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  • Petit détour par l’Irlande

    Petit détour par l’Irlande

    Partis des Açores mi-juin, nous avons dû nous résoudre à faire escale en Irlande, car une grosse bulle de calmes nous barrait le passage vers Brest.
    Les côtes irlandaises en vue!
     
    Nous passons devant le Fastnet et son célèbre phare au petit matin :
    C’est Loïc qui est de quart, et qui immortalise le fameux rocher, qu’il avait viré en juin 1998, il y a bientôt 20 ans jour pour jour, lors de la course en double Mini-Fastnet.
    Nous longeons la côte sud-ouest de l’Irlande, et passons vers 10h du matin le « Old Head of Kinsale », son phare, et sa presqu’île creusée d’une curieuse galerie sous-marine que l’on aperçoit au ras de l’eau.

    Il fait un temps de rêve pour les irlandais depuis un mois, tout le monde est sur l’eau

    le soleil cogne, mais la mer n’est qu’à 15°, gla-gla….

    et à la plage!!

    La côte est sauvage, semées de belles constructions, où le moderne côtoie le traditionnel,

    mais toujours bien intégrées au paysage.
    Nous arrivons dans l’embouchure de la rivière Bandon, qui crée une sorte d’Aber.
    Le site est majestueux, bordé de deux forteresses : l’imposant Fort Charles sur la rive gauche, avec ses bâtiments de garnison, ses tourelles de surveillance, et le fort James sur la rive droite, plus modeste.
    Nous entrons dans le port de Kinsale, et déjà, un premier pub, des demeures bourgeoises, fenêtres à meneaux, ouvertures à guillotine,des maisons de ville à bow-window, pas de doute, nous sommes en Irlande!!
    Nous allons rester 3 jours dans ce charmant port de pêche et de plaisance avec pour mission de nettoyer et de ranger le bateau, avant de rejoindre les côtes du Finistère.

    Le soleil et une chaleur inhabituelles pour l’Irlande : pas moins de 25° en journée, ce qui est plutôt plaisant pour nous, habitués aux chaleurs tropicales.

    Le douanier que nous avons accueilli à bord à notre arrivée n’était pas du même avis : le pauvre se plaignait de fatigue, affirmant que l’organisme des irlandais n’était pas habitué à ces chaleurs prolongées!
    Après une journée de nettoyage, rien ne vaut une ballade sur le port,suivie d’un Irish Coffee dans un pub,

    accompagnée de musique traditionnelle irlandaise,c’est un moment de détente assuré!

    J’apprécie beaucoup l’humour irlandais, et les petites phrases, à chaque coin de rue…
     
    Par l’un de ces très beaux après-midi, une équipe média vient nous voir, et demande à faire des photos sur Moby. Il s’avère que nous accueillons à bord la plus célèbre des « Fashion Icon » d’Irlande, Celia Holman Lee, ancien mannequin, créatrice de la plus ancienne agence de mannequin d’Irlande ; elle commente aussi la mode depuis 15 ans sur TV3 Irlande. Le magazine RSVP réalise un reportage sur elle. Prendre la pose, c’est tout un métier, non?C’est drôle de voir combien le fait de vivre en bateau nous fait rencontrer des gens de tous horizons.
     
    Le jour du départ, nous nous accordons une demi-journée de détente, pour aller visiter le « Fort Charles ». Il s’agit d’une forteresse imaginée par l’un des disciples de Vauban, James Archer, un temps ingénieur pour la couronne française, venu vendre ses talents aux irlandais. On reconnait bien sur ce plan, la « patte » de Vauban : une place centrale, gardée par 5 bastions en éventail.
    Le port de Kinsale était en effet une escale très stratégique pour la couronne britannique, accueillant en particulier les navires en provenance des Indes occidentales : chargés d’or et de produits des « indes » (les Amériques d’alors), leur cargaison était fort précieuse.
    Les canons postés sur les bastions, de part et d’autre de la rivière, devaient empêcher tout navire ennemi de prendre la place.
    Dans la forteresse, pas moins de 400 à 500 hommes étaient logés, dans des baraquements fort nombreux, mais surpeuplés : une vraie ville!!
     
    Une légère brise revient sur les côtes d’Irlande, qui va nous permettre de rallier Brest en 24h. Nous appareillons à 21h : qu’il est bon de profiter de ces longues soirées d’été!
    Nous quittons Kinsale sous la pleine lune  Une belle navigation vers Brest nous attend.
  • Escale à Tauranga, entre porte-conteneurs et paquebots…

    Escale à Tauranga, entre porte-conteneurs et paquebots…

    Cette escale « météo » à Tauranga est en fait une bonne nouvelle car nous allons y retrouver nos amis d’Excallibur, avec qui nous avons sillonné Bay of Islands en décembre dernier.

    Tauranga n’a rien de glamour…. Une des plus grosses villes de Nouvelle-Zélande, un peu sur le déclin, qui fut il y a un temps la plus importante colonie du pays, et anciennement un haut lieu d’implantation maorie. La zone de mouillage est coincée entre l’aéroport et la 4 voies, les paquebots sur la rive droite, les porte-conteneurs et les pêcheurs sur la rive gauche….

    C’est d’ailleurs passionnant de voir le portique tourner 24h/24h, à 200m de Moby, déposant et déchargeant les conteneurs.


    Rien d’enchanteur à Tauranga, mais essayons d’en tirer le meilleur!

    Première mesure : je dépose les 3 garçons chez le barbier : il était temps de leur faire une bonne coupe, Victor et Arthur n’avaient pas vu un coiffeur depuis plus d’un an…. préférant s’en remettre à mes bons soins pour raffraichir tous les 2 mois une coupe qui n’en était plus une …

    Puis un petit tour au parc pour se défouler.

    Même en pleine ville Arthur trouve un brin de nature

    Imparable également, le très couru « Fish market », fréquenté par les touristes, croisiéristes, backpackers et locaux. Le concept est original : un magasin qui vend des produits d’une fraicheur impeccable  tout juste débarqués du bateau, et qui vous propose de les cuisiner sur place!

    Le soir-même, nous fêtons nos retrouvailles avec Nicolas, Anne-Marie, Charles, Eléonore et Paul. Nous avons quelques anniversaires de retard à fêter!

    Nous savons que nous allons être bloqués plusieurs jours à Tauranga à cause du mauvais temps, alors, autant profiter au maximum des copains!

    Le lendemain, le temps est pluvieux, mais se découvre en fin de journée : nous partons visiter le musée de l’aviation de Tauranga.

    Un biplan Bristol Scout de la première guerre mondiale

    Une grosse demi-heure de marche le long de la 4 voies pour rejoindre la zone aéroportuaire, mais ca vaut le coup! Quelques passionnés ont réuni de vieux avions.  Les enfants sont ébahis devant tous ces vieux appareils.

    le Curtiss Kittyhawk P40, avion de chasse américain de la seconde guerre mondiale

    Hawker Tempest, bombardier torpilleur de la RAF

    Grumman TBF Avenger, bombardier torpilleur américain, embarqué sur des porte-avions

    Plusieurs avions de légende sont rassemblés ici Le plus impressionnant pour eux est la carlingue d’un Catalina, qu’ils peuvent visiter de l’intérieur.

    Carlingue de Catalina

    L’intérieur du Catalina :

    Nous sommes arrivés un peu tard, et l’heure de la fermeture approche… plutôt que nous mettre dehors, deux passionnés, membres actifs et bénévoles du musée, viennent nous chercher pour nous montrer les merveilles qui trônent dans les hangars de restauration : ces avions-là volent!

    Nous avons même droit à une visite guidée personnalisée.

    C’est samedi soir : c’est la fête sur le pont supérieur!

    Le lendemain, nous changeons de mouillage pour parer au coup de vent d’Est annoncé, et allons nous mettre à l’abri du Mont Maunganui. L’occasion de longer le quai des paquebots de croisière,

    et de voir la statue qui marque l’entrée de la rade de Tauranga

    Un moyen très populaire de visiter la Nouvelle-Zélande, et assez pratique vu la taille importante du pays. Mais ca n’est bon que si on support  le tourisme de masse : à chaque escale, des centaines de touristes débarquent pour visiter en bandes organisées.

    Paquebot sortant de Tauranga

    N’oublions pas que le tourisme est le secteur économique n°1 en nouvelle-Zélande!

    De retour à Tauranga, nous emmenons les 6 enfants se défouler aux jeux : cela fait 2 jours qu’ils sont enfermés à cause du mauvais temps…

    Et déjà, il est temps de dire adieu à nos amis qui rentrent en France pour quelques mois. Depuis notre rencontre au Panama en Avril 2016, il y a 10 mois déjà, nous avons navigué de concert aux Galapagos et en Polynésie Française, et partagé tant de bons moments. Bon vent les amis!

    Bye-bye Tauranga

    Nous mettons le cap vers Great Barrier, et ferons escale en chemin  pour ne pas naviguer de nuit. La côte est en effet mal pavée, de multiples ilots, et roches émergentes le long de cette péninsule de Coromandel qui fait suite à la baie of Plenty.

    A 20h, nous jetons l’ancre devant l’île de Slipper island, ou Whakahau. Une ferme, un lodge, une petite piste d’aviation, c’est coquet.

    Ici, les fermiers insulaires ont toujours un bateau, et bien souvent un petit avion ou un hélico pour se transporter à terre.

    Le lendemain, nous savourons une magnifique journée de navigation comme on les aime : fraiche, mais ensoleillée, 

    à longer la presqu’ile de Coromandel, ses falaises escarpées, et paysages découpés.

    Les conditions sont idéales pour Moby, un vent de 3/4 arrière, bien abattu mais pas trop, nous filons à plus de 10 noeuds de moyenne, des pointes à 16-18 noeuds dans les surfs… pendant que les tartes aux pommes/poires qu’Anna m’a aidé à réaliser cuisent au four. Nous arrivons en vue de Great Barrier en début d’après-midi, dans le mouillage de Tryphéna, que nous n’avions  pas encore visité.

    3 baies se succèdent dans cette rade abritée

    Puriri Bay

    Vue de la plage à marée haute

    Puriri Bay

    Un petit tour à la supérette locale de Mulberrry Grove (qui fait aussi office de poste/bar/resto)….. pour un réapprovisionnement en produits frais. Nous tombons en arrêt devant cet hydravion « fait maison » en contreplaqué, réduit à l’état d’épave…Ce qui fait tout de même rêver pilote et apprentis-pilotes qui se verraient bien aux commandes d’un tel engin un jour. Nous longeons le trait de côte pour rejoindre la baie adjacente.

    Grottes, Puhataweka, le site est encore une fois très photogénique. Mais notre but est tout autre : Pukiki abrite un véritable pub Irlandais qu’il nous tarde de tester.

    Et surplombe une bien jolie baie. Nous rentrons avant le coucher du soleil

    Tellement sympa que nous reviendrons le lendemain diner avec nos amis de Fiuu, famille de français qui naviguent dans le Pacifique Ouest sur un Outremer 49.

    Moby et Fiuu au mouillage de Puriri

    Nous passons une excellent soirée, arrosée de Guiness et d’IPA (Indian Pale Ale, bière ambrée, très tendance en ce moment)  et dînons de spécialités irlando-néozélandaises :

    clam chowder très crémeuse

    Irish coffee

    Le pub est bien animé en cette veille de week-end de St-Patrick…Demain nous mettons cap sur Waiheke, île bien connue pour ses vignobles. Nous avons rendez-vous avec des amis pour une dégustation oenologique  : il faut bien supporter le commerce local, non?