En début d’année scolaire, Monique, l’ancienne institutrice d’Anna nous a proposé de participer à l’aventure de Clémentine Aplati :
« Voici Clémentine Aplati !
Dans notre classe de PS/MS, notre maîtresse (Monique) nous a raconté ses aventures : une nuit, alors qu’elle dormait profondément, le tableau qui était accroché au-dessus de son lit, est tombé et la pauvre Clémentine s’est retrouvée toute aplatie !
C’est alors qu’elle a décidé d’en profiter pour voyager tout autour du monde en se glissant dans des enveloppes. »
Avant de quitter la Nouvelle-Zélande, nous nous offrons quelques jours à la marina du Viaduct, en plein coeur d’Auckland. Pour une fois, Marina ne rimera pas avec lessives, nettoyage, courses, bricolage, entretien… Nous allons passer 4 jours et 4 soirées à profiter de la ville et des copains!
D’abord Bruce et sa famille, avec qui nous avons navigué 3 semaines en janvier et qui nous convient à leur yacht-club de Half-Moon Bay pour une dernière soirée. Ses parents Toni et Peggy sont aussi de la soirée, septuagénaires resplendissants qui naviguent 6 mois par ans, fidèles à leur voilier depuis 40 ans : une belle source d’inspiration!
Nicole, Tobi , Marlene et Juliana sur Invictus, avec qui nous naviguons depuis un an et qui sont pour l’occasion nos voisins de pontons pour quelques jours. Les enfants sont devenus inséparables, et communiquent on ne sait comment, en francais, anglais, allemand…Autant dire que l’école est réduite au plus strict minimum : on sait au moins qu’ils pratiquent leurs langues étrangères…
Pic-nic à bord de Moby
Les filles font l’animation sur le ponton pour les touristes qui passent…!
Nous découvrons un peu mieux ce nouveau quartier de Viaduct, bourré de bonnes idées d’aménagement urbain. Comme ce toboggan, cette piscine-bassin pour les petits, ces chaises longues pour regarder la ville la nuit, et ce vieux quartier des silos qui se transforme le week-end en rendez-vous branché et pas cher : food-trucks, musique, ciné gratuit en plein air, basket-ball by night…..
L’architecture est aussi très variée
Immeuble ou paquebot?
A 50m de Moby, c’est le Musée Maritime, que nous n’avions pas encore visité. Nous pension y faire un rapide passage d’une grosse heure, curieux de voir la planche à voile avec laquelle Bruce avait gagné sa médaille aux jeux olympiques de Los Angeles… Nous y sommes restés finalement plus de 3h tellement il y avait à voir et à faire.
Les voiles maories bien sûr, et les première heures de la colonisation polynésienne de la nouvelle-Zélande. Passionnante, l’histoire méconnue de ces exceptionnels marins polynésiens qui traversaient des océans dès le 12ème siècle, sillonnant et découvrant l’immensité de l’Océan Pacifique.
Puis celle de premiers explorateurs européens, comme James Cook, grand découvreur de la Nouvelle-Zélande, aux prémices de la colonisation européenne.
Mais plus encore l’histoire de l’immigration en Nouvelle-Zélande, à qui est consacré un très émouvant département, qui reconstitue notamment l’ambiance à bord de ces bateaux qui traversaient 2 océans avant de débarquer les nouveaux arrivants : chinois, européens de l’est, américains, irlandais…. C’est leur histoire personnelle et celle de tout un peuple qui nous est contée, comme si nous y étions. Je rêve en France d’un musée de l’immigration, qui nous montre les émouvantes histoires de ces individus qui depuis des siècles ont franchi les frontières d’un côté ou de l’autre. Et qui nous montre combien nous sommes tous issus de populations migrantes, voyageurs, marins, travailleurs étrangers….car de tous temps les hommes ont voyagé pour quitter la misère, travailler, ou offrir à leur descendance un avenir meilleur. Et pourquoi pas aussi, au musée de la Marine de Brest, que j’affectionne particulièrement, l’histoire de ces Bretons du bout du monde, qui ont quitté leur pauvre terre pour voir ailleurs, et sont installés aux quatre coins du monde?
la planche Olympique de Bruce
Puis, nous passons au temps des chasseurs de baleine, le 20ème siècle avec les congés payés, les cabanons de vacances (les Bachs »), les moteurs hors-bords qui auraient passionné Papi et son âme de mécano!, et enfin les temps modernes, avec les marins célèbres. Nous nous arrêtons en particulier pour relire l’histoire de notre ami Bruce Kendal , et de sa soeur Barbara, planchistes au parcours sportif exemplaire, détenteurs à eux deux de 5 médailles olympiques, dont une d’or chacun
La planche Olympique de Bruce les médailles de Barbara
Puis les enfants découvrent la maquette d’Enza, bateau skippé par Peter Blake qui a remporté le en 1994 Trophée Jules Vernes, bien connu des brestois.
Le parcours du trophée Jules Vernes
A l’époque, Loïc était allé survoler le bateau avant qu’il ne franchisse la ligne du côté de Ouessant, et mon père était allé à sa rencontre en bateau par gros mauvais temps à l’arrivée, sur le canot de sauvetage Jean Cam : je vois encore qui trône dans son bureau, la photo d’Enza au coeur de la tempête.
Aujourd’hui le trophée, que l’on peut voir au musée de la Marine à Paris, est à Francis Joyon et son équipage!
Puis nous nous attardons sur l’histoire du regretté Peter Blake, marin et sportif au parcours impressionnant : vainqueur de la Volvo Ocean Race, du trophée Jules Vernes, à 2 reprises de la prestigieuse coupe de l’America, héro dans son pays, anobli par le reine d’Angleterre, et qui décide en pleine force de l’âge de raccrocher de la course pour consacrer plus de temps à sa famille et à des voyages d’exploration-sur Seamaster (devenu après Antactica Tara-Exploration). Nous sommes très touchés par son parcours, ses interrogations, et les témoignages de ses enfants, très courageux, et fortement inspirés par le parcours de leur père, disparu trop tôt sous le feu de pirates en Amazonie.
Dans quelques semaines nous allons suivre la Coupe de l’América qui court aux Bermudes : voici l’équipement des équipiers- ca ressemble de plus en plus à de la Formule un…
Nos dernières soirées à Auckland : nous partageons une bière sur le port avec Angie et son mari, croisés à Maupiti et récemment installés à Wahieke; passons une soirée avec Maya, Mira et Ivo, de Fata Morgana, et avec qui nous naviguons depuis les Marquises. Les enfants sont aussi très heureux de se retrouver.
Puis allons fêter l’anniversaire de Nicole dans un restau chinois.
Les enfants découvrent la vraie nourriture chinoise, usent et abusent du tourniquet,
et se débrouillent pas mal avec des baguettes!
Merci Tobi et Nicole pour ce dernier repas de fête. Il est temps de dire au-revoir à nos amis de bateau, qui (presque) tous restent naviguer encore une année dans Pacifique, alors que nous continuons notre circumnavigation, en route vers l’Océan Indien….
Après s’être penché sur les plus beaux mouillage, nous voulions partager avec vous nos ballades préférées, randos pédestres ou aquatiques, toujours dans l’ordre chronologique.
Difficile de faire le tri, tant la Nouvelle-Zélande est photogénique et qu’il y fait bon vivre. Déjà 4 mois que nous naviguons, de Bay of Islands au Golfe d’Hauraki en passant par les Marlborough Sounds et la Bay of Plenty. C’est avec plaisir que nous nous sommes replongés dans nos pérégrinations pour sélectionner nos plus beaux mouillages de Nouvelle-Zélande-par ordre chronologique, à quelques jours de notre départ pour la Nouvelle-Calédonie!
Cette escale « météo » à Tauranga est en fait une bonne nouvelle car nous allons y retrouver nos amis d’Excallibur, avec qui nous avons sillonné Bay of Islands en décembre dernier.
Tauranga n’a rien de glamour…. Une des plus grosses villes de Nouvelle-Zélande, un peu sur le déclin, qui fut il y a un temps la plus importante colonie du pays, et anciennement un haut lieu d’implantation maorie. La zone de mouillage est coincée entre l’aéroport et la 4 voies, les paquebots sur la rive droite, les porte-conteneurs et les pêcheurs sur la rive gauche….
C’est d’ailleurs passionnant de voir le portique tourner 24h/24h, à 200m de Moby, déposant et déchargeant les conteneurs. Rien d’enchanteur à Tauranga, mais essayons d’en tirer le meilleur!
Première mesure : je dépose les 3 garçons chez le barbier : il était temps de leur faire une bonne coupe, Victor et Arthur n’avaient pas vu un coiffeur depuis plus d’un an…. préférant s’en remettre à mes bons soins pour raffraichir tous les 2 mois une coupe qui n’en était plus une …
Puis un petit tour au parc pour se défouler.
Même en pleine ville Arthur trouve un brin de nature
Imparable également, le très couru « Fish market », fréquenté par les touristes, croisiéristes, backpackers et locaux. Le concept est original : un magasin qui vend des produits d’une fraicheur impeccable tout juste débarqués du bateau, et qui vous propose de les cuisiner sur place!
Le soir-même, nous fêtons nos retrouvailles avec Nicolas, Anne-Marie, Charles, Eléonore et Paul. Nous avons quelques anniversaires de retard à fêter!
Nous savons que nous allons être bloqués plusieurs jours à Tauranga à cause du mauvais temps, alors, autant profiter au maximum des copains!
Le lendemain, le temps est pluvieux, mais se découvre en fin de journée : nous partons visiter le musée de l’aviation de Tauranga.
Un biplan Bristol Scout de la première guerre mondiale
Une grosse demi-heure de marche le long de la 4 voies pour rejoindre la zone aéroportuaire, mais ca vaut le coup! Quelques passionnés ont réuni de vieux avions. Les enfants sont ébahis devant tous ces vieux appareils.
le Curtiss Kittyhawk P40, avion de chasse américain de la seconde guerre mondiale Hawker Tempest, bombardier torpilleur de la RAF Grumman TBF Avenger, bombardier torpilleur américain, embarqué sur des porte-avions
Plusieurs avions de légende sont rassemblés ici Le plus impressionnant pour eux est la carlingue d’un Catalina, qu’ils peuvent visiter de l’intérieur.
Carlingue de Catalina
L’intérieur du Catalina :
la zone de vie à bord
la cuisine
le poste radio
le cockpit
le cockpit
le poste de combat
Nous sommes arrivés un peu tard, et l’heure de la fermeture approche… plutôt que nous mettre dehors, deux passionnés, membres actifs et bénévoles du musée, viennent nous chercher pour nous montrer les merveilles qui trônent dans les hangars de restauration : ces avions-là volent!
Nous avons même droit à une visite guidée personnalisée.
C’est samedi soir : c’est la fête sur le pont supérieur!
Le lendemain, nous changeons de mouillage pour parer au coup de vent d’Est annoncé, et allons nous mettre à l’abri du Mont Maunganui. L’occasion de longer le quai des paquebots de croisière,
et de voir la statue qui marque l’entrée de la rade de Tauranga
Un moyen très populaire de visiter la Nouvelle-Zélande, et assez pratique vu la taille importante du pays. Mais ca n’est bon que si on support le tourisme de masse : à chaque escale, des centaines de touristes débarquent pour visiter en bandes organisées.
Paquebot sortant de Tauranga
N’oublions pas que le tourisme est le secteur économique n°1 en nouvelle-Zélande!
De retour à Tauranga, nous emmenons les 6 enfants se défouler aux jeux : cela fait 2 jours qu’ils sont enfermés à cause du mauvais temps…
Et déjà, il est temps de dire adieu à nos amis qui rentrent en France pour quelques mois. Depuis notre rencontre au Panama en Avril 2016, il y a 10 mois déjà, nous avons navigué de concert aux Galapagos et en Polynésie Française, et partagé tant de bons moments. Bon vent les amis!
Bye-bye Tauranga
Nous mettons le cap vers Great Barrier, et ferons escale en chemin pour ne pas naviguer de nuit. La côte est en effet mal pavée, de multiples ilots, et roches émergentes le long de cette péninsule de Coromandel qui fait suite à la baie of Plenty.
A 20h, nous jetons l’ancre devant l’île de Slipper island, ou Whakahau. Une ferme, un lodge, une petite piste d’aviation, c’est coquet.
Ici, les fermiers insulaires ont toujours un bateau, et bien souvent un petit avion ou un hélico pour se transporter à terre.
Le lendemain, nous savourons une magnifique journée de navigation comme on les aime : fraiche, mais ensoleillée,
à longer la presqu’ile de Coromandel, ses falaises escarpées, et paysages découpés.
Les conditions sont idéales pour Moby, un vent de 3/4 arrière, bien abattu mais pas trop, nous filons à plus de 10 noeuds de moyenne, des pointes à 16-18 noeuds dans les surfs… pendant que les tartes aux pommes/poires qu’Anna m’a aidé à réaliser cuisent au four. Nous arrivons en vue de Great Barrier en début d’après-midi, dans le mouillage de Tryphéna, que nous n’avions pas encore visité.
3 baies se succèdent dans cette rade abritée
Puriri Bay
Vue de la plage à marée haute
Puriri Bay
Un petit tour à la supérette locale de Mulberrry Grove (qui fait aussi office de poste/bar/resto)….. pour un réapprovisionnement en produits frais. Nous tombons en arrêt devant cet hydravion « fait maison » en contreplaqué, réduit à l’état d’épave…Ce qui fait tout de même rêver pilote et apprentis-pilotes qui se verraient bien aux commandes d’un tel engin un jour. Nous longeons le trait de côte pour rejoindre la baie adjacente.
Grottes, Puhataweka, le site est encore une fois très photogénique. Mais notre but est tout autre : Pukiki abrite un véritable pub Irlandais qu’il nous tarde de tester.
Et surplombe une bien jolie baie. Nous rentrons avant le coucher du soleil
Tellement sympa que nous reviendrons le lendemain diner avec nos amis de Fiuu, famille de français qui naviguent dans le Pacifique Ouest sur un Outremer 49.
Moby et Fiuu au mouillage de Puriri
Nous passons une excellent soirée, arrosée de Guiness et d’IPA (Indian Pale Ale, bière ambrée, très tendance en ce moment) et dînons de spécialités irlando-néozélandaises :
clam chowder très crémeuse Irish coffee
Le pub est bien animé en cette veille de week-end de St-Patrick…Demain nous mettons cap sur Waiheke, île bien connue pour ses vignobles. Nous avons rendez-vous avec des amis pour une dégustation oenologique : il faut bien supporter le commerce local, non?
Depuis 3 semaines que nous naviguions dans l’ile du Sud, nous avons globalement eu du beau temps grâce à un positionnement idéal des anticyclones qui se sont succédés, centrés environ sur la latitude 40°S. L’automne austral approchant, le centre des hautes pressions tend à remonter vers le nord, laissant aux dépressions la place pour balayer l’ile du Sud et le sud de l’ile du Nord.
Lever de soleil sur Homewood Bay, Pelorus sound
Comme d’habitude avant toute navigation conséquente, j’ai suivi de près la situation météo des derniers jours, guettant l’ouverture d’une fenêtre météo favorable pour avaler les 500 à 600 milles vers Auckland, en fonction de la route choisie.
Une fois de plus, je suis surpris de constater autant de différences entre les fichiers météo successifs, les modèles semblant ne pas savoir anticiper la position d’un centre dépressionnaire prenant naissance aux abords de Sydney, et prévu de se mouvoir vers l’est. Le samedi 4, la prévision la voit passer sur le détroit de Cook tôt le mardi 7. Le dimanche 5 au matin, elle la voit passer au nord de l’ile du Nord le mardi 7 au soir. La prévi du dimanche soir voit un déplacement plus lent de la dépression, qui ferait route vers le sud-est avant d’arriver en Nouvelle-Zélande. Cette dernière situation générale serait donc très favorable à une remontée par le détroit de Cook, puis le long de la cote Est, contournant le cap Est, Bay of Plenty et passage du cap Colville avant de rentrer dans le Golfe d’Hauraki. En revanche, plus question avec cette météo de passer par l’ouest comme nous l’avions fait à la descente. Le choix est donc simple : par l’Est dès lundi matin ou on attend dans les Marlborough encore une bonne semaine la prochaine ouverture (ou pas!) de fenêtre météo. C’est donc avec impatience que j’attends la prévision du lundi matin.
Lundi 6 mars 2017:
Bonne nouvelle pour commencer la journée, la météo de ce matin conforte celle de la veille, et les prévisions à 3 jours des services météo NZ sont en accord avec les données brutes des fichiers grib sur l’ensemble des zones concernées.
Je lance un routage qui aide à se projeter avec plus de précisions en temps et conditions sur la route prévue. En partant à 8h lundi, le routage nous met au Cap Colville mercredi soir vers minuit.
Globalement les conditions prévues sont les suivantes: Lundi vent de nord-ouest à nord 15 noeuds fraichissant 20 puis 30 dans l’après-midi dans le détroit de Cook, avant de mollir en approchant du cap Palliser. Pour la première nuit, de l’ouest à nord-ouest entre 10 et 20 noeuds. Mardi 7, baisse du vent progressive le matin, calmes l’après-midi et vent revenant au sud 15kt en soirée, puis fraichissant sud-est 20-25 noeuds pendant la nuit. Mercredi matin est-sud-est 25kt, fraichissant 30kt en journée tournant Est le soir.
Nous quittons le mouillage d’Homewood Bay, dans le Pelorus sound un peu avant 8h. La première heure se fait au moteur, car le vent ne parvient pas à franchir les reliefs des Sounds. Nous profitons de la fin de la marée descendante et son courant portant. Vers 9 heures, en sortant de l’abri des collines, nous touchons le vent de nord-ouest attendu et Moby peut filer au travers sous GV et Solent dans une bonne dizaine de noeuds de vent. Nous pourrions envoyer le code zéro, mais je préfère attendre d’être encore plus dégagé des côtes pour bien évaluer la force du vent.
Moby sous code 0 à la sortie du Pelorus sound
Devant nous à 12 milles le cap Jackson. Le vent est stable, nous hissons le code 0 et apprécions ces jolis paysages des Sounds. La mer est belle et les conditions idéales pour amariner mon jeune équipage. Nous doublons le cap Jackson avant 11h et sommes bien content de bien glisser sur l’eau à près de 10kt, car la renverse à eu lieu et nous avons 3 noeuds de courant contre.
The Brothers
Nous avons droit devant « The Brothers », ilots rocheux connus pour être le 2° endroit le plus venté de Nouvelle Zélande avec près de 200 jours de force 8 ou plus par an! Le vent a fraichit à presque 20 noeuds, un temps de demoiselle pour les parages. A 12h45, alors que les « Brothers » ne sont qu’à une poignée de milles dans notre sillage, je pressens l’accélération du vent et décide d’affaler le code 0. Bien vu, quelque minutes plus tard c’est au tour du 1° ris puis le 2° à 13h et le 3° à 13h15 avec 5 tours dans le solent. Moby file grand largue à fond la caisse entre 15 et 21 noeuds.
Flagrant délit d’excès de vitesse sur Marine Traffic 17,5kLe vent se lève sur le détroit de CookLe vent accélère dans le détroit de Cook
Une fois de plus les météos ont un peu sous-estimés le vent en prévoyant 20 à 30kt; notre anémomètre est stable entre 40 et 45kt et d’expérience, il n’a pas tendance à exagérer! La mer est courte, vent contre courant oblige, et Moby, calé entre 2 vagues à leur vitesses surfe sans jamais ralentir. C’est un plaisir pour tout l’équipage que de glisser aussi vite sur l’eau. A cette vitesse moyenne, les 30 milles de détroit de Cook sont vite avalés, nous passons devant Wellington et le vent commence alors à baisser un peu. En passant le cap Turakirae, le vent s’arrête net, nous sommes dans le dévent du relief, bien qu’à plus de 5 milles des côtes. Je renvoie toute la toile après quelques minutes à observer et m’être assuré que la baisse de vent s’était bien étendue. Il est 16h, le cap Palliser n’est qu’à 20 milles de nos étraves. J’aimerais le contourner avant la nuit, mais avec cette pétrole qui n’était pas du tout prévue, ça semble difficile. Ne souhaitant pas m’attarder dans ces parages pour un temps incertain, je mets un moteur en marche et en avant vers le cap Palliser, qui a la particularité d’être exactement aux antipodes de notre village de Plougonvelin.
aux antipodes de PLougonvelin!
Nous sommes accompagnés par de nombreux dauphins et croisons aussi quelques phoques en chasse de leur diner. L’eau, dont la température n’est que de 15°C, regorge de vie marine.
Les dauphins interrompent leur chasse pour nous accompagner un peuPuis c’est au tour d’un phoqueUn albatros décolle à nos côtés
Nous doublons donc le cap Palliser vers 19h au moteur, notre route qui était au sud-est prend maintenant 90° sur bâbord pour pointer vers le nord-est. Presque 300 milles pour rallier le prochain point tournant que sera le « East Cape ». Cette côte de Nouvelle Zélande est assez inhospitalière, la bande côtière n’étant pas complètement cartographiée et ne propose que 2 ou 3 replis possible en cas de mauvais temps, tel Castle Point, Napier ou Gisborne.
Le vent revient vers 20h et souffle du nord-ouest à 10 noeuds puis 15 à partir de 21h. Le premier ris est vite pris dans la GV et nous faisons route à 9 noeuds. La mer devient agitée.
Mardi 7 mars 2017:
Le vent se maintient en milieu de nuit, mais la mer croisée rend la navigation assez inconfortable. Nous prenons un 2° ris, histoire de ralentir un peu afin de passer plus souplement. En fin de nuit, le vent adonne un peu en mollissant. Le bateau passe mieux, ça tombe bien, c’est mon tour d’aller me reposer!
un Albatros Royal nous suit
La mer s’est bien calmée au matin, et à 10h toute la GV est renvoyée. Le vent continue sa rotation à l’ouest, tout cela colle bien aux prévisions et à 11h30, j’envoie le gennaker. Nous savons que nous allons vers une zone sans vent et que quand il reviendra, ce sera par le sud et il soufflera également de cette direction. Nous sommes à la mi-journée à une quarantaine de milles dans le sud-est de Napier, et faisons une route sensiblement parallèle à la côte.
En début d’après-midi, les dernières prévisions météo disponibles montrent assez peu de changement avec les précédentes, à l’exception de la zone « Plenty »qui est est sous la menace d’un avis de grand frais à coup de vent. Je prends le temps d’analyser la situation. Ce vent fort prévu demain sur Plenty résulte du gradient de pression du thalweg qui s’étend au sud-est de la dépression se trouvant en mer de Tasmanie. Ce thalweg assez complexe se retrouve pris en étau entre deux zones de hautes pressions situées dans son nord et dans son sud, augmentant le gradient de pression sur une zone assez peu étendue mais néanmoins proche de notre route. Quelle décision prendre? Faire escale à Napier ou Gisborne, ou bien continuer vers East Cape? J’évalue tranquillement les faits dont je dispose, les avantages et inconvénients des différentes options. Si nous faisons escale, nous ne pourrons pas atteindre Napier avant le début de nuit, quand à Gisborne, ce serait en milieu de nuit. En poursuivant vers East Cape, compte tenu des prévisions, il conviendrait d’adapter notre vitesse pour y arriver le plus tard possible et laisser le gros du vent devant nous, mais quand même avant la rotation des vents à l’Est prévue pour le début d’après-midi de mercredi. Ce timing est très facile à tenir, il nous suffit de réduire la toile cette nuit pour se ralentir de manière à viser le passage d’East Cape en fin de matinée. Nous prenons donc la décision de poursuivre la route. L’après-midi de mardi se passe tranquillement, le vent est assez instable et capricieux, une légère houle de sud-est se lève.
un peu avant le coucher de soleil, le ciel s’assombrit
Un peu avant la tombée de la nuit, le vent s’établit entre 10 et 15 noeuds de secteur sud. Cela est conforme aux prévisions. Nous affalons le gennaker et très tôt je réduis la grand voile. Il reste 115 milles pour East Cape et nous voudrions y être dans 14-15 heures, soit 8 noeuds de moyenne maxi. Pour ne pas être trop rapide, je prends le 2° ris mais comme nous sommes encore trop vite, nous affalons complètement la grand-voile. Grand largue, le solent nous suffit à maintenir la vitesse voulue. Quand le vent va monter graduellement il sera très facile de le rouler un peu pour maintenir nos 8 noeuds max.
Mercredi 8 mars 2017:
La nuit est agréable, le bateau sous-toilé est bien confortable. Le vent se maintient jusqu’à l’aube aux alentours de 25 noeuds, le ciel s’est bien couvert dans la nuit et les averses de puis fines sont assez fréquentes. Quelques rafales à 30 noeuds, le solent a été un peu roulé. Nous croisons quelques cargos descendant vers le sud, et d’autres nous dépassent en remontant au nord. Au lever du jour, nous sommes à 25 milles du point tournant. Le vent à un peu mollit, entre 20 et 25 noeuds et nous commençons à ressentir les effets du courant à l’approche du Cap. Nous empannons à 11h, en passant à 3 milles au large d’East Island. Une brève éclaircie nous permet d’apercevoir la côte. Nous commençons la traversée de la « Bay of Plenty » et sommes maintenant bâbord amure, route au 300° vers le Colville channel, situé 170 milles devant, entre le cap Colville et le sud de Great Barrier island.
Passage d’East Cape
C’est toujours un bon moment à bord quand un cap ou autre passage remarquable est franchi. Cet East Cape n’a pas très bonne réputation, nous nous réjouissons de le savoir derrière. Le timing jusqu’ici est bon; le vent amorce sa rotation à l’est-sud-est. C’est quasi vent arrière, mais comme il doit forcir, tout va bien! Justement, à propos de forcir, le vent vient de prendre une dizaine de noeuds après le passage du cap. Peut-être l’effet de côte? Pas seulement je crois. Le bulletin VHF de 12h33 vient de revoir à la hausse ses prévisions: 45kt pour « Plenty » et pour « Colville ». Même si cela n’est que 5 noeuds de plus que ce qui était prévu au bulletin de ce matin, cette révision à la hausse ne me réjouis guère, et l’état de la mer est passé de « rough » à « very rough ». Le bulletin annonce ces conditions jusqu’en milieu de nuit, avant une baisse relative à 35 noeuds demain matin. Encore une fois, il vaudra mieux aller lentement et laisser le plus fort du vent qui est devant nous se tasser un peu.
A 13h30, le vent rentre assez franchement entre 40 et 45kt. Je roule complètement le solent et nous filons à sec de toile. La mer est peu agitée, en fait assez belle comparée au vent. Moby file entre 8 et 16 noeuds, la force du vent dans le gréement est suffisante pour partir au surf sur les vagues. Il nous faudrait ralentir pour ne pas rattraper ce mauvais temps qui se trouve devant nous. Je décide d’essayer de laisser filer un trainard en boucle derrière nous. 6 aussières raboutées pour une longueur totale de 100m me permettent de former un U entre les deux coques. Je suis satisfait du résultat, la vitesse à diminué sensiblement, et le bateau ne part plus au surf comme avant, tout en gardant assez de vitesse pour bien répondre à la barre et rester bien calé sous pilote automatique.
préparation des trainardsInstallation des trainardsLa mer se forme et les vagues commencent à déferlerTout va bien à bord
La pluie refait son apparition en milieu d’après-midi. Le vent est assez irrégulier en force. Entre 35 et 50 noeuds. La mer se creuse au fil des heures et dès 16h, les vagues font un bon 3m moyen avec quelques unes à 5 ou 6m. Mais Moby se comporte à merveille; à l’intérieur les enfants et Bénédicte lisent et se divertissent comme d’habitude.
Pour moi dans le cockpit, c’est un peu plus humide. La tendance est toujours à la hausse et l’anémomètre reste invariablement entre 48 et 52 noeuds. Comme il est paramétré à la valeur d’amortissement maximale de 9 secondes, c’est bien un force 10 que nous étalons depuis plus d’une heure. L’état de la mer ne trompe pas, avec de longues trainées blanches, l’écume des déferlantes suis se fait emporter et les embruns permanent. Le bruit du vent dans le mat, les haubans, les drisses. La pression du vent que je ressens dans mon dos. Je me rassure en me disant que tout va bien et que Moby se comporte parfaitement, mais je m’inquiète aussi de savoir jusqu’où ce vent va forcir, et comment la mer va grossir dans les heures qui viennent.
Difficile d’apprécier l’état de la mer sur les photos, mais ça grossit toujours
Le vent à pris un peu d’Est depuis 16 heures, et je suis partagé entre la route directe et une route un peu plus à gauche, qui nous ferait rentrer un peu plus dans la Bay of Plenty. Le vent et la mer devrait y être un peu mieux, en revanche, en s’engageant dans la baie, nous diminuons notre marge de manoeuvre par rapport à la côte sous notre vent. Je choisis le compromis entre les 2, et évaluerai à nouveau ces deux options dans quelque temps, en fonction de l’évolution météo que je constaterai.
Bulletin météo VHF de 17h33 : Et une couche de plus! Pour « Plenty » et « Colville », on nous prévoit maintenant 50kt et « High seas »!!! D’un côté, ça me rassure, car ce sont les conditions que nous avons déjà, mais ce qui me rassure moins, c’est de voir les prévisionnistes en retard d’une guerre à chaque bulletin successif.
La nuit approche. Je profite des dernières lueurs du jour pour faire un tour d’horizon et jauger des conditions de mer tant que je peux encore voir les vagues. Je constate que leur hauteur moyenne à encore augmenté et dépasse facilement 4m. Les plus grosses, qui déferlent sur plus de 50m de large, dépassent 6m. En revanche, la longueur d’onde des vagues à nettement augmenté depuis cet après midi. Cette longueur augmentée rend leurs faces moins raides et je les trouve de ce fait moins impressionnantes et moins dangereuses. Cela laisse plus de marge en terme d’angle de route par rapport aux vagues. Je décide, avant qu’il ne fasse complètement nuit de faire un essai en les prenant sur notre quart arrière bâbord, à environ 45° du bateau. Le résultat me convient, encore une fois Moby se comporte parfaitement et tient son cap avec une précision satisfaisante. J’opte donc pour aller chercher des conditions plus clémentes vers la côte.
Bulletin VHF de 20h33 : Cela se détériore encore plus, avec toujours 50kt pour « Plenty » mais 60kt maintenant pour « Colville ». Cette surenchère prouve une fois de plus que les prévisionnistes ont été surpris par l’évolution rapide du phénomène et tirent la sonnette d’alarme. Heureusement que lorsque tombe ce bulletin, nous avons déjà commencé à sentir l’effet positif de notre décalage de route. Les étraves pointent désormais vers Tauranga, 65 milles devant. Dans l’heure qui suit, la baisse du vent se confirme, il ne souffle plus qu’à 40 noeuds et cela nous donne l’impression relative de calme. Le vent a également continué sa rotation, il vient de l’ Est. Nous n’avons plus de raisons de nous freiner sur cette route, je remonte donc les trainards, puis déroule un peu de solent. Je ne peux pas savoir si la baisse que nous constatons est due à notre recalage plus au sud ou au fait que le plus gros soit désormais devant nous, comme les gribs le prévoyait la veille? Qu’importe, ce qui compte c’est de se sortir de ce mauvais temps et le plan fonctionne bien.
Image satellite, toute la Nouvelle Zélande est sous les nuages
Jeudi 9 mars 2017:
Nous progressons bien dans la nuit, le vent soufflant de l’Est entre 30 et 35kt. Nous passons à une quinzaine de milles sous le vent de White Island, ile volcan qui laisse en permanence échapper un nuage de vapeur de soufre. Nous ne le voyons pas mais son odeur forte de soufre nous parvient, même si éloigné. Puis nous passons au nord de l’ile de Motiti. Nous arrivons à Tauranga en fin de nuit, le timing est bon, car nous nous pointons juste quelques minutes après l’étale de marée haute, vers 5h du matin. Le courant de marée à l’entrée du port de Tauranga peut être fort et il y est fortement conseillé de passer à l’étale ou avec un léger courant rentrant. Le port de commerce est actif H24, un cargo en sort, un paquebot rentre. Nous rentrons dans son sillage et allons mouiller dans la rivière, en face de Bridge Marina. Nous sommes accueillis par nos amis Nico et Anne-marie d’Excallibur qui sont à nouveau à flot après un mois d’escale technique à Tauranga.
Le goulet d’entrée à Tauranga est franchiEncore un mille et nous mouillerons derrière les docks. Le repos bien mérité est proche!
Cet îlot situé à 20mn en ferry de la capital économique est l’un des cones volcaniques les plus intéressants de la région : c’est le plus grand, mais aussi le plus jeune – à peine 600 ans depuis sa dernière éruption, et depuis son sommet à 259 m, la vue sur Auckland et le Golfe d’Hauraki y est juste spectaculaire!
Nous mouillons Moby dans la baie d’Islington, aussi connue sous le nom de « the Drunk bay ». Elle doit son nom à l’habitude prise par les capitaines de navires au long cours en partance d’Auckland de relacher la nuit en quittant le port, pour laisser aux marins du bord le temps de cuver….
Moby au mouilage d’Islington
Nous laissons l’annexe sur le quai et partons à l’assaut de ses routes et chemins de roche volcaniques.
La route se transforme vite en chemin ombragé, ce qui est agréable au vu de la chaleur. A quelques dizaines de mètres du sommet, la bifurcation vers des grottes et tunnels de lave est un must!
Les enfants ont bien sûr pensé aux lampes frontales et aux torches torches.
Ils explorent une première grotte, puis un petit tunnel, et enfin un grand boyau très étroit où nous adultes aurions du mal à nous introduire.
Puis nous rejoignons le sommet pour savourer la vue.
Vue sur le Golfe d’HaurakiVue sur Auckland
Pour redescendre, un très bel escalier de bois, que nous n’avons pas eu à monter heureusement…Rangitoto est classée réserve naturelle, en particulier pour les oiseaux , car tous les petits rongeurs (hérissons, rats, hermines, etc…) venus d’Europe ont été éradiqués depuis 2011 : l’île est désormais « pest-free » permettant à ces fragiles oiseaux de se reproduire ranquillement : on y trouve des Kiwis bien sûr, mais aussi wekas, et nombre d’autres oiseaux endémiques récemment réintroduits.
De retour au bord du rivage
Nous avons tellement aimé cette balade que nous y retournerons quelques jours plus tard avec nos amis néo-zélandais, Bruce et Stéphanie, ainsi que tout une bande de leurs amis.
Une ballade finalement très différente, puisque nous empruntons cette fois-ci le chemin sud et non la route est.
il fait chauuuuud
Et une série de petites haltes en chemin nous expliquent la naissance de Rangito il y a 600 ans.
Peu de chance qu’il n’y ait de nouveau une éruption sur l’île. En revanche, il est fort probable qu’un jour, une autre île similaire surgisse dans les environs d’Auckland!
Voilà donc le processus qui donne 600 ans plus tard cette terre volcanique si fertile et chaude.
Arrivés en haut, Bruce nous montre une seconde série de tunnels que nous n’avions pas vu, encore plus impressionnnants en taille!
l’entrée du tunnelil y fait bien noir
en route vers la sortie….
Stéphanie me montre les oiseaux : ces petites cailles adorables se trémoussent pour récupérer des miettes de sandwiches. Et cette autre oiseau rare, le saddleback, un passereau au dos orangé, qui fut un temps en voie d’extinction et est maintenant réintroduit avec succès
Nous prenons un autre chemin plus court, mais aussi plus pittoresque.
Une espèce de fougère endémique de Nouvelle-Zélande s’y trouve également : la « kidney fern », qui doit son nom à sa forme en haricot. Elle se replie pour mieux lutter contre la chaleur, très intense ici à cause des pierres volcaniques.
Une fois en haut, la vue est toujours aussi belle.
Ce samedi a lieu la plus grande régate de toute l’année en baie d’Auckland. Moby et Trio sont mouillés juste devant!
vue sur Auckland
Après un pic-nic revigorant, il est temps de redescendre. Près du débarcadère, des vestiges d’une prison… et un ponton de bois traverse la mangrove. Qu’y vois-je? De la salicorne, petite plante de marais salé qu’on trouve en Bretagne, en particulier dans le Golfe du Morbihan! J’adore ça. Ma copine Laeti en fait des pickles. Celle-ci est un peu amère, les jeunes pousses de l’été seraient sans doute plus savoureuses.
Après avoir passé 10 jours dans le Queen Charlotte Sound, il nous tarde d’explorer le Pelorus Sound, qui nous montre une facette tout autre des Marlborough : moins touristique, moins préservé, il est visiblement très exploité : les terres sont plantées de forêts de rapport, ou occupées par des moutons, les baies sont émaillées de fermes cultivant les moules ou élevant du saumon. Le tout est transporté à Havelock, la bourgade principale située au fond du sound, et où nous irons nous ravitailler.
Eh chemin, nous passons par le Cape Jackson, lieu de forts courants.
Whaou, un tourbillon se forme sous nos yeux!
En chemin, nous croisons des pingouins : ces « blue penguins » sont les plus petits pingouins du monde! Très dodus, ils peinent à se tenir debout et sont plus à l’aise sous l’eau qu’à terre!
Le temps est super calme, Loïc en profite pour lancer son drone en pleine mer…et filmer Moby en mer.
Notre première étape est à Alligator’ Bay, où se niche un cabanon de vacances, cerné de collines abritant des troupeaux de vaches et de moutons.
Alligator Head
Loïc s’amuse beaucoup à tester le nouveau drone.
Les lumières de milieu de journée offrent des couleurs tranchantes
Nous profitons de ce calme pour nous balader en paddle, faire des essais de drone, dont le logiciel est équipé de nombreuses fonctions que Loïc veut tester par temps calme.
Les enfants descendent jouer à la plage.
La fin de journée est encore une récompense de belles lumières.
Le paysage est aride.
Et le coucher de soleil comme toujours magique.
Le lendemain, quelques rubans de nuages subsistents, napant les collines alentours. L’occasion de faire de nouvelles images aériennes.
Il initie également Victor au pilotage, atterrissage et décollage du drone.
L’après-midi, nous partons en balade, nous avons repéré grâce au drone un sentier, sans doute utilisé par les bergers pour se rendre d’un paturage à l’autre. En fait, plus qu’un sentier, c’est une route, car les bergers modernes circulent en quad!
Loïc et les enfants ont pour projet de lancer des avions en papier depuis le haut de la colline. Nous marchons une bonne demi-heure pour atteindre le sommet.
C’est parti! L’idée est bonne mais à la réalisation, il y a de nombreux contre-courants à déplorer.
Pour ne pas polluer ce bel environnement, il faut aussi aller récupérer tous les avions en contrebas …ce qui fait crapahuter les enfants!
Les collines sont en fait des champs et enclos à moutons! Il faut parfois escalader les barrières. La preuve : ces poils accrochés aux barrières .
On pourrait se croire en Irlande, avec tous ces moutons, et ces chardons! Nous redescendons sur Moby via un petit chemin qui mène à ce cottage, villégiature de vacances pour citadin stressé!
Ici rien que des moutons et des boeufs, et 40km de piste rocailleuse avant d’atteindre le plus proche village, Havelock.
Mais que les lumières sont belles!
En particulier le soir.
les garçons sont repartis en entrainement de vol de drone. Vol à basse altitude…
Traditionnel portrait de Moby.
Test de l’autoportrait.
Havelock est aussi notre destination, car il va nous falloir ravitailler : les réserves de nourriture sont au plus bas.
Il faut dire qu’à part la pêche au moule, on est moins doué que les phoques pour se nourrir!
Celui-ci se bat depuis quelques minutes avec sa proie….
Nous peinons à deviner ce qu’il a ingurgité…
Une pieuvre!
Nous naviguons vers Havelock, parmi ce dédale d’îlots, de détroits et de passages…Ici le « Allen Strait », 240m de large, et des câbles téléphonique à 50m de haut.
Nous passons devant une colonie de cormorans.
Nous nous arrêtons pour la nuit à Ketu bay.et prenons le lendemain le cap vers le Mahau Sound, à l’entrée d’Havelock.
Le paysage change beaucoup :
les îles sont plantées de forêts de pins, qui sont exploités, coupés puis transportés par bateau à Havelock.
De même de très nombreuses fermes se succèdent, chaque baie est occupée de parcs à moules, et les Sounds sillonnés de bateaux de travail.
Nous faisons escale à Putanui pour la nuit, dans le Mahau Sound. C’est une réserve naturelle, la seule de toute la zone….
Il n’y a pas de vent du tout, Loïc et moi partons en ballade en paddle,
et confions le drone à Victor :Il gère pour la première fois 100% du vol, décollage et atterrissage compris. Que c’est bon de voir ses enfants grandir et gagner de nouvelles compétences! Et quel luxe d’avoir autant de temps à leur consacrer, pour leur transmettre nos passions.
Au coin de la péninsule, une colonie de cormorans, vraiment pas farouches! Des raies également.
Le lever de soleil est d’un calme!
Nous observons les rubans de nuage s’accrochant aux collines
C’est moins calme du côté des mouettes, qui s’activent à la pêche.
Nous prenons le chemin d’Havelock, de jolies maisons parsèment l’embouchure de la rivière.
On sent que la civilisation n’est plus très loin.
Nous arrivons à Havelock, pas de mouillage possible, nous allons passer 24h à la marina. L’endroit a l’air sympa.
Son usage en est tout à fait mixte : plaisanciers et bateaux de travail se partagent les pontons .
Celui qu’on nous alloue est visiblement plus utilisé par les oiseaux que par les plaisanciers.
Nous venons ici essentiellement pour nous ravitailler, alors c’est parti pour les courses!
Chacun participe!
Arthur récupère en chemin une cigale! Nous passons quelques minutes à l’observer avant de la relâcher.
Nous allons faire un petit tour du village en soirée : l’église, le pub, …. quelques B&B, et c’est tout!
Nous nous offrons le lendemain matin un petit dej en amoureux au restaurant de la marina : un régal, ces oeufs Benedicte!
Une fois les 3 tournées de lessive faite, nous repartons, vers des lieux plus sauvages. Que d’oiseaux autour de nous!
Nous nous dirigeons vers Portage, au fond du très scénique Tenepuru Sound, où nous avons rendez-vous demain avec nos amis Allemands d’Invictus (Tobi, Nicole, Marlene et Juli), que nous avons connu au Panama, et avec qui nous avons navigué 6 mois dans le Pacifique. Ils ont laissé leur catamaran à Auckland et sillonnent l’île du Sud en voiture.
Le soleil se couche sur le Kenepuru Sound
Hello les amis! Bienvenue dans les Marlborough Sounds!
Hier c’était l’anniversaire de Juli, 5 ans, nous allons fêter ça! Anna et Marlene préparent des mini Pavlovas.
Joyeux anniversaire Juli!
La journée se finit trop vite…. il faut dire au-revoir-mais à bientôt les amis dans le Golfe d’Hauraki.
En quittant l’Abel Tasman National Park, nous nous dirigeons vers la destination ultime de notre périple Néo-zélandais : les Marlborough Sounds. Ce dédale de bras de mer et de péninsules déchiquetées offre des paysages de toute beauté. Pas tout à fait des Fjords, puisqu’il ne s’agit pas d’anciennes vallées glaciaires, mais plutôt des vallées, montagnes et lits de rivière tout simplement affaissées, c’est un des lieux les plus ensoleillés de Nouvelle-Zélande-ca tombe bien, car nous avons perdu quelques degrés de température en mettant cap au sud!
Nous faisons route avec Wasco, un Outremer 50, ancienne génération,
Il avance drôlement bien avec son « code delta », voile d’avant plus creuse qu’un gennaker, en tissu très léger.
A l’approche des Marlborough Sounds, il faut être très vigilant à la veille et parer les troncs d’arbres qui flottent. Il y a de nombreuses exploitations forestières alentours.
Nous approchons le « French pass », détroit entre l’île d’Urville, (du nom de ce Capitaine -explorateur français, découvreur notamment de la terre Adélie) et le continent :
C’est le genre de raccourcis que Loïc adore prendre. Mais pas question de louper la marée et de passer à contre courant. Les tourbillons sont impressionnants.
Derrière, c’est un lac, pas une ride sur la mer. Nous mouilllons à Port Gore, une grande anse qui nous semble suffisamment abritée pour y passer les 2 jours suivants, où pluie et mauvais temps vont se succéder.
17 février 2017 : c’est l’anniversaire d’Arthur : 8 ans aujourd’hui comme l’indiquent les pancakes du petit dèj… !
La journée commence avec un email de Papi et Mamie recu via l’iridium.
Puis un appel toujours Iridium de Papily et Mamily – car le réseau téléphonique ne passe pas dans le mouillage….
La belle surprise, c’est ce petit avion qui n’arrête pas de décoller et atterrir sous nos yeux! La piste privée de Port Gore est en bord de plage, quel chanceux ce pilote, d’avoir sa piste et son avion, au pied de sa maison!
Derrière les buissons, un lodge accueille les randonneurs du Queen Charlotte track, ce sentier de randonnée qui longe le rivage nord du Queen Charlotte Sound.
Dehors il fait un temps de cochon : vent, pluie, brume…. nous passerons la journée enfermés! Heureusement, j’ai sous le coude quelques projets pour apprendre en s’amusant. Nous commençons par un atelier de géographie appliquée :
Arthur choisit de modeler une péninsule…. et un golfe. Anna découpe dans la terre glaise une île…. qui deviendra (en négatif)….. un lac!
Ces ateliers Montessori sont tirés d’un des cahiers d’Anna. Les enfants s’amusent avec grand sérieux, mettent la main à la pâte, ajoutant là une rivière, une colline, etc…. Une fois modelés, nous versons de l’eau colorée pour simuler l’océan!
Victor se son côté s’est lancé dans la fabrication d’une maquette de catamaran qui puisse naviguer réellement. Il se creuse la tête pour trouver un matériau facile à modeler et étanche : et opte pour du carton recouvert de « greytape » (scotch très résistant). Voici la première coque.
Dans le prolongement de l’atelier géographie, j’avais promis à Arthur que nous ferions ensemble un volcan- activité qu’il avait réalisé l’année dernière dans les ateliers Montessori de Karine à St-Renan!
Chacun crée son volcan avec de la terre glaise, autour d’un cratère-réservoir rempli d’un mélange de vinaigre, de liquide vaisselle et de colorant. Ne reste qu’à verser du bicarbonate de soude,
et la « lave » jaillit!
Les enfants répètent l’opération inlassablement..
Il est déjà midi, nous déjeunons et allons souffler les bougies.
Joyeux anniversaire Arthur!
Nous dégustons le cake au chocolat qu’Arthur et Anna m’ont aidé à préparer ce matin.
C’est l’ouverture des cadeaux : Génial, le jeu de « Carcassone « dont Arthur rêvait! Déjà une bonne dizaine d’années que nous y jouons dans la version « préhistoire », les enfants adorent, c’est notre jeu familial de prédilection.
Le livre des records 2017 en anglais! et le bazooka à eau offert par Bruce et Stefanie.
Le soir et le lendemain, nous continuons les maquettes : pistolet à colle pour l’assemblage, batonnets de bois, sacs plastique pour les voiles, galets pour la quille. Arthur se lance dans un monocoque.
Le temps s’est calmé, nous allons à terre nous dégourdir les jambes, et repérer la piste!
La manche à air donne le repère de l’entrée de piste
Les enfants ramassent des galets, coquillages et algues pour notre projet de sciences naturelles.
La maison est ravissante,
mais que le lieu est sauvage!
En fin de journée, nous quittons Port Gore
et appareillons pour le Queen charlotte Sound.
Une petite nav que nous commencons par 20 noeuds de vent, qui monte rapidement à 30, nous prenons 3 ris pour contourner le Cape Jackson, tout au bout de la peninsule bordant le Queen Charlotte sound.
Une fois le cap passé, le vent baisse, puis s’éteint : nous finirons au moteur! Nous découvrirons bientôr que c’est une nav’ typique des Sounds : ici le vent tourne, forcit et se calme en quelques minutes, à cause du relief qui canalise et bloque les forces en puissance. Nous allons donc beaucoup manoeuvrer, pester contre le vent et aussi contre les prévisionnistes météo!!!
Nous jetons notre dévolu sur l’Endeavour Inlet, la premiere grande baie du Queen Charlotte. Le Punga Cove Lodge outre d’offrir offre des bungalows aux randonneurs, propose des bouées de corps mort : nous allons pouvoir dormir tranquille. Car il est imprudent de mouiller ici : les fonds sont profonds, les vents tournent sans cesse. Il nous tarde d’ailleurs d’aller à Waikawa, la marina de Picton, pour prendre une carte de membre du Club nautique, qui nous donnera accès à plus de 100 bouées de mouillages dans les Pelorus et Queen Charlotte Sounds.
Nous nous réveillons sous des bandes de brume, c’est assez irréél comme paysage!
Anna et Loïc vont s’offrir en jus et un café au bar pendant que je travaille avec les garçons. Quand les maths et le français sont finis, j’enchaine avec Anna et Arthur sur notre projet de sciences-naturelles : répertorier les plantes et animaux marins de l’estran néo-zélandais. Après avoir récolté quelques spécimens sur la plage l’autre jour, nous les dessinons, puis recherchons leur nom et descriptif dans nos différents livres et dépliants sur la faune et la flore du pays.
A midi, nous descendons déjeuner dans le snack sur pilotis;
Ici le très traditionnel fish’n’chips! – j’ai ma dose d’huile pour le mois!!
Après le déjeuner, nous quittons Punga Cove, et croisons un banc de globicéphales, cétacés appellés ici « Pilot Whales ». Ces sortes de très gros dauphins noirs se déplacent le plus souvent en bancs de dizaines d’individus.
Autre plaisir des yeux ici, ce sont les maisons, toutes en bois et verre, anciennes ou récentes, simples maisonnettes ou luxueuses résidences : elles ont un charme indéniable, croisement entre le cottages de charme de nouvelle-angleterre et la cabane au canada.
Après 4 jours de pluie et de vent, nous apprécions cette navigation sous le soleil!
Et quittons Punga Cove pour Waikawa,
A Waikawa, nous voyons de loin les ferrys reliant Picton à Wellington 4 à 6 fois par jour, via le détroit de Cook.On ne se lasse pas de ce ballet.
La lumière des fins de journée est toujours superbe.
Et les couchers de soleil en apothéose.
Demain, nous avons rendez-vous avec nos amis américains du catamaran Cool Runnings, rencontrés à Maupiti en septembre dernier : Gudrun, Dave, avec leurs enfants Benjamin et Gaby viennent passer la journée à bord de Moby. Ils sont actuellement en escale en Australie, et font un voyage de découverte de la Nouvelle-Zélande en Camping-car.
L’autre bonne nouvelle c’est qu’ils continuent leur tour du monde comme nous en mettant le cap sur l’Océan Indien à partir de mai/juin. Nous allons donc essayer de nous retrouver sur quelques escales, comme Bali en Indonésie, Cocos-Keeling, Christmas Island et les Chagos.Les enfants s’entendent tous les 5 très bien, c’est l’occasion pour mes petits « frenchies » d’améliorer leur anglais sans effort!
Les enfants ont repéré un phoque se prélassant sur un rocher.
Ben adore notre chaise de mat.
Suis ravie de retrouver Gudrun, qui a été institutrice pendant 10 ans, et avec qui nous prenons plaisir à partager nos expériences de maman à bord.
Hier c’était l’anniversaire de Gudrun! Ceux d’Arthur et d’Anna n’étaient pas si loin…nous ressortons donc les bougies en ce mois de février décidément très festif! En l’honneur de Gudrun qui est originaire d’Afrique du Sud, j’ai préparé une Pavlova, dessert emblématique des anglophones de l’hémisphère sud (Australiens, Néo-zélandais, Sud-africains…)
Le lendemain, nous irons récupérer au yacht club quelques colis…. dont le drone de Loïc! Le Père Noël a un peu de retard cette année… Le frabriquant a visiblement eu des soucis de production et du mal à honorer toutes ses commandes de fin d’année sur le tout nouveau Mavic Pro.
Nos sommes ébahis par sa taille, son très faible encombrement : il tient dans un tout petit sac!
Loïc fait ses premiers essais, peste un peu contre le logiciel trop sophistiqué à son goût, et le manque de poignée pour le saisir à la main à l’atterrissage (moment qui peut être galère sur un bateau qui bouge!!) mais les photos sont sublimes!
Les premier clichés du drone : Moby à Waikawa.
Ici c’est le week-end, la cale de la marina s’active : pas moins de 3 bateaux peuvent être mis à l’eau de front!
Ce soir nous dégustons un fameux Chardonnay des Marlbourough, de la maison Hunters, offert par Dave et Gudrun. Les Marlborough sont une zone de vignoble très réputée pour ses vins blancs, en particulier le Sauvignon , minéral et fruité, mais aussi le Chardonnay et le Pinot Gris. Nous profitons donc de notre séjour au coeur même du vignoble pour faire nos bancs d’essais!
L’avitaillement est fait, les colis sont récupérés, nous avons réglé notre cotisation au yachtclub : plus rien ne nous retient à Waikawa : nous partons donc explorer le Queen Charlotte Sound.
notre carte des Marlborough Sounds
C’est le sound le plus connu, le plus fréquenté également, en particulier son track de randonnée : 70km à faire à pied ou en VTT, avec la possibilité de faire certaines portions en bateau-taxi, et de dormir dans des campings ou des lodges.
Moby au mouillage à Double Cove
Nous commencons l’exploration par la baie la plus proche : Double Cove.
Double Cove, Queen Charlotte SoundMoby sur bouée à Double Cove
Nous profitons de la vue, bucolique,
et rejoignons en annexe la baie adjacente de Torea pour une petite ballade sur le Queen Charlotte track!
Vue sur le Queen Charlotte Sound
Le sentier serpente le long de la côte, en direction de Kaipakiripiri
et grimpe, grimpe, grimpe… ce qui nous donne une jolie vue au fur et à mesure de notre progression
Nous longeons une végétation d’une grande diversité :
plantes épiphytes colinisant un arbre
Mousses,
mousses
lichens,
lichen
fougères arborescentes, lianes, manuka (myrthe en arbre), connu aussi par les herboristes et homéopathes sous le nom de tea-tree, et ce très curieux « Lancewood » ou Horoeka, (ou arbre-arête de poison) : dans sa forme juvenile, un tronc avec de curieuses feuilles ultra-fines logues et rigides comme des lames, accrochées directement au tronc.
Lancewood
Nous trouvons aussi de nombreuses carcasses de cigales qui font bruisser leurs ailes et font un bruit assourdissant toute la journée.
Arrivés en haut c’est la récompense
Mais le sentier était photogénique du début jusqu’à la fin
En redescendant, nous reconnaissons la baie de départ…et la plage sur laquelle nous avons laissé notre annexe.
C’est le week-end! Nous partons explorer la Bay of Many Coves, qui comme son nom l’indique est forme de plusieurs petites baies reliées les unes aux autres.
Bay of Many Coves, Queen Charlotte Sound
Nous prenons un mouillage devant une superbe propriété,
au mouillage devant Milton Bay, Bay of Many Coves
la plage est jolie, et oh surprise, nous y faisons connaissance d’une famille néo-zélandaise venue y passer 10 jours de vacances!
Le grand-père de Greg a fait construire il y a 60 ans la seconde maison de la baie. Depuis, lui et ses cousins se relaient pour l’occuper pour les vacances : il a fait la route depuis Christchurch (11h de voiture…) avec sa femme, ses 3 enfants et son bateau sur une remorque pour profiter de ce bel endroit sauvage.
Anna me dépose sur la plage en paddle. Nous croisons une raie en chemin Les garçons nous rejoignent en annexe.
Greg propose à Victor un tour en ski nautique! Il reprend ses marques en faisant un petit tour de surf tracté, puis c’est parti pour du vrai ski nautique, une grande première!
Départ réussi!
Bravo Victor!
Pendant ce temps, Arthur prend le paddle pour suivre les tests de son bateau-maquette
En rentrant au bateau, je m’arrête avec Anna récolter des moules pour le dîner de ce soir : elles sont énormes et sauvages!Je me suis bien sûr renseignée auprès de Rachel sur la plage quelques minutes auparavant et oui, elles sont comestibles, même si les locaux n’en sont pas très friands…
Pour une première, je fais simple : Moules Marinière (les oignons rouges lui donnnent cette drôle de couleur orangée), accompagnée d’un très bon sauvigon blanc de chez Wither’s Hills, toujours en provenance des Marlborough. Et en dessert, j’ai voulu m’essayer à cette autre tradition néo-zélandaise : le « Brandy Snap ». Sorte de cigarette russe caramélisée au gingembre, fourrée avec une chantilly aromatisée au whisky : un délice!
Arthur part essayer son modèle réduit par temps fort! Comme il y a trop de vent pour pagayer et suivre son bateau en SUP, Loïc lui attache la maquette au bout de la canne : il n’y a qu’à la dévider pour laisser naviguer le bateau, et à mouliner pour le faire revenir : malin, non?
Un nouvel essai est indispensable le lendemain matin pour essayer la nouvelle quille : Loïc, courageux, s’y colle : il fait à peine 15°, heureusement le soleil pointe son nez!
En effet, la journée est magnifique, mais du vent fort est annoncé : nous allons nous abriter dans le Tory channel à Opua Bay.
Au final, après quelques heures, nous ne sommes pas satisfaits de la protection offerte par ce mouillage et quittons le Tory Channel pour Double Bay, à Arapawa island.
Nos ne sommes pas tout seuls, mais presque!
Avec une jolie petite plage.
Le temps s’est calmé, et après un rapide déjeuner picnic, nous partons naviguer en direction de Cooks Bay.
Loïc teste pour la première fois son nouveau drone en mer!
Moby sous voile dans le Queen Charlotte track
Nous arrivons à Cook Bay, à qui le capitaine Cook a donné son nom, mais tous les mouillages sont pris. Nos repartons donc de l’autre côté de la péninsule, à Resolution Bay.
Resolution Bay
Et plus précisément à School House Bay Campsite. C’est de là que débute l’une des plus belles marches du Queen Charlotte Track, reliant Resolution Bay à Ship Cove : la végétation est 100% « Native bush », c’est à dire que la main de l’homme ne l’a ni défriché ni planté.
Nous recensons de nombreuses variété de fougères, plantes qui me fascinent par leur graphisme et leur aspect ancestral : elles ont cotoyé les dinosaures!
Nous prélevons quelques échantillons pour notre herbier de Nouvelle-Zélande. Le sentier grimpe, et plus on monte, plus les vues sont belles.
Tout en haut : vue sur Resolution bay et le Queen Charlotte Sound d’un côté
Vue sur Motuara Island, sanctuaire refuge des « yellow -crowned Parakeet » , et Ship’s bay en contrebas.
Arrivés en haut, un petit weka vient inspecter les miettes de la collation que nous venons de prendre.
Un panneau explique comment le DOC (Departement of Conservation) s’y prend pour préserver ce site historique et de biodiversité unique. Le programme a commencé en 2014 par l’éradication de tous les petits mammifères non-endémiques tels que les hermines, rats, et opossums qui sont une menace pour les animaux endémiques tels le weka, le kiwi et d’autres oiseaux.
Depuis, des lignes de défense à multiples actions ont été mises en place : pièges, capteurs et émetteurs préviennent de l’intrusion d’une prédateur; des équipes sont sur place, nous les avons croisés, qui viennent tous le jours relever les pièges.
Ce programme nommé ZIP pour Zero Invasive Pretator est en test, et s’il est prouvé efficace, pourra être répliqué à d’autres zones de biodiversité sensibles de Nouvelle-Zélande.
Le retour est l’occasion de profiter de nouveau de la vue, mais surtout du calme et de la sérénité de cette zone de foret native. On comprend bien combien les polynésiens qui ont débarqué ici vers le 12ème siècle ont été conquis pas cette terre si inspirante, riche en ressources et à la nature hospitalière.Les enfants prennent du goût à la marche en tant qu’activité, qui se prête à la contemplation, à la méditation, mais aussi au papotage! Mais ce qui leur plait le plus c’est de cotoyer une nature si préservée.
Nous retrouvons Moby qui nous attend sagement au mouillage.
Ce soir, pas un souffle d‘air, la baie est un lac. Je pars faire un tour en paddle pour récolter des moules pour le dîner.
la récolte de moules
C’est si facile, il faut juste se baisser pour les ramasser à marée basse. … et de les accommoder. Certaines sont énormes!
Ce soir je les cuisinerai en curry rouge avec de la citrouille.
Puis je pars avec Anna faire un tour de la côte.
Nous croisons de nombreuses raies qui se nourrissent de coquillages.
Le lendemain matin, la lumière est très belle, la mer telle un lac se ride tout à coup : des dizaines de dauphins entrent dans la baie. Je passe direct du pyj au shorti, jette le SUP à l’eau, et file en direction des cétacés, avec Anna qui entre temps a aussi enfilé son shorti.
En 5mn nous les approchons, et sommes entourés de dauphins, moment vraiment magique.Tandis que le banc de ces dizaines de dauphins tourne et vire, deux d’entre eux restent près de nous, curieux, virevoltant sous le SUP. Je reste au début prudente, ce sont de volumineux Tursiops (des grands dauphin gris) de 3 à 4m de long et qui pèsent chacun une demi-tonne. Mais ils sont tellement gracieux et délicats en nous approchant…
Nous passons une demi-heure magique au milieu de la beauté sauvage du monde, quel privilège!
Nous quittons ce matin le Queen Charlotte Sound pour le Pelorus Sound, autre dédale de baies et voies navigable bordées de forêts.
Victor et mois partons passer la journée à Wellington! Il nous faut en effet entamer le process de renouvellement des passeports des 3 enfants, et nous avons pour cela pris rendez-vous au Consulat Français de Wellington. Après avoir monté le dossier et déposé les empreintes de Victor, nous pourrons retirer les passeport… dans 3 à 6 semaines!!
La capitale de la Nouvelle-Zélande n’est distante que d’une quarantaine de milles nautiques de Picton, dans les Marlborough, où se trouve Moby. La navigation n’est cependant pas des plus faciles, avec le détroit de Cook à négocier : ce bras de mer est l’un l’endroit les plus ventés de la nouvelle-Zélande, et l’un des plus dangereux à naviguer : la mer grossit très vite, le vents s’accélère naturellement, canalisé par les montagnes environnantes, et le détroit est sillonné de ferrys qui ne dévient pas de leur course.
8h du matin : au départ de Picton
Une navigation qui ne s’improvise pas : nous prendrons donc tous les deux le ferry, et ferons l’aller-retour dans la journée : 7 heures de mer en tout, dont 3 heures à longer le « Queene Charlotte Sound », spectaculaire fjord du nord de l’île du Sud.
Sortie de Picton, au fond du « Queen Charlotte Sound »
Nous longeons pendant une heure le Queen Charlotte Sound, émaillé de sentiers de randonnées comme le célèbre « Queen Charlotte track » au nord, mais aussi de petites criques, fermes d’élevages de moules…
et finissons par approcher de l’embouchure du sound, via le « Tory Channel » qui signe l’entrée dans le détroit de Cook.
Je me sens toute émue de franchir ce détroit, même si je l’avoue, en ferry, ça a moins d’impact que quand nous le ferons à la voile….
C’est un site historique, découvert par le célèbre Captain Cook, le premier à avoir fait une circumnavigation de la Nouvelle-Zélande, îles du Nord et du Sud, et qui a souvent fait relâche dans les Sounds.
Nous devrions l’emprunter d’ici 2 semaines avec Moby, quand il sera temps pour nous de mettre Cap au Nord.
Une heure trente après, nous longeons les côtes de l’île du nord.
Wellington n’est plus très loin, voici Pencarrow Head, l’embouchure de la rade de Wellington
Puis nous arrivons en vue de Wellington
Un paquebot est au quai.
Ce que je devine être le centre ville
et les marinas du centre ville
Nous descendons à terre, longeons les quais
et repérons les restos pour ce midi…
Les quais ont été récemment restaurés, entrepôts transformés en musées, galeries, restaurants, loueurs de paddle…
Ici une expo nous explique comment le quartier a changé de visage, et a été rendu embelli aux habitants
Franchement, nos sommes séduits!
Plus loin sur les quais, le « Te Papa Museum », musée interactif sur la Nouvelle-Zélande, que j’aurai hâte de visiter lors de notre prochaine escale avec Moby.
Aires de jeu,
Oeuvres d’arts géantes,
oeuvres d’urbanisme originales,
jardins et bâtiments rénovés,ancien bateau de travail,
Et ca y est : nous voici arrivés à l’ambassade de France!
Nous mettons en route la fabrication des 3 passeports, plus une procuration pour les présidentielles! Une heure après nous ressortons sereins : tout va bien, le dossier est complet, les passeports seront à retirer à Auckland d’ici 3 à 6 semaines.
Il est temps de se faire plaisir, il est l’heure de déjeuner! Pelée de « Toatoas et de diamond shells » marinière, accompagnés d’un chardonnay des Marlborough, vin d’une délicatesse que je savoure. La réputation des vins blancs des Marlborough n’est pas volée, je me délecte de ses saveurs boisées et complexes.
Il est temps de rentrer au ferry, 3 quarts d’heure de marche digestive le long des quais nous amènent à destination. Que j’ai hâte de revenir explorer plus encore cette capitale de bord de mer, une ville comme je les aime : vivifiante, inspirante, raffinée, artistique et populaire à la fois.
De retour dans le détroit de Cook, ca souffle, au moins 30 noeuds : Wellington est réputée être la capitale la plus ventée du monde….
Nous arrivons à Picton, ce sont les régates du soir!
Nous repartons dès demain explorer les Marlborough Sounds!
Après la nav’ agitée qui nous a amenés dans l’île du Sud, nous passons encore 24h à bord : 35 noeuds de vent au mouillage, c’est trop pour débarquer, et surtout pour laisser MOBY tout seul au mouillage.
Ce n’est que surlendemain de notre arrivée que nous mettons pied à terre sur la plage d’Onetahui.
Le sable est curieusement ocre, et derrière la dune, nous découvrons une lagune.
Beaucoup d’oiseaux également, des huitriers-pie, des sternes, des mouettes, des canards.
Nous faisons le tour de la lagune à pied. Nous ne sommes pas le seul bateau au mouillage….
mais c’est facile de faire croire le contraire!
Un hélico nous tourne autour, incroyable , il semble vouloir atterrir sur la plage!
Il s’agit de la sécurité civile, l’hélicoptère des secours/sauvetages. Nous sommes ici dans un parc national très fréquenté par les randonneurs. Une jambe cassée? Une crise d’asthme sévère?
Finalement, il ne s’agit que d’un exercice, ouf, il n’y a pas de bléssé. L’équipage est en training et redécolle après quelques minutes seulement
Après notre picnic, nous partons marcher le long de la côte en direction de la plage de Tonga Quarry.
Le parc Nation d’Abel Tasman est le plus petit de Nouvelle-Zélande, et et offre 70 km de côtes aux paysages magnifiques et au microclimat unique : Rivières, lagunes, plages aux couleurs ocre, et le plus fort taux d’ensoleillement de toute la Nouvelle-Zélande!
Nous comprenons vite que que c’est aussi une industrie. Je me renseigne : 180 000 visiteurs par ans sur ce petit bout de terre de 225km2, c’est une des destinations les plus prisées du pays!
La plupart des visiteurs viennent marcher tout ou partie des 55km de sentier côtier du parc, qui longe 5 à 6 très belles plages. L’originalité, c’est que l’on peut moduler à la carte suivant le temps et l’énergie que l’on a 24h ou une semaine, à pied, en kayac ou à bord de bateaux-taxi qui vous déposent où vous voulez. Pour dormir : la tente ou des lodges disséminés le long du parc…. qui n’est accessible qu’en bateau, pas de route : c’est à ce prix que la beauté naturelle du site et préservée.
Nous sommes assez admiratifs de l’offre touristique complète, qui permet des vacances sportives, pittoresques et confortables dans un cadre sauvage. Cela donne des idées, que l’on pourrait développer le long de nos côtes bretonnes.
Sur le chemin, les fougères arborescentes sont innombrables.
Ci-dessous : une toute jeune pousse de fougère arborescente
Nous traversons un petit bras de rivière.
Puis la plage ! C’est une ancienne carrière de granite : les marches de la cathédrale de Nelson, la ville la plus proche, ont été construites de ces pierres, ainsi que certains batiments de Wellington, la capitale, distante à vol d’oiseau d’une centaine de km.
Mais il est 16, les nonos attaquent… qu’on les appelles « sandflies » « nonos’ » (No-see-them), ou « yenyens », c’est la même plaie qui infeste toute l’île du sud (mais aussi l’Ecosse, la Norvège, l’Alaska etc…. l’été) : de minuscules moutiques résistants aux anti-moustiques et si petits qu’ils traversent les moustiquaires. Les morsures ont en plus tendacent à être allergisantes, et à s’infecter….un vrai cauchemard….
On évite donc d’aller à terre en fin de journée!
Sur Moby, nos sommes tranquilles : ils sont si petits qu’ils ne peuvent voler contre le vent.
Ce soir, c’est champagne! Un 14 février, jour de St-Valentin, je sais, c’est cliché! Mais c’est aussi l’anniversaire de mon papa, alors « Bon anniversaire Papa », et surtout l’anniversaire de notre rencontre! 22 ans pour Loïc et moi que nous nous sommes trouvés, puis plus quittés : ca se fête, non?
Nous avons changé de mouillage hier pour la plage de Torrent Bay. Derrière le banc de sable, une immense lagune qui se visite à marée haute en kayak ou en annexe.
Cela fait 2 jours qu’Arthur travaille sur sa maquette de catamaran : coques en barquette de gateau, mat en baguette, voile en papier… nous partons dans la lagune pour les essais en mer!
Bonne nouvelle : il flotte, et il avance!
Ca manque de stabilité dans les rafales! Un retour au chantier s’impose.
Nous continuons en annexe de visiter les méandres de la lagune.
le fond de la lagune
fougères arborescentes
De retour, nous partons mouiller quelques centaines de mètre plus au sud, à « the Anchorage ».La plage est très belle.
Et aménagée
Nous découvrons l’ampleur de l’organisation touristique : la plage est très fréquentée, c’est le départ des kayakistes : un ballet incessants de bateaux-taxis, bateaux livreurs » de kayaks, et petits ferrys.
Les kayakistes rentrent de ballade au portant avec de petites voiles.Certains dormiront ce soir à bord de l’Aquapackers.
Un catamaran à moteur original transformé en auberge de jeunesse pour randonneurs : des cabines dortoir, un service de petit dèj et de BBQ pour le soir.
Sur la plage, un groupe répète un « haka » cette danse guerrière maorie, devenue célèbre garce au rugby, mais qui est pratiquée ici au sein de groupe culturel, mais aussi dans les écoles, clubs de sports etc… Le volume sonore est impressionannt, et assister en direct à ces dances donne des frissons….
Mais ce parc est un peu trop fréquenté et touristique à notre goût : demain, nous mettons cap au Sud, route vers les fameux « Marlborough Sounds », cette région vinicole réputée pour ses sauvignons minéraux, son micro-climat, ses moules, son saumon, et sa navigation dans des bras de mer étroits et escarpés, émaillés de minuscules criques.
Moby a passé la nuit dans les sangles du Tavel-lift du chantier, la mise à l’eau étant prévue ce matin dès l’ouverture. Les zones météo de part et d’autre de Whangarei sont depuis hier soir en avis de coup de vent de secteur sud-est. La pluie est forte depuis le milieu de la nuit et le vent souffle fort, entre 20 et 30 noeuds lorsque nous nous réveillons à 6h30. Etant donné la météo, je me demande si la mise à l’eau ne sera pas reportée de quelques heures, mais je vérifie tout de même les derniers points de ma check-list « Sortie de chantier-Mise à l’eau »
A 7h30, j’entends le moteur diesel du travel-lift qui démarre. Je sors sous une pluie battante discuter avec le responsable de la manutention afin de bien se mettre d’accord sur la façon de procéder. Il vaut mieux anticiper et préparer cette coordination, car dans ces mauvaises conditions météo, non seulement la manoeuvre sera plus délicate, mais la communication aussi sera plus difficile.
Quinze minutes plus tard, Moby est dans son élément, toujours dans les sangles. Je prends bien le temps qu’il faut pour m’assurer que tout est en ordre de marche à bord et en particulier les moteurs qui, bien que sortant de révision, n’ont pas pu être démarrés au sec. Avec des rafales à 30 noeuds travers à l’axe de sortie et moins de vingt mètres d’eau à courir sous le vent, il serait délicat de gérer une panne moteur suite à une bulle d’air restée dans le circuit carburant! Les manutentionnaires s’impatientent, qu’importe, Moby est à l’eau, c’est moi qui décide. Toutes mes années de pilotage m’ont appris à résister aux pressions externes et à celle du temps, et j’applique ces enseignements sur l’eau aussi. Quand j’estime que tout est prêt, entre deux rafales, je donne le signal d’appareillage et tout se passe bien.
Nous profitons du courant sortant de la rivière de Whangarei pour faire route au moteur, face au vent, dans l’étroit chenal menant vers la mer. Au bout de 2 heures, nous atteignons Urquharts Bay ou nous mouillons à l’abri du vent de sud-est.
La pluie cesse enfin, elle aura au moins eu le mérite de parfaire le rinçage de Moby. Le soleil refait son apparition. Nous terminons de tout remettre en ordre pour reprendre la mer au plus vite.
(Depuis notre arrivée en Nouvelle Zélande il y a plus de 2 mois, notre confrontation quotidienne à la météo nous à permis d’apprécier la valeur relative de la fiabilité des prévisions.
Le climat océanique ambiant voit se côtoyer des masses d’air aux caractéristiques très différentes, en particulier durant la saison estivale. Les trois acteurs principaux sont les masses d’air polaire venant du sud, les masses d’air tropicales situées au Nord, et des masses d’air d’origine continentales, sortes de bulles d’air chaud formées au dessus des espaces désertiques d’Australie. De tels contrastes de masse d’air sont à l’origine des phénomènes météo de la région. Ajoutons à cela les effets de côtes et de relief dont les deux îles sont à l’origine, et on obtient un challenge de taille pour les prévisionnistes météo.
Cela se traduit concrètement par une prévision météo assez précise à 24h, une idée globale de la situation à 48/72h et au delà, seulement à une tendance à titre indicatif.)
Pour rejoindre l’Ile du Sud et les Marlborough Sounds en partant de Whangarei, deux options sont possibles :
Passage par le nord et l’ouest, en laissant à bâbord le Cap Nord et le Cap Reinga puis descendre plein sud vers le Cap Farewell et emprunter le détroit de Cook.
Passage par l’est et le sud en contournant le Cap Colville, le Cap Est, le Cap Palliser avant de remonter par le détroit de Cook.
En distance, et au départ de Whangarei, les deux options sont à peu près égales, avec un peu plus de 600 milles nautiques chacune.
Elles ont l’une et l’autre leurs avantages et inconvénients et la particularité de n’être pas en ligne droite. L’élément clé dans le choix, en fonction des performances du bateau et de l’équipage est donc la fenêtre météo.
L’analyse des prévisions, dont je suis l’évolution depuis quelques jours, montre qu’une fenêtre peut être saisie dès aujourd’hui pour un passage par le nord et l’ouest, en profitant des vents assez soutenus de sud-est pour aller vite contourner le Cap Nord, commencer la descente vers le sud dans un vent d’est mollissant, traverser un zone de vent calme et finir par le courant de nord-ouest d’une dépression prévue dimanche et lundi dans le sud de l’ile du Sud. Impératif absolu d’être arrivé avant le passage du front froid et la bascule des vents au sud-ouest prévue dans le journée de lundi.
Pour le passage par la côte Est, il nous faudrait attendre 2 jours que le flux de sud-est baisse et tourne au sud-ouest sur la zone avant de pouvoir faire route vers le Cap Colville. Ensuite la descente vers le sud se ferait avec des vents d’ouest dominants, donc vent de terre sur cette partie de la côte. Plutôt portant vers le Cap Est puis travers ou près ensuite vers le Cap Palliser et pour terminer de fort vent de face dans le détroit de Cook. Mais là on est dans du J+5 ou J+6 donc pas très fiable.
le passage du cap Brett
A l’heure du déjeuner, nous discutons ensemble des options possibles et décidons de partir pour la route nord et ouest en début d’après midi et de profiter de la fin de la marée descendante pour les 6 premiers milles de louvoyage vers le cap Bream. Nous levons l’ancre à 13h30 et partons sous grand-voile 2 ris et solent. La mer est courte et l’allure assez inconfortable ; heureusement nous n’en avons pas pour plus d’une heure de près, une fois le cap Bream passé, nous pourrons abattre et faire route au largue vers le nord. L’après midi passe vite, les milles défilent et nous longeons la côte. Les baies et caps se succèdent. Passé le cap Brett, notre route change de 30° vers l’ouest et nous sommes maintenant contraints d’empanner 3 fois pour rejoindre le Cap Nord.
les quarts se font sous l’éclairage de la lune
Vendredi 10 février, 1013 hPa
lever du jour
A 3h du matin nous passons le Cap Nord. La côte nous abrite de la houle de sud-est qui nous accompagnais depuis le départ. Nous filons toujours sous 2 ris et solent vers le Cap Reinga, extrémité nord-ouest de l’ile du nord de la Nouvelle Zélande. Ce cap, qui par régime de vents d’ouest a une très mauvaise réputation pour ses courants et vagues venant de la mer de Tasmanie, se montre aujourd’hui plutôt calme. Nous le franchissons un peu avant l’aube et profitons même d’un bon courant portant de fin de marée montante
Quand le jour se lève un peu avant 7 heures, le cap Reinga se distingue à peine dans notre sillage et nous faisons route vers le sud-sud-ouest. Le vent commence à baisser, conformément aux prévisions. Les deux ris sont vite largués et la vitesse commence à chuter. Il faut dire que depuis notre départ, notre vitesse moyenne sur le fond a été de 10,6 kts. Pas de doute, les vents faibles qui nous attendent vont sérieusement faire chuter la moyenne.
Surprise ce matin au lever du jour : ce poisson volant qui s’est échoué cette nuit sur le trampoline. Il n’a pas malheureusement pas survécu .
Il est vraiment très gros!
Le code 0 remplace le solent et à midi nous progressons toujours à 8 noeuds.
Aujourd’hui est une journée spéciale : c’est l’anniversaire d’Anna, 5 ans!
Elle prépare avec Bénédicte son gateau d’anniversaire.
Et à midi , au dessert, on souffle les bougies!
et on déguste un délicieux cake banane :
Anna ouvre ses paquets, et découvre des petits cadeaux de la part de ses grands-parents, parrains et marraine : tout le monde a pensé à elle!
Dans l’après midi, le vent diminue toujours et une houle de sud-ouest provocant un tangage rythmé, vient perturber le travail du vent dans les voiles. La vitesse chute inexorablement. Puis c’est le calme plat. Pendant 3 heures, pas un souffle d’air. Je me résous à démarrer un moteur.
L’occasion d’observer cet oiseau posé sur l’eau faute de vent.
Il est énorme, c’est un Albatros Royal!
Nous assistons à son décollage :
Quelle puissance!
et quelle envergure!
A 17h30 une très légère brise rentre du sud-ouest.
Nous reprenons notre progression sous voiles vers le sud-sud-est.
Au coucher du soleil, le vent amorce une rotation lente vers le sud, notre trajectoire s’incurve vers l’est.
Samedi 11 février, 1008 hPa
Nous virons de bord à 1h du matin, le vent est du 200° pour 6 noeuds. Nous progressons lentement vers l’ouest-sud-ouest. Je constate que la prévision météo est bien différente de la réalité, d’après les fichiers, nous devrions avoir un vent du 110°/ 10kts.
quelques minutes avant le lever du soleil
Je suis impatient de recevoir les mises à jour météo pour décider du bord le plus favorable à long terme. Dans le doute nous poursuivons vers l’ouest car c’est de ce coté que viendra le vent, tôt ou tard!
le soleil se lève
Quand les fichiers tombent, pas de surprise, une vaste zone de calmes va couvrir notre zone pour les 12 prochaines heures, puis un vent de nord-ouest prendra le relais, et devrait forcir graduellement jusqu’à notre arrivée avec l’arrivée de la perturbation. A ce stade, pour notre arrivée, les fichiers prévoient 25 kts, rafales à 30.
A 13h la légère brise, qui avait tourné au sud-est en cours de matinée, disparait complètement. Pour la deuxième fois en deux jours, pas un souffle d’air, mer d’huile. Je n’aime pas, comme tous les bons amateurs de voile, faire appel au moteur, mais je décide quand même de faire route au moteur au régime économique, en les utilisant à tour de rôle. En fait, je ne voudrais surtout pas être pris de court pas la dépression et en particulier la saute de vent au sud-ouest au passage du front froid. Des vents de 30 à 35 noeuds au portant sur Moby, c’est plutôt plaisant et rapide tant que la mer reste maniable. La même force de vent au près dans une mer croisée, ça le fait mais c’est nettement moins agréable!
J’ai aussi noté depuis une douzaine d’heure que la pression atmosphérique baisse plus vite que sur les fichiers. J’ai l’habitude de recroiser ces infos afin de valider la justesse des fichiers grib. La chute que je constate est deux fois plus rapide que prévu, méfiance.
A partir de 18h, quelques rides apparaissent sur l’océan, le soleil descend sur l’horizon et filtré par d’abondants cirrus, eux aussi annonciateurs du changement de temps. Je refais quelques essais avec le code 0, mais le vent, qui a maintenant tourné au nord-ouest est trop faible pour nous faire progresser sur la route, avec toujours cette houle de sud-ouest, qui vide les voiles que le vent vient de remplir. Le vent devrait bientôt rentrer du nord-nord-ouest, aussi nous anticipons un changement de voile d’avant. Le code 0 est remplacé par le gennaker, il n’y aura plus qu’a le dérouler quand le vent rentrera.
En attendant, nous savourons le coucher du soleil.
Suivi quelques instants plus tard….
par le lever de lune
Nous avons la chance d’avoir la lune pour nous en ce moment, ce qui rend les quarts de nuits beaucoup plus agréables.
Il nous faut attendre 23h pour que le vent se stabilise au nord-ouest pour 8 noeuds. C’est assez faible, mais suffisant pour filer sous voiles entre 5 et 7 noeuds.
Dimanche 12 février, 1003 hPa
La lune est pleine cette nuit, cela rend la veille facile et agréable. Nous progressons correctement durant la nuit, pas aussi vite que j’espérais mais bien mieux que les 24 derniers heures. Pas de quoi se plaindre donc et le vent s’est bien maintenu en force et direction jusqu’au lever du jour. Vers 7h, il passe à 10-12 noeuds. C’est n’est qu’une force beaufort de plus, mais en terme de vitesse, cela se traduit par 2 à 3 noeuds supplémentaires. Je descends me reposer à 8h30. Moins d’une heure plus tard, je suis réveillé mes sens, sentant Moby filer à vive allure. Effectivement le vent vient de fraichir subitement, Bénédicte était sur le point de me prévenir. 25 noeuds de vent réel, sous grand-voile et gennaker, à 140° du vent, nous filons à 16 noeuds. Un tour rapide d’horizon me laisse penser que le vent est en train de rentrer ; le ciel est dégagé, mais une bande nuageuse continue s’étale à une dizaine de milles dans notre ouest, le front chaud arrive. C’est parti pour un peu d’exercice: dérouler le solent, enrouler le gennaker, prendre un ris, affaler le gennaker et le remplacer par le code 0, le hisser, le dérouler et enfin enrouler le solent. Nous ne sommes certes pas en course, mais il ne faut pour autant pas trainer.
Avec GV 1 ris et le code 0, nous avançons confortablement entre 10 et 12 noeuds. Si nous maintenons cette vitesse, nous devrions mettre moins de 15 heures à parcourir les 145 milles restant, soit une ETA aux alentours de minuit. Le dernier fichier météo prévoit le passage du vent de 25 à 35 noeuds pour 4 heures du matin.
Le temps se couvre avec l’arrivée du front chaud à midi, trente minutes plus tard, c’est régime stratus, bruine, la visibilité tombe à moins d’un mille, mais le pire, c’est le vent qui perd plus de dix noeuds en adonnant. Notre vitesse se réduit, à environ 8 noeuds. Pas bon pour l’ETA. J’attends une demi-heure avant de remettre de la toile, au cas ou cette accalmie ne soit que momentanée, et je décide de larguer le ris, puis quelques minutes après renvoie le gennaker. L’après-midi se passe ainsi, sous un vent encore mollissant et adonnant, la visibilité chutant par moment à moins de 200m. Comme si ce n’était pas suffisant, voilà une mer croisée, hachée et une houle de sud-ouest qui viennent réduire encore plus la moyenne. Nous nous trainons à 6-7 noeuds, j’ai beau essayer de régler les voiles au mieux, la combinaison des éléments est telle que le bateau est chahuté dans tous les sens et ne glisse pas bien.
A 16h, la pression est de 998 hPa.
17h33: Nous sommes maintenant à portée VHF des côtes et je reçois le bulletin météo de « Auckland Maritime Radio » qui alerte d’un avis de tempête sur les zones Stephens et Cook qui nous concernent avec des vents de 55 noeuds pour la nuit. Bien supérieur au fichier grib qui date d’à peine six heures!
Il faut attendre le début de soirée pour que le vent reprenne des forces; à 20h, il est revenu à 15-18 noeuds, le bateau apprécie. La pression descend toujours, 994 hPa.
Et au même moment, Moby franchit les 40° de latitude sud!
La nuit arrive vite avec cette couche nuageuse et cette pluie fine continue. Avant la nuit noire, nous prenons un ris dans la GV, avec toujours le gennaker devant; nous avançons entre 9 et 10 noeuds et le vent ayant légèrement refusé, ce qui nous arrange, nous faisons route directe sur Farewell Spit. C’est toujours ça de pris, pas besoin d’empanner!
21h33, nouveau bulletin météo à la VHF, presque identique au précédent, mais avec 60 noeuds de prévus pour Cook dans la nuit. C’est impressionnant, mais je ne suis pas inquiet. Nous ne sommes plus qu’à 25 milles de Farewell Spit, nous y serons donc vers minuit, ensuite il ne nous restera que 25 milles de plus, mais en eaux abritées de la Golden Bay, et avec moins de 20 milles de fetch la mer restera certainement maniable.
Le vent n’est que de 20-22 noeuds lorsque je décide d’affaler le gennaker à 23h30, nous approchons de Farewell Spit. La visibilité s’est un peu améliorée et nous apercevons l’éclat blanc du phare balisant l’extrémité du banc de sable. Dans moins de 2 nautiques nous contournerons le cap et ferons route au sud, vers le mouillage d’Onetahuti, qui devrait être suffisamment protégé des vents annoncés. Nous venons d’apprendre l’échouage de 600 « pilot whales » ou globicéphales sur la partie sud de Farewell soit, coté intérieur de la Golden Bay.
La photo du désastre reprise dans les médias français.
Certaines ont heureusement pu être renflouées aujourd’hui, j’espère ne pas en trouver sur notre route. Le baromètre est descendu à 988 hPa. Par prudence, je prends le 2° ris et roule un peu le solent. Les risques de collision avec les cétacés se réduisent en dessous de 10 noeuds.
Nous sommes à peine rentrés dans la baie que le vent augmente rapidement. Une rafale passagère? Je choque la GV, presque 30 noeuds de vent et l’impression que ça va encore augmenter. Mon ami Bruce m’avait mis en garde sur la rapidité avec laquelle le vent peut monter dans ces parages. Il m’avait relaté une de ses navigations dans le détroit de Cook où le vent était passé de 30 à 60 noeuds en 30mn.
Le clair de lune passe à travers les nuages qui se sont fragmentés. Plus de doute, c’est le vent qui arrive. J’entame la prise du 3° ris. Du pied de mât d’où je manœuvre, je sens le vent forcir encore, j’annonce à Bénédicte que préfère affaler complètement la GV. Quelques minutes plus tard , la GV est affalée et sécurisée. En une dizaine de minutes le vent à pris 2 forces beaufort. Il souffle à 40 noeuds maintenant. Si le vent se maintient en direction, nous sommes à 140° du vent vers notre destination. Je roule complètement le solent et nous continuons à sec de toile. Avec le mât angulé à 35°, le bateau est parfaitement équilibré et file droit sous pilote, entre 6 et 7 noeuds. Le vent est encore monté et s’est stabilisé entre 50 et 55 noeuds. Le bruit du vent dans le gréement est impressionnant, les embruns traversent le cockpit en continu. Nous mettons deux heures dans ces conditions à rallier la baie d’Onetahuti. Sur les 5 derniers milles, nous nous rapprochons de la côte au relief élevé, quasiment plus de fetch, et les falaises rocheuses commencent à nous abriter du vent. A 2 milles du but, les moteurs sont démarrés, nous nous présentons entre l’ile Tonga et la côte. Nous apercevons les feux de 2 voiliers au mouillage. Lentement, nous approchons à 200 mètre de la plage et mouillons par 10 mètres d’eau sur fond de sable. Le vent, venant complètement de terre rentre par rafales, mais l’abri est très satisfaisant, étant donné les conditions.
Nous prenons une petite heure pour ranger le bateau et décompresser un peu. Les dernières heures ont été intenses, et il nous prenons quelques minutes pour nous relaxer : nous méritons bien un petit verre de whisky ! C’est d’ailleurs le seul verre (en verre) restant, car dans la tourmente, 3 verres ont été fêlés….
Il est 4 heures du matin, nous descendons nous coucher, satisfaits d’avoir mené Moby et son équipage à bon port.
Demain matin au réveil, nous devrions découvrir ce magnifique mouillage :
C’est à Whangarei que nous avons décidé de sortir Moby de l’eau pour effectuer l’entretien annuel : antifouling, révision du gréement et des moteurs, et tout un tas de petits travaux d’entretien plus faciles à faire à sec qu’en mer.
Déjà un an que Moby a quitté la Grande Motte, et bientôt un an que j’ai rejoint le bord avec les enfants à Lanzarote….Une année riche en aventures, où les enfants ont incroyablement grandi, gagné en maturité et autonomie, en indépendance et sociabilité. Et où Loïc et moi avons beaucoup appris aussi, gagnant en compétance, et en assurance au fur et à mesure des expériences gagnées : nouveaux pays, nouveaux mouillages, nouvelles rencontres : à chaque fois il faut s’adapter.
Nous avons sélectionné le chantier il y a un mois déjà, lors de notre passage à Whangarei. Il nous avait séduit par son imposant travel-lift, ses prix de sortie de l’eau attractifs, la propreté du chantier, son cadre tranquille, des champs d’un côté, la rivière de l’autre, mais à quelques minutes en voiture d’une petite ville fort bien achalandée en ship-chandlers, professionnels du nautisme et boutiques en tous genres.
Les équipement pour la vie à terre nous avaient aussi semblé intéressants : une grande salle à manger/salon télé, une immense cuisine avec 2 frigos américains, un bureau, un coin BBQ, une lingerie, des vélos, une voiture de courtoisie à se partager…
Car une fois au sec, Moby n’a plus l’eau courante, ni de frigo (refroidissement à l’eau de mer), plus de toilettes, de douche, d’évier etc….
Notre sortie n’est prévue qu’à 13h, mais nous arrivons tôt le matin, ce qui nous permet d’assister à la sortie de l’eau d’un voilier : c’est toujours utile de voir l’opération de loin.
Les enfants sont eux aussi impressionnés.
Arthur suit les opérations avec attention
en moins de 20mn, ce monocoque est sorti de l’eau
Après le déjeuner, c’est au tour de Moby. Nous avancons vers le travel -lift, les 2 sangles sont glissées sous les coques. Loïc plonge sous les coques pour vérifier qu’elle passent bien aux bons endroit, et donne son feu vert pour la sortie de l’eau!
En 15mn, l’opération est rondement menée : Moby est sanglé et avance sur des roulettes! Il part se faire nettoyer la coque au karcher. Comme c’est la fin de la journée, l’équipe n’aura pas le temps de nous caler à terre : nous passons donc la nuit dans les sangles, et partons dîner au resto fêter cela!
Je teste des moules à la bisque de homard : elles sont énormes! Pas loin de 15cm chacune, charnues et plutôt croquantes. Loïc tente un risotto de fruits de mer et se régale tout autant.Le lendemain, le marathon commence : il faut courir après les entreprises pour obtenir des devis, une intervention, un conseil. Au final, nous décidons de faire réaliser l’antifouling et la révision du gréement : Loïc fera le reste!
Il travaille 10h par jour s’arrêtant à peine pour déjeuner :
les whinchs sont démontés, nettoyés et graissés
idem pour les hélices,
les moteurs révisés, vidangés, les filtres changés
entretien du guindeau, nettoyage de la chaine
nettoyage en grand de l’annexe
plus de nombreuses petites choses à réparer, bricoler, améliorer.
Les préparatifs pour l’antifouling commencent. Moby est mis sous bache
Une couche de primer est passéePuis l’antifouling
De mon côté, ce n’est pas des vacances non plus… J’assure l’école tous les matins,
Anna travaille les notions de grandeur avec les barettes Cuisenaire « en escalier » et la notion de symétrie « miroir » avec les Attrimaths
Sans oublier les repas et l’avitaillement bien sûr, et me suis donné pour tâche le nettoyage en grand de chacune des 4 cabines : je vide tout, y compris le stockage sous les lits, le nettoyage des bibliothèques, matelas, vaigrages, portes, charnières, ventilos, intérieur des placards etc….Tous est lessivé et passé au vinaigre, merveilleux produit qui nettoie, fait briller, tue les moisissures, et favorise le séchage!
A bord de Moby, très peu de produits sont nécessaires : du savon noir, du vinaigre, une batterie de lingettes microfibres, des « éponges magiques », des brosses de toutes tailles, goupillons, baguettes en bois et lames en plastique pour les recoins et c’est tout!
Dans les temps morts, c’est moi aussi qui effectue en voiture ou en vélo les petites courses. J’ai en tête également que dans 2 mois, nous quitterons la Nouvelle-Zélande pour 8 mois de navigation dans de petites îles de l’Océan Indien : il me faut donc profiter de la voiture de courtoisie pour me ravitailler ici en pharmacie, papeterie, fournitures scolaires, articles de bricolages, vêtements (les enfants ca grandit!!) etc…
Chacun leur tour, les enfants m’accompagnent. Ici Arthur, rêveur devant cette règle de 1m de haut!!
Nous passons également quelques soirées « administratives » à organiser notre visa long séjour en Nouvelle-Zélande, et une autre à préparer le renouvellement des 3 passeports des enfants, en prévision de la suite du voyage. Le process de renouvellement étant de 4 à 6 semaine, notre escale en Nouvelle-Zélande est donc l’endroit idéal.
Notre vie au sec s’organise. En dehors des temps d’école et de nettoyage/bricolage, nous passons pas mal de temps dans la « recreational Area », avec les autres équipages. En tout une vingtaine de bateaux au sec dans ce chantier, et environ 5-6 familles ou couples vivant et travaillant sur leurs bateaux, partageant la cuisine et les repas. Cela crée une ambiance multi-culturelle très sympa :
Owen et Stewart, un couple de neo-zélandais d’Auckland qui rénovent leur ancien motoyacht de 80 ans, tout en bois,
Tatiana et Mike, jeune couple americano-brésilien contraint au repos forcé pour cause de sciatique,
Christine et Franck, un couple d’allemands, qui refont tous les vernis de leur joli sloop cinquantenaire, Shangri-La,
Karen et Craig, avec leurs enfants Freya 11 ans et Blake 7 ans, une famille de néozélandais qui retapent un cata de plus de 20 ans acheté à l’état d’épave, et vivent depuis 4 ans à l’année dessus : il est architecte naval et elle est architecte, ils passent leurs étés en chantier ou dans des mouillages, et leurs hivers à la marina de Gulf Harbour, dans la péninsule de Whangaparoa
Yves et Pascale, avec leurs enfants Lucille 17 ans et Simon, 14 ans, francais d’Arcachon naviguant sur un Outremer 49, modèle précédent le notre.
Les deux Outremers au sec!
Samedi matin, je vais avec Anna au marché. Les produits sont presque tous bio car les néo-zélandais sont très préoccupés par leur santé alimentaire : ils ont là-dessus 20 ans d’avance sur nous les français! Les légumes sont superbes, et la diversité des origines de peuplement des néo-zéalndais et la qualité du climat en font des étals d’une variété incroyables.
on y trouve bien sûr tous les fruits d’été : prunes, myrtilles, melons,
mais aussi quelques produits tropicaux qui poussent grace à la douceur du climat quasi-méditerranéen : le kumara (patate douce importée par les prmiers habitants polynésiens il y a 10 siècle), des avocats, du taro, de l’igname, et même des bananes!
tous les légumes asiatiques, bokchoy, petsai, chou chinois, pousses de bambou, épinards vietnamiens…et certains produits typiquement indiens comme la margoze ou l’aubergine blanche
et bien sûr toutes ces plantes « santé » à la mode en ce moment : le kale (sorte de légume-feuille entre le chou frisé pour le look et le brocoli pour le goût), le broccolini (brocoli à longues tiges et fins bouquets) des algues, le miel de Manuka (myrthe sauvage aux vertus antiseptiques et anti-inflammatoires)
Cela nous nous empêche pas Anna et moi de nous délecter d’un très gras et donc croustillant croissant au beurre….et de sourire avec gourmandise devant la roulotte de cette authentique crêpière bretonne, mariée à un néo-zélandais! Décidément, ils sont partout, ces bretons!
Intéressant aussi, ce marchant de plantes épiphytes. Je suis tentée d’en prendre une, l’anniversaire d’Arthur n’est pas loin, il serait ravi! Mais la règle est stricte à bord de Moby : pour limiter les petites bêtes, pas de plantes à bord. Dommage, celles-ci avaient fière allure.
L’après-midi, les enfants jouent dans la salle commune. Ils se spécialisent dans la fabrication d’avions en papier. Dimanche, nous nous autorisons à prendre un après-midi pour aller à la plage! Nous rejoignons Karen, Craig, Blake et Freya, avec les bodyboards et les skim.
Karen
Freya et BlakeCraig
Nous avons 45mn de route pour rejoindre la plage d’Ocean Beach, réputée pour ses vagues et ses dunes.
Nous n’avons pas l’habitude de plages si fréquentées : il y a un club de surf local, et même des coast gards qui surveillent la baignade!
Oh, surprise, Christine et Franck nous rejoignent à la plage… avec de la glace! ice-cream pour tout le monde!
Loïc fait du bodysurf,
Moi du body board
Tout comme Anna
et Arthur
Victor alterne body board…
et skimboard
Les enfants s’éclatent pendant des heures, les mamans aussi!
C’est bon la glisse entre filles!
C’est aussi génial à partager avec son ado!
Victor initie Blake au skimboard.
La planche est un peu lourde pour Blake
Victor lui lance la planche, et Blake saute dessus,
avec succès!
Arthur et Anna se réchauffent au soleil en jouant dans le sable.
19h, il est temps de rentrer, car la journée de demain sera bien longue!
Il nous reste 3 jours pour terminer de préparer Moby! L’antifouling est terminé.
Pendant ce temps, les enfants continuent l’école le matin, et les jeux l’après-midi. Depuis quelques jours, il nous trotte dans la tête à Karen et à moi de faire un atelier de travail en commun avec les 5 enfants. En effet, Karen elle aussi fait l’école à la maison-ou plutôt en bateau! Ce que l’on appelle en anglais le « home-schooling ». Nous avons déjà eu l’occasion d’échanger sur nos méthodes, chacune peu désormais s’inspirer de l’autre.
Le thème d’aujoud’hui sera la Nouvelle-Zélande!
Karen a préparé tout un tas de petits éléments à découper et compléter sur le thème de la Nouvelle-Zélande, sous forme de « scrapbooking » dans des «folders ».
Je suis contente d’être initiée à cette technique de présentation de projets. C’est un dossier cartonné, plié en deux, avec une jolie page de garde coupée dans son milieu = pour ce projet-ci, il s’agit d’une carte de la Nouvelle-Zélande.
A l’intérieur, on colle des petites pochettes, que l’on remplit avec des infos, un drapeau, des données sur le pays. Chaque dépliant est personalisé, et unique!
Au bout d’une heure, les plus jeunes se lassent et commencent à s’agiter. Il est temps de passer au bricolage!
Nous optons pour la fabrication de balles de Poi : ce sont des boules que l’on fait tourner au bout de cordelettes élastiques, lors de danses maories, un peu à la manière des majorettes de chez nous, à mi-chemin entre la danse, le jonglage et les percussions !
La fabrication est presque terminée…C’est parti pour les essais : répétition générale!
Prêts pour le spectacle!
Le lendemain, nous participons à un « Pot-luck » (traduire : « à la fortune du pot »), tradition anglo-saxonne assez sympa connue aussi sous le nom de «bring and share», où l’on se retrouve dans un endroit donné en groupe, chacun apporte à manger, et on partage, façon « buffet ».
C’est en plus l’anniversaire de Craig, qui fête ses 49 ans : c’est buffet de desserts !
Au menu : salade de potiron au lait de coco, plat traditionnel bresilien, authentique curry indien, salade de boeuf thaî, curry indien…. Pour l’occasion, j’ai fait des crêpes
Dernier dîner au chantier, nous nous disons au revoir, échangeons les coordonnées, et nous retrouverons un jour, qui sait?
Moby est prêt!
Il est remis à l’eau le jeudi matin, après 9 nuits et 8 jours au sec.
A 8h30, nous sommes à l’eau, il pleut des cordes, 30 noeuds de vent, quel contraste avec cette semaine ensoleillée que nous venons de passer.
Mais il nous tarde de retourner naviguer, cap vers l’île du SUD!
Nous avons appareillé de Great Barrier pour Auckland le matin du 21 janvier, sachant que du mauvais temps était attendu dans la nuit, et qu’il fallait nous mettre à l’abri… En effet, nous enregistrons jusqu’à 52 noeuds de vent… au mouillage, des creux de plus d’un mètre, autant vous dire que la nuit a été agité pour la captain et son second.
Le lendemain, à 8h c’est le calme après la tempête…
Deux heures plus tard, c’est la bascule, le vent tourne et regagne en force : les régatiers s’en donnent à coeur joie.
Il faut dire que la baie d’Auckland offre un magnifique plan d’eau, un peu comme à Brest! 😉
Dans l’après-midi, c’est les SUP qui attaquent un entrainement de downwind. Je sais qu’au même moment, en rade de Brest, une dizaine de SUPers attendent avec impatience la première tempête de l’année pour se lancer en downwind pour la Paddle Storm Master.
Nous profitons d’un petit moment d’accalmie du vent à moins de 25 noeuds pour nous diriger vers la marina de Westhaven où nous avons maintenant nos habitudes. C’est encore la même place qui nous est désignée : face à la ville d’Auckland, et aux superyachts! Tiens, un petit nouveau, avec son hélico!
Pendant ces quelques jours, j’ouvre l’oeil à l’insolite qui pointe son nez : comme ces chinois venus se marier, et immortaliser l’évènement… sur le port!!
Et cette « cigarette », ambiance Miami Vice
Là, ce gros hangar, c’est un garage à bateau géant, contennant des racks sur plusieurs étages. Une solution alternative à la place de port, moins couteuse, et déjà utilisée depuis des décennies aux USA, plus particulièrement en Foride.
Ce bus « amphibie » qui promène les touristes de manière originale : qui a remarqué l’hélice qui dépasse à l’arrière?
et encore, le Waszp, petit foiler monoplace australienattention quand ça plante!
Nous profitons de cette escale « technique » pour faire un peu de tourisme : la visite de l’Auckland Museum est incontournable. Nous avons 2h devant nous avec les enfants et choisissons 4 thèmes :
Les collections Maories, en particulier, le canoé géant de plus de 20m, admirablement sculpté, mais aussi la maison du peuple, et des centaines d’objets d’artisanat du quotidien
la partie Histoire Naturelle de la Nouvelle Zélande, avec les squelettes de dinosaures, des moas, et des explications sur les animaux endémiques de Nouvelle-Zélande, comme le Kiwi ou le manchot pygmée.
un manchot
squelettes et oeufs de Moas
le « faux lin »
squelettes de dinosaures
le Volcanisme néo-zélandais expliqué à travers vidéos, animations et ce simulateur de séisme qui simule un tremblement de terre dans un salon! « Trop cool « ont dit les enfants.
Pour les garcons, le 3ème étage du musée consacré aux guerres, et l’exposition d’un véritable Zéro (japonais) et d’un Spitfire (anglais), avions de combat de la seconde guerre mondiale impliqués dans la « Guerre du Pacifique ».
….pendant qu’Anna et moi allons voir la boutique du musée….Je suis incorrigible quand il s’agit de fouiner dans une librairies…
J’en repars avec 3 livres :
« Tradition et coutumes des Maoris » (en francais!) : un tout petit livre qui sera parfait à lire et faire lire aux enfants, penant nos heures d’école
En anglais : « A brief History of New Zealand« , illustré de tableaux, aquarelles, sculptures et dessins historiques, qui permettent d’aborder l’histoire du pays en image via les arts.
« Maori Art for kids » : 15 mini-ateliers d’art illustrés de vraies oeuvres d’art, expliqués et faciles à mettre en oeuvre : j’ai hâte de le mettre en pratique avec les enfants, pour fabriquers nos tikkis, cerfs-volants, poteries, toupies, masques etc….
Nous commencons le premier atelier dès le lendemain avec des pendentifs tikkis en Patarev’! Victor se prend au jeu. Anna et Arthur s’appliquent également beaucoup, et sont très fiers de porter leurs créations autour du cou.
Nous continuerons avec ces « transferts » de tikkis en gouache noire sur crayon de cire colorés.
Nous ferons aussi un stop à Mount Eden, l’un des multiples cones volcaniques parsemant la ville d’Auckland, et celui le plus proche du centre, et le plus haut également (196m). Ce cratère de 50m de diamètre est un lieu sacré pour les Maoris. Il nous fait beaucoup penser au « Trou aux Cerfs » de Curepipe à l’île Maurice).
La vue d’en haut est panoramique.
De retour au mouillage, nous ne nous lassons pas de la vue sur la ville, photogénique de jour comme de nuit.
Après une semaine, nous quittons Auckland pour Whangarei, où nous allons sortir Moby de l’eau, et planifier les travaux d’entretien annuels qui devraient nous prendre une bonne semaine.
Nous nous arrêtons pour 24h sur une plage de Tomaratau sud de Whangarei, qui déroule des km de sable blanc et de rouleaux…
Nous descendons à la plage en paddle tous les 5, armés des bodyboards et skimboards. …
La plage est très calme, quelques maisons éparses se dessinent derrière les dunes. L’endroit est tout sauf touristique.
L’après-midi se passe à surfer les vagues et les dunes en body-board.
Quelques gamelles en perspective….
Le lendemain, nous levons l’ancre direction Whangarei. En longeant la côte, nous croisons la route de maman baleine et de son baleineau. Nous les suivons doucement, en ralentissant, pour ne pas leur couper la route.
C’est terriblement émouvant de les observer de si près.
Nous passons l’après-midi et la nuit suivantes à Smugler’s Bay, jolie plage située à l’embouchure de Whangarei. Anna et moi allons à la plage à la nage, pendant que les garçons font un jeu de société.
Demain, c’est le grand jour, nous sortons Moby de l’eau!
Nous arrivons à Great Barrier en provenance de Coromandel et choisissons de nous arrêter au plus proche à Port Fitzroy, sur la côte protégée de l’île : au sein de cette rade, plusieurs petites baies en forme de doigts, protégées par l’ilôt de Kaikoura qui en fait un abri très sûr.
Loïc nous fait prendre le passage du « Man of War » , petit détroit entre Great Barrier et Kaikoura.
Je suis à la barre, à la voile, mais avec le moteur embrayé, sur le point d’emprunter cet étroit couloir de 40m de large… quand j’apercoit sur la cartographie grâce à l’AIS un navire se diriger à 12 noeuds à travers le détroit en face de nous…. Sans le voir, je devine qu’il s’agit d’un ferry ,qui dessert sans doute Great Barrier, et me dis que je ferais mieux de ralentir….
Quelques secondes plus tard, nous apercevons le ferry qui sort du chenal : j’ai bien fait de le laisser passer, il y aurait tout juste eu de la place pour nous deux!
Original en entrant dans la rade de Port Fitzroy, on tombe sur une barge-poubelles de tri : les néozélandais sont décidément très pragmatiques. Nous décidons d’aller voir le réputé très beau mouillage de Wairahi Bay.
Le mouillage est littéralement bondé. Nous comptons pas loin de 200 bateaux dans l’anse de Wairahi, on se croirait à Ibiza au mois d’août!
Toute cette promiscuité nous gâche le plaisir d’aborder cette île si sauvage qui nous a pourtant été recommandée par nos amis Neo-Zélandais…. mais eux évitent la côte Ouest de Great Barrier et se réfugient en été sur la côte Est. Fatigués de la traversée, nous mouillons tout de même, et décidons d’apareiller le lendemain matin.
Nous longeons Little Barrier, réserve naturelle sur laquelle il est interdit de débarquer, puis passons le cap des Aiguilles :
Les Needles (aiguilles en anglais) sont impressionnantes.
Nous arrivons devant un mouillage sublime, la plage de Whangapoua.
Cette immense baie recèle plusieurs autres petites plages que nous découvrirons au fil des jours, propices aux abris des vents de Nord-Ouest comme ce soir à Tapouvaï.
Pour le moment, nous filons à terre à la découverte de la partie nord de la plage, interminable….
les enfants courent à perdre haleine,
et découvrent sous le Pohutukawa,
une balancoire!
Oh surprise : cette partie de l’île est à vendre!
Et ne trouve apparemment pas prenenur depuis 2 ans, bien que sa situation soit exceptionnellement belle.
Mais les terres agricoles sont peu fertiles, arides et difficiles à exploiter car faites de collines arides.
Nous retrouvons avec grand plaisir notre ami Bruce sur son trimaran Trio,
avec ses enfants Alex et Katie qui ont l’âge d’Arthur et d’Anna, et faisons la connaissance de Stephanie, sa femme.
Ca tombe bien, aujourd’hui, c’est L’Epiphanie et nous venons de cuire une galette des rois-gâteau breton! Ils sont ravis de partager avec nous cette tradition française aux lointaines origines chrétiennes.
Le lendemain, nous prenons un jour off sans école pour passer la journée à la plage avec nos amis. Baignade, pic-nic,
farniente sous le soleil, crapahute dans les rochers, balade en SUP,acrobaties dans les branches de Pahukahutas, exploration de la plage, recherche de trésors comme ce crâne de piaf,
écriture au charbon…., hmmm, qu’ils sont sales ces enfants!
…..et terminons la journée par un feu de camp,
pour y griller des chamallows dans la grande tradition anglo-saxonne.
Un autre jour, nous irons explorer les dunes. Les enfants se jettent en roulé-boulé dans les pentes, et regrettent de ne pas avoir apporté de quoi glisser…
Le lendemain, les garcons tentent de surfer sur le sable avec un body-board… C’est parti! Les débuts sont un peu acrobatiques…
premiers essais à plat ventre,
puis debout.
C’est encore mieux avec plus de pente.
Et voilà, très stylé, Arthur!
sans oublier le finish’.
Une autre fois, nous allons à marée haute en annexe dans la lagune. L’avantage c’est que nous pouvons emporter plus de matos = body-boards, skim, cerf volant de traction….
Arthur tente le coup allongé sur le body-board, tracté par le kite…
Victor s’y essaie aussi, mais il est trop lourd.
La sieste sur le sable chaud, c’est bien aussi, surtout pour le papa coach de sport qui court depuis 2h après le cerf-volant…
Sur la partie sud de la plage, il y a un spot de surf fantastique pour les enfants et les débutants comme moi.mais aussi très agréable pour les surfers confirmés.Une lagune se vide et se remplit à chaque marée, provoquant des vagues de sable faciles et accessibles : côté plage, les enfants ont pied et peuvent remonter les vagues sans problème.
Arthur prépare sa planche et la waxe. Il prend ca très au sérieux… Il faut dire que notre petit bonhomme de bientôt 8 ans est accro à la glisse, il dort même avec sa planche dans sa cabine…J’ajouterais que son tempérament volcanique s’adoucit après une bonne session de surf….
De mon côté, je suis impatiente d’essayer la toute nouvelle planche de Victor : une 130l Exocet, qui devrait également me convenir!
C’est Victor qui la ramène à bord :
Il n’est pas loin de planer.
Sur la plage, nous croisons des huitriers-pie, qui nous pépient dessus, de plus en plus fort.. nous comprenons vite que le nid n’est pas loin, mais mettrons quelques minutes à le repérer!
L’oeuf est incroyablement camouflage, couleur de sable. Qui l’a repéré?
En fin de journée, c’est le repos des sportifs, et séchage des néoprène pour le lendemain. Nous avons ressorti notre équipement breton : combis intégrales pour les enfants, intégrale manche courte pour Loïc et long john pour moi.
Dans la nuit, le vent s’est levé, Loïc est ravi d’essayer la nouvelle planche de Victor par 20 noeuds de vent.
Il s’éclate.
La planche est apparemment très rapide, et finalement très maniable dans les vagues malgré son volume.
Au bout de quelques jours, nous croisons Barbara, la soeur de notre ami Bruce, sur son trimaran Trilogy. Nous avions rencontré Barbara au Fidji, alors qu’elle représentait le Fédération internationale de Surf pendant la compète de SUP Surf de Cloud Break. Nous nous étions donné rdv en ce début d’année à Great Barrier, et sommes ravis de faire la connaissance de son mari Shane et de ses filles Amy et Samantha. Dans les traces de la maman et de l’oncle champions olympiques, toute la famille fait du surf, de la planche, de la voile….On connait le terme de « watermen » et de « waterwomen », consacrant les sportifs brillant dans les sports de glisse, mais « waterfamily » serait plus approprié pour les Kendall!
Dans l’après-midi, en début de marée montante, nous partons surfer en famille. Barbara est déjà à l’eau avec ses filles.
Loïc est en SUP, et surveille Arthur et Victor en surf ; Anna et moi nous amusons dans un mètre d’eau en bodyboard .
Après avoir passé 2h à coacher les enfants dans l’eau, nous les ramenons à bord et repartons tous les deux en SUP surf.
Après le dîner, Barbara et Shane nous apportent des ormeaux pêchés un peu plus tôt dans l’après-midi, Bruce et Steph du vin blanc, il nous reste une galette des rois : voilà une fin de soirée improvisée comme on les aime.
Le courant passe bien entre les 7 enfants, Victor servant d’interprète franco-anglais.
Le lendemain, Bruce (en kitesurf), Loïc et Shane tous deux en planche tirent des bords le long de la plage,
pendant que Barbara navigue en planche, aux côtés de sa fille ainée Sam en optimiste.
Nous sommes gâtés par le temps, venté et ensoleillé, les couchers de soleil sont superbes, les levers aussi
et la lune bientôt pleine.
La faune nous surprend toujours : ici un petit pingouin
Les « Blue Pinguins » sont les plus petits pingouins du monde : très rondouillards , ils peuvent à peine tenir debout à terre, et se déplacent surtout à plat ventre… ou en nageant!
Déjà 8 jours que nous sommes à Whangapoua, sans avoir vu le temps passer. Bruce nous propose de l’accompagner à Mercury Island.
Nous profitons de la nav matinale pour avancer sur le programme de l’école : ca n’est pas toujours facile de travailler pendant que les petits copains sont en vacances. Alors nous tentons de rester ludiques et motivants dans les apprentissages. Un matin Loïc donne une leçons de navigation aux garcons, y incluant, chacun à son niveau, calculs, vocabulaire technique, et problèmes pratiques à résoudre.
De mon côté, pour les maths, je suis ravie de pouvoir utiliser au quotidien les barrette Cuisenaire (du nom de son génial inventeur il y a près d’un siècle) pour rendre concret le dénombrement et les grandeurs (pour Anna 4 ans),
les compléments à 10, les multiplications, la résolution de problèmes
pour Arthur 7 ans,
les équations, les proportions et le théorème de Pythagore pour Victor 13 ans. Et en plus, les enfants y jouent comme avec des Kapla (que nous avons laissé à la maison : trop lourd et trop volumineux).
Nous arrivons à Mercury Island vers midi,
suivis de près par Trio.
Le contraste des falaises crayeuses, des collines roussies par le soleil, des bois veloutés de verts et des plages immaculées est saisissant.
On nous avait vanté la beauté de « Coralie Bay », et nous sommes charmés.
Anna et moi explorons une première plage en paddle, puis grimpons la colline.
En explorant la seconde baie, nous retrouvons Stéphanie, Katie, Alex et leurs grands-parents Tony et Peggy, avec qui nous faisons agréablement connaissance. Ils naviguent sur leur voilier Sunlight depuis…. plus de 40 ans! Sunlight est donc le voilier sur lequel Bruce, Barbara et Wendy ont leurs souvenirs d’enfance…..
Les filles s’approprient cette incroyable hutte en forme de coque retournée.
Nous admirons la construction 100% bois flottés!
Le coucher de soleil promet d’être très beau,
sur cette île aux milliers de moutonsEffectivement, le dégradé de couleurs est subtil
Mais le lever de lune est encore plus impressionnant!
Après 24h d’un aller-retour infructueux à Whitianga pour remplir nos bouteilles de gaz, nous remettons cap vers Mercury Islands. Le reste de la « croisière » se fera au camping-gaz!
En attendant, le midi, ça sera salade, sandwichs, chips et crackers;
Le soir soupe ou pasta au thermomix; et le matin, fini les pancakes et brioches faits par maman, bonjour les céréales ou le pain de mie!
Nous nous alignons en cela sur nos amis de Trio et Trilogy, pour qui le confort à bord de leurs trimarans de 32 pieds rime plutôt avec camping.
Le second mouillage que nous visiterons est celui de Peachgrove.
Très fréquenté en ce samedi de week-end ensoleillé, le mouillage sera bizarrement désert le lendemain…
Victor a sorti son skim board, les conditions sont idéales.
En cette fin de séjours, les réserves de nourriture de nos amis sont au plus bas : nous les accompagnons à la pêche à pied!
Bruce trouve quelques ormeaux, appelés Paua en Maori (prononcer pawa), et des oursins également.
Moi je préfère les bigorneaux. J’en teste 2 sortes : des gris, de taille moyenne qui ressemblent à nos bigorneaux, et des noirs plus gros, appelé « cat’s eyes », et qui s’ornent d’un magnifique opercule en nacre, irisé comme un oeil.
Une fois cuit, ça ressemble vraiment au bigorneau de chez nous, en un peu plus caoutchouteux.
Arthur, à marée basse construit un barrage sur le ruisseau.
Le lendemain, avec les paddles, nous allons remonter le ruisseau :
Bruce et Alex sur une Mistral One Design,
Steph et Katie en SUP,
Loïc prend Arthur, et j’embarque Anna.
et c’est parti!
Nous longeons des berges foisonnantes de plantes, avant d’arriver après 10mn de glisse et 3 mn de marche à une cascade!
Les enfants se jettent à l’eau (facile, ils sont en combi intégrale, les veinards!)
J’enfile ma mini combi néoprène, acheté pour le SUP l’été en Bretagne, etqui convient parfaitement pour la natation en Nouvelle-Zélande.
Plus courageux, Steph et Bruce y vont en maillot
ce fut un chouette moment à partager en famille
et entre amis
Anna ramène au bord Alex, qui fait semblant d’être un peu fatigué… merci l’apprentie-sauveteuse!
Le retour se fait avec le courant,
Anna rentre à la nage avec son body-board!
Ca y est, nous arrivons à l’embouchure de la rivière,
la plage n’est pas loin
Ca y est!
Les enfants referont 10 fois la descente de l’embouchure, c’est trop bien!!!! C’est comme du rafting, en eau peu profonde.
Victor est resté courageusement bosser son francais à bord de Moby nous rejoint en paddle
pour un pic-nic. Le lendemain, au vu du vent qui s’est levé assez fort, nous nous décidons de rentrer en 2 étapes à Great Barrier : 1ére étape pour la nuit à Mercury Harbour. La mer est agitée pour Moby, et que dire pour Trio!
Sur le chemin, des dauphins nous accompagnent quelques minutes dans le sillage de Moby.
Notre second stop se fait à Stony Bay.
Nous allons à terre en annexe pour explorer la crique adjacente : Shag bay. Arthur a trouvé un nouveau mode de relaxation original… La première crique de galet propose une petite marche longeant le ruisseau….
Mais qui s’avère impraticable.
Sur la seconde crique, une balançoire permet de traverser le petit bras d’eau : les garçons s’y risquent… avec plus ou moins de réussite!
Nous parcourons la plage de galets à pied, à la recherche quelques trouvailles naturalistes :
une pousse de « flax » (ou harakeke en Maori), cette plante versatile utilisée tressée pour confectionner toutes sortes d’objets utilitaires : une grande variété de vêtements, des sandales, de la vaisselle, le toit de huttes, des tapis, matelas, des jouets , des flutes.…
OU filée pour faire des cordages, lignes et filets de pêche , échelles de corde. On l’appelle aussi Lin natif néo-zélandais, car elle s’apparente par ses qualités au lin européen. Elle pousse partout, et même sur la plage!
des coquillages… qui font le bruit de la mer
des arbres aux branches si tortueuses que celle-ci forme un cercle parfait!
Arrivés à Port Fitzroy le lendemain, Stéphanie propose de venir à bord peindre le visage des enfants. Après de longues études en psychologie, archéologie, avoir travaillé pour des instituts de recherche et des musées, Stéphanie se consacre depuis 2 ans au « Body Painting », avec grand succès! IL faut dire que son travail est impressionnant.
Anna choisit le papillon et l’arc en ciel
Arthur choisit d’être peint en requin!
et Victor…. en Zombie!
Très réussi, on s’y croirait.
Nous apercevons Trilogy arriver au mouillage, ils viennent à bord nous faire un petit coucou.
Les enfants nous préparent une blague…Bouh!
Les enfants jouent à l’avant,
pendant que les garçons vont aider Tony à retrouver son hélice, perdue par 5m de fond vaseux… Loïc sort son matos de plongée, suivi de Shane, avec Bruce qui organise un périmètre de recherche.
Au but d’une heure de recherches, Shane remonte victorieux avec l’hélice!
Nous improvisons un apéro-dinatoire à bord de Moby pour fêter la bonne nouvelle! Scruffy, le chien de Barbara et Shane est d’accord! Great Barrier est très réputé pour ses trails, il est temps d’aller y goûter!
Nous décidons le lendemain d’aller marcher avec l’équipage de TRio : Je rêve de monter jusqu’en haut du Mont Hobson, la vue y est spectaculaire parait-il. ais c’est une trop longue marche pour Anna et Alex.
Nous prenons un pic nic, et empruntons le Kiwiriri Track menant au Mont Hobson : nous ferons demi-tour après la pause déjeuner.
Pour entrer dans la foret, il faut se désinfecter les semelles, afin d’éviter de transmettre une maladie aux Kauris, ces majestueux arbres aux troncs épais et élancés. Le « Kauri Dieback » sévit partout ailleurs en Nouvelle-Zélande, mais pas encore à Great Barrier.
Il faut dire que le Conservatoire du Littoral met de gros moyens en oeuvre, comme ce chemin partiellement pavé de bois.
Nous rencontrons en chemin une autre famille francaise de Nouvelle-Calédonie apparentée à Bruce et faisons le chemin avec eux : Victor est heureux d’avoir trouvé un ado de son âge.
C’est passionnant de faire cette marche aux côtés de Stéphanie et de Bruce qui connaissent très bien l’île, (c’est là qu’ils ses son rencontrés, et mariés!), et ses plantes : tel cette feuille « Toilet Paper »! eh oui, sa face antérieure est si douce que les bushmen s’essuyaient avec…Bruce et Stéphanie voulaient s’arrêter pic-niquer devant une petite piscine d’eau où ils avaient leurs habitudes; mais ils semble qu’elle ait disparu. Les pluies ont été rares ces derniers mois, et une grosse tempête a endommagé le trail il y a 2 ans et demi, transformant le lit de la rivière, créant éboulis et barrages de troncs d’arbres.
Nous nous arrêtons finalement pour déjeuner, puis empruntons un pont de singe. Malheureusement, je me blesse en remontant le lit de la rivière : le bruit est net : un CLAC dans mon mollet gauche, c’est une déchirure musculaire. Je vais devoir rentrer en claudiquant. La famille de calédoniens continue jusqu’au Mont Hobson et se propose de garder avec eux Arthur et Vicor qui sont ravis!
Je redescends tranquillement avec Loïc, Anna, Bruce et sa famille.
J’ai déjà connu ce genre de bobos : une semaine de douleur vive, à se déplacer en boitant, un mois de repos sans sport pour bien se remettre, et d’ici 6 semaines, la reprise en douceur étalé sur 2-3 semaines…
Entre les petits qui jouent, et moi qui claudique, nous sommes très lents… c’est l’occasion de passer du temps à regarder les plantes, quelles merveilles!
comme certaines fougères, très géométriques
ou le Kauri, cet arbre au tronc massif, le plus haut de nouvelle Zélande, qui monte jusqu’à 60m, avec un tronc lisse de toute branche jusqu’à 30m de haut et donne des circonférence de 11m! Ce bois était très réputé pour ses qualités, et réputé meilleur que n’importe quel variété de pin. Le Capitaine Cook lui -même, premier grand explorateur de la Nouvelle-Zélande, le recommandait pour la fabrication de mats et d’espar de navires. Il est été très exploité, trop, et s’en suit un programme aujourd’hui de reforestation comme ici à Great Barrier, on l’on trouve beaucoup de juvéniles. Sa croissance est très lente, il va vieillir jusqu’à 1500 ans!;
et les Nikau, palmiers endémiques de Nouvelle Zélande : les palmiers les plus austraux du monde! Et leurs feuilles imperméables étaient utilisées autrefois pour les toit des huttes.
A l’arrivée, nous apercevons l’estuaire encombré des arbres morts charriés par la tempête des années précédentes.
Voilà le parking à annexes!
Nous restons une heure à la plage, les enfants s’amusent à faire des réseaux fluviaux. Nous savourons cette dernière escapade « nature » avant une période de 2 semaines de travaux entre Auckland ou nous passerons la semaine prochaine à la marina et Wangarei, où nous sortirons le bateau de l’eau fin janvier pour une semaine à sec.
2017 approche, pas de famille, ni d’amis à l’horizon, nous sommes libres de choisir notre lieu de réveillon, que nous allons célébrer tous les 5 en famille. Nous mettons le cap vers Coromandel, la péninsule qui borde l’Est du Golfe d’Hauraki. Nous cherchons une petite crique pas trop fréquentée, bordée d’une jolie plage, et abritée des vents de Nord-Ouest et Sud-Ouest qui alternent en ce moment : West bay, dans Tekoma Harbour. Le cardre est très beau, les collines de Coromandel nous surplombent à 800m de hauteur.
La baie que nous choisissons est calme, mais quand même assez fréquentée, comme tout le golfe d’Hauraki en cette période de fin d’année, qui coïncide en Nouvelle-Zélande avec les grandes vacances.
Mais le cadre est enchanteur, et il semble qu’à 18h, il n’y ait plus personne sur la plage : c’est l’heure du dîner pour les Néo-zélandais qui commencent la soirée très tôt!
Nous descendons en annexe sur la plage pour faire une petite marche
et profiter de la vue sur le Golfe d’Hauraki en haut de la colline,
avant de ….. redescendre
et de savourer l’apéro un peu plus tard sur la plage.
Nous rentrons à bord terminer l’apéro ,
et regarder le soleil se coucher, équipés comme en Bretagne : polaire et jean sont de rigueur en soirée.
Au menu du réveillon :
asperges à la chantilly de coriandre,
pavé de saumon fumé des Marlboroug (ile du Sud),
riz au fenouil,
et crumble pomme/noisettes/fruits des bois, accompagné de la merveilleuse crème fouettée locale.
Un peu de musique, le rayon laser et la lumière rouge de la lampe de veille font le reste de l’ambiance à bord de Moby ce soir!
Le lendemain, premier janvier, nous mettons cap sur un petit îlot devant lequel nous étions passé, Rangipukea Island, et dont la plage nous avait semblé très chouette : ca sera parfait pour un mouillage de jour et un brunch-picnic de 1er janvier.Au programme de la journée : baignade,
picnic
paddle
cabanesmacabre découverte!
c’est un crâne de bovidé
érigé en totem!
Nous partons nous abriter quelques jours dans Coromandel Harbour : du vent est attendu, nous voulons nous mettre à l’abri. Début d’année oblige, Loïc part dans des résolutions de nettoyage et profite de la combinaison vent sec/soleil pour nettoyer ses coffres avant : tout le matos de glisse y est rangé, nettoyé, séché….
du plus petit au plus grand : 2 skim boards, 2 morey-boogies, 3 planches de kite, 2 surfs, 2 planches de windsurf, 2 planches de SUP Surf, 2 planches de SUP balade.
Nous commençons à préparer notre périple vers Great Barrier Island, où nous retrouverons Bruce, un vieil ami néo-zélandais de Loïc, du temps de ses compétitions de planche à voile. Il y sera avec femme et enfants sur son trimaran, idem pour sa soeur Barbara que nous avons rencontré au Fidji qui sera là elle aussi en famille… sur son trimaran! Nous nous réjouissons de partager à leurs côté le style de vie néozélandais, et de découvrir cette île réputée si belle et si sauvage.
Nous partons donc au village de Coromandel faire des courses : le village est charmant, niché dans la mangrove.On n’y accède qu’à marée haute par un petit chenal bordé de vase et de mangrove. Pratique, on peut amarrer son annexe au quai et le supermarché n’est qu’à 100m à pied.Idem pour la station service, à 20m de là. Voilà, le plein de provisions est fait pour 10 jours!
Rdv très vite pour la suite du voyage à Great Barrier Island.
le phare qui marque l’entrée de la rade d’Auckland
mais nous sommes tout de même séduits et impressionnés par la ville.
le port de commerce
Il est vrai qu’en tant que brestois, les villes portuaires auront toujours du charme à nos yeux : porte-containeurs, grues, paquebots, ponts…
le musée de la marine dans le quartier de Wynyard
mélange d’immeubles modernes et anciens, de docks et de promenades touristique…
l’ancienne gare ferroviaire transformée … en gare maritime!
tout cela nous parle et rend la ville plus vivante.
la Sky Tower
Quel accueil : nous assistons à quelques bord du bateau de la team New Zealand qui s’entraine pour la coupe de l’América : il plane sur ses foils à plus de 40 noeuds!!!
Et encore, plus original : des hydravions décollent en face du centre-ville.
Juste au-dessus de nos têtes…
Nous découvrons notre place au ponton de la marina de Westhaven, face aux super-yachts, au centre ville…. et à la Team New Zealand de l’America’s Cup sponsorisée par Emirates.
Nous partons en fin de journée nous balader sur les quais, très animés et pour fêter les vacances scolaires, nous dînons tous au restaurant : d’huitres de Wahieke et de saumon de l’île du Sud, quel délice.
Le soir, c’est le spectacle scintillant d’une ville illuminée, nous savourons un bon irish coffe sur le trampoline, face aux lumières des gratte-ciels.
Le lendemain, au matin, nous découvrons la ville sous le soleil, whaou!
Nous partons en repérage explorer le quartier du Wynyard, anciens docks rénovés en bureaux, appartements, restaus chics mais aussi shipchandlers, atelelier de réparation nautiques, librairie maritime…
Pour accéder au centre ville, il faut longer la Westhaven walk, promenade bordée de Pohutukawas, merveilleusement en fleur à Auckland en ce moment.
puis traverser le Wynyard, et enfin passer par la marina de Viaduct, la plus centrale de toutes : nous aurions bien aimé y amarrer Moby, mais les places sont rares. On y trouve un mix sympa de bateaux : pêcheurs, vieux gréement baladant les touristes, anciens bateau de la coupe américa, mais aussi super yachts, à voile ou à moteur,
Pour arriver en centre ville, ce qui guide nos pas, c’est la Sky Tower, que nous apercevons sur l’horizon depuis 2 jours, du haut de ses 328m de hauteur. Les enfants sont impressionnés par son design et nous tannent pour la voir de plus près. Ils sont tellement fascinés, que nous y passerons le reste de la journée….
Anna, Arthur et Loïc montent en haut par l’ascenseur de verre, et se régalent de la vue panoramique à 220m de haut. Victor veut de l’adrénaline et casse sa tirelire d’anniversaire pour s’offrir un saut en élastique et une promenade circulaire en haut de la tour. Je l’accompagne sur cette dernière, car la vue doit être sublime!
En effet nous passons près d’une heure harnachés sur une plateforme de 1m20 de large à 328m de haut! Le port d’Auckland, les marinas, mais aussi les banlieues, et on devine aussi très bien le passé volcanique de la zone, avec les cones qui parsèment la cité, petits ilôts de verdure noyés dans les constructions.
Je me régale de la vue, pendant que Victor se prend des shoots d’adrénaline à faire des acrobaties dans le vide…
Puis c’est au tour de Victor de se préparer pour son saut depuis 192m de haut :
Combinaison de superhéro, harnachement d’alpiniste : cette Skytower est un super business qui draine des centaines de touristes tous les jours à Auckland, mais aussi dans 5 grandes villes australiennes, et même à Shanghaï m’en informe la jeune chinoise en vacances qui nous accompagne.
Un accompagnateur le coache en haut pour les aspects techniques et de sécurité.
Prêt à sauter?!
Pendant ce temps, je l’attend en bas….
il va atterrir sur cette cible :
Et ca y est, quelques 15 secondes plus tard, le voilà, un peu secoué, mais heureux! Il vient de descendre à 23,6m/s
La visite du centre ville est donc repoussée au lendemain : nous laissons l’annexe dans la marina de Viaduct, , longeons les quais
bordés de paquebots… et d’immeubles en forme de paquebots
et partons faire un peu de shopping dans Queen Street, la rue principale : cartes sim néo-zélandaises, chaussures de marche pour tout le monde, papeterie variée pour l’école et le bricolage, et la fin des préparatifs de Noël.
Mais le vrai but de cette promenade citadine, c’est l’arbre de Noël en Légo exhibé sur la place de l’hôtel de ville. Nous sommes ébahis par le temps et la quantités de briques nécessaires à cette gigantesque construction.
L’arbre mesure près de 10m de haut
Le père Noël surfer nous faire bien sourire
Les enfants trouvent également ce légo-hélico dans une banque!
Nous retrouvons en fin de journée nos amis d’Excallibur, et partons boire une bière sur le quai : le quartier est très sympa et animé. Et comme tous les mercredis dans les ports de nouvelle-Zélande, c’est les régates du soir! Nous avions pu le constater à Opua, mais à Auckland, ca en jette : mats carbones, voiles de compète, c’est du sérieux.
Nous rentrons en annexe sur Moby, qui a quitté la marina et se trouve au mouillage dans la baie de Bayswater, face à Auckland
il nous faut pour cela traverser un bras de mer silloné par les ferrys, les voiliers en régate, les paquebots, les bacs…..
C’est un peu le stress, d’autant que contre le vent et le clapot, avec notre moteur 10CV, nous ne pouvons pas planer ….Mais que la vue est belle de là-bas!
Nous partons le lendemain pour Wahieke passer Noël. Cette petite ile qui fait à peu près la taille de Belle-île n’est qu’à une vingtaine de milles d’Auckland : c’est un des rdv préféré des citadins pour le week-end : jolies plages, vignobles et bars à vin, balades familiales, producteurs d’huîtres, petits restaus et boutiques à la mode : ca nous plait bien.
Les maisons ont beaucoup de charme, et l’immobilier est très prisé.
La cadre est malgré tout très sauvage, avec ces canards
et ces mouettes qui viennent nous voir dans la jupe
Nous partons réveillonner le 24 au soir sur Excallibur, qui avec son grand carré en boiserie va pouvoir accueillir nos deux familles confortablement pour un dîner à l’intérieur. Anne-Marie et moi avons concocté un menu savoureux mais simple qui nous permet de passer l’après-midi à la plage plutôt qu’en cuisine :
en entrée, salade de saumon des Marlboroug, en pavé juste fumé pour les grands, et en tranchinettes pour les enfants. Ce saumon fumé en gros pavés très moelleux est un régal, je n’en ai rarement mangé d’aussi savoureux!
En plat principal : gigot de Nouvelle Zélande, merveilleusement cuit par Nico et Anne-marie, accompagné de légumes-racines : pommes de terres et Kumaras orange et rouge (la patate douce Maorie)
En dessert, deux énooormes Pavlovas aux fruits rouges dont nous nous régalons. Nous testons également les champagnes néo-zélandais, en particulier le Deutz-eh oui! la célèbre Maison Francaise de Champagne a investi ici, et le résultat est bluffant : de fines bulles, un vrai goût de champagne très sec, c’est bluffant.
Le lendemain, à bord de Moby, c’est l’heure d’ouvrir les cadeaux : des légos pour les petits, et quelques cadeaux « locaux » : gourdes en métal pour aller en balade, casquette pour Victor (qui va enfin arrêter de chiper les miennes), sac à dos-mouton pour Anna, Kiwi en peluche pour Arthur, et quelques livres en anglais pour tout le monde.
les baleinesTintin sur la luneTours de magie
Le père Noêl m’a aussi apporté des maillots de bain (il était temps de renouveller le stock, car la Polynésie, ca use les bikinis!!!). Je me dois donc de les essayer… j’avoue, c’est ma toute 1ere baignade en Nouvelle-Zélande, et j’enfile mon petit shorti…. Anna m’accompagne, et en combi, ca passe très bien; le ciel est couvert, mais la plage est abritée, et l’eau doit avoisiner les 20°.
Sur les hauteurs, les maisons sont toutes plus belles les unes que les autres : du cabanon de pêcheur..
à la villa de charme,
villas design
cadre grandiose
Après un 25 décembre bien tranquille à bord, nous changeons de mouillage et partons en direction de Man’O War, à l’extrémité Est de Wahieke, la partie la plus sauvage de l’île. Les petits motor-yachts à l’ancienne ont un charme indéniable.
Nous sommes séduits par la baie, bordée de Puhutakawas en fleurs, et où se niche une petite église et l’atelier de dégustation du vignoble « ManOWar » . Des hydravions embarquent et débarquent des passagers venus pour quelques heures déguster le vin réputé pour son Chardonnay.
Cet hydravion a retenu notre attention avec ses couleurs flashy et son look rétro!
Nous laissons l’annexe sur la plage
La balade se fait sur une route gravillonnée : heureusement, elle n’est pas trop fréquentée par les voitures. mais pas mal de mouton par contre!
Nous longeons des pans de forêts de Nikau, le palmier le plus austral du monde, et endémique de nouvelle Zélande. IL a un port très altier, et un haut plumet de courtes feuilles. Ici, les troncs sont couverts de mousse.
Les enfants repèrent un petit weka (sorte de poule des forêts) sous des troncs en décomposition : Avec son long bec, il farfouille sous les feuilles en quête de nourriture : vers de terre, insectes, petites baies. Ces cousins du kiwi ne sont pas farouches, et se laissent facilement approcher photographier, contrairement au kiwi, qui en plus d’être un animal nocturne difficile à rencontrer, est très craintif.
Arrivés à Stony Batter, le cadre est assez grandiose, avec d’énormes rochers volcaniques, vestige d’explosion de lave. Des centaines d’hommes étaient massé dans ce site secret pendant la seconde guerre mondiale afin de défendre l’accès à la ville d’Auckland.
L’essentiel des batteries et des baraquement étaient camouflés, et des centaines de mètres de tunnel courent sous ces collines artificielles. Malheureusement, le site est fermé pour la deuxième année consécutive, les enfants sont décus. Les autorités ont jugé le site dangereux, et sont à la recherche d’un opérateur sérieux pour le transformer en attraction touristique payante. Qu’il est dommage de voir ce site à l’abandon, les collectivités locale s’en désintéresser et tenter de faire appel à des opérateurs privés. Le site est tellement isolé et étendu qu’on imagine mal que l’exploitation d’un tel site soit rentable un jour.
Au retour, quel dommage, l’atelier de dégustation de vin est fermé…Il nous faudra revenir un autre jour.
Le lendemain, nous accueillons à bord de Moby d’anciens collègues de Loïc, pilotes chez Emirates et en escale à Auckland : Yorg, François, Stéphane et Peter.
Voilà le moments précieux du voyage : celles de retrouvailles inopinées entre amis-voyageurs.
Nous picniquons à bord, échangeons sur nos vies, leur faisant partager notre aventure, refaisant le monde. A 16h, il est temps de hisser les voiles, hisse-et-ho les gars! pour ramener nos invités à Auckland en tirant quelques bords.
Au fur et à mesure que l’on se rapproche d’Auckland, certaines maisons deviennet assez exceptionnelles,
Celles-ce me plaisent bien : elles n’ont pas d’accès par la route, et ne sont accessibles qui via un grand escalier et un monte-charge.
Nous longeons des îlots inhabités également
On apercoit Auckland au loinpuis de plus en plus prèsainsi que les beaux quartiers! Demain, nous prendrons le chemin de Coromandel pour y passer les fêtes de fin d’année .
Nous sommes déjà le 9 décembre, et comme nous souhaitons arriver quelques jours avant Noël à Auckland, et passer la fin d’année dans le Golfe d’Hauraki, il est temps de mettre cap au sud. Il reste donc une dizaine de jours pour effectuer cette nav’ de 130 NM, en quelques petits saut.
Nous comptons également nous arrêter quelques jours à Whangarei, zone portuaire bien connue pour ses chantiers de réparation navale, où nos souhaitons repérer les bons chantiers où sera fait l’entretien de Moby en fin de saison.
La passe de Wangaparoa et toujours aussi spectaculaire, et la côte qui défile regorge de grottes, cavernes, et rochers aux formes originales :
En arrivant dans la Bay of Island, nous faisons un détour par Moturoa Islands et le Kent Pass : le soleil est absent, mais la navigation est quand même très belle.
Moturoa est une île privée émaillée de belles maisons, et de moutons!
Nous stoppons à Pahia pour la nuit et en profitons pour faire l’avitaillement du bord : Pahia est petite ville balnéaire, départ des nombreuses balades dans la Bay of islands.
Sur le ponton, notre ami le Cormoran, pas trop timide. Les néo-zélandais les appellent « shag »
Puis nous regagnons Russel le lendemain, où nous attendent nos amis d’Excallibur : le temps est maussade, c’est parfait pour visiter le petit musée du village. Il abrite une reproduction du bateau de Cook, le célèbre navigateur britannique qui effectua le premier la circumnavigation de la Nouvelle-Zélande, iles du Sud et Ile du Nord.
C’est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la colonisation de la Nouvelle-Zélande, qui commença dans cette région hospitalière de « Bay of Islands,
et sur les animaux endémiques de la région.
le très célèbre Kiwi, emblème de la Nouvelle-Zélande
Nous testons aussi les « fish & chips » locaux : celui-ci propose non seulement du poisson, mais des coquilles St-jacques de la Bay of Islands, des moules de Coromandel, des huîtres de Whangaroa….Pas mauvais tout ca, mais un peu gras pour nos petits estomacs….
Notre dernier mouillage de Bay of Islands sera Whale Bay : nous sommes les seuls bateaux dans cette baie magnifique, mais un peu décevante car comme la presqu’ile est privée, nous ne pouvons descendre à terre pour marcher.
Nous nous contentons de ballades en paddle : les cormorans nichent à 2 pas, et les fous de bassan pêchent à longueur de journée.
Anna et moi partons ramasser des pommes de pins sur la plage pour réaliser notre couronne de Noël! Grâce au calendrier de l’avent de Balthazard, nous sommes en plein dans les préparatifs de Noël, chaque jour apportant une petite histoire de Noël ou une activité à réaliser avec les enfants. Aujourd’hui ca se passe en cuisine avec un pain d’épices à réaliser, et demain, ca sera la couronne de Noël!
le calendrier de Balthazard
pain d’épice
puzzle de la Nouvelle-Zélande
La maison qui surplombe la baie est spectaculaire.
la maison qui surplombe la baie
Le soir nous improvisons un dîner à bord de Moby avec Excallibur :
Le 10 décembre, nous quittons Bay of Islands et contournons le célèbre Cape Brett, connu pour son « trou » dans le rocher : « Hole in the Rock » .
Le fin du fin est de se faire photographier sous voile à travers le trou….
Nous surprenons un chasse conjointe de fous de bassans et de dauphins, qui nagent en encerclant un banc de poisson.
Les fous pêchent
accompagnés des dauphins
Nous relachons le soir à Whangamumu Harbour, qui abrite une ancienne station baleinière, bien sûre désaffectée depuis des années. Le ciel nous offre un coucher de soleil encore une fois mémorable.
Le lendemain, nous partons en balade, au-delàs de la colline, vers Tangatapu, pour admirer la vue sur l’autre versant donnant sur la Bay of Islands.
Le paysage est très champêtre.
pousse de fougère arborescente
Whangamumu
pause-goûter
carte de la presqu’île
Nous allons également visiter l’ancienne « Whaling Station », et faisons la connaissance de kayakistes qui campent là depuis 2 jours.
les kayakistes
les vestiges
plan du site
le bras de ruisseau
Ce couple de quinquas neozélandais s’est lancé dans une circum-navigation de Nouvelle-Zélande en kayak il y a deux ans! A la manière des pélerins de Compostelle qui effectuent leurs pèlerinage en plusieurs traites chaque année, ils terminent la troisième saison de leur périple par la côte Nord-Est. Nous sommes admiratifs de leur voyage autrement plus radical que le notre. Ils partent avec 2 semaines de vivres dans leur kayak, dorment sous la tente tous les soirs, se lavent dans le lit des rivières, et séchent leurs vetements au soleil.
De retour de balade, les enfants jouent sur la plage, dans les arbres si majestueux, s’imaginant tous les 6 des armées, des territoires à conquerrir, des villages à défendre…
omoplate ???de …!!!
Le lendemain, cap sur Mimiwhangata Bay, réputée pour ses eaux poissonneuses : et en effet : nous attrapons un « King Fish ». Ca ressemble à un lieu pour la peau argentée et la forme du corps, mais avec une queue et des nageoires jaunes vifs comme un thon albacore (yellow Fin), et une chair rouge de thonidé. Le goût est proche d’un « Tuna Macquerel » ou d’une bonite : je prépare donc des « nuggets » maison : petites filets roulés dans la farine, puis dans l’oeuf, et dans une chapelure agrémentée d’herbes fines.
Encore une très belle plage. Les enfants sont lassé des balades à pied, qu’à cela ne tienne, nous les laissons tous les 6 sur la plage sous la garde de nos ados pendant une heure, et partons entre adultes se balader. Les paysages sont encore une fois sublimes.
Du haut de la colline, nous apercevons des petits lacs en contrebas,
et un cygne noir!
Nous rentrons tranquillement à la plage par un sentier de randonnée.
des oies sauvages
De retour sur la plages, les 4 plus jeunes se sont construit un totem, et nous expliquent leur technique pour le redresser, et consolider son assise-sans l’aide des grands.
Avant la fin de la journée, nous appereillons pour Wooley’s bay, toujours avec Excallibur.
Anne-Marie sur Excallibur
Cette plage est très célèbre en Nouvelle Zélande, car l’une des rares à être toujours plantée de Pohutukawas descendant jusque la plage
ces majestueux arbres en boule, tortueux à souhait et qui fleurissent en cette période de fin d’année en bouquets rouges
Le lieu est très populaire pour les tournages de films historiques.
La plage est toute petite, mais très jolie, et très fréquentée aussi… il y a en effet un gros village balnéaire juste derrière : le prétexte d’emmener les enfants en balade : nous pourrons leur offrir une glace au retour!
une mante religieuse
Anne-marie et Nicolas, d’Excallibur, nos compagnons de route
D’après les cartes, le village est à moins d’un km, en coupant à travers bois, …..mais nous ne trouverons jamais ce racourci, et finissons par longer la côte… c’est plus loin, mais c’est beauuuu! Et de l’autre coté de la presqu’île, le village de Matapouri, chic petite cité balnéaire.
De retour au mouillage….
Le lendemain matin, nous continuons notre descente vers Whangarei, par petites traites de 20 à 40NM. Nous stoppons à Smugler’s bay ( la baie des contrebandiers) : nous ne sommes plus qu’à quelques nautiques à vol d’oiseau de Whangarei, où nous nous arêterons quelques jours.
En descendant à terre, nous découvrons 3 taureaux échappés de leur enclos…. ils sont très intéresés par notre annexe…
Nous re-croisons ces taureaux échappés pendant la ballade sur la colline…
Les enfants ne se lassent pas des plages, et sont assez inventifs…
étonnant, le Spinifex…
…graminée de bord de mer
Une colonie de fous de bassan pêchent aux côtés de Moby.
15 décembre : nous arrivons dans l’embouchure de Whangarei, port fluvial/et maritime bien connu pour ses activités portuaires, et notamment ses chantiers de réparation marine.
stockage de bois
embarquement de bois
les stocks sont impressionnnants
Nous bookons 3 nuits à la marina de Marsden Cove, à l’embouchure de la rivière, et nous préparons pour 48h intenses
Je consacre la première matinée aux lessives : une bonne quinzaine d’aller-retours entre la buanderie où s’enchainenet mes 4 lessives/séchages/pliage et le bateau où je supervise l’école à bord. Heureusement, Loïc coache les enfants à bord, en même temps qu’il bricole. En début d’après-midi, nous avons réservé une voiture de location pour visiter visiter les chantiers de Whangarei et choisir in situ celui dans lequel nous sortirons Moby de l’eau pour refaire son antifouling dans quelques mois, avant de quitter la Nouvelle-Zélande.
C’est validé, ce sera Port Wangarei Marine Service, filiale de Oceania Marine, qui vient d’investir dans un travel lift pour bateaux jusqu’à 100T. Ils ne sont pas encore très implantés sur la zone, d’où des tarifs très compétitifs. Nous sommes impressionnés par la propreté du chantier, impeccable aussi bien en extérieur que dans les bâtiments. Ce qui achève de nous décider, ce sont les parties communes réservées aux plaisanciers dont les bateaux sont au sec : une immense pièce de vie avec une très grande cuisine ouverte, deux frigos américains, une salle à manger/salle de jeux, un bureau pour s’isoler et travailler, un jardinet extérieur avec tables pour les BBQ, wifi à volonté…. et la voiture de courtoisie, disponible pour aller faire ses courses en ville, ainsi que des VTT. La vue est bien dégagées dans cette zone du port un peu éloignée de la ville : on y respire! Nous y reviendrons donc en février.
Nous profitons de la voiture pour visiter un peu la ville de Whangarei, originale avec sa marina en plein coeur de ville, sur le fleuve.
Ca sent Noël!
le père Noël n’est pas loin….
oiseaux de paradis
et surtout pour faire un gros plein dans un hypermarché : c’est le premier que nous fréquentons en Nouvelle-Zélande et whaou!!! Que de bons produits, ca nous change de la Polynésie francaise et de ses petites supérettes pas toujours bien achalandées : je suis en particulier bluffée par le rayon fruits et légumes : fraises, pêches, cerises, melon, mais aussi asperges, avocats, pommes de terres nouvelles, salades en tout genre, herbes….. la tête me tourne! Depuis 6 mois, trouver des fruits et légumes frais est un parcours du combattant, les petites épiceries des îles de Polynésie ne traitant que peu ou pas du tout la distribution des fruits et légumes. Et quand elles le font, on ne sait jamais ce que l’on va trouver, les livraisons se faisant au coup par coup, dépendant pour les légumes importés, du jour de passage de la « goelette » qui ravitaille les îles, ou du bon vouloir des petits producteurs locaux qui déposent leur marchandise au compte-goutte comme à Fakarava aux Tuamotus. Il faut donc dans chaque île trouver le bon circuit : commande directe au producteur comme à Anao à Nuku-Hiva, achat auprès d’un restaurateur sympa comme à Isabella aux Galapagos, marché local hebdomadaire comme à Huahine : il ne faut donc pas louper le « bon » jour, se lever très tôt- 5h du mat’ à Taoiae aux Marquises!! et même parfois faire des pré-commandes comme à Maupiti….
Retour de courses à la marina, les enfants sont mis à contribution pour tirer les chariots :
Bref, ici c’est le retour à la vraie société de consommation. Ce qui n’est pas désagréable. Je retrouve également le dessert fétiche des néo-zéalandais : la Pavlova!
la meringue…
les fruits au dessus
la crème au milieu
intérieur de meringue moelleux
Une merveille de meringue croustillante à l’extérieur, moelleuse à l’intérieur, que l’on achète ici tout fait, et que l’on « améliore » chez soi : nappée de crème fouettée, parsemée de fruits rouges, et arrosées d’un coulis, c’est une merveille! C’est ma chère amie mauricienne Marie-Laetitia qui m’avait fait découvrir ce merveilleux gateau, qu’elle faisait bien sûr elle-même de A à Z, aux fruits exotiques plutôt qu’aux fruits rouges puisque nous étions sous les tropiques.
Notre carnivore du bord se régale d’un steak monstrueux…
Le lendemain, nous passons la journée à bricoler et nettoyer le bateau : intérieur, extérieur, tout y passe : et quel bonheur de voir son bateau rutilant!
Nous apareillons le lendemain matin : la vie de marina ca n’est pas ce que l’on préfère, les enfants s’y ennuient. Nous préférons de loin les mouillages sauvages.
Whangarei
Au sortir de Whangarei, nous apercevons une baleine! Assez différentes des baleines à bosse croisées en Polynésie : un dos très long, foncé, lisse et brillant, un tout petit aileron planté très bas sur le dos : après confirmation auprès de nos amis Néozélandais, il s’agit sans doute d’une Bryde’s Whale ou Sei Whale, mesurant jusqu’à 15 à 20m, et très commune en nouvelle-Zélande! Elle paresse à la surface sans doute.
Encore une fois, c’est l’oeil expert de Loïc qui la repère!
Nous retrouvons nos amis d’Excallibur à Kawau Island.
Nous entrons officiellement dans le célèbre Golfe d’Hauraki, qui est constellée de belles maisons et au fond de laquelle se niche la ville d’Auckland.
Nous dinerons le soir-même au yacht club de Kawau.
Et passerons devant la célèbre Mansion House, antique maison qui inspire le respect.
Le lendemain, nous dormons à Waiheke, petite île située à quelques encablures d’Auckland, connue pour ses plages, ses vignobles et ses petites boutiques à la mode.
Mais le temps est maussade, ciel couvert, bruine, et nous ne sommes pas d’humeur à faire du tourisme et nous balader à terre : nous avons hâte de découvrir Auckland! Pourtant, c’est sympa : un hydravion vient se poser non loin de nous.
Pendant cette journée pluvieuse, nous entamons l’atelier « crèche de Noël ».
atelier crèche de Noël
Il s’agit de personnages en carton à peindre, ce qui nous occupera tout l’après-midi! Reste à bricoler une crèche : une boite en plastique recouverte de papier craft fera l’affaire.
la crèche
Vivement demain, à Auckland, dont nous apercevons les contours au loin…
La Nouvelle-Zélande, destination qui nous fait rêver depuis des mois…. tant ceux qui ont visité ce pays, par la terre ou la mer en sont dithyrambiques…. Mais nous nous posons aussi beaucoup de questions : cette escale imposée de 4 mois, c’est long, et ne va-t-on pas avoir froid sur un bateau équipé pour naviguer sous les alizés? Ne vaudrait-il pas mieux filer directement vers l’Australie et visiter la Nouvelle-Zélande en camping-car par la terre?
Mais l’envie de naviguer en pays tempéré nous tente aussi. Il ne s’agit pas seulement de passer l’été austral loin de de la zone des cyclones et tempêtes tropicales, ni de réaliser l’escale technique annuelle : nous rêvons de savourer une navigation côtière un peu comme en Bretagne, le plaisir des marées, de la pêche à pied, de se réchauffer au soleil à l’abri d’une crique ou autour d’un bon thé bien chaud. Et aussi de redécouvrir les bons produits de nos terres tempérées comme les pommes, la crème fraiche, les huîtres, les fraises, les moules, les fromages affinés et le vin rouge!
Amarré à la marina d’Opua
Alors, banco, c’est parti pour 4 mois de Nouvelle-Zélande!
Loïc vous a déjà narré notre nav’ depuis les Fiji, je me contenterai de reprendre le fil à notre arrivée à Opua. A peine avons-nous fait les formalités d’entrée sur le territoire que nos amis nous convient à une petite fête dans un vignoble : nous célébrons nos retrouvailles avec les bateaux-copains : Invictus, Excallibur, Mercredi soir, Fata Morgana, sont les bateaux des amis avec qui nous avons traversé le Canal de Panama, puis navigué en Polynésie pendant 6 mois.
le vignoble de l’Omata Estate, qui surplombe la bay of Islands
Nicole a organisé pour l’occasion une petite fête de St-Nicolas pour les enfants,
les petits cadeaux sont déjà préparés
Arthur, intimidé
Victor, amusé…
se fait sermoner pour son goût pour la Ginger beer (sans alcool bien sûr!)
et aussi pris deux gros gâteaux au chocolat pour que nous soufflions les bougies des 13 ans Victor!
Soufflage des bougies
miam!
Bon anniversaire Victor
oh! de la Ginger Beer!
Vive la Nouvelle-Zélande!
et bon appêtit
Nous sommes très heureux de tous nous retrouver, pour se raconter nos traversées- très musclée pour certains, et les dernières semaines que tous ont passé aux Tonga pendant que nous étions au Fiji. Les enfants sont ravis de retrouver leurs copains, de jouer ensemble à terre, de se faire gentiment sermonner par Saint-Nicolas, et de déguster leurs bonbons, noix et clémentines…
Après 3 jours d’escale à se reposer (3 nuits bien calmes amarrés par 4 grosses aussières, c’est boooon), faire les lessives, et s’organiser, il nous tarde d’aller explorer la très célèbre « Bay of Islands » toute proche : sorte de mix entre la rade de Brest pour son relief et ses plages, le golfe du Morbihan pour ses nombreuses petites îles, et les abers pour l’ambiance campagnarde et maritime à la fois.
la supérette d’Opua, avec un look « nouvelle-Angleterre »
tous les mercredi, c’est régate dans la baie!
et optimist pour les jeunes
Nous découvrons la bière locale
premier coucher de soleil….
et notre voisine la mouette, déjà à table
Première destinations : Russel!
Ce pimpant village de 1000-et-quelque habitants est fier d’être anciennement fondé en 1800, repaire des baleiniers venant se ravitailler entre 2 pêches. C’était surtout un lieu de débauche connu sous le nom de « Hell-hole » (trou de l’enfer) : un vrai repaire de malfrats et de baleiniers, se retrouvant au Marlborough, premier pub sous licence de tout le pays, tenu originellement par un ancien tôlard!
Aujourd’hui c’est une destination chic pour les vacances, et un lieu de ravitaillement pour les bateaux venus visiter la Bay of Islands. De très jolies petites maisons anciennes jalonnent le village.
Nous partons faire notre première ballade à terre en direction du site historique du « Signal Flagstaff » : le premier mat de signal de Nouvelle Zélande, portant drapeau britannique, dressé 5 fois, et abattu 4 fois par les tribus Maoris, avant un définitif traité de paix en 1857.
en haut de la colline, vue du FlagstaffVue vers RusselExplications historique du Flagstaff
Déjà, la végétation est fascinante : fougères arborescentes, plantes grasses, hisbiscus tropicaux : le climat est plutôt Méditerranéen. Mais nous retrouvons aussi les pissenlits, la bruyère….
fougère arborescente
palmiers
plantes grasses
pissenlits!
Pohutukawa, arbre emblématique de la Nouvelle-Zélande
Les enfants découvrent aussi la faune locale : un Weka, petit oiseau de la famille du célèbre Kiwi néozélandais, peu farouche ma fois. Un phasme également, repéré par Victor, passe de bras en bras : fascinant! Et la mante religieuse! Là, ce sont de drôles de cocons…..des les nids d’araignées… Ici c’est le printemps, et la nature foisonne.
un weka!
le phasme en gros plan
qu’est-ce que c’est?
un nid d’araignées!!!
Le soir, nous faisons l’expérience de notre premier coucher de soleil au mouillage : la lumière est superbe, le ciel s’embrase. Ce n’est que le premier d’une longue série.
ciel haubanné
En quittant Russel, nous passons devant Waitangi, lieu du célèbre traité de paix entre les Maoris et la couronne britannique, et célébré tous les ans le 6 mai, devenu jour férié en Nouvelle-Zélande.
La colonisation de ce petit bout de terre austral ne se fit pas sans mal, les populations Maori au départ accueillantes ont mené lavie dure aux colons, et la cohabitation ne fut pas toujours facile. Bye-Bye Russel.
Motuarohia : Roberton Island/ Assassination Cove
Nous quittons Russel le matin et naviguons de concert avec Excallibur, trop contents de retrouver nos amis après leur avoir dit au-revoir il y a 2 mois à Bora-Bora.
Les enfants s’entendent particulièrement bien, formant 3 binomes, ce qui nous change de nos trios : Anna presque 4 ans, et Eleonore presque 5 ans, Paul et Arthur, tous les deux 7 ans, Victor 13 ans et Charles bientôt 12 ans.
Nous partageons aussi le même rythme : 2 à 3 heures d’école quotidienne, de préférence pendant la nav du matin, profitant de ce « temps masqué « du changement de mouillage. L’après-midi, nous nous retrouvons pour des balades à terre, jeux sur la plage, et parfois un pic-nic ou un apéro.
Notre premier mouillage sauvage est l’île de Motuarohia,
Elle est plus connue sous le nom de Roberton Island, car Cook y a mis le pied à terre lors de sa première circumnavigation autour de la Nouvelle-Zélande.
la plage de Roberton Island
Je recommande pour cela l’agréable lecture du récit trop méconnu de Jules Vernes « Les 3 voyages du Capitaine Cook » aux Editions Magellan et Cie, qui relate les 3 circumnavigations du célèbre découvreur. Nous sommes accueillis dans la baie par de grands dauphins gris : coup de chance, j’étais sur mon SUP entre la plage et Moby, et me dirige vers le petit groupe, ils jouent, virevoltent, moments magique. C’est presque flippant de cotoyer de si près de telles masses.
Les enfants sont à la plage, ils courent les approcher.
Quel spectacle ils nous offrent!
Nous montons au sommet, la vue y est magnifique.
C’est l’occasion de faire une photo de famille :
Nous rentrons à bord de Moby en paddle, embarcation plus pratique que le dinghy quand il y a du marnage comme ici dans le Nord de la Nouvelle-Zélande.
retour à bord de Moby en Sup
Loïc prend qu’un seul enfant sur sa 14′ de 25″ de large seulement…. elle est rapide, mais assez instable. C’est donc moi qui embarque Arthur et Anna sur ma 12,6 le compromis idéal de performance et de capacité de chargement.
Le soir, toujours en compagnie d’Excallibur, un Garcia 50, nous partons vers Assassination Cove, la baie où Marion-Dufresne fut assassiné par les Maoris.
Pratique quand on navigue à 2 bateaux, on peut se prendre en photo!
C’est très bucolique, les oiseaux approchent Moby de très près.
Le soir, Loïc et moi allons à terre en padlle chercher la stèle commémorative de l’évènement, sans succès. Nous serions-nous trompé de baie?
Moturua/Waewaetorea Island
Cap vers un autre ilot emblématique de la Bay of Ilsands : Moturua. La nav’ est belle entre les îlots.
ces roches ont un faux air des Tas de Pois, non?
Et les maisons sont assez extraordinaires.
Après la traditionnelle matinée de petite nav/école à bord, nous partons nous balader l’après-midi à terre. La végétation de lande est très sauvage, nous découvrons une autre plage .
de l’autre côté de l’ilôt, une autre plage
très sauvage
Les enfants y font des découvertes naturalistes.
une allée de tamaris
les pièges à rats et hermines
billot de bois
qu’est-ce?
une dent de poisson-licorne!
etoile de mer
bouquet de pissenlits
Nous sommes tous facsiné par les arbres qui bordent le littoral, leurs racines tortueuses épousent la forme des falaises : le Pohutukawa est emblématique de la Nouvelle-Zélande. Il se couvre de fleurs rouges à Noël, en pompons bien brillants, ca va être magnifique!
Le retour vers le mouillage est tout aussi beau.
retour au mouillage
retour sur Moby, en paddle, comme d’habitude
Le soir, nous allons vers un mouillage plus calme pour la nuit
Nous arrivons en fin de journée à Waewaetorea Island, un mouillage très calme.
Après dîner, les enfants mis au lit, nous partons faire un tour en SUP.
Le coucher de soleil est encore une fois magnifique.
Cavalli Islands
Nous appareillons le matin vers « Cavalli Islands », petit archipel à mi-chemin entre Bay of islands et Wangaroa, notre destination.
Encore une fois, nous sommes sous le charme de cette plage,
attention aux méduses
et de la ballade qui nous mène sur les hauteurs de l’îlot.
Du haut de la balade, la vue panoramique sur l’archipel est sublime
Et pourquoi pas une photo de groupe, pour changer?!
Comme nous sommes rentrés tôt, nous improvisons rapidement un apéro dinatoire sur la plage :Les produits locaux y ont la part belle : moules marinées, vieux cheddar, fromage fumé, fruits confits….et les légumes locaux : tomates cerises, dés d’avocats, rondelles de carottes….
et n’oublions pas le champagne local! l’Akarua brut, en, provenance du central Otago, dans l’île du Sud est vraiment très bon, sec, des bulles fraiches, pas dans la finesse, mais efficace!Les enfants s’arrangent une cabane sous les arbres pour leur picnic.
Le soleil se couche, il est temps de rentrer
Le lendemain, nous atteignons notre but : Whangaroa, une petite rade située au nord d’Opua.
l’entrée dans Wangaroa, presque masquée….
Nous faisons un rapide et basic avitaillement à Whangaroa Harbour, cherchons en vain à acheter des huitres-il y a pourtant 4 ostréiculteurs dans la zone…. Nous finissons pas demander à la tenancière de la petite boutique où en trouver : sur les rochers pardi! Evidemment…..
Loïc part donc explorer les rochers de St-Peter à marée basse, et revient avec quelques huitres sauvages… bien laiteuses, car nous sommes en plein été, et très fortes en goût. 3 chacun et nous sommes rassasiés! Nous n’avons en effet plus l’habitude d’huitres si fortes en goût, nous les mangeurs d’huitres affinées. Nous découvrons qu’en Nouvelle Zélande, c’est difficile d’acheter les fruits de mers et les poissons, chacun doit se charger de les pêcher!
La nuit tombe, le soleil embrase de nouveau le ciel, chaque soir est un festival de dégradés.
Après avoir dormi à St-Peter, nous nous réveillons sous la brume,
et prenons notre petit dèj la regardant se lever, heureusement très vite.
Nous retournons près de l’entrée de la rade, vers Rere bay, au fond de laquelle on peut remonter une rivière en dinghy : un super but de promenade après le déjeuner : nous emmenons des biscuits et notre thermos de café! Loïc part en annexe avec les enfants, et moi en SUP.
Dernière soirée à Whangaroa,
Demain nous quitterons la région et mettrons cap au sud, en direction d’Auckland où nous voulons être pour les fêtes de fin d’année, en faisant quelques escales en chemin bien sûr. A très vite!