Catégorie : Caraïbes

  • Turks et Caïcos : un avant-goût des Bahamas

    Turks et Caïcos : un avant-goût des Bahamas

    Les îles de Turks et Caïcos sont sur notre route entre les Iles Vierges et les Bahamas : il serait dommage de ne pas s’y arrêter quelques jours. Géologiquement, elles font partie du même ensemble que les Bahamas, avec des îles basses, de formation calcaire, aux petites falaises blanches, et aux roches volcaniques, semées de grottes, plantées de mangroves et regorgeant de bancs de sables. Turks et Caïcos forment désormais un état indépendant, peuplé de descendants de pirates, d’esclaves et de loyalistes, ces américains restés fidèles à la couronne britannique au XVIIIème siècle. Le tourisme s’est beaucoup développé au nord de l’île de Providenciales, dans les Caïcos, avec une dizaine de grands resorts comme le Club Med, le Méridien…et plusieurs marinas. La plongée est l’activité la plus prisée.

    Pour notre part, il nous tarde surtout de naviguer sur le banc des Caïcos, et de découvrir son légendaire bleu turquoise : nous sommes aux portes des Bahamas!

    navigation dans le banc des Caïcos
    Le soleil se lève, et nous arrivons dans la matinée à Turks, l’île principale administrativement parlant. Loic se dépêche d’aller à terre effectuer les formalités, car nous sommes samedi matin, en plein week-end de Pâques!
    Coup de chance, un cargo vient d’effectuer sa livraison à South Base, le port d’entrée de Turks, et nous profitons de la disponibilité des agents de l’Etat. Nous sommes mouillés devant une jolie plage, bordée de petits bars et restaurants, et encadrée par le quai des cargos, et le quai des paquebots : l’ensemble est sympathique, mais nous apparait bien calme pour un samedi.

    Une fois les formalités effectuées, nous allons à terre nous baigner et découvrons à notre grande surprise que tous les bars et restaurants sont fermés : ils n’ouvrent que lorsqu’un paquebot est en rade! Nous sommes en effet mouillés devant ce que l’on appelle un « cruise ship center » : bordant la plage, cela ressemble à un grand hôtel, avec des centaines de transats, des boutiques, des bars, restos etc….. qui n’ouvre que le jour de passage d’un paquebot.
    Nous décidons de monter un peu plus au Nord vers Cockburn, la « ville » principale , et descendons à terre nous balader. Nos mouillons devant un bâtiment qui semble tout neuf : Il s’agit en fait du marché, dont le toit est surmonté d’un cactus ces fameux « Turk’s heads », dont la pays tire son nom : Turcs (pour les cactus « turk’s heads » ) et Caïcos (pour caya-hico, qui désignait en Lucayen, la langue des indiens indigènes «un chapelet d’îles). Nous descendons à terre à la recherche d’un marchand de glace pour les enfants. Les rues sont quasi-désertes,
    les magasins fermés

    ou délabrés
    le quai impraticable. Nous avons l’impression de nous promener dans une île-fantôme. Ce qui subsiste du «  jardin botanique »  est fermé,le musée aussi… C’est dommage, car il expose plus de 2000 objets provenants du naufrage du « Molasses »  la plus vieille épave du nouveau monde, une caravelle qui date de plus de 400 ans, antérieure à 1513 en tous cas.  Nous aurions tous beaucoup aimé pouvoir observer ces objets, l’ancre, les armes, poteries, etc….
    Tout ici semble à la fois délabré et à l’abandon.
    Nous réalisons alors que les ouragans Irma et Maria qui ont dévasté les Caraïbes en Septembre dernier sont aussi passés par les Turks et Caïcos, détruisant beaucoup des infrastructures de Turks, Salt Cay et Sandy Cay. Ce ne sont pas les îles les plus touristiques, à part South Base dont le Cruise Ship Center a été presque entièrement détruit, et reconstruit en un temps record, business oblige!!
    A Turks, la moins touristique des îles on remarque que beaucoup de commerces n’ont pas rouvert,

    et que de nombreux bâtiments sont très endommagés. Quelques petites maison de bois subsistent de l’ancien temps,

    et derrière le bord de mer, des étangs salés s’étirent sur une longue distance, donnant à la ville un air de village du Far-Ouest abandonné…
    Nous ne restons pas longtemps, attristés de ce qui semble être une ville hantée…et décidons de repartir passer la nuit à South Base : ce n’est pas glamour, avec pour voisin un cargo en plein déchargement, mais la baignade y est bonne!….et les eaux vraiment transparentes et turquoises!

     Puis le soleil se couche… C’est l’heure de l’apéro!Demain, nous serons le dimanche de Pâques.
    Au programme du petit dej : chasse aux oeufs! IIs sont partout : sur l’hydro-générateur,

     dans l’enrouleur de solent,

     sur le charriot de GV

    … et même dans les pancakes, fourrés au chocolat ce matin.

    Nous appareillons vite pour Salt Cay, qui s’avère être littéralement dévastée par les cyclones de septembre dernier,

     y compris la célèbre « White House » de la famille Harriott, des marchands de sel qui, lassés de voir leur maison détruite cyclone après cyclone, ont décidé de la reconstruire originalement dans les années 1830’ : une structure en forme de coque de bateau, un peu arrondie, comme une proue de bateau. Les entrepôts se situaient en bas, et les habitations à l’étage. Une réussite, car la maison tient toujours debout! Un bon coup de peinture, des réparations sur le toit, et elle sera de nouveau pimpante. Nous ne nous arrêtons finalement pas, car le mouillage n’est pas très clair, beaucoup de têtes de corail affleurent, et l’île a l’air encore plus morose que sa grande soeur.
    Nous poussons jusqu’à Big Sand Cay,

    une réserve naturelle, paradis des oiseaux et des lézards.

    Là, les dégâts des cyclones ne se laissent pas voir, la plage est intacte et sauvage à souhait. Nous passons le reste du week-end à nager, jouer, nous promener…
    Comme l’île est classé réserve naturelle, nous ne nous aventurons pas plus loin que l’estran, qui offre un terrain de jeu magnifique. Nous nous éclatons dans les vagues, en bodyboard et body-surf,

    Puis les garçons sortent leurs skimboards, Victor ride les vagues sur l’un des meilleurs spots de skimboard qu’il ait vu!

    Quelques unes de ses acrobaties valent le coup d’oeil!
    Anna et moi observons avec attention les débris laissés par les vagues : de très nombreuses gorgones, des coraux des coquillagesdes éponges de toutes formes et de densités différentes.
    Je croise aussi quelques lézards, qui lézardent justement au soleil.

    Nous avions aussi remarqué les traces  laissées sur le sable.

    Et voici une drôle de plante, une herbacée, tout à fait ordinaire, si ce n’étaient ses fruits, sortes de petites boules équipées de piquants courbées et crochus redoutables pour les pieds nus.
    Nous passons 24 heures merveilleuses dans ce petit paradis.
    Après un après-midi sportif, Loïc envoie le drone pour explorer les terres.Le petit phare semble détruit.

    Dans le petit lagon Est, une véritable nurserie de poissons s’organise.
     
    Pas d’iguane en vue. Mais nous n’irons pas les débusquer, et les laissons en paix dans les buissons;
    La nuit est belle et la lune nous accompagne.
    Nous appareillons à 2h du matin pour contourner le banc de Caïcos par le Sud : pas question pour nous de naviguer de nuit dans ce dédale de bancs de sable et de coraux. Nous sommes toujours heureux de naviguer sous une belle lune qui éclaire les voiles, la mer, les côtes….Au petit matin, la lune est toujours là!
    Nous faisons une courte escale matinale à French Cay : sur la plage, une épave!
    Nous partons pour un snorkeling sympa, le premier d’une longue série en eaux turquoises et transparentesDepuis quelques jours, Anna se lance sous l’eau en apnée. Ses progrès sont rapides, et la voilà qui plonge à 3m de profondeur.
    L’eau turquoise et les fonds si transparents y sont certainement pour beaucoup : on a l’impression aux Caïcos de nager dans une piscine! Les coraux sont superbes.
    Les éponges aussiDe nombreux barracudas rodent, mais nous ne les intéressons pas.
    Victor s’amuse à marcher à l’envers sous l’annexe.
    Après cette pause rafraîchissante, nous hissons de nouveau les voiles, pour une quinzaine de milles à de navigation sur le banc des Caïcos Nous venons de repérer ce qu’on appelle un « blue hole », sorte de cavité profonde toute ronde.Une fois n’est pas coutume, les vents sont légers en ce moment, nous naviguons grande voile haute

     

    sur une mer lisse, quel bonheur!Ca nous change du régime d’alizé que nous avons connu pendant les trois quarts de notre tour du monde, où nous naviguions le plus souvent dans 15 à 25 noeuds de vent, par 2m de creux!
    Ici, nous sommes grand largue, et marchons tout de même à 6-7 noeuds, dans 8-9 noeuds de vent, par moins de 3m de fond! Les sensations sont grisantes, et Loïc lance son drone en navigation.
    Moby sous voile dans le banc des Caïcos

    C’est chouette d’immortaliser de telles images

    à la voile dans le banc des Caïcos
    On se sent tout petit….Nous arrivons en fin d’après-midi à Providenciales Island, appelée « Provo » par les initiés.
    Nous mouillons à Sapodilla Bay, qui ne nous emballe pas plus que cela. C’est très joli, une petite plage touristique, de belles villas qui se succèdent sur le bord de mer… Mais c’est aussi très résidentiel ; pas un commerce en vue, ni un bar ou resto de plage.

    Les grandes belles plages, les petites îles et l’animation sont sur la côte nord de Provo; mais il nous faudrait faire un détour de plus de 40 NM vers le l’ouest, le Nord, puis l’Est, et revenir enfin pour effectuer notre clearance départ à Sapodilla….
    Nous n’en avons malheureusement pas le temps, car nous sommes attendus au plus vite aux Bahamas, où mes parents ont loué un bateau, pour une navigation en tandem de 2 semaines, comme on les aime.

    Nous partons à terre faire notre approvisionnement. C’est important, car les Bahamas, notre prochaine escale pour un mois, n’ont pas très bonne réputation en ce qui concerne les appros :  très chers, peu de produits frais et de variété. Notre guide (Edition mise à jour en 2015) parle d’une supérette tout proche, nous tentons de l’atteindre pied. Après 20mn de marche en plein soleil, nous doutons… En effet, elle a fermé, et déménagé… en ville, à 5km de là! Heureusement, un automobiliste s’arrête et nous prend en stop. Comme nous l’apprendrons plus tard, c’est très courant ici aux Turks et aux Bahamas de prendre en stop des passants, car les distances sont souvent grandes entre les villages et les commerces, et l’entraide est de rigueur! Il nous dépose en ville et nous explique comment trouver un vrai  » faux  » taxi  qui nous ramènera pour 10 dollars à notre bateau au retour. Il suffit d’attendre devant le supermarché avec notre caddie, d’attendre qu’une voiture banalisée nous fasse un discret signe, et hop. En moins de 5mn, nous avons notre « taxi », une sorte de « UBER » à l’ancienne!  Nous revenons les bras chargés de beaux fruits frais-tous importés, mais là, il n’y a pas le choix, il semble qu’ici rien ne pousse!

    retour de courses
    Comme nous avons fait le check out ce matin, plus rien ne nous retient, nous sortons du lagon avant la nuit, et allons mouiller pour quelques heures à l’ouest de West Caïcos. En longeant la plage, nous découvrons médusés un immense complexe touristique à l’abandon villas,appartement, nous comptons pas loin de 200 baies vitrées (200 chambres?)

    Tout est à l’abandon. Nous apprendrons plus tard qu’il s’agit d’un investissement du prestigieux Ritz-Carlton, que la crise financière de 2008 aura stoppé de plein fouet dans son développement.

    au premier plan, la marina, et le resort plus loin sur la côte

    Il y a même une petite piste d’aviation. 

    Plus loin sur la côte nous trouvons la marina; elle aussi à l’arrêt.Nous faisons nos curieux et entrons. Le gardien, très gentil, nous propose même de nous amarrer à son ponton. Il a l’air content d’avoir de la compagnie!
    La marina est tellement grande que nous pourrions même y mouiller!
    L’idée est sympa, mais des orages passent à l’horizon, et nous ne voudrions pas être coincés sans pouvoir sortir. Nous observons même des débuts de trombes d’eau, avec des « tétines »  qui descendent du ciel.

    Nos décidons de mouiller pour quelques heures sous la côte de West Caïcos. Il y fait un calme plat, et nous nous offrons un snorkeling superbe sur le tombant et dans des grottes.
    Le soleil se couche, sur un ciel un peu chargéNous allons nous mettre au lit quelques heures, et appareillons à 2h du matin pour Mayaguana, notre port d’entrée des Bahamas, où nous arriverons de bonne heure le lendemain.
  •  Sur les traces d’Irma à St Barth, St-Martin, aux B.V.I.  

     Sur les traces d’Irma à St Barth, St-Martin, aux B.V.I.  

    Nous continuons notre remontée de l’arc antillais, et nous dirigeons vers des îles durement touchées en septembre dernier par le cyclone Irma. Nous avons suivi le désastre de très près, par l’intermédiaire de nos amis Pierre et Marie, installés à St-Martin depuis quelques années, avec leurs 3 enfants. Ils ont vécu le cataclysme, et s’en sont sortis indemnes, mais secoués.
    Beaucoup de plaisanciers et de touristes cette saison éviteront ces îles, leur préférant des escales plus paisibles.
    Irma, le 06 septembre 2017, au plus fort

    Nous-même ne devions pas nous y arrêter cette année, car nous y avons fait de longues escales il y a deux ans, lors de notre passage aux Antilles. Mais nous avons finalement décidé d’y passer, même rapidement, pour plusieurs raisons :

    • tout d’abord parce que ces îles sont désertées par les touristes, et que nous souhaitons apporter notre petite contribution, si modeste soit-elle, à la reconstruction
    • pour témoigner aussi, via notre blog, montrer les dégâts, et aussi la reconstruction en cours
    • pour y voir Pierre et Marie bien sûr!
    • mais aussi car c’est là, entre St-Barth et St-Martin que nous bouclons notre tour du monde. Un symbole fort, qu’il nous tient à coeur de célébrer avec nos amis.
     
    Nous n’avons qu’une semaine en tout à consacrer à ces 3 escales, car nous sommes attendus dans moins de deux semaines aux Bahamas, que nous avons prévu d’explorer pendant 1 mois et demi, avant avant notre transat retour en France.
     

    SAINT-BARTHELEMY

    Nous arrivons à St-Barth en fin de journée, après une petite nav’ de jour bien agréable.
    L’émotion est là, nous recoupons à l’instant notre sillage, et bouclons ici, à St-Barth, devant ce rocher des Gros Ilets, notre tour du monde en famille.

    Partis de la Grande Motte en février 2016, nous sommes arrivés aux Antilles en mars 2016. Aujourd’hui, le 27 mars 2018, 2 ans et 9 jours nous séparent de ces deux photos.

    Moby au mouillage à St-Barth, mars 2016

    Nous fêtons cela par un bon repas en famille, et une bouteille de champagne, mise au frais pour l’occasion!

    Nous sommes tous les 5 très émus, en réalisant le temps et les milles passés en 739 jours et 41 800 NM. 
    Le matin, nous observons les dégâts : si le centre ville et les commerces semblent reconstruits, de nombreuses maisons sont encore en ruines, et surtout, la végétation a grise mine.

    En revanche, les méga yachts sont de retour, tel celui du milliardaire russe Ibrahamovitch, propriétaire d’une villa sur l’île. Son yacht, Eclipse, fut pendant quelques années le plus grand yacht privé du monde, avec ses 163m, 2 piscines, deux héliports, un mini sous-marin, un bouclier de défense anti-missile, un pont blindé et des fenêtres pare-balles. Nous immortalisons la trappe latérale à joujoux, où se rangent les annexes. 
     
    Nous ne restons malheureusement pas à St-Barth, car nous sommes attendus à St-Martin pour le week-end.
     

    SAINT-MARTIN

    A l‘approche des côtes, nous sommes un peu fébriles, car nous aurons bientôt sous le yeux les dégâts d’Irma, ce cyclone de classe 5 qui a ravagé le nord des Antilles en septembre 2017. Ce fut le plus puissant cyclone enregistré en Atlantique depuis 1980. Il aura causé de nombreuses victimes, et des dégâts matériels colossaux à Barbuda, St-Barth, St-Martin, Anguilla, les îles Vierges , les îles les plus durement touchées, mais aussi Porto Rico, la république Dominicaine, Haïti, Cuba et la Floride.
     
    Lorsque nous arrivons à Saint-Martin, c’est un paysage de désolation qui s’offre à nous. 
     
    L’île est rasée, la végétation qui a survécu est terne, affaiblie, les collines arides. 
    Les hotels et résidences de la côte sont éventrées, il ne subsiste aucune fenêtre. 
    Les restaurants de plage ont été rayés de la carteet la baie Orientale offre un paysage inédit : une large bande de sable, là où s’alignaient les restaurants….

    6 mois après le passage du dévastateur cyclone Irma, les plages ont été nettoyées, et réinvesties par les habitants qui viennent y passer leurs week-end et leurs soirées ;Les touristes par contre ne sont pas revenus cette année. Les tour opérateurs américains et canadiens ont blacklisté la destination. Les habitants pourtant sont là, les plages aussi, mais puisque «  l’offre touristique » a disparu, le touriste déserte aussi… Plus de bars de plages, de petites boutiques, de location de jetski ou de plongée bouteille.
     
    En quelques mois, la vie a repris sur l’île : les routes, aéroports et marinas sont praticables, les stations services, supermarchés, pharmacies etc…. sont opérationnelles à 100%.
    Les restaurants de quartier et les sociétés de service rouvrent petit à petit. Tous n’ont en effet pas encore touché l’argent de leur assurance, et les autorisation de réouverture préfectorales sont données au compte-goutte. Les autorités sont en effet soucieuses de la qualité de la reconstruction, qui nécessite un bon assainissement, des canalisations en état, un traitement des déchets etc…

    C’est ainsi qu’à Grand Case, haut lieu de la vie nocturne de St-Martin, seul un restaurant a réouvert….

    Un seul restaurant ouvert à Grand Case

    La rue principale, qui était bordée de restaurants, bars et boutiques le long de la plage sur plus d’un kilomètre n’est que ruines.AVANT

    Grand Case avant le cyclone, en mars 2016

    APRES

    Grand Case après le cyclone, en mars 2018
    Beaucoup ont tout perdu à Grand Case, et tous ne vont pas reconstruire ni réouvrir leurs commerces.
     
    Nos amis Pierre et Marie ont vécu le cyclone, avec leurs 3 enfants et une autre famille amie, à l’abri dans une maison disposant d’un plafond en dur, et qui a bien résisté. Ils ont eu très peur, et s’en sont sortis indemnes mais marqués. La bonne nouvelle est que leur propre maison, malgré son traditionnel toit en bois et tôle, n’a pas subi de gros dégâts. Mais le réveil a été rude. Les dégâts et les pillages qui s’en sont suivis étaient tels qu’ils ont du se résoudre à rentrer passer quelques mois en France : sans eau, ni électricité, ni gaz pour cuisiner, sans nourriture et sans carburant pour se déplacer, sans travail et sans école, il était raisonnable de se rapatrier, en attendant que les activités reprennent. L’ironie est qu’il ont passé une partie de leur hiver breton… dans notre maison, que nous leur avions prêtée, car elle  était inoccupée l’hiver. Et mon petit doigt me dit qu’ils ont vécu là encore, quelques grosses tempêtes…
    Toute la famille est rentrée à St-Martin début janvier, pour y reprendre le travail et le chemin de l’école!
     
    Quand nous arrivons à la Baie Orientale (B.O.),

    Pierre arrive nous accueillir en SUP.
    Nous passons le week-end à nous raconter ces deux années passées, intenses pour les uns comme pour les autres, et à penser l’avenir : pour eux la reconstruction à St-Martin, pour nous le retour à la vie de terriens.
     
    Nos enfants ont tous les 6 des âges comparables, se connaissent et ont plaisir à se retrouver. 
     

    Anna et Rose s’apprêtent à aller explorer les fonds sous-marin de la baie Orientale.

    Anna et Rose

    Après le cyclone, toutes sortes de débris s’y retrouvent, comme ce tracteur, inhabituelle épave, qui prouve les forces du cataclysme!

    Un peu plus loin, je trouve un conteneur à poubelles. Mais aussi beaucoup de débris, morceaux de toit, chaises longues, parasols….

     

    Nous dégotons aussi quelques bouteilles : whisky, Jet 27, champagne, rosé, vin blanc….. car  la plage de la B.O. était jalonnée de restaurants de plage, paillotes etc… tous disparus. Pas sur que tout cela soit buvable, il va falloir faire une soirée dégustation!

    la « pêche » du week-end
     
    Ce soir, nous fêtons nos retrouvailles,

     mais aussi notre tour du monde, que nous avons bouclé la veille à St-Barthélémy.

    Moby arrivant à la Baie Orientale, 2 ans après notre premier passage à St-Martin

    Il y a deux ans, c’est aussi avec Pierre et Marie que nous fêtions l’arrivée de notre transat : Lanzarote-St-Martin en 14 jours.

    En mars 2016, nous fêtons notre arrivée de transat à Tintamarre avec Pierre et Marie

    Lundi matin, nous appareillons à l’aube pour Marigot, afin d’effectuer un gros avitaillement.

    2 gros caddies remplis au Super U
    En effet, nous mettons cap sur les Bahamas pour 6 semaines de navigation dans des îles souvent sauvages, peu habitées, où l’avitaillement sera problématique.
     
    Là encore, le cyclone a laissé des marques : de nombreux bateaux sont démâtés, d’autres coulés, y compris des yachts de plus de 30m, retournés comme des crêpes dans le port. Les chiffres de l’industrie nautique ont annoncé pour St-Martin 1000 bateaux lourdement endommagés, et 500 réduits à l’état d’épave. Les travaux de renflouement se poursuivent.
     
    La marina de Fort Louis est de nouveau opérationnelle. 
    En ville, à Marigot, beaucoup de commerces sont encore fermés, en particulier dans les petites rues.
    Nous sommes aussi interpellés par l’état des voitures qui circulent,

     cabossées, bringuebalantes…. Il apparait que les experts sont débordés.
     
    En quittant St-Martin, nous ne pouvons nous empêcher de faire un comparatif avant-après, avec les photos d’il y a 2 ans :
    • celles de la décharge sont explicites
      la décharge en mars 2016

      la décharge en mars 2018,

      Le volume des déchets a au moins été multiplié par 5, si ce n’est plus.

    • cette baie aussi, qui était bordée de magnifiques villas:
      Les 6 villas noyées dans la végétation, en mars 2016

      n’est plus que l’ombre d’elle-même.

      les mêmes villas en mars 2018, après le passage d’Irma,
     
    Nous quittons St-Martin un peu tristes en nous disant que l’on est peu de chose face à la force des éléments. La nature se remet vite, mais les oeuvres des hommes beaucoup moins. 
     
    Notre prochaine escale aux îles Vierges Britanniques nous le confirmera.
     

    Les British Virgin Islands (B.V.I.)

     
    L’archipel est lui aussi dévasté, mais la reconstruction bat son plein. Il faut dire qu’ici, le tourisme est plutôt haute gamme, avec des villas de propriétaires et peu de grands ensembles.
    Nous sommes même étonnés de voir autant de belles maisons, comme neuves : elles viennent sans doute d’être rénovées.
    D’autres sont comme soufflées, ne restent que les murs,
     
    Et certaines sont réduites en débris.

    Nous arrivons en vue de Necker Island, l’île de Richard Branson,

    qui met les moyens de la reconstruction.
    Loïc va faire les formalités à Spanish Harbour, et remarque tous ces bateaux aux secs : certains sont très endommagés, d’autres simplement posés sur leur coque, sans ber.

     
    Les enfants attendent avec impatience d’aller se baigner aux Baths, la mythique plage de Virgin Gorda. Nous sommes déçus d’apprendre que le débarquement à terre est interdit, à cause de fortes houles attendues dans la nuit et le lendemain.
    Nous n’aurons pas accès au parcours aquatique que nous aimons tant, entre roches et mer, et qui est sans doute dangereux ces jours-ci.
    Nous irons nous faufiler tout de même par la plage la plus éloignée

    et nous balader à terre sur la plage.

    Comme partout ailleurs, les villas sont soit très pimpantes, et donc récemment réparées, soit ravagées,


    ou en pleine reconstructionLa végétation a elle aussi souffert.

     
    Plage et roches n’ont pas bougé….Les garçons s’amusent en Skim.
     
    Anna et Arthur ont trouvé un filon de sable volcanique noir et fin comme de la suie!
     
    Les petits cactus ont survécu. les gros aussi
     
    La houle permet à Victor de belles acrobaties. Il faut dire que les conditions de houle sont au top.
     
    Loïc, prévoyant, nous a apporté l’apéro à la plage.
     
    Nous partons le lendemain pour White Bay, à Guana Island.
     
    En route, nous ne croisons que peu de voiliers : quel contraste avec il y a 2 ans, où le plan d’eau était sillonné de centaines de bateaux de charter. Depuis, les BVI ont perdu 80% de leur flotte de location. Seuls quelques cata à moteurs sillonnent la zone. C’est l’année ou jamais pour naviguer tranquille aux B.V.I.!
    Quelque bateaux de propriétaires sont là. Quelle classe!

    Ce magnifique yacht à l’ancienne navigue avec… son petit day-boat quillard, pour la balade. Comme il doit être agréable de se balader ainsi à la voile au mouillage!
     
    En longeant la piste, nous découvrons de très nombreuses épaves, signe que tout n’a pas été renfloué.
    Une plage a été aménagée pour les touristes, avec des installations provisoires : paillottes, roulottes, bars de plage, transats et parasols…. 
    Nous restons dans les îles extérieures, car nous attendons une fenêtre météo pour naviguer vers les Bahamas.

    Nous arrivons à Guana Bay.
    La plage est sublime, et les pélicans chassent devant nos yeux.
     
    Les garçons glissent en skim pendant des heures, et ne s’arrêteront qu’épuisés de fatigue.
    Derrière la plage, le terrain est en friche, les habitations ont été rasées et la reconstruction a commencé.
     

    Nous appareillons le lendemain pour les Turks & Caicos puis les Bahamas, qu’il nous tarde d’explorer!

    Victor aide à hisser la grand voile

    Dès les premiers milles en mer, les dauphins nous accompagnent,

    Ils jouent autour de Moby, particulièrement bondissants! C’est leur façon de nous dire au revoir et à bientôt…

     
  • Carte postale d’Antigua

    Carte postale d’Antigua

    Nous nous réjouissons de découvrir une nouvelle île des Antilles anglaises, que nous ne ne connaissons pas pour une fois, ou à peine, car j’y ai fait un rapide passage il y a quelques lustres… J’en garde un vague souvenir de dépaysement et de villages colorés. Nous arrivons comme toujours sans guide et sans a-priori, avec en tête ce que nous avons pu en apprendre par le bouche-à-oreilles : de belles plages de sable blanc, un tourisme plutôt haut de gamme, de magnifiques yachts… On nous a aussi donné les coordonnées d’un beau mouillage sauvage sur la côte au vent.
     
    Notre arrivée se fait par English Harbour, port naturel et site historique de la Royal Navy au XVIIIème siècle, d’ou les navires partaient attaquer la flotte française des Caraïbes.Nous ne nous attendions pas à un tableau aussi enchanteur! L’arrivée se fait via les « Colonnes d’Hercules », une curieuse formation géologique due à l’érosion. Nous découvrons également les ruines du fort Berkeley, sur une petite péninsule qui ferme le port. 
    En entrant, se dévoile une jolie petite plage, Free Man Bay. Le mouillage est assez encombré, mais nous sommes chanceux : deux bateaux partent, et nous laissent une belle place devant la plage.
     
    L’accueil à l’immigration n’est pas des plus chaleureux, c’est dommage, car la première impression, ça compte! Nous avons également la mauvaise surprise d’apprendre qu’en plus des taxes usuelles, nous aurons à nous acquitter à la sortie du territoire d’une somme de 60$ par enfant de moins de 12 ans, qui ne sont pas considérés comme des membres d’équipage, mais comme des passagers.
    C’est la seule escale de notre tour du monde qui pratique cette différence subtile : de là à croire que les enfants ne sont pas les bienvenus…
     
    Nous passons l’après-midi à explorer la plage en famille.
    En fin de journée, Loïc et moi partons en amoureux explorer la marina et le port naturel d’English Harbour : c’est un site étonnant, entre mangrove et chantier naval, restaurants chics
    et marina de super-yachts. 
    Notre regard croise aussi « Lucky Strike », ce très racé trimaran sur plan Newickde 49′ que Loïc trouve très joli, et qui lui rappelle « Fine Pitch », le plan Newick de notre ami Hervé sur lequel il avait eu la chance de naviguer à l’île Maurice.  Nous avons d’ailleurs passé une bonne partie de l’après-midi et de la soirée à regarder les yachts classiques entrer et sortir du port. Ils se préparent pour la semaine d’Antigua, qui a lieu fin avril et attire marins et bateaux du monde entier. 
    Certains sont vraiment fascinants d’élégance. Tel Svéa, le tout dernier Class J « moderne » produit, des lignes des années 30, gréé comme un maxi moderne, des matériaux nobles : nous venons de lire un grand article sur cette incroyable unité dans Supersail World.Nous laissons notre annexe au fond du port, et après 200m nous retrouvons de l’autre côté de la presqu’île, à Falmouth, la célèbre baie d’Antigua. 
    Ambiance British garantie
     
    La marina est encore plus impressionnante,

    avec son célèbre yacht clubses régates de monotype,

     et ses pontons pour mega-yachts. Nous nous arrêtons prendre un verre sur les docks et testons la spécialité locale : un cocktail à base de rhum et de « ginger beer », que nous sirotons en regardant les magnifiques bateaux. 
     
    Dans l’après-midi, nous avons fait la connaissance de deux familles françaises en tour de l’Atlantique : Pouplier et Punch Coco nous connaissent par notre blog, et viennent nous saluer. Nous avons en fait une connaissance en commun : Tamouré, catamaran de la famille plougonvelinoise que nous avons croisé aux Saintes.
    Les liens se nouent très vite, ils ont tous de jeunes enfants entre 2 et 10 ans.
    Nous passons la soirée à faire mieux connaissance au Nelson’s Dockyard, le site de l’ancien arsenal de la marine anglaise, et nommé en hommage à l’Amiral Nelson qui y a séjourné en début de carrière.
    Nous repartons déjà le lendemain, direction Green Island, qui nous a été recommandé comme étant l’un des mouillages incontournables et sauvages d’Antigua. C’est sur la côte au vent, nous contournons donc l’île par son Sud,

    et remontons la côte Est, longeant une côte rocheuse et semée de superbes maisons. 
    La côte est découpée, et émaillée de jolies petites plages. Nous arrivons à Green Island, devant une jolie crique sauvage, mais très fréquentée en journée :

    Les bateaux se succèdent qui déversent leurs touristes bruyants par dizaines. Il est de plus interdit de se promener à l’intérieur des terres, ou de passer d’une plage à l’autre à pied. Nous avons peine à profiter du site tellement il est fréquenté.
    Nous ne restons pas, et repartons le lendemain, contournant l’île par son nord, longeant les lagons : Là encore, villas et grands hotels.
    C’est en arrivant sur la côte Ouest, sous le vent, que nous retrouvons des plages sauvages et tranquilles,
    où nous serions bien restés.… Puis nous sommes rapidement à hauteur de la capitale, Saint-John, avec ses premiers signes de civilisation et d’industrie, mais aussi de beaux vestiges,de petits établissements sympathiques,et de nouveau, de grandes infrastructures,
    et d’autres plus modestesNous poussons jusqu’à Jolly Harbour, où nous passons la nuit et allons faire les formalités de départ le lendemain. Nous quittons Antigua avec le regret de n’avoir pas pu explorer plus l’île, en particulier ses petits villages, dans l’intérieur des terres. Mais nous sommes heureux d’avoir pu en faire le tour, et confortés dans notre choix d’avancer rapidement dans l’arc antillais.
  • L’Archipel de la Guadeloupe : les Saintes, Marie-Galante, Petite Terre….

    L’Archipel de la Guadeloupe : les Saintes, Marie-Galante, Petite Terre….

    Nous ne regretterons pas d’avoir choisi la Guadeloupe pour accueillir mon frère Thomas et son amie Sonia à bord de Moby. En 8 jours de croisière côtière, nous avons côtoyé des îles d’une grande diversité, vu des iguanes, des pélicans, des tortues, des plages sauvages, des villages animés, des marchés alléchants, des cases colorées, et en sommes revenus enchantés… Cet archipel, de Grande Terre à Basse Terre, en passant par Petite Terre, Marie-Galante, les Saintes, et Pigeon fut une des très belles surprises de nos navigations dans l’arc antillais.

    Grande-Terre

    Après avoir passé la nuit devant l’îlot Gosier, nous récupérons Thomas et Sonia à la marina de Bas du Fort, dans la rade de Pointe à Pitre. La marina est fonctionnelle, mais loin d’être pimpante : il faut dire que l’île a subi l’an passé le passage de deux cyclones majeurs, Irma et Maria, occasionnant de nombreux dégâts pendant le mois de septembre.
    En quittant la marina, nous passons jeter un oeil à la ville de Pointe à Pitre, 
    C’est triste, la rade est encore fortement encombrée d’épaves. 
    Le centre ville semble plus coquet, mais très calme le long de son bord de mer. 

    La navigation en direction de St-François, sur la pointe Est, est un peu agitée :

    Nous profitons tous du tatami pour bouquiner, rêvasser, faire de la musique ou somnoler pendant que Loïc nous mène à bon port.
    L’entrée dans la passe de St-François est étroite,

    et les épaves jonchant les abords de la marina désolantes.
    Le lendemain matin, nous partons au village, qui s’accède facilement en annexe via le petit port de pêche. 
    Des pélicans sont  à poste.

    Le port est charmant.
    Et nous sommes enchantés de ce village aux maisonnettes si typiques. Le marché est superbe, et bien achalandé. Les fruits et légumes sont magnifiques, de production locale et de grande qualité. On se régale d’ananas bien sûr, dont nous goûtons plus de 4 variétés
    Mais la belle surprise, c’est les melons «  Cantaloup », que j’achète aux Antilles les yeux fermés, et dont la saveur et le goût approchent sans rougir ceux de Provence : ils sont juteux, fruités, sucrés, de très belle taille, et ont l’immense avantage de se conserver plus d’une semaine dans les cales. Ils sont d’ailleurs exportés dans toutes les Antilles avec succès, de la Grenade aux Bahamas en passant par Ste-Lucie : bravo aux agriculteurs et ingénieurs agronomes qui ont réussi la « tropicalisation » de ce beau produit.
    Pendant que je fais le plein de fruits et légumes, Loïc, Tom et Sonia se laissent tenter par les rhums, liqueurs, sirops et confitures… … celle de tamarin se révèlera délicieusement acidulée.

    Nous quittons St-François en début d’après-midi, tournant le dos à la si photogénique Pointe des Chateaux, qui signe le début de la côte au vent. 

    Petite-Terre

    Nous mettons le cap sur les îles de Petite-Terre, un ensemble d’îlots classés réserve naturelle, où il est possible de prendre des bouées de mouillage. Nous resterons 24h dans ce petit paradis. Ce bleu turquoise de la passe nous ravit, les fonds ont l’air magnifiquement transparents. Victor et moi préparons la prise de coffre qui est désormais bien rodée. 
    Nous y voilà.
    En ce début d’après-midi, il y a de nombreux « day-boats » le long de la plage.
    Il nous suffit d’attendre 16h, tous les touristes s’en vont, la plage est à nous! Nous y allons en palmes, masque et tuba, pour profiter du snorkeling, qui est un peu décevant. Mais la balade à terre est agréable  de petits chemins serpentent, via le vieux phare, un des plus anciens (et des plus beaux!) du nouveau monde car il date de 1835. Nous croisons de nombreux iguanes endémiques des Antilles, une espèce à protéger car son territoire se fait grignoter par l’iguane commun. C’est la saison des amours, on dirait qu’il se battent, mais non, ils cherchent seulement à s’accoupler! Pas d’images malheureusement de cette étape, car je n’ai pas pu glisser mon appareil dans mon maillot de bain….
    Le soir, les lumières nous ravissent. 

    Marie-Galante

    Le lendemain, nous mettons cap sur Marie-Galante : La chanson de Voulzy nous trotte dans la tête bien sûr : «  Belle-île en Mer, Marie-Galante, St-Vincent…..loin Singapour, Seymour, Ceylan-an »
    Un paysage fort différent nous attend, l’ile a une vocation agricole, et est réputée pour son sucre et son rhum, à 59°, Oups!!! C’est un des plus fort des antilles!
    Un premier stop à l’anse Canot, qui offre deux superbes plages de sable doux comme du sucre glace,l’une très calme, et l’autre avec des petites vagues, parfaite pour le skim.
    Attention aux tortues! Elles traversent parfois la route pour aller pondre leurs oeufs. 
    Puis nous poussons un peu plus loin vers le village endormi de Saint-Louis. Quelques bars et estivants, qui accueillent plutôt des touristes en journée. Nous arrivonss à terre vers 17h, les rues sont désertes, quelques rares commerces restent ouverts.

    Les cases créoles sont modestes et pleines de charme,

    petits et grands prennent leur cours de judo sur la plage. 

    Nos réservons une table pour dîner chez Henry, restaurant réputé parmi les plaisanciers :

    Son croustillants de thon mi-cuit en feuille de brick est un délice! Et le sorbet coco artisanal juste parfait-c’est aussi le seul dessert de la carte, réduite, mais gourmande.

    Les Saintes

    Le lendemain, cap sur les Saintes, un petit archipel si photogénique que je m’emballe à prendre photos sur photos… Je ne sais si c’est la lumière, le paysage, l’urbanisme si homogène, ou l’ensemble de tout cela qui rend ce lieu si plaisant à  voir.
    Nous mouillons tout d’abord dans la baie de Marigot, très tranquille, puisque nous ne sommes que 3 bateaux au mouillage.  Nous partons explorer le rivage en paddleUn petit chantier naval fabrique encore des « Saintoises », ces barques traditionnelles.

    Là encore, des iguanes rôtissent au soleil.  On le voit mieux en zoomant
    Anna, qui m’accompagne préfère rentrer à la nage : à 6 ans, elle est endurante et nage vraiment comme un poisson.  
    Les pélicans passent la journée à chasser, pêcher, plonger,

     dans un ballet aérien et aquatique fascinant.
    Sous l’eau, quelques coraux, beaucoup de poissons, et des tortues!
    Nous partons le lendemain matin dans la baie adjacente : la célèbre rade des Saintes, face au Bourg. Thomas et Sonia font le trajet en paddle!
    Nous arrivons dans un cadre enchanteur,

    une baie de carte postale,

    un décor de cinéma.

    Il faut dire que l’harmonie de ces toits uniformément rouge fait son effet, dans le vert de la végétation.Même la supérette attire le regard
    Quelques maisons sont remarquables, comme celle-ci, au faux-air basque
    Et encore, on peut lire dans le paysage combien l’île a souffert du cyclone Maria, qui a aussi touché la Guadeloupe, et  dévasté la Dominique, en septembre dernier. 
    Ici, à quelques exceptions près, les maisons touchées ont été réparées, seuls les cocotiers jouent au mikado, et les arbustes maigrelets témoignent. 
    Quelques très beaux yachts sont à l’ancre derrière nous. 

    Nous allons à terre nous balader, passons devant la mairie, puis l’église
    les maisons sont vraiment coquettes.
    En revanche, la célèbre maison du médecin,

    dite « maison-bateau »,

    qui était construite sur un promontoire, en forme de proue de paquebot, est en ruines.
    Nous continuons notre balade,

     longeant de charmantes maisons,
    un intéressant cimetière, jusqu’à arriver sur la plage de Grand Anse,

    Battue par les vents,Des kitesurfers ont bravé l’interdiction, et naviguent dans le shorebreak.
    La plage se situe en bout de piste du petit aérodrome. 
    Nous trouvons beaucoup de bois flotté,  d’éponges et de gorgones

     sur la plage,
    Un peu plus loin, nous nous arrêtons nous baigner à l’anse Rodrigue. Ambiance champêtre avec les chèvres qui bêlent. 
    Les enfants colonisent une cabane. 
    Et se relaxent, tout simplement au soleil de fin de journée. En rentrant, nous longeons la piste de l’aérodrome, croisons un iguane,  et nous arrêtons faire quelques exercices d’entretien.
    Des petits cabris partout,

    qui nous rappellent que nous sommes à la campagne… Mais avec des infrastructures plutôt haut de gamme, comme cette superbe aire de jeux pour enfants, 
    La boulangerie aussi est au top : cela fait trèèèèès longtemps que nous n’avons mangé de palmiers aussi bons!
    Nous sommes moins emballés par les fameux « Tourments d’amour », la spécialité locale, un peu étouffe-chrétien à mon gout, à laquelle je préfère de loin les accras… En particulier, ceux du café de la marine
    Nous irons à deux reprises plonger sur l’épave qui se trouve devant le portLes garçons sont très complices pendant leurs apnées.

    Les coraux sont jolis sur le pont de l’épave

    Sur les hauteurs du village, le fort Napoléon nous surplombe, et nous nous laissons tenter par sa visite : son architecture a l’air splendide, et la vue d’en haut doit valoir le détour. Ses douves sont impressionnantes, ainsi que le bâtiment central.

    Nous sommes très séduits par son jardin de cactées et de plantes grasses : j’en apprend beaucoup sur les succulentes, les agaves et les euphorbes. En cherchant bien, nous trouvons aussi quelques iguanes : il y en a 3 sur la photo!
    La vue sur la rade vaut en effet le déplacement, d’autant que contrairement au fort Pigeon de Rodney Bay (Ste-Lucie), l’entrée du musée était particulièrement abordable. 
    Même les latrines sont remarquables!
    Et dans les murs du fort, un très intéressant musée nous abrite pendant les heures chaudes.
    Nous ne pourrons tout explorer
    • nous nous concentrons sur les salles consacrées à Christophe Colomb et la découverte des Amériques
    • celles consacrées à l’histoire des Saintes, et celles qui nous racontent les batailles navales franco-anglaises des Caraïbes
    • une dernière salle expose un squelette de baleine grandeur nature….
    • Et ne manquons pas d’étudier la liste des fruits et légumes qui nous proviennent du nouveau monde. La pomme de terre est la plus célèbre, avec la tomate,  Mais il y en a beaucoup d’autres, dont l’origine américaine est moins connue, comme le caoutchouc, le tabac ou le coton, à l’origine d’industries occidentales incontournables. 
    L’autre belle surprise de cette escale sera la rencontre avec un catamaran de…. Plougonvelin, notre village!
    Caroline et Martin sont partis pour une année sabbatique autour de l’Atlantique, avec leurs 3 enfants. Ils nous connaissent via notre blog, et viennent nous saluer : nous passons une belle soirée à échanger sur nos expériences, et à parler du retour … à Plougonvelin qui nous attend tous dans quelque mois.
    Nous quittons les Saintes, ravis de notre escale, direction la côte Ouest de la Guadeloupe

    Basse-Terre

    le phare de Vieux fort , à la pointe Sud-Ouest de la Guadeloupe

    Basse-Terre est la partie la plus sauvage et verte de l’archipel.Nous faisons une courte escale sous-marine à l’îlot Pigeon, dans la réserve Cousteau. Les poissons sont nombreux

    et les coraux-vases impressionnants par leur taille.
    C’est dommage que les corps-mort ne soient pas assez nombreux pour accueillir les plaisanciers : uniquement 3 pour les bateaux-privés, dont seulement 2 sont adaptés aux habitables comme le notre. Loïc se dévoue et restera à bord de Moby pendant que nous explorons les fonds. Les bateaux de charters sont eux très nombreux, c’est le défilé,  avec leurs palanquées de plongeurs, idem pour les dizaines de kayaks de location : les réserves naturelles sont aussi un gros business!
    Nous ne nous arrêtons pas et filons sur Deshaies, le dernier village sur la côte Ouest, connu pour accueillir depuis des siècles marins, pirates, flibustiers et plaisanciers dans une ambiance caribéenne authentique.

    C’est aussi là que Coluche avait trouvé refuge, et aimait venir se ressourcer. Il y avait une maison, avec un très beau terrain sur les hauteurs planté d’essences rares et, qui était entretenu par son voisin, jardinier-pépiniériste. Après le décès de Coluche, celui-ci rachète et transforme la propriété, qui devient, après des années d’incertitude un superbe jardin botanique, havre de paix et plaisir des yeux, pour amoureux des plantes et adeptes des beaux paysages. C’est aussi un succès économique et social, qui attire touristes et guadeloupéens, et fait vivre une quarantaine d’habitants. Nous le visitons malheureusement au pas de course (arrivés à 16h, il ferme une heure plus tard), sous une pluie battante comme seuls les île tropicales montagneuses peuvent offrir. Nous nos régalons tout de même, des plantes et du paysage, et nous amusons de cette douche tropicale, qui fait tant de bien aux plantes!

    Magnifique palmier « Washington »

    Un Cycas

    Spatyphilum

    La couleur des fleurs ressortent particulièrement sous la pluie

    Bougainvillées

    Oiseaux de Paradis

    Orchidées

    Ici les cactées et plantes grasses,

    Euphorbe lactée

    Agaves

    cactus raquette (figuier de barbarie)

    Liane de jade

    Nous quittons Deshaies sans avoir vraiment pu goûter à son atmosphère de petit village maritime.
    Nous débarquons Thomas et Sonia, qui reprennent leur vol vers la métropole après 8 jours fort dépaysants dans l’archipel de la Guadeloupe.
    Nous faisons un dernier stop à Sainte-Rose, petite commune du Nord de la Guadeloupe,

     qui nous offre une superbe plage sauvage comme on les aime. Seuls au mouillage.
    Nous continuons notre remontée de l’arc antillais via St-Barth, St-Martin, et les ïles Vierges Britanniques, des îles qui ont été terriblement touchées par le cyclone Irma en décembre dernier.
  • Escale technique en Martinique

    Escale technique en Martinique

    Le Marin est une escale technique incontournable aux Caraïbes, d’autant plus depuis le passage du cyclone Irma qui a détruit une grande partie des infrastructures de St-Martin.

    Nous sommes tout de même surpris par le nombre de bateaux : entre la marina, les trous à cyclones, et la baie de Ste-Anne, plusieurs centaines de voiliers viennent faire escale pour quelques jours, quelques semaines ou plus.Il faut dire que le site offre dans un rayon de 2 milles nautiques tout ce qu’un plaisancier peut rechercher :
    • une grande marina avec services, laveries, commerces en tout genre, banque, poste…
    • une zone technique dotée de professionnels dans presque tous les métiers du nautisme
    • 2 trous à cyclones dans la mangrove, et pléthore de zones de mouillage
    • un spot de kite et de planche à la pointe des Boucaniers (où est installé de longue date Le Club Med)
    • une profusion de restaurants, bars, take-away, boulangerie etc…
    • 2 supermarchés : un qui livre à bord, et l’autre avec un ponton d’accès en annexe
    • la grande plage de Ste Anne, très fréquentée le week-end, mais agréable en semaine, parfaite pour la baignade et les jeux des enfants, avec ses « lolos » (restos de plage), ses vendeurs de glace et de maillots de bain
    • le petit village de Ste-Anne avec son marché artisanal du week-end, ses petits bars de plage, son épicerie, et ses restos branchés….
     
    Nous avions organisé quelques travaux, dont la révision des voiles et de l’enrouleur, avant la transat retour.
     
    Bref, un stop-technique inévitable comme nous en avons fait tous les 6 mois sur notre parcours, à St-Martin, à Papeete, en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Afrique du sud….
     
    Nous en profiterons pour explorer la zone.
     

    La plage de Sainte-Anne

    Nous commençons par mouiller devant la plage de Ste-Anne, un dimanche…..Pour notre petite famille de tourdumondiste habitués aux mouillages déserts de l’Océan Indien et de Polynésie, c’est un peu oppressant…. Nous parcourons la plage à pied, un peu sonnés par toute cette joyeuse agitation : il nous faudra quelque jours pour nous acclimater!
    Des jetskis par dizaines, la sono à fond,
    Les pirogues locales s’entrainent à régater
    Familles, touristes, groupe de retraités, tout le monde se retrouve le dimanche à la plage!
    Cette épave que nous avions repérée de loin nous intriguait; il parait qu’elle est là depuis des années…
    Le bar « tendance » de la plage, ambiance St-Trop : côté mer, on boit du rosé en maillot piedanlo sous les parasol, et côté plage, on se prélasse dans des transats
    Un peu plus loin, un groupe de plaisanciers anglo-saxons se retrouve pour une bière devant leurs annexes
     
    Nous reviendrons souvent dormir et nous baigner sur ce mouillage aux cours des 15 jours d’escale, pour profiter des superbes couchers de soleil du soir, et de la baignade du matin, à l’heure de la récré.
     
    Un soir, les enfants nous suivent en annexe au coucher du soleil, du Marin jusqu’à la plage.
     
    Les couchers de soleil sont magnifiques.
     

    Le village de Sainte-Anne 

    Pour nous mettre dans l’ambiance, nous partons au village de Ste-Anne fêter notre arrivée en Martinique avec un ti-punch bien local (sec et sans glaçons, hips!!) au coucher du soleil,  avec à l’horizon, le rocher du Diamant.
     
    Un petit détour par la supérette, par curiosité : le produit phare, en tête de gondole dès l’entrée du magasin, c’est le rhum en cubi!!
    Et il y a du choix!
     
    Samedi matin, c’est jour de marché au village de Ste-Anne : j’y vais pour les accras frits juste sous nos yeux, pour les fruits et légumes, mais aussi pour le punch fait maison vendu par les « doudous » très bonnes commerçantes! Après en avoir testé une bonne douzaine de différents ( à 11h30 du matin…. c’est tôt pour l’apéro), nous optons pour le punch-coco, aussi crémeux qu’un Bailey’s, et pour un « Shrub » , liqueur aux agrumes à la délicieuse amertume. Un petit café sur la plage finit de donner l’ambiance typiquement française sous les tropiques : c’est le meilleur des deux mondes!
     

    Le Marin

     
    Lundi matin première heure, nous sommes au mouillage au Marin, et déposons les voiles.
     
    Pour accéder à la zone technique il faut prendre un petit canal de mangrove, facilement accessible en annexe.
     
    Je profite de cette escale citadine pour faire le plein de fruits et légumes au marché, et d’épicerie au supermarché. Là, je suis surprise de voir que l’immense majorités des fruits et légumes « tropicaux » sont importés,
    •  de pays voisins ,
    • de partenaires commerciaux européens :
    • mais aussi de pays beaucoup plus lointains
      La mondialisation est passée par là. Et c’est récurrent tout le long de l’archipel antillais : les marchés sont correctement approvisionnés de produits locaux, vendus souvent plus cher qu’en grande surface, et les supermarchés importent tout, de loin, très loin, mais offrent des produits très compétitifs.
     
     
    Nous profitons de ces 2 semaines pour bosser tous les 5 à fond :
     
    • Loïc sur l’entretien de Moby : il répare lui-même les toilettes, la machine à laver, la pompe à eau, et d’autres menues bricoles .
    • De mon côté, je range et brique l’intérieur du bateau pour prendre des photos : nous préparons en effet la mise en vente de Moby, pour l’été prochain, après notre retour en France. Après 2 ans et demi de grand voyage autour de la planète, c’est sans regret que nous le verrons prendre la mer avec de nouveaux propriétaires ; notre vie de terriens reprendra son cours, avec d’autres projets. Et aussi l’envie de repartir, dans quelques années, quand les enfants seront grands pour un nouveau tour du monde!
     
    • Les enfants travaillent dur tous les matins, et même l’après-midi pour Victor : le programme du CNED de troisième est exigent et copieux. Pour Arthur et Anna, nous nous appliquons à travailler les fondamentaux : ici le jeu de la marchande, pour apprendre à additionner et à rendre la monnaie. Là, Arthur n’en a pas l’air, mais il révise ses tables de multiplication avec son papa…
     
    Nous croisons beaucoup de navigateurs arrivés de la « Transquadra ». Certains choisissent de faire rentrer leur bateau… en cargo!
     
    Jeudi soir au Marin, nous profitons du bateau-pizza qui est notre voisin de ponton ! Original : c’est un vrai restaurant avec son four à pizza installé à l’arrière du cockpit. Le bateau passe la semaine à grenouiller entre Le Marin et Ste-Anne, et assure même les livraisons au mouillage! Nous en profitons et nous régalons de lasagnes et pizzas.
     

    Trou à cyclones et Cirque marin

     
    En milieu de semaine, nous allons mouiller dans l’un des deux trous à cyclones du Marin, par curiosité, de découvrir ce site naturel, qui est très calme .
    C’est aussi parcequ’ il y a ce soir, au fond de la mangrove, un spectacle de cirque… sur l’eau!

    Une troupe menée par les équipages de 3 bateaux, qui se sont rencontrés au fil de l’eau, entre la Bretagne, les Canaries et les Antilles. Clowns, vidéastes, poètes, musiciens, acrobates, mimes… Nous découvrons le show avec plaisir!Et nous ne sommes pas tout seuls!
    C’est artisanal, et c’est leur première représentation! Nous sommes ravis de voir notre soirée illuminée par 2 heures de spectacle vivant, bon-enfant et tellement dépaysant!
     

    Les Salines

     
    Nous partons passer le week-end dans un site sauvage superbe, à 3 NM au sud de Ste-Anne : les Salines.
    Le temps est très calme, et nous mouillons en bordure de plage, derrière l’ilot Cabri. Nous passons un week-end enchanteur, à 30mn à peine du Marin. Tout seuls-ou presque.
    Nous explorons les 3 plages de la presqu’île :
    • Grande Terre, la plus sauvage,
    • Grand Anse, la plus animée, la plus aménagée aussi de restos, parking, jetskis etc…qui attire beaucoup de monde les week-end, et où nous ne restons pas,
    • et Petite Anse, une plage de naturistes, mais mixte, avec des touristes, des randonneurs qui dans la journée parcourent toute la presqu’île, de Ste-Anne à la Savane des pétrifications, en passant par les 3 plages des Salines.
     
    Nous quittons le Marin début mars, direction la Guadeloupe où nous rejoignons mon frère Thomas et son amie Sonia pour 8 jours de croisière en famille.
     
    Nous passons la nuit aux Anse d’Arlet, célèbres plages qui se trouvent sur notre route.
    Nous n’aurons pas le temps de nous arrêter comme prévu à la Dominique, ce que nous regrettons car l’île a une histoire à part aux Caraïbes et beaucoup à offrir : densément boisée, avec les plus hautes montagnes des Antilles, elle ne fut pas colonisée pendant les XVI et XVII eme siècle. Les indiens Caraïbes étaient trop agressifs, et l’île fut déclarée terrain neutre. Elle fut plus tard le refuge de nombreux esclaves « marrons », et finit par être occupée à tour de rôle par les français et les anglais, mais avec un peuple toujours très farouche et indépendant, qui obtint après l’abolition de l’esclavage en 1831 d’établir le premier gouvernement noir des Caraïbes. L’île obtint son indépendance en 1974, et reste à l’écart du développement touristique des Antilles ; elle a subi des cyclones ravageurs ces dernières années, mais offre des forêt primaires intactes, et de belles balades en rivière.
     
    Une autre fois…..
  • Retour aux Grenadines

    Retour aux Grenadines

    Il y a (presque) 20 ans, tout jeunes mariés, nous avions passé notre voyage de Noces aux Grenadines… 2 semaines de rêve à naviguer en duo sur un Sun Dance 36, dans cet archipel si propice au cabotage. Deux décennies plus tard, nous sommes impatients de revenir sur les lieux avec les enfants, et les grands-parents, et de les redécouvrir.

    Salt Whistle Bay, à Mayreau,
     
    Moustique, Béquia (prononcer Bécoué), Canouan, Union, et les Tobago Cays dépendent de St-Vincent, l’île principale. Les Grenadines sont un haut lieu du nautisme depuis une trentaine d’années : l’archipel permet en effet de sauter facilement d’îles en îles, et de plages en plages, dans un cadre qui reste naturel et sauvage. Chaque île a sa spécificité :
     
    • les Tobagos Cays sont inhabitées et offrent un terrain de jeu magnifique aux amateurs de nature sauvage et de lagons turquoises
      Tobag Cays
    •  l’île Moustique est privée et abrite un « lotissement » de villas exclusives (Mick Jagger, la Princesse Margaret, quelques grands industriels sont propriétaires…)
      île Moustique
    • Béquia reste typique avec ses plages, son village animé, et ses petites maisons, lieu de villégiature de nombreux marins venus poser leur sac dans cette île paisible
      Le mouillage principal de Bequia
    • Union, le centre touristique de l’archipel, qui abrite des commerces restaurants et une poignée de petits hôtels
      l’île d’Union
    • Canouan, qui se tourne vers le touriste de luxe avec un hôtel 5*, un golf et une marina, et des villas haut de gamme.
      Canouan
    • Mayreau, simplissime petite île dotée d’un village de poupée et d’une ravissante plage
    Mayreau
    En 20 ans, les îles ont un peu changé, et développé un tourisme raisonné : pas de grands hôtels ni de tourisme de masse -sauf à Canouan- mais un très grand  nombre de voiliers de location en provenance de Ste-Lucie et de Martinique. Les bases de charter DreamYacht et Moorings n’ont pas été affectées par les cyclones ces dernières années et sont florissantes dans le sud de la Caraïbe. Certains mouillages sont bondés : la destination est victime de son succès.
    Mais si l’on cherche un peu, il est aisé de trouver des endroits plus tranquilles…. et le charme opère toujours.
     

    Au départ de Martinique, où nous avons fait escale 24h à l’arrivée de notre traversée de l’Atlantique sud, nous mettons cap sur Ste-Lucie, distante d’à peine 25 miles nautiques, et à mi-chemin entre la Martinique et les Grenadines.

    arrivée sur Ste-Lucie

    Nous naviguons en tandem avec Papily et Mamily, qui ont loué pour l’occasion un Lagoon 45.

    le Lagoon 450 de location des grands-parents

     Rodney Bay sera notre première escale!

    Rodney bay

    C’est dépaysant, car l’île est aujourd’hui anglaise, après être passée aussi entre les mains des français il a quelques siècles….

    C’était le repère de l’amiral Rodney, à la tête de la flotte britannique du temps où britanniques et français se disputaient âprement les Antilles, de la fin du XVIII ème siècle au milieu du XIX. Il pouvait de son rocher surveiller parfaitement les mouvements de la flotte française basée en Martinique.
    Nous allons visiter le fort et ses dépendances sur l’île Pigeon, qui est en fait une presqu’île.
    Tout en bas, la cuisine des officiers,

    puis un peu plus haut, avec une vue magnifique sur le nord, le mess et les quartiers des officiers, dont une moitié a été rénovée pour y abriter un restaurant; l’autre moitié est en ruines.
    Encore plus haut, les baraquements des soldats,

    qui abritaient 120 hommes.
    Un peu plus de grimpette, sous un soleil de plomb, et nous y sommes!
    Il reste des canons.
     
    D’en haut, la vue est panoramique,

     un site parfait pour scruter les mouvements des bateaux dans l’arc antillais.
     
    Nous redescendons après avoir exploré les différentes batteries du site.
     
    En rentrant sur Moby, Arthur est intrigué par cette réplique de Galion, qui emporte des touristes pour des croisières de quelques heures au soleil couchant.
     
    Au petit matin, c’est le marchand de légumes itinérant qui passe!
     
    La baie est très touristique, et abrite une grande marina, des commerces, de très grands hôtels: nous ne resterons pas, et mettons cap au sud vers le somptueux mouillage des 2 Pitons.
     
    En route, nous découvrons la côte de Sainte-Lucie; constellée de grands hôtels, de résidences,

    Au port, on compte pas moins de trois énormes paquebots de passage!

    Mais en descendant vers le sud, nous retrouvons de charmants villages créoles,

    et des hôtels à taille humaine.
     
    Nous arrivons aux deux Pitons, au pied d’un parc naturel exceptionnel. Côté fréquentation, on est dans la démesure : les super-yachts se sont donné le mot… Arthur et Papily regardent l’hélicoptère de notre voisin de mouillage se poser sur le pont.
    Pendant que nous sirotons notre Pina Colada, la première de ces vacances, et la spécialité régionale!
    De nuit, c’est ambiance « sapin de Noël »
    Le lendemain, c’est l’approvisionnement d’un des super-yacht qui me laisser rêveuse…… Il y a de quoi nourrir un régiment!!!
    Puis le ballet des hélices reprend.
    Après 24h d’escales entre les méga-yachts, nous descendons au sud vers ST-Vincent-les Grenadines.

    Nous longeons l’île de St-Vincent mais ne nous y arrêterons pas.

     Quelques criques ont l’air pourtant bien agréables et sauvages.
    L’alizé est soutenu, mais portant pour nous, ce qui est pas le cas des bateaux qui remontent vers la Martinique….
     
    Nous arrivons à Bequia où nous faisons nos formalités d’entrée.
    La baie est grande, très fréquentée, mais suffisamment spacieuse pour que les bateaux ne soient pas mouillés trop près les uns des autres. Le village est sympathique avec sa promenade de front de mer sur pilotis, qui mène des plages au village,

    où nous pouvons nous ravitailler de beaux fruits et légumes frais.
    C’est aussi l’occasion de s’attabler et de goûter la bière locale : la Hairoun.

    Les plages sont aujourd’hui bondées : un paquebot est en effet au mouillage, et a déversé son flots de touristes américains (et sud-américains!). Demain sera plus calme.
    Nous nous baladons le long du rivage, où se succèdent bars,

     boutiques,

    services,

     et diveshops
     pour arriver au village, ses échoppes d’artisanatl’église,  l’administration…
    Originale, le bateau-boulangerie, qui livre toutes les matins du pain frais. Il y a aussi le bateau-laverie, et le bateau-fuel! Nous apprécions ces petits services, qui se monnaient bien sûr, mais qui permettent aussi de contribuer à l’économie locale, très axée sur les services.
    Voici le déjeuner typique sur Moby : salade, crudités, pain et croque-monsieur, fromage.
     
    Sur Moby, nous sommes en pleins préparatifs : nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire d’Anna! Dans 4 jours, ce sera celui de Papily, et dans une semaine celui d’Arthur!
    Anna nous a préparé des biscuits et nous les apporte sur la plage pour le goûter.
     
    Bon anniversaire Anna, 6 ans!
     
    MOUSTIQUE

    Nous repartons assez vite sur Moustique, l’île des milliardaires. L’histoire de cette île est tout à fait unique. Son propriétaire Colin Tennent, (Lord Glenconner),

    statue de Colin Tennent

    est un aristocrate anglais, fortuné, déjà propriétaire de terres à Ste-Lucie, magnat de l’industrie minière et qui après-guerre, acheta l’île Moustique avec une idée folle : en faire un lieu de villégiature unique au monde pour les riches et célèbres de la planète. A l’époque, dans les années 60, c’est visionnaire!

    île Moustique
    S’ensuivent quelques de vacances spartiate et de villégiature compliquée pour l’entrepreneur, qui peine à garder en état l’unique maison de l’île, Cotton House. Moustiques, cyclones, tempêtes, manque d’infrastructure, des hectares à défricher….. l’île est pendant des années un gouffre financier qui ne rapporte rien.
    Son idée de génie : offrir un terrain à la Princesse Margaret, en guise de cadeau de mariage! Il faut dire que son épouse est dame d’honneur au palais de Buckingham, et une amie proche de Margaret. L’idée fait son chemin, et un jour, entre deux déboires sentimentaux, la Princesse Margaret fait construire sa maison!
    Au fil des ans, avec le concours d’un architecte suédois et d’un entrepreneur en bâtiment déterminé doté d’un solide sens du marketing, il réussit son pari, et transforme le caillou en lotissement de luxe pour happy few. Un petit hotel sélect, un bar-restaurant de plage, une supérette, et c’est tout!
    Pas de tourisme de masse, pas de ferry, mais un aéroport, et un village où vivent les employés de l’île :  école,
    bibliothèque,

    station service

    …..

    Le charme de l’île est indéniable : des plages de tous côté,

    la célèbre page de Macaroni Beach

    on circule en voiturette électrique, pas de bling-bling, ici tout le monde se connait et reste discret. 90 lots sont construits, avec un plan d’urbanisme strict : il est interdit de diviser les parcelles.

    Quelle déception : le Basil’s bar, une institution dans l’île, est fermé pour rénovation, et ne réouvre que dans une semaine….et nous serons déjà partis. Mais une petite annexe sert les cocktails dans une petite maisonnette : la pina Colada est toujours aussi bonne!
    Pendant que nous sirotons, les enfants s’éclatent en skimboard sur la plage en contrebas du Basil’s bar en rénovation.

     
    Nous sommes les 14 février : c’est l’anniversaire de Papily, secondes festivités d’une semaine chargée en célébrations!
     
    TOBAGO CAYS :
    Bye-Bye Moustique, et en route pour les Tobago Cays, petit atoll dans l’archipel, composé de 4 petites îles aux noms de repères de pirates : Petit Bateau, Petit Rameau, Baradal et Jamesby.

    Ils sont entourés de récif, et forment un petit plan d’eau intérieur, parfait pour la planche et le kitesurf.Le site est toujours aussi photogénique,

     sauvage,non construit, et fréquenté! Des bateaux par dizaines, heureusement, il y a de la place pour tout le monde…. sur la plage à l’heure de pointe, le parking à annexes fait le plein!
     
     
    Sur Petit Bateau,

     les pêcheurs de Mayreau et leurs familles ont installé des tables

    et des BBQ

    créant un restaurant de plage provisoire
    : menu unique : langouste grillée!
    La recette fait carton plein, nul ne passe aux Tobago Cays sans manger la langouste locale. Il est aussi possible de se la faire livrer directement à bord en barquettes avec ses accompagnements : ça c’est du service!
    Victor continue son entrainement de planche à voile,

    coaché par Loïc.

    Ca plaaaaaane!

    Nous tentons aussi le snorkeling.

    Nous croisons de nombreuses tortues dans cet archipel des Grenadines, et nageons avec elles,

     elles sont peu farouches car interdites de pêche et protégées
     
     
    MAYEREAU
    Puis c’est Mayereau, et sa plage nonchalante de Salt Whistle Bay,
    Il fait très beau, peu de vent, nous prenons un mouillage tout près du bord. On pourrait se croire seul au monde, mais il y a des dizaines de bateaux derrière nous….
    Le plage est toujours aussi jolie,

    et bordée de ces deux cocotiers sur lequel il y a 15 ans, nous avions de pris de belles photos de groupe, avec nos amis.
    Les enfants l’adoptent.
    Le petit hotel est en cours de rénovation,

    dans un style rustique chic.

     Le site le mérite bien. Et la Pina Colada est excellente!Avec ce petit plus qu’on ne trouve nulle par qu’aux Grenadines : la noix de muscade râpée qui recouvre la mousse du cocktail. Il faut dire que la noix de muscade est un produit local, qui pousse et se récolte à St-Vincent : nous en avons fait le plein au marché de Bequia.
    Mamily apprécie les eaux translucides et calmes de la baie;
    Nous rencontrons un bateau hollandais qui a un joli projet : le nettoyage des plages des plastiques, avec un trio ingénieux :
    • collecte+broyage de bouteilles en lambeaux grâce à ce broyeur mécanique,
    • puis chauffage dans un four solaire, d’un matériau ensuite réutilisable.
    Le spot de kite derrière l’île est sympa.
     
    Et ce soir, 17 Février  re-re-rebeote : nous fêtons les 9 ans d’Arthur à bord du bateau des grands-parents : les petits ont organisé une pêche à la ligne, Papily est en charge de la musique « live »  :  carte, cadeaux, déco et gâteau, tout y est! Le  lendemain matin , le petit-déjeuner de préféré du moussaillon : un pancake géant au Nutella sur le trampoline, elle est pas belle la vie?
     

    Après l’école nous partons installer notre camps sur la plage : paddle, hamac, paréos….

    et…plouf!
    Puis nous quittons ce mouillage un peu surpeuplé pour Chatham Bay, une grande plage de l’île principale d’Union. 
     
    UNION
    La baie est très tranquille, et restée sauvage avec seulement quelques paillotes de plage d’un côté, et un petit hôtel de l’autre.
    Les garçons prennent leur skimboard et nous longeons la plage avec eux pour trouver le meilleur spot : pas facile, car il y a un platier sur une bonne longueur, et des petits coraux sur la plage.
    Arthur par à l’assaut du rocher.
    Nous découvrons quelques « têtes de turc », ces cactus si caractéristiques des Antilles
    Le petit hotel de charme semble particulièrement accueillant.
    De retour à l’autre bout de la plage, nous découvrons des petits colibris, qui viennent butiner les plantes grasses : c’est la première fois que j’observe ces drôles d’oiseaux de si près. Ils ont un vol très particulier, le champions du vol stationnaire!
     
     
    UNION, Fregate
    Puis nous contournons l’île d’Union, et mettons le lendemain cap sur Fregate,où nous retrouvons 3 Outremer 45, les « petits frères » de notre Outremer 51.

    Nous sympathisons avec Loustic, famille de belges avec 3 enfants à bord, en  année sabbatique autour de l’Atlantique.
     
    Nous passons l’après-midi à la plage avec les « Loustic ». Victor s’entraîne sur les water-starts avec succès, pendant qu’Arthur et Anna jouent dans les vagues. Nous partageons la plage du village avec des vaches
     
    Le spot est particulièrement fréquenté par les kitesurfers, et les planchistes. Loïc et Victor s’éclatent.
     
    MATEREAU :
    Nous retournons le lendemain à Mayereau. Nous passons devant le village de Clifton à Union, l’île principale des Grenadines, mais ne nous arrêtons pas : trop de monde!!!
    C’est un super spot de kitesurf, et c’est aussi l’endroit idéal pour faire un plein de courses avec de vrais supermarchés.
    Nous n’en avons pas besoin, car dans 2 jours, nous serons en Martinique! Bye-Bye Union,
     
    Nous nous dirigeons vers le mouillage de Saline,

    une grande baie ouverte qui accueille parfois les paquebots, mais qui est aujourd’hui quasi-déserte.L’accès au village est facile par la route, et la supérette offre une vue panoramique sur la mouillage. Nous poussons l’exploration de la rue principale du village un peu plus,

     car il parait que la vue d’en haut mérite le détour. Nous sommes surpris par le nombre de bars : pas loin d’une douzaines, soit une maison sur 4….
    Enfin, en haut, l’église, et la vue sur les Tobagos Cays d’un coté »,

     sur Union de l’autre, et Grenade au fond.
     
    Papily et Mamily nous quittent et rentrent en France après 2 semaines de croisière en duo, en terre bien connues : cela fait plus de 10 ans qu’ils viennent tous les hivers passer 2 à 3 semaines aux Grenadines!
     
    Leur mouillages préférés :
    • Salt Whistle Bay pour sa jolie plage aux eaux translucides, le bar « piedanlo »  au soleil couchant,
    • Admiral’s Bay à Béquia, pour son pittoresque village, ses  plages et ses petits restaus
    • les 2 pitons à Ste Lucie, pour son cadre enchanteur, au pied du volcan, le calme du mouillage, et l’accueil sympathique de l’hotel.
     
    Nos mouillage préférés aux Grenadines :
    • les Tobago cays, pour leur spot de planche et de kite, les nombreuses tortues, le snorkeling excellent sur le reef extérieur, les balades sur les ilots de Jamesby et Baradal avec les iguanes et la jolie vue d’en haut
    • Saline Bay, à Mayereau, l’un des mouillages les moins fréquentés qu’on ait connus-(à éviter bien sûr le jour de  passage des paquebots), pour la sensation d’enfin respirer au mouillage, car les bateaux sont espacés les uns des autres ; un super spot de skimboard et de bodyboard pour les enfants, la grande promenade sur la plage, et celle qui mène au village donne une vue panoramique de l’archipel
     
    TOBAGO :

    Nous retournons d’ailleurs aux Tobago Cays pour 24h, afin de profiter une dernière fois de ce mouillage qu’on adore et qui offre une telle diversité d’activités. Cette fois, nous allons mouiller au vent de Barradal, où nous retrouvons Mais Uma, avec qui nous achevons de sympathiser.

    En nous baladant  sur les hauteurs de Barradal,

    nous découvrons des iguanes , 
    Les plantes épiphytes sont incroyables.
    En redescendant, c’est embouteillage sur la zone de lancer d’ailes de kite.

    Nous tentons un snorkeling à l’extérieur de la barrière, en fin de journée, entre 16h et 17h, heures de pleine activité : nous rencontreons une tortue,

    des barracudas,
    et une vie marine très active!

     
    Puis direction Canouan : nous remontons l’archipel des Grenadines, car nous sommes attendus en Martinique pour une escale technique.
     
    Une nuit à Canouan,

    dans un mouillage très sauvage, puis une autre à Bequia où nous effectuons notre clearance de départ. Après un ultime stop à Rodney Bay, Ste-Lucie, nous arrivons en Martinique, au Marin le 25 février, pour une à deux semaines d’escale technique.
  • En partance pour traverser le Canal de Panama

    En partance pour traverser le Canal de Panama

    Arrivés à la Marina de Shelter Bay il y a 8 jours pour préparer les formalités de passage du canal, nous avons hâte de traverser. Le séjour à la Marina était plutôt plaisant, car nous y avons retrouvé les 9 autres bateaux de la Pacific Odyssey, avec lesquels nous traversons le canal et allons aux Galapagos. Un mélange de Nationalités, Américains, Belges, Allemands, Britanniques, Israéliens, Australiens…. et une bonne quinzaine d’enfants de 4 à 15 ans, rendent l’ambiance très sympas, surtout en fin de journée vers 17H quand tout ce petit monde se retrouve à la piscine!

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    Vue depuis notre ponton, vers les Flats et l’entrée du Canal

    Nous avons donc eu 8 jours pour préparer le bateau, notamment par une révision du gréement et du moteur. photo 2photo 1

    Mais aussi faire un avitaillement sérieux de produits secs en prévisions des île du Pacifiques, des produits frais également pour tenir jusqu’au Galapagos, et un peu d’électronique.  Là encore le shopping est une expérience en elle-même. Nous avons passé la journée d’hier à sillonner la zone Franche en minibus avec 3 autres bateaux pour trouver : des boissons, des appareil photos, instruments de musique, vêtements, matériel de plongée…..on trouve tout à Panama grâce à la Zone France, véritable supermarché géant en plein air.

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    les rues de la Zone Franche, Colon
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    Entrepot du magasin de musique et de sport, Zone Franche Colon
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    préparation du mouillage supplémentaire chez le Shipchandler

    La Marina est à quelques encablures des écluses du Lac Gatun, que nous traversons pour aller faire les courses.

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    vue vers les Flats et l’entrée du canal
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    les portes de la première écluse du lac Gatun
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    La route traversant les écluses, pour aller de Shelter Bay à Colon

    Les formalités sont longues, chères et fastidieuses, mais Pascal (le responsable de la Pacific Odyssey) et Eric (notre agent Panaméen) nous sont d’une aide précieuse.

    Les grandes étapes de la traversée :

    J-1  : Les Ecluses du lac Gatun, côté Atlantique

    • Notre agent nous annonce les instructions de départ pour le lendemain et prend nos passeports pour effectuer la clearance départ
    • Il dépose les 4 aussières de 40m qui serviront à maintenir le bateau au niveau des chambres des écluses
    • Il dépose aussi 8 gros pare-battages supplémentaires en plus des 7 donc nous disposons déjà

    Jour  J : Le Lac Gatun

    • nos Handliners arrivent à midi de Colon : il est obligatoire d’avoir 4 adultes disponibles pour tenir les 4 amarres. Loïc étant à la barre, et moi seule disponible, il nous manquait 3 handliners que nous avons recruté sur les pontons de la Marina : Jean-Philippe, skipper de New Horizon, Gabrielle et Sebastian, un jeune couple de backpackers franco-chilien qui ont déjà traversé 3 fois le Canal.
    • a 12h30, nous quittons Shelter Bay pour le mouillage des Flats, au milieu des bateaux de commerce dans la rade de Colon
    • notre Advisor, (les Advisors sont des employés des ACP, les autorités du canal, et font office de « pilote » pour les plaisanciers) monte à bord dans l’après-midi
    • le passage des Ecluses montantes de Gatun se fera entre 17h et 21h. Vous pouvez d’ailleurs nous suivre sur www.pancanal.com , grâce aux webcam . Cependant, il fera sans doute nuit….
    • Nuit que nous passons au mouillage sur le lac Gatun. En ce moment, les corps-morts sont indisponibles, ce qui rend le mouillage obligatoire, dans ce réservoir aux fonds remplis de débris, arbres morts etc…. Plusieurs bateaux ont récemment dû abandonner leur ancre en partant, ce qui nous a poussé à nous munir d’un mouillage supplémentaire à sacrifier si-besoin car il est pas envisageable de nous séparer de notre mouillage principal dont nous aurons besoin par la suite.

    J+1 : les écluses de Pédro Miguel et Miraflores, côté Pacifique

    • départ entre 5 et 6 du matin pour le transit sur le Lac Gatun, une trentaine de mille à faire au moteur en suivant un chenal.
    • dans la matinée, passage des Ecluses de Pedro Miguel et Miraflores, à voir également sur les webcams de www.pancanal.com
    • débarquement de nos aussières et de nos 3 handliners au yacht-club de Balboa

    Et voilà, nous seront dans le Pacifique, prêt à partir pour les Galapagos, qui est notre destination suivante….

    Pour ceux qui voudraient des explications plus détaillées du passage du clan le site de Panama Line Handler est très complet.

    Et pour suivre les bateaux de la Pacific Odyssey, y compris « Mercredi soir » sur lequel navigue mon cousin Laurent, allez sur le site de Cornellsailing.

  • Les BVI (British Virgin Islands)

    Les BVI (British Virgin Islands)

    Les BVIs, c’était pour un nous un lieu mythique, où nous avions par deux reprises effectué des croisières entre amis … c’était il y a 15 ans nous n’avions pas encore d’enfants, souvenirs, souvenirs :

    de magnifiques snorkelings, des navigations courtes et variées entre iles et ilots, des beaux paysages, des bars sympas, le dépaysement des antilles britanniques. Nous rêvions d’y retourner en famille et de montrer ce lieu unique à nos enfants.

     

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    Vue sur le Drake channel depuis le restaurant « top of the Baths »

    15 ans après les paysages restent tout aussi somptueux :

    • la zone de navigation entre les îles est unique au monde, formant une baie intérieure protégée, nous permettant tous les jours de changer de mouillage au gré des envies, en 15 mn, une heure ou deux heures maximum de navigation
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      Navigation dans le Drake Channel
    • quelques passages à raser la côte entre 2 ilots dans le Gorda Sound, ou à l’Est de Tortola entre Guana Island et l’east end
    Entrée dans le Gorda Sound
    Entrée dans le Gorda Sound
    • des très belles lumières et couchers de soleil
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    Coucher de soleil sur le Gorda Sound
    • des lieux de snorkeling toujours aussi bien protégés, comme les Indians, ou la plongée sur l’épave du Rhône, les grottes de Privateer Bay (celles qui ont inspiré Stevenson pour l’île aux Trésor!)
    snorkeling aux grottes de Privateer bay
    snorkeling aux grottes de Privateer bay
    • le mythique mouillage des Baths et ses 4 plages idylliques recelant la plus incroyable promenade côtière  : Devil’s Bay avec ses grottes et cavernes sous-marine, ou  Spring Bay avec son ruban de sable blanc et ses gros rochers de granit. Entre les deux, 2 autres ravissantes plages recelants des trésors de recoins entre les rochers : c’est toujours aussi magique, nous y sommes retournées 3 fois en 15 jours, les enfants passant des heures à jouer dans ce dédale!!!!

    Au final nous sommes quand même un peu déçus des BVI’s, surtout par l’incroyable fréquentation du site et par  l’encombrement de mouillages  : un soir nous comptons pas pas, moins de 100 mat à Great Harbour sur Peter Island,

    Forêt de mats....
    Forêt de mats….

    Dès le premier jour également : arrivés de nuit de St-Martin, nous mouillons à 3h du matin devant les Baths, agréablement surpris de ne déceler à nos côtés que 4-5 bateaux. A notre réveil le lendemain, nous déchantons : pas moins de 30 bateaux sont déjà là!, le triple quelques heures plus tard. Bizarrement, tout ce petit monde s’éclipse vers 16h, laissant ce superbe mouillage à nous tout seul ou presque pour tout le reste de la soirée et de la nuit.

    Pour protéger les fonds marins et aussi rentabiliser l’occupation de l’espace, beaucoup de mouillage sont équipés de bouées, souvent payantes quand elles ont été installées par le bar/resto du coin. L’intention est bonne, sauf quand le tarif frise le racket (30$ la nuit à Gorda Sound) ou quand elles sont installées tellement proches les unes des autres que nous touchons un autre cata amarré à côté de nous (Peter Island), heureusement sans dommage car notre voisin était bardé de pare-battage… idem pour les bars et restos : la Pina-Colada à 15$, c’est bon, mais c’est un tarif digne de St-Trop!!

    Un lieu devenu très cher, très commercial, et très (trop)fréquenté, ce qui gâche parfois la beauté des lieux comme lors de notre seconde visite aux Caves du Diables, en plein milieu de journée, au milieu d’un groupe de touristes portoricains!

    Heureusement subissent quelques beaux sites peu fréquentés comme  :

    • Guana Island et sa magnifique plage,IMG_4013

     

    • l’île de Jost Van Dycke, ou j’ai fait mon dernier avitaillement, et dont le port reste un typique village créole

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    • A noter aussi que la côte reste merveilleusement préservée avec peu de constructions, toutes très bien intégrées dans le paysage et dans le style architectural créole, contrairement aux voisines américaines (les US Virgin Islands) que nous traverserons pour notre départ vers le Panama : côtes bétonnées, propriétés grandioses, immeubles et immenses résidences…

     

    • C’est aussi à Litte Jost Van Dyke que nous rencontrons Emmanuelle et Nicolas, en année sabbatique aux Caraïbes avec leurs 4 garçons de 5 à 9 ans sur un RM 44. Une belle rencontre un soir sur l’ilôt désert de Sandy Pit, où de 4h à 7h, les parents se racontent leurs aventures pendant que les enfants jouent comme s’ils s’étaient toujours connus : skim, château de sable, beach rugby, snorkeling, tour de l’île en course à pied chronométré, nul besoin les occuper….

    Nous ne croiserons plus cette sympathique famille, dommage, car demain nous  partons pour le Panama, et eux pour les Bahamas. Mais cette jolie rencontre augure je l’espère de nouveau « bateaux-copains » prochainement….

  • La Bucket Regatta- St-Barth

    La Bucket Regatta- St-Barth

    Nous devrons quitter St-Barth la veille du début des régates, mais avons pu profiter pendant quelques jours du spectacle de ces voiliers somptueux en entraînement.

     

    Ces régates sont un vrai régal pour les yeux, aussi bien pour admirer les participants que les magnifiques yachts venus faire leurs curieux. Pour cela, la plage de Shell Beach est un excellent spot d’observation.

    Le port de Gustavia est rempli de bateaux tous plus beaux les uns que les autres… On se sent tout petit….IMG_4547 IMG_4544 IMG_4516 IMG_4532

  • En escale à Saint-Martin

    En escale à Saint-Martin

    Premier repas au resto, que le steak a bon goût après 15 jours de mer! Mais ce que j’apprécie le plus, c’est le silence et le calme du bateau au mouillage. Je savoure le doux clapotis des vagues, le bruissement du vent, les légers mouvements de balancier des 2 coques. Car l’outremer étant un bateau véloce, 2 semaines de traversée, c’est un peu 2 semaines dans un shaker, ou comme dirait notre ami Bunny après avoir parcouru 2/3 de la planète à bord d’un MOD70 : « c’est 7 mois dans un sèche-linge »!!

    Saint-Martin est une escale obligée également pour l’opération « service après-vente d’Outre-mer ». En effet, nous avions convenu avec le chantier d’un stop aux Antilles, pour faire un dernier check avant la traversée vers le Pacifique.

     

    Nous avons identifié quelques soucis mineurs :

    • l’hydrogénérateur qui fonctionne mais nous semble produire moins d’énergie que prévu,
    • une fuite d’eau douce dans une cale,
    • une pompe de cale qui ne fonctionne pas,
     
    Rien de très grave, quelques cables électriques à changer, et des tuyaux à serrer, et d’autres bricoles : tout les problèmes seront résolus dans la semaine par David, le correspondant d’outre-mer à St-Martin, avec efficacité et bonne humeur.
     
    Nous oscillerons entre  :
    • le mouillage de Marigot, pratique avec la marina à 2 pas (pour les non-initiés, Marina ça veut dire : internet, machine à laver, local à poubelles… ), le supermarché, la pharmacie, la boulangerie etc…Contrepartie :  le mouillage est bondé de centaines de bateaux,le ballet es annexes est incessant et il n’y a pas de plage praticable, sans compter qu’il est risqué de se baigner tellement les annexes vont vite… Donc pour dsl enfants, le temps est un peu long….

    Au mouillage, des yachts tous plus extraordinaires les uns que les autres!!

    •  le mouillage de Grand Case, à 15mn de là, très sympa avec sa jolie plage et son front de mer animé de restos, bars de plage et de petites boutiques de vêtements. Donc dès que les opérations de maintenance sont terminées, c’est là que nous filons.
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    • c’est là aussi que nous retrouverons un soir Pierre, Marie, leurs enfants et un autre couple d’amis, pour tester l’ambiance du samedi soir à Grand Case! Pendant que les parents testent les cocktails de la carte, les enfants se font chouchouter par la patronne qui les installe au bar! Le retour à bord est plus sportif, les grains se succèdent sans discontinuer, nous rentrons donc sous une pluie battante en pleine nuit!!
    brochette de p'tits loups au bar
    brochette de p’tits loups au bar
    Mais le plus beaux mouillage est certainement ceux de Tintamarre, petit ilot au nord de St-Martin, où nous irons à 2 reprises passer la journée : c’est un repaire de tortues marines, qui viennent brouter l’herbier sous-marin. Nous sommes tous émerveillés d’en croiser autant en snorkeling, pour les enfants c’est une première!
     
    A quelques centaines de mètres, nous irons aussi voir l’épave d’un petit remorqueur qui git par 20m de fond. Il est colonisé par du corail et attire déjà pas mal de poissons. Les enfants s’exercent à l’apnée afin de l’explorer de plus près. Victor descend bientôt à 7-8 mètre, Arthur à 2-3m, c’est un excellent début!
    Autre curiosité, c’est d’aller visiter l’intérieur de île, ancien repaire de trafiquants de drogue qui, très organisés, y avaient installé un petit atelier doublé d’une piste d’atterrissage! Après leur démantèlement, subsiste quelques ruines de bâtiments et plus amusant, 4 blocs moteurs d’avion que nous tentons d’identifier : la plaque d’immatriculation du moteur est difficile à déchiffrer, usée par les intempéries, mais il s’agit sans aucun doute d’un Pratt et Whitney. Pierre nous promet de revenir une prochaine fois et de photographier les moteurs sous toutes leurs coutures pour identification : nous aimerions bien savoir sur quel avion il était monté.
     
    De retour à la plage, Maël et Victor rivalisent de glisse et de figures avec leurs skims : une nouvelle passion est née!
     
    Nous quitterons St-Martin à deux reprises, pour visiter Anguilla et St-Barth, puis après un dernier avitaillement pour les iles Vierges!

     

    Retour de courses avec Anna, dans la camionnette de notre mécano!
    Retour de courses avec Anna, dans la camionnette de notre mécano!
     
     
  • En escale à Saint-Barth

    En escale à Saint-Barth

    Découvrez St-Barth dans nos pages destination!

    Une escale de quelques jours hors du temps pendant la Bucket Regratta.

  • Anguilla

    Anguilla

    L’île d’Anguilla n’est qu’à 2 heures à peine de route de St-Martin, et recèle parait-il parmi les plus belles plages des Caraïbes. Elle est de plus dotée d’un parc naturel marin d’ilots sauvages, quasi-déserts et bien préservés.

    C’est une destination idéale pour quelque jours. Malheureusement le mauvais temps ne  nous permettra pas de profiter du parc marin et des nombreuse plages aux noms pourtant évocateurs : Crocus Bay, Prickly Pear, Seal Island : nous resterons bloqués 3 jours à Road Harbour, passage obligé pour y effectuer la clearance.

    Si Loïc et moi-même sommes un peu déçus de ne pas satisfaire notre soif d’exloration, ce furent 3 jours tout de même très agréables, reposants, dans un mouillage calme malgré le vent et la houle, et devant une très jolie plage, bordée de bars et resto très sympas. Une ambiance typiquement créole qui nous plait bien.

    Nous avons donc beaucoup profité des restos de plage, aussi bien pour leur bonne chère que pour leur reseau Wifi!!, qui nous  parmi de poster quelques nouvelles sur le blog et même pour Victor de skyper un mercredi après-midi ses copains du collège en direct de la plage!

    la terrasse du resto depuis lequel je publie le blog!
    la terrasse du resto depuis lequel je publie le blog!

    Les enfants et les grands-parents y trouvent leur compte : une longue plage, du beau sable doux, quelques rouleaux, de quoi faire un peu de skim et du morey, c’est le bonheur pour tout le monde.

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    Comme je vous l’expliquais dans un précédent Post, Victor ne descend plus à la plage sans son skim!

    En quittant Road Bay, nous passons à quelques encablures de Sandy Island … et percevons de loin Dog Island, et nous promettons d’aller y faire un tour dans 2 ans lors de notre prochain passage aux Caraïbes.

  • Bien arrivés de notre Transat!

    Bien arrivés de notre Transat!

    Quel bonheur que de voir la terre, après 2 semaines d’océan à perte de vue, et de savoir que nous sommes attendus par la famille et les copains de St-Martin.

    Nous ne sommes pas peu fiers d’avoir mené Moby à travers l’Atlantique en famille, avec l’aide de mon frère Thomas, et très heureux aussi de réaliser que nous avons tous les 5 pris beaucoup de plaisir à cette parenthèse hord du temps. Nous savions tous les 2 que nous aimions être en mer, et rêvions de faire partager cette expérience à nos enfants : ils ont eux aussi savouré ces moments en famille, avec papa et maman tout près d’eux, et à bord d’un cata spacieux et confortable.

    Les enfants nous ont surpris par leur capacité d’adaptation, qui se sont très vite sentis comme chez eux à bord. Certes, les 24 premières heures ont été rudes, surtout pour moi et les garçons : il faut dire que les conditions étaient difficiles avec une mer formée (4m de creux ) qui a malmené nos estomacs…. Anna est la plus vaillante, elle tient compagnie à Loïc pendant que nous somnolons tous, gagnés par le mal de mer…..

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    au départ de Lanzarote
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    père et fils
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    dernière terre en vue

    J’arrive tant bien que mal à faire mon premier quart malgré la mal de mer qui guette : nous nous sommes organisés à trois adultes de nous partager la nuit en 3 quarts de 4h chacun : Tom prend celui du soir, de 21h à 1h du matin, moi celui de 5h du mat’ à 8h, et Loïc très courageux celui de 1h à 5h du mat, sachant que c’est aussi lui qui se lève pour manoeuvrer avec nous si nécessaire.

    Dès le lendemain, tout le monde va mieux, et après 48h, toute la troupe est parfaitement amarinée, prête à reprendre les activités : ça commence tout les matins par l’école à bord!

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    Autre activité privilégiée : la cuisine, car c’est essentiel pour le moral du bord.

    Pain frais-(ou brioche, pancakes etc…) tous les matins, afin de démarrer la journée de bonne humeur. Quelques desserts aussi le soir, comme des mousse au chocolat, ou les petits pots de crème à la vanille. Le reste du temps c’est salade à midi, un peu de charcuterie, pâtes ou pizza  (fait maison) le soir, et parfois un rôti de boeuf ou un filet mignon de porc sorti du congélateur pour agrémenter l’ordinaire, agrémenté de délicieuses petites pommes de terre de Lanzarote…

    pain frais
    pain frais
    préparation de mousse au chocolat

    petit pot de crème au caramel

    Côté animaux marin, nous avons été déçus de n’en voir que rarement, alors que Loïc et Thomas voyaient des dauphins tous les jours en méditerranée. Tou de même, nous avons pu apercevoir de loin  un troupeau de dauphins surfant les grosse houle atlantique, un cachalot venu nous espionner, et une petite baleine Minke venue surfer notre vague de sillage.

    Plus curieux, l’arrivée 2 de papillons à bord au bout de 10 jours-et à 4 jours de toute terre…. des chenilles qui auraient éclos à bord? Nous leur offrons un peu de miel et d’eau et passons un peu de temps à les observer : l’occasion d’étudier les insectes en détail.

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    Nous profitons aussi du temps  que nous avons pour fair des jeux de société : Carcassonne bien sûr, c’est notre grand jeu préféré en famille, mais des petits jeux rapides comme le Dobble ou le trésor des Pirates,  des jeux collaboratifs comme le Trésor des Lutins ou Zombie….

    Comme nous sommes partis avec un disque dur de plus 1000 films en tous genres, Victor en profite pour parfaire ses connaissances cinématographique : il s’ingurgite pas moins de 3 films par jours, des Bronzés aux Marvel, en passant par les Jurassic Park, la série des Alien…

    Bref, le temps passe très vite, et c’est avec bonheur mais un peu de nostalgie de cette paisible vie en mer que nous touchons terre après 2 semaine, ravis de retrouver famille et amis.

    Il y a de beaux bateaux à St-Martin…..

    1, 2 ou 3 coques?
    1, 2 ou 3 coques?
    curieux voilier
    curieux voilier
    No-Limit, Outremer 5X customisé
    No-Limit, Outremer 5X

    Dès le lendemain, nous levons l’ancre pour Tintamarre, petit ilot à la très belle plage de sable blanc pour y passer la journée de dimanche en compagnie de nos amis du Conquet Pierre et Marie, installés depuis 2 ans à St-Martins avec leurs enfants Tim, Maël et Rose.

    Nous entamons 3 semaines de croisière aux Antilles en famille, avec Atao , le voilier de mes parents,qui navigue à nos côtés, ce qui ressemble déjà de là où je vous écris, à de bien belles vacances…. Maintenant que nous sommes de nouveau connectés, je vous promet des nouvelles plus régulières!

     

    mise à jour du blog à Anguilla sur la plage
    mise à jour du blog à Anguilla sur la plage