Étiquette : volcan

  • Acores – 3 – Graciosa

    Acores – 3 – Graciosa

    Nous quittons Sao Jorge sous des abords lugubres : des lambeaux de nuages accrochés aux sombres falaises, donnent à la pointe de Rosais une allure fantomatique.

    Graciosa, apparait tout de suite plus douce et rieuse : Ce grand bâtiment, au sud de l’ile, ce sont les Thermes de Carapacho, zone balnéaire réputée pour sa source d’eau chaude soufrée et ses piscines naturelles. 
    Puis le phare de Carapacho, les iles de Baixa et Comprido, réserves naturelles, les flancs de la Caldeira, habillés de pâturages pixelisés,

     des maisons anciennes, traditionnelles, des champs…et enfin, le village de Praia, qui comme son nom l’indique, abrite la plus jolie plage de l’île. 
    Les moulins rénovés, témoignent du passé agricole de l’île : on les prendrait facilement pour les tourelles bâbord d’entrée du port!
    Aujourd’hui, petite journée de navigation entre Faial et Graciosa, nous avions une mission : terminer le dernier des 74 devoirs de Victor, à rendre au CNED au plus tard le 15 juin-dans 2 jours donc…! Comme le sujet d’art plastique ne l’inspirait pas, nous nous y sommes tous mis en famille :
    SUJET : « Construire, avec des matériaux de récupération, une maquette d’une construction, pour des hommes qui vivraient sur une planète où les intempéries n’existent pas, et où leur seule quête est celle du bonheur…. » Gloups, le sujet est un peu intimidant pour un ado qui bosse tout seul.
    Nous voilà tous les 4 (Loic se concentrait sur la navigation…), à lancer nos idées, et les mettre sur papier sous la forme d’un mindmapping. Puis à imaginer les différents éléments du projet, les matériaux à notre disposition, limités à la « poubelle de recyclables » du bord, et la caisse de bricolage des enfants.
    Au final, en 5 à 6 heures de travail collectif, sous la supervision de Victor, voilà notre résultat :
    • Une maison assez simple, pour s’isoler, s’instruire, avec une bibliothèque et une terrasse pour regarder les étoiles.  En brique de lait, batonnets de bois, cure-dent, pâte à modeler
    • un grand jardin en pleine nature, avec un verger pour les fruits, un potager, en pâte à modeler, papier de soie, bouchon de liège, 
    • une cascade pour se laver, un bassin pour l’agrément, des tables, un feu de camp et un BBQ pour cuisiner avec convivialité, des hamacs pour se reposer, avec des arbres pour attirer les oiseaux, en boite de récup’ en métal, flacon de crème, carton, papier de soie….
    • une plage de surf pour être au plus près des éléments, quelques animaux d’élevage, chats et chiens pour la compagnie : voilà pour Victor le concept du bonheur!
     
    Quelques jours plus tard, le résultat tombe : 17/20, on peut être fiers! L’enseignant n’a visiblement pas sanctionné Victor pour le travail collectif réalisé en famille, mais a souligné l’engagement dans le travail et l’effort de mise en forme.
    L’année de CNED se termine, après 8 mois de travail sans discontinuer, 84 devoirs rendus dans 11 matières. Un vrai marathon dont il se tire avec les honneurs, sans une seule impasse, avec de bons résultats dans toutes les matières, et surtout de solides bagages pour entrer en seconde au lycée l’année prochaine.
     

    En fin d’après-midi, je descend à terre avec Loïc pour les formalités. La réglementation aux Açores exige de se présenter dans chaque nouvelle île aux gendarmes : c’est fastidieux certes, mais l’accueil est sympathique.

    la Gendarmerie de Praia

    Je rapproche cela des traditions polynésiennes, de la « coutume », qui veut qu’à Fidji, en Nouvelle-Calédonie, ou au Tonga, il faille se présenter au chef du village pour y faire un cadeau, ou simplement dire qui nous sommes, d’où nous venons, où nous allons. En tant que voyageur, il me semble que c’est la moindre des politesses.

    Il faut dire qu’aux Acores, la paperasse est réduite, et c’est le gendarme qui s’en charge. Dans d’autres pays, les formalités sont interminables (Afrique du Sud), le douanier particulièrement revêche (Antigua), on nous trimbale de bureau en bureau (Bali), le contrôle sanitaire est une épreuve de stress (Nouvelle-Zélande), encore plus quand les plongeurs inspectent la coque à la recherche de coquillages indésirables (Galapagos)…. Oserais-je extrapoler et dire que le degré de civilisation d’un pays est proportionnel à la qualité de son accueil? On verrait dans ce cas Antigua et l’Afrique du Sud tout en bas de la liste, et la Polynésie Française, tout en haut, avec une mention spéciale pour les îles des Antilles françaises où les formalités d’entrées peuvent se faire via un ordinateur chez un commerçant!! Une des raisons pour lesquelles nos îles d’outre-mer sont si prisées par les navigateurs étrangers.
     
    Nous profitons d’être à terre pour faire un rapide tour du front de mer : la plage publique est équipée comme celle d’un hôtel 4*le port de pêche, 

    Le lendemain, il fait très beau!

    Moby mouillé au pied de la Caldeira

    Nous partons à l’assaut de la caldeira, ce cratère qui domine l’île de Graciosa.
    Avant d’y accéder, nous devons marcher 2km sur les petites routes, à travers les hameaux d’un quartier très rural :
    chacun cultive son potager, ses vignes, et élève vaches ou chèvres.

    Graciosa fut pendant quelques siècles le grenier à blé – et à maïs- des Açores, en témoignent ici ces anciennes meules de pierre, et les moulins, que l’on trouve massés tout près du port. Partout, des fleurs, des plantes aromatiques devenues sauvages, l’air embaume, et des oiseaux pépient constamment, il n’y a pas un instant de silence, malgré le calme des lieux. 

    Nous y voilà, tout près du « gouffre au souffre », curiosité naturelle et géologique qui se visite.

    Nous découvrons avec étonnement que l’accès se fait via une route et… un tunnel! Cet ouvrage d’art des années 50 a voulu faciliter l’accès au site aux touristes. Nous sommes un peu déçus car nous préférons marcher sur des sentiers pédestres que sur des routes. Mais les lieux sont très calmes, nous ne croiserons que 2 voitures pendant tout le trajet, et pas un seul car.
    Nous nous arrêtons déjeuner dans cette clairière, magnifiquement ombragée, qui déroule sous nos pieds un tapis de menthe sauvage, doux et odorant. Nous sommes au fond du cratère : quel panorama!Un peu plus bas, les hortensias commencent à fleurir. Ca y est, nous entamons la descente vers le gouffre.
    Anna a trouvé en chemin, ces siège taillés dans des souches, malin!
     
    Le bâtiment du parc détonne dans le cadre, avec son look résolument moderniste, mais qui se fond finalement assez bien dans le paysage, avec ses grandes baies vitrées, sa plate-forme d’observation en porte à faux, 
    Nous longeons un premier gouffre, et descendons vers les lieux…L’accès se fait via une tour maçonnée de 180 marches, 6 étages, l’équivalent du phare de St-Matthieu!
    Le site est spectaculaire, une immense grotte,accessible par 2 gouffres,

    avec à son extrémité une source de soufre qui fait des bulles et des gargouillis odorants, et en contrebas, comme une plage… et un petit lac baptisé fort opportunément : le lac du Styx!
    Arrivés en bas, l’odeur de souffre, forte, nous cueille à la gorge ; des capteurs de CO2 surveillent la zone. Elle est sans danger aux abords de la promenade guidée, mais beaucoup plus hasardeuse pour les malheureux qui s’en éloigneraient. Près du lac-là où se trouve la barque, un humain n’aurait que 10 à 15mn d’autonomie, à cause des fortes concentrations de gaz
    Nous remontons le gouffre, puis les pentes de l’intérieur de la caldeira , avant de redescendre vers Praia. L’ambiance est toujours aussi agréablement champêtre,et fleurie.

     Nous remplissons nos gourdes à la fontaine d’un des hameaux. 
    Il est 17h, à Praia, la plage est animée en cette fin de journéePas de touristes, mais des habitants, des familles, des jeunes venus profiter de la plage, de la baignade. Le lieu est éminemment social, avec ses transats, son bar, le quai…Nous en profitons pour nous relaxer sur les chaises longues après un arrêt au bar : la première gorgée de bière est exquise! Puis je vais gouter l’eau avec Anna, pour détendre nos pieds après cette longue marche. Elle a chauffé toute la journée sur le sable gris, atteignant 22° à 23° je dirais : nous tentons la baignade, elle est bonne!

    De retour à bord, nous savourons la vue sur la caldeira, celle que nous avons gravi à pied aujourd’hui, elle est désormais recouverte de nuages. 
    Le lendemain matin, le programme est moins sportif, car nous avons loué une voiture, pour faire le tour de île. Les enfants, qui aiment marcher, et en particulier gravir les sommets, apprécient aussi alterner une journée de marche avec une journée moins sportive. En quittant le port, direction Santa Cruz, nous découvrons cette fabrique de plots en béton. : une marina est en effet en construction quelques part ente Praia et Santa Cruz, la ville principale, de Graciosa.

    Nous nous mettons à la recherche du site. Nous savons aussi qu’une marina doit ouvrir dans le courant de l’année 2018, très prochainement donc.
    Nous nous attardons quelques instants sur les moulins qui s’alignent à proximité du port de Praia. Il était sans doute pratique de moudre le grain tout proche des sites d’expédition de la précieuse farine, devant alimenter toutes les Açores.
    Nous prenons un peu de hauteur et apercevons d’un côté l’usine à Praia,
    et de l’autre, la nouvelle marina, à Santa Cruz. Les travaux sont en effet en cours, et bien avancés. Un peu plus loin, la ville de Santa Cruz
    Et derrière nous, la caldeira et les champs. 
    Nous nous arrêtons à Santa Cruz jeter à oeil au front de mer: pas de véritable port, mais une cale de mise à l’eau,

    et une piscine naturelle, où les jeunes de l’île se retrouvent :Le soleil chauffe les pierres de basalte noires, réchauffant l’eau peu profonde. Un peu plus loin sur la côte c’est un aménagement d’une autre ampleur : la piscine naturelle de Barro Vermelho, aménagée de docks en bois, zones de BBQ, camping : c’est un espace de villégiature estival pour les habitants. Déserte à cette heure, on l’imagine animée les vacances et fins de semaines. 
    Puis au nord de l’île, le phare de Punta da Barca,

    sur les hauteurs, qui nous offre une vue sur des îlots déchiquetés par l’érosion.
    Cap à l’Ouest, nous sommes dans les nuages : la côte au vent, est souvent plus nuageuse que la cote sous le vent.

    Cette scène champêtre n’est pas inhabituelle : l’éleveur n’est pas loin et surveille. 

    Et toujours, les hortensias….qui font particulièrement bon ménage avec les vieilles pierres. Toujours aussi les hibiscus, libres comme ici ou en ville, taillés en haies touffues.

    Graciosa mérite amplement son surnom de « Grenier à blé des Acores » : elle est véritablement agricole et traditionnelle, comme en témoignant ces épis de mais qui sèchent, et cet âne qui porte son barda. Nous revoilà en bord de mer, au port de Folga, avec sa cale de mise à l’eau et sa grue. Puis quelques kilomètres plus loin, nous retrouvons les thermes de Carapacho, que nous avions vus de la mer en arrivant à la Graciosa. Des piscines naturelles et aménagées, et à l’arrière, de véritables thermes alimentés par une source d’eau chaude soufrée : l’accès à la piscine intérieure est possible, pour 30mn maximum, l’eau est très chaude et avoisine les 40°!!

    Nous déjeunons sur les hauteurs de Carapacho, dans un petit snack-bar qui ne paie pas de mine, et c’est délicieux, traditionnel : une cuisine à l’ail et au beurre, comme celle que faisait ma grand-mère… je me régale d’un poulpe grillé au four (qui nage dans une demi-livre de beurre salé), et Loïc d’énormes gambas grillées tout juste parfaites. accompagné d’une bière Sagres. 
    Jouxtant les thermes, un petit camping ravissant, vue mer, équipé comme toujours d’immenses BBQ en pierre de lave, et de grandes tables conviviales : on imagine sans peine les longues soirées d’été, relaxantes, après les journées passées à lézarder au soleil et se rafraîchir dans la mer, les virées dans la lande. Des plaisirs simples, mais bons!

    Je remarque partout sur l’île ces arbres aux floraisons rouges si caractéristiques :

    des « pohutukawas » de Nouvelle-Zélande!

    Je reconnais formellement les Pohutukawas, arbres endémiques de Nouvelle-Zélande, que l’on partout là-bas en bord de mer, en particulier dans l’ile du Nord. Ils semblent s’acclimater particulièrement bien aux Acores. Je suis tout à coup nostalgique de ce pays qui m’a énormément séduit, et me rend compte que le climat de la Nouvelle-Zélande et des Acores est très similaire : un soleil intense, des étés chauds mais tempérés par des apports océaniques ; des hivers doux. Je réalise que la latitude des Acores correspond à celle d’Auckland, et du Golfe d’Hauraki, l’un des bassins de navigation que nous avons le plus fréquenté en Nouvelle-Zélande. Autres similitudes : la gentillesse et la simplicité des habitants, relativement détachés du mode de vie consumériste occidental, les espaces naturels – nombreux, la mer – très présente, la nature – généreuse, le mode de vie simple : petites maison, vie de plein air, nombreux espaces verts aménagés pour la population….Ajouterais-je : du bon vin, du fromage, et des fraises, c’est  le paradis!

    Voilà pourquoi les Acores me plaisent tant!
     
    Nous remontons sur les hauteurs du phare de Carapacho; qui nous offre une belle vue sur les roches, et sur le petit quartier de villégiature des thermes en contrebas. 
     
    Sur la route du retour, nous faisons un stop à la caldeira, que nous avons grimpé hier ; mais de nombreuses autres routes et chemins sillonnent le cratère; nous décidons d’emprunter la route circulaire qui devrait donner une très belle vue panoramique sur l’île, toujours aussi fleurie.
    En effet : vue sur le phare de Carapacho,

     puis sur Luz, un village de l’intérieur des terres,

    enfin, sur la caldeira elle-même. Nous tombons aussi un peu par hasard sur un sentier qui amène à un tunnel de lave, puis à un sentier sur la crête du cratère, qui dessert une tourelle de point de vue.Panoramique, la vue :  nous devinons le volcan de Pico, sur l’île voisine, qui pointe son sommet derrière les nuages. 
    La vue est plongeante sur l’un des gouffres de la caldeira : Il parait que ces cavités, visitées uniquement pas des spéléologues confirmés, sont dignes du« Voyage au Centre de la Terre! » de Jules Vernes : Arthur se voit déjà revenir dans quelques années en spéléologue… 
    Nous croisons beaucoup de ronces en fleurs, ce doit être le paradis des mûres en fin d’été!
    Côté extérieur, c’est une vue sur les villages du plateau central.
    De retour sur la route circulaire, nous avons un joli point de vue sur le port de Praia, et Moby au mouillage.
    Nous redescendons par là où nous sommes arrivés, entre les vaches et les champs.

    Puis nous voilà de retour au port de Praia, où Moby nous attend sagement au mouillage, aux côtés de Skoiern, vieux gréement norvégien, battant pavillon français : ses propriétaires Patrick et Anne-Marie naviguent dessus depuis 40 ans, privilégiant les eaux froides des latitudes tempérées : Alaska, Patagonie, Europe du Nord… ils rentrent en Bretagne puis en Norvège fêter les 100 ans de leur bateau, mis à l’eau en 1918!
    Nous passons une dernière soirée à la Graciosa, en nous régalant comme tous les jours de fraises locales, accompagnée de délicieuse crème fouettée.
    En milieu de nuit, nous appareillons pour l‘Irlande, notre toute dernière escale avant Brest!
    Les prévisions météos ne sont pas folichonnes, et nous poussent à partir au plus vite ; nous serions bien restés quelques jours de plus pour visiter Terceira, dernière petite ile du groupe du Centre (avec Faïal, Pico, Sao Jorge et la Graciosa), mais plus nous tardons, plus nous prenons de le risque de rester « piégés » aux Acores, 8-10 jours, voir plus….Or nous avons rendez-vous à la Pointe du Finistère tout début juillet, pour y fêter en famille les 80 ans de Louis, le Papa de Loïc, notre plus fidèle supporter, qui nous pointe tous les jours depuis 2 ans et demi sur ses cartes et son journal de bord….Vivement les retrouvailles.
  • Rando à Rangitoto, l’île-volcan

    Rando à Rangitoto, l’île-volcan

    Cet îlot situé à 20mn en ferry de la capital économique est l’un des cones volcaniques les plus intéressants de la région : c’est le plus grand, mais aussi le plus jeune – à peine 600 ans depuis sa dernière éruption, et depuis son sommet à 259 m, la vue sur Auckland et le Golfe d’Hauraki y est juste spectaculaire!

    Nous mouillons Moby dans la baie d’Islington, aussi connue sous le nom de « the Drunk bay ». Elle  doit son nom à l’habitude prise par les capitaines de navires au long cours en partance d’Auckland de relacher la nuit en quittant le port, pour laisser aux marins du bord le temps de cuver….

    Moby au mouilage d’Islington

    Nous laissons l’annexe sur le quai et partons à l’assaut de ses routes et chemins de roche volcaniques. 

    La route se transforme vite en chemin ombragé, ce qui est agréable au vu de la chaleur. A quelques dizaines de mètres du sommet, la bifurcation vers des grottes et tunnels de lave est un must!

    Les enfants ont bien sûr pensé aux lampes frontales et aux torches torches. 

    Ils explorent une première grotte, puis un petit tunnel, et enfin un grand boyau très étroit où nous adultes aurions du mal à nous introduire.

    Puis nous rejoignons le sommet pour savourer la vue.

    Vue sur le Golfe d’Hauraki
    Vue sur Auckland

    Pour redescendre, un très bel escalier de bois, que nous n’avons pas eu à monter heureusement…Rangitoto est classée réserve naturelle, en particulier pour les oiseaux , car tous les petits rongeurs (hérissons, rats, hermines, etc…) venus d’Europe ont été éradiqués depuis 2011 : l’île est désormais « pest-free » permettant à ces fragiles oiseaux de se reproduire ranquillement : on y trouve des Kiwis bien sûr, mais aussi wekas, et nombre d’autres oiseaux endémiques récemment réintroduits.

    De retour au bord du rivage

    Nous avons tellement aimé cette balade que nous y retournerons quelques jours plus tard avec nos amis néo-zélandais, Bruce et Stéphanie, ainsi que tout une bande de leurs amis. 

    Une ballade finalement très différente, puisque nous empruntons cette fois-ci le chemin sud et non la route est.

    il fait chauuuuud

    Et une série de petites haltes en chemin nous expliquent la naissance de Rangito il y a 600 ans.

    Peu de chance qu’il n’y ait de nouveau une éruption sur l’île. En revanche, il est fort probable qu’un jour, une autre île similaire surgisse dans les environs d’Auckland!

    Voilà donc le processus qui donne 600 ans plus tard cette terre volcanique si fertile et chaude.

    Arrivés en haut, Bruce nous montre une seconde série de tunnels que nous n’avions pas vu, encore plus impressionnnants en taille!

    l’entrée du tunnel
    il y fait bien noir

    en route vers la sortie….

    Stéphanie me montre les oiseaux : ces petites cailles adorables se trémoussent pour récupérer des miettes de sandwiches. Et cette autre oiseau rare, le saddleback, un passereau au dos orangé, qui fut un temps en voie d’extinction et est maintenant réintroduit avec succès

    Nous prenons un autre chemin plus court, mais aussi plus pittoresque. 

    Une espèce de fougère endémique de Nouvelle-Zélande s’y trouve également : la « kidney fern », qui doit son nom à sa forme en haricot. Elle se replie pour mieux lutter contre la chaleur, très intense ici à cause des pierres volcaniques. 

    Une fois en haut, la vue est toujours aussi belle. 

    Ce samedi a lieu la plus grande régate de toute l’année en baie d’Auckland. Moby et Trio sont mouillés juste devant!

    vue sur Auckland

    Après un pic-nic revigorant, il est temps de redescendre. Près du débarcadère, des vestiges d’une prison… et un ponton de bois traverse la mangrove. Qu’y vois-je? De la salicorne, petite plante de marais salé qu’on trouve en Bretagne, en particulier dans le Golfe du Morbihan! J’adore ça. Ma copine Laeti en fait des pickles. Celle-ci est un peu amère, les jeunes pousses de l’été seraient sans doute plus savoureuses.