le motu de West Island. Très peu de tourisme, aucune industrie, ni artisanat, ni agriculture pas même vivrière, ni pêche autre que vivrière : l’atoll est 100% sous perfusion australienne et dépend des importations… L’intérêt que porte l’Australie à cet atoll est certainement essentiellement géostratégique.

    En conséquence, l’approvisionnement est cher, mais a le mérite d’exister. L’île est strictement musulmane, les femmes sont voilées,

    la supérette

    et le vin….. sans alcool!.

    du jamais vu! du Chardonnay sans alcool.

    Nous avons un peu d’internet pour mettre le blog à jour,  un mouillage calme où il fait bon dormir la nuit, et une plage magnifique où les enfants passent leurs journées avec leurs amis : que demander de plus?!

    Nous aurons l’occasion de visiter brièvement Home Island, pour y faire quelques courses, récupérer de l’internet. Nous prenons le même ferry qui amène les iliens à la plage le week-end!

    le ponton d’accostage du ferry
    en attendant le ferry…
    des pointes noires passent…
    et toujours la grande préoccupation des australiens : la SECURITE!
    C’est parti pour Home Island, avec Birgitta et Erik.

    Dommage, c’est samedi, le musée est fermé, ainsi que le restaurant et le café. Nous déambulons dans le village,

    repérons l’épicerie,

    pic-niquons dans l’herbe, faisons quelques courses et passons quelques heures sur internet : inscription de Victor au CNED, commande de matériel pour les Seychelles, consultation de la météo….

    la meilleure connexion internet de l’île se trouve sous l’antenne principale, près du « Community Center »
    Bye-Bye Tom!

    Quelques jours plus tard, j’accompagnerai Thomas à l’aéroport sur West Island, à 15mn de ferry de là.

    le quai du ferry à West Island

    Une village en forme de garnison militaire avec ses maison toutes identiques et ses bungalows à louer aux militaires de passage sur l’île, c’est à peu près tout. Là aussi ,il est tout juste 15h, et tout est fermé, restaurant, café, supérette…..

    Petite curiosité, le terrain de golf de part et d’autre de la piste d’aviation qui longe le village.

    le golf

    Après un séjour de 8 jours très agréable, nous levons l’ancre pour les Chagos, à 1500NM de là : nous y serons dans une semaine.

  • Début 2017 à Great Barrier et Mercury Islands

    Début 2017 à Great Barrier et Mercury Islands

    Nous arrivons à Great Barrier en provenance de Coromandel et choisissons de nous arrêter au plus proche à Port Fitzroy, sur la côte protégée de l’île : au sein de cette rade, plusieurs petites baies en forme de doigts, protégées par l’ilôt de Kaikoura qui en fait un abri très sûr.

    Loïc nous fait prendre le passage du « Man of War » , petit détroit entre Great Barrier et Kaikoura.

    Je suis à la barre, à la voile, mais avec le moteur embrayé, sur le point d’emprunter cet étroit couloir de 40m de large… quand j’apercoit sur la cartographie grâce à l’AIS un navire se diriger à 12 noeuds à travers le détroit en face de nous…. Sans le voir, je devine qu’il s’agit d’un ferry ,qui dessert sans doute Great Barrier, et me dis que je ferais mieux de ralentir….

    Quelques secondes plus tard, nous apercevons le ferry qui sort du chenal : j’ai bien fait de le laisser passer, il y aurait tout juste eu de la place pour nous deux!

    Original en entrant dans la rade de Port Fitzroy, on tombe sur une barge-poubelles de tri : les néozélandais sont décidément très pragmatiques.  Nous décidons d’aller voir le réputé très beau mouillage de Wairahi Bay. 

    Le mouillage est littéralement bondé. Nous comptons pas loin de 200 bateaux dans l’anse de Wairahi, on se croirait à Ibiza au mois d’août!

    Toute cette promiscuité nous gâche le plaisir d’aborder cette île si sauvage qui nous a pourtant été recommandée par nos amis Neo-Zélandais…. mais eux évitent la côte Ouest de Great Barrier et se réfugient en été sur la côte Est. Fatigués de la traversée, nous mouillons tout de même, et décidons d’apareiller le lendemain matin.

    Nous longeons Little Barrier, réserve naturelle sur laquelle il est interdit de débarquer, puis passons le cap des Aiguilles :

    Les Needles (aiguilles en anglais) sont impressionnantes.

    Nous arrivons devant un mouillage sublime, la plage de Whangapoua.

    Cette immense baie recèle plusieurs autres petites plages que nous découvrirons au fil des jours, propices aux abris des vents de Nord-Ouest comme ce soir à Tapouvaï.

    Pour le moment, nous filons à terre à la découverte de la partie nord de la plage, interminable….

    les enfants courent à perdre haleine,

    et découvrent sous le Pohutukawa, 

    une balancoire!

    Oh surprise : cette partie de l’île est à vendre!

    Et ne trouve apparemment pas prenenur depuis 2 ans, bien que sa situation soit exceptionnellement belle.

    Mais les terres agricoles sont peu fertiles, arides et difficiles  à exploiter car faites de collines arides.

    Nous retrouvons avec grand plaisir notre ami Bruce sur son trimaran Trio, 

    avec ses enfants Alex et Katie qui ont l’âge d’Arthur et d’Anna, et faisons la connaissance de Stephanie, sa femme.

    Ca tombe bien, aujourd’hui, c’est L’Epiphanie et nous venons de cuire une galette des rois-gâteau breton! Ils sont ravis de partager avec nous cette tradition française aux lointaines origines chrétiennes.

    Le lendemain, nous prenons un jour off sans école pour passer la journée à la plage avec nos amis. Baignade, pic-nic,

    farniente sous le soleil, crapahute dans les rochers, balade en SUP,acrobaties dans les branches de Pahukahutas, exploration de la plage, recherche de trésors comme ce crâne de piaf, 

    écriture au charbon…., hmmm, qu’ils sont sales ces enfants!

    …..et terminons la journée par un feu de camp,

    pour y griller des chamallows dans la grande tradition anglo-saxonne.

    Un autre jour, nous irons explorer les dunes. Les enfants se jettent en roulé-boulé dans les pentes, et regrettent de ne pas avoir apporté de quoi glisser…

    Le lendemain, les garcons tentent de surfer sur le sable avec un body-board… C’est parti!
    Les débuts sont un peu acrobatiques…

    premiers essais à plat ventre,

    puis debout.

    C’est encore mieux avec plus de pente.

    Et voilà, très stylé, Arthur!

    sans oublier le finish’.

    Une autre fois, nous  allons à marée haute en annexe dans la lagune. L’avantage c’est que nous pouvons emporter plus de matos = body-boards, skim, cerf volant de traction….

    Arthur tente le coup allongé sur le body-board, tracté par le kite…

    Victor s’y essaie aussi, mais il est trop lourd.

    La sieste sur le sable chaud, c’est bien aussi, surtout pour le papa coach de sport qui court depuis 2h après le cerf-volant…

    Sur la partie sud de la plage, il y a un spot de surf fantastique pour les enfants et les débutants comme moi.mais aussi très agréable pour les surfers confirmés.Une lagune se vide et se remplit à chaque marée, provoquant des vagues de sable faciles et accessibles : côté plage, les enfants ont pied et peuvent remonter les vagues sans problème.

    Arthur prépare sa planche et la waxe. Il prend ca très au sérieux… Il faut dire que notre petit bonhomme de bientôt 8 ans est accro à la glisse, il dort même avec sa planche dans sa cabine…J’ajouterais que son tempérament volcanique s’adoucit après une bonne session de surf….

    De mon côté, je suis impatiente d’essayer la toute nouvelle planche de Victor : une 130l Exocet, qui devrait également me convenir!

    C’est Victor qui la ramène à bord :

    Il n’est pas loin de planer.

    Sur la plage, nous croisons des huitriers-pie, qui nous pépient dessus, de plus en plus fort.. nous comprenons vite que le nid n’est pas loin, mais mettrons quelques minutes à le repérer!

    L’oeuf est incroyablement camouflage, couleur de sable. Qui l’a repéré?

    En fin de journée, c’est le repos des sportifs, et séchage des néoprène pour le lendemain. Nous avons ressorti notre équipement breton : combis intégrales pour les enfants, intégrale manche courte pour Loïc et long john pour moi.
    Dans la nuit, le vent s’est levé, Loïc est ravi d’essayer la nouvelle planche de Victor par 20 noeuds de vent.
    Il s’éclate.
    La planche est apparemment très rapide, et finalement très maniable dans les vagues malgré son volume.
    Au bout de quelques jours, nous croisons Barbara, la soeur de notre ami Bruce, sur son trimaran Trilogy. Nous avions rencontré Barbara au Fidji, alors qu’elle représentait le Fédération internationale de Surf pendant la compète de SUP Surf de Cloud Break. Nous nous étions donné rdv en ce début d’année à Great Barrier, et sommes ravis de faire la connaissance de son mari Shane et de ses filles Amy et Samantha. Dans les traces de la maman et de l’oncle champions olympiques, toute la famille fait du surf, de la planche, de la voile….On connait le terme de « watermen »  et de « waterwomen », consacrant les sportifs brillant dans les sports de glisse, mais « waterfamily »  serait plus approprié pour les Kendall!
    Dans l’après-midi, en début de marée montante, nous partons surfer en famille. Barbara est déjà à l’eau avec ses filles.
    Loïc est en SUP, et surveille Arthur et Victor en surf ; Anna et moi nous amusons dans un mètre d’eau en bodyboard .
    Après avoir passé 2h à coacher les enfants dans l’eau, nous les ramenons à bord  et repartons tous les deux en SUP surf.
     
    Après le dîner, Barbara et Shane nous apportent des ormeaux pêchés un peu plus tôt dans l’après-midi, Bruce et Steph du vin blanc, il nous reste une galette des rois : voilà une fin de soirée improvisée  comme on les aime.
    Le courant passe bien entre les 7 enfants, Victor servant d’interprète franco-anglais.
    Le lendemain, Bruce (en kitesurf), Loïc et Shane tous deux en planche tirent des bords le long de la plage,
    pendant que Barbara navigue en  planche, aux côtés de sa fille ainée Sam en optimiste.
    Nous sommes gâtés par le temps, venté et ensoleillé, les couchers de soleil sont superbes, les levers aussi
    et la lune bientôt pleine.
    La faune nous surprend toujours : ici un petit pingouin
     
    Les « Blue Pinguins » sont les plus petits pingouins du monde : très rondouillards , ils peuvent à peine tenir debout à terre, et se déplacent surtout à plat ventre… ou en nageant!
     
    Déjà 8 jours que nous sommes à Whangapoua, sans avoir vu le temps passer. Bruce nous propose de l’accompagner à Mercury Island.
    Nous profitons de la nav matinale pour avancer sur le programme de l’école : ca n’est pas toujours facile de travailler pendant que les petits copains sont en vacances. Alors nous tentons de rester ludiques et motivants dans les apprentissages. Un matin Loïc donne une leçons de navigation aux garcons, y incluant, chacun à son niveau, calculs, vocabulaire technique, et problèmes pratiques à résoudre.
    De mon côté, pour les maths, je suis ravie de pouvoir utiliser au quotidien les barrette Cuisenaire (du nom de son génial inventeur il y a près d’un siècle) pour rendre concret le dénombrement et les grandeurs (pour Anna 4 ans),
    les compléments à 10, les multiplications, la résolution de problèmes
    pour Arthur 7 ans,
    les équations, les proportions et le théorème de Pythagore pour Victor 13 ans. Et en plus, les enfants y jouent comme avec des Kapla (que nous avons laissé à la maison  : trop lourd et trop volumineux).
    Nous arrivons à Mercury Island vers midi,
     suivis de près par Trio.
    Le contraste des falaises crayeuses, des collines roussies par le soleil, des bois veloutés de verts et des plages immaculées est saisissant.
    On nous avait vanté la beauté de « Coralie Bay », et nous sommes charmés.
    Anna et moi explorons une première plage en paddle, puis grimpons la colline.
    En explorant la seconde baie, nous retrouvons Stéphanie, Katie, Alex et leurs grands-parents Tony et Peggy, avec qui nous faisons agréablement connaissance. Ils naviguent sur leur voilier Sunlight depuis…. plus de 40 ans! Sunlight est donc le voilier sur lequel  Bruce, Barbara et Wendy ont leurs souvenirs d’enfance…..
    Les filles s’approprient cette incroyable hutte en forme de coque retournée.
    Nous admirons la construction 100% bois flottés!
    Le coucher de soleil promet d’être très beau,
    sur cette île aux milliers de moutonsEffectivement, le dégradé de couleurs est subtil
    Mais le lever de lune est encore plus impressionnant!
    Après 24h d’un aller-retour infructueux à Whitianga pour remplir nos bouteilles de gaz, nous remettons cap vers Mercury Islands. Le reste de la « croisière »   se fera au camping-gaz!
     
    En attendant, le midi, ça sera salade, sandwichs, chips et crackers;
    Le soir soupe ou pasta au thermomix; et le matin, fini les pancakes et brioches faits par maman,  bonjour les céréales ou le pain de mie!
    Nous nous alignons en cela sur nos amis de Trio et Trilogy, pour qui le confort à bord de leurs trimarans de 32 pieds rime plutôt avec camping.
     
    Le second mouillage que nous visiterons est celui de Peachgrove.
    Très fréquenté en ce samedi de week-end ensoleillé, le mouillage sera bizarrement désert le lendemain…
     
    Victor a sorti son skim board, les conditions sont idéales. 
    En cette fin de séjours, les réserves de nourriture de nos amis sont au plus bas : nous les accompagnons à la pêche à pied!
     
    Bruce trouve quelques ormeaux, appelés Paua en Maori (prononcer pawa), et des oursins également.
     
    Moi je préfère les bigorneaux. J’en teste 2 sortes : des gris, de taille moyenne qui ressemblent  à nos bigorneaux, et des noirs plus gros, appelé « cat’s eyes », et qui s’ornent d’un magnifique opercule en nacre, irisé comme un oeil.
    Une fois cuit, ça ressemble vraiment au bigorneau de chez nous, en un peu plus caoutchouteux. 
    Arthur, à marée basse construit un barrage sur le ruisseau.
    Le lendemain, avec les paddles, nous allons remonter le ruisseau :
     Bruce et Alex sur une Mistral One Design,
    Steph et Katie en SUP,
    Loïc prend Arthur, et j’embarque Anna.
     et c’est parti!
    Nous longeons des berges foisonnantes de plantes, avant d’arriver après 10mn de glisse et 3 mn de marche à une cascade!
    Les enfants se jettent à l’eau (facile, ils sont en combi intégrale, les veinards!)
    J’enfile ma mini combi néoprène, acheté pour le SUP l’été en Bretagne,  etqui convient parfaitement pour la natation en Nouvelle-Zélande.
    Plus courageux, Steph et Bruce y vont en maillot
    ce fut un chouette moment à partager en famille
    et entre amis
    Anna ramène au bord Alex, qui fait semblant d’être un peu fatigué… merci l’apprentie-sauveteuse!
     Le retour se fait avec le courant,
    Anna rentre à la nage avec son body-board!
    Ca y est, nous arrivons à l’embouchure de la rivière,
    la plage n’est pas loin
    Ca y est!
    Les enfants referont 10 fois la descente de l’embouchure, c’est trop bien!!!! C’est comme du rafting, en eau peu profonde.
     
    Victor est resté courageusement bosser son francais à bord de Moby nous rejoint en paddle
     pour un pic-nic.
    Le lendemain, au vu du vent qui s’est levé assez fort, nous nous décidons de rentrer en 2 étapes à Great Barrier : 1ére étape pour la nuit à Mercury Harbour. La mer est agitée pour Moby, et que dire pour Trio!
    Sur le chemin, des dauphins nous accompagnent quelques minutes dans le sillage de Moby. 
    Notre second stop se fait à Stony Bay.
    Nous allons à terre en annexe pour explorer la crique adjacente : Shag bay. Arthur a trouvé un nouveau mode de relaxation original… La première crique de galet propose une petite marche longeant le ruisseau….
    Mais qui s’avère impraticable.

    Sur la seconde crique, une balançoire permet de traverser le petit bras d’eau : les garçons s’y risquent… avec plus ou moins de réussite!

    Nous parcourons la plage de galets à pied, à la recherche quelques trouvailles naturalistes :
    une pousse de « flax »  (ou harakeke en Maori), cette plante versatile  utilisée tressée pour confectionner toutes sortes d’objets utilitaires : une grande variété de vêtements, des sandales, de la vaisselle, le toit de huttes, des tapis, matelas, des jouets , des flutes.…
    OU filée pour faire des cordages, lignes et filets de pêche , échelles de corde. On l’appelle aussi Lin natif néo-zélandais, car elle s’apparente par ses qualités au lin européen. Elle pousse partout, et même sur la plage!
     
    des coquillages… qui font le bruit de la mer
     
    des arbres aux branches si tortueuses que celle-ci forme un cercle parfait!
    Arrivés à Port Fitzroy le lendemain, Stéphanie propose de venir à bord peindre le visage des enfants. Après de longues études en psychologie, archéologie, avoir travaillé pour des instituts de recherche et des musées, Stéphanie se consacre depuis 2 ans au « Body Painting », avec grand succès! IL faut dire que son travail est impressionnant.
     Anna choisit le papillon et l’arc en ciel
    Arthur choisit d’être peint en requin!
    et Victor…. en Zombie!
    Très réussi, on s’y croirait.
     
    Nous apercevons Trilogy arriver au mouillage, ils viennent à bord nous faire un petit coucou.
    Les enfants nous préparent une blague…Bouh!
     Les enfants jouent à l’avant,
    pendant que les garçons vont aider Tony à retrouver son hélice, perdue par 5m de fond vaseux… Loïc sort son matos de plongée, suivi de Shane, avec Bruce qui organise un périmètre de recherche.
    Au but d’une heure de recherches, Shane remonte victorieux avec l’hélice!
     
    Nous improvisons un apéro-dinatoire à bord de Moby pour fêter la bonne nouvelle! Scruffy, le chien de Barbara et Shane est d’accord! Great Barrier est très réputé pour ses trails, il est temps d’aller y goûter!
    Nous décidons le lendemain d’aller marcher  avec l’équipage de TRio :  Je rêve de monter jusqu’en haut du Mont Hobson, la vue y est spectaculaire parait-il. ais c’est une trop longue marche pour Anna et Alex.
    Nous prenons un pic nic, et empruntons le Kiwiriri Track menant au Mont Hobson : nous ferons demi-tour après la pause déjeuner.
     
    Pour entrer dans la foret, il faut se désinfecter les semelles, afin d’éviter de transmettre une maladie aux Kauris, ces majestueux arbres aux troncs épais et élancés.
    Le « Kauri Dieback » sévit partout ailleurs en Nouvelle-Zélande, mais pas encore à Great Barrier.
    Il faut dire que le Conservatoire du Littoral met de gros moyens en oeuvre, comme ce chemin partiellement pavé de bois.  
    Nous rencontrons en chemin une autre famille francaise  de Nouvelle-Calédonie apparentée à Bruce et faisons le chemin avec eux : Victor est heureux d’avoir trouvé un ado de son âge.
    C’est passionnant de faire cette marche aux côtés de Stéphanie et de Bruce qui connaissent très bien l’île, (c’est là qu’ils ses son rencontrés, et mariés!), et ses plantes : tel cette feuille « Toilet Paper »! eh oui, sa face antérieure est si douce que les bushmen s’essuyaient avec…Bruce et Stéphanie voulaient s’arrêter pic-niquer devant une petite piscine d’eau où ils avaient leurs habitudes; mais ils semble qu’elle ait disparu. Les pluies ont été rares ces derniers mois, et une grosse tempête a endommagé le trail il y a 2 ans et demi, transformant le lit de la rivière, créant éboulis et barrages de troncs d’arbres.
    Nous nous arrêtons finalement pour déjeuner, puis empruntons un pont de singe. Malheureusement, je me blesse en remontant le lit de la rivière : le bruit est net :  un CLAC dans mon mollet gauche, c’est une déchirure musculaire. Je vais devoir rentrer en claudiquant. La famille de calédoniens continue jusqu’au Mont Hobson et se propose de garder avec eux Arthur et Vicor qui sont ravis!
    Je redescends tranquillement avec Loïc, Anna, Bruce et sa famille.
    J’ai déjà connu ce genre de bobos : une semaine de douleur vive, à se déplacer en boitant, un mois de repos sans sport pour bien se remettre, et d’ici 6 semaines, la reprise en douceur étalé sur 2-3 semaines…
     
    Entre les petits qui jouent, et moi qui claudique, nous sommes très lents… c’est l’occasion de passer du temps à regarder les plantes, quelles merveilles!
     comme certaines fougères, très géométriques
     ou le Kauri, cet arbre au tronc massif, le plus haut de nouvelle Zélande, qui monte jusqu’à 60m, avec un tronc lisse de toute branche jusqu’à 30m de haut et donne des circonférence de 11m! Ce bois était très réputé pour ses qualités, et réputé meilleur que n’importe quel variété de pin. Le Capitaine Cook lui -même, premier grand explorateur de la Nouvelle-Zélande, le recommandait pour la fabrication de mats et d’espar de navires. Il est été très exploité, trop, et s’en suit un programme aujourd’hui de reforestation comme ici à Great Barrier, on l’on trouve beaucoup de juvéniles. Sa croissance est très lente, il va vieillir jusqu’à 1500 ans!;
     
    et les Nikau, palmiers endémiques de Nouvelle Zélande : les palmiers les plus austraux du monde! Et leurs feuilles imperméables étaient utilisées autrefois pour les toit des huttes.
    A l’arrivée, nous apercevons l’estuaire encombré des arbres morts charriés par la tempête des années précédentes.
    Voilà le parking à annexes!
    Nous restons une heure à la plage, les enfants s’amusent à faire des réseaux fluviaux. Nous savourons cette dernière escapade « nature » avant une période de 2 semaines de travaux entre Auckland ou nous passerons la semaine prochaine à la marina et Wangarei, où nous sortirons le bateau de l’eau fin janvier pour une semaine à sec.
  • Fiji : navigation dans les Yasawa et Mamanuca!

    Fiji : navigation dans les Yasawa et Mamanuca!

    Après une semaine à l’hôtel, quel plaisir de retrouver MOBY , notre « home sweet home ».

    Les enfants retrouvent leurs affaires, Loïc et moi avons 24h pour le réarmer, nous préparer à 3 semaines de croisières dans les Yasawa et Mamanuca et rejoindre à Musket Cove mes parents, mon frère et son amie, venus nous rejoindre pour 3 semaines de vacances! Je passe l’après-midi à courir les magasins : laverie,  boucherie, supermarché, marché aux légumes…

    img_2978qui me rappelle un peu ceux de l’île Maurice, avec les pyramides de tomates et les légumes improbables…

    feuilles de fougères

    comme les ribambelles de légumes racine : Dalo (taro), patates douces, Cassave (Manioc) … ou les légumes-feuilles comme la fougère ou les feuilles de dalo.

    Notre première escale, c’est Musket Cove, que nous avons déjà visité il y a une semaine.

    Tom et Sonia essaient les planches proposées en location sur la plage : c’est du matos d’époque!

    img_5442Le soir, nous dînons d’un BBQ sur l’ilot-bar. La formule est sympa  : chacun apporte sa nourriture, mais consomme ses boissons au bar. En contrepartie, nous avons l’usage de BBQ ultra-modernes, et de tables abritées sous un auvent.

    Le lendemain, direction Sandy Cay (Nukuimana Reef) . Chouette il n’y a personne, le banc de sable est à nous!!

    img_8223…. pendant une heure .

    Un paquebot de croisière approche…. nous ne sommes plus tout seuls, l’ilot apparait moins désert tout a coup…. img_8228

    Il nous tarde de quitter ces lieux touristiques et d’aller découvrir les plages et mouillages plus isolés. Nous longeons de pittoresques ilots, comme Honeymon Island ou Modriki, où fut tourné « Castaway » (Seul au monde », en Francais),  avec Tom hanks, sorte de  Robinsonnade Moderne, que je recommande , à voir en famille.

    Honeymoon Island
    Honeymoon Island

    Nous allons donc désormais naviguer de concert avec Unique, un catamaran que mes parents ont loué pour 2 semaines, avec mon frère et Sonia.

    C’est très compliqué de trouver un bateau à louer au Fiji. Tous les grands loueurs comme Sunsail ou Moorings ont quitté le pays il y a quelques années suite à un différents avec les autorités locales, qui obligeaient à employer une majorité de fidjiens sur les voiliers loués. Les loueurs ont préféré quitter la zone. Si on ajoute à cela une navigation très délicate dans un archipel constellé de récifs mal cartographié, on comprend qu’aucun « bareboat » ne soit disponible. Par ailleurs, les autorités ont rendu très difficile l’obtention de licences de charters pour les bateaux de moins de 25M. Beaucoup moins de difficultés avec les méga-yachts qui obtiennent leur licence en quelques semaines… moyennant de lourdes taxes.  Seuls quelques courageux ont bravé les lourdeurs administratives et obtenu en un ou 2 ans leur sésame leur permettant d’exploiter un bateau en charter avec équipage. Les autres ont rendu les armes, ou font du charter « sauvage » en espérant ne pas se faire prendre…

    Samedi 28 octobre : à bord de Moby, nous entamons les préparatifs d’Halloween!

    Notre première beau mouillage, c’est Navadra, au nord des Mamanuca.

    img_8241

    Mais le second est encore plus beau : Sur Waya, la baie de Nalauwaki.

    L’Octopus Resort est très sympa, les clients dînent pied nuds dans le sable, et les cocktails du barman au top! Victor s’éclate en skim, Anna s’est fait des copines – 3 petites francaises de passage entre la Polynésie et la Micronésie.

    Comme le veut la coutume, nous allons offrir le Kava au chef de village. Cette fois-ci le village est de l’autre côté de la colline, à peine 10mn de marche et nous voici!

    Cette racine de poivrier est utilisée quotidiennement aux Fiji pour fabriquer un breuvage aux vertus relaxantes, bue en communauté tous les soirs. C’est aussi l’occasion de se retrouver, de rire, de se lancer des vannes, de draguer….img_1434

    Il est de tradition lorsqu’un voilier arrive dans une baie/un village, d’aller à terre offrir le kava, ou tout au moins d’aller se présenter, saluer le chef du village ou son représentant.

    Si cette coutume peut patraitre fastidieuse, surtout quand on change de mouillage tous les jours ;-), elle est tout de même plutôt saine et empeinte de respect mutuelle. En pratique, il n’y a pas d’obligation, mais venir se présenter, dire qui on est, d’où on vient, ou on va… est bien vu, et ne représente rien moins que de la simple politesse.

    Le petit-fils du chef du village nous fait visiter les lieux. Le village est très photogénique, niché au pied d’un piton rocheux

    Le lendemain, nous avons une grosse journée de nav’ vers Viwa, petit atoll isolé à l’ouest de l’archipel. Peu de voiliers y vont, du fait de son isolement et de sa passe étroite. Ce fut une de nos escales préférées!img_8294

    Tom et Sonia nous rejoignent pour la journée de nav’ sur Moby.

    Effectivement l’arrivée dans la passe est impressionnante avec cette épave en plein milieu qui nous oblige à amorcer un virage serré!

    Puis à peine sommes-nous mouillés qu’un hydravion atterrit juste à côté de nous et fait son demi-tour tranquille devant MOBY! On a l’impression d’être mouillé sur la piste d’atterrissage…

    Tranquille, le pilote débarque son passager devant Moby, puis redécolle entre les deux bateaux.

    Le lendemain, il revient, ce qui nous vaudra après réparation aux traditionnels essais moteurs, et décollage/atterrissage pour le plaisir des yeux… et des oreilles!

    A la plage enfin, les enfants du village tentent une timide approche… je leur jette un ballon de rugby….2mn après, nous voilà Arthur, moi et Papily à jouer au Rugby dans l’eau avec 40 enfants Fidjiens, la nation détentrice de la dernière médaille d’or au JO! (en Rugby à 7)

    Le snorkeling du jour se fait sur l’épave bien sûr!

    Plus loins sur la côte un resort très paisible où nous allons dîner un soir, au son d’un fantastique groupe de guitaristes.

    Le paysage est superbe. Quand à la pêche elles est miraculeuse, aussi bien du bateau que sur le récif, où Julian emmène tour à tour les garcons. Victor sortira sa carangue lui-mêe, et Arthur assistera à la pêche d’une Carangue Ignobilis de belle taille!!

    Prochaine destination : Drawaka, une petite ile au sud de Naviti .Nous mouillons dans un chenal entre 2 îles, le courant y est fort, et le snorkeling très joli.

    Petit à petit, Mamily prend confiance et nous rejoint sur tous nos snorkeling.

    Le soir, nous faisons de grandes promenades sur la plage, immense, les lumières sont magnifiques, et les retrouvailles en famille nous font passer de très bons moments.

    Quelques milles plus au nord se trouve le mouillage de Blue Lagoon, ou fut tournée  en son temps le célèbre film ponyme avec Shirley Temple. Pas de chance, il pleut, à notre arrivée, nous ne verrons pas les beaux turquoises…

    Les garcons en profitent pour récolter de l’eau et faire le plein dans les réservoirs. Moby est en effet équipé de récupérateur d’eau sur son bimini, ce qui nous vaut de belles récoltes de la meilleure eau à boire qui soit.

    Papily se fait plaisir et achète à des pêcheurs une magnifique langouste : il en est friand, et elle commencent à se faire rares dans l’archipel.img_1163

    Nous quittons Blue Lagoon pour Yasawa Island, et ses grances plages de sable blanc.

    Namataya Bay : protégé de l’ilot Vama, c’est un mouillage magnifique, bordé de longues plages.

    Nous y passons 2 belles journées, rythmées par des séances de planche à voile, des snorkeling, du SUP dans les vagues et de balades sur la plage : le spot est désert et ne manque pas d’atouts!

    Séance de coiffeur pour Loïc, et pour Papily.img_3275Anna apprend avec Taï comment fabriquer des jouets avec des feuilles de cocotier :

    Et soyons fous : en fin de journée, apéro au champagne sur la plage!

    Nanuya Balavu : Nous mouilons de nouveau devant l’hôtel paradise Cove,

    img_8581mais passons la journée de l’autre côté de l’île, dans un mouillage enchanteur de Narara : nous mouillons pour la journée dans un trou turquoise : le snorkeling est superbe, et le surf très sympa.

    Nous disons adieu à l’équipage d’Unique : Julian, Tony et Taï, qui repartent à Denarau chercher d’autres clients . img_8547Mes parents Tom et Sonia embarquent demain sur un nouveu voilier : High Aspect, un monocoque de 18m.img_8582

    Blue Lagoon : de retour dans ce beau mouillage, nous partons en balade vers le village, derrière le Nanuya Resort, et découvrons un charmant salon de thé sur la plage. Le retour se fait par la mangrove.

    Pendant ce temps là, Papily et Mamily étaient à la plage avec les enfants.

    Puis c’est l’heure de l’apéro sur Moby!

    Après Blue Lagoon, direction Wayasewa, où Mamily est allée offrir le kava au chef de village : nous sommes conviés le soir même,  à boire le Kava avec la tribu, en l’honneur de la « pleine lune du siècle »  : après 4 bols de kava, nos lèvres sont comme anesthésiées, les langues se délient, les blagues fusent en l’anglais : nous faisons l’expérience de l’accueil si chaleureux et naturel des fijiens.

    Nous avions passé un magnifique après-midi à la plage. Le lever de lever de lune, dont nous n’en vîment rien, car caché par les nuages!

    Mais le coucher de soleil fut splendide, agrémenté d’un (furtif amis bien réél) rayon vert!

    Après avoir levé l’ancre, nous faisons route au moteur vers le récif extérieur, distant de 2NM et réputé pour les requins pointe blanche du récif, plus connus en Polynésie francaise sous le nom de Tapete. Loïc reste à bord avec les enfants pendant j’emmène mon frère et son amie explorer le tombant : nous faisons plusieurs passage le long du récif avant de trouver le spot : un drop-off de 20m couvert de coraux, des poissons innombrables, des bancs de sardines, un peu de courant , tous les ingrédients sont là : c’est Sonia, pourtant novice en la matière qui aperçoit le premier requin, inimitable avec ses ailerons aux bouts d’un blanc bien brillant et son ventre clair. Il nage au fond, rapide, le petit-dèjeuner est sans doute fini pour lui…. Nous en apercevrons un second, tout aussi furtif : décicément, ils sont bien peu curieux de faire notre connaisance. Les Tapete des Tuamotus étaient bien plus amicaux avec les plongeurs, nous approchant à quelques mètres.

    Quelques milles avant l’arrivée, le vent tombe progressivement, nous affalons et mettons le moteur pour une petite demi-heure : l’occasion de mettre en marche le dessalinisateur et fabriquer notre eau quotidienne.  img_1447

    Arrivés à Sandy Pit, la chaleur est écrasante en ce début d’été austral, la mer est d’huile : tout le monde saute à l’eau pour se rafraîchir, et les enfants partent conquérir le banc de sable isolé. Je tente un snorkeling sur le récif frangeant, sans conviction tellement le lieu est touristique et fréquenté…

    Mais oh ravissement, j’aperçois des colonies de poissons clown! Je retourne à bord chercher de quoi immortaliser ces Némos qui se cachent en virevoltant dans leur anémone quand on les approche de trop près.

    Décidément, il ne se passe pas une journée sans une belle surprise, cadeau de la nature aux apprentis-explorateurs que nous sommes.

    16 heures, il est l’heure de continuer la route. Le vent n’est pas revenu, c’est donc au moteur que nous naviguons à travers les récifs mal cartographiés des Mamanuca vers le mouillage de Liku-Liku, au nord de l’ile de Malolo, distant de seulement 4 milles.

    Cette très jolie baie abrite un hôtel pour amoureux en voyage de noce :  luxe, calme et volupté assurés, au point que ni les enfants ni les yachties ne sont les bienvenus.img_1375

    C’est donc à bord de Moby que nous regardons le soleil se coucher en prenant l’apéro. Le ciel s’embrase, il y a quelques nuages sur l’horizon nous donc n’aurons pas de rayon vert ce soir, demain qui sait?

    C’est le dernier jour complet de Papily et Mamily au Fiji : nous décidons d’aller tester le fameux « cloud 9 », resto-flottant branché à quelques milles de la côté, ancré en plein milieu du récif.img_8921

    Il faut y aller plus pour l’ambiance que pour la gastronomie… car en fait , au grand désagréement de Papily, il n’y a pas de table, seulement  de grandes banquettes pour manger allongé à l’ombre, ou dans des transats en plein soleil, avec la musique à fond dnas les oreilles.

    L’ambiance y est excellente, pour quelques heures de dépaysement, c’est rigolo de voir cette ambiance « St-Trop’ « 

    Les enfants jouent des heures dans l’eau, Victor passe son temps à sauter de l’étage.

     

    Déjà, la journée se termine, par un dernier magnifique soleil couchant à Musket Cove.

    Pour la dernière matinée de mes parents, nous allons faire de belles photos de famille sur le banc de sable au large de Musket Cove.

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    Il nous faut dire au-revoir à notre famille, que nous ne reverrons que dans un an…. Mais nos coeurs sont remplis de merveilleux souvenir. Au revoir en Fijien se dit : MOTHE! (prononcer Mozé).

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  • Bora-Bora, destination mythique

    Bora-Bora, destination mythique

    Il nous tarde de découvrir Bora-Bora dont la silhouette si caractéristique nous parle depuis le soleil couchant de Tahaa.

    coucher de soleil sur Bora-Bora
    coucher de soleil sur Bora-Bora

    Nos sommes curieux d’approcher cette île mythique, au physique de carte postale, peuplée d’hôtels de luxe, mais aussi terre d’élection d’aventuriers voyageurs comme Paul-Emile Victor ou Alain Gerbault? Vivement que nous nous fassions notre propre idée : Paradis Perdu ou île aux 2 visages?

    A l’aborder en voilier, rien ne distingue Bora-Bora de ses consœurs des îles sous le vent : la passe est très large, facile, et balisée, tout comme le chenal du lagon jour et nuit!

    Les premiers contacts à terre sont mitigés : l’île est  peu avenante en terme d’infrastructure, étonnant pour une île si touristique, à l’instar de la supérette locale, la moins pimpante de toutes celles que j’ai pu fréquenter en Polynésie, et dont la façade est bien le reflet de son état d’entretien intérieur ….

    le super U
    le super U

    Le yacht Club où nous faisons notre arrêt «  réapprovisionnement » est par contre très pimpant,

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    On y mange très bien et les cocktails au soleil couchant inoubliables, dans une ambiance longe bar digne de St-Trop….

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    coucher de soleil au Yacht Club

    Nous quittons vite Vaitape, (la ville) pour la côte Est de Bora : celle des cartes postales et de hôtels.

    La navigation dans le chenal est magique : les couleurs de ce lagon sont irréelles, nous survolons de la pure turquoise; à notre gauche, la montagne de Bora si photogénique capte tous les regards, et à notre gauche défilent les hôtels de luxe sur pilotis : Four Seasons, St-Regis, Meridien, Sofitel…. Tout cela est très beau, et plutôt bien intégré dans le paysage, « c’est grandiose » comme dirait Anna.

    L’hôtel Four Seasons

    Nous rejoignons tout au bout du lagon nos amis d’Invictus, Fata Morgana, Excalllibur et Cool Runnings, déjà là depuis 2 semaines pour certains : ils ont trouvé le mouillage idéal, une très grande baie sur un motu très peu habité et une vue imprenable sur le piton : nous y retrouvons l’ambiance des Tuamotus, le relief en plus!

    L’arrivée, avec Victor tracté par Moby!

    Le panorama est vraiment incroyablement beau, nous ne  nous lassons pas du spectacle du piton de Bora. img_7352

    Y compris au coucher du soleil

    img_7348Côté activités, c’est tout autant sympa : Loïc kite avec son ami Ivo,

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    Les enfants profitent de la plage sauvage,

    Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Ralph, en vacances sur Invictus ; les enfants lui confectionnent une carte anniversaire

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    Victor fait plus ample connaissance avec ses amis américains Ben et Gaby ; ils ont une bouée tractée!!

    Le matin nous allons plonger sur le spot des raies mantas : c’est Toby et Nicole d’Invictus, du haut de leurs millers de plongées qui coachent les volontaires tous les matins : nous sommes tous équipés d’au moins un équipement de plongée par bateau (stab+bouteille), utile en cas de problème sur une ancre ou un travail prolongé sur une hélice.

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    La visibilité n’est pas toujours excellente, mais les raies sont au rendez-vous (presque) tous les jours. Elles nous offrent un vol majestueux, et la plongée permet de rester observer leur ballet de longues minutes.  capture-decran-2016-09-23-a-12-26-03

    Autre curiosité du coin : le jardin de corail, en effet gavé de poissons.

    Il faut dire qu’ils sont nourris au pain, par les (très) nombreux bateaux de touristes, ce à quoi nous nous refusons d’adhérer, depuis que nous avons appris que ces malheureux devenaient diabétiques à force de manger tant de pain, qui se transforme chez eux en sucre, que leur organisme ne sait traiter…

    Nous ne manquons pas non plus d’organiser un « Bon Fire » (expression de nos amis ange-saxons) sur la plage, histoire de se retrouver entre copains, comme à notre habitude. img_7356Pas facile de dénicher le bon coin, qui ne gênera pas les riverains…. je sillonne la baie l’après-midi en annexe avec les enfants à la recherche d’une portion de plage inhabité : le premier spot identifié ne convient pas : un panneau « TABU » nous indique qu’il ne faut pas débarquer.  Nous n’irons certainement pas braver cette interdiction, les croyances sont encore bien ancrées. Plus loin, ils y trop de maisons, mais au milieu, ce bout de terrain abandonné nous semble convenir.

    les ados sont chargés d'aller chercher du bois
    les ados sont chargés d’aller chercher du bois

    Tous les enfants…

    Un autre soir, nous aurons moins de chance : arrivés en annexe à la pointe de la plage pour y récupérer nos kitesurfers, Loïc improvise un cours de drone avec Toby, nouvellement équipé, une troisième famille débarque, les enfants jouent,

    les adultes papotent, le soleil tombe, une quatrième famille arrive avec des bières, nous voilà à savourer un apéro improvisé sur la plage….mais pas au bon endroit.

    img_1877La propriétaire sort de sa tanière pour nous dire combien nous dérangeons : la planche des enfants qui empiète sur son terrain, les saletés que nous allons faire avec notre apéro….

    Il est vrai que le style de vie que nous avons commencé à savourer aux marquises puis aux Tuamotus sur des motus déserts, est ici confronté à une surpopulation… touristique. Pas moins d’une vingtaine de bateaux sont à l’ancre ici, certains y habitent à l’année. Visiblement, la cohabitation est difficile.

    Puisque nous avons enfin réceptionné nos 5 colis, grâce à un très efficace transitaire  : les questions de dédouanement pour voiliers de transit est un casse-tête, réceptionner des colis est compliqué, très compliqué…et stressant! mais ça y est, nous avons tout récupéré : plus rien ne nous retient en Polynésie! Nous sommes en fin de saison, il nous faut avoir rejoint la Nouvelle-Zélande au plus tard fin novembre, ce qui nous laisse 2 petits mois (dont 5 semaines aux Fijis) .
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    Un dernier mouillage de charme, niché entre 2 hôtels, une baie bien abritée, véritable piscine géante, avec nos amis d’Excallibur.

    Coucher et lever de soleil

    Paradisiaque… ou presque car les hordes de jetskis déboulant par groupe de 10 dans la baie, rasant nos bateaux et faisant des cercles devant nous à gros renfort de pétarades bruyantes, c’est tout juste insupportable : et ce, 10 fois dans la journée!!

    C’est là que nous nous préparons au départ de Polynésie : nettoyage des coques, rangement du bateau, baignades,  et demain, la clearance de sortie du territoire sera postée,

    img_2268Les pleins d’eau faits au Yacht Club

    img_2272 et un dernier approvisionnement de produits frais et surgelés.

    un dernier apéro sunset entre copainsimg_2261 img_2257

    Nous appareillons pour Suvarov, aux îles Cook, avant de relier les Fijis ou vous retrouverons Papily et Family pour un mois!

    A très vite pour de nouvelles aventures.

  • Rangiroa : paradis des plongeurs

    Rangiroa : paradis des plongeurs

    Rangiroa n’est éloignée d’Apataki que de 120NM, la distance idéale pour une navigation de nuit : nous quittons Toau à 17h , et arrivons devant la pass de Rangiroa au petit matin.

    feu bâbord
    feu bâbord
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    feu tribord

    Il est 5h du matin, un peu trop tôt pour envisager la passe, qui ne sera à l’étale que 2h après l’étale de marée haute, soit 9h30 du matin… Nous tirons quelques bords devant la pass en attendant, prenons notre petit dej, après notre second passage, la passe semble s’apaiser : nous décidons d’entrer!

    La passe est agitée, mais rien qui ne perturbe Moby. Nous croisons un monocoque qui sort… et enfourne sérieusement! IMG_6259

    Un fort alizé de Sud-Est est prévu, la seule zone abrité de Rangi sera le sud du lagon : nous nous apprêtons donc à tirer des bords pendant  6h en navigant à vue dans le lagon de Rangiroa, qui mesure pas loin de 80km du Nord au Sud.

    A 15h, et après avoir cherché le mouillage idéal, nous jetons l’ancre aux « sables roses » , dans une zone bordée de bancs de sables et d’eau turquoise, et la nuit sera calme  OUf, car nous sommes fatigués de la nav’ de ces derniers 24h.IMG_6286

    Le lendemain, pas complètement satisfaits de ce mouillage des sables roses, (nous nous trouvons un peu loin des plages ), nous décidons de chercher un meilleur spot, plus proche du rivage, car les 3 jours à venir vous être ventés et nous voudrions en profiter pour continuer les initiations kitesurf et planches des garçons, natation pour Anna.

     

    La zone est semée d’ilots et de patates de corail, il nous faut être très attentifs. Nous installons Arthur dans sa chaise en hauteur pour repérer les zones de coraux, et Victor sur l’une des coques. Je reste sur le rouf, et Loïc à la barre.

    Nous trouvons le spot idéal et mouillons dans 3m d‘eau, sur un beau fonds de sale, entourés de patates de corail.

     

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    Moby au mouillage
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    atterrissage du drone

    Comme nous attendons un fort alizé, Loïc préfère vérifier doublement le mouillage : en allant plonger sur l’ancre, et vérifier qu’elle est pas prise dans le corail, et aussi en s’assurant avec le drone qu’aucune patate de corail ne se trouve trop près dans notre zone d’évitement.

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    vérification du mouillage avec le drone

    Nous descendons à terre explore et repérons l’endroit idéal pour y faire un feu, d’autant que c’est la pleine lune! Victor et moi explorons le motu à la recherche de crabes de cocotiers, ou tout du moins de noix de cocos pour les apater, et non; hélas, tout est mangé par les rats, qui vivent carrément en haut des cocotiers, dans les arbres, et dévorent tout! Le sol est jonché de cadavres de cocos vidées et desséchées, de feuilles de palmes séchées, c’est désolant.

    Nous l’avions promis aux enfants qui attendent les feux de camp avec impatience : ce soir, nous dinons au coin du feu!

    Loïc poursuit avec Arthur son initiation planche à voile.

    Et celle de Victor en kite.

    Pendant que je coache Anna, qui nage désormais sans brassards!IMG_0689

     

    Pour célébrer à notre manière le Heiva,  nous réalisons des couronnes de feuilles de palmiers,réalisons un « totem » en corail coco, racines de filaos, coquillages? Nous récoltons aussi du bois flotté et de jolis coraux mort pour fabriquer des rideaux décoratifs, comme en on voit beaucoup dans les maisons aux Tuamotus.

    Loïc en profite pour sortir sa planche, et aussi tracter les enfants

    Après 3 jours de ce rythme sportif et de mouillage au calme – nous étions encore une fois seuls au monde, nous décidons de rallier Tiputa, la passe nord.

    Pendant la navigation, nous croisons des dauphins dans le lagon, incroyable, il n’y a qu 20m de fond maximum! ce sont de grands requins gris, des Tursiops, ils sont impressionnants. Allons-nous en rencontrer lors de nos plongées à Tiputa?

    En effet,  le spot de la passe de Tiputa est mondialement réputé. Notre ami Pierre, de TalithaKoum grand plongeur, nous recommande le Raie Manta Club club d’Yves Lefevre : c’est le premier à avoir ouvert un club de plongée aux Tuamotus en 1985, et c’est aussi l’auteur d’un ouvrage extrêmement utile que nous avons à bord : « le guide de la faune marine dangereuse d’Océanie », qui nous été d’une grande utilité lorsque Gautier a été piqué par une méduse Physalie aux Marquises il y a un mois.

     

    Le CV d’Yves est aussi impressionnant que sa gentillesse  : nous sommes ravis de plonger dans son club et de pouvoir apprendre autant à ses côtés. Car au-delà d’être un grand plongeur, Yves est un naturaliste, passionné des animaux qu’il côtoie au quotidien, par leur comportement, leurs habitudes ; chaque plongée est une surprise et un nouveau bonheur de rencontre et de découverte.

    J’effectue 2 plongées avec Victor, dans le courant rentrant, dans 15m d’eau, à survoler le bord du  récif de la passe : nous avons y croisé des dauphins, à chaque fois, mais aussi bien sûr un « mur » de requins pointe noire, quelques tapete (requins pointe blanche), un requin citron juvénile, des mérous, des napoléons chassant en association avec des carangues, des bancs de carangues, de barracudas, de thasards, un baracuda gigantesque gros et gras, des murènes, une méduse,  des balistes énormes, des bancs de perroquets….. des tortues, qui se laisseront d’approcher de très près, et viendront nous voir.

    La plongée de courant « rentrante » est fort impressionnante : nous y croiseront aussi des dauphins, et surtout un banc de raies aigles  traversant le « mur » de requins : quelle majesté! La suite est fort impressionnante, puisque l’on survole à un mètre du plancher de la passe à peine, à une vitesse de 3-4 noeuds, une sensation de voler au-dessus du sol, de planer, c’est vertigineux…

    C’est Mako, le marin qui pilote le semi-rigide du club qui nous initie à la langue polynésienne : « Iaorana » : bonjour, « Maruru » : Merci, « Nana » : au revoir. le secret de la bonne prononciation : en polynésien, toutes les lettres se prononcent distinctement.

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    le site de « l’aquarium »

    Avec Arthur et Anna, nous allons tous les jours à l’aquarium, magnifique site de snorkeling, où dans 2m d’eau on aperçoit tous les poissons de lagon, de récif, y compris des requins pointe noire, des murènes, des poissons lion, poissons trompettes, ange, empereur, papillon,  etc…

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    Hotel Kia Ora

    Rangiroa est l’atoll le plus peuplée des Tuamotus, c’est aussi le point de départ de nombreuses croisières.

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    le snack du port et le quai de débarquement
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    le petit cargo qui ravitaille les atolls

    Nous y retrouvons David, (qui travaille l’hiver à St-Martin aux Antilles) sur un Eleuthera 60 qui fait découvrir le lagon de Rangiroa à ses clients de DreamYacht Charter  ayant réservé à la cabine, mais aussi Jean-Marie et Fréderique, sur leur Sunreef Itemata, qui propose des croisières plongée dansa les Tuamotus. Nous y retrouvons également Pierre, Nathalie, Zoe, Julien et Yan, sur TalithaKoum, ainsi qu’Eric et Alice, avec leurs deux filles sur Suricate.

    Rangiroa, c’est aussi les petits restos : Chez Lili, avec ses frites maison et son poisson à la vanille, quel délice, le snack du port avec le traditionnel thon cru au lait de coco dont je ne me lasse pas. Il offre en plus une vue plongeante sur else eaux du port, très poissonneuses!

    et  chez Joséphine, spot idéal pour l’apéro du soir ou le café du matin, : son incroyable terrasse sur pilotis surplombe la passe de Tiputa, plus ou moins calme selon les heures des marées et le vent! On y voit le ballet des semi-rigides des clubs de plongée déposer leur clients. Les enfants se régalent de sorbets locaux et de Magnum : c’est un vrai retour à la civilisation : cela fait 2 bons mois qu’on n’en avait pas vu!

    la sortie par la passe Avatoru au Nord de Rangiroa

    Après une semaine à Rangiroa, nous apercevons une fenêtre météo nous permettant de rejoindre Papeete rapidement, avec un angle au vent correct : la première partie de la navigation à contourner l’atoll se fera largement abattu sur une mer très calme, car à l’abri du récif, puis la seconde partie, de nuit, est plus agitée, avec du vent de travers. Nous arrivons en vue de Tahiti au lever du soleil, le vent mollit au fur et à mesure que nous nous rapprochons.

    A nous Papeete, pour une semaine de shopping, travaux divers et réparations, et retrouvailles avec les copains d’Invictus et d’Excalibur, que nous n’avons pas recroisé depuis les Marquises.

  • Les Tuamotu sauvages :  l’atoll de Tahanea

    Les Tuamotu sauvages : l’atoll de Tahanea

    3 nuits et 2 jours de nav, dont les dernieres 24h pas facile, du vent et des grains, Loïc n’a quasiement pas dormi, moi j’étais très fatiguée par cette traversée que nous avons faite travers au vent, allure moins confortable que les allures plus abattues dont nous avons l’habitude depuis notre traversée de l’Atlantique.

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    A l’arrivée, la passe était à l’étale, facile à aborder.

    IMG_6111Nous avons passé 2 jours enfermés dans le bateau, dans le mouillage inconfortable de la passe, en mode « comme un dimanche pluvieux en Bretagne » : faire des jeux de société, regarder des films et faire des gâteaux – tout en étant un peu nerveux sur la tenue du mouillage.

    brioche au miel et beurre salé

    C’est un atoll inhabité, dans le sens où il n’y a pas de villages, seulement 2 familles plus ou moins itinérantes qui vont d’un motu à l’autre pour récolter le coprah.
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    Les eaux sont extrêmement poissonneuses : un petit bout de pain dans l’eau et voilà ce qu’on voit!IMG_6071 IMG_6073

    Dès que le temps a été meilleur, nous avons bougé dans un mouillage plus joli à l’autre bout du lagon, toujours assez venté, mais abrité du clapot cette fois-ci. Quelques bateaux étaient déjà là, nous trouvons tout de même un petit motu avec un seul bateau : un cata beaché, amarré à 2 cocotiers.

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    presque seuls au mouillage…

    Nous descendons à terre pour une petite promenade de fin de journée, heureux de poser le pied après 5 jours enfermés bord passons devant le cata jaune que nous avions reconnu de loin : c’est le fameux Banana Split, le cata d’Antoine! Es-il toujours l’heureux propriétaire? Eh oui, il nous salue, nous papotons 5 mn. Quel heureux hasard pour notre premier motu de croiser l’un des navigateurs qui nous a inspiré, fait rêvé, et dont nous avons lu les livres (« Mettre les voiles » fut l’un de nos livres de chevets il y a 15 ans à Maurice).

    Moby et Banana Split, le cata d’Antoine

    Victor a pris son premier cours de kite avant- hier avec Loïc : mania sur la plage, puis body-drag dans le lagon qui n’est pas profond. Il s’est bien amusé, et s’est écoulé de fatigue à table le soir….Hier rebelote, body drag, je pense qu’l va bientôt lui mettre la panche aux pieds!

    Arthur en profite pour faire du cerf-volant : excellent exercice de mania avant de des mettre au Kitesurf dans quelques années.

    Et là, nous avons encore bougé hier pour un autre motu tout mignon, nous apprêtant le soir a faire un feu sur la plage comme promis aux enfant, quand nous avons recu un appel à a VHF : Nos amis d’Invictus étaient arrivés le matin même sur un motu un peu plus loin, avec Mercredi soir et Fata Morgana : nous décidons de les rejoindre, et avons passé une super soirée sur la plage, gros feu de camp, brochettes, rosé, whisky-ananas…. et capture de crabe de cocotier : notre 1er!! Les enfants étaient aux anges.

    Le lendemain, nous repartons  pour un nouveau Motu, un nouveau feu de camp et une chasse aux crabes, avec la même équipe, plus un autre cata arrivé des gambiers  : nous sommes 5 catas amis, et amis d’amis au mouillage, 11 enfants en tout de 3 à 15 ans, c’est la fête!

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    Le lendemain matin, nous partons en annexe pour Bird Island, un petit ilot perdu au milieu du lagon : c’est le lieu de niche des oiseaux Tikkis. Nous explorons l’îlot à la recherche de leurs nids, et découvrons des coraux magnifiques, merveilleusement préservés, et un mini-lagon dans le lagon, quelques bébés requins qui passent, les enfants grimpent sur les roches pour les apercevoir.

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    Après une semaine d’exploration de ce lagon et de 3-4 motus, nous décidons de lever le camp pour Fakarava, un autre atoll un peu plus au nord, réputé pour ses passes poissonneuses et ses requins!

  • Les îles Marquises : Hiva-Oa

    Les îles Marquises : Hiva-Oa

    Le relief est omniprésent, la moindre baie recèle un ruisseau et une petite vallée, abritant le plus souvent des exploitant de coprah : car on vit surtout de la noix de coco, parfois d’autres produits comme l’exquis pamplemousse ou le Nonni, arbuste recelant un fruits aux vertus pharmaceutiques. Toutes les 3 semaines, le paquebot mixte Aranui (qui transporte aussi une centaine de touristes venus explorer les îles par la mer)  fait escale dans ces petites vallées, chacune son tour, et récupère les sacs de noix de coco, de pamplemousses, les bidons de Nonni, ou des caisses de sculptures des artisans locaux qui seront exposés à Tahiti.

    Une semaine entière s’écoule à Atuona, second plus gros village de l’archipel et chef-lieu de Hivao-Oa. L’occasion de refaire le plein de produits frais, de se connecter à internet et mettre à jour le blog, de profiter des restos locaux, comme la roulotte du samedi soir, qui s’installe du le quai du petit port, attirant un mélange sympa de plaisanciers et population locale.

    Nous sommes mouillés tout au fond de la baie, à quelques brasses de la plage de sable noir. Malgré la couleur peu attirante qui rend les fonds opaques, les enfants sont ravis de jouer dans le ruisseau : après 2 semaines de mers, tout le monde est ravi d’aller se dégourdir les jambes!

    Malgré les fonds gris foncés peu engageants et l’eau particulièrement planctonique, nous nous baignons et observons les raie mantas qui viennent se nourrir en plein milieu de la baie. C’est en paddle que nous pouvons les approcher au mieux.IMG_5335

    Nous profitons également de cette escale forcée pour aller explorer l’île avec John Ozanne, le seul taxi de l’île, et figure locale. Son grand-père est arrivée aux Marquises au milieu du siècle dernier, a épousé une marquisienne et tenu la seule boutique de l’île, qui accueillait en son temps Gauguin venu peindre la douceur polynésienne. Son père a repris le commerce, et a côtoyé Brel, venu y passer les 3 dernières années de sa vie, conquis par le charme et la douceur de ses habitants.

    Le but principal de la journée, c’est le site archéologique de Paumau, abritant le plus complet marae de Polynésie , niché au pied d’un impressionnant  piton rocheux.

    Au passage, nous nous arrêtons chez Lucien O’Connor, dont le grand-père irlandais avait fait escale en voilier au début du siècle dernier, et n’en est jamais reparti. IL exploite avec ses 3 frères la vallée voisine, plantés de centaines de pamplemousses, bananiers, citronniers…. Les O’Connor sont des bosseurs nous dit John. En effet, non content d’exploiter sa ferme, Lucien s’est mis sérieusement au miel s’est formé auprès d’apiculteurs français, et produit une merveille de miel doré et parfumé.

    Nous ferons un stop pour découvrir le Tikki Souriant, unique au monde, tout les autres font le tête….

     

    Et terminons par un picnique sur la plage.

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    Impossible de ne pas s’arrêter visiter l’aéroport d’Hiva-Oa. Jacques Brel y avait son petit avion. Aujourd’hui, c’est Vincent, le mécano d’Air tahiti, et qui vient d’ouvrir un petit chantier de carénage bateau, qui a repris le hangar et  l’activité de l’aéroclub : pour l’instant, c’est le seul membre!

    Hiva-Oa acueile un centre de formation de l’armée pour apprendre aux jeunes des métiers. Nos les voyons s’entrainer le matin sur leurs pirogues.IMG_5448

    Le mythe de l’île providentielle sur laquelle tout pousse sans effort, et où l’on a qu’à se baisser pour se nourrir de coco, bananes, et Uru (fruit à pain) n’est pas complètement faux : tout abonde ici. Les ruisseaux coulent en cascade, la mer regorge de poissons, et ces latitudes ne connaissent pas les cyclones. Mais la langueur polynésienne est une légende : ici les pêcheurs sont en mer dès 2h du matin, les marquisiens se lèvent à l’aube, et travaillent dur sur leurs terres. Mais leur secret, c’est qu’il prennent le temps de vivre, de célébrer la nature, Nous avons rencontré plusieurs de ces retraités marquisiens qui après avoir travaillé à la ville, à Tahiti ou ailleurs, toute leur vie reviennent passer leur retraite à travailler sur le lopin de terre, vivant très simplement de leur pêche et de leurs cultures, à quelques heures de cheval du village le plus proche.

     

    Après une semaine d’escale  dans cette baie de sable noir, nous aspirons à du bleu turquoise, et appareillons pour le nord de Tahuata, l’île toute proche, au mouillage enchanteur.

     

    Les mouillages du Nord d’hava Oa sont aussi superbes, comme Hanamenu , et à Tanaeka où les enfants se régalent dans les vagues.

    Hanamenu
    Hanamenu

    La petite cascade d’eau douce est ravissante et rafraîchissante… mais gavée de nonos, ces minuscules moustiques très irritants.

    Le soir, nous organisons un feu sur la plage avec nos amis d’Invictus.

    Toujours avec eux, en route vers Nuku Hiva, nous faisons une escale de jour insolite  l’îlot de Fatu Huku.

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    avec Invictus à Fatu Huku

    Ce rocher perdu au milieu de l’archipel est spectaculaire, et la grotte traversante est incroyable!

    Nous nous arrêtons pour un snorkeling « sauvage », peu de coraux, mais des tonnes de poissons. Finalement, la mer est trop agitée pour rester y dormir, et nous mettons le cap pour une nav’ de nuit vers Taiohaé.