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  • Marlborough Sounds

    Marlborough Sounds

    En quittant l’Abel Tasman National Park, nous nous dirigeons vers la destination ultime de notre périple Néo-zélandais : les Marlborough Sounds. Ce dédale de bras de mer et de péninsules déchiquetées offre des paysages de toute beauté. Pas tout à fait des Fjords, puisqu’il ne s’agit pas d’anciennes vallées glaciaires, mais plutôt des vallées, montagnes et lits de rivière tout simplement affaissées, c’est un des lieux les plus ensoleillés de Nouvelle-Zélande-ca tombe bien, car nous avons perdu quelques degrés de température en mettant cap au sud! 

    Nous faisons route avec Wasco, un Outremer 50, ancienne génération,

    Il avance drôlement bien avec son « code delta », voile d’avant plus creuse qu’un gennaker, en tissu très léger. 

    A l’approche des Marlborough Sounds, il faut être très vigilant à la veille et parer les troncs d’arbres qui flottent. Il y a de nombreuses exploitations forestières alentours. 

    Nous approchons le « French pass », détroit entre l’île d’Urville, (du nom de ce Capitaine -explorateur français, découvreur notamment de la terre Adélie) et le continent :

    C’est le genre de raccourcis que Loïc adore prendre. Mais pas question de louper la marée et de passer à contre courant. Les tourbillons sont impressionnants. 

    Derrière, c’est un lac, pas une ride sur la mer. Nous mouilllons à Port Gore, une grande anse qui nous semble suffisamment abritée pour y passer les 2 jours suivants, où pluie et mauvais temps vont se succéder. 

    17 février 2017 : c’est l’anniversaire d’Arthur : 8 ans aujourd’hui comme l’indiquent les pancakes du petit dèj… !

    La journée commence avec un email de Papi et Mamie recu via l’iridium.

    Puis un appel toujours Iridium de Papily et Mamily – car le réseau téléphonique ne passe pas dans le mouillage….

    La belle surprise, c’est ce petit avion qui n’arrête pas de décoller et atterrir sous nos yeux! La piste privée de Port Gore est en bord de plage, quel chanceux ce pilote, d’avoir sa piste et son avion, au pied de sa maison!

    Derrière les buissons, un lodge accueille les randonneurs du Queen Charlotte track, ce sentier de randonnée qui longe le rivage nord du Queen Charlotte Sound.

    Dehors il fait un temps de cochon : vent, pluie, brume…. nous passerons la journée enfermés! Heureusement, j’ai sous le coude quelques projets pour apprendre en s’amusant. Nous commençons par un atelier de géographie  appliquée :

    Arthur choisit de modeler une péninsule…. et un golfe. Anna découpe dans la terre glaise une île….  qui deviendra (en négatif)….. un lac!

    Ces ateliers Montessori sont tirés d’un des cahiers d’Anna. Les enfants s’amusent avec grand sérieux, mettent la main à la pâte, ajoutant là une rivière, une colline, etc…. Une fois modelés, nous versons de l’eau colorée pour simuler l’océan!

    Victor se son côté s’est lancé dans la fabrication d’une maquette de catamaran qui puisse naviguer réellement. Il se creuse la tête pour trouver un matériau facile à modeler et étanche : et opte pour du carton recouvert de « greytape » (scotch très résistant). Voici la première coque.

    Dans le prolongement de l’atelier géographie, j’avais promis à Arthur que nous ferions ensemble un volcan- activité qu’il avait réalisé l’année dernière dans les ateliers Montessori de Karine à St-Renan!

    Chacun crée son volcan avec de la terre glaise, autour d’un cratère-réservoir rempli d’un mélange de vinaigre, de liquide vaisselle et de colorant. Ne reste qu’à verser du bicarbonate de soude, 

    et la « lave » jaillit!

    Les enfants répètent l’opération inlassablement..

    Il est déjà midi, nous déjeunons et allons souffler les bougies.

    Joyeux anniversaire Arthur!

    Nous dégustons le cake au chocolat qu’Arthur et Anna m’ont aidé à préparer ce matin.

    C’est l’ouverture des cadeaux : Génial, le jeu de « Carcassone «  dont Arthur rêvait! Déjà une bonne dizaine d’années que nous y jouons dans la version « préhistoire », les enfants adorent, c’est notre jeu familial de prédilection.

    Le livre des records 2017 en anglais! et le bazooka à eau offert par Bruce et Stefanie.

    Le soir et le lendemain, nous continuons les maquettes : pistolet à colle pour l’assemblage, batonnets de bois, sacs plastique pour les voiles, galets pour la quille. Arthur se lance dans un monocoque.

    Le temps s’est calmé, nous allons à terre nous dégourdir les jambes, et repérer la piste!

    La manche à air donne le repère de l’entrée de piste

    Les enfants ramassent des galets, coquillages et algues pour notre projet de sciences naturelles.

    La maison est ravissante, 

    mais que le lieu est sauvage!

    En fin de journée, nous quittons Port Gore

    et appareillons pour le Queen charlotte Sound.

    Une petite nav que nous commencons par 20 noeuds de vent, qui monte rapidement à 30, nous prenons 3 ris pour contourner le Cape Jackson, tout au bout de la peninsule bordant le Queen Charlotte sound.

    Une fois le cap passé, le vent baisse, puis s’éteint : nous finirons au moteur! Nous découvrirons bientôr que c’est une nav’ typique des Sounds : ici le vent tourne, forcit et se calme en quelques minutes, à cause du relief qui canalise et bloque les forces en puissance. Nous allons donc beaucoup manoeuvrer, pester contre le vent  et aussi contre les prévisionnistes météo!!!

    Nous jetons notre dévolu sur l’Endeavour Inlet, la premiere grande baie du Queen Charlotte.
    Le Punga Cove Lodge outre d’offrir offre des bungalows aux randonneurs, propose des bouées de corps mort : nous allons pouvoir dormir tranquille. Car il est imprudent de mouiller ici : les fonds sont profonds, les vents tournent sans cesse. Il nous tarde d’ailleurs d’aller à Waikawa, la marina de Picton, pour prendre une carte de membre du Club nautique, qui nous donnera accès à plus de 100 bouées de mouillages dans les Pelorus et Queen Charlotte Sounds.

    Nous nous réveillons sous des bandes de brume, c’est assez irréél comme paysage!

    Anna et Loïc vont s’offrir en jus et un café au bar pendant que je travaille avec les garçons.
    Quand les maths et le français sont finis, j’enchaine avec Anna et Arthur sur notre projet de sciences-naturelles : répertorier les plantes et animaux marins de l’estran néo-zélandais. Après avoir récolté quelques spécimens sur la plage l’autre jour, nous les dessinons, puis recherchons leur nom et descriptif dans nos différents livres et dépliants sur la faune et la flore du pays.

    A midi, nous descendons déjeuner dans le snack sur pilotis;

    Ici le très traditionnel fish’n’chips! – j’ai ma dose d’huile pour le mois!!

    Après le déjeuner, nous quittons Punga Cove, et croisons un banc de globicéphales, cétacés appellés ici « Pilot Whales ». Ces sortes de très gros dauphins noirs se déplacent le plus souvent en bancs de dizaines d’individus.

    Autre plaisir des yeux ici, ce sont les maisons, toutes en bois et verre, anciennes ou récentes, simples maisonnettes ou luxueuses résidences :  elles ont un charme indéniable, croisement entre le cottages de charme de nouvelle-angleterre et la cabane au canada.

    Après 4 jours de pluie et de vent, nous apprécions cette navigation sous le soleil!

    Et quittons Punga Cove pour Waikawa,

    A Waikawa, nous voyons de loin les ferrys reliant Picton à Wellington 4 à 6 fois par jour, via le détroit de Cook.On ne se lasse pas de ce ballet.

    La lumière des fins de journée est toujours superbe.

    Et les couchers de soleil en apothéose.

    Demain, nous avons rendez-vous avec nos amis américains du catamaran Cool Runnings, rencontrés à Maupiti en septembre dernier : Gudrun, Dave, avec leurs enfants Benjamin et Gaby viennent passer la journée à bord de Moby. Ils sont actuellement en escale en Australie, et font un voyage de découverte de la Nouvelle-Zélande en Camping-car.

    L’autre bonne nouvelle c’est qu’ils continuent leur tour du monde comme nous en mettant le cap sur l’Océan Indien à partir de mai/juin. Nous allons donc essayer de nous retrouver sur quelques escales, comme Bali en Indonésie, Cocos-Keeling, Christmas Island et les Chagos.Les enfants s’entendent tous les 5 très bien, c’est l’occasion pour mes petits « frenchies » d’améliorer leur anglais sans effort!

    Les enfants ont repéré un phoque se prélassant sur un rocher.

    Ben adore notre chaise de mat.

    Suis ravie de retrouver Gudrun, qui a été institutrice pendant 10 ans, et avec qui nous prenons plaisir à partager nos expériences de maman à bord.

    Hier c’était l’anniversaire de Gudrun! Ceux d’Arthur et d’Anna n’étaient pas si loin…nous ressortons donc les bougies en ce mois de février décidément très festif! En l’honneur de Gudrun qui est originaire d’Afrique du Sud, j’ai préparé une Pavlova, dessert emblématique des anglophones de l’hémisphère sud (Australiens, Néo-zélandais, Sud-africains…)

    Le lendemain, nous irons récupérer au yacht club quelques colis…. dont le drone de Loïc! Le Père Noël a un peu de retard cette année… Le frabriquant a visiblement eu des soucis de production et du mal à honorer toutes ses commandes de fin d’année sur le tout nouveau Mavic Pro.

    Nos sommes ébahis par sa taille, son très faible encombrement : il tient dans un tout petit sac!

    Loïc fait ses premiers essais, peste un peu contre le logiciel trop sophistiqué à son goût, et le manque de poignée pour le saisir à la main à l’atterrissage (moment qui peut être galère sur un bateau qui bouge!!) mais les photos sont sublimes!

    Les premier clichés du drone : Moby à Waikawa.

    Ici c’est le week-end, la cale de la marina s’active : pas moins de 3 bateaux peuvent être mis à l’eau de front!

    Ce soir nous dégustons un fameux Chardonnay des Marlbourough, de la maison Hunters, offert par Dave et Gudrun. Les Marlborough sont une zone de vignoble très réputée pour ses vins blancs, en particulier le Sauvignon , minéral et fruité, mais aussi le Chardonnay et le Pinot Gris. Nous profitons donc de notre séjour au coeur même du vignoble pour faire nos bancs d’essais!

    L’avitaillement est fait, les colis sont récupérés, nous avons réglé notre cotisation au yachtclub :  plus rien ne nous retient à Waikawa : nous partons donc explorer le Queen Charlotte Sound.

    notre carte des Marlborough Sounds

    C’est le sound le plus connu, le plus fréquenté également, en particulier son track de randonnée :  70km à faire à pied ou en VTT, avec la possibilité de faire certaines portions en bateau-taxi, et de dormir dans des campings ou des lodges.

    Moby au mouillage à Double Cove

    Nous commencons l’exploration par la baie la plus proche : Double Cove.

    Double Cove, Queen Charlotte Sound
    Moby sur bouée à Double Cove

    Nous profitons de la vue, bucolique,

    et rejoignons en annexe la baie adjacente de Torea pour une petite ballade sur le Queen Charlotte track!

    Vue sur le Queen Charlotte Sound

    Le sentier serpente le long de la côte, en direction de Kaipakiripiri

    et grimpe, grimpe, grimpe…
    ce qui nous donne une jolie vue au fur et à mesure de notre progression

    Nous longeons une végétation d’une grande diversité :

    plantes épiphytes colinisant un arbre

    Mousses,

    mousses

    lichens,

    lichen

    fougères arborescentes, lianes, manuka (myrthe en arbre), connu aussi par les herboristes et homéopathes sous le nom de tea-tree,  et ce très curieux « Lancewood » ou Horoeka, (ou arbre-arête de poison) : dans sa forme juvenile, un tronc avec de curieuses feuilles ultra-fines logues et rigides comme des lames, accrochées directement au tronc.

    Lancewood

    Nous trouvons aussi de nombreuses carcasses de cigales qui font bruisser leurs ailes et font un bruit assourdissant toute la journée.

    Arrivés en haut c’est la récompense

    Mais le sentier était photogénique du début jusqu’à la fin

    En redescendant, nous reconnaissons la baie de départ…et la plage sur laquelle nous avons laissé notre annexe.  

    C’est le week-end! Nous partons explorer la Bay of Many Coves, qui comme son nom l’indique est forme de plusieurs petites baies reliées les unes aux autres.

    Bay of Many Coves, Queen Charlotte Sound

    Nous prenons un mouillage devant une superbe propriété,

    au mouillage devant Milton Bay, Bay of Many Coves

    la plage est jolie,
    et oh surprise, nous y faisons connaissance d’une famille néo-zélandaise venue y passer 10 jours de vacances!

    Le grand-père de Greg a fait construire il y a 60 ans la seconde maison de la baie. Depuis, lui et ses cousins se relaient  pour l’occuper pour les vacances : il a fait la route depuis Christchurch (11h de voiture…) avec sa femme, ses 3 enfants et son bateau sur une remorque pour profiter de ce bel endroit sauvage.

    Anna me dépose sur la plage en paddle.
    Nous croisons une raie en chemin
    Les garçons nous rejoignent en annexe.


    Greg propose à Victor un tour  en ski nautique! Il reprend ses marques en faisant un petit tour de surf tracté,  puis c’est parti pour du vrai ski nautique, une grande première!

    Départ réussi!

    Bravo Victor!

    Pendant ce temps, Arthur prend le paddle pour suivre les tests de son bateau-maquette

    En rentrant au bateau, je m’arrête avec Anna récolter des moules pour le dîner de ce soir : elles sont énormes et sauvages!Je me suis bien sûr renseignée auprès de Rachel sur la plage quelques minutes auparavant et oui, elles sont comestibles, même si les locaux n’en sont pas très friands…

    Pour une première, je fais simple : Moules Marinière (les oignons rouges lui donnnent cette drôle de couleur orangée), accompagnée d’un très bon sauvigon blanc de chez Wither’s Hills, toujours en provenance des Marlborough. Et en dessert, j’ai voulu m’essayer à cette autre tradition néo-zélandaise : le « Brandy Snap ».  Sorte de cigarette russe caramélisée au gingembre, fourrée avec une chantilly aromatisée au whisky : un délice!

    Arthur part essayer son modèle réduit par temps fort! Comme il y a trop de vent pour pagayer et suivre son bateau en SUP, Loïc lui attache la maquette au bout de la canne : il n’y a qu’à la dévider pour laisser naviguer le bateau, et à mouliner pour le faire revenir : malin, non?

    Un nouvel essai est indispensable le lendemain matin pour essayer la nouvelle quille : Loïc, courageux, s’y colle : il fait à peine 15°, heureusement le soleil pointe son nez!

    En effet, la journée est magnifique, mais du vent fort est annoncé : nous allons nous abriter dans le Tory channel à Opua Bay.

    Au final, après quelques heures, nous ne sommes pas satisfaits de la protection offerte par ce mouillage et quittons le Tory Channel pour Double Bay, à Arapawa island.

    Nos ne sommes pas tout seuls, mais presque!

    Avec une jolie petite plage.

    Le temps s’est calmé, et après un rapide déjeuner picnic, nous partons naviguer en direction de Cooks Bay. 

    Loïc teste pour la première fois son nouveau drone en mer!

    Moby sous voile dans le Queen Charlotte track

    Nous arrivons à Cook Bay, à qui le capitaine Cook a donné son nom, mais tous les mouillages sont pris. Nos repartons donc de l’autre côté de la péninsule, à Resolution Bay.

    Resolution Bay

    Et plus précisément à School House Bay Campsite. C’est de là que débute l’une des plus belles marches du Queen Charlotte Track, reliant Resolution Bay à Ship Cove :  la végétation est 100% « Native bush », c’est à dire que la main de l’homme ne l’a ni défriché ni planté. 

    Nous recensons de nombreuses variété de fougères, plantes qui me fascinent par leur graphisme et leur aspect ancestral : elles ont cotoyé les dinosaures!

    Nous prélevons quelques échantillons pour notre herbier de Nouvelle-Zélande. Le sentier grimpe, et plus on monte, plus les vues sont belles.

    Tout en haut : vue sur Resolution bay et le Queen Charlotte Sound d’un côté

    Vue sur Motuara Island, sanctuaire refuge des « yellow -crowned Parakeet » , et Ship’s bay en contrebas.

    Arrivés en haut, un petit weka vient inspecter les miettes de la collation que nous venons de prendre.

    Un panneau explique comment le DOC (Departement of Conservation) s’y prend pour préserver ce site historique et de biodiversité unique. Le programme a commencé en 2014 par l’éradication de tous les petits mammifères non-endémiques tels que les hermines, rats, et opossums qui sont une menace pour les animaux endémiques tels le weka, le kiwi et d’autres oiseaux.

    Depuis, des lignes de défense à multiples actions ont été mises en place : pièges, capteurs et émetteurs préviennent de l’intrusion d’une prédateur; des équipes sont sur place, nous les avons croisés, qui viennent tous le jours relever les pièges.

    Ce programme nommé ZIP pour Zero Invasive Pretator est en test, et s’il est prouvé efficace, pourra être répliqué à d’autres zones de biodiversité sensibles de Nouvelle-Zélande.

    Le retour est l’occasion de profiter de nouveau de la vue, mais surtout du calme et de la sérénité de cette zone de foret native. On comprend bien combien les polynésiens qui ont débarqué ici vers le 12ème siècle ont été conquis pas cette terre si inspirante, riche en ressources et à la nature hospitalière.Les enfants prennent du goût à la marche en tant qu’activité, qui se prête à la contemplation, à la méditation, mais aussi au papotage! Mais ce qui leur plait le plus c’est de cotoyer une nature si préservée.  

    Nous retrouvons Moby qui nous attend sagement au mouillage.

    Ce soir, pas un souffle d‘air, la baie est un lac. Je pars faire un tour en paddle pour récolter des moules pour le dîner.

    la récolte de moules

    C’est si facile, il faut juste se baisser pour les ramasser à marée basse. … et de les accommoder. Certaines sont énormes!

    Ce soir je les cuisinerai en curry rouge avec de la citrouille.

    Puis je pars avec Anna faire un tour de la côte.

    Nous croisons de nombreuses raies qui se nourrissent de coquillages.

    Le lendemain matin, la lumière est très belle, la mer telle un lac se ride tout à coup : des dizaines de dauphins entrent dans la baie. Je passe direct du pyj au shorti, jette le SUP à l’eau, et file en direction des cétacés, avec Anna qui entre temps a aussi enfilé son shorti. 

    En 5mn nous les approchons, et sommes entourés de dauphins, moment vraiment magique.Tandis que le banc de ces dizaines de dauphins tourne et vire, deux d’entre eux restent près de nous, curieux, virevoltant sous le SUP. Je reste au début prudente, ce sont de volumineux Tursiops (des grands dauphin gris) de 3 à 4m de long et qui pèsent chacun une demi-tonne. Mais ils sont tellement gracieux et délicats en nous approchant…

    Nous passons une demi-heure magique au milieu de la beauté sauvage du monde, quel privilège!

    Nous quittons ce matin le Queen Charlotte Sound pour le Pelorus Sound, autre dédale de baies et voies navigable bordées de forêts.

     

  • Début 2017 à Great Barrier et Mercury Islands

    Début 2017 à Great Barrier et Mercury Islands

    Nous arrivons à Great Barrier en provenance de Coromandel et choisissons de nous arrêter au plus proche à Port Fitzroy, sur la côte protégée de l’île : au sein de cette rade, plusieurs petites baies en forme de doigts, protégées par l’ilôt de Kaikoura qui en fait un abri très sûr.

    Loïc nous fait prendre le passage du « Man of War » , petit détroit entre Great Barrier et Kaikoura.

    Je suis à la barre, à la voile, mais avec le moteur embrayé, sur le point d’emprunter cet étroit couloir de 40m de large… quand j’apercoit sur la cartographie grâce à l’AIS un navire se diriger à 12 noeuds à travers le détroit en face de nous…. Sans le voir, je devine qu’il s’agit d’un ferry ,qui dessert sans doute Great Barrier, et me dis que je ferais mieux de ralentir….

    Quelques secondes plus tard, nous apercevons le ferry qui sort du chenal : j’ai bien fait de le laisser passer, il y aurait tout juste eu de la place pour nous deux!

    Original en entrant dans la rade de Port Fitzroy, on tombe sur une barge-poubelles de tri : les néozélandais sont décidément très pragmatiques.  Nous décidons d’aller voir le réputé très beau mouillage de Wairahi Bay. 

    Le mouillage est littéralement bondé. Nous comptons pas loin de 200 bateaux dans l’anse de Wairahi, on se croirait à Ibiza au mois d’août!

    Toute cette promiscuité nous gâche le plaisir d’aborder cette île si sauvage qui nous a pourtant été recommandée par nos amis Neo-Zélandais…. mais eux évitent la côte Ouest de Great Barrier et se réfugient en été sur la côte Est. Fatigués de la traversée, nous mouillons tout de même, et décidons d’apareiller le lendemain matin.

    Nous longeons Little Barrier, réserve naturelle sur laquelle il est interdit de débarquer, puis passons le cap des Aiguilles :

    Les Needles (aiguilles en anglais) sont impressionnantes.

    Nous arrivons devant un mouillage sublime, la plage de Whangapoua.

    Cette immense baie recèle plusieurs autres petites plages que nous découvrirons au fil des jours, propices aux abris des vents de Nord-Ouest comme ce soir à Tapouvaï.

    Pour le moment, nous filons à terre à la découverte de la partie nord de la plage, interminable….

    les enfants courent à perdre haleine,

    et découvrent sous le Pohutukawa, 

    une balancoire!

    Oh surprise : cette partie de l’île est à vendre!

    Et ne trouve apparemment pas prenenur depuis 2 ans, bien que sa situation soit exceptionnellement belle.

    Mais les terres agricoles sont peu fertiles, arides et difficiles  à exploiter car faites de collines arides.

    Nous retrouvons avec grand plaisir notre ami Bruce sur son trimaran Trio, 

    avec ses enfants Alex et Katie qui ont l’âge d’Arthur et d’Anna, et faisons la connaissance de Stephanie, sa femme.

    Ca tombe bien, aujourd’hui, c’est L’Epiphanie et nous venons de cuire une galette des rois-gâteau breton! Ils sont ravis de partager avec nous cette tradition française aux lointaines origines chrétiennes.

    Le lendemain, nous prenons un jour off sans école pour passer la journée à la plage avec nos amis. Baignade, pic-nic,

    farniente sous le soleil, crapahute dans les rochers, balade en SUP,acrobaties dans les branches de Pahukahutas, exploration de la plage, recherche de trésors comme ce crâne de piaf, 

    écriture au charbon…., hmmm, qu’ils sont sales ces enfants!

    …..et terminons la journée par un feu de camp,

    pour y griller des chamallows dans la grande tradition anglo-saxonne.

    Un autre jour, nous irons explorer les dunes. Les enfants se jettent en roulé-boulé dans les pentes, et regrettent de ne pas avoir apporté de quoi glisser…

    Le lendemain, les garcons tentent de surfer sur le sable avec un body-board… C’est parti!
    Les débuts sont un peu acrobatiques…

    premiers essais à plat ventre,

    puis debout.

    C’est encore mieux avec plus de pente.

    Et voilà, très stylé, Arthur!

    sans oublier le finish’.

    Une autre fois, nous  allons à marée haute en annexe dans la lagune. L’avantage c’est que nous pouvons emporter plus de matos = body-boards, skim, cerf volant de traction….

    Arthur tente le coup allongé sur le body-board, tracté par le kite…

    Victor s’y essaie aussi, mais il est trop lourd.

    La sieste sur le sable chaud, c’est bien aussi, surtout pour le papa coach de sport qui court depuis 2h après le cerf-volant…

    Sur la partie sud de la plage, il y a un spot de surf fantastique pour les enfants et les débutants comme moi.mais aussi très agréable pour les surfers confirmés.Une lagune se vide et se remplit à chaque marée, provoquant des vagues de sable faciles et accessibles : côté plage, les enfants ont pied et peuvent remonter les vagues sans problème.

    Arthur prépare sa planche et la waxe. Il prend ca très au sérieux… Il faut dire que notre petit bonhomme de bientôt 8 ans est accro à la glisse, il dort même avec sa planche dans sa cabine…J’ajouterais que son tempérament volcanique s’adoucit après une bonne session de surf….

    De mon côté, je suis impatiente d’essayer la toute nouvelle planche de Victor : une 130l Exocet, qui devrait également me convenir!

    C’est Victor qui la ramène à bord :

    Il n’est pas loin de planer.

    Sur la plage, nous croisons des huitriers-pie, qui nous pépient dessus, de plus en plus fort.. nous comprenons vite que le nid n’est pas loin, mais mettrons quelques minutes à le repérer!

    L’oeuf est incroyablement camouflage, couleur de sable. Qui l’a repéré?

    En fin de journée, c’est le repos des sportifs, et séchage des néoprène pour le lendemain. Nous avons ressorti notre équipement breton : combis intégrales pour les enfants, intégrale manche courte pour Loïc et long john pour moi.
    Dans la nuit, le vent s’est levé, Loïc est ravi d’essayer la nouvelle planche de Victor par 20 noeuds de vent.
    Il s’éclate.
    La planche est apparemment très rapide, et finalement très maniable dans les vagues malgré son volume.
    Au bout de quelques jours, nous croisons Barbara, la soeur de notre ami Bruce, sur son trimaran Trilogy. Nous avions rencontré Barbara au Fidji, alors qu’elle représentait le Fédération internationale de Surf pendant la compète de SUP Surf de Cloud Break. Nous nous étions donné rdv en ce début d’année à Great Barrier, et sommes ravis de faire la connaissance de son mari Shane et de ses filles Amy et Samantha. Dans les traces de la maman et de l’oncle champions olympiques, toute la famille fait du surf, de la planche, de la voile….On connait le terme de « watermen »  et de « waterwomen », consacrant les sportifs brillant dans les sports de glisse, mais « waterfamily »  serait plus approprié pour les Kendall!
    Dans l’après-midi, en début de marée montante, nous partons surfer en famille. Barbara est déjà à l’eau avec ses filles.
    Loïc est en SUP, et surveille Arthur et Victor en surf ; Anna et moi nous amusons dans un mètre d’eau en bodyboard .
    Après avoir passé 2h à coacher les enfants dans l’eau, nous les ramenons à bord  et repartons tous les deux en SUP surf.
     
    Après le dîner, Barbara et Shane nous apportent des ormeaux pêchés un peu plus tôt dans l’après-midi, Bruce et Steph du vin blanc, il nous reste une galette des rois : voilà une fin de soirée improvisée  comme on les aime.
    Le courant passe bien entre les 7 enfants, Victor servant d’interprète franco-anglais.
    Le lendemain, Bruce (en kitesurf), Loïc et Shane tous deux en planche tirent des bords le long de la plage,
    pendant que Barbara navigue en  planche, aux côtés de sa fille ainée Sam en optimiste.
    Nous sommes gâtés par le temps, venté et ensoleillé, les couchers de soleil sont superbes, les levers aussi
    et la lune bientôt pleine.
    La faune nous surprend toujours : ici un petit pingouin
     
    Les « Blue Pinguins » sont les plus petits pingouins du monde : très rondouillards , ils peuvent à peine tenir debout à terre, et se déplacent surtout à plat ventre… ou en nageant!
     
    Déjà 8 jours que nous sommes à Whangapoua, sans avoir vu le temps passer. Bruce nous propose de l’accompagner à Mercury Island.
    Nous profitons de la nav matinale pour avancer sur le programme de l’école : ca n’est pas toujours facile de travailler pendant que les petits copains sont en vacances. Alors nous tentons de rester ludiques et motivants dans les apprentissages. Un matin Loïc donne une leçons de navigation aux garcons, y incluant, chacun à son niveau, calculs, vocabulaire technique, et problèmes pratiques à résoudre.
    De mon côté, pour les maths, je suis ravie de pouvoir utiliser au quotidien les barrette Cuisenaire (du nom de son génial inventeur il y a près d’un siècle) pour rendre concret le dénombrement et les grandeurs (pour Anna 4 ans),
    les compléments à 10, les multiplications, la résolution de problèmes
    pour Arthur 7 ans,
    les équations, les proportions et le théorème de Pythagore pour Victor 13 ans. Et en plus, les enfants y jouent comme avec des Kapla (que nous avons laissé à la maison  : trop lourd et trop volumineux).
    Nous arrivons à Mercury Island vers midi,
     suivis de près par Trio.
    Le contraste des falaises crayeuses, des collines roussies par le soleil, des bois veloutés de verts et des plages immaculées est saisissant.
    On nous avait vanté la beauté de « Coralie Bay », et nous sommes charmés.
    Anna et moi explorons une première plage en paddle, puis grimpons la colline.
    En explorant la seconde baie, nous retrouvons Stéphanie, Katie, Alex et leurs grands-parents Tony et Peggy, avec qui nous faisons agréablement connaissance. Ils naviguent sur leur voilier Sunlight depuis…. plus de 40 ans! Sunlight est donc le voilier sur lequel  Bruce, Barbara et Wendy ont leurs souvenirs d’enfance…..
    Les filles s’approprient cette incroyable hutte en forme de coque retournée.
    Nous admirons la construction 100% bois flottés!
    Le coucher de soleil promet d’être très beau,
    sur cette île aux milliers de moutonsEffectivement, le dégradé de couleurs est subtil
    Mais le lever de lune est encore plus impressionnant!
    Après 24h d’un aller-retour infructueux à Whitianga pour remplir nos bouteilles de gaz, nous remettons cap vers Mercury Islands. Le reste de la « croisière »   se fera au camping-gaz!
     
    En attendant, le midi, ça sera salade, sandwichs, chips et crackers;
    Le soir soupe ou pasta au thermomix; et le matin, fini les pancakes et brioches faits par maman,  bonjour les céréales ou le pain de mie!
    Nous nous alignons en cela sur nos amis de Trio et Trilogy, pour qui le confort à bord de leurs trimarans de 32 pieds rime plutôt avec camping.
     
    Le second mouillage que nous visiterons est celui de Peachgrove.
    Très fréquenté en ce samedi de week-end ensoleillé, le mouillage sera bizarrement désert le lendemain…
     
    Victor a sorti son skim board, les conditions sont idéales. 
    En cette fin de séjours, les réserves de nourriture de nos amis sont au plus bas : nous les accompagnons à la pêche à pied!
     
    Bruce trouve quelques ormeaux, appelés Paua en Maori (prononcer pawa), et des oursins également.
     
    Moi je préfère les bigorneaux. J’en teste 2 sortes : des gris, de taille moyenne qui ressemblent  à nos bigorneaux, et des noirs plus gros, appelé « cat’s eyes », et qui s’ornent d’un magnifique opercule en nacre, irisé comme un oeil.
    Une fois cuit, ça ressemble vraiment au bigorneau de chez nous, en un peu plus caoutchouteux. 
    Arthur, à marée basse construit un barrage sur le ruisseau.
    Le lendemain, avec les paddles, nous allons remonter le ruisseau :
     Bruce et Alex sur une Mistral One Design,
    Steph et Katie en SUP,
    Loïc prend Arthur, et j’embarque Anna.
     et c’est parti!
    Nous longeons des berges foisonnantes de plantes, avant d’arriver après 10mn de glisse et 3 mn de marche à une cascade!
    Les enfants se jettent à l’eau (facile, ils sont en combi intégrale, les veinards!)
    J’enfile ma mini combi néoprène, acheté pour le SUP l’été en Bretagne,  etqui convient parfaitement pour la natation en Nouvelle-Zélande.
    Plus courageux, Steph et Bruce y vont en maillot
    ce fut un chouette moment à partager en famille
    et entre amis
    Anna ramène au bord Alex, qui fait semblant d’être un peu fatigué… merci l’apprentie-sauveteuse!
     Le retour se fait avec le courant,
    Anna rentre à la nage avec son body-board!
    Ca y est, nous arrivons à l’embouchure de la rivière,
    la plage n’est pas loin
    Ca y est!
    Les enfants referont 10 fois la descente de l’embouchure, c’est trop bien!!!! C’est comme du rafting, en eau peu profonde.
     
    Victor est resté courageusement bosser son francais à bord de Moby nous rejoint en paddle
     pour un pic-nic.
    Le lendemain, au vu du vent qui s’est levé assez fort, nous nous décidons de rentrer en 2 étapes à Great Barrier : 1ére étape pour la nuit à Mercury Harbour. La mer est agitée pour Moby, et que dire pour Trio!
    Sur le chemin, des dauphins nous accompagnent quelques minutes dans le sillage de Moby. 
    Notre second stop se fait à Stony Bay.
    Nous allons à terre en annexe pour explorer la crique adjacente : Shag bay. Arthur a trouvé un nouveau mode de relaxation original… La première crique de galet propose une petite marche longeant le ruisseau….
    Mais qui s’avère impraticable.

    Sur la seconde crique, une balançoire permet de traverser le petit bras d’eau : les garçons s’y risquent… avec plus ou moins de réussite!

    Nous parcourons la plage de galets à pied, à la recherche quelques trouvailles naturalistes :
    une pousse de « flax »  (ou harakeke en Maori), cette plante versatile  utilisée tressée pour confectionner toutes sortes d’objets utilitaires : une grande variété de vêtements, des sandales, de la vaisselle, le toit de huttes, des tapis, matelas, des jouets , des flutes.…
    OU filée pour faire des cordages, lignes et filets de pêche , échelles de corde. On l’appelle aussi Lin natif néo-zélandais, car elle s’apparente par ses qualités au lin européen. Elle pousse partout, et même sur la plage!
     
    des coquillages… qui font le bruit de la mer
     
    des arbres aux branches si tortueuses que celle-ci forme un cercle parfait!
    Arrivés à Port Fitzroy le lendemain, Stéphanie propose de venir à bord peindre le visage des enfants. Après de longues études en psychologie, archéologie, avoir travaillé pour des instituts de recherche et des musées, Stéphanie se consacre depuis 2 ans au « Body Painting », avec grand succès! IL faut dire que son travail est impressionnant.
     Anna choisit le papillon et l’arc en ciel
    Arthur choisit d’être peint en requin!
    et Victor…. en Zombie!
    Très réussi, on s’y croirait.
     
    Nous apercevons Trilogy arriver au mouillage, ils viennent à bord nous faire un petit coucou.
    Les enfants nous préparent une blague…Bouh!
     Les enfants jouent à l’avant,
    pendant que les garçons vont aider Tony à retrouver son hélice, perdue par 5m de fond vaseux… Loïc sort son matos de plongée, suivi de Shane, avec Bruce qui organise un périmètre de recherche.
    Au but d’une heure de recherches, Shane remonte victorieux avec l’hélice!
     
    Nous improvisons un apéro-dinatoire à bord de Moby pour fêter la bonne nouvelle! Scruffy, le chien de Barbara et Shane est d’accord! Great Barrier est très réputé pour ses trails, il est temps d’aller y goûter!
    Nous décidons le lendemain d’aller marcher  avec l’équipage de TRio :  Je rêve de monter jusqu’en haut du Mont Hobson, la vue y est spectaculaire parait-il. ais c’est une trop longue marche pour Anna et Alex.
    Nous prenons un pic nic, et empruntons le Kiwiriri Track menant au Mont Hobson : nous ferons demi-tour après la pause déjeuner.
     
    Pour entrer dans la foret, il faut se désinfecter les semelles, afin d’éviter de transmettre une maladie aux Kauris, ces majestueux arbres aux troncs épais et élancés.
    Le « Kauri Dieback » sévit partout ailleurs en Nouvelle-Zélande, mais pas encore à Great Barrier.
    Il faut dire que le Conservatoire du Littoral met de gros moyens en oeuvre, comme ce chemin partiellement pavé de bois.  
    Nous rencontrons en chemin une autre famille francaise  de Nouvelle-Calédonie apparentée à Bruce et faisons le chemin avec eux : Victor est heureux d’avoir trouvé un ado de son âge.
    C’est passionnant de faire cette marche aux côtés de Stéphanie et de Bruce qui connaissent très bien l’île, (c’est là qu’ils ses son rencontrés, et mariés!), et ses plantes : tel cette feuille « Toilet Paper »! eh oui, sa face antérieure est si douce que les bushmen s’essuyaient avec…Bruce et Stéphanie voulaient s’arrêter pic-niquer devant une petite piscine d’eau où ils avaient leurs habitudes; mais ils semble qu’elle ait disparu. Les pluies ont été rares ces derniers mois, et une grosse tempête a endommagé le trail il y a 2 ans et demi, transformant le lit de la rivière, créant éboulis et barrages de troncs d’arbres.
    Nous nous arrêtons finalement pour déjeuner, puis empruntons un pont de singe. Malheureusement, je me blesse en remontant le lit de la rivière : le bruit est net :  un CLAC dans mon mollet gauche, c’est une déchirure musculaire. Je vais devoir rentrer en claudiquant. La famille de calédoniens continue jusqu’au Mont Hobson et se propose de garder avec eux Arthur et Vicor qui sont ravis!
    Je redescends tranquillement avec Loïc, Anna, Bruce et sa famille.
    J’ai déjà connu ce genre de bobos : une semaine de douleur vive, à se déplacer en boitant, un mois de repos sans sport pour bien se remettre, et d’ici 6 semaines, la reprise en douceur étalé sur 2-3 semaines…
     
    Entre les petits qui jouent, et moi qui claudique, nous sommes très lents… c’est l’occasion de passer du temps à regarder les plantes, quelles merveilles!
     comme certaines fougères, très géométriques
     ou le Kauri, cet arbre au tronc massif, le plus haut de nouvelle Zélande, qui monte jusqu’à 60m, avec un tronc lisse de toute branche jusqu’à 30m de haut et donne des circonférence de 11m! Ce bois était très réputé pour ses qualités, et réputé meilleur que n’importe quel variété de pin. Le Capitaine Cook lui -même, premier grand explorateur de la Nouvelle-Zélande, le recommandait pour la fabrication de mats et d’espar de navires. Il est été très exploité, trop, et s’en suit un programme aujourd’hui de reforestation comme ici à Great Barrier, on l’on trouve beaucoup de juvéniles. Sa croissance est très lente, il va vieillir jusqu’à 1500 ans!;
     
    et les Nikau, palmiers endémiques de Nouvelle Zélande : les palmiers les plus austraux du monde! Et leurs feuilles imperméables étaient utilisées autrefois pour les toit des huttes.
    A l’arrivée, nous apercevons l’estuaire encombré des arbres morts charriés par la tempête des années précédentes.
    Voilà le parking à annexes!
    Nous restons une heure à la plage, les enfants s’amusent à faire des réseaux fluviaux. Nous savourons cette dernière escapade « nature » avant une période de 2 semaines de travaux entre Auckland ou nous passerons la semaine prochaine à la marina et Wangarei, où nous sortirons le bateau de l’eau fin janvier pour une semaine à sec.
  • Nouvelle-Zélande : découverte de « Bay of Islands »

    Nouvelle-Zélande : découverte de « Bay of Islands »

    La Nouvelle-Zélande, destination qui nous fait rêver depuis des mois…. tant ceux qui ont visité ce pays, par la terre ou la mer en sont dithyrambiques….  Mais nous nous posons aussi beaucoup de questions : cette escale imposée de 4 mois, c’est long, et ne va-t-on pas avoir froid sur un bateau équipé pour naviguer sous les alizés? Ne vaudrait-il pas mieux filer directement vers l’Australie et visiter la Nouvelle-Zélande en camping-car par la terre?

    Mais l’envie de naviguer en pays tempéré nous tente aussi. Il ne s’agit pas seulement de passer l’été austral loin de de la zone des cyclones et tempêtes tropicales, ni de réaliser l’escale technique annuelle  : nous rêvons de savourer une navigation côtière un peu comme en Bretagne, le plaisir des marées, de la pêche à pied, de se réchauffer au soleil à l’abri d’une crique ou autour d’un bon thé bien chaud. Et aussi de redécouvrir les bons produits de nos terres tempérées comme les pommes, la crème fraiche, les huîtres, les fraises, les moules, les fromages affinés et le vin rouge!

    Amarré à la marina d’Opua

    Alors, banco, c’est parti pour 4 mois de Nouvelle-Zélande!

    Loïc vous a déjà narré notre nav’ depuis les Fiji, je me contenterai de reprendre le fil à notre arrivée à Opua. A peine avons-nous fait les formalités d’entrée sur le territoire que nos amis nous convient à une petite fête dans un vignoble : nous célébrons nos retrouvailles avec les bateaux-copains :  Invictus, Excallibur, Mercredi soir, Fata Morgana, sont les bateaux des amis avec qui nous avons traversé le Canal de Panama, puis navigué en Polynésie pendant 6 mois.

    le vignoble de l’Omata Estate, qui surplombe la bay of Islands

    Nicole a organisé pour l’occasion une petite fête de St-Nicolas pour les enfants,

    et aussi pris deux gros gâteaux au chocolat pour que nous soufflions les bougies des 13 ans Victor!

    Nous sommes très heureux de tous nous retrouver, pour se raconter nos traversées- très musclée pour certains, et les dernières semaines que tous ont passé aux Tonga pendant que nous étions au Fiji.
    Les  enfants sont ravis de retrouver leurs copains, de jouer ensemble à terre, de se faire gentiment sermonner par Saint-Nicolas, et de déguster leurs bonbons, noix et clémentines…

    Après 3 jours d’escale à se reposer (3 nuits bien calmes amarrés par 4 grosses aussières, c’est boooon), faire les lessives, et s’organiser, il nous tarde d’aller explorer la très célèbre « Bay of Islands » toute proche : sorte de mix entre la rade de Brest pour son relief et ses plages, le golfe du Morbihan pour ses nombreuses petites îles, et les abers pour l’ambiance campagnarde et maritime à la fois.

    Première destinations : Russel!

    Ce pimpant village de 1000-et-quelque habitants est fier d’être anciennement fondé en 1800, repaire des baleiniers venant se ravitailler entre 2 pêches. C’était surtout un lieu de débauche connu sous le nom de « Hell-hole » (trou de l’enfer) : un vrai repaire de malfrats et de baleiniers, se retrouvant au Marlborough, premier pub sous licence de tout le pays, tenu originellement par un ancien tôlard!

    Aujourd’hui c’est une destination chic pour les vacances, et un lieu de ravitaillement pour les bateaux venus visiter la Bay of Islands. De très jolies petites maisons anciennes jalonnent le village.

    Nous partons faire notre première ballade à terre en direction du site historique du « Signal Flagstaff »  : le premier mat de signal de Nouvelle Zélande, portant drapeau britannique, dressé 5 fois, et abattu 4 fois par les tribus Maoris, avant un définitif traité de paix en 1857.

    en haut de la colline, vue du Flagstaff
    Vue vers Russel
    Explications historique du Flagstaff

    Déjà, la végétation est fascinante : fougères arborescentes, plantes grasses, hisbiscus tropicaux : le climat est plutôt Méditerranéen. Mais nous retrouvons aussi les pissenlits, la bruyère….

    Les enfants découvrent aussi la faune locale : un Weka, petit oiseau de la famille du célèbre Kiwi néozélandais, peu farouche ma fois. Un phasme également, repéré par Victor, passe de bras en bras : fascinant! Et la mante religieuse! Là, ce sont de drôles de cocons…..des les nids d’araignées… Ici c’est le printemps, et la nature foisonne.

    Le soir, nous faisons l’expérience de notre premier coucher de soleil au mouillage : la lumière est superbe, le ciel s’embrase. Ce n’est que le premier d’une longue série.

    En quittant Russel, nous passons devant Waitangi, lieu du célèbre traité de paix entre les Maoris et la couronne britannique, et célébré tous les ans le 6 mai, devenu jour férié en Nouvelle-Zélande.

    La colonisation de ce petit bout de terre austral ne se fit pas sans mal, les populations Maori au départ accueillantes ont mené lavie dure aux colons, et la cohabitation ne fut pas toujours facile. Bye-Bye Russel.

    Motuarohia : Roberton Island/ Assassination Cove

    Nous quittons Russel le matin et naviguons de concert avec Excallibur, trop contents de retrouver nos amis après leur avoir dit au-revoir il y a 2 mois à Bora-Bora.

    Les enfants s’entendent particulièrement bien, formant 3 binomes, ce qui nous change de nos trios : Anna presque 4 ans, et Eleonore presque 5 ans, Paul et Arthur, tous les deux 7 ans, Victor 13 ans et Charles bientôt 12 ans.

    Nous partageons aussi le même rythme : 2 à 3 heures d’école quotidienne, de préférence pendant la nav du matin, profitant de ce « temps masqué « du changement de mouillage. L’après-midi, nous nous retrouvons pour des balades à terre, jeux sur la plage, et parfois un pic-nic ou un apéro.

    Notre premier mouillage sauvage est l’île de Motuarohia,

    Elle est plus connue sous le nom de Roberton Island, car Cook y a mis le pied à terre lors de sa première circumnavigation autour de la Nouvelle-Zélande.

    la plage de Roberton Island

    Je recommande pour cela l’agréable lecture du récit trop méconnu de Jules Vernes  « Les  3 voyages du Capitaine Cook » aux Editions Magellan et Cie, qui relate les 3 circumnavigations du célèbre découvreur. Nous sommes accueillis dans la baie par de grands dauphins gris : coup de chance, j’étais sur mon SUP entre la plage et Moby, et me dirige vers le petit groupe, ils jouent, virevoltent, moments magique. C’est presque flippant de cotoyer de si près de telles masses.

    Les enfants sont à la plage, ils courent les approcher.

    Quel spectacle ils nous offrent!

    Nous montons au sommet, la vue y est magnifique.

    C’est l’occasion de faire une photo de famille :

    Nous rentrons à bord de Moby en paddle, embarcation plus pratique que le dinghy quand il y a du marnage comme ici dans le Nord de la Nouvelle-Zélande.

    retour à bord de Moby en Sup

    Loïc prend qu’un seul enfant sur sa 14′ de 25″ de large seulement…. elle est rapide, mais assez instable. C’est donc moi qui embarque Arthur et Anna sur ma 12,6 le compromis idéal de performance et de capacité de chargement.

    Le soir, toujours en compagnie d’Excallibur, un Garcia 50,  nous partons vers Assassination Cove, la baie où Marion-Dufresne fut assassiné par les Maoris.

    Pratique quand on navigue à 2 bateaux, on peut se prendre en photo!

    C’est très bucolique, les oiseaux approchent Moby de très près.

    Le soir, Loïc et moi allons à terre en padlle chercher la stèle commémorative de l’évènement, sans succès. Nous serions-nous trompé de baie?

    Moturua/Waewaetorea Island

    Cap vers un autre ilot emblématique de la Bay of Ilsands : Moturua. La nav’ est belle entre les îlots.

    ces roches ont un faux air des Tas de Pois, non?

    Et les maisons sont assez extraordinaires.

    Après la traditionnelle matinée de petite nav/école à bord, nous partons nous balader l’après-midi à terre. La végétation de lande est très sauvage, nous découvrons une autre plage .

    Les enfants y font des découvertes naturalistes.

    Nous sommes tous facsiné par les arbres qui bordent le littoral, leurs racines tortueuses épousent la forme des falaises : le Pohutukawa est emblématique de la Nouvelle-Zélande. Il se couvre de fleurs rouges à Noël, en pompons bien brillants, ca va être magnifique!

    Le retour vers le mouillage est tout aussi beau.

    Le soir, nous allons vers un mouillage plus calme pour la nuit

     

    Nous arrivons en fin de journée à Waewaetorea Island, un mouillage très calme.

     

    Après dîner, les enfants mis au lit, nous partons faire un tour en SUP.

    Le coucher de soleil est encore une fois magnifique.

    Cavalli Islands

    Nous appareillons le matin vers « Cavalli Islands », petit archipel à mi-chemin entre Bay of islands et Wangaroa, notre destination.

    Encore une fois, nous sommes sous le charme de cette plage,

    et de la ballade qui nous mène sur les hauteurs de l’îlot.

    Du haut de la balade, la vue panoramique sur l’archipel est sublime

    Et pourquoi pas une photo de groupe, pour changer?!

    Comme nous sommes rentrés tôt, nous improvisons rapidement un apéro dinatoire sur la plage :Les produits locaux y ont la part belle : moules marinées, vieux cheddar, fromage fumé, fruits confits….et les légumes locaux : tomates cerises, dés d’avocats, rondelles de carottes….

    et n’oublions pas le champagne local! l’Akarua brut, en, provenance du central Otago, dans l’île du Sud est vraiment très bon, sec, des bulles fraiches, pas dans la finesse, mais efficace!Les enfants s’arrangent une cabane sous les arbres pour leur picnic.

    Le soleil se couche, il est temps de rentrer

    Le lendemain, nous atteignons notre but : Whangaroa, une petite rade située au nord d’Opua.

    l’entrée dans Wangaroa, presque masquée….

    Nous faisons un rapide et basic avitaillement à Whangaroa Harbour, cherchons en vain à acheter des huitres-il y a pourtant 4 ostréiculteurs dans la zone…. Nous finissons pas demander à la tenancière de la petite boutique où en trouver : sur les rochers pardi! Evidemment…..

    Loïc part donc explorer les rochers de St-Peter à marée basse, et revient avec quelques huitres sauvages… bien laiteuses, car nous sommes en plein été, et très fortes en goût. 3 chacun et nous sommes rassasiés!
    Nous n’avons en effet plus l’habitude d’huitres si fortes en goût, nous les mangeurs d’huitres affinées. Nous découvrons qu’en Nouvelle Zélande, c’est difficile d’acheter les fruits de mers et les poissons, chacun doit se charger de les pêcher!

    La nuit tombe, le soleil embrase de nouveau le ciel, chaque soir est un festival de dégradés.

    Après avoir dormi à St-Peter, nous nous réveillons sous la brume, 

    et prenons notre petit dèj la regardant se lever, heureusement très vite.

    Nous retournons près de l’entrée de la rade, vers Rere bay, au fond de laquelle on peut remonter une rivière en dinghy : un super but de promenade après le déjeuner : nous emmenons des biscuits et notre thermos de café! Loïc part en annexe avec les enfants, et moi en SUP.

    Dernière soirée à Whangaroa, 

    Demain nous quitterons la région et mettrons cap au sud, en direction d’Auckland où nous voulons être pour les fêtes de fin d’année, en faisant quelques escales en chemin bien sûr. A très vite!

  • Fiji : supporters de l’équipe de France de SUP!

    Fiji : supporters de l’équipe de France de SUP!

    En arrivant au Fidji il y a un mois, nous avons appris qu’aurait lieu mi-novembre sur le spot de Cloudbreack le championnat du monde de Stand Up Paddle (SUP). Et qu’en plus, y participerait Benoit Carpentier, l’un des meilleurs SUPsurfers francais, que nous connaissons bien puisqu’il vient du même petit village finistérien que nous!img_3959

    Ses parents nous ont mis en relation, et nous nous sommes donné RDV du côté de Cloudbreak, à quelques NM de Malolo et de la marina de Denarau pour la fin de notre séjour Fidjien.

    img_7836
    Sur Moby, nous jouons les supporters

    Les championnats du monde comprennent 3 disciplines :

    • le Sup surf qui a lieu sur le mythique spot de surf de Cloudbreak,
    • les courses de Stand Up Paddle : longue distance, technique et run.
    • le prone surfing, discipline encore plus confidentielle qui se pratique à genou ou allongé sur une planche.

    Mercredi 16 novembre : Tech races à Cloudbreak

    Nous avons raté le premier jour de compétition, qui se déroulait le dimanche 13 novembre à Cloudbreak pour les SUP surf,  mais sommes bien là le jour où se courent les « technical races », hommes, et femme en SUP et en prone : 3km autour de 4 bouées.img_3581

    Nous mouillons Moby dans la passe, par 10m de fond, et sommes au premières loges pour les départs!img_7814

    Les filles s’alignent pour le départ des demi-finales.img_8762

    Le française Olivia Piana arrive en tête, elle confirme sa place parmi les meilleures mondiales puisqu’elle gagne la médaille d’argent! La deuxième demi-finale part, puis c’est au tour des hommes.

    Pas de spectateurs, seuls les bateaux des équipes sont sur place, avec un bateau-orga, l’un des Ferry qui d’habitude desservent les îles de Mamanuca, et une barge chargée de transporter les planches des coureurs.img_0626

    On aperçoit derrière le reef, dans le lagon, la tour de juges, la même que celle qui est utilisée lors du Chamionnat du monde de surf en juillet.img_9153

    Puis c’est le départ des hommes : nos deux meilleurs atouts sont Titouan Puyo et le jeune Arthur Arutkin, qui gagnent respectivement la 4ème et troisième place : bravo!!

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    En fin de journée, nous quittons la passe, et rejoignons Musket Cove pour la nuit, où aura lieu le lendemain la course de longue distance.

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    la plage de Musket Cove où aura lieu l’arrivée des courses de longue distance

    Jeudi 17 novembre : Longue distance homme : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove

    Nous sommes donc sur place à Musket Cove pour voir l’arrivée de la longue distance hommes :

    Un magnifique Doublé Francais! Titouan arrive second, suivi de Arthur 3ème ex-aequo avec le Tahitien- qui court pour Tahiti, et non pas pour la France, bizarrerie des tableaux outremer….

    Nous sommes là en famille pour soutenir toute l’équipe, en particulier Benoit Carpentier, notre plougonvelinois! IL est de repos aujourdhui, mais est présent pour soutenir ses coéquipiers de l’équipe de France;img_3131

    La course fut rude, la chaleur accablante, pas un souffle d’air et un très fort courant sortant de la passe à Cloudbreak a cueilli les coureur dès le départ.

    Mon frère Thomas et son amie Sonia

    à l'arrivée!
    à l’arrivée!

    Anna,  super fière d’arborer le drapeau français! petite discussion avec Benoit  : « _Plus tard, tu préfères être une princesse ou une surfeuse? »

    Anna : « _Surfeuse exploratrice! »img_1690

    Vendredi 18 novembre : longue distance femmes : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove. 

    Le vendredi, c’est toujours la pétole et la forte chaleur qui règnent. Heureusement , le départ a été donné plus tôt ce matin, il y a moins de courant sortant à Cloudbreak : les filles vont souffrir (un peu) moins que les hommes hier.

    Nous sommes bien sûr toujours là à l’arrivée, avec notre pagaïe-draêau français, espérant trouver la française Olivia dans les 3 premières!img_3800

    Ce n’est pas aussi serré que la veille hier pour les hommes : Olivia arrive seconde sous les « Bravos » des 4 supporters francais … Nous quoi!

    Queques minutes plus tard, c’est l’arrivée des prones filles : les 2 premières bataillent jusqu’au finish, nous offrant un sprint époustouflant, et nous arrachant des hurlements d’encouragement.

    Nous apercevons Jean-Luc, le président de la Fédérantion Francaise de Surf, rencontré hier sur la plage.img_3827 Il est venu encourager Flora, qui arrive au coude à coude derrière la 3ème, et nous offre un finish de toute beauté, emportant à l’arrache au prix d’un sprint mémorable sa médaille de Bronze!!img_3830 img_3839

    Elle mettra d’ailleurs un peu de temps à s’en remettre, et restera sous oxygène une bonne demi-heure.

    Un peu plus tard, tous les coureurs et coureuses sont sur l’eau pour accueillir la dernière concurrente : l’indienne qui termine sous les encouragement et les hourras de la foule!

    Je suis particulièrement admiratives de femmes de ces pays, l’Inde, Fiji, qui pratiquent ce quisont chez elles des sport d’homme : ce sont des tempérament comme elles qui font changer l’image de la femme et du sport, monrtant aux plus jeune que oui, c’est possible.

    Nous restons une bonne heure sur la plage à discuter et regarder le spectacle.

    Nous embarquons à bord mon frère Thomas, qui est resté au Fiji quelques jours de plus pour assister à la compétition.

    Nous quittons Musket Cove dans l’après-midi pour aller mouiller MOBY sous le reef de Cloudbreak, histoire d’être au plus tôt le lendemain matin sur le site pour voir la compète de SUP dans les vagues!img_3907

    Samedi 19 novembre : dernier jour des SUP Surfer

    Les conditions sont difficiles à Cloudbreak ce matin. Le vent souffle à 20 noeuds, les vagues sont de belle taille heureusement : le spectacle va être grandiose. D’autant que le vent et le houle sont prévus de forcir tout au long de la journée.img_0148

    La compétition commence avec les filles.img_9046

    La francaise Caroline Angibaud prend ses marques Cloudbreak (top blanc) . La remontée est difficile, contre le vent. Les surfers sont autorisés à être remorqués jusqu’en dessous de la vague à hauteur de la première bouée jaune.

    Caroline nous montre un très beau surf et se qualifie pour la finale.

    Chez les hommes, le spectacle commence avec les éliminatoires.img_9084

    Le premier français que l’on voit surfer est Jeremy Massière (top jaune), qui se qualifie.

    La compétition bat son plein, les runs se succèdent :

     

    Puis c’est au tour de Benoit Carpentier (top rouge)

    Le bateau de l’équipe de France st à l’ancre à quelques encablures devant Moby.

    le bateau de l'équipe de France
    le bateau de l’équipe de France

    Les vagues grossissent à vue d’oeil.

    Benoit est de retour sur la scène. (top jaune)

    Il rentre au bateau-comité, sélectionné pour le heat suivant.

    La difficulté des éliminatoires est d’enchainer « heats » sur « heats » pour pouvoir se qualifier pour les finales

    Jerémie Massière est de nouveau là.  (top blanc) Il ne sera malheureusement pas qualifié pour les finales.

    Puis c‘est Benoit de retour (top blanc), qui ne se qualifie pas non plus, visiblement épuisé par ces rounds successifs.

    C’est enfin au tour de la finale filles! Caroline Angibeaud, en top noir et planche rose.

    La remontée contre le vent est épuisante : pas loin de 25 noeuds soufflent à présent.

    Caroline retrourne chercher sa planche, intacte…. L’équipe de France aura en tout cassé 4 planches lors de cette compétition.

    C’est fini pour l’équipe de France, qui repartira tout de même avec la médaille de Cuivre pour Caroline!

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    Mais le spectacle continue avec les finales hommes :

    Les runs se succèdent jusqu’à la toute dernière finale , haute en suspense, puis Georgio Gomez (top jaune)le frère d’Izzi, médaille d’or) surgit à la toute dernière minute pour prendre une dernière vague et rafler la seconde place, après avir galéré sur le reef pendant au moins 5mn…C’est Zane Shweitzer (top blanc) qui remporte la médaille d’or avec panache!

    Nous quittons Cloudbreak es images pleins les yeux de magnifique surf, et  rentrons à la marina de Denarau, suivis par le bateau-comité.

    Dimanche 20 novembre : Courses de relai à Denarau et remise des prix

    à 9h , c’est la mise en place des bouées.. juste devant MOBY!img_3926

    Moby sera donc aux premières loges pour assister aux courses de relai et sprints.

    à 10h, nous apercevons les entraineurs venus assister au briefing et les convions ainsi que toute l’équipe de France à venir s’installer sur Moby le temps de la compétition.img_0772
    La vue que nous avons depuis le roof est imprenable sur la ligne de départ et la voile d’ombrage donne aux coureurs un abri appréciable entre 2 évènements.
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    L’équipe est en force, avec un ou deux représentant de chaque spécialité :

    SUP hommes : Titouan Puyo et Arthur Arutkin

    SUP femme : Olivia Piana

    SUP Surf homme : Benoit Carpentier et Jeremy Massière

    SUP Surf femme : Caroline Angibaud

    Prone homme : Julien Lalanne et Jeremy Camgrand

    Prone femme : Flora Manciet

    Pus le staff : 2 entraineurs,  un photographe , un Médecin et le président de la fédé francaise de surf

    Tout ce petit prend place à bord, on est très fiers d’accueillir l’équipe de France de SUP à bord de Mobyimg_1525

    Les hawaiens sont aussi en force et ont loué pour l’occasion un trimaran :

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    les sudafricains aussi.

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    Les coureurs prennent leurs marques, et les spectateur aussi!

    Les courses commencent par le relai  : départ des prone homme, img_0801

    relayés par les SUP femme : Olivia (top orange)  a bien comblé le retard, mais n’a pas pu remonter les  4 premières concurrentesimg_0811

    puis en SUP homme, Arthur se donne à fond, encouragé par Titouan

    et relayé par les prone fille , où Flora se donne à fond!

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    Pour nous ramener une quatrième place!!!!

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    Debrief avec les entraîneurs et le médecin de l’équipe. img_0831

    Au final, la France récolte des médailles dans toutes les disciplines!

    Entre temps, sur MOBY :

    Les hawaïnes savourent leur victoire en relai :

    Notre moisson de médailles :

    médaile de cuivre en SUP sprint homme avec Arthurimg_3984

    médaille de bronze en prone longue distance femme avec Floraimg_3988

    médaille d’argent en SUP tactical race femme avec Oliviaimg_3993

    médaille de bronze et de cuivre en SUP tactical race homme avec Titouan et Arthurimg_3998

    médaille de bronze en SUP suf femme avec Carolineimg_4008

    médaille d’argent en SUP longue distance femme avec Oliviaimg_4016

    Médaille de bronze et de cuivre en SUP ongue distance homme avec Titouan et Arthurimg_4022

    Médaille d’argent en équipe : la France est vice-chamoinne du monde au Fidji!img_4027

    Bravo à notre équipe de France!img_4040 img_4030

  • Partir en exploration

    Partir en exploration

    C’est un des grands plaisirs du voyage : la découverte de nouveaux paysages, d’environnements différents, de cultures autres… A notre disposition, nous aurons les paddle, qui nous permettront d’accéder au littoral discrètement, sans déranger les animaux ni les habitants.

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    L’annexe à moteur nous permettra aussi d’aller plus loin, contre le vent ou le courant, sur des sites de plongée dans les passes, pour remonter des bras de rivière…

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    remontée de rivière aux San Blas

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    objectif : snorkeling à Palawan

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    nous remontons une rivière aux Philippines

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A pieds nous irons gravir les sentiers, arpenter les forêts, et aussi les villages sur notre passage.

     

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    coucher de soleil sur la presqu’île

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    traversée d’un village de pêcheur aux Philippines

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    explorations de cocoteraies aux San Blas

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et parfois, nous userons de moyens de transports plus traditionnels, comme la pirogue aux San Blas, ou les Touk-Touk en Asie!

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    pirogue traditionnelle des Indiens des San Blas

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    Nous partons faire le courses en Touk-touk!