Nous naviguons depuis déjà 10 jours dans l’archipel des Exuma, et continuons notre progression vers le Nord en direction du « Exuma Land and Sea Park », qui s’annonce encore plus spectaculaire que ce que nous avons vu. Nous sommes déjà sous le charme de cette navigation entre îlots et bancs de sable, que nous pratiquons en mode « exploration », nous arrêtant jusqu’à 4 fois par jour pour visiter une grotte, une plage, ou faire un snorkeling.
Vue sur les Rocky Dundas, où se trouvent les grottes
Nous prenons un mouillage de jour dans la toute petite baie de Fowl Cay : à un jet d’annexe se trouvent en effet deux grottes qui sont parait-il au moins aussi remarquables que celle de Thunderball.
Il nous tarde d’aller vérifier cela.
A Fowl Cay, nous sommes tout seul au mouillage. Inhabituel, une épave d’avion trône sur la plage. La piste n’est pas loin.
l’épave sur la plage
Les îles des Bahamas sont souvent équipées de petites pistes privées. C’est aussi que les propriétaires vont et viennent, à bord de leurs avions, ou d’avions taxis, qui offrent également les services de livraison de nourriture, pièces détachées etc….
Curieux, nous allons sur la plage examiner ce qui reste de la carlingue.
Loïc penche pour un décollage raté.
La plage est un petit bijou : une eau turquoise calme, de petites vaguelettes, du sable fin…
Le mouillage est paradisiaque
A midi, Loïc envoie le drone, pour voir île d’en haut : pas de luxueuse villa, mais de petites maisonnettes, un ponton, et la piste, vraiment toute petite.
vue aérienne de Fowl Cay
Après le déjeuner, nous filons explorer les grottes. La première n’est pas évidente d’accès : il faut plonger, pas très profond, mais sur 3 mètre de long. Anna n’a pas peur, et nous suit, c’est la première fois qu’elle plonge dans ces conditions!
Une fois à l’intérieur, c’est majestueux, de très nombreux stalactites, et un grand puit de lumière
La seconde est plus facile d’accès, pas besoin de plonger car on y accède par une étroite ouverture en surface, comme un boyau au-dessus de l’eau.
Elle est encore plus impressionnante : une fois à l’intérieur, un seuil, puis une petite plage, une caverne en hauteur qui ravit les enfants, un puit de lumière, des stalactites….
En fin de journée, nous mettons cap sur Compass Cay,
le chenal d’accès à Compass Key
et mouillons pour la nuit sur un banc de sable devant la marina, réputée pour ses requins nourrice semi-apprivoisés. Nous filons en annexe voir à quoi ressemblent les installations :
C’est très coquet, mais le sens de l’accueil est comment dire….axé sur le porte-monnaie : on nous réclame pour débarquer une taxe de « landing fee » de 10 dollars… par personne! Et pas de discount pour les enfants…. Nous observons quelques minutes, depuis l’annexe, les requins nourrice tourner et virer dans une eau limpide puis faisons poliment demi-tour.
Le lendemain, nous mettons cap sur Cambridge Cay, où nous retrouvons Luna Bay 2 et Penn Gwen. C’est officiel, nous venons de franchir les frontières du parc naturel.
Nous décidons d’organiser un apéro-dinatoire de dernière minute sur la plage : nous repartirons sans doute chacun de notre côté d’ici quelques jours, il faut donc saisir l’occasion d’une soirée tous ensemble.
Jennifer a repéré un petit îlot d’où le coucher de soleil devrait être superbe pour ce pic-nic du soir improvisé.Les 3 familles arrivent en annexe, dans ce joli coin de paradisLa soirée est fort agréable, la marmaille joue aux Robinsons en se gavant de chips, de crackers au fromage et de pâté de campagne…
La nuit est moins sympa : les orages grondent pendant des heures, nous sommes sur le pont, aux aguets, à guetter le vent et les éclairs. Il y a tellement d’éclairs qu’on y voit comme en plein jour, et la foudre nous assomme les oreilles.
Nous mettons les ipads/ordis et téléphone à l’abri dans le four, qui servira si besoin de cage de Faraday.
Au plus près, l’orage approchera à moins d’un mille. A 5h du matin, nous retournons nous coucher, plus de peur que de mal. Ce sera le premier d’une longue série d’orages de nuit que nous subirons dans les 15 prochains jours.
Nous passons la journée du lendemain à Cambridge Cay. Sans être totalement dégagé, le temps s’est remis au beau. Le matin, c’est école pour tout le monde, mais dans l’après-midi, nous partons à terre avec nos équipements de snorkeling explorer la plage de « Honeymoon’s Beach », sur la côte sud de l’île.
Nous traversons l’île à pied avant d’accéder au site pour un beau et sportif snorkeling avec la marmaille.
Une belle soirée s’annonce….Mais la nuit est tout aussi orageuse que la précédente. Là encore, les éclairs sont très proches, et grondent.
Nous craignons le foudroiement bien sûr, et vérifions l’avancement de l’orage, mais aussi le vent qui tourne, qui forcit. Heureusement, la foudre tombe à environ 1km de là-et les appareils électroniques sont encore une fois dans le four!
L’avantage, c’est que nous récupérons l’eau de pluie, grâce à notre bimini pourvu de rigoles, et à un circuit de tuyaux, qui va direct dans les réservoirs, qui sont pleins. Nous remplissons alors les carafes et les bidons.
Au petit matin, nous allons dire au-revoir à Luna Bay 2,
Bye Bye les amis : Luna Bay 2, Penn Gwen et Moby réunis!
Ils repartent vers Nassau préparer leur bateau pour la transat retour en France.De notre côté, nous nous donnons 8 à 10 jours de plus pour explorer les Bahamas.
Nous appareillons également, juste à temps, car une série de 3 speed boats arrivent vers nous-il est vrai que nous sommes dans un chenal-, et foncent à 25 noeuds au moins, créant 3 sillages qui nous chahutent.
Nous longeons Hall’s Pond Cay, peu accueillante, avec ce panneau explicite : pas d’annexe! Il semble que la cohabitation entre les voiliers et les riches résidents des îles se passe mal. La loi aux Bahamas est claire : l’accès aux plages est libre jusqu’à la laisse de haute mer. Par ailleurs, il ne me semble pas anormal que les propriétaires de ces îles jouissent de la tranquillité qu’ils recherchent. Alors, pour notre part, nous ne nous empêchons pas de nager sur les plages, voir d’y mettre le pied, mais n’y débarquons jamais en annexe.
Nous mouillons sur un banc de sable près du chenal, car il y a sur zone deux sites de snorkeling d’interêt :
Le premier, c’est un petit avion bimoteur coulé par 3m de fond. Il git nez dans le sable, queue en l’air. Nous prenons grand plaisir à virevolter autour, dans 3 mètres d’eau à peine, même Anna se régale ; je n’ai malheureusement pas d’image de la scène….
Non plus du magnifique jardin de corail au Nord d’ Obrian’s Cay. Les coraux sont sublimes, visibles dans 2 à 3mètres d’eau à peine : des gorgones multicolores y côtoient des éponges vertes, beige, rose, de toutes tailles et de toute formes, c’est vraiment un délice pour les yeux. C’est en plus un site très accessible pour les débutant, le genre d’endroit où on pourrait amener sa grand-mère!
Le lendemain, la journée commence sous des trombes d’eau : le temps n’est pas au beau fixe, depuis quelques jours, nous subissons orages et grains au moins une fois par jour. Nous quittons Compass Cay en bordure de grain, il y a plus de 20 noeuds de vent, et Loïc nous montre sa dextérité à piloter Moby : car pour aller du nord de Hall’s Ponds Cay au mouillage sud de Warderick’s Wells, un chenal sinueux nous fait passer entre de petites îles. Victor et moi surveillons la nav’ chacun dans une des étraves. A peine avons-nous pris la seule bouée disponible, qu’un rideau d’eau s’abat sur nous.
le grain approcheArthur prend sa douche en plein air
C’est plutôt une bonne nouvelle, nous allons pouvoir remplir les réservoirs, s’offrir des douches en plein air, et boire de l’eau de pluie, la meilleure de toutes. Nous avons même de l’eau courante pendant quelques minutes!
Aujourd’hui, 28 avril, c’est le grand jour : notre capt’ain fête ses 50 ans! Happy Birthday Captain!
Nous passons cette journée seuls tous les 5 dans ce mouillage de rêve : une fois le grain passé, le site se découvre, avec des couleurs, comme toujours, sublimes sous le soleil.
Le petit dej était copieux ce matin, puisque nous avons commencé par souffler les bougies… et manger le gâteau. Comme le dit le dicton d’un restau italien que Loïc aime bien : « Life is short, eat desert first! ». Autrement dit : « Comme la vie est courte, autant manger le dessert d’abord »
Loïc avait passé sa commande la veille, et je lui avais préparé un gâteau breton : la plaquette de beurre y est passée.… Et à 10h, il n’en reste pas une miette…
En début d’après-midi, nous allons explorer la plage,
et nous offrir une belle baignade. Puis partons à la recherche du « Pirate’s Lair » , le « Repaire des pirates » un peu plus loin dans les terres. Le site était en effet parfait pour attendre les proies s’apprêtant à entrer dans le banc des Bahamas par le « Wide Opening », cette large passe facile d’accès à la voile par tous les vents, située à quelques milles au nord de Warderick Wells. On s’imagine facilement les bateaux de pirates cachés entre les îlots, les hommes guettant les navires de commerces.
Moby au mouillage de Warderick’s Wells sud
Avec les dernières pluies, le camps des pirates n’est plus qu’un bourbier… c’est pourtant là, au bord d’une source et à l’abri de ces grands palmiers auxquels ils pouvaient attacher leurs hamacs qu’ils se reposaient entre deux raids.
Au retour, une belle baignade,
et de moments très simples de partage en famille.Arthur et Anna restent jouer à la plage : ils creusent le sable pour y trouver des vers, puis ensuite nourrir les petits poissons du bord. Loïc et Victor partent explorer le tunnel qui perce l’îlot d’en face : long de 30m, il traverse spectaculairement l’îlot, et peut se pratiquer à la nage, par temps très calme et à l’étale. Avec le vent actuel et les fortes marées, il n’en est pas question. Dommage, car ça doit être pourtant génial de le parcourir à la nage : il est percé de plusieurs ouvertures par le dessus, partiellement à l’air, et partiellement sous-marin.
J’en profite pour rester à bord, pour bouquiner tranquillement.
Ce 28 avril 2018 fut une journée enchantée, où nous aurons tout eu : de l’action, du mauvais temps, du soleil, de l’exploration, de la découverte, des jeux, des baignades, du temps calme, un bon gâteau…
Le lendemain, nous contournons les îles pour entrer dans les Warderick Wells, le coeur du Park des Exuma, où se trouvent les rangers.
Le site est époustouflant, avec ses bancs de sable, et ce chenal circulaire et profond où des corps-morts sont à disposition.
Les photos qui suivent sont garanties sans amélioration, ni retouche de couleurs….
Elles sont prise d’en haut du mat par Loïc qui inspecte le gréement. Il profite d’être au corps-mort et par un temps très calme pour monter vérifier cette partie-là du gréement. Nous partons d’ici 2 à 3 semaines en transat : il nous reste encore plus de 3000 NM à parcourir avant de rentrer en Bretagne.
D’en haut les bancs de sable sont majestueux, comme des rubans de dégradés.
Loïc lance le drone pour immortaliser le site, sous un beau soleil;
vue vers l’île de Warderick Wells et les maisons des rangersVue vers le sud de Warderick Wells et les mouillages de Emerald Rock
Après l’école, nous préparons un picnic pour aller déjeuner à terre… et emmenons le reste du champagne que nous n’avons pas fini hier
: nous célébrons encore une fois les 50 ans de Loïc.Pendant que nous savourons cet apéro du dimanche, les enfants vont explorer sur la plage le squelette d’un cachalot reconstitué là par les bénévoles de l’association du Park.
Puis l’envie nous prend d’aller nous promener sur les bancs de sable à marée basse. Anna et moi nous élançons, les garçons nous rejoignent en annexe.
Vu d’ici, ce banc de sable ressemble à un coeur.
La beauté de ces différents dégradés de turquoise tient aux marées,
aux dénivellés sous-marin de dunes et aux méandres créés par les courants.
Nous partons en snorkeling explorer les lieux, puis terminons par une ballade à terre, vers les hauteurs de Boo Boo Hill, point culminant des Warderick Wells. Ce que nous apprécions aussi aux Bahamas en cette fin Avril, c’est la longueur des journées. Le soleil ne se couche que vers 19h30, contre 18h aux Antilles : cela laisse de belles soirées encore actives.
La colline de Boo Boo Hill est réputé hantée : par les nuits de pleine lune, on entendrait les voix des pauvres âmes ayant péri dans le naufrage d’un navire au large de Warderick wells.
Nous traversons la mangrove, longeons de nombreux trous, des grottes,
Nous grimpons la colline, et regardons avec consternation les débris de bois flottés que les voiliers de passage s’évertuent à déposer…. créant cet amas, qui s’éparpillera et repartira sur les flots au prochain cyclone.
Je remarque combien l’homme a besoin de marquer son territoire en laissant une trace visible de son passage. C’est particulièrement flagrant aux Bahamas : peut-être une tradition du Nouveau Monde? Vieux T-shirts suspendus au plafond du bar Chat’n’Chill à Stocking Island, panneaux de bois flottés gravés en haut de Boo Boo Hill (Warderick Wells), totem de pierres à Cambridge Cay. Ce qui avait sans doute du sens il y a quelques dizaines d’années encore quand ces endroits étaient peu fréquentés et difficilement accessibles, avant l’avènement du tourisme de masse, me semble aujourd’hui vain et irresponsable. A l’heure où l’on voyage partout en avion, et au vu du nombre d’humains que nous sommes sur terre, continuer à mettre en oeuvre ces « traditions » polluantes me dépasse. Je préfère de loin une autre devise, que nous avons souvent lue sur des panneaux de parc naturels : « En visitant ces lieux, la seule chose que vous laisserez derrière vous seront vos empreintes de pas » .
Nous admirons le soleil qui descend sur l’horizon, puis rentrons via un gué, puis un petit pont, à travers la mangrove. Nous découvrons l’hélipad fait de pierres et coquillages concassés.
En rentrant au bateau au coucher du soleil, quelle n’est pas notre stupeur : nos amis du catamaran Cool Running sont ont fait la surprise de venir à notre rencontre. Nous les attendions il est vrai d’un jour à l’autre, en provenance de Georgetown … Ils ont parcouru les 70 NM d’une traite pour nous voir.
Nos routes se sont croisées pour la première fois dans le Pacifique, à Rangiroa, puis à Papeete, et enfin c’est pendant un séjour prolongé à Maupiti que nous avons mieux fait connaissance.
La dernière fois que nous nous sommes vus c’est en décembre dernier en Afrique du sud, à Cape Town.
les enfants de Moby et de Cool Runnings à l’aquarium de Capetown
Depuis, nos routes se sont suivies sans se croiser. Leurs deux ados, Ben et Gaby sont les grands amis de Victor, et il leur doit aujourd’hui son beau niveau d’anglais ;-).
Nous avons ensemble parcourus 3 océans, et bouclé chacun notre tour du monde. Nous sommes d’autant plus fiers d’eux qu’ils réalisent à peu de chose près le même parcours que nous, mais sur un bateau de grande série, un Lagoon 400, plus petit et moins rapide que le notre.
Dans un mois, quand nous traverserons l’Atlantique direction la France, ils mettrons cap sur la Floride, leur port d’attache.
Alors ce sont de belles retrouvailles, intenses, car les au-revoir sont proches!
Nous appareillons ensemble pour une île un peu plus au nord, Hawksbill Cay, réputée comme une des plus belles des Exuma. C’est l’occasion de se prendre mutuellement en photo sous voiles, dans ce beau turquoise.
La nous sommes tous les 5 sur le pont!
Je me fais la réflexion, que la vue est décidément magnifique depuis ma cuisine!Dans quelques longueurs nous entrons dans du turquoise clair signe que nous n’aurons plus que 2m d’eau sous les coques!
C’est grisant de naviguer dans si peu d’eau.
Nous voilà au mouillage!
La plage est en effet superbe,
et nous passons notre première journée à simplement profiter de la baignade, savourant nos retrouvailles avec nos amis : il y a tant à se raconter depuis 4 mois que nous nous sommes vus. Nous tirons le premier bilan de nos circumnavigations, et évoquons aussi notre retour à la vie de terriens qui approche.
Le soir, la lune nous sourit.
Le lendemain, le vent est annoncé est bien là. Loic et Victor sortent les planches, puis le kitesurf.
Victor en plancheLoïc en kitesurf
Je tente quelques bords en planche, mais le vent est décidément irrégulier avec le relief de l’île.
J’ai aussi un début d’otite qui peine se résorber, aussi suis-je prudente avec les sports nautiques.
Nous allons visiter la grotte dite des « contrebandiers ».
Elle est tout juste au-dessus du niveau de l’eau, et assez impressionnante avec son plafond rose,
et le goulot qui sépare les deux chambres.
Puis nous poussons vers la plage adjacente, qui abrite un chemin menant vers des ruines et à la plage côté océan.
Nous devinons les ruines, des murs de maisonnettes datant de 1785. Occupées par les loyalistes, ces réfugiés pro-anglais de la guerre civile américaine : refusant la tutelle des séparationnistes, et gardant allégeance à la couronne britannique, nombreux sont les Loyalistes qui ont fui aux Bahamas, implantant des champs de coton, de tabac ou de l’élevage.
Elles étaient vraiment étroites ces maisons.
La balade est sympa aussi pour observer les plantes, comme ces petites épiphytes, mais aussi pour la vue d’en haut.
A mi-chemin, inattendu, cet étang, source d’eau douce.
Et de l’autre côté de l’île, la plage au vent :
Dommage que nous n’ayons pas les bodyboards!
Ca déferle, et rejette sur la plage de la mousse, des algues, des éponges… et des débris de toutes sortes.
Sur la route du retours, nous sommes surpris par toutes ces grottes, cavernes et trous qui jonchent le sol : un vrai gruyère!
Ce soir, j’ai proposé à Gudrun d’initier sa famille aux crêpes bretonnes, en remerciement du paquet de farine de blé noir qu’elle m’a rapporté des Saintes.
Pendant que je suis aux fourneaux sur le Lagoon, Loïc débriefe à Dave nos 2 semaines passées dans les Exuma, et lui donne les bon tuyaux, des mouillages et activités sympas avec les enfants.Il y a en effet beaucoup à faire aux Exuma entre le snorkeling, les épaves, les ballades à terre, les grottes….
Les enfants apprécient les crêpes,
et de cette rencontre américano-bretonne sort une création que je dois à Ben : une intéressante crêpe blé noir/beurre/sucre/cannelle!
Je la nomme « la Cool Runnings », du nom du bateau de nos copains américains.
Apprenant que nous n’avions plus de Nutella à bord, Gudrun nous offre ce petit pot, qui rejoint le tableau de bord de Moby, et les « trophées » offerts par nos amis, ou glanés au fil des rencontres….
Le lendemain, le temps n’est pas au beau fixe, et c’est sous un ciel plombé que nous montons sur Shroud Cay, un dédale de rivières salées dans la mangrove. Quel dommage qu’il fasse ce temps pourri, ce doit être tellement beau sous le soleil. Mais il ne fait pas froid et nous ne sommes pas en sucre, alors nous partons sous la pluie, et avec la marée, qui est encore haute pendant une heure ou deux.
Nous voilà en annexe dans les méandres de la mangrove.
Après 30 mn, nous arrivons à destination :
Nous avons traversé Shroud Cay d’Ouest en Est, et nous voilà sur la côte au vent.
Le sable est d’une douceur incomparable,
et nos pieds s’enfonçent profondément dans le sable tellement il est fin.
En haut de la colline, les vestiges de CampDriftwood, où un genre d’ermite avait construit un camp de fortune dans les années 60. En haut du camp Driftwood, la vue sur Shroud Cay.
Nous quittons Shroud Cay pour Norman’s Cay, toujours sous les nuages, mais sans la pluie, ouf!
L’île a une histoire savoureuse : elle a été pendant quelques années le repaire d’un célèbre trafiquant de drogue. Carlos Lehder, d’origine Colombienne, faisait originellement partie du cartel de Medellin. Il a acquis Norman Cay en 1979 : ses maisons, ses commerces, sa piste d’aviation etc….afin de s’en servir comme un hub, une zone de transit entre l’Amérique Centrale et les USA. Témoin de cette vie antérieure : l’un des DC3 de Carlos git sur un banc de sable à l’entrée de Norman’s Cay.
Les Stups américains (la D.E.A.) qui surveillaient la zone, ont finit par démanteler et faire vaciller l’empire de Lehder entre 1981 et 1983, alors que le gouvernement bahaméen, largement corrompu, protégeait Lehder et ses hommes. L’homme a été arrêté en Colombie en 1987, et extradé puis jugé aux USA où il purge 135 années de prison….
Nous sommes mouillés juste devant la piste, et c’est un défilé d’avions
Nous sommes aussi régulièrement survolés par des hydravions. Nous allons plonger sur le DC3 -enfin, pas vraiment en profondeur, car l’épave est posée sur un banc de sable et émerge, même à marée haute. Loïc explore l’épave, regarde à travers les hublots,
.
et fait mine de se mettre aux commandes!
Les coraux ont bien colonisé l’avion! Victor continue l’exploration,
passe à travers les hublots!
Plus tard dans la journée, nous partons avec l’annexe des Cool Runnings explorer l’intérieur du Cay, et en particulier sa mangrove et ses « flats ». Nous passons devant les lodges, et le restaurant, fermé ce soir. Puis allons nous rendre compte des travaux, de grande ampleur de la marina. Nous sommes surpris par le nombre de marinas aux Bahamas dont les travaux semblent terminés et qui n’ont jamais ouvert. Traffic? Blanchiment ou détournement d’argent?
Puis nous nous arrêtons marcher le long de la mangrove.
Arbustes, coquillages, oiseaux, nous sommes en pleine nature sauvage. Ces traces, dans le sable, ce sont des raies, qui nichaient dans ce trou à marée haute. Il y a si peu d’eau que nous rentrons à la rame.
Ce soir, nous faisons nos les adieux à nos amis de Cool Runnings, qui s’en vont demain, et reprennent leur exploration des Exuma vers le sud, alors que nous continuons vers le Nord. Bye-Bye les amis! Nous nous reverrons certainement un jour, je ne sais quand, je ne sais où….
Le temps est tellement mauvais et les vents contraires (de nord) que nous restons 24h de plus à Norman. L’occasion d’aller nous offrir un bon hamburger au restaurant. En dessert, je tente le traditionnel Guava Duff, sorte de pudding arrosé de sauce à la goyave, typique des Bahamas… C’est moins mauvais que ça en a l’air : très sucré et roboratif, je peine tout de même à avaler plus de 3 bouchées après mon hamburger…
Nous serions bien restés explorer les îlots du Nord de l’archipel : Highbourne, Ship Channel, Leaf Cay….Mais le mauvais temps s’installe durablement sur les Bahamas. Or nous sommes le 3 mai, et avons prévu de traverser vers le 15 : il est temps pour nous de quitter les Exuma et d’aller préparer notre transat. Nous avons choisi pour cela de faire escale à Spanish Wells, petit village d’Eleuthera, distant d’une cinquantaine de milles.
A très vite pour la toute dernière partie du récit de notre séjour aux Bahamas.
Il y a (presque) 20 ans, tout jeunes mariés, nous avions passé notre voyage de Noces aux Grenadines… 2 semaines de rêve à naviguer en duo sur un Sun Dance 36, dans cet archipel si propice au cabotage. Deux décennies plus tard, nous sommes impatients de revenir sur les lieux avec les enfants, et les grands-parents, et de les redécouvrir.
Salt Whistle Bay, à Mayreau,
Moustique, Béquia (prononcer Bécoué), Canouan, Union, et les Tobago Cays dépendent de St-Vincent, l’île principale. Les Grenadines sont un haut lieu du nautisme depuis une trentaine d’années : l’archipel permet en effet de sauter facilement d’îles en îles, et de plages en plages, dans un cadre qui reste naturel et sauvage. Chaque île a sa spécificité :
les Tobagos Cays sont inhabitées et offrent un terrain de jeu magnifique aux amateurs de nature sauvage et de lagons turquoises
Tobag Cays
l’île Moustique est privée et abrite un « lotissement » de villas exclusives (Mick Jagger, la Princesse Margaret, quelques grands industriels sont propriétaires…)
île Moustique
Béquia reste typique avec ses plages, son village animé, et ses petites maisons, lieu de villégiature de nombreux marins venus poser leur sac dans cette île paisible
Le mouillage principal de Bequia
Union, le centre touristique de l’archipel, qui abrite des commerces restaurants et une poignée de petits hôtels
l’île d’Union
Canouan, qui se tourne vers le touriste de luxe avec un hôtel 5*, un golf et une marina, et des villas haut de gamme.
Canouan
Mayreau, simplissime petite île dotée d’un village de poupée et d’une ravissante plage
Mayreau
En 20 ans, les îles ont un peu changé, et développé un tourisme raisonné : pas de grands hôtels ni de tourisme de masse -sauf à Canouan- mais un très grand nombre de voiliers de location en provenance de Ste-Lucie et de Martinique. Les bases de charter DreamYacht et Moorings n’ont pas été affectées par les cyclones ces dernières années et sont florissantes dans le sud de la Caraïbe. Certains mouillages sont bondés : la destination est victime de son succès.
Mais si l’on cherche un peu, il est aisé de trouver des endroits plus tranquilles…. et le charme opère toujours.
Au départ de Martinique, où nous avons fait escale 24h à l’arrivée de notre traversée de l’Atlantique sud, nous mettons cap sur Ste-Lucie, distante d’à peine 25 miles nautiques, et à mi-chemin entre la Martinique et les Grenadines.
arrivée sur Ste-Lucie
Nous naviguons en tandem avec Papily et Mamily, qui ont loué pour l’occasion un Lagoon 45.
le Lagoon 450 de location des grands-parents
Rodney Bay sera notre première escale!
Rodney bay
C’est dépaysant, car l’île est aujourd’hui anglaise, après être passée aussi entre les mains des français il a quelques siècles….
C’était le repère de l’amiral Rodney, à la tête de la flotte britannique du temps où britanniques et français se disputaient âprement les Antilles, de la fin du XVIII ème siècle au milieu du XIX. Il pouvait de son rocher surveiller parfaitement les mouvements de la flotte française basée en Martinique.
Nous allons visiter le fort et ses dépendances sur l’île Pigeon, qui est en fait une presqu’île.
Tout en bas, la cuisine des officiers,
puis un peu plus haut, avec une vue magnifique sur le nord, le mess et les quartiers des officiers, dont une moitié a été rénovée pour y abriter un restaurant; l’autre moitié est en ruines.
Encore plus haut, les baraquements des soldats,
qui abritaient 120 hommes.
Un peu plus de grimpette, sous un soleil de plomb, et nous y sommes!
Il reste des canons.
D’en haut, la vue est panoramique,
un site parfait pour scruter les mouvements des bateaux dans l’arc antillais.
Nous redescendons après avoir exploré les différentes batteries du site.
En rentrant sur Moby, Arthur est intrigué par cette réplique de Galion, qui emporte des touristes pour des croisières de quelques heures au soleil couchant.
Au petit matin, c’est le marchand de légumes itinérant qui passe!
La baie est très touristique, et abrite une grande marina, des commerces, de très grands hôtels: nous ne resterons pas, et mettons cap au sud vers le somptueux mouillage des 2 Pitons.
En route, nous découvrons la côte de Sainte-Lucie; constellée de grands hôtels, de résidences,
Au port, on compte pas moins de trois énormes paquebots de passage!
Mais en descendant vers le sud, nous retrouvons de charmants villages créoles,
et des hôtels à taille humaine.
Nous arrivons aux deux Pitons, au pied d’un parc naturel exceptionnel. Côté fréquentation, on est dans la démesure : les super-yachts se sont donné le mot… Arthur et Papily regardent l’hélicoptère de notre voisin de mouillage se poser sur le pont.
Pendant que nous sirotons notre Pina Colada, la première de ces vacances, et la spécialité régionale!
De nuit, c’est ambiance « sapin de Noël »
Le lendemain, c’est l’approvisionnement d’un des super-yacht qui me laisser rêveuse…… Il y a de quoi nourrir un régiment!!!
Puis le ballet des hélices reprend.
Après 24h d’escales entre les méga-yachts, nous descendons au sud vers ST-Vincent-les Grenadines.
Nous longeons l’île de St-Vincent mais ne nous y arrêterons pas.
Quelques criques ont l’air pourtant bien agréables et sauvages.
L’alizé est soutenu, mais portant pour nous, ce qui est pas le cas des bateaux qui remontent vers la Martinique….
Nous arrivons à Bequia où nous faisons nos formalités d’entrée.
La baie est grande, très fréquentée, mais suffisamment spacieuse pour que les bateaux ne soient pas mouillés trop près les uns des autres. Le village est sympathique avec sa promenade de front de mer sur pilotis, qui mène des plages au village,
où nous pouvons nous ravitailler de beaux fruits et légumes frais.
C’est aussi l’occasion de s’attabler et de goûter la bière locale : la Hairoun.
Les plages sont aujourd’hui bondées : un paquebot est en effet au mouillage, et a déversé son flots de touristes américains (et sud-américains!). Demain sera plus calme.
Nous nous baladons le long du rivage, où se succèdent bars,
boutiques,
services,
et diveshops
pour arriver au village, ses échoppes d’artisanatl’église, l’administration…
Originale, le bateau-boulangerie, qui livre toutes les matins du pain frais. Il y a aussi le bateau-laverie, et le bateau-fuel! Nous apprécions ces petits services, qui se monnaient bien sûr, mais qui permettent aussi de contribuer à l’économie locale, très axée sur les services.
Voici le déjeuner typique sur Moby : salade, crudités, pain et croque-monsieur, fromage.
Sur Moby, nous sommes en pleins préparatifs : nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire d’Anna! Dans 4 jours, ce sera celui de Papily, et dans une semaine celui d’Arthur!
Anna nous a préparé des biscuits et nous les apporte sur la plage pour le goûter.
Bon anniversaire Anna, 6 ans!
MOUSTIQUE
Nous repartons assez vite sur Moustique, l’île des milliardaires. L’histoire de cette île est tout à fait unique. Son propriétaire Colin Tennent, (Lord Glenconner),
statue de Colin Tennent
est un aristocrate anglais, fortuné, déjà propriétaire de terres à Ste-Lucie, magnat de l’industrie minière et qui après-guerre, acheta l’île Moustique avec une idée folle : en faire un lieu de villégiature unique au monde pour les riches et célèbres de la planète. A l’époque, dans les années 60, c’est visionnaire!
île Moustique
S’ensuivent quelques de vacances spartiate et de villégiature compliquée pour l’entrepreneur, qui peine à garder en état l’unique maison de l’île, Cotton House. Moustiques, cyclones, tempêtes, manque d’infrastructure, des hectares à défricher….. l’île est pendant des années un gouffre financier qui ne rapporte rien.
Son idée de génie : offrir un terrain à la Princesse Margaret, en guise de cadeau de mariage! Il faut dire que son épouse est dame d’honneur au palais de Buckingham, et une amie proche de Margaret. L’idée fait son chemin, et un jour, entre deux déboires sentimentaux, la Princesse Margaret fait construire sa maison!
Au fil des ans, avec le concours d’un architecte suédois et d’un entrepreneur en bâtiment déterminé doté d’un solide sens du marketing, il réussit son pari, et transforme le caillou en lotissement de luxe pour happy few. Un petit hotel sélect, un bar-restaurant de plage, une supérette, et c’est tout!
Pas de tourisme de masse, pas de ferry, mais un aéroport, et un village où vivent les employés de l’île : école, bibliothèque,
station service
…..
Le charme de l’île est indéniable : des plages de tous côté,
la célèbre page de Macaroni Beach
on circule en voiturette électrique, pas de bling-bling, ici tout le monde se connait et reste discret. 90 lots sont construits, avec un plan d’urbanisme strict : il est interdit de diviser les parcelles.
Quelle déception : le Basil’s bar, une institution dans l’île, est fermé pour rénovation, et ne réouvre que dans une semaine….et nous serons déjà partis. Mais une petite annexe sert les cocktails dans une petite maisonnette : la pina Colada est toujours aussi bonne!
Pendant que nous sirotons, les enfants s’éclatent en skimboard sur la plage en contrebas du Basil’s bar en rénovation.
Nous sommes les 14 février : c’est l’anniversaire de Papily, secondes festivités d’une semaine chargée en célébrations!
TOBAGO CAYS :
Bye-Bye Moustique, et en route pour les Tobago Cays, petit atoll dans l’archipel, composé de 4 petites îles aux noms de repères de pirates : Petit Bateau, Petit Rameau, Baradal et Jamesby.
Ils sont entourés de récif, et forment un petit plan d’eau intérieur, parfait pour la planche et le kitesurf.Le site est toujours aussi photogénique,
sauvage,non construit, et fréquenté! Des bateaux par dizaines, heureusement, il y a de la place pour tout le monde…. sur la plage à l’heure de pointe, le parking à annexes fait le plein!
Sur Petit Bateau,
les pêcheurs de Mayreau et leurs familles ont installé des tables
et des BBQ
créant un restaurant de plage provisoire : menu unique : langouste grillée!
La recette fait carton plein, nul ne passe aux Tobago Cays sans manger la langouste locale. Il est aussi possible de se la faire livrer directement à bord en barquettes avec ses accompagnements : ça c’est du service!
Victor continue son entrainement de planche à voile,
coaché par Loïc.
Ca plaaaaaane!
Nous tentons aussi le snorkeling.
Nous croisons de nombreuses tortues dans cet archipel des Grenadines, et nageons avec elles,
elles sont peu farouches car interdites de pêche et protégées
MAYEREAU
Puis c’est Mayereau, et sa plage nonchalante de Salt Whistle Bay,
Il fait très beau, peu de vent, nous prenons un mouillage tout près du bord. On pourrait se croire seul au monde, mais il y a des dizaines de bateaux derrière nous….
Le plage est toujours aussi jolie,
et bordée de ces deux cocotiers sur lequel il y a 15 ans, nous avions de pris de belles photos de groupe, avec nos amis.
Les enfants l’adoptent.
Le petit hotel est en cours de rénovation,
dans un style rustique chic.
Le site le mérite bien. Et la Pina Colada est excellente!Avec ce petit plus qu’on ne trouve nulle par qu’aux Grenadines : la noix de muscade râpée qui recouvre la mousse du cocktail. Il faut dire que la noix de muscade est un produit local, qui pousse et se récolte à St-Vincent : nous en avons fait le plein au marché de Bequia.
Mamily apprécie les eaux translucides et calmes de la baie;
Nous rencontrons un bateau hollandais qui a un joli projet : le nettoyage des plages des plastiques, avec un trio ingénieux :
collecte+broyage de bouteilles en lambeaux grâce à ce broyeur mécanique,
puis chauffage dans un four solaire, d’un matériau ensuite réutilisable.
Le spot de kite derrière l’île est sympa.
Et ce soir, 17 Février re-re-rebeote : nous fêtons les 9 ans d’Arthur à bord du bateau des grands-parents : les petits ont organisé une pêche à la ligne, Papily est en charge de la musique « live » : carte, cadeaux, déco et gâteau, tout y est! Le lendemain matin , le petit-déjeuner de préféré du moussaillon : un pancake géant au Nutella sur le trampoline, elle est pas belle la vie?
Après l’école nous partons installer notre camps sur la plage : paddle, hamac, paréos….
et…plouf!
Puis nous quittons ce mouillage un peu surpeuplé pour Chatham Bay, une grande plage de l’île principale d’Union.
UNION
La baie est très tranquille, et restée sauvage avec seulement quelques paillotes de plage d’un côté, et un petit hôtel de l’autre.
Les garçons prennent leur skimboard et nous longeons la plage avec eux pour trouver le meilleur spot : pas facile, car il y a un platier sur une bonne longueur, et des petits coraux sur la plage.
Arthur par à l’assaut du rocher.
Nous découvrons quelques « têtes de turc », ces cactus si caractéristiques des Antilles
Le petit hotel de charme semble particulièrement accueillant.
De retour à l’autre bout de la plage, nous découvrons des petits colibris, qui viennent butiner les plantes grasses : c’est la première fois que j’observe ces drôles d’oiseaux de si près. Ils ont un vol très particulier, le champions du vol stationnaire!
UNION, Fregate
Puis nous contournons l’île d’Union, et mettons le lendemain cap sur Fregate,où nous retrouvons 3 Outremer 45, les « petits frères » de notre Outremer 51.
Nous sympathisons avec Loustic, famille de belges avec 3 enfants à bord, en année sabbatique autour de l’Atlantique.
Nous passons l’après-midi à la plage avec les « Loustic ». Victor s’entraîne sur les water-starts avec succès, pendant qu’Arthur et Anna jouent dans les vagues. Nous partageons la plage du village avec des vaches
Le spot est particulièrement fréquenté par les kitesurfers, et les planchistes. Loïc et Victor s’éclatent.
MATEREAU :
Nous retournons le lendemain à Mayereau. Nous passons devant le village de Clifton à Union, l’île principale des Grenadines, mais ne nous arrêtons pas : trop de monde!!!
C’est un super spot de kitesurf, et c’est aussi l’endroit idéal pour faire un plein de courses avec de vrais supermarchés.
Nous n’en avons pas besoin, car dans 2 jours, nous serons en Martinique! Bye-Bye Union,
Nous nous dirigeons vers le mouillage de Saline,
une grande baie ouverte qui accueille parfois les paquebots, mais qui est aujourd’hui quasi-déserte.L’accès au village est facile par la route, et la supérette offre une vue panoramique sur la mouillage. Nous poussons l’exploration de la rue principale du village un peu plus,
car il parait que la vue d’en haut mérite le détour. Nous sommes surpris par le nombre de bars : pas loin d’une douzaines, soit une maison sur 4….
Enfin, en haut, l’église, et la vue sur les Tobagos Cays d’un coté »,
sur Union de l’autre, et Grenade au fond.
Papily et Mamily nous quittent et rentrent en France après 2 semaines de croisière en duo, en terre bien connues : cela fait plus de 10 ans qu’ils viennent tous les hivers passer 2 à 3 semaines aux Grenadines!
Leur mouillages préférés :
Salt Whistle Bay pour sa jolie plage aux eaux translucides, le bar « piedanlo » au soleil couchant,
Admiral’s Bay à Béquia, pour son pittoresque village, ses plages et ses petits restaus
les 2 pitons à Ste Lucie, pour son cadre enchanteur, au pied du volcan, le calme du mouillage, et l’accueil sympathique de l’hotel.
Nos mouillage préférés aux Grenadines :
les Tobago cays, pour leur spot de planche et de kite, les nombreuses tortues, le snorkeling excellent sur le reef extérieur, les balades sur les ilots de Jamesby et Baradal avec les iguanes et la jolie vue d’en haut
Saline Bay, à Mayereau, l’un des mouillages les moins fréquentés qu’on ait connus-(à éviter bien sûr le jour de passage des paquebots), pour la sensation d’enfin respirer au mouillage, car les bateaux sont espacés les uns des autres ; un super spot de skimboard et de bodyboard pour les enfants, la grande promenade sur la plage, et celle qui mène au village donne une vue panoramique de l’archipel
TOBAGO :
Nous retournons d’ailleurs aux Tobago Cays pour 24h, afin de profiter une dernière fois de ce mouillage qu’on adore et qui offre une telle diversité d’activités. Cette fois, nous allons mouiller au vent de Barradal, où nous retrouvons Mais Uma, avec qui nous achevons de sympathiser.
En nous baladant sur les hauteurs de Barradal,
nous découvrons des iguanes ,
Les plantes épiphytes sont incroyables.
En redescendant, c’est embouteillage sur la zone de lancer d’ailes de kite.
Nous tentons un snorkeling à l’extérieur de la barrière, en fin de journée, entre 16h et 17h, heures de pleine activité : nous rencontreons une tortue,
des barracudas,et une vie marine très active!
Puis direction Canouan : nous remontons l’archipel des Grenadines, car nous sommes attendus en Martinique pour une escale technique.
Une nuit à Canouan,
dans un mouillage très sauvage, puis une autre à Bequia où nous effectuons notre clearance de départ. Après un ultime stop à Rodney Bay, Ste-Lucie, nous arrivons en Martinique, au Marin le 25 février, pour une à deux semaines d’escale technique.
Ste Hélène, mythique bout de rocher de l’Atlantique sud, escale incontournable des navires autour du monde depuis 400 ans… C’est la couronne britannique qui a mis la main sur le stratégique ilot, dont elle a sous-traité l’exploitation pendant près de 200 ans à la « East India Company » , chargée de veiller au ravitaillement des navires chargés d’épices, de retour des Indes… Depuis l’ouverture du canal de Suez en 1869, l’île n’est plus aussi stratégique pour l’Empire Britannique : l’activité va doucement décliner.
Mais l’île est surtout connue pour y avoir accueilli l’un des plus célèbres prisonniers du monde, Napoléon Bonaparte, empereur envoyé en exil par la coalition royaliste européenne pour y vivre les 7 dernières années de sa vie, et y mourrir. Choisir pour l’exil du dangereux conquérant un lieu plus lointain, plus isolé, et plus austère aurait été difficile…..
Nous sommes donc très impatients de faire connaissance avec Ste-Hélène et ses 4000 habitants, un métissage de descendants d’esclaves, de soldats britanniques, de travailleurs chinois, indiens et de prisonniers boers, donnant aux visages la belle couleur café de la chanson de Gainsbourg.
L’île nous apparait sous les nuages, triste et sombre,
ses falaises de roche volcanique nous semblent une forteresse imprenable.
Des dauphins nous accompagnent, c’est toujours un grand bonheur de les voir nager entre les coques.
Quelques encablures avant d’arriver à Jamestown, nous appercevons les premières fortifications, bien intégrées dans la falaise.
Puis des bâtiments, comme un petit hameau accroché à la falaise.
Il s’agit en fait du premier poste de télécommunications, anciennement télégraphique, qui reliait l’île au continent africain. Les bâtiments ont été désertés bien sûr, mais c’est toujours de là que partent et arrivent les cables sous-marins qui relient le caillou au reste du monde, par téléphone, et par internet.
Dans la première baie, le port commercial, sa passerelle pour débarquer les passagers des paquebots, les entrepôts,
Puis enfin, Jamestown, qui sous ce ciel plombé nous apparait un peu lugubre. Il ne s’agit en fait que du quartier de « Half Tree Hollow », perché au-dessus de la ville, que surplombe le fort High Knoll, et dont toutes les maisons jouissent d’une belle vue mer.
AUSTERE, c’est le premier sentiment qui transparait.
Nous descendons à terre pour les formalités, longeons les bâtiments du port : sous de sinistres falaises grillagées,
beaucoup de bâtiments anciens, toujours en usage, mais modernisés, comme cette porte en bois dotée d’un loquet ancestral… et d’un digcode!! Voilà tout le paradoxe de Ste-Hélène : tradition, vestiges historiques, et modernité à la fois. Nous passons au bureau du port, puis aux douanes, enfin au poste de police pour l’immigration : nous sommes bien en territoire britannique, la photo de la Reine est dans tous les bureaux officiels! L’occasion de parler aux enfants de nos monarchies européennes encore en place et de disserter sur les différentes nuances entre monarchie, république, démocratie etc….Prélude à la riche histoire de l’île.
Nous passons sous le porche, longeons la piscine (dommage, elle est fermée pour travaux), traversons les jardins du chateau, fort bien entretenus.
C’est dimanche, les rues de Jameston sont désertes, et l’ambience un peu triste-il faut dire que nous passons par hasard devant le centre de réhabilitation de la prison….
Nous allons donc prendre un peu de hauteur et nous attaquer aux 699 marches de la Jacob’s Ladder.
L’ancien plan incliné desservait la garnison militaire de Ladder Hill située sur les hauteurs de la ville. Après un incendie, le plan incliné est devenu escalier.
Tous les ans, les habitants les plus sportifs s’affrontent pour battre le record de la montée des marches : pour le Jacob’s Ladder Challenge, le record est de moins de 7mn!
Nous mettrons 15mn sans nous presser…
Vue d’en haut, nous apercevons le port, le village est impressionnant, blotti au fond de la vallée, tel un village de montagne.
Jamestown est parait-il l’un des plus beaux exemples d’architecture géorgienne. Le bois est rare, car les chèvres importées sur l’île par la East India Company pour fournir les navires en viande fraiche au 17ème, ont décimé arbres et arbustes indigènes. Les maisons sont anciennes, en pierre, solides, et entretenues de génération en génération.
Wellington House
Nous prolongeons la balade vers le fort de Ladder Hill. L’essentiel des bâtiments est abandonné, mais tous ne tombent pas en ruines, et c’est aussi là qu’est installée la caserne des pompiers!
Certains des baraquement ont aussi l’air d’être habitées.
Un peu plus loin, des ruines, un cours de tennis abandonné, et des canons. La zone est en cours de réhabilitation pour en faire des équipements touristiques.
Et de l’autre côté de la vallée, un champ de panneaux solaires. L’électricité est encore très chère sur l’île.
Un peu plus haut, sur la colline, le quartier de « Half Tree Hollow », et en contrebas, les 22 corps-morts dédiés aux bateaux de plaisance repassage.
Un peu plus loin, le port et le mouillage réservé aux bateaux locaux
Après cette petite marche vivifiante, nous redescendons les marches et prenons le temps de repérer les bâtiments de la ville :
de gauche à droite : le port, puis les douves du chateau, dans lesquelles ont été aménagées la piscine , un stand de tir à l’arc, et des terrains de jeu pour les jeunes, puis le chateau, son chemin de ronde, et son jardin, et en contrebas, l’église, la prison, la police, le musée.
Au centre, la rue principale, qui coupe la vallée en deux, longée de bâtiments géorgiens. Se détachent en particulier, au-dessus de l’église, l’hotel Mantis, premier 4**** de l’île, qui vient d’ouvrir, et la maison Wellington, seule bâtisse brune et carrée, parms toutes ces maisons étroites aux murs de chaux et toits rouges.
Nous rentrons à bord via le service de « ferry », de petits caboteurs qui tournent toutes les heures dans le mouillage, pour emmener à terre ou déposer à leur bord pêcheurs et plaisanciers .
Il est en effet périlleux de débarquer avec son annexe ici, il n’y a surtout nulle part où l’amarrer. La houle atlantique brasse toute l’année le quai de débarquement, et il nous faut nous hisser à terre grâce à ces cordes à noeuds. Les enfants adorent jouer sérieusement pour une fois, les acrobates!!!
Lundi matin, direction le poste de police et les services d’immigration pour y terminer nos formalités. L’occasion de passer devant l’église, austère, avec son clocher en tôles de cuivre,
la (petite) prison.
Ici, la voiture la plus courante, c’est une Land Rover, couronne britannique oblige, et de préférence la Defender.
En ce lundi matin, la petite ville est animée, tout le monde va faire ses courses ou travailler, et s’arrête sur les trottoirs pour papoter. Les retraités squattent les nombreux bancs publics : je vois que ce petit pays a su conserver le précieux art de la conversation, à l’impromptu, dans la rue : tout le monde semble être capable de perdre 2 à 3mn (ou plus) de son temps pour papoter avec son voisin, sa vieille tante, ou même un inconnu.
En effet tout le monde nous salue, se salue : j’aime cette marque de politesse et d’humanité qu’on ne retrouve guère que dans les petites îles, les petits villages ou sur les sentiers de randonnée.
Aujourd’hui, le soleil est de sortie, j’en profite pour prendre en photos certaines des maisons les plus anciennes de la ville
Nous déjeunons d’un savoureux sandwich toasté à l’anglaise : croustillant et moelleux à souhaits, et prenons de l’internet chez « Anne’s place », haut lieu du nautisme de la ville depuis plusieurs décennies : c’est là , sur les hauteurs du jardin de chateau,
que les yachties se donnent rendez-vous pour y déjeuner, récupérer leurs emails, échanger livres et revues, récupérer le linge de la laverie etc..… Aujourd’hui, ce n’est plus Anne qui tient la boutique, mais Sally, et c’est toujours aussi sympa! Les gâteaux, en particulier, sont succulents : apple crumble, shortbread, blueberry pie, carrot cake, brownies, et d’irrésistibles guimauves à la noix de coco: tout est fait maison, et délicieux.
Certains équipements sont d’époque, comme ces interrupteurs de lumière que l’on actionne en tirant sur un bout : les enfants en raffolent! Amusant également, le lavabo encastré dans le muret.
En rentrant au bateau, nous passons devant le palais de justice, Aujourd’hui, la houle n’est pas trop forte, et nous méditons sur la force des vagues qui se jettent sur le quai chaque seconde;
Arthur est ébahi de voir le numéro sur la plaque d’immatriculation : n°7! Il y a en vérité plus de 5000 voitures sur l’île, pour environs 4000 habitants….Nous chercherons pendant tout le séjour la n°1, sans succès…. mais nous avons repéré la voiture du Gouverneur, ou plutôt de « Madame » le Gouverneur, une anglaise bien sûr, avec une plaque couronnée.
Ce matin à bord de Moby, il y a école, comme (presque) tous les matins, mais il y aussi matière à digression : Loïc a besoin de d’aide de petites mains (surtout de petits doigts fins et forts) pour réparer le moteur électrique des toilettes tribord. Arthur et Victor se dévouent et prennent sur leurs temps d’école pour aider leur papa. Quelques heures plus tard, hourra!, les toilettes fonctionnement de nouveau!! Dans n’importe quel port du monde, nous aurions passé commande d’un nouveau moteur, attendu 48h tout au plus, fait l’échange et jeté le vieux… Ici, rien de tout cela : un peu d’huile de coude, de jugeote, de ténacité, de petits doigts agiles, le tout pendant plusieurs heures, et le tour est joué! Une belle leçon encore une fois pour les enfants, et qui nous fait tous réaliser combien l’obsolescence programmée de nos appareils pourrit et pollue nos vies.
Pour fêter cela, nous tirons les rois! Puisque nous avons décidé de terminer notre tour du monde sans four-faute de réparateur et de pièces de rechange adéquates, je tente la cuisson dans la machine à pain. Après le pain de mie, les brioches, les cakes d’anniversaire, la galette des rois semble réussie.
IL faut dire que par chez nous, la galette des rois c’est un gateau breton et rien d’autre. Cette année, elle aura un petit air rectangulaire, la machine à pain ne permet pas d’autre forme. Dévorée en moins de 15mn, c’est un succès!
le roi et sa reine
Pour les gourmands voici ma recette, très simple, mais pour laquelle il faut impérativement respecter la texture du beurre : en pommade, c’est à dire mou, mais pas fondu :
Ingrédients :
§ 250 g de beurre en pommade (eh oui, il faut ça, une plaquette entière y passe!!!!)
§250 g de farine
§100 g de sucre fin
§ 4 jaunes d’oeufs : 3 pour le gâteau plus un jaune d’oeuf pour le glaçage
§ 1 mesure de rhum
§1 gousse de vanille ou d’extrait de vanille ou un sachet de sucre vanillé
Recette
§Battre le beurre et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et gonfle
§Ajouter le rhum, la vanille puis les 3 jaune d’oeufs un à un
§Verser dans un moule à manqué rond et haut
§Glacer avec le 4 ème jaune d’oeuf battu
§Décorer de croisillons avec la pointe du couteau
§Enfourner 40 mn à 180°
§Laisser refroidir. C’est encore meilleur le lendemain. Mais c’est très rare que l’on résiste à attendre autant….
En tout début d’après-midi, nous prenons l’annexe
et profitons du rayon de soleil pour aller plonger sur l’épave du Papanui ce vapeur transporteur de charbon qui, suite à une avarie en mer au large de Ste-Hélène, avait fait demi-tour, pour finalement s’échouer devant Jamestown. Tous les passagers avaient pu être évacués, et le bateau brula pendant plusieurs heures avec sa cargaison de charbon.
La visibilité est excellente, et le soleil au rendez-vous. Le site est immense, le bateau en lui même faisait plus de 100m de long. Nous distinguons bien ses différentes parties. Le pont,les cuves à charbon,
la proue
Un peu plus tard dans l’après-midi, nous filons explorer la côte en annexe
Nous laissons le mouillage de Jamestown dernière nous : nous avons repéré une petite anse accueillante, Lemon Valley, qu’il nous tarde d’explorer. Toute la côte de Sainte-Hélène est ponctuée par ces courtes vallées escarpées, où il est quasi impossible de débarquer : c’est pour ses qualités de forteresse naturelle que le lieu a été choisi pour y incarcérer Napoléon, que les Anglais, mortifiés, avaient déjà laissé s’échapper de l’île d’Elbe. L’homme, une fois libéré avait été rejoint par ses fidèles et une véritable armée, que les anglais et leur alliés des autres monarchies européennes devaient de nouveau combattre, jusqu’à la fatidique défaite de Waterloo. C’est suite à cette dernière bataille perdue que Napoléon se rend aux Anglais, qui décident de l’exiler à Sainte-Hélène. L’île était déjà lourdement fortifiée pour protéger les installations et les bateaux de la « East India Company » qui y faisant escale au retour des Indes, richement chargés de cargaisons exotique. Mais, en même temps que Napoléon dans l’Atlantique sud, pas loin de 2000 hommes furent envoyés. De nombreuses autres fortifications, bastions, canons et tour de guet furent érigées autour de l’île.
Ce qui a attiré notre oeil, c’est un petit ponton,
qui sera pratique pour débarquer, et une grotte servant de lieu de BBQ!
Le lieu est très fréquenté parait-il l’été et les week-ends.
Plus loin, nous longeons la plage et les fortifications, et apercevons un bâtiment : parfaitement restauré, l’ancien bâtiment servait de lieu de quarantaine pour les esclaves ; il est disponible à la location.
Nous remontons le sentier qui serpente au fond de la vallée, et nous arrêtons prendre le thé sur les hauteurs.
Au retour, nous remarquons des « souffleurs » à la côte. Ce sont des spray d’eau de mer, pulvérisés parfois plusieurs mètres au dessus de l’eau.
C’est la combinaison de la houle, des marées et de roches trouées qui crée cet amusant phénomène. Là, nous nous faisons copieusement asperger!
En fin de journée, les lumières sont sublimes
Nous avons la visite de James et Hannah, avec leurs 3 enfants.Croisés brièvement à Maurice, nous n’avions pas pris le temps de faire connaissance. Ils bouclent leur tour du monde à la voile en famille, puisqu’il sont partis il y 5 ans, de Ste-Hélène justement!! Ils sont de retour sur leur île depuis à peine un mois, et commencent une activité de services aux bateaux de passage.
Le lendemain, c’est une grosse journée d’excursion : nous avons réservé un guide qui va nous conduire tout autour de l’île, et en particulier sur les traces de Napoléon à Ste-Hélène. Harry est un ancien chauffeur de bus scolaire. Depuis sa retraite, il officie comme guide, et s’est fait une spécialité du récit historique. La visite commence au pavillon des « Briars » , anciennement propriété de la « sainte » famille Balcombe (« saint » et « sainte », c’est ainsi que se nomment les habitants de ST-hélène ;-)), et qui a hébergé Napoléon pendant quelques semaines à son arrivée le temps que son logement définitif de Longwood soit prêt : ce pavillon d’été n’était à l’époque une simple pièce dotée d’une terrasse, et il se dit que Napoléon y a vécu les plus agréables journées de sa détention.
The Briarsles jardins
Depuis, les Balcombe ont offert le pavillon à la France, qui co-gère le site avec l’office du tourisme de Ste-Hélène. Derrière cette pièce, on trouve les appartement des amiraux! C’est donc là que logent les personnalités françaises de passage à Ste-Hélène.
Nous avons droit à une visite guidée avec Magellan le guide officiel du site, et tout un groupe de chinois, venus passer la semaine à Ste-Hélène, et que nous croiserons régulièrement sur les sites d’intérêt. Voici donc l’intérieur de the Briars, une simple pièce, très lumineuse.
Il pleut, le temps est maussade, mais le jardin, superbe tout de même.
Nous quittons la vallée de The Briars, où s’est installé le consul de France, Mr Martineau, devenu LE spécialiste de l’époque napoléonienne à Ste-Hélène, et auteur de plusieurs ouvrages faisant autorité sur le sujet.
Puis nous voilà quelques kilomètres plus loin à Longwood, la demeure où Napoléon séjourna plus de 5 années. Le temps s’est encore dégradé, il pleut dans discontinuer, comme du temps de Napoléon, qui se plaignait du climat humide et sinistre de Ste-Hélène.
De l’extérieur, la maison ressemble étrangement à Créach’meur, notre maison en bretagne, un ancien sémaphore.
C’est sans doute le style militaire de l’époque qui veut ca.
La visite est fort interessante, on y découvre mille détails de la vie de l’empereur :
sa détestable relation avec Hudson Lowe, le général anglais en charge de sa captivité, qui refusait absolument d’appeler Napoléon « Empereur » , car Les anglais ont toujours refusé de le reconnaitre comme tel
la paranoïa maladive de Lowe ci qui craignait plus que tout une seconde évasion de Napoléon, qui rendit le séjour de Napoléon fort pénible
ses soucis de santé incessants : problèmes digestifs, maladies de peau, fièvres de malaria…. Il était à la fois très robuste, animé d’une volonté de fer, mais de santé finalement plutôt fragile.
Il a vécu à Longwood les 6 dernières années de sa vie, entouré d’une vingtaine de proches et de leur familles, fidèles et dévoués compagnons de route, prêtre, serviteurs….qui formaient comme une petite cour française. Ces hommes, femmes et leurs enfants étaient libre, eux, car c’est de leur propre gré qu’ils ont suivi Napoléon en exil, mais très surveillés;
1500 hommes ont été dépêchés sur l’île pour le garder : il n’était donc pas libre de ses mouvements : la moindre promenade était surveillée, chaque visite à l’extérieur de Longwood devait être négociée, préparée et sérieusement encadrée : elles furent assez rares d’ailleurs.
Dernière visite à thème : la tombe de Napoléon, dont la dépouille et le cercueil restèrent 20 ans sur le sol britannique, avant qu’elle ne soit rapatriée en grande pompe en 1840, pour reposer, selon sont souhait, à Paris, près des Français. Ses cendres sont aujourd’hui au Panthéon.
Il avait lui-même choisi le lieu de sa sépulture, le fond d’une petite vallée non loin de Longwood où il aimait à se promener. L’endroit est charmant… et très humide!! Normal, il pleut vous me direz. Mais la qualité de la mousse, épaisse, spongieuse, sur les bas-côtés nous fait penser que ce chemin reçoit fort peu les rayons du soleil…
Le site, particulièrement bien entretenu, est tout comme The Briars et Longwood, propriété des Domaines de France.
Ces visites à caractère historique nous font réviser (un peu) notre histoire de France, et nous pencher à tout le moins sur l’héritage laissé par Napoléon 1er : la Banque de France, le code Civil qui abolit les privilèges, les lycées d’état qui forment les élites, les préfets nommés à la tête de nouveaux départements et l’ordre de la Légion d’Honneur qui récompense les français méritants. Autant de réformes qui modernisent la France de l’époque.
Nous continuons nos visites sous la pluie…
Dernier stop de la journée : The Plantation, la résidence du Gouverneur, qui en l’occurence est en ce moment une femme. Elle est apparemment très aimée, et est particulièrement active dans la défense du droit des femmes, et l’aide aux nécessiteux.
Ici les gouverneurs, un peu comme nos préfets, sont nommés pour une courte période, 2 années, renouvelable.
Dans les jardins, des tortues offertes par les Seychelles se baladent en liberté.
Nous redescendons vers Jamestown , ou il fait très beau, alors que nous avons passé la journée sous la pluie dans les hauts… grrr, c’est un peu rageant, mais typique du climat saint.
L’état de chargement des batteries du bord nous le confirme, en bord de mer, c’était grand soleil!!
La visite du musée de Ste-Hélène nous confirmera que le climat est ici très lié au relief : les côtes sont sèches, arides et ensoleillées (type savane), puis plus on avance dans l’intérieur des terres, plus l’humidité et la couverture nuageuse augmentent, en gradients progressifs, jusqu’à atteindre dans les vallées boisées de l’intérieur de l’ile une hygrométrie parfaite pour les fougères, mousses et lichens qui ne voient jamais le soleil.
aridité de la roche volcanique sur les côtesfleurs tropicales près du littoralsavane côtièrevertes valléessous-bois moussus
Le RMS (Royal mail Service) Ste Helena est arrivé la veille, c’est l’avant dernière rotation du célèbre navire affrété par la couronne britannique pour la dessertes des île Ste Hélène et Ascension.
En opération depuis les années 80, il est aujourd’hui mis en vente car l’aéroport de Ste-Hélène est enfin opérationnel! Cela fait 70 ans que les « Saints » attendent leur aéroport. Ascension, la petite voisine, qui n’est peuplée que de 900 personnes, et encore, tous travailleurs sous contrats (pas de famille ni d’enfants là-bas) en est équipée depuis … 1942!
L’histoire de l’aéroport de Ste-Hélène, c’est un peu celle de Notre Dame des Landes : à l’exception notable de son volet écologique, et de son dénouement, puisqu’il est opérationnel depuis octobre dernier. Les lenteurs administratives, ajoutées aux tergiversation sur le choix technique de l’emplacement, à un coût pharamineux (plus de 300 millions d’euros) et de réelles contraintes météorologiques sont la raison de ces retards. Ajoutons à cela la crise financière de 2008 et les alternances politiques des décisionnaires, et on obtient pas moins de 70 ans d’attente pour obtenir l‘équipement tant attendu. Sans doute un record mondial…
Alors, depuis octobre 2017, une desserte hebdomadaire depuis Johannesburg sort Ste-Hélène de son isolement.
La moitié du traffic est ilien : des familles, des étudiants, des travailleurs, des malades partent vers l’Afrique du Sud et continuent le plus souvent vers Londres. L’autre moitié, c’est le tourisme qui l’apporte : 20 à 30 passagers par semaine.
Car l’île à beaucoup à offrir : son isolement la rend attractive bien sûr, mais aussi son cadre de vie, son passé historique, sa faune (requins baleines, raies, dauphins, oiseaux endémiques), sa flore, sa géologie/géographie unique sont des atouts. Randonnée, VTT, plongée attireront les touristes, tout autant que le .
Notre ferry n’est que dans 30 mn, nous nous offrons une pause café-gateaux à l’hôtel du Consulat. Là encore, les pâtisseries à l’anglaise sont délicieuses et joliment présentées : carrot cake, cupcakes au gingembre, muffins triple chocolat, victorian sponge cake, lemon meringue pie….
Le lendemain, c’est jeudi, jour de livraison de fruits et légumes par les maraichers locaux, nous partons à terre faire les courses. Les différentes supérettes de Jamestown sont livrées une fois par semaine par les petits producteurs : il vaut mieux y aller tôt pour être bien servis. Comme souvent dans les petites iles, chaque commerçant a ses produits, phares, et je trouverai mon bonheur un peu partout :
à la coopérative, des fruits et légumes originaux : physalis, calamanci (mini mandarines), fèves, courges butternut
chez First, des légumes locaux : carottes, choux-fleurs, chou vert, brocolis, patate douce, igname
chez Queen Mary, les fruits d’importation (pommes et oranges à jus)
Chez Thorpe l’excellente viande locale : filet de porc, steak de boeuf, cotes d’agneau, et le pain de la boulangerie Solomon.
chez Tinkers, le beurre, importé congelé, au prix prohibitif de 14€ le kilo….GLOUPS. Mais il est difficile pour nos petits bretons de s’en passer.
A noter chez Queen Mary le tableau d’affichage indiquant les produits en stock, non montrés en rayon : cela va des matelas, aux tables de jardin, en passant par des extincteurs, des WC, de la chaine de mouillage…
Heureusement, il existe un système original de « consigne » informelle : derrière les caisses, des étagères permettent de déposer ses provisions, une fois les courses payées, et d’aller les continuer ailleurs…. Comme la rue est en pente, en redescendant, on récupère à droite à gauche tout ses sacs…
Notre prochaine traversée est d’une dizaine de jours, il nous faut donc un avitaillement conséquent et je suis ravie de ce que j’ai pu trouver dans les magasins, bien meilleur que ce à quoi je m’attendais : les légumes ont le même goût savoureux que le panier de légumes bio de Nicolas, mon maraicher en Bretagne. C’est en effet l’un des aléas du voyage : on se nourrit de ce que l’on trouve, et on fait ses courses au plus pratique et au plus proche pour l’embarquement des vivres, car il est rare que nous ayons un véhicule…
Alors, les fruits et légumes ne sont le plus souvent ni bio, ni du marché.
Mais la grande surprise de ce voyage et de voir que la qualité moyenne des produits est excellente, l’essentiel de ce qui est vendu est produit localement, et cette tendance va en s’accentuent, au profit de la qualité, du goût, et de la baisse des prix!
Seule exception au tableau : l’île de Cocos (Keeling) dans l’Océan Indien, qui importe par avion 100% de sa consommation d’Australie : une aberration. D’autant que l‘on sait aujourd’hui, grâce aux progrès de la permaculture, que la production de légumes est possible même sur des atolls de sable sous les tropiques.
A Sainte-Hélène, la viande est locale, et les infrastructures sont dimensionnées : l’abattoir traite une dizaine de bêtes par semaine. Seule ombre au tableau : pas de lait frais local, pour des raisons de réglementation : les anglais imposent le lait UHT! Grrrr. Pas de bon lait de vache fermier, ni de beurre, ni de fromage local.
Mais globalement, ce petit territoire de 4000 âmes est assez exemplaire du point de vue de l’autosuffisance.
De retour au bateau, nous longeons comme d’habitude le quai, qui en ce moment grouille d’opérations de déchargement du RMS St-Helena.
Le port du casque est donc obligatoire sur les derniers 200m du quai.
Vendredi matin, nous allons tous les 5 au poste de Police faire nos formalités de départ, puis en profitons pour faire un tour au musée voisin.
Il est tout petit, mais passionnant de toute la richesse historique et stratégique de cette île. Les enfants sont emballés, et se passionnent pour toutes les vitrines, il est vrai très bien faites et richement illustrées d’objets du quotidien, maquettes, uniformes….
Un premier pôle traite des bateaux qui ont relié l’île au continent Africain et à son territoire de rattachement, la Grande Bretagne.
Une succession de caravelles, brigantines, frégates, goélettes… puis de navires modernes.
Celle aussi des nombreux naufrages autour de l’île, qui font la joie des plongeurs, comme ici la photo du Papanui, épave sur laquelle nous avons plongé. .
On y découvre ausssi le destin du bois d’ébène local, que l’on croyait disparu, puis retrouvé par deux botanistes dans les années 80 sur les falaises abruptes, dont on a recommencé l’introduction par boutures dans plusieurs endroits de l‘île.
Moins chanceux, le perce-oreille géant, disparu dans les années 60, et dont on déplore le pillage par des botanistes Belges…
On découvre aussi le profil sous-marin de l’île, cone volcanique émergent
L’uniforme d’apparat du gouverneur et son impressionnant chapeau de plumes blanches!!
Le coffre d’écriture de la Reine Victoria : c’est là qu’elle stockait ses livres, journaux intimes, etc…
En haut, Anna apprend à se servir des pavillons comme signaux.
Un peu plus loin, des déguisements sont à disposition de petits et des grands! Marin ou pompier?
On en apprend aussi un peu plus sur les moyens de subsistance des iliens tout au long des siècles : produire fruits et légumes, et les vendre aux navires de passage est une longue tradition.
Pour les femmes, au siècle dernier, c’était la broderie, pour les hommes, les filatures de lin, grâce aux plantes importées de Nouvelle Zélande.
En sortant du musée, nous assistons au départ du RMS St Helena, qui part ravitailler Ascension, autre île de la couronne Britannique. A son bord, une centaine de travailleurs, dans les telecom essentiellement et les services, car Ascension est une des bases importantes de télécommunication de la Nasa. Il n’y a pas de village, seulement des employés sous contrat.
A bord également quelques dizaines de touristes qui voyagent par cargo, original, quand on a du temps!
Nous partons aussi explorer le sentier côtier nord, qui mène à l’ancien poste de télécommunication de l’île : c’est là qu’était installé le premier poste de télégraphie, dont le cable relie encore l’île à l’Afrique du Sud.
Le site est intéressant. Nous découvrons un vrai petit village, avec un joli plant de coton
la bogue du cotonla fibre de coton, que les enfants commencent à filerla fleur de coton, aux douces pétales
plus une garnison,
des bunkers,
des canons, des bureaux, un poste de commandement
et la vue sur la ville et le port de Jamestown méritent les 20mn de grimpette!
Nous déjeunons une dernière fois chez Anne’Place, envoyons nos derniers emails, postons les dernières cartes postales aux copains de l’école.
Pendant que Loïc rentre au bateau avec les enfants préparer Moby pour le départ, je m’offre une petite escapade d’une heure le long du ruisseau qui traverse la ville. Cette promenade, dite « the Run », est originale, le long des berges citadines, entre potager,
jardins,
terrasses de maison….
En fin d’après-midi, nous appareillons pour le Brésil.
Bye-bye St-Hélène, qui fut une escale totalement unique sur notre parcours, loin des images des cartes postales d’eaux turquoises et de sables blancs, mais très attachante!
Nous arrivons en vue de l’île de la Réunion en fin de matinée, après une journée et 2 nuits en mer. L’île est coiffée de son habituel petit nuage, aussi n’apercevons-nous pas ses hautes montagnes : et pourtant elle culmine avec son Piton des neiges à plus de 3071m!
Laetitia me prête son guide de randonnées :Nos deux vacanciers vont partir en amoureux 3 jours faire le tour du cirque de Mafate, en dormant le soir dans des gites et chambres d’hôtes. De notre côté, nous n’avons encore rien organisé, et attendons de savoir où nous pourrons laisser le bateau quelques jours.
Il nous tarde de faire découvrir cette belle ile tropicale et montagnarde aux enfants. Ils ont pris goût aux randonnées depuis que nous sommes partis en grand voyage, et je sens que nous allons nous régaler sur ce magnifique terrain jeu. Il y a une quinzaine d’année, Loïc et moi avions effectué le tour des cirques de Salarie, Mafate et Cilaos à pied, en terminant par le Piton des Neiges : une randonnée de 6 jours et de 5 nuits en gite. Nous en gardons un magnifique souvenir, de paysages, de végétation variée, tropicale et montagnarde, d’une île accueillante à la gastronomie unique, mélange de cuisines créole, chinoise, indiennes, tropicale et française.
En mer, nous longeons des ouvrages d’art impressionnants : la nouvelle route du littoral, en construction, est posée sur des piliers ancrés dans la mer.
Nous arrivons pour les formalités au Port des Galets, seule » marina » de l’île, qui dispose par ailleurs de petits ports. L’inconvénient est que Port des Galets est isolé, et offre peu de service. Nous espérons n’y rester que le temps des formalités, qui ne peuvent se faire que demain matin.
Le soleil se couche sur les remparts de île, et nous nous réjouissons d’une bonne nuit de sommeil au quai.
Le lendemain, une fois les gendarmes et douaniers passés, nous appareillons pour St-Pierre, seconde ville du pays, offrant un petit port animé et touristique. Nous n’avons pas de place réservée-il n’y en a d’ailleurs pas pour les catamarans comme le notre, mais nous voulons tout de même tenter notre chance. Nous savons que l’un des catas qui y réside à l’année, Moukataï est à l’île Maurice, (nous y avions rencontré ses propriétaires à Grand Baie, Nicole et Jean-Louis) et pensons lui emprunter sa place….. Alors, HOP, une Bourbon bien fraiche à midi, et nous appareillons, sans avoir encore mis pied à terre.
La côte défile, changeante, les ponts, tunnels et viaducs sont impressionnants pas leur variété et leur quantité! Nous longeons St-Paul, Boucan-Canot,où nous retrouvons sans peine la maison où habitaient nos amis Philippe et Valérie lors de leurs séjour de 3 ans à la Réunion. A l’époque, ils avaient accès à la plage et à un chouette spot de surf.
Plus loin, la petite ville balnéaire de St-Gilles,
Depuis, la « crise requin » est passée par là, et les plages non protégées par un lagon sont désertes. Certains spots de surf restent tout de même fréquentés, mais l’île se tourne résolument vers la terre et les montagnes.
A juste titre ailleurs, car ses terres sont fascinantes, d’une grande diversité, et accessibles à tous les niveaux : balades familiales, randonnées de plusieurs jours avec nuits en gite, crapahute sportive au volcan, trail et ultra-trail avec le Grand Raid (plus connu sous le nom de Diagonale des Fous ).
Sous le pont, l’opération « otage de fils est en cours ». Rappelez-vous, dans l’épisode 1-Mascareignes, Anna s’ouvrait le menton à Grand Baie! Anna a préféré que cela soit maman qui les retire (pour moi c’est une première!), plutôt que d’attendre ce soir de voir une infirmière. Opération laborieuse, car il y a de l’appréhension de part et d’autre-Heureusement que j’ai pu réviser mon tutoriel YOUTUBE! 8 fils à enlever, plein de croute, ca n’est pas si facile que ça, d’autant qu’il y a un peu de houle. Mais Anna est bien courageuse, se tient tranquille, et Laetitia, sa marraine, coache, rassure, et lui tient les mains. En 20 mn c’est fini, voilà un menton tout neuf, qui va pouvoir aller barboter dans l’eau du lagon.
Une vraie cicatrice de piratesse!
Les filles se relaxent à l’avant : séance de manucure-pédicure : nos pieds le méritent bien d’autant qu’ils vont souffrir très bientôt dans les chaussures de randonnées!
Plus loin sur la côte, les vestiges de coulées de lave anciennes déversées dans la mer, créant des « souffleurs », trous par lesquels s’engouffre la houle qui vaporise et canalise l’eau en hauteur.
Puis l’étang du Gol, et ses plages de sable noir.
Nous arrivons enfin en vue de St-Pierre.
Arnaud est ému : c’est ici qu’il a vécu une partie de son enfance, sur les hauteurs de St-Pierre, à la ville du Tampon. C’est la première fois qu’il revient à la Réunion depuis, l’occasion de vacances en forme de « pèlerinage ».
St-Pierre, avec sa plage, très fréquentée en ce beau dimanche,
son minaret, sa pagode chinoise, ses églises
ce qui augure de la diversité des cultures réunionnaises.
Quelques surfeurs sont à l’eau, bravant les interdits préfectoraux.
Une vedette SNSM nous salue : elle quitte le Port où se déroule les festivités des 50 ans de la station de sauvetage.
Nous nous faufilons dans le port, la passe est étroite, mais aisément praticable aujourd’hui : par plus de 2m de houle, s’abstenir! Nous prenons la place de Moukataï, et descendons à terre fêter notre arrivée.Chaque arrivée est un plaisir, celui de la découverte d’un nouveau lieu, vierge d’habitudes : ce sont des sensations d’autant plus délicieuses à savourer que ça n’arrive qu’une fois!.
C’est dimanche, il y a du monde sur la plage de St-Pierre.
La fête de la SNSM est terminée.
Un nouveau bas à cocktail a ouvert il y a quelques jours, sur un ponton flottant : allons l’essayer!
Le lendemain matin, Arnaud a fait le tour les boulangerie et vous rapporte ce qu’il y a de meilleur!
Puis les amoureux partent pour une virée de 48h : d’abord au Tampon : Il y retrouve son ancienne maison,son école, son collège!
Puis ils partent direction Grand Bassin, pour 24h de plein air : on atteint le lac et ses cascades en descendant au fond d’une vallée très encaissée. En 2h de marche, les voilà « dans les hauts » de la Réunion, isolés, et dormant chez l’habitant. Au réveil, le village est charmant, très fleuri, et la cascade ruisselante toujours aussi pleine de charme. Les habitants sont ravitaillés par les airs, ou par une tyrolienne qui livre les courses.
La remontée, très raide de 2h est éprouvante, mais ca valait le détour!
Ensuite, ils ont prévu 3 jours de randonnées dans le cirque de Mafate. Nous les rejoindrons pour 24h à Cilaos, leur point de départ.
Entre temps, nous avons exploré rapidement St-Pierre, abattu un peu d’école, rangé et nettoyé Moby, loué une voiture pour 10 jours, préparé les sacs à dos, fait quelques courses pour compléter notre équipement de randonnée au Décathlon de St-Pierre, et c’est parti!
Nous rejoignons ce soir Arnaud et Laetitia à Cilaos, village d’altitude perché à plus de 1200m dans le cirque éponyme,
La route de Cilaos, dite « aux 400 virages » (pour 32km) est une vraie route de montagne, escarpée, étroite, sinueuse que je négocie parfois péniblement avec la pesante berline manuelle et sous-motorisée que j’ai pu trouver à louer- en pleines vacances scolaires, c’était la pénurie. Alors je compose et grimpe l’essentiel en première!
Nous retrouvons nos amis avec plaisir et passons une soirée fort dépaysante à l’hôtel des Neiges de Cilaos, dans des chambres lambrissées, couettes chaudes, ambiance montagnarde garantie, avec feu de bois et rhum arrangé. En 2 heures de route, nous sommes transportés des langueurs du littoral tropical dans un autre monde, celui de la haute montagne.
Le matin, après un vrai petit dèj d’hôtel bien roboratif, nous nous scindons en 2 groupes : Arnaud, Laeti, Loïc, Arthur et Victor partent les premiers, et traversent Cilaos pour rallier le col du Taïbit, une marche ambitieuse de 7h. Anna et moi les rejoindrons d’ici 2-3h un peu plus haut en passant par la route. Nous profitons de la piscine de l’hôtel et flanons dans le village. Ils verrons une belle cascade à Bras-Rouge.
Nous les rejoignons à Ilet Bleu, et c’est parti pour l’ascension du Taïbit!
Nous faisons un premier stop à îlet des Salazes, près d‘une charmante tisanerie. Un petit cheminement à travers les plantes explique leurs cultures. Nous pic-niquons, nous abreuvons,
observons un petit Tenrec
et repartons vers les hauts! Le chemin est très fleuri, et tapissé de fraises des bois. Nous traversons une allée de Tamarins de hauts, ces arbres endémiques de la Réunion, souvent vêtus de lichens,et à l’acore si spécifique : spongieuse et molle, un peu comme du liège.
Voilà Cilaos au fond!
le paysage change, arbres nus et lichens donnent un air lugubre aux lieux…
Les garçons ont pris de l’avance, et sont déjà en haut, après 5 heures de marche, bravo!
Anna peine un peu plus bas, nous faisons demi-tour à 20mn du but : il est déjà 15h, les nuages ont gagné les hauts, la nuit tombe dans 3h, et il nous faudra au moins 2h pour redescendre jusqu’à la voiture. Je pense aussi à l’heure de route en voiture jusqu’au littoral, et mes 400 virages que je préfèrerais négocier de jour.
Pendant que nous rebroussons chemin, Arnaud et Laeti franchissent le col du Taïbit et descendent vers Mafate, direction le village de Marla qu’ils atteindront dans une heure. Ils vont rester encore 48h dans ce havre de pays qu’est le cirque de Mafate, accessible seulement à pied, 6h de marche au minimum…. Le beau temps les cueille le lendemain et leur permet d’explorer le cirque sous son meilleur jour.
Les cascades et chutes des 3 ruches, près de la Rivière des galets.
Puis le village de La Nouvelle,
De retour au port de St-Pierre, nous explorons le littoral : la plage, est très fréquentée, même en semaine, comme ce matin avec les collégiens qui prennent un cours de natation. La plage est bordée un sentier piéton fort agréable, ombragé,
et semé de nombreuses petites chopes où l’on mange bien pour pas très cher : ce que l’on préfère, ce sont les dim-sum, ces bevapeurs chinois au porc ou au poulet.
Et en dessert, le merveilleux glacier italien Amarino propose ces créations en forme de fleurs, aux sorbets d’une intensité, hmmmm.
Dans l’après-midi, nous faisons route vers St-Joseph à l’Est, et remontons le lit de la Rivière Langevin, cours d’eau connu pour ses cascades, et fréquenté par les amateurs de canyoning : finalement nous arrêtons à Grand galet, plutôt qu’à Trou Noir, tout aussi joli mais plus facile d’accès. Peu tentés par la baignade, car elle est très fraiche, nous passons quelques minutes à savourer le cadre enchanteur, nous explorons les berges, les enfants lancent des feuilles et suivent leur parcours dans les chutes.
Ce soir, tout le monde savoure notre création dessert « trilogie des mascareignes » :
un volcan de chantilly d’Ysigny à la vanille de Madagascar, saupoudré de muscovado brun de l’île Maurice, et agrémenté de fraise de la Réunion.
Ce soir, Arnaud et Laetitia passent la nuit à la Nouvelle dans un ravissant gite en peine nature, cernés par les chèvres, et repartent le lendemain matin par où ils sont arrivés, via le col du Taïbit puis Cilaos. En chemin, ils quittent La Nouvelle sous un ciel toujours aussi bleu, et empruntent le sentier de la la plaine des tamarins, tellement emblématique de la Réunion et font un détour par la passerelle Ethève pour se rafraîchir.
En nous réveillant ce matin sur Moby, nous avions le même ciel bien bleu, parfaitement dégagé, avec une vue imprenable sur les remparts du Dimitile et le Piton des Neiges.
L’école a repris ce matin sur Moby, intensément, mais pour une courte durée, car demain c’est le grand jour, nous marchons au volcan.
Le Piton de la Fournaise est un des volcans les plus actifs de la planète, il « éructe » 3 à 4 fois par ans, de la lave uniquement, effusive, fluide, et donc sans danger.
Il faut se lever très tôt pour être sûr d’avoir une belle vue, et pour gagner du temps, nous dormons dans les hauts, à la Plaine des Caffres, rejoints par Arnaud et Laetitia qui ont quitté Cilaos en début d’après-midi .
Nos chalets de bois surplombent un haras, le cadre est bucolique à souhait,
et les grillades de viande locale proposées par le chef délicieuses.
Au coucher du soleil, la lune fait son apparition, elle est pleine ce soir, et nous accompagnera demain matin, car le réveil sera matinal…..
le réveil sonne à 4h45; à 5h30 nous sommes en route, c’est parti pour la plaine des sables… Incroyable, il fait déjà jour!
à 6h, nous sommes arrivés à la plaine des sables, l’antichambre du Volcan.Le paysage est lunaire; c’est vraiment spectaculaire.
Nous en profitons pour faire un rapide stop petit-dèj; et c’est reparti pour 30mn de route en lacet et de grandes étendues de sable noir.
à 6h30, nous sommes au parking du pas de Bellecombe, qui surplombe du haut de ses remparts de 150m, l’enclos Fouqué, nom de la caldeira en forme de fer à cheval que nous observons.
Nous partons pour le cratère Dolomieu, une randonnée de 6 heures, 11km et « seulement « 530m de dénivelé, mais sur un terrain particulièrement difficile de lave, scories, fissures, qui mettront nos genoux et chevilles à rude épreuve.
La marche commence par une descente de150m en escalier le long des remparts de l’enclos Fouqué.
en face de nous, le cratère Dolomieu, qui culmine à 2522m.
et en contrebas, le Formica Léo, un petit cone strombolien de couleur ocre.
Nous voilà debout sur le formica Léo!Pas facile car ses pentes sont composées de ratons, de la lave en scories.
Mais nous n’en sommes qu’au début de la marche.
Nous observons de la lave « cordée »
Puis nous arrivons à la Chapelle Rosemont, sort de grotte naturelle formée lors d’un dégazage
Délicate attention, un message gravé en créole dans la pierre : « c’est fait pour prier, pas pour pisser »
Nous sommes en effet stupéfaits de voir le nombre de morceaux de papier par terre, tout au long de la rando, de marcheurs qui laissent leurs déchets derrière eux.
De la lave en graton
Nous observons émerveillés toutes sortes de laves aux couleurs, textures toutes différentes.
Les nuages commencent arriver dans l’enclos, il faut nous dépêcher.
Nous augmentons le pas et nous séparons en 2 groupes : les plus rapides, Victor et Arnaud en tête, suivis de Loïc, Laetitia et Arthur, puis Anna et moi derrière.
un petit tunnel de lave effondré.Et voilà, après 3 bonnes heures d’effort, nous arrivons au sommet,
devant le cratère,
C’est grandiose de voir ce trou vivant, de fumerolles au fond, gigantesque cone effondré, en 2007, lors de la dernière grosse éruption. A chaque évènement éruption, le paysage volcanique change : un nouveau piton se forme, un autre s’effondre une fois sa chambre magmatique vide, formant ces immenses cratères ou caldeiras. On se sent tout petit….
C’est un bonheur simple mais intense que de comptempler un paysage gagné à la force des mollets.
9h30, c’est l’heure de la pause déjeuner-eh oui, le petit dèj est déjà 3h30 derrière nous!
le temps se voile, les nuages vont, viennent et disparaissent comme ils sont apparus.
Puis soudain ca se bouche complètement,
le temps se refroidit vite, il pleut, et nous décidons de rentrer, après avoir passé une bonne demi-heure au sommet.
Nous y sommes après 2 heures, de retour dans l’enclos Fouqué, en bas du pas de Bellecombe.La fatigue, l’inattention me font trébucher, je chute, me rape le genou et me tors la cheville : c’est une entorse.La douleur est forte, mais sourde, je nous bénis d’avoir eu l’idée d’acheter des batons de marche; avec 2 batons, je vais pouvoir rentrer sans difficultés.
Le café que nous prenons au refuge est savouré. Nous prenons la route :
1h à travers le paysage lunaire de la plaine des sables,et du cratère Commerson,
puis encore une heure de petite route pour descendre jusqu’au littoral. A l’arrière, tout le monde dort, heureux de sa journée. Nous avons été gâtés par le temps, qui nous a permis de marcher sous le soleil les 3/4 du temps, et de profiter de la vue au sommet.
Arnaud et Laetitia repartent demain pour la France.
Nicole et Jean-Louis, du catamaran Moukataï viennent saluer Arnaud, qu’ils ont connu enfant, à la Réunion, car ils étaient amis avec les parents d’Arnaud : que le monde est petit!
Comme beaucoup de réunionnais en ce dimanche midi ensoleillé, nous déjeunons de bouchons, piments farcis, samoussas….. et partons à la plage faire un petit snorkeling et nous dorer au soleil. Après quelques journées de marche intense, c’est bien mérité!
Nous amenons Arnaud et Laetitia au car qui les emportera vers St-Denis, l’aéroport : ils s’envolent pour Paris ce soir.
Ils vont nous manquer!
Mais notre séjours réunionnais ne s’arrête pas là. Nous sommes en attente d’une bonne fenêtre météo qui nous permettra de traverser le reste de l’Océan indien jusqu’en Afrique du sud. Les quelques jours à venir ne présentent pas de bonne opportunité, mais nous sommes très contents de prolonger notre séjour. Nous sommes bien installés à St-Pierre, continuons à profiter de la ville
l’hôtel de villele parc de l’hôtel de villecase créoleles jeux de plage
et de la gastronomie locale : je copie la recette du thon au combava, goûté à Cilaos, accompagné d’achards, dont j’ai fait une grande provision!
Citron confit/piment,
ti-jac, ananas/piment,
légumes variés,
piment vert/combava,
mangue/piment rouge
Nous avons encore quelque envies de randonnées. Le piton des Neiges semble fastidieux pour les enfants, et nécessiterait une nuit en refuge. Nous opterons pour une autre marche, un petit peu moins exigeante mais au point de vue encore plus spectaculaire que celui du Piton des Neiges : le Grand Bénare. C’est le second plus haut sommet de l’île après le Piton des Neiges : ce rempart surplombe d’un côté le Cirque de Cilaos, et de l’autre celui de Mafate, reliés par le Col du Taïbit.
Nous scrutons la météo, car il faut impérativement une matinée sans nuage pour profiter de la vue, le long du « Grand Bord » qui surplombe Mafate, et compose les 3/4 de ce difficile parcours.
le Grand Benare, en arrière plan
Ca sera le mercredi 8 novembre. Nous mettons le réveil à 3h45. Nous sommes en route à 4h30, partis pour 2 bonnes heures de route…. sans embouteillage heureusement! Après un stop essence/café, encore quelques centaines de virages…. nous arrivons au Maïdo, point de départ de la marche. A 7h, nous nous mettons en marche, en 2 groupes : les garçons partent devant, direction le Grand Benare. Anna et moi qui sommes plus lentes (mon entorse ne m’empêche pas de marcher, mais je reste prudente…) n’irons pas jusqu’au sommet, mais allons profiter de la vue le long du grand bord qui est un sentier accidenté et difficile, et redescendrons par la Glacière via le chemin forestier, réputé plus facile.
Le ciel est limpide, quelle joie, c’est une belle journée, nous ne regrettons pas de nous être levés si tôt.
J’apprécie de marcher à notre rythme toutes les deux. Nous commençons par un stop p’tit dej, avec vue sur Mafate. C’est grandiose.
On distingue parfaitement les différents ilets, ces petits villages d’altitude, posés comme des ilots dans les cirques.
Nous savourons notre thé.
Devant nous l’îlet de la Nouvelle, au fond, celui de Marla et la Rivière des Galets
en contrebas, celui de Roche Plate, et à gauche Cayenne
Un peu de lecture pour Anna
Le village de Marla.
Le sentier est parfois très escarpé, nous sommes prudentes et prenons notre temps : il ne s’agirait pas de se fouler la seconde cheville! Avec Anna, nous faisons des pauses de 3-4mn pas plus toutes les 20 à 30 mn : pour boire, manger un petit morceau. Plus les pauses-photo! Encore 1h40 jusqu’au Grand Benare,
Nous bifurquons vers la Glacière, et rejoignons vite le sentier forestier. Nous visitons les lieux :
des cavités ont été creusées dans la roche, pour y conserver de la glace. Cette glace formée dans les bassins proches de là étaient stockée dans ces puits, puis transportée à dos d’homme pendant 60 km! Tout cela pour que la propriétaire puisse servir des sorbets à ses invités….
Pendant ce temps, les garçons ont fait vite, ils grimpent comme des cabris, et sont en haut du Grand Bénare!
La vue là-haut est spectaculaire : ils sont à l’aplomb du col du Taïbit, qu’ils ont franchi la semaine précédente.
A gauche, le Cirque de Mafate, et à droite, celui de Cilaos.
Ils redescendent comme nous, par la Glacière, et nous les retrouvons au parking du Maïdo vers 13h, après une marche de 6h, aux panoramas à couper le souffle.
La récompense : un stop au refuge du Maïdo, pour un petit café « péï » à la vanille, assorti d’un cake au géranium-une tuerie, spécialité familiale dont le patron ne voudra pas me dévoiler la recette….
Nous rentrons au bateau avec des kilomètres plein les gambettes et de belle images plein la tête. Arthur est super fier d’avoir gravi le second plus haut sommet de l’île, et surtout le point depuis lequel on a sans doute le plus beau panorama!
De retour sur Moby, nous découvrons le lendemain toute une équipe de BTP au travail, qui construit des ralentisseurs sur l’esplanade du port. Cela atténuera nous l’espérons les rodéos nocturnes de voitures et de motos… Les nuits à St-Pierre sont parfois agitées, rien de très méchant, mais c’est festif, bruyant, et parfois sans-gène. En journée Moby fait un peu l’attraction : en effet très rares sont les bateaux de grand voyage à s’arrêter à St-Pierre, deux à trois par an tout au plus, alors on nous pose beaucoup de questions, on nous regarde : c’est parfois un peu déroutant de se voir interpellés, mais les échanges sont toujours sympathiques!
C’est d’ailleurs ainsi que nous rencontrons les sympathiques Daniel et An-So, jeunes retraités réunionnais qui auront la chance de bientôt partir en transat sur le tout nouvel Outremer 51 d’un de leurs amis! Nous sympathisons, et nous rendons mutuellement service : ils nous feront du « bateau-sitting » lors de notre escapade au volcan, en dormant à bord, et nous leur donnerons en échange pas mal d’infos et de conseils pour leur transat, ainsi que quelques centaines de films, livres, et BD numérisés qui leur tiendront compagnie pendant leur traversée!
Nous rendons la voiture de location dans 2 jours, et commençons à préparer notre départ pour l’Afrique du Sud. La dernière balade sera pour nous en bord de mer, à St-Philippe, connu pour son littoral basaltique et ses sentiers de randonnée côtiers.
Le littoral est étonnant, à la fois minérale et végétal, avec cette foret de vacoas qui a pris racine dans la lave.
Comme partout ailleurs, la baignade est interdite
les coulées sur lesquelles nos marchons ont 3 siècles.
Tout comme ces orgues basaltiques
mais les coulées que nos allons rencontrer plus haut ont seulement 30 ans, et sont exceptionnelles!
Tout a commencé par une éruption « classique », dans l’enclos du Piton de la Fournaise, à une altitude de 2000 m environ
puis par une seconde, hors de l’enclos, altitude 1000m, donc beaucoup plus bas, au Piton Takamaka.
Puis du jamais vu : de la lave sortant des entrailles de la terre à une altitude de 30m au-dessus de la mer seulement!
Les coulées vont jusqu’à la mer, et coulent pendant 5 jours : la Réunion grandit de 50 ha!
Voilà les fameuses coulées! Elles forment un fleuve de lave ; Il faut les imaginer rougeoyantes!
La coulée forme une petite vallée. Depuis, la végétation a pris place, comme ces bébés filaos.
cascades de lave,
fissures,
grottes, tunnels, la lave prend des formes très variées
Qui saura être le plus créatifs avec ce morceau de lave triangulaire?
Il est temps de rentrer de cette balade fort instructive. Nous avons pris beaucoup de données sur le volcanisme pendant ce séjours réunionnais. Quelle chance de pouvoir côtoyer de près un volcan aussi actif!
Le lendemain, samedi, c’est jour de marché à St-Pierre, un des plus beaux de l’île parait-il. En effet, nous sommes éblouis de couleurs, de saveurs, d’odeurs. Herbes fraiches, tisanes, salades préparées, achards frais-qu’on appelle ici rougail, ou en conserve (ici de la papaye rapée pour des salades ou rougails) Il y a aussi tous les fruits et légumes tropicaux bien sûr, des mangues, du palmiste, mais je suis surprise de retrouver des fraises délicieuses, des artichauts, du fenouil, produits typiquement de pays tempéré.
L’altitude à la Réunion permet tous les climats, tous les terroirs, et nous rencontrons des petits producteurs soucieux de leurs produits, le tout très bon marché étant donné la qualité.
Ici du jus de cane fraichement pressé à la demande, un peu plus loin des rôtisseurs de porc,proposant cette spécialité sino-réunionnaise délicieuse : les sarcines, sorte de longe de porc laquée, sucrée-salé et tellement fondante.
Ce marché est un régal des yeux et du palais!
De retour, le plein de vitamines est fait en vue de notre prochaine traversée, qui ne devrait pas durer plus de 7 ou 8 jours.
Le week-end se passe tranquillement sur Moby, à préparer, ranger, nettoyer, et avancer sur le programme d’école comme tous les matins.
Les samedis et dimanches, c’est animé ici à St-Pierre! Pour le 11 Novembre, les paras font une démo de saut en parachute sur la plage.
Puis cette charmante demoiselle enterre sa vie de jeune fille avec ses copines : elle nous a gentiment demandé de faire des photos sur notre trampoline!
La SNSM fait une opération « porte-ouvertes »
Arthur à la barre du canot de sauvetage
et assure l’entrainement de ses volontaires
Un concours de pêche a lieu : c’est peut-être lui le gagnant, qui remorque ce très gros requin.
Nous aurons aussi le temps de faire la rencontre de cette famille qui vit à bord de son catamaran, un Bahia 46, à St-Pierre depuis 4 ans, Greg, Morgane, et leurs 2 enfants Malo et Lou qui ont exactement l’âge d’Arthur et Anna.
Greg et Malo
Quelques années à terre les attendent, mais ils repartiront un jour, comme tous ceux qui ont pris le virus du voyage à la voile.
Bye-bye Réunion, une très belle escale, comme toujours émaillée de rencontres, et qui compte parmi celles que nous reviendrons visiter un jour, par la mer ou par les airs.
La Réunion, Maurice, St-Brandon : ces perles des Mascareignes nous ont offert un séjour de 2 mois d’une incroyable diversité, de cultures, de paysages, de saveurs. Nous aurions aussi aimé faitre escale à Rodriques, la plus créole de toutes les îles des Mascareignes, que nous connaissons bien pour y avoir séjourné plusieurs fois. Une prochaine fois ;-).
2017 approche, pas de famille, ni d’amis à l’horizon, nous sommes libres de choisir notre lieu de réveillon, que nous allons célébrer tous les 5 en famille. Nous mettons le cap vers Coromandel, la péninsule qui borde l’Est du Golfe d’Hauraki. Nous cherchons une petite crique pas trop fréquentée, bordée d’une jolie plage, et abritée des vents de Nord-Ouest et Sud-Ouest qui alternent en ce moment : West bay, dans Tekoma Harbour. Le cardre est très beau, les collines de Coromandel nous surplombent à 800m de hauteur.
La baie que nous choisissons est calme, mais quand même assez fréquentée, comme tout le golfe d’Hauraki en cette période de fin d’année, qui coïncide en Nouvelle-Zélande avec les grandes vacances.
Mais le cadre est enchanteur, et il semble qu’à 18h, il n’y ait plus personne sur la plage : c’est l’heure du dîner pour les Néo-zélandais qui commencent la soirée très tôt!
Nous descendons en annexe sur la plage pour faire une petite marche
et profiter de la vue sur le Golfe d’Hauraki en haut de la colline,
avant de ….. redescendre
et de savourer l’apéro un peu plus tard sur la plage.
Nous rentrons à bord terminer l’apéro ,
et regarder le soleil se coucher, équipés comme en Bretagne : polaire et jean sont de rigueur en soirée.
Au menu du réveillon :
asperges à la chantilly de coriandre,
pavé de saumon fumé des Marlboroug (ile du Sud),
riz au fenouil,
et crumble pomme/noisettes/fruits des bois, accompagné de la merveilleuse crème fouettée locale.
Un peu de musique, le rayon laser et la lumière rouge de la lampe de veille font le reste de l’ambiance à bord de Moby ce soir!
Le lendemain, premier janvier, nous mettons cap sur un petit îlot devant lequel nous étions passé, Rangipukea Island, et dont la plage nous avait semblé très chouette : ca sera parfait pour un mouillage de jour et un brunch-picnic de 1er janvier.Au programme de la journée : baignade,
picnic
paddle
cabanesmacabre découverte!
c’est un crâne de bovidé
érigé en totem!
Nous partons nous abriter quelques jours dans Coromandel Harbour : du vent est attendu, nous voulons nous mettre à l’abri. Début d’année oblige, Loïc part dans des résolutions de nettoyage et profite de la combinaison vent sec/soleil pour nettoyer ses coffres avant : tout le matos de glisse y est rangé, nettoyé, séché….
du plus petit au plus grand : 2 skim boards, 2 morey-boogies, 3 planches de kite, 2 surfs, 2 planches de windsurf, 2 planches de SUP Surf, 2 planches de SUP balade.
Nous commençons à préparer notre périple vers Great Barrier Island, où nous retrouverons Bruce, un vieil ami néo-zélandais de Loïc, du temps de ses compétitions de planche à voile. Il y sera avec femme et enfants sur son trimaran, idem pour sa soeur Barbara que nous avons rencontré au Fidji qui sera là elle aussi en famille… sur son trimaran! Nous nous réjouissons de partager à leurs côté le style de vie néozélandais, et de découvrir cette île réputée si belle et si sauvage.
Nous partons donc au village de Coromandel faire des courses : le village est charmant, niché dans la mangrove.On n’y accède qu’à marée haute par un petit chenal bordé de vase et de mangrove. Pratique, on peut amarrer son annexe au quai et le supermarché n’est qu’à 100m à pied.Idem pour la station service, à 20m de là. Voilà, le plein de provisions est fait pour 10 jours!
Rdv très vite pour la suite du voyage à Great Barrier Island.
La Nouvelle-Zélande, destination qui nous fait rêver depuis des mois…. tant ceux qui ont visité ce pays, par la terre ou la mer en sont dithyrambiques…. Mais nous nous posons aussi beaucoup de questions : cette escale imposée de 4 mois, c’est long, et ne va-t-on pas avoir froid sur un bateau équipé pour naviguer sous les alizés? Ne vaudrait-il pas mieux filer directement vers l’Australie et visiter la Nouvelle-Zélande en camping-car par la terre?
Mais l’envie de naviguer en pays tempéré nous tente aussi. Il ne s’agit pas seulement de passer l’été austral loin de de la zone des cyclones et tempêtes tropicales, ni de réaliser l’escale technique annuelle : nous rêvons de savourer une navigation côtière un peu comme en Bretagne, le plaisir des marées, de la pêche à pied, de se réchauffer au soleil à l’abri d’une crique ou autour d’un bon thé bien chaud. Et aussi de redécouvrir les bons produits de nos terres tempérées comme les pommes, la crème fraiche, les huîtres, les fraises, les moules, les fromages affinés et le vin rouge!
Amarré à la marina d’Opua
Alors, banco, c’est parti pour 4 mois de Nouvelle-Zélande!
Loïc vous a déjà narré notre nav’ depuis les Fiji, je me contenterai de reprendre le fil à notre arrivée à Opua. A peine avons-nous fait les formalités d’entrée sur le territoire que nos amis nous convient à une petite fête dans un vignoble : nous célébrons nos retrouvailles avec les bateaux-copains : Invictus, Excallibur, Mercredi soir, Fata Morgana, sont les bateaux des amis avec qui nous avons traversé le Canal de Panama, puis navigué en Polynésie pendant 6 mois.
le vignoble de l’Omata Estate, qui surplombe la bay of Islands
Nicole a organisé pour l’occasion une petite fête de St-Nicolas pour les enfants,
les petits cadeaux sont déjà préparés
Arthur, intimidé
Victor, amusé…
se fait sermoner pour son goût pour la Ginger beer (sans alcool bien sûr!)
et aussi pris deux gros gâteaux au chocolat pour que nous soufflions les bougies des 13 ans Victor!
Soufflage des bougies
miam!
Bon anniversaire Victor
oh! de la Ginger Beer!
Vive la Nouvelle-Zélande!
et bon appêtit
Nous sommes très heureux de tous nous retrouver, pour se raconter nos traversées- très musclée pour certains, et les dernières semaines que tous ont passé aux Tonga pendant que nous étions au Fiji. Les enfants sont ravis de retrouver leurs copains, de jouer ensemble à terre, de se faire gentiment sermonner par Saint-Nicolas, et de déguster leurs bonbons, noix et clémentines…
Après 3 jours d’escale à se reposer (3 nuits bien calmes amarrés par 4 grosses aussières, c’est boooon), faire les lessives, et s’organiser, il nous tarde d’aller explorer la très célèbre « Bay of Islands » toute proche : sorte de mix entre la rade de Brest pour son relief et ses plages, le golfe du Morbihan pour ses nombreuses petites îles, et les abers pour l’ambiance campagnarde et maritime à la fois.
la supérette d’Opua, avec un look « nouvelle-Angleterre »
tous les mercredi, c’est régate dans la baie!
et optimist pour les jeunes
Nous découvrons la bière locale
premier coucher de soleil….
et notre voisine la mouette, déjà à table
Première destinations : Russel!
Ce pimpant village de 1000-et-quelque habitants est fier d’être anciennement fondé en 1800, repaire des baleiniers venant se ravitailler entre 2 pêches. C’était surtout un lieu de débauche connu sous le nom de « Hell-hole » (trou de l’enfer) : un vrai repaire de malfrats et de baleiniers, se retrouvant au Marlborough, premier pub sous licence de tout le pays, tenu originellement par un ancien tôlard!
Aujourd’hui c’est une destination chic pour les vacances, et un lieu de ravitaillement pour les bateaux venus visiter la Bay of Islands. De très jolies petites maisons anciennes jalonnent le village.
Nous partons faire notre première ballade à terre en direction du site historique du « Signal Flagstaff » : le premier mat de signal de Nouvelle Zélande, portant drapeau britannique, dressé 5 fois, et abattu 4 fois par les tribus Maoris, avant un définitif traité de paix en 1857.
en haut de la colline, vue du FlagstaffVue vers RusselExplications historique du Flagstaff
Déjà, la végétation est fascinante : fougères arborescentes, plantes grasses, hisbiscus tropicaux : le climat est plutôt Méditerranéen. Mais nous retrouvons aussi les pissenlits, la bruyère….
fougère arborescente
palmiers
plantes grasses
pissenlits!
Pohutukawa, arbre emblématique de la Nouvelle-Zélande
Les enfants découvrent aussi la faune locale : un Weka, petit oiseau de la famille du célèbre Kiwi néozélandais, peu farouche ma fois. Un phasme également, repéré par Victor, passe de bras en bras : fascinant! Et la mante religieuse! Là, ce sont de drôles de cocons…..des les nids d’araignées… Ici c’est le printemps, et la nature foisonne.
un weka!
le phasme en gros plan
qu’est-ce que c’est?
un nid d’araignées!!!
Le soir, nous faisons l’expérience de notre premier coucher de soleil au mouillage : la lumière est superbe, le ciel s’embrase. Ce n’est que le premier d’une longue série.
ciel haubanné
En quittant Russel, nous passons devant Waitangi, lieu du célèbre traité de paix entre les Maoris et la couronne britannique, et célébré tous les ans le 6 mai, devenu jour férié en Nouvelle-Zélande.
La colonisation de ce petit bout de terre austral ne se fit pas sans mal, les populations Maori au départ accueillantes ont mené lavie dure aux colons, et la cohabitation ne fut pas toujours facile. Bye-Bye Russel.
Motuarohia : Roberton Island/ Assassination Cove
Nous quittons Russel le matin et naviguons de concert avec Excallibur, trop contents de retrouver nos amis après leur avoir dit au-revoir il y a 2 mois à Bora-Bora.
Les enfants s’entendent particulièrement bien, formant 3 binomes, ce qui nous change de nos trios : Anna presque 4 ans, et Eleonore presque 5 ans, Paul et Arthur, tous les deux 7 ans, Victor 13 ans et Charles bientôt 12 ans.
Nous partageons aussi le même rythme : 2 à 3 heures d’école quotidienne, de préférence pendant la nav du matin, profitant de ce « temps masqué « du changement de mouillage. L’après-midi, nous nous retrouvons pour des balades à terre, jeux sur la plage, et parfois un pic-nic ou un apéro.
Notre premier mouillage sauvage est l’île de Motuarohia,
Elle est plus connue sous le nom de Roberton Island, car Cook y a mis le pied à terre lors de sa première circumnavigation autour de la Nouvelle-Zélande.
la plage de Roberton Island
Je recommande pour cela l’agréable lecture du récit trop méconnu de Jules Vernes « Les 3 voyages du Capitaine Cook » aux Editions Magellan et Cie, qui relate les 3 circumnavigations du célèbre découvreur. Nous sommes accueillis dans la baie par de grands dauphins gris : coup de chance, j’étais sur mon SUP entre la plage et Moby, et me dirige vers le petit groupe, ils jouent, virevoltent, moments magique. C’est presque flippant de cotoyer de si près de telles masses.
Les enfants sont à la plage, ils courent les approcher.
Quel spectacle ils nous offrent!
Nous montons au sommet, la vue y est magnifique.
C’est l’occasion de faire une photo de famille :
Nous rentrons à bord de Moby en paddle, embarcation plus pratique que le dinghy quand il y a du marnage comme ici dans le Nord de la Nouvelle-Zélande.
retour à bord de Moby en Sup
Loïc prend qu’un seul enfant sur sa 14′ de 25″ de large seulement…. elle est rapide, mais assez instable. C’est donc moi qui embarque Arthur et Anna sur ma 12,6 le compromis idéal de performance et de capacité de chargement.
Le soir, toujours en compagnie d’Excallibur, un Garcia 50, nous partons vers Assassination Cove, la baie où Marion-Dufresne fut assassiné par les Maoris.
Pratique quand on navigue à 2 bateaux, on peut se prendre en photo!
C’est très bucolique, les oiseaux approchent Moby de très près.
Le soir, Loïc et moi allons à terre en padlle chercher la stèle commémorative de l’évènement, sans succès. Nous serions-nous trompé de baie?
Moturua/Waewaetorea Island
Cap vers un autre ilot emblématique de la Bay of Ilsands : Moturua. La nav’ est belle entre les îlots.
ces roches ont un faux air des Tas de Pois, non?
Et les maisons sont assez extraordinaires.
Après la traditionnelle matinée de petite nav/école à bord, nous partons nous balader l’après-midi à terre. La végétation de lande est très sauvage, nous découvrons une autre plage .
de l’autre côté de l’ilôt, une autre plage
très sauvage
Les enfants y font des découvertes naturalistes.
une allée de tamaris
les pièges à rats et hermines
billot de bois
qu’est-ce?
une dent de poisson-licorne!
etoile de mer
bouquet de pissenlits
Nous sommes tous facsiné par les arbres qui bordent le littoral, leurs racines tortueuses épousent la forme des falaises : le Pohutukawa est emblématique de la Nouvelle-Zélande. Il se couvre de fleurs rouges à Noël, en pompons bien brillants, ca va être magnifique!
Le retour vers le mouillage est tout aussi beau.
retour au mouillage
retour sur Moby, en paddle, comme d’habitude
Le soir, nous allons vers un mouillage plus calme pour la nuit
Nous arrivons en fin de journée à Waewaetorea Island, un mouillage très calme.
Après dîner, les enfants mis au lit, nous partons faire un tour en SUP.
Le coucher de soleil est encore une fois magnifique.
Cavalli Islands
Nous appareillons le matin vers « Cavalli Islands », petit archipel à mi-chemin entre Bay of islands et Wangaroa, notre destination.
Encore une fois, nous sommes sous le charme de cette plage,
attention aux méduses
et de la ballade qui nous mène sur les hauteurs de l’îlot.
Du haut de la balade, la vue panoramique sur l’archipel est sublime
Et pourquoi pas une photo de groupe, pour changer?!
Comme nous sommes rentrés tôt, nous improvisons rapidement un apéro dinatoire sur la plage :Les produits locaux y ont la part belle : moules marinées, vieux cheddar, fromage fumé, fruits confits….et les légumes locaux : tomates cerises, dés d’avocats, rondelles de carottes….
et n’oublions pas le champagne local! l’Akarua brut, en, provenance du central Otago, dans l’île du Sud est vraiment très bon, sec, des bulles fraiches, pas dans la finesse, mais efficace!Les enfants s’arrangent une cabane sous les arbres pour leur picnic.
Le soleil se couche, il est temps de rentrer
Le lendemain, nous atteignons notre but : Whangaroa, une petite rade située au nord d’Opua.
l’entrée dans Wangaroa, presque masquée….
Nous faisons un rapide et basic avitaillement à Whangaroa Harbour, cherchons en vain à acheter des huitres-il y a pourtant 4 ostréiculteurs dans la zone…. Nous finissons pas demander à la tenancière de la petite boutique où en trouver : sur les rochers pardi! Evidemment…..
Loïc part donc explorer les rochers de St-Peter à marée basse, et revient avec quelques huitres sauvages… bien laiteuses, car nous sommes en plein été, et très fortes en goût. 3 chacun et nous sommes rassasiés! Nous n’avons en effet plus l’habitude d’huitres si fortes en goût, nous les mangeurs d’huitres affinées. Nous découvrons qu’en Nouvelle Zélande, c’est difficile d’acheter les fruits de mers et les poissons, chacun doit se charger de les pêcher!
La nuit tombe, le soleil embrase de nouveau le ciel, chaque soir est un festival de dégradés.
Après avoir dormi à St-Peter, nous nous réveillons sous la brume,
et prenons notre petit dèj la regardant se lever, heureusement très vite.
Nous retournons près de l’entrée de la rade, vers Rere bay, au fond de laquelle on peut remonter une rivière en dinghy : un super but de promenade après le déjeuner : nous emmenons des biscuits et notre thermos de café! Loïc part en annexe avec les enfants, et moi en SUP.
Dernière soirée à Whangaroa,
Demain nous quitterons la région et mettrons cap au sud, en direction d’Auckland où nous voulons être pour les fêtes de fin d’année, en faisant quelques escales en chemin bien sûr. A très vite!
En arrivant au Fidji il y a un mois, nous avons appris qu’aurait lieu mi-novembre sur le spot de Cloudbreack le championnat du monde de Stand Up Paddle (SUP). Et qu’en plus, y participerait Benoit Carpentier, l’un des meilleurs SUPsurfers francais, que nous connaissons bien puisqu’il vient du même petit village finistérien que nous!
Ses parents nous ont mis en relation, et nous nous sommes donné RDV du côté de Cloudbreak, à quelques NM de Malolo et de la marina de Denarau pour la fin de notre séjour Fidjien.
Sur Moby, nous jouons les supporters
Les championnats du monde comprennent 3 disciplines :
le Sup surf qui a lieu sur le mythique spot de surf de Cloudbreak,
les courses de Stand Up Paddle : longue distance, technique et run.
le prone surfing, discipline encore plus confidentielle qui se pratique à genou ou allongé sur une planche.
Mercredi 16 novembre : Tech races à Cloudbreak
Nous avons raté le premier jour de compétition, qui se déroulait le dimanche 13 novembre à Cloudbreak pour les SUP surf, mais sommes bien là le jour où se courent les « technical races », hommes, et femme en SUP et en prone : 3km autour de 4 bouées.
Nous mouillons Moby dans la passe, par 10m de fond, et sommes au premières loges pour les départs!
Les filles s’alignent pour le départ des demi-finales.
Le française Olivia Piana arrive en tête, elle confirme sa place parmi les meilleures mondiales puisqu’elle gagne la médaille d’argent! La deuxième demi-finale part, puis c’est au tour des hommes.
Pas de spectateurs, seuls les bateaux des équipes sont sur place, avec un bateau-orga, l’un des Ferry qui d’habitude desservent les îles de Mamanuca, et une barge chargée de transporter les planches des coureurs.
On aperçoit derrière le reef, dans le lagon, la tour de juges, la même que celle qui est utilisée lors du Chamionnat du monde de surf en juillet.
Puis c’est le départ des hommes : nos deux meilleurs atouts sont Titouan Puyo et le jeune Arthur Arutkin, qui gagnent respectivement la 4ème et troisième place : bravo!!
En fin de journée, nous quittons la passe, et rejoignons Musket Cove pour la nuit, où aura lieu le lendemain la course de longue distance.
la plage de Musket Cove où aura lieu l’arrivée des courses de longue distance
Jeudi 17 novembre : Longue distance homme : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove
Nous sommes donc sur place à Musket Cove pour voir l’arrivée de la longue distance hommes :
En mode supporters!
Allez la France!
arrivée des premiers courreurs, c’ets serré
1er L’autralien Mickael Booth
second le francais Titouan Puyo
3èmes ex-aequo le francais Arthur Arutkin et le polynésien Goerges Cronstead
la plage à l’arrivée
Interwiew de Titouan Puyo
le francais Jeremy Camgrand se classe 11ème en prone
Un magnifique Doublé Francais! Titouan arrive second, suivi de Arthur 3ème ex-aequo avec le Tahitien- qui court pour Tahiti, et non pas pour la France, bizarrerie des tableaux outremer….
Nous sommes là en famille pour soutenir toute l’équipe, en particulier Benoit Carpentier, notre plougonvelinois! IL est de repos aujourdhui, mais est présent pour soutenir ses coéquipiers de l’équipe de France;
La course fut rude, la chaleur accablante, pas un souffle d’air et un très fort courant sortant de la passe à Cloudbreak a cueilli les coureur dès le départ.
Mon frère Thomas et son amie Sonia
à l’arrivée!
Anna, super fière d’arborer le drapeau français! petite discussion avec Benoit : « _Plus tard, tu préfères être une princesse ou une surfeuse? »
Anna : « _Surfeuse exploratrice! »
Vendredi 18 novembre : longue distance femmes : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove.
Le vendredi, c’est toujours la pétole et la forte chaleur qui règnent. Heureusement , le départ a été donné plus tôt ce matin, il y a moins de courant sortant à Cloudbreak : les filles vont souffrir (un peu) moins que les hommes hier.
Nous sommes bien sûr toujours là à l’arrivée, avec notre pagaïe-draêau français, espérant trouver la française Olivia dans les 3 premières!
Ce n’est pas aussi serré que la veille hier pour les hommes : Olivia arrive seconde sous les « Bravos » des 4 supporters francais … Nous quoi!
arrivée de la première, l’américaine Candice Appleby
Olivia Piana, la francaise, arrive seconde
Allez Olivia!
Queques minutes plus tard, c’est l’arrivée des prones filles : les 2 premières bataillent jusqu’au finish, nous offrant un sprint époustouflant, et nous arrachant des hurlements d’encouragement.
Arrivée des deux premières filles en prone
sprint final
Nous apercevons Jean-Luc, le président de la Fédérantion Francaise de Surf, rencontré hier sur la plage. Il est venu encourager Flora, qui arrive au coude à coude derrière la 3ème, et nous offre un finish de toute beauté, emportant à l’arrache au prix d’un sprint mémorable sa médaille de Bronze!!
Elle mettra d’ailleurs un peu de temps à s’en remettre, et restera sous oxygène une bonne demi-heure.
Un peu plus tard, tous les coureurs et coureuses sont sur l’eau pour accueillir la dernière concurrente : l’indienne qui termine sous les encouragement et les hourras de la foule!
Je suis particulièrement admiratives de femmes de ces pays, l’Inde, Fiji, qui pratiquent ce quisont chez elles des sport d’homme : ce sont des tempérament comme elles qui font changer l’image de la femme et du sport, monrtant aux plus jeune que oui, c’est possible.
Nous restons une bonne heure sur la plage à discuter et regarder le spectacle.
Arthur scrute l’arrivée!
Allez les bleus!
Discussion avec Benoit Carpentier
Nous embarquons à bord mon frère Thomas, qui est resté au Fiji quelques jours de plus pour assister à la compétition.
l’embarquement à bord de Moby se fait en SUP!!
et via l’arrivée
Nous rejoignons Moby
Nous quittons Musket Cove dans l’après-midi pour aller mouiller MOBY sous le reef de Cloudbreak, histoire d’être au plus tôt le lendemain matin sur le site pour voir la compète de SUP dans les vagues!
Samedi 19 novembre : dernier jour des SUP Surfer
Les conditions sont difficiles à Cloudbreak ce matin. Le vent souffle à 20 noeuds, les vagues sont de belle taille heureusement : le spectacle va être grandiose. D’autant que le vent et le houle sont prévus de forcir tout au long de la journée.
La compétition commence avec les filles.
La francaise Caroline Angibaud prend ses marques Cloudbreak (top blanc) . La remontée est difficile, contre le vent. Les surfers sont autorisés à être remorqués jusqu’en dessous de la vague à hauteur de la première bouée jaune.
Caroline nous montre un très beau surf et se qualifie pour la finale.
Chez les hommes, le spectacle commence avec les éliminatoires.
Le premier français que l’on voit surfer est Jeremy Massière (top jaune), qui se qualifie.
Jeremy Massière
le bateau de l’équipe de France
La compétition bat son plein, les runs se succèdent :
Puis c’est au tour de Benoit Carpentier (top rouge)
Le bateau de l’équipe de France st à l’ancre à quelques encablures devant Moby.
le bateau de l’équipe de France
Les vagues grossissent à vue d’oeil.
Benoit est de retour sur la scène. (top jaune)
Il rentre au bateau-comité, sélectionné pour le heat suivant.
La difficulté des éliminatoires est d’enchainer « heats » sur « heats » pour pouvoir se qualifier pour les finales
Jerémie Massière est de nouveau là. (top blanc) Il ne sera malheureusement pas qualifié pour les finales.
Puis c‘est Benoit de retour (top blanc), qui ne se qualifie pas non plus, visiblement épuisé par ces rounds successifs.
C’est enfin au tour de la finale filles! Caroline Angibeaud, en top noir et planche rose.
La remontée contre le vent est épuisante : pas loin de 25 noeuds soufflent à présent.
Caroline retrourne chercher sa planche, intacte…. L’équipe de France aura en tout cassé 4 planches lors de cette compétition.
C’est fini pour l’équipe de France, qui repartira tout de même avec la médaille de Cuivre pour Caroline!
Mais le spectacle continue avec les finales hommes :
Les runs se succèdent jusqu’à la toute dernière finale , haute en suspense, puis Georgio Gomez (top jaune)le frère d’Izzi, médaille d’or) surgit à la toute dernière minute pour prendre une dernière vague et rafler la seconde place, après avir galéré sur le reef pendant au moins 5mn…C’est Zane Shweitzer (top blanc) qui remporte la médaille d’or avec panache!
Nous quittons Cloudbreak es images pleins les yeux de magnifique surf, et rentrons à la marina de Denarau, suivis par le bateau-comité.
Coucher de soleil sur Denarau
le bateau comité
Dimanche 20 novembre : Courses de relai à Denarau et remise des prix
à 9h , c’est la mise en place des bouées.. juste devant MOBY!
Moby sera donc aux premières loges pour assister aux courses de relai et sprints.
à 10h, nous apercevons les entraineurs venus assister au briefing et les convions ainsi que toute l’équipe de France à venir s’installer sur Moby le temps de la compétition.
La vue que nous avons depuis le roof est imprenable sur la ligne de départ et la voile d’ombrage donne aux coureurs un abri appréciable entre 2 évènements.
L’équipe est en force, avec un ou deux représentant de chaque spécialité :
SUP hommes : Titouan Puyo et Arthur Arutkin
SUP femme : Olivia Piana
SUP Surf homme : Benoit Carpentier et Jeremy Massière
SUP Surf femme : Caroline Angibaud
Prone homme : Julien Lalanne et Jeremy Camgrand
Prone femme : Flora Manciet
Pus le staff : 2 entraineurs, un photographe , un Médecin et le président de la fédé francaise de surf
Tout ce petit prend place à bord, on est très fiers d’accueillir l’équipe de France de SUP à bord de Moby
Les hawaiens sont aussi en force et ont loué pour l’occasion un trimaran :
les sudafricains aussi.
Les coureurs prennent leurs marques, et les spectateur aussi!
le ponton
la ligne de départ
sur Moby
supporters!
Moby au ponton
le photographe de l’équipe de France
l’équipe se repose entre les épreuves
Les courses commencent par le relai : départ des prone homme,
relayés par les SUP femme : Olivia (top orange) a bien comblé le retard, mais n’a pas pu remonter les 4 premières concurrentes
puis en SUP homme, Arthur se donne à fond, encouragé par Titouan
et relayé par les prone fille , où Flora se donne à fond!
Pour nous ramener une quatrième place!!!!
Debrief avec les entraîneurs et le médecin de l’équipe.
Au final, la France récolte des médailles dans toutes les disciplines!
Entre temps, sur MOBY :
supporters!
séance de tatouages pour els enfants
Olivia Piana, rayonante!
Flora épuisée, s’abrite sous le trampoline
entre 2 runs, le repos des sportifs
Les hawaïnes savourent leur victoire en relai :
le bateau de la team Hawaï
l’équipe hawaienne
Notre moisson de médailles :
médaile de cuivre en SUP sprint homme avec Arthur
médaille de bronze en prone longue distance femme avec Flora
médaille d’argent en SUP tactical race femme avec Olivia
médaille de bronze et de cuivre en SUP tactical race homme avec Titouan et Arthur
médaille de bronze en SUP suf femme avec Caroline
médaille d’argent en SUP longue distance femme avec Olivia
Médaille de bronze et de cuivre en SUP ongue distance homme avec Titouan et Arthur
Médaille d’argent en équipe : la France est vice-chamoinne du monde au Fidji!
Après une semaine à l’hôtel, quel plaisir de retrouver MOBY , notre « home sweet home ».
Les enfants retrouvent leurs affaires, Loïc et moi avons 24h pour le réarmer, nous préparer à 3 semaines de croisières dans les Yasawa et Mamanuca et rejoindre à Musket Cove mes parents, mon frère et son amie, venus nous rejoindre pour 3 semaines de vacances! Je passe l’après-midi à courir les magasins : laverie, boucherie, supermarché, marché aux légumes…
qui me rappelle un peu ceux de l’île Maurice, avec les pyramides de tomates et les légumes improbables…
comme les ribambelles de légumes racine : Dalo (taro), patates douces, Cassave (Manioc) … ou les légumes-feuilles comme la fougère ou les feuilles de dalo.
Notre première escale, c’est Musket Cove, que nous avons déjà visité il y a une semaine.
Tom et Sonia essaient les planches proposées en location sur la plage : c’est du matos d’époque!
Le soir, nous dînons d’un BBQ sur l’ilot-bar. La formule est sympa : chacun apporte sa nourriture, mais consomme ses boissons au bar. En contrepartie, nous avons l’usage de BBQ ultra-modernes, et de tables abritées sous un auvent.
Le lendemain, direction Sandy Cay (Nukuimana Reef) . Chouette il n’y a personne, le banc de sable est à nous!!
…. pendant une heure .
Un paquebot de croisière approche…. nous ne sommes plus tout seuls, l’ilot apparait moins désert tout a coup….
Il nous tarde de quitter ces lieux touristiques et d’aller découvrir les plages et mouillages plus isolés. Nous longeons de pittoresques ilots, comme Honeymon Island ou Modriki, où fut tourné « Castaway » (Seul au monde », en Francais), avec Tom hanks, sorte de Robinsonnade Moderne, que je recommande , à voir en famille.
Honeymoon Island
Nous allons donc désormais naviguer de concert avec Unique, un catamaran que mes parents ont loué pour 2 semaines, avec mon frère et Sonia.
Unique
C’est très compliqué de trouver un bateau à louer au Fiji. Tous les grands loueurs comme Sunsail ou Moorings ont quitté le pays il y a quelques années suite à un différents avec les autorités locales, qui obligeaient à employer une majorité de fidjiens sur les voiliers loués. Les loueurs ont préféré quitter la zone. Si on ajoute à cela une navigation très délicate dans un archipel constellé de récifs mal cartographié, on comprend qu’aucun « bareboat » ne soit disponible. Par ailleurs, les autorités ont rendu très difficile l’obtention de licences de charters pour les bateaux de moins de 25M. Beaucoup moins de difficultés avec les méga-yachts qui obtiennent leur licence en quelques semaines… moyennant de lourdes taxes. Seuls quelques courageux ont bravé les lourdeurs administratives et obtenu en un ou 2 ans leur sésame leur permettant d’exploiter un bateau en charter avec équipage. Les autres ont rendu les armes, ou font du charter « sauvage » en espérant ne pas se faire prendre…
Samedi 28 octobre : à bord de Moby, nous entamons les préparatifs d’Halloween!
Notre première beau mouillage, c’est Navadra, au nord des Mamanuca.
Mais le second est encore plus beau : Sur Waya, la baie de Nalauwaki.
L’Octopus Resort est très sympa, les clients dînent pied nuds dans le sable, et les cocktails du barman au top! Victor s’éclate en skim, Anna s’est fait des copines – 3 petites francaises de passage entre la Polynésie et la Micronésie.
Comme le veut la coutume, nous allons offrir le Kava au chef de village. Cette fois-ci le village est de l’autre côté de la colline, à peine 10mn de marche et nous voici!
le village en contrabas
l’eau courante
la cuisine
jolie vague, surfable!
terrasse de repos
le village
le tronc creux qui sert de gong
l’église
les cochons d’élevage
Cette racine de poivrier est utilisée quotidiennement aux Fiji pour fabriquer un breuvage aux vertus relaxantes, bue en communauté tous les soirs. C’est aussi l’occasion de se retrouver, de rire, de se lancer des vannes, de draguer….
Il est de tradition lorsqu’un voilier arrive dans une baie/un village, d’aller à terre offrir le kava, ou tout au moins d’aller se présenter, saluer le chef du village ou son représentant.
Si cette coutume peut patraitre fastidieuse, surtout quand on change de mouillage tous les jours ;-), elle est tout de même plutôt saine et empeinte de respect mutuelle. En pratique, il n’y a pas d’obligation, mais venir se présenter, dire qui on est, d’où on vient, ou on va… est bien vu, et ne représente rien moins que de la simple politesse.
Le petit-fils du chef du village nous fait visiter les lieux. Le village est très photogénique, niché au pied d’un piton rocheux
Le lendemain, nous avons une grosse journée de nav’ vers Viwa, petit atoll isolé à l’ouest de l’archipel. Peu de voiliers y vont, du fait de son isolement et de sa passe étroite. Ce fut une de nos escales préférées!
Tom et Sonia nous rejoignent pour la journée de nav’ sur Moby.
Effectivement l’arrivée dans la passe est impressionnante avec cette épave en plein milieu qui nous oblige à amorcer un virage serré!
Moby entre dans la passe
Puis à peine sommes-nous mouillés qu’un hydravion atterrit juste à côté de nous et fait son demi-tour tranquille devant MOBY! On a l’impression d’être mouillé sur la piste d’atterrissage…
Tranquille, le pilote débarque son passager devant Moby, puis redécolle entre les deux bateaux.
Le lendemain, il revient, ce qui nous vaudra après réparation aux traditionnels essais moteurs, et décollage/atterrissage pour le plaisir des yeux… et des oreilles!
A la plage enfin, les enfants du village tentent une timide approche… je leur jette un ballon de rugby….2mn après, nous voilà Arthur, moi et Papily à jouer au Rugby dans l’eau avec 40 enfants Fidjiens, la nation détentrice de la dernière médaille d’or au JO! (en Rugby à 7)
Anna et ses copines
Le snorkeling du jour se fait sur l’épave bien sûr!
mamily et Tom en snorkeling
Plus loins sur la côte un resort très paisible où nous allons dîner un soir, au son d’un fantastique groupe de guitaristes.
Le paysage est superbe. Quand à la pêche elles est miraculeuse, aussi bien du bateau que sur le récif, où Julian emmène tour à tour les garcons. Victor sortira sa carangue lui-mêe, et Arthur assistera à la pêche d’une Carangue Ignobilis de belle taille!!
Carangue géante pêchée par Julian
la carangue de Julian
la pêche d’Arthur
Victor a pêché une carangue
Prochaine destination : Drawaka, une petite ile au sud de Naviti .Nous mouillons dans un chenal entre 2 îles, le courant y est fort, et le snorkeling très joli.
Petit à petit, Mamily prend confiance et nous rejoint sur tous nos snorkeling.
mamily et Tom en snorkeling
coraux mous
étoile de mer
un Némo!
aussi connu sous le nom de poisson clown
Le soir, nous faisons de grandes promenades sur la plage, immense, les lumières sont magnifiques, et les retrouvailles en famille nous font passer de très bons moments.
Quelques milles plus au nord se trouve le mouillage de Blue Lagoon, ou fut tournée en son temps le célèbre film ponyme avec Shirley Temple. Pas de chance, il pleut, à notre arrivée, nous ne verrons pas les beaux turquoises…
Les garcons en profitent pour récolter de l’eau et faire le plein dans les réservoirs. Moby est en effet équipé de récupérateur d’eau sur son bimini, ce qui nous vaut de belles récoltes de la meilleure eau à boire qui soit.
Papily se fait plaisir et achète à des pêcheurs une magnifique langouste : il en est friand, et elle commencent à se faire rares dans l’archipel.
Nous quittons Blue Lagoon pour Yasawa Island, et ses grances plages de sable blanc.
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Namataya Bay : protégé de l’ilot Vama, c’est un mouillage magnifique, bordé de longues plages.
Nous y passons 2 belles journées, rythmées par des séances de planche à voile, des snorkeling, du SUP dans les vagues et de balades sur la plage : le spot est désert et ne manque pas d’atouts!
Séance de coiffeur pour Loïc, et pour Papily.Anna apprend avec Taï comment fabriquer des jouets avec des feuilles de cocotier :
Et soyons fous : en fin de journée, apéro au champagne sur la plage!
Apéro sur la plage
Tchin-tchin
Nanuya Balavu : Nous mouilons de nouveau devant l’hôtel paradise Cove,
mais passons la journée de l’autre côté de l’île, dans un mouillage enchanteur de Narara : nous mouillons pour la journée dans un trou turquoise : le snorkeling est superbe, et le surf très sympa.
la vague…
ca surfe!
Victor en SUP surf
Victor dans les vagues
Tom et Sonia….
Loïc en Sup surf
Nous disons adieu à l’équipage d’Unique : Julian, Tony et Taï, qui repartent à Denarau chercher d’autres clients . Mes parents Tom et Sonia embarquent demain sur un nouveu voilier : High Aspect, un monocoque de 18m.
Blue Lagoon : de retour dans ce beau mouillage, nous partons en balade vers le village, derrière le Nanuya Resort, et découvrons un charmant salon de thé sur la plage. Le retour se fait par la mangrove.
Pendant ce temps là, Papily et Mamily étaient à la plage avec les enfants.
Puis c’est l’heure de l’apéro sur Moby!
Après Blue Lagoon, direction Wayasewa, où Mamily est allée offrir le kava au chef de village : nous sommes conviés le soir même, à boire le Kava avec la tribu, en l’honneur de la « pleine lune du siècle » : après 4 bols de kava, nos lèvres sont comme anesthésiées, les langues se délient, les blagues fusent en l’anglais : nous faisons l’expérience de l’accueil si chaleureux et naturel des fijiens.
le Kava est broyé…
puis mis à macérer dans un sachet (un peu comme du thé)
et bu!
Nous avions passé un magnifique après-midi à la plage. Le lever de lever de lune, dont nous n’en vîment rien, car caché par les nuages!
en chemin vers Yawasewa
la place du village
Moby au mouillage
les enfants partant le matin pour l’école
Mais le coucher de soleil fut splendide, agrémenté d’un (furtif amis bien réél) rayon vert!
Après avoir levé l’ancre, nous faisons route au moteur vers le récif extérieur, distant de 2NM et réputé pour les requins pointe blanche du récif, plus connus en Polynésie francaise sous le nom de Tapete. Loïc reste à bord avec les enfants pendant j’emmène mon frère et son amie explorer le tombant : nous faisons plusieurs passage le long du récif avant de trouver le spot : un drop-off de 20m couvert de coraux, des poissons innombrables, des bancs de sardines, un peu de courant , tous les ingrédients sont là : c’est Sonia, pourtant novice en la matière qui aperçoit le premier requin, inimitable avec ses ailerons aux bouts d’un blanc bien brillant et son ventre clair. Il nage au fond, rapide, le petit-dèjeuner est sans doute fini pour lui…. Nous en apercevrons un second, tout aussi furtif : décicément, ils sont bien peu curieux de faire notre connaisance. Les Tapete des Tuamotus étaient bien plus amicaux avec les plongeurs, nous approchant à quelques mètres.
Quelques milles avant l’arrivée, le vent tombe progressivement, nous affalons et mettons le moteur pour une petite demi-heure : l’occasion de mettre en marche le dessalinisateur et fabriquer notre eau quotidienne.
Arrivés à Sandy Pit, la chaleur est écrasante en ce début d’été austral, la mer est d’huile : tout le monde saute à l’eau pour se rafraîchir, et les enfants partent conquérir le banc de sable isolé. Je tente un snorkeling sur le récif frangeant, sans conviction tellement le lieu est touristique et fréquenté…
Sandy Pit
Mais oh ravissement, j’aperçois des colonies de poissons clown! Je retourne à bord chercher de quoi immortaliser ces Némos qui se cachent en virevoltant dans leur anémone quand on les approche de trop près.
aussi connu sous le nom de poisson clown
un Némo!
Décidément, il ne se passe pas une journée sans une belle surprise, cadeau de la nature aux apprentis-explorateurs que nous sommes.
16 heures, il est l’heure de continuer la route. Le vent n’est pas revenu, c’est donc au moteur que nous naviguons à travers les récifs mal cartographiés des Mamanuca vers le mouillage de Liku-Liku, au nord de l’ile de Malolo, distant de seulement 4 milles.
Cette très jolie baie abrite un hôtel pour amoureux en voyage de noce : luxe, calme et volupté assurés, au point que ni les enfants ni les yachties ne sont les bienvenus.
C’est donc à bord de Moby que nous regardons le soleil se coucher en prenant l’apéro. Le ciel s’embrase, il y a quelques nuages sur l’horizon nous donc n’aurons pas de rayon vert ce soir, demain qui sait?
C’est le dernier jour complet de Papily et Mamily au Fiji : nous décidons d’aller tester le fameux « cloud 9 », resto-flottant branché à quelques milles de la côté, ancré en plein milieu du récif.
Il faut y aller plus pour l’ambiance que pour la gastronomie… car en fait , au grand désagréement de Papily, il n’y a pas de table, seulement de grandes banquettes pour manger allongé à l’ombre, ou dans des transats en plein soleil, avec la musique à fond dnas les oreilles.
DJ!
L’ambiance y est excellente, pour quelques heures de dépaysement, c’est rigolo de voir cette ambiance « St-Trop’ «
le speed boat qui file à plus de 40 noeuds
pizzas
Tom et Sonia
Loïc et bénédicte
Les enfants jouent des heures dans l’eau, Victor passe son temps à sauter de l’étage.
Déjà, la journée se termine, par un dernier magnifique soleil couchant à Musket Cove.
Pour la dernière matinée de mes parents, nous allons faire de belles photos de famille sur le banc de sable au large de Musket Cove.
Il nous faut dire au-revoir à notre famille, que nous ne reverrons que dans un an…. Mais nos coeurs sont remplis de merveilleux souvenir. Au revoir en Fijien se dit : MOTHE! (prononcer Mozé).
Nous entamons notre séjour aux Fidji par une semaine de vacances à l’hôtel : une fois n’est pas coutume, nous allons jouer aux touristes et laisser Moby à la marina.
C’est un moment de retrouvailles familiales, car mes parents nous rejoignent depuis l’autre bout du monde : quel bonheur pour eux de retrouver leurs petits enfants qu’ils n’ont pas vu depuis 6 mois!
avec Mamily
en route pour la piscine
avec Papily
sur le ponton de l’hôtel
jeux dans le hamac
à la plage
Je me réjouis d’avance de ces retrouvailles et aussi du confort de la vie à l’hôtel : pas de repas à préparer, pas d’école à faire pour la maitresse, ni de nav’ de nuit à assurer, mais de l’eau qui coule sans (trop) compter, des nuits complètes sans se réveiller pour cause de vent, de pluie, ou mer agitée etc… , du temps pour bouquiner, pour ne rien faire aussi et des petits dèj pantagruéliques….
Côté petit dèj, j’ai une concurrente sérieuse…
L’hôtel est situé sur Malolo Island, à une vingtaine de milles de la Marina de Denarau où nous avons laissé Moby pour la semaine.
Originalité des îles Fiji : les hôtels sont de taille humaine, une quarantaine de chambres pas plus, et les villages y ont un droit de regard. Les tribus fidjiennes sont en effet propriétaires de leurs terres, et aussi du lagon qui l’entoure, et gèrent donc directement et collectivement leur patrimoine, en donnant concession pour une durée déterminée à des groupes hôteliers Fijiens ou le plus souvent étrangers, à la manière de nos AOT françaises ou des « baux emphytéotiques » mauriciens. Une manière pour la population de garder le contrôle.
Autre particularité ici comme partout ailleurs dans l’archipel des Mamanuca et des Yasawa, le staff est essentiellement constitué d’habitants du village. Un modèle économique exemplaire qui permet aux iliens de travailler et habiter dans leurs île, d’y élever leurs enfants et de vivre sur la terre de leurs ancêtres.
L’ambiance est donc très familiale et chaleureuse puisque tout le monde se connait : on a l’impression de côtoyer une grande famille! Le mini-club propose comme activités d’apprendre les danses locales, à tresser des paniers de coco, mais aussi une visite de l’école du village, la découverte de la faune et de la flore locale etc…. Anna est fan, et pas du tout dérangée qu’on lui parle en Anglais ou en Fijien (personne en parle français ici!!). Elle reviendra enchantée de ses séances, et tressée à la rasta!!
Ajoutons à cela un peuple fidjien éminemment chaleureux et accueillant (ils voleraient presque en cela la vedette aux mauriciens que nous connaissons bien ). Le terme « Bula » (bonjour en Fidjien) résonne à nos oreilles des dizaines de fois par jour : il veut dire bonjour, mais aussi bienvenue, salut, comment vas-tu, content de te voir…etc
Café-Bula dès le petit dèj!
capuccino-Bula à midi!
Nous prenons le temps d’explorer les environs en palmes masque et tuba, ou en paddle.
Une promenade d’une quinzaine de minute amène à une colline boisée, la seule partie de forêt endémique préservée de Malolo. Nous surplombons la baie : vue sur notre hôtel d’un côté..
et sur Liku-Liku de l’autre :
Liku-Liku Resort
Le dimanche, on nous propose de nous rendre au village pour assister à la messe dans l’église méthodiste : une bonne occasion de découvrir le village et ses coutumes. La tradition ici est assez stricte en ce qui concerne la tenue vestimentaire : pas de chapeau ni de lunette de soleil au village (à la plage et au travail, c’est ok), et les femmes doivent avoir les épaules et les jambes couvertes : l’occasion pour moi de sortir mon sarong (jupe traditionnelle : sorte de tube en pareo, élastiquée et noué à la taille par une broche en bois. )
Pas de route pour rejoindre le village, mais 15mn de bateau.
Ici on se déplace sur les mers ou dans les airs… ou les deux, tels ces hydravions qui survolent l’archipel toute la journée, desservant les hôtels.
Nous ferons aussi le tour de l’île de Malolo en bateau : 3 villages, 2 hôtels, une grand complexe en construction et un immense resort marina-hôtel sur l’ilot voisin de Malolo Lailai : la Marina de Musket Cove accueille des villas en timeshare, et 3 hôtels, une piste d’atterrissage, … et un banc de sable où l’on peut se baigner… ou se marier!
tour de Malolo en bateau
au large de Musket Cove
villas/marina en construction
yacht à l’ancre
Moana, un Outremer 5X au ponton à Musket Cove!
le mouillage de Musket Cove
mariés sur le banc de sable de Musket Cove
La semaine passe très vite, et il est temps pour nous de rejoindre Moby à la Marina de Denarau : on nous a placé sur le pontons des super-yachts. Moby a l’air tout petit a côté de ses voisin. La semaine dernière, nous avons eu la surprise de voir le soir au bout du ponton notre nouveau voisin…. un mega-yacht équipé d’un hélico sur le pont supérieur!
Moby à la Marina de Denarau
le ponton-hélipad
notre voisin… équipé d’un hélico
Au-delà d’une marina ultra-moderne, et une zone de chantiers et de services nautiques Denarau, c’est à la fois un centre commercial, des restaurants, des tour opérateurs, un hub de ferry desservant les Yasawas et Mamanucas, et une presqu’ile accueillant pas loin de 7 grands hôtels et 10 quartiers de villas de luxes : les Fidjis sont aux Australiens et aux Néo-zélandais, ce que le Maghreb et les Canaries sont eux européens : une destination de vacances où il fait beau toute l’année, à quelques heures de vols, (presque) sans décalage horaire et où tout le monde parle Anglais.
Quand on vient comme nous des îles Cook et de Wallis, c’est le choc des cultures!
D’autant que la première marina où nous avons fait notre clearance d’entrée aux Fiji était bien plus modeste mais pour autant très sympa : Vuda Point. Elle accueille surtout des voiliers à l’année, qui restent pendant la saison cyclonique, et apprécient l’ambiance familiale de cette petite structure. A noter les « Cyclone pit » proposés pour « hiverner » son bateau pour plusieurs mois : sorte de trous creusés dans la terre, le bateau est posé sur des pneus, et sanglé à 4 à 6 blocs de bétons posés sur la terre.
arrivée à Vuda Point..
par le chenal à marée basse
Fiji sous la brume
Moby au ponton pour les formalités d’entrée
l’aire de jeux pour enfants
les cyclone pits
Mais ca n’est pas pour nous : après 36h d’escale ravitaillement/lessive, nous rejoignons les Mamanuca (prononcer « Mamaduca » en Fijien), où nous attendent mes parents, mon frère Thomas et son amie Sonia pour 3 semaines de croisière dans les îles!!! à suivre……
Partis de Suwarrow depuis 48h, et en route pour les Fiji, nous apprenons par nos fichiers météo qu’une dépression tropicale est en formation entre les Fidji et les Vanuatu.
La décision du captain est sage : nous allons nous arrêter quelques jours en chemin pour laisser passer ce mauvais temps. Ce ne sera pas Niuatoputapu aux Tonga, pourtant recommandée par mon oncle Jean-Alain, car elle se trouve sur une route un peu trop sud pour être vraiment protégés du mauvais temps. Cela aurait pu être Pago-Pago aux Samoa Américaines : escale tentante avec les supermarchés bien achalandés, ou les Samoa Occidentales, encore trop éloignées de notre destination. Finalement, nous continuons notre route Nord et gardons le cap à l’ouest, pour rallier Wallis!
passage devant les Samoa Occidentales
Petit territoire français d’Outremer, Wallis et Futuna sont à abri des routes de passages des tourdumondistes : une quarantaine de voiliers par an y font escale : nous serons le 38ème! La plupart de ceux qui rallient la Nouvelle -Zélande en octobre/novembre pour quitter la zone cyclonique du pacifique sud, optent pour les îles Cook, puis les Tonga.
Cela nous fait tout drôle d’entrer dans ce lagon -qui ressemble pourtant à bien d’autres lagons polynésiens- sans y voir un seul voilier! Pas non plus une seule barque de pêcheur à l’horizon, pas une pirogue ni même un va’a, ces remarquables pirogues de sport à balancier : il faut dire que c’est dimanche, tout le monde doit être à la messe…
la passe de Wallis
entrée sous pilote+barre franche (pour cause d’avarie de barre à roue)
le motu de la passe
Nous saluons de loin quelques personnes venu passer le dimanche au motu de la passe,
et rejoignons Mata-Utu, le village principal où nous irons faire notre clearance le lendemain au près de la gendarmerie.
Wallis Mainland
Il ne fait pas très beau à Wallis pendant notre séjour, nous essuyons grains sur grains, puis de la pétole sur une chaleur torride : nous avons bien fait de nous y abriter quelques jours, être en mer ne doit pas être agréable.
Le marnage est important, et à marée basse, des pêcheurs à pieds apparaissent
pêcheur à pied
le village
rochers à parée basse
chiens en maraude…
Nous profitons de cette escale inattendue pour récupérer notre retard à l’école : Victor a dû travailler double dose et reprendre tous ses cours : le travail qu’il a en effet effectué au CNED pendant les 3 première semaines de septembre n’a pas pu être pris en compte, car les cours de 4ème que nous avons téléchargé fin août sur le site du CNED étaient ceux de l’année 2015-2016 au lieu de ceux de l’anne 2016-2017, et les premières évaluations de Victor n’ont pu être corrigées par les profs, désolés de ce mauvais aiguillage, mais impuissants. Comment une telle erreur a pu être possible sur le site du CNED, nous n’avons toujours pas eu de réponse de leur part et restons perplexe- nous ne sommes pourtant pas les seuls, nos amis du bateau Excallibur sont dans le même cas.
J’en profite pour rédiger un petit aparté «CNED », à destination des futurs parents français qui s’apprêtent à utiliser le CNED pour leurs enfants : les cours du college sont d’une qualité exceptionnelle, à la fois très bien organisés, joliment présentés, clairs, avec de très nombreuses illustrations, et un niveau d’exigence très élevé.… qui demande une forte implication des parents, surtout dans les matières scientifiques. Et pourtant nous avons la chance d’avoir un élève très bien préparé au collège, autonome et qui pige vite. Mais cela ne suffit pas : Loïc s’est donc beaucoup investi depuis la rentrée, en Sciences Physiques et Maths, où l’on aborde des bases importantes : fractions, puissances, calcul de surfaces, etc…. Les 2-3 heures de travail quotidien se sont donc transformées en 4-5 heures, histoire de pouvoir mettre Victor en vraies vacances aux Fijis quand nous aurons la visite des grands-parents.
cours de maths sur le trampoline
J’ai la chance d’avoir un mari pédagogue et investi dans l’éducation des enfants, ce qui est loin d’être le cas des bateaux que nous rencontrons, dont les mamans assurent seules la scolarité des enfants, et je leur tire mon chapeau!
Les journées se passent donc le matin à travailler, l’après-midi à se relaxer, à terre, à bord de Moby ou au Motu.
travail sur le calendrier : merci Sodistra pour son beau calendrier plastifié!
thème du jour en art : dessine tous les bleus de la mer
les lettres rugueuses Montessori
les additions d’Arthur
la date….
le gros gros cahier de balthazar d’Anna
atelier « carte postales » : mise en page, choix des photos, rédaction
Dès le lundi, nous descendons à terre, pour quelques petites courses.
La superette locale est une belle découverte, probablement la mieux tenue de toute la Polynésie Française. Nous restons ébahis devant le rayons surgelés, impeccablement présenté, et achalandé… en produits bretons!
le rayon « saucisses » surgelé
le poulet breton…
les terrines bretonnes
L’attroupement que nous formons et nos yeux gourmands ne passent pas inaperçu (il faut dire que nous sommes quasi les seuls clients, et surtout les seuls en tenue de touristes : shorts et casquettes….) : le directeur vient nous saluer gentiment. Après quelques minutes de palabres nous apprenons qu’il sait qui nous sommes, son ami qui s’occupe de la « radio » l’avait prévenu qu’un catamaran arrivait dans l’île. Il faut dire que Moby ne pas pas inaperçu, seul bateau au mouillage…
A Wallis, tout se sait, c’est un pays de la taille d’un village!
Avec 1 roi (Wallisien), et un préfet (français), l’île se partage entre des traditions restées vivaces, une très forte influence des églises (les écoles primaires sont toutes tenues par des religieux) et une jeunesse qui grandit en lorgnant des yeux la vie à l’occidentale : il en résulte une émigration importante, et un dépeuplement inexorable. (il y a plus de Wallisiens émigrés que de Walllisiens résidents à Wallis. ). La nouvelle -Calédonie est le choix premier, avec qui Wallis entretien de très forts liens économiques et logistiques : c’est par là que transitent les fameuses Saucisses Jean Floch’!!
Peu d’avenir donc pour cette île qui se vide de sa jeunesse active et pensante : rares sont ceux qui rentrent au pays après leurs études, l’îles offrant de maigres perspectives en terme d’emploi. Petite curiosité : il n’y a peu ou pas de tourisme à Wallis.
Cela est tout à fait curieux car le lagon est superbe, la population accueillante et les motus qui le bordent tout aussi beaux que bien d’autres en Polynésie. Nous nous régalons l’après-midi, en levant l’ancre du village pour aller la poser au bord d’un motu : eaux cristallines, et jolies plages, c’est la récompense des enfants après les heures d’école du matin.
baignade au Motu
picnic sur le trampoline
La seule visite que nous ferons est à la cathédrale, qui se dresse majestueusement devant le port, à quelques encablures de Moby.
la cathédrale
l’entrée
à l’intérieur
le plafond en bois peint
Vierge Marie Fleurie
pilatres peints
sortie de la Cathédrale
sur le front de mer
Moby au mouillage, rejoint par 2 autres voiliers
Il faut dire que la chaleur accablante n’est pas très propices aux balades : on sent que l’été arrive, l’eau est à 30°, et l’air encore plus chaud.
Anna m’accompagne à la Poste pour y déposer nos cartes postale de Suwarrow, et prendre en photo sa « Clémentine Aplatie », petite mascotte de sa classe de Moyenne section de Plougonvelin que nous faisons voyager.
Nous quittons Wallis après 4 jours d’escale fort paisible sans avoir pris temps d’explorer l’île ni de faire beaucoup de rencontres : c’est aussi cela la vie de bateau!
Il s’avère en plus que nous avions eu raison de repousser notre arrivée aux Fidji, qui ont reçu le passage d’une onde tropicale pendant le week-end, avec 2 jours de mauvais temps, des vents de 40 noeuds, 50 en rafale dans la marina de Vuda Point qui était notre point d’atterrissage prévu! Sans regrets donc.
Plus que 3 jours de navigation, cap au sud et nous serons aux Fidji.
Suwarrow (ou Suvarov en français), nous a longtemps fait rêvé : c’est le petit ilot perdu choisi par Tom Neale pour y vivre heureux en naufragé volontaire, tel un Robinson moderne, pendant la dernière partie de sa vie.
C’est un privilège pour nous que de pouvoir toucher du doigt ce mythe de l’homme fuyant la civilisation pour y vivre seul, heureux, méditatif et proche de la nature.
L’atoll appartient aux îles Cook, petit état indépendant mais proche politiquement et géographiquement de la Nouvelle-Zélande et doté d’une quinzaine d’îlot habités : coralliens au nord, iles hautes au sud.
le Motu Anchorage
Suwarrow a un statut particulier : elle est inhabitée, et est devenue une réserve naturelle faisant partie du Parc National des iles Cook.
A ce titres, 2 rangers l’habitent 6 mois de l’année et accueillent (et surveillent) les navires de passages venus explorer ce petit bout de paradis préservé.
les rangers montent à bord des bateaux pour les formalités
Elle bien sûr aussi très connue des navigateurs, que Tom Neale accueillait bien volontiers à Suwarrow. Solitaire, mais pas si sauvage! A lire absolument : le récit de son séjour à Suwarrow « Robinson des mers du Sud » .
après les formalités d’usage, nous pouvons débarquer.
A ce titre, Harry et son fils Pi, les 2 rangers qui étaient à poste cette année de mai à octobre inclus n’ont pas une vie très différente de notre naufragé : aucun bateau ravitailleur ne vient les ravitailler pendant ces 6 mois : ils sont déposés en début de saison par un petit cargo avec leur stock de nourriture, puis rembarqués… 6 mois plus tard. Dans l’intervalle, ils auront reçu la visite de 50 à 100 voiliers en transit (150 dans les meilleures années, 20 seulement l’année dernière à cause d’El Nino).
Nos amis australien du catamaran Tika (un Outremer 55) qui sont passés à Suwarrow il a un mois nous ont prévenu : les gardiens sont un peu tatillons, mais sympas. Ils font tout simplement leur travail = formalités d’immigration, quarantaine pour tous les produits frais à bord, respect de la réglementation du parc, mais ils sont aussi très accueillants, offrent une petite bibliothèque de livres à échanger, nous parlent des coins sympas de l’atoll à visiter, des animaux et espèces protégées de l’atoll : ils sont de très agréable compagnie.
les 2 bateaux du mouillage : Moby et Andiamo
Rien que par le mouillage, nous sommes enchantés : 3 ou 4 requins nous montrent leur nez à notre arrivée, et resteront en permanence autour du bateau.
nos amis les requins pointe noire
rodent très près de l’annexe
très très près
leur aileron sort de l’eau
Dès que nous sautons à l’eau, nous vérifions d’ailleurs qu’il n’y a pas un requin en-dessous…. et nous interdisons aux petits d’aller nager tout seul, on ne sait jamais….
La nuit, c’est pire, il y en a plus d’une dizaine à roder…
Les fonds sont cristallins,
l’eau très chaude
les oiseaux omniprésents
la lumière fascinante
…et les couchers de soleil splendides.
Dès notre arrivée, Harry et Pi, père et fils, nous proposent du troc : poisson contre vivre. Ils n’ont plus de sel (leur réserve a été souillée par un crabe de cocotiers qui a percé le sac) ni de riz. Nous les dépannons bien sûr, même si nos réserves sur Moby sont au plus bas, car nous arrivons bientôt en Nouvelle Zélande où toute notre nourriture sera confisquée pour cause de quarantaine.
Donc je leur donne mon dernier paquet de riz, ainsi que notre sel de table (il nous reste le gros sel, à mettre dans un moulin et quelques poignées de riz japonais). En échange, nous aurons du poisson frais tous les jours!
Anchorage, lieu de Harry et Pi 6 mois de l’année
Nous descendons à terre, et à peine l’annexe est-elle amarrée que nos amis les requins viennent nous dire bonjour :
la petite plage est merveilleusement entretenue :
la plage
sac de sable pour s’entrainer au rugby
Arthur tente la boxe
le petit salon
la plage
Un petit chemin traverse le motu dit « Anchorage » en passant par l’abri des rangers :
La maison des Rangers :
des vertèbres de baleine servent de tabouret!
au nord, la petite plage où Tom Neale venait se baigner,
et où à marée basse les requins nagent dans 50cm d’eau : nous reviendrons tous les après-midi avec les enfants regarder ce beau spectacle.
Nous partons explorer la partie Est du motu, à la découverte de la faune et de la flore locale.
Bernards L’ermite
Bernards se nourissent de coco
épine d’oursin-crayon
empreinte de corail dans la lave
corail fossilisé
retour à Moby
Tristesse de découvrir une tortue mariné échouée et prisonnière de racines aériennes. Il est trop tard pour la sauver : les crabes de cocotier la dévorent déjà.
Curiosité : les enfants découvrent cette drôle de pierre…. qui flotte! Ils décident de la rapporter aux rangers qui pourraient l’utiliser comme pierre ponce.
drôle de pierre
elle flotte!
on la ramène aux rangers!
Tristesse également de découvrir tous ces déchets abandonnés par la mer.
radeau
balise argos
beaucoup de plastique traine
Le lendemain, nous continuerons nos découvertes naturalistes par la visite de la partie Ouest du motu, bordée d’un platier plein de vie.
Harry pêche au harpon dans le lagon
le platier
coquillage
anguille
le platier
Finalement, nous croisons de nombreux crabes de cocotiers, pas si farouches quand ils sont protégés comme ici.
Plus on avance, plus le platier devient sauvage et aride
le platier
banc de poissons perroquets
Pi a la pêche sur le récif
Harry et Pi nous parlent d’un superbe spot de raies mantas : elles passent à priori à leur « station de nettayage » vers 7h du matin. Une première fois, nous laissons les enfants à bord prendre leur petit déjeuner et filons : la rencontre est magique, 4 raies mantas sont au rdv : elles viennent en effet se faire nettoyer la mâchoire et les mandibules par de petits poissons , qui rentrent jusque dans leur bouche pour enlever les restes de nourritures.
Loïc attend une manta au fond, la rencontre est très belle.
A mon tour d’en croiser une première, puis de me retrouver au milieu du ballet…
Le lendemain, nous y retournons avec les enfants, qui ont très hâte de nager de nouveau avec ces majestueux animaux inoffensifs. Nous avons en effet croisé souvent les mantas, aux Marquises et aux îles sous le Vent, mais jamais dans un tel environnement, d’eau cristalline et de coraux préservés.
Nous aurons aussi l’occasion de faire de beaux snorkelings dans une eau très chaude : un matin, nous resterons près d’une heure et demie dans une l’eau à plus de 30°! Nous rencontrons de gros animaux : raies pastenagues, requins pointes noires, gros mérous, carangues….
c’est parti pour un snorkeling!
une épave sous l’eau
un requin au fond!
exercices d’apnée
un autre requin….
très curieux de nous voir…
une raie pastenague
Mais aussi de très jolis petits poissons de lagon, d’originales formations coralliennes :
des milliers de petits poissons
etoile de mer
recif à fleur d’eau
tunnel sous-marin
Arthur passe sous le tunnel
Il faut dire que les îles Cook enregistrent un pic historique de chaleur avec pas loin de 35° : notre nouvelle voile d’ombrage Odonata reçue à Bora-Bora prend tout son sens, et nous procure à la fois une belle zone d’ombre au vent sur le trampoline, et une excellente ventilation fraiche dans le carré.
Mais les escales, ce sont aussi les rencontres, avec nos rangers bien sûr, que nous passons voir à terre tous les jours, pour papoter, échanger des livres, des films, troquer un peu de nourriture. Je leur dépose une baguette fraichement sortie du four de Moby : Pi me raconte que Harrry, son papa est un ancien boulanger à Mahinitiki, qui ensuite s’est lancé dans l’élevage de la Perle : il a investi dans une ferme perlière il y a une vingtaine d’année, puis l’a revendue dernièrement : suite au réchauffement climatique, l’élevage de perle est devenu plus difficile et moins rentable : l’eau est trop chaude, il faut donc élever les naissons en profondeur, ce qui nécessite de les soigner sous l’eau en plongée bouteilles, là où une simple apnée suffisait.
Rencontre aussi avec Andiamo, innovant et inventif catamaran de plans Chris White, appartenant à Mickael et Debbie, un couple d’américains de Boston, très sympathiques. Original : il est gréé avec 2 mats ailes et focs bomés sur enrouleur qui lui permettent lui et sa femme, heureux jeunes retraités sexagénaires, de manoeuvrer seuls ce cata de 47 pied. Autre particularité : une porte donne accès du carré à un cockpit frontal, situé en arrière du mat, très agréable en navigation et au mouillage également. Nous prendrons plaisir à prendre l’apéro sur Andiamo et à échanger sur nos expériences de navigations et tranches de vie.
5 ème et dernier soir, nous nous organisons un petit apéro familial sur le trampoline, le coucher de soleil est exceptionnellement beau ce soir. Demain, le vent rentre, il sera temps de quitter Suwarrow, cap sur les Fijis où nous rejoignent Papily et Mamily : les enfants sont super heureux de retrouver leurs grands-parents!!!
Il nous tarde de découvrir Bora-Bora dont la silhouette si caractéristique nous parle depuis le soleil couchant de Tahaa.
coucher de soleil sur Bora-Bora
Nos sommes curieux d’approcher cette île mythique, au physique de carte postale, peuplée d’hôtels de luxe, mais aussi terre d’élection d’aventuriers voyageurs comme Paul-Emile Victor ou Alain Gerbault? Vivement que nous nous fassions notre propre idée : Paradis Perdu ou île aux 2 visages?
A l’aborder en voilier, rien ne distingue Bora-Bora de ses consœurs des îles sous le vent : la passe est très large, facile, et balisée, tout comme le chenal du lagon jour et nuit!
Les premiers contacts à terre sont mitigés : l’île est peu avenante en terme d’infrastructure, étonnant pour une île si touristique, à l’instar de la supérette locale, la moins pimpante de toutes celles que j’ai pu fréquenter en Polynésie, et dont la façade est bien le reflet de son état d’entretien intérieur ….
le super U
Le yacht Club où nous faisons notre arrêt « réapprovisionnement » est par contre très pimpant,
On y mange très bien et les cocktails au soleil couchant inoubliables, dans une ambiance longe bar digne de St-Trop….
coucher de soleil au Yacht Club
Nous quittons vite Vaitape, (la ville) pour la côte Est de Bora : celle des cartes postales et de hôtels.
La navigation dans le chenal est magique : les couleurs de ce lagon sont irréelles, nous survolons de la pure turquoise; à notre gauche, la montagne de Bora si photogénique capte tous les regards, et à notre gauche défilent les hôtels de luxe sur pilotis : Four Seasons, St-Regis, Meridien, Sofitel…. Tout cela est très beau, et plutôt bien intégré dans le paysage, « c’est grandiose » comme dirait Anna.
L’hôtel Four Seasons
Nous rejoignons tout au bout du lagon nos amis d’Invictus, Fata Morgana, Excalllibur et Cool Runnings, déjà là depuis 2 semaines pour certains : ils ont trouvé le mouillage idéal, une très grande baie sur un motu très peu habité et une vue imprenable sur le piton : nous y retrouvons l’ambiance des Tuamotus, le relief en plus!
L’arrivée, avec Victor tracté par Moby!
Le panorama est vraiment incroyablement beau, nous ne nous lassons pas du spectacle du piton de Bora.
Y compris au coucher du soleil
Côté activités, c’est tout autant sympa : Loïc kite avec son ami Ivo,
Les enfants profitent de la plage sauvage,
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Ralph, en vacances sur Invictus ; les enfants lui confectionnent une carte anniversaire
Victor fait plus ample connaissance avec ses amis américains Ben et Gaby ; ils ont une bouée tractée!!
Cool runnings
Le matin nous allons plonger sur le spot des raies mantas : c’est Toby et Nicole d’Invictus, du haut de leurs millers de plongées qui coachent les volontaires tous les matins : nous sommes tous équipés d’au moins un équipement de plongée par bateau (stab+bouteille), utile en cas de problème sur une ancre ou un travail prolongé sur une hélice.
La visibilité n’est pas toujours excellente, mais les raies sont au rendez-vous (presque) tous les jours. Elles nous offrent un vol majestueux, et la plongée permet de rester observer leur ballet de longues minutes.
Autre curiosité du coin : le jardin de corail, en effet gavé de poissons.
Il faut dire qu’ils sont nourris au pain, par les (très) nombreux bateaux de touristes, ce à quoi nous nous refusons d’adhérer, depuis que nous avons appris que ces malheureux devenaient diabétiques à force de manger tant de pain, qui se transforme chez eux en sucre, que leur organisme ne sait traiter…
Victor et Arthur avec leurs amis Charles et Paul
poisson papillon
Anna très à l’aise
ma triplette!
Nous ne manquons pas non plus d’organiser un « Bon Fire » (expression de nos amis ange-saxons) sur la plage, histoire de se retrouver entre copains, comme à notre habitude. Pas facile de dénicher le bon coin, qui ne gênera pas les riverains…. je sillonne la baie l’après-midi en annexe avec les enfants à la recherche d’une portion de plage inhabité : le premier spot identifié ne convient pas : un panneau « TABU » nous indique qu’il ne faut pas débarquer. Nous n’irons certainement pas braver cette interdiction, les croyances sont encore bien ancrées. Plus loin, ils y trop de maisons, mais au milieu, ce bout de terrain abandonné nous semble convenir.
les ados sont chargés d’aller chercher du bois
Tous les enfants…
Un autre soir, nous aurons moins de chance : arrivés en annexe à la pointe de la plage pour y récupérer nos kitesurfers, Loïc improvise un cours de drone avec Toby, nouvellement équipé, une troisième famille débarque, les enfants jouent,
les enfants se baignent au coucher du soleil
les ados
… tentent de siffler entre leurs mains
les adultes papotent, le soleil tombe, une quatrième famille arrive avec des bières, nous voilà à savourer un apéro improvisé sur la plage….mais pas au bon endroit.
La propriétaire sort de sa tanière pour nous dire combien nous dérangeons : la planche des enfants qui empiète sur son terrain, les saletés que nous allons faire avec notre apéro….
Il est vrai que le style de vie que nous avons commencé à savourer aux marquises puis aux Tuamotus sur des motus déserts, est ici confronté à une surpopulation… touristique. Pas moins d’une vingtaine de bateaux sont à l’ancre ici, certains y habitent à l’année. Visiblement, la cohabitation est difficile.
réceptionnés!!
la voile d’ombrage Odonata
Puisque nous avons enfin réceptionné nos 5 colis, grâce à un très efficace transitaire : les questions de dédouanement pour voiliers de transit est un casse-tête, réceptionner des colis est compliqué, très compliqué…et stressant! mais ça y est, nous avons tout récupéré : plus rien ne nous retient en Polynésie! Nous sommes en fin de saison, il nous faut avoir rejoint la Nouvelle-Zélande au plus tard fin novembre, ce qui nous laisse 2 petits mois (dont 5 semaines aux Fijis) .
Un dernier mouillage de charme, niché entre 2 hôtels, une baie bien abritée, véritable piscine géante, avec nos amis d’Excallibur.
avec Excalibur
entre le St-Regis
et le Four Seasons
Coucher et lever de soleil
coucher de soleil
lever de soleil
sur le St-Regis
Paradisiaque… ou presque car les hordes de jetskis déboulant par groupe de 10 dans la baie, rasant nos bateaux et faisant des cercles devant nous à gros renfort de pétarades bruyantes, c’est tout juste insupportable : et ce, 10 fois dans la journée!!
C’est là que nous nous préparons au départ de Polynésie : nettoyage des coques, rangement du bateau, baignades, et demain, la clearance de sortie du territoire sera postée,
Les pleins d’eau faits au Yacht Club
et un dernier approvisionnement de produits frais et surgelés.
un dernier apéro sunset entre copains
Nous appareillons pour Suvarov, aux îles Cook, avant de relier les Fijis ou vous retrouverons Papily et Family pour un mois!
Nous connaissions l’île de Raiatea de réputation, beaucoup de familles en grand voyage en bateau s’y arrêtent pour scolariser leurs enfants au collège ou au lycée d’Uturoa.
au mouillage devant Uturoa
Car s’improviser parent-prof n’est pas une sinécure, surtout dans les années de primaire quand les apprentissages et la discipline scolaire sont à mettre en place, mais encore plus au lycée, les matières s’étoffant, la quantité de travail elle aussi, réduisant d’autant le temps libre pour le voyage et la découverte…
Raïatea nous surprend au prime abord par ses maisons :
Le long de la côte, que nous abordons du sud au nord, s’égrènent de très belles maisons, de plus en plus cossues au fur et à mesure que l’on approche d’Uturoa, la ville principale.
Uturoa par contre elle nous déçoit par son manque de charme, et le peu de commerces. Heureusement, le marché est très agréable et animé les vendredi par un groupe de musiciens et chanteurs : faire ses courses en musique, j’adore!
J’y achète pour la première fois la célèbre vanille « Bourbon » de Tahaa : la gousse est odorante, charnue, délicieuse….les gousses achetées embaumeront ma cuisine (et tout le carré ) pendant quelques semaines.
au mouillage à Uturoa
A peine l’ancre posée sur fond de sable au nord d’Uturoa, 2 à 3 requins pointe noire viennent nous rendre visite… heureusement, depuis les Tuamotus, nous nous sommes habitués à leur compagnie, et savons qu’il n’y a aucun risque à aller se baigner.
Le corridor formé par le chenal entre les îles de Raiatea et Tahaa est aussi très réputé pour la planche à voile et le kitesurf. Malheureusement, la météo n’est pas au rdv, trop de vent pour les enfants, pas assez pour Loïc, et des rafales trop irrégulières pour moi….
abstraction….
vers la passe de Tohaotu
Nous nous baladons le long de la côte en annexe et visitons les marinas.
Marina Opoiti, principale base de location de voiliers
L’aéroport est tout près, ce qui occasionne cette photo un peu surréaliste.
La vue sur l’ile de Tahaa est superbe.
Tahaa, vue de Raiatea
Nous essayons un dernier mouillage, proche de la passe de Rautoanui : y mouiller n’est pas aisé avec toutes ces patates de corail….
près de la passe Rautoanui
Le coucher de soleil sur Bora-Bora est magique :
coucher de soleil sur Bora-Bora
Il nous tarde de visiter ce mythique lieu touristique, peuplé d’hotels de luxe, mais aussi lieu de prédilection d’aventuriers comme Paul-Emile Victor ou Alain Gerbault en leur temps. Qu’en est-t-il de ce « Paradis Perdu »?
En attendant, et puisque nous ne reviendrons pas sur nos pas, nous quittons le Nord de Raiatea …
… pour rejoindre le sud, sauvage à souhaits, et nous retrouvons quasi-seuls au mouillage devant le Motu de Nao-Nao.
balade autour du motu de Nao-Nao
le paysage est grandiose, montagnes escarpées, sable blanc du motu, magnifique jardin de corail.
la plage de Nao Nao
recolte de coquilles
pour en faire une armure
de nacre et de batons
Les maison sont beaucoup plus rustiques que dans le nord.
et le surf dans la passe de Toamar est spectaculaire
Une dernière nuit à Raïatea, et nous rejoignons Bora-Bora, distante de quelques dizaines de milles nautiques : à peine une demi-journée de navigation et nous y serons!
Puisque nous sommes à Tahiti pendant la Billabong Pro, c’est l’occasion ou jamais d’aller voir la vague de Teahupo’o (prononcer Téahoupoho, et non Tioupo , comme me l’expliquait un tahitien). Teahupo’o prononcé à la polynésienne signifie « tête dans le linceul » car les autochtone avaient pour coutume de décapiter leur ennemis et de garder leurs têtes en trophée dans un linge… Prononcé à l’américaine « Tiopou » signifie « la tête dans le cul », ce qui est tout de même moins élégant, avis à nos amis surfer….
Partis de Papeete, 6 heures de navigation contre le vent, pour rallier la presqu’île de Tahiti, beaucoup plus calme et sauvage que le reste de l’île.
Nous arrivons dans le lagon de Tahiti Iti par la passe de Tapuaeraha , et cherchons un mouillage non loin de Teahupo’o.
Dès l’entrée dans la passe, nous apercevons des surfeurs, des jetskis, l’ambiance de la presqu’île est déjà là!
Un peu plus loin, c’est le BBQ du week-end qui rassemble tout ce petit monde sur un minuscule Motu.
Nous longeons la côte par un chenal intérieur, dans le lagon.
un mariage!
le chenal vers Teahupo’o
faré flottant
Des dauphins nous accompagnent dans le chenal!
Nous voilà arrivés sur le site :
la plage de teahupo’o
le site de la compétition
les bateau de l’organisation dans la passe
Vue du ciel, c’est plus parlant :
la passe de Teahupo’o
On aperçoit en haut de l’image la tour des juges, et les bateaux accrédités par l’organisation pour emmener les touristes voir le spectacle.
la tour des juges
Avec Moby, nous allons rester 3 heures dans la passe, légèrement en retrait, mais perchés sur le roof, nous avons une vue magnifique sur la vague! On voit bien l’épaisseur de sa lèvre.
La compétition ne commence que le 19 août, soit dans une semaine, mais en amont de la compétition sont sélectionnés au cours de « Trials » les meilleurs amateurs, polynésiens et étrangers qui se joindront aux champions,
Ils sont 4 à s’affronter pendant 25 mn, seules les 2 meilleures vagues comptent!
Nous arrivons à avoir une belle vue sur le spot… entre les nombreux bateaux de l’orga.
La vague est vraiment belle, même si on l’espérerait un peu plus grosse : il y a tout juste 2m de houle. La vraie Teahupoo, avec un mètre ou deux de houle en plus doit être encore plus spectaculaire.
Mais le spectacle est tout de même là :
En cas de problème, des équipes de sauvetage en jetskis .
Nous rentrons au mouillage, après quelques heures de très beau spectacle.
Nous ne sommes pas sûrs de revenir pour la compétition qui commence en fin de semaine, car les prévisions de houle sont à la baisse.
Nous filerons plutôt en direction de Huahine et des îles sous le vent. Bye-Bye Tahiti!
Que d’émotion à l’arrivée à Tahiti, île de tous les désirs, de toutes les attentes après 3 mois de vadrouilles d’îlot en îlot.
Heureux présage, des dauphins nous accueillent à l’arrivée au port.
Le front de mer a l’air accueillant.
Et la marina tout autant.
Papeete est un port de commerce, les brestois ne sont pas dépaysés…
Nous avons prévu de passer une semaine complète à la marina de Papeete, en plein centre ville, et dont on nous a dit beaucoup de bien. Tout le front de mer a été rénové l’an passé : la marina est superbe, les jardins bien aménagés : promenade, jeux pour les enfants, pistes cyclables. Le lieu est très fréquenté en début et fin de journée par les tahitiens : ados en skate board, jaune parents avec poussettes, enfants en vélo, tout le monde marche, court, fait du sport! Tout cela a un petit air de Floride…., Le week-end, on se retrouve sur le gazon à jouer au foot, faire du hip-hop, se promener. C’est très agréable.
Autre agréable découverte de Papeete : les Roulottes!! La petite place devant les paquebots de croisière s’anime le soir à partir de 18h, des dizaines de camion-roulottes s’installent avec chaises et tables. Chacune a spécialité : cuisine chinoise, crêpes bretonnes, pizzas, mais surtout cuisine tahitienne : on se régale de thon cru au lait de coco, tartare de thon, carpaccio etc….
tartare de thon
Les enfants jouent sous le kiosque. Les plats sont excellents, pas très chers, nous dinons en plein air, sous les étoiles, un joyeux mélange de population locales et de touristes.
Et dans la journée, il y a les paquebots de passage et les bateaux de pêche… au gros.
Certains sont très équipés…
Nous avons toute une liste de choses à faire pendant la semaine : il faut dire que le dernier endroit civilisé fréquenté était ….Panama, il y a déjà près 3 mois. Donc les listes de shopping/réparations sont longues. Pour occuper les enfants, nous avons inscrit Victor et Arthur à un stage de surf tous les matins : nous sommes assurés qu’ils vont prendre l’air et ne pas s’ennuyer!
Pour Anna, quel chance; nous retrouvons avec grand plaisir les copains d’Excalibur (Eleonore, Paule et Charles) et Invictus (Juliana et Marlene).
Anna et EléonoreArthur et Paul
Le matin, les filles passent de bateaux en bateaux, et l’après midi, c’est la troupe entière des 4 filles et 4 garçons qui courent entre les pontons et les bateaux…
l’aire de jeux du front de mer
L’après-midi, nous nous relayons pour occuper les enfants : ciné, balade, parc….
départ pour le ciné
Nicole emmène les filles au Mac do déjeuner un midi, et Victor et Charles iront se faire un ciné entre ados. Bref, la vie citadine s’offre à nous pour une semaine, et c’est bien agréable.
la mairie de Papeete
Tous les matins, je sillonne les rues de Papeete, à la recherche de matériel scolaire, de bricolages, produits pharmaceutiques, papeterie, entrecoupé de RDV chez le dermato, le coiffeur, l’opticien…..
Loïc emmène aussi les garçons en virée chez Billabong : razzias sur les soldes de short…. ils ramènent même un surf, des palmes de morey!! Bon, plus de place dans les coffres, qu’à cela ne tienne, Arthur est ravi de dormir avec…. Moby commence à être bien équipé en matos de glisse…
Pendant ce temps, Loïc gère la technique : rdv avec le voilier pour vérifier le gréement, réparation sur les voiles, vérifie les commandes de pièces de rechange que nous attendons, et il parcourt les shipchandlers en vélo.
Nous profitons aussi de l’excellent connexion internet pour effectuer les inscriptions au CNED, mettre le blog à jour! (les 10 posts sur les marquises et les Tuamotu !!!), télécharger des recettes de cuisine, des récupérer les bulletins de note de l’année de Victor, vérifier les comptes bancaires, etc….
La marina de Papeete, c’est aussi le RDV des super yachts :
Sea Hawk
A 2 jours du départ, nous louons avec mes 2 copines la dernière voiture disponible pour aller faire nos courses : une seule voiture à 3 bateaux disponible de 8h du matin à 18 le soir, : il faut s’organiser pour être efficace.
retour du supermarché avec Nicole et Anne-Marie
8h : première tournée dans la zone technique pour Loïc et moi le matin : il nous faut déposer nos bouteilles de gaz à remplir, puis aller chez le chaudronnier pour tenter de redresser notre ancre tordue aux Tuamotus!!
à 10h, c’est direction le supermarché pour les 3 filles : Anne-Marie Nicole et moi. Ce a beau être un supermarché « français », on y trouve de drôles de choses :
des veaux entiers au rayon surgelés…des bobines de 2000m…
14h, Toby et Nico repartent faire le plein de boissons et d’outils
16h : c’est de nouveau à Nicole et moi de repartir pour sillonner les magasins de bricolage de la région à la recherche de diverses bricoles
Samedi, les copains sont partis, nous avons loué une voiture pour faire un denier avitaillement et visiter la région
de 7 à 8 : je vais au marché de Papeete, juste en face de la marina m’approvisionner en fruits et légumes frais et non réfrigérés : ils se conserveront ainsi beaucoup mieux.
les allées du marché
marchands de fleurs
étals touristiques
marchandes de couronnes de fleur
à 8h, je récupère la voiture auprès du loueur et file au supermarché faire le plein de surgelés et produits réfrigérés. Et en début d’aprèm, nous filons finalement au nord, direction Mahina : les garçons ont tout juste fini leur stage de surf la veille, mais veulent de nouveau surfer, et nous montrer le spot des écoles de surf.
Nous passerons aussi quelques jours au mouillage de Taïna, en face de la marina du même nom. Pour aller de papeete à Taïna, il faut longer la piste :
entrée de piste
décollage!
vers papeete
Arrivés à Taïna, la vue sur Moorea est splendide :
Les fonds sont turquoises, la baignade très agréable pour un mouillage citadin.
Quelques yachts au ponton :
belle brochette
Serenity
100% pêche au gros
interphone sur la passerelle…
navire d’exploration
curieux cata à 2 mats ailes
l’eau turquoise de la marina
Et de curieux bateau-maisons :
pour les « sunset cruises »
Bateau? maison?ponton?
Faré flottant
Puis nos filons sur Moorea, ile soeur de Tahiti, distante de seulement 25 NM : c’est là qu’habitait mon cousin Laurent avec Nicole Max et Jules.
Soleil couchant sur Moorea depuis Tahiti
Nous partons donc en terrain connu, avec les bonnes adresses et les coordonnées d’amis à eux! Nous sommes en plus attendus par Invictus, Excalibur et Mercredi soir, mouillés tous les 3 dans un site parait-il paradisiaque…
Si vous avez aimé notre article précédent « Les Marquises vues du ciel, vous aimerez tout autant les Tuamotu pris en photo par Loïc avec son drone.
Nous avons passé un gros mois aux Tuamotus, et avons le plus souvent eu un alizé soutenu, qui a souvent empêché Loïc de sortir son drone. Nous n’avons pas d’images donc de tous les mouillages….
RANGIROA :
Ces images sont prises dans le sud de Rangiroa, un zone très isolée et peu fréquentée des bateaux de passage. Nous étions comme seuls au monde!
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au mouillage
APATAKI
Dans le Nord d’Apataki, proche de la passe de Tehere, nous nous sommes arrêtés en journée pour profiter du merveilleux snorkeling, en bordure de plage.
FAKARAVA
Dans le sud de l’Atoll, près de la passe de Tumakua, les motus s’alignent, et se visitent à pieds, en passant de l’un à l’autre par de petits ponts ou gués.
vue vers le sud de la passe
vue vers le nord de la passe
en remontant vers le nord de Fakarava, nous nous arrêtons à Hirifa :
Mais nous ne sommes pas tout à fait seuls au monde, car nous tombons pas hasard sur un autre cata, jaune, dont le nom nous est bien connu : il s’agit de Banana Split, le bateau d’Antoine, le célèbre navigateur, carrément beaché sur la plage, amarré à des cocotiers!
Moby et Bananasplit au mouillage
Banana Split mouillé en tout bord de plage, amarré à des cocotiers
Plus tard, nous avons migré vers un autre motu isolé, et retrouvé nos amis d’Invictus, Mercredi Soir, Fata Morgana et Quatra pour un gros BBQ.
Nous dépassons un groupe de surfers, la vague de Totoro est réputée. Nous passons devant le village de Niutani , qui semble très accueillant, avec ses cabanes de pêcheurs sur pilotis.
La passe de Totoro
le village de Niutahi
petit port privé
cabanes de pêcheur et de fermes perlières
Notre premier stop est au lieu dit du « Carénage », chez Alfred et Pauline, qui tiennent depuis 2005 ce chantier de qui lève des bateaux jusqu’à 15 tonnes! Le site est impressionnant, perdu au milieu des Tuamotus, mais abritant jusqu’à 50 bateaux sur des bers au milieu de la cocoteraie, au sec pour la saison cyclonique, ou plus longtemps, au gré des désirs des propriétaires, qui peuvent rentrer chez eux à l’autre bout du monde, grâce au petit aéroport tout proche qui relie Papeete et le reste du monde.
le stockage des bateaux sur ber
Mise à l’eau d’un cata
mis à l’eau!
le lagon du Carénage
Le soir, la fête bat son plein, nous sommes 6 ou 7 bateaux (Mercredi Soir, Jambon Beurre, Thalithakoum, Suricate, Planète Ocean… ) plus la famille qui nous accueille si gentiment, pour fêter les anniversaires d’Olivier (Jambon-Beurre) et de « grand-mère « : le buffet est superbe, avec un succulent cochon grillé, nourris au lait de coco et au poisson, les cochons des Tuamotus sont un délice. L’ambiance est sympa, autour du BBQ, les musiciens nous régalent toute la soirée avec les chants polynésiens accompagnés de guitares et Ukulélés.
requin nourrice le soir au bord de laplage
le cochon grillé!
Joyeux anniversaire Olivier et Grand-Mère!
Ukulélés
buffet
En snorkeling, nous nous sommes régalés :
Le petit lagon intérieur du Carénage offrait une visibilité incroyable, dans 2-3m de fond, des quantités de poissons : chirurgiens, balistes, poissons cocher, poisson papillons….
Question « sensations », la passe de Pakaka était incroyable, avec des bancs de poissons-perroquet, de magnifique coraux et de nombreux requins, peu farouches, voir même curieux, ils s’approchent de très très près près. Dans ce genre de snorkeling dans la passe, nous nous calons (de préférence) sur la marée montante et partons nous laisser dériver dans la passe, accrochés tous les 5 à l’annexe. Un par un, nous nous autorisons à plonger sous l’annexe, à condition de suivre le courant, et de rejoindre vite l’annexe. Et si les requins se font trop pressants, en moins d’une minute, tout le monde est à bord!
de retour de la passe de Totoro
Nous n’avons pas testé la passe de Tehere au nord, car le snorkeling était suffisamment spectaculaire le long de la plage, avec une impressionnante tête de corail d’une bonne vingtaine de mètres de diamètre, regorgeant de petits et de gros poissons : énormes mérous de plus d’un mètre de long, perroquets par dizaines, et aussi jolis petits poissons coralliens, et bien sûr, un ou deux petits requins pointe noire qui trainent par là, on s’y fait! Pour l’occasion, nous avons ressorti la GOPRO du placard – il nous manquait le cable pour la charger!!
Anna sans brassards!
Victor
Arthur progresse en apnée
Bénédicte
Le soir, nous descendons à terre au village de Niutahi, qui a commencé ses festivité du Heiva la veille, le 14 juillet. Le Heiva, c’est, le festival traditionnel polynésien, qui a lieu tous les ans dans chaque village, avec des concours, des danses traditionnelles, des chants, des musiciens,qui rivalisent tous pour être élus le meilleur groupe! Pas de chance, nous arrivons entre 2 festivités : les concours de noix de coco et de tressage ont eu lieu dans l’après-midi, et l’élection de Miss et Mister Apataki auront lieu ce soir.
pomme d’amour artisanale
décoration des restos
glace bleu-schtroumph
Mais sans nous, tant pis car nous ne sommes pas très à l’aise avec le mouillage où nous sommes : gavé de patates de corail et mouillés juste devant un récif, c’est une configuration inconfortable.
En effet, le vent se lève dans la nuit, Loïc est sur le pont, prêt à démarrer les moteurs si nécessaire. Finalement, c’est le lendemain en levant l’ancre que nous aurons des difficultés, elle croche dans une grosse patate, il nous faut être très prudent pour manoeuvrer : Loïc est dans l’eau à tirer sur l’ancre auringuée, je suis au moteur, et Victor au guideau. La moindre erreur et nous nous retrouvons sur le récif/ou dans les nasses des fermes perlière…..
Finalement nous nous en tirons après 30mn de manoeuvres, et mettons le cap sur la passe de Tehere au nord, via un chenal qui ne nous dispense pas d’une veille attentive, car il est jonché de bouées de fermes perlières….
récifs à fleur d’eau dans le lagon
Nous sommes tous les deux sur le rouf pendant les 2 heures, a scruter la mer, le soleil dans les yeux. A 2 reprises, nous devons dévier notre trajectoire pour éviter ce qui se présente sous forme de lignes.
Nous arrivons dans le très beau mouillage de Rotoana, près de la passe nord d’Apataki :
au mouillage à Rotoana
Le snorkeling est encore une fois superbe, nous nageons au bord de la plage, dans moins de 2 à 4m d’eau.
DCIM100GOPRO
Victor
Arthur fait des cabrioles
Victor joue avec es bulles
Arthur et Moby
poissons papillon
Anna
poissons papillon
bénitiers
Le soir, nous appareillons en direction de Rangiroa, en empruntant la passe de Tehere.
l’eau bouillonne dans la passe
les enfants sont impressionnés par le courant sortant
nous avons près de 4 noeuds de courant avec nous!
le soleil se couche bientôt
Nous aurons une nav’ de nuit et devrions arriver au petit matin à Rangi!
Victor se souviendra longtemps de Toau comme de l’endroit où il a pour la première fois fléché un poisson : un mérou, appelé ici loche marbrée et réputé pour sa chair!
Aussitôt, nous l’apportons à terre : à chaque atoll, nous prenons soin de demander aux pêcheurs locaux quel poissons sont mangeables. Le récif en effet est malade aux Tuamotus, et les poissons sont à risque de Ciguatera, toxine qui si elle est ingérée par l’homme donne des symptômes neurologique potentiellement graves. Là c’est ok, loches marbrées, perroquets, chirurgiens sont consommables. Gaston nous le découpe, il sera sur le BBQ de ce soir!
Il faut dire que cela fait 2 semaines que Loïc et victor d’entrainent à la chasse sous marine, ici c’est le spot idéal. Sauf que les requins rodent…A peine le poisson est-il fléché qu’il faut le remonter au bateau. En moins d’une minute, un requin apparait, tournant et virant, cherchant la proie. Le pire encore est quand on flèche un poisson qui s’échappe, blessé : c’est ce qui arrive à Loïc, son gros merou, blessé à l’abdomen se réfugie sous un rocher : un gros requin arrive, tout énervé, tournant autour du rocher, en mode « chasse ». C’est le signal pour nous du repli vers l’annexe, tout le monde sort de l’eau.
Il nous arrive la même mésaventure à Arthur et moi, qui nous entrainons quelques longueurs plus loin avec un simple harpon à élastique dans 3m d’eau : je ne pensais pas réussir à harponner un poisson et pourtant si : whaou!! un mérou!, je le tiens au bout de mes pics, mais comme je l’ai coincé sous un corail, j’ai du mal à le déloger, et il se détache tout seul, file, et un requin se pointe, à la recherche du blessé, il repart, il peur de nous, mais nous aussi on a un peu peur de lui….. autant vous dire que nous sommes remontés dare-dare à l’annexe, fin de la balade sous-marine pour tout le monde. Et au milieu de toute cette action, notre petite Anna, 4 ans et demi, un peu impressionnée mais confiante, et qui nage depuis quelques jours sans brassard, avec son masque et ses palmes : à 4 ans et demi, bravo, nous sommes très fiers de toi!
Bon, pour se nourrir , le mieux finalement, c’est d’aller au resto .
Gaston prépare le cochon,
et nous reçoit avec Valentine, la soeur de Leiza (de Hirifa-sur l’atoll de Fakarava). Ils nous a préparent une belle fête pour les bateaux de passage : (Moby, Mercredi Soir, TalithaKoum, Jambon-Beurre, Invictus) Langouste, cochon grillé et poisson au lait de coco, un vrai festin,
suivi d’un petit récital de Ukulélé avec Grand Père et Gaston son mari.
Tout comme sa soeur Leiza, Valentine tient avec son mari Gaston une table d’hôtes réputée auprès des bateaux de passage. Nous sommes accueillis comme des princes, d’autant que l’un des bateaux avec qui nous arrivons est celui d’un de leurs amis, Pierre et sa famille sur Talithakoum. Le lieu est accueillant : terrain de pétanque, bar ouvert toute la journée, mouillage sur bouée (donc pas de problème que nous repartirons pour lever notre ancre), bibliothèque d’échange de livre…
Les enfants jouent aux boules, passent leur temps à caresser les 3 petits chiots de la maison, se baignent, ramassent des coquillages,
Le fils de Leiza, (et le neveu de Valentine) tient pour sa part une charmante pension de famille à quelques mètres de là. IL nous accueille très gentiment pour regarder le foot dimanche matin en direct à la télé : avec les 12h de décalage horaire, c’est le matin pour nous! Nous sommes un peu déçus de voir la France perdre, mais ravis d’avoir pu suivre cet évènement à l’autre bout du monde.
Tout ce petit de vit sur un motu, élève ses cochons, et vit de la pêche et du tourisme : bateaux de passage pour Valentine et Gaston, touristes fans de pêche sous-marine et de nature sauvage pour Jean et sa femme, qui est institutrice à Fakarava, non loin de là.
les cochons dans leur enclos
maman cochon
nourris à la noix de coco et au poisson
potager
Après ces quelques jours plutôt sympas et festifs, rassasiés de snorkeling, de chasse au fusil, nous mettons le cap sur Apataki. IL semble que notre petit groupe se scinde en deux : Invictus et Mercredi Soir rejoignent Papeete directement, pour faire un avitaillement sérieux, des courses et réparer les systèmes défectueux. Ils y retrouveront Quatra et d’autres pour les fêtes de Heiva.
Nous préférons pour notre part continuer encore 10 jours sur les Tuamotus , accompagnant Jambon-Beurre et Talithakoum : Apataki et Rangiroa nous semblent être des escales qui vient le coup… Paeete attendra!
Une nuit en mer, et nous nous retrouvons face à la passe sud de Fakarava, à 7h du matin.
Fakarava Sud : passe de Tetamanu
La navigation dans l’archipel de Tumotu est tout une aventure : on ne rentre dans les lagons que par des passes, qui sont praticables à l’étale, c’est à dire 2 fois par jour pendant quelques heures seulement. Le reste du temps, ce sont des courants de 5-6 noeuds, parfois 9 à 10 noeuds dans certaines passes. Et pour couronner le tout, la navigation à l’intérieur des lagons se fait uniquement quand le soleil est haut, entre 10h et 14h, ou tout au moins quand le soleil est dans le dos, avec une personne à la veille. Car si certaines zones sont cartographie, en général, les abords des passes et des villages, l’immense majorité du lagon ne l’est pas? Et quand bien même, il faut surveiller les bouées des fermes perlières qui pullulent, y compris en plein milieu des chenaux!
patates de corail en plein milieu du lagon
Et je n’ai encore pas parlé du mouillage, compliqué par les patates de corail qui peuplent le lagon. Le choix du mouillages est toute une histoire, nous tournons, virons dans les mouillages, à la recherche d’une zone suffisamment sablonneuse et exempte de têtes de coraux pour y poser notre ancre et dévider notre chaine. Si nécessaire, nous auringuons l’ancre, et posons même une ou deux bouts sur la chaine pour la sur-élever pour en pas qu’elle se croche dans une patate.
Avant de relever l’ancre, Loïc plonge systématiquement pour vérifier comment se positionne lance et la chaine par rapport au corail, et nous manoeuvrons au mieux pour relever sans crocher, ce qui arrive tout de même!
Fakarava Sud
Arrivés à Fakarava Sud, nous apercevons dès l’arrivée un charmant petit resort accueillant les touristes : quelques farés traditionnels en guise de bungalow s’alignent sur les motus, un petit pont les séparent du bâtiment principal.
Près du restaurantes requins pointe noire s’agitent dans 50cm d’eau : le cuistot prépare le repas du midi, les peaux de poisson et de poulet sont jetées à l’eau, les requins se jettent littéralement dessus….
La passe sud de Fakarava est particulièrement réputée pour sa plongée : plus de 700 requins y « résident », pointes noire essentiellement, mais aussi pointes blanches du récif et pointe blanche du large ( appelés Tapete en polynésie), ainsi que quelques requins soyeux qui sont moins visibles car plus craintifs.
Nous décidons de ne pas rater cette expérience et de réserver une plongée pour tous les 3 avec Top Dive : Loïc, Victor et moi-même! Arthur et Anna iront pour l’occasion passer la matinée sur le bateau de nos copains d’Invictus : au programme bricolage avec Nicole, Marlene et Juliana : bricolage avec des boites d’oeufs et des rouleaux de Papier toilette de récupération …
Pour nous mettre dans l’ambiance, et faire un peu de repérage, nous partons nous faire un snorkeling dans la passe tous les 5, en début de marée montante, c’est le « rentrant », nous nos mettons à l’eau et nous laissons dériver accrochés à notre annexe. Dès le début, nous apercevons de très nombreux requins au fond dans une 12aine de mètre d’eau, ils ont plutôt paisibles, quasi immobiles face au courant, nous les observons très humblement ; ils sont dans leur élément, nous ne faisons que passer. Très rapidement, le décor change, nous survolons un magnifique jardin de corail, dans 3 à 4 noeuds de courant, c’est comme si nous volions au-dessus du corail, quelle sensation!!
Pour les enfants c’est leur premier « drift » ou « plongée dérivante », ils sont impressionnées, mais savourent le paysage qui défile sous leurs yeux, y compris Anna, qui voit des requins pour la première fois….
Pour nous 3, dans l’après-midi, ça sera une plongée inoubliable, limitée à 12m pour respecter les limites du Padi open water de Victor, qui, a 12 an et ne peut plonger plus profond. Nous descendons le long d’une corde, à l’entrée du « mur des requins ». Ils sont des dizaines, bientôt des centaines, tapissant le fond de la passe, dans un canyon d’une trentaine de mètre de profondeur, sur une longue de plusieurs centaines de mètres. Nous nous laissons dériver, puis notre instructrice nous demande de nous accrocher au dos du tombant à des coraux mort, pour regarder le spectacle : les requins nous passent devant, certains, très curieux, approchent à moins de 2m, mais n’ont jamais l’air agressif heureusement. De taille moyenne, 2 mètre environ, ils sont assez fins et finalement peu impressionnants individuellement : ce sont essentiellement des pointe noire, requins de récif connus pour n’être pas agressifs envers l’homme… tant qu’on ne le dérange pas, surtout en plein repas!
Plus tard, nous apprendrons que certains plongurs, y compris professionnels se sont risqués dernièrement à plonger la nuit pour les filmer et que certains son repartis après quelques minutes de plongée seulement avec des bleus et des blessures superficielles, et d’autres y ont perdu une camera! Car la nuit, c’est l’heure de chasser et de manger pour les requins, qui deviennent alors comme fous, se cognant les uns dans les autres, agressifs et belliqueux. On risque alors de subir des dommages collatéraux, coup de queue, de museau, arrachage du matériel ou rapage de peau (la peau du requin est très abrasive).
Comme dirait Victor avec sa sagesse habituelle et son humour pince-sans-rire : A-t-on idée de déranger les gens en plein repas ;-)?
Plus tard, nous allons nous balader à terre et visiter le village abandonné, ancienne capitale de Fakarava. D’adorables cochons trainent par là, nourris au poisson et à la noix de coco.
Du vent d’Est est attendu se renforcant, l’occasion idéale pour quitter le spot d plongée et aller s’abriter à Hirifa, réputé pour son spot de place/kitesurf.
Finalement, le vent est moins fort que prévu, il n’y a pas de quoi faire voler un kite : mais c’est tant mieux pour Arthur qui continue son initiation à la planche : il est mordu!
Et quand il n’y a pas de vent, nous partons en balade en paddle, le site est magnifique avec son lagon intérieur. Anna se fait une amie, et joue dans l’eau avec Hirinaki, le nièce de Leiza, propriétaire des lieux, qui propose une table d’hôte aux bateaux de passage.
Nous réservons donc la soirée pour toute la bande de bateaux-copains : Moby, Mercredi soir, Invictus, FataMorgana, et Quatra. Et reviendrons à 9h le lendemain matin pour regarder en direct la demi-finale de l’Euro : a l’affiche, France-Allemagne, de quoi mettre de l’ambiance au sein de l’assemblée avec nos amis Allemands d’Invictus!
Finalement, le vent ne se lève pas, inutile pour nous de rester plus longtemps à Hirifa, nous décidons de monter dans le nord de Fakarava , qui possède un gros village, où nous allons pouvoir faire un bel avitaillement de produits frais : déjà 2 semaines que nous avons quitté les Marquises, le frigo s’est bien vidé…
Oh bonheur, il y a même un resto-glacier près d’une petite plage, les enfants se régalent.
Malheureusement, l’internet n’est pas de très bonne qualité, c’est frustrant de ne pouvoir publier tous les articles du blog que nous écrivons.
le petit resto-café qui nous procure internet… et des glaces artisanales!
Astuce locale pour sortir les bateaux de l’eau : chaque faré a son ponton équipé d’un « ascenseur » à bateau!
Le soir même, le vent se lève, le mouillage est inconfortable, mal protégé des vents de sud-est, la mer est hachée, nous dormons mal et en plus, grrr, nous ne sommes même pas sur un bon spot de kite ni de planche! Dommage, Arthur avait même pris goût au gonflage des planches.
Ca sera notre dernier jour à Fakarava : cet après-midi, nous mettons le cap sur Toau, petit atoll situé à 20NM au nord-ouest de Fakarava.
3 nuits et 2 jours de nav, dont les dernieres 24h pas facile, du vent et des grains, Loïc n’a quasiement pas dormi, moi j’étais très fatiguée par cette traversée que nous avons faite travers au vent, allure moins confortable que les allures plus abattues dont nous avons l’habitude depuis notre traversée de l’Atlantique.
A l’arrivée, la passe était à l’étale, facile à aborder.
Nous avons passé 2 jours enfermés dans le bateau, dans le mouillage inconfortable de la passe, en mode « comme un dimanche pluvieux en Bretagne » : faire des jeux de société, regarder des films et faire des gâteaux – tout en étant un peu nerveux sur la tenue du mouillage.
brioche au miel et beurre salé
C’est un atoll inhabité, dans le sens où il n’y a pas de villages, seulement 2 familles plus ou moins itinérantes qui vont d’un motu à l’autre pour récolter le coprah.
Les eaux sont extrêmement poissonneuses : un petit bout de pain dans l’eau et voilà ce qu’on voit!
Dès que le temps a été meilleur, nous avons bougé dans un mouillage plus joli à l’autre bout du lagon, toujours assez venté, mais abrité du clapot cette fois-ci. Quelques bateaux étaient déjà là, nous trouvons tout de même un petit motu avec un seul bateau : un cata beaché, amarré à 2 cocotiers.
presque seuls au mouillage…
Nous descendons à terre pour une petite promenade de fin de journée, heureux de poser le pied après 5 jours enfermés bord passons devant le cata jaune que nous avions reconnu de loin : c’est le fameux Banana Split, le cata d’Antoine! Es-il toujours l’heureux propriétaire? Eh oui, il nous salue, nous papotons 5 mn. Quel heureux hasard pour notre premier motu de croiser l’un des navigateurs qui nous a inspiré, fait rêvé, et dont nous avons lu les livres (« Mettre les voiles » fut l’un de nos livres de chevets il y a 15 ans à Maurice).
Moby et Banana Split, le cata d’Antoine
Victor a pris son premier cours de kite avant- hier avec Loïc : mania sur la plage, puis body-drag dans le lagon qui n’est pas profond. Il s’est bien amusé, et s’est écoulé de fatigue à table le soir….Hier rebelote, body drag, je pense qu’l va bientôt lui mettre la panche aux pieds!
Arthur en profite pour faire du cerf-volant : excellent exercice de mania avant de des mettre au Kitesurf dans quelques années.
Et là, nous avons encore bougé hier pour un autre motu tout mignon, nous apprêtant le soir a faire un feu sur la plage comme promis aux enfant, quand nous avons recu un appel à a VHF : Nos amis d’Invictus étaient arrivés le matin même sur un motu un peu plus loin, avec Mercredi soir et Fata Morgana : nous décidons de les rejoindre, et avons passé une super soirée sur la plage, gros feu de camp, brochettes, rosé, whisky-ananas…. et capture de crabe de cocotier : notre 1er!! Les enfants étaient aux anges.
Victor tenant le crabe
Tom et le crabe
Le lendemain, nous repartons pour un nouveau Motu, un nouveau feu de camp et une chasse aux crabes, avec la même équipe, plus un autre cata arrivé des gambiers : nous sommes 5 catas amis, et amis d’amis au mouillage, 11 enfants en tout de 3 à 15 ans, c’est la fête!
Le lendemain matin, nous partons en annexe pour Bird Island, un petit ilot perdu au milieu du lagon : c’est le lieu de niche des oiseaux Tikkis. Nous explorons l’îlot à la recherche de leurs nids, et découvrons des coraux magnifiques, merveilleusement préservés, et un mini-lagon dans le lagon, quelques bébés requins qui passent, les enfants grimpent sur les roches pour les apercevoir.
Après une semaine d’exploration de ce lagon et de 3-4 motus, nous décidons de lever le camp pour Fakarava, un autre atoll un peu plus au nord, réputé pour ses passes poissonneuses et ses requins!