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  • Les îles Marquises : Nuku Hiva

    Les îles Marquises : Nuku Hiva

    Taioae nous accueille avec sa large baie abritée. Nous en faisons notre camp de base : avec le petit café sur le port (et son internet), ses restos locaux aux mille manières d’accommoder le thon cru, ses 2 supérettes et son marché de fruits&légumes à 2 pas, nous adoptons!IMG_0252

    L’ambiance est très sympa, et nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet avec le marché du samedi! Mon amie Nicole d’Invictus est une habituée des marchés du matin (il faut dire qu’ils mangent de la soupe tous les jours à bord alors il faut fournir…).

    sur le quai de TaioaéSauf qu’ici le marché du samedi c’est à 4h du matin! plus exactement, 4h15 ouverture, il faut donc y être au plus tard à 4h30 pour être sûr d’avoir tous les produits! Whaou, je ne m’étais jamais levée aussi tôt pour un marché! Mais ça valait le coup : magnifiques tomates, haricots verts, véritables radis!!, pastèques, aubergines, courgettes, choux, combawa… et plein d’autres merveilles, miel des montagnes, sirop de fruits, concassé de piment….P1000553

    A 5h30, le soleil se lève, nous sommes au café à déguster avec les copines à déguster des crêpes marquisiennes et autres beignets locaux tout frais.
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    A 6h, c’est le retour de pêche des bateaux ; j’achète un gros thon, on me lève le filet, nous allons nous régaler! et  7h, de retour au bateau, le temps de ranger, et c’est le petit dèj avec la baguette coco et le pain marquisien.
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    Les enfants se régalent des spécialités locales :

    Quand Gautier arrive, nous l’amenons direct dans la baie d’Hakatea, c’est la baie voisine de Taiohae, qui abrite la seconde plus haute chute d’eau du monde : plus de 300m!

    La balade vaut le coup en elle-même : il faut d’abord accéder au village, via un petit bras de rivière en annexe, puis marcher près de 2h en remontant son lit.

    …jusqu’à s‘arrêter aux vestiges d’un ancien village marquisien : il ne reste que des ruines…

    La chute en elle-même est impressionnante, mais nous ne pourrons pas l’approcher de très près en raison d’éboulements récents dus aux pluie diluviennes de ces derniers temps.

    Au retour, un peu crottés, nous nous arrêtons déjeuner chez Mathias et Monette au village, qui nous ont préparé du poisson cru et du poulet, un véritable festin d’autant plus appréciable quand on vient de marcher pendant 4h.

    C’est mon oncle Jean-Alain, qui a  déjà bouclé un tour du monde,  un tour du Pacifique, et est  venu 3 fois aux Marquises qui nous a demandé de passer dire bonjour à ses amis. Demain nous irons déjeuner  de chevrette (crevettes) au lait de coco chez Teiki et Kua, un jeune couple installé au village pour exploiter les arbres fruitiers plantés par leurs parents il y a 20 ans.

    Moby au mouillage à Hakatea

    Kua me raconte son histoire : avec un papa ingénieur agronome, elle a passé sa jeunesse à travailler à l’école la semaine, et défrichant le week-end pour planter en prévision de leur retraite, et en allant peupler de vaches quelques hectares d’un ilot perdu :  partis avec 2 vaches et un taureau, les voilà à la tête de plusieurs centaines de têtes de bétail! Pendant ses études, elle est tombé amoureuse de Teiki, homme de la terre et de la foret, qui chasse les sangliers à mains nues avec son couteau, pêche la chevrette au trident, et va chercher son poisson au harpon.  Aujourd’hui, ils exploitent le verger familial et vont une à deux fois par semaine livrer à Taihoaé le produit de leur verger : pamplemousses, citrons, piments….

     

    Nous irons aussi sur les traces de Melville et de son récit de ses mois de captivité au sein de la « tribu des sanguinaires  » , les Taïpi, dans la vallée de Taïpivaï (baie de Hakaa). Je recommande chaudement la lecture de ce récit  » Taïpi  » qui ressemble à un roman d’aventures! Et Gallimard vient de sortir son histoire en BD : « Tapi, un paradis cannibale ».

    Taïpivaï

    La descente de la rivière en elle même vaut le coup. Nous nous arrêtons aussi à la baie de Hoomi adjacente

    C’est dans la baie d’Hanao que nous fêtons les 16 ans de Gautier! Nous débutons la journée par une marche de 30mn le long du rivage, petit chemin escarpé, plutôt fréquenté par les riverains à cheval : pour nous c’est en savates et dans la boue que cela s’opère!

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    En bas à droite, la ferme

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    Notre but est de rejoindre la ferme voisine et d’acheter direct au producteurIMG_0114

    Nous sommes très gentiment reçus par le couple de propriétaires, retraités marquisiens, ayant pas mal bourlingué, rentrés au pays, et qui exploitent leur terrain et vont tous les samedi vendre le produit de leur terre au marché de Taiohae.

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    Malheureusement, les grosses pluies de ces derniers jour ont gâché la récolte de tomates, de haricots… Nous repartons tout de même avec des citrons, des pastèques, 3 petites aubergines, une citrouille…. que  vous ramenons à dos d’homme par le même petit chemin tortueux et boueux.. mes savates n’y resisteront pas…

    IMG_0112La plage est belle, mais gavée de nonos, alors nous nous baignons du bateau : les poissons sont innombrables, les garçons s’adonnent à la pêche, au lancer du bateau, et aussi au fusil.

    Loïc coache Victor et Arthur, le but est que Gauiter flèche son premier poisson avant de repartir!IMG_5888

     

    Malheureusement, en discutant sur la plage avec un pêcheur/surfer, il nous annonce que tous les poissons de la baie sont touchés par la ciguatera. Dommage, car les garçons avaient été très actifs et avec succès.

    Il va nous falloir relâcher tout ce que nous avons pêché, y compris la grosse carnage pêchée hier à Eiao.

    Loïc offre aux garçons une séance de tractage de surf derrière l’annexe.

     

    Le soir, nous soufflons les bougies, dégustons le gâteau au chocolat, la tarte banane et le délicieux whisky japonais que nous ont offert ses parents, Arno et Laeti.

    Le lendemain, nous quittons Hanao pour la baie de Haahopu, ou nous sommes le seul voilier : les enfants s’éclatent encore une fois dans les vagues.

    C’est tellement calme que vous envisageons de faire un feu ce soir sur la plage.

    Nous quittons Hanao pour Hatiheu, charmant petit village à l’église si pittoresque. La promenade le long du front de mer recèle de nombreux Tikkis. Nous sommes sous le charme de la paisible bourgade.

    C’est bientôt la fin de vacances pour Gautier. Nous l’emmenons  découvrir Eiao et Ua Pou, une nav’ de nuit, et quelques 300 NM avalés en 2 semaines.

    Le temps est très pluvieux depuis quelques jours, il n’est plus question de se baigner, les eaux sont trop boueuses. Nous sortons les jeux de société, le bricolage, et faisons un peu de cuisine.

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    Gautier aura passé de merveilleuses vacances qui resteront gravées dans sa mémoire : il rentre chez lui avec un Tiki en pierre, et plein de souvenirs, dont sa brulure de méduse physalie, qui heureusement a été bien traité, et reste sans conséquences, ouf!

     

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    Plus de peur que de mal, grâce au traitement préconisé par Yves Lefevre dans son « Guide de la faune marine dangereuse d’Océanie »édition « au vent des îles.

    Après 2 semaines de vadrouille autour de Nuku Hiva, nous ramenons Gautier à Taiohaé pour une dernière soirée avant de nous rendre à l’aéroport.

    Il est alors temps pour nous de faire un dernier gros avitaillement avant de prendre la mer direction les Tuamotus!

    A nous les eaux turquoises et le sable blanc!

     

     

  • Les îles Marquises : Hiva-Oa

    Les îles Marquises : Hiva-Oa

    Le relief est omniprésent, la moindre baie recèle un ruisseau et une petite vallée, abritant le plus souvent des exploitant de coprah : car on vit surtout de la noix de coco, parfois d’autres produits comme l’exquis pamplemousse ou le Nonni, arbuste recelant un fruits aux vertus pharmaceutiques. Toutes les 3 semaines, le paquebot mixte Aranui (qui transporte aussi une centaine de touristes venus explorer les îles par la mer)  fait escale dans ces petites vallées, chacune son tour, et récupère les sacs de noix de coco, de pamplemousses, les bidons de Nonni, ou des caisses de sculptures des artisans locaux qui seront exposés à Tahiti.

    Une semaine entière s’écoule à Atuona, second plus gros village de l’archipel et chef-lieu de Hivao-Oa. L’occasion de refaire le plein de produits frais, de se connecter à internet et mettre à jour le blog, de profiter des restos locaux, comme la roulotte du samedi soir, qui s’installe du le quai du petit port, attirant un mélange sympa de plaisanciers et population locale.

    Nous sommes mouillés tout au fond de la baie, à quelques brasses de la plage de sable noir. Malgré la couleur peu attirante qui rend les fonds opaques, les enfants sont ravis de jouer dans le ruisseau : après 2 semaines de mers, tout le monde est ravi d’aller se dégourdir les jambes!

    Malgré les fonds gris foncés peu engageants et l’eau particulièrement planctonique, nous nous baignons et observons les raie mantas qui viennent se nourrir en plein milieu de la baie. C’est en paddle que nous pouvons les approcher au mieux.IMG_5335

    Nous profitons également de cette escale forcée pour aller explorer l’île avec John Ozanne, le seul taxi de l’île, et figure locale. Son grand-père est arrivée aux Marquises au milieu du siècle dernier, a épousé une marquisienne et tenu la seule boutique de l’île, qui accueillait en son temps Gauguin venu peindre la douceur polynésienne. Son père a repris le commerce, et a côtoyé Brel, venu y passer les 3 dernières années de sa vie, conquis par le charme et la douceur de ses habitants.

    Le but principal de la journée, c’est le site archéologique de Paumau, abritant le plus complet marae de Polynésie , niché au pied d’un impressionnant  piton rocheux.

    Au passage, nous nous arrêtons chez Lucien O’Connor, dont le grand-père irlandais avait fait escale en voilier au début du siècle dernier, et n’en est jamais reparti. IL exploite avec ses 3 frères la vallée voisine, plantés de centaines de pamplemousses, bananiers, citronniers…. Les O’Connor sont des bosseurs nous dit John. En effet, non content d’exploiter sa ferme, Lucien s’est mis sérieusement au miel s’est formé auprès d’apiculteurs français, et produit une merveille de miel doré et parfumé.

    Nous ferons un stop pour découvrir le Tikki Souriant, unique au monde, tout les autres font le tête….

     

    Et terminons par un picnique sur la plage.

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    Impossible de ne pas s’arrêter visiter l’aéroport d’Hiva-Oa. Jacques Brel y avait son petit avion. Aujourd’hui, c’est Vincent, le mécano d’Air tahiti, et qui vient d’ouvrir un petit chantier de carénage bateau, qui a repris le hangar et  l’activité de l’aéroclub : pour l’instant, c’est le seul membre!

    Hiva-Oa acueile un centre de formation de l’armée pour apprendre aux jeunes des métiers. Nos les voyons s’entrainer le matin sur leurs pirogues.IMG_5448

    Le mythe de l’île providentielle sur laquelle tout pousse sans effort, et où l’on a qu’à se baisser pour se nourrir de coco, bananes, et Uru (fruit à pain) n’est pas complètement faux : tout abonde ici. Les ruisseaux coulent en cascade, la mer regorge de poissons, et ces latitudes ne connaissent pas les cyclones. Mais la langueur polynésienne est une légende : ici les pêcheurs sont en mer dès 2h du matin, les marquisiens se lèvent à l’aube, et travaillent dur sur leurs terres. Mais leur secret, c’est qu’il prennent le temps de vivre, de célébrer la nature, Nous avons rencontré plusieurs de ces retraités marquisiens qui après avoir travaillé à la ville, à Tahiti ou ailleurs, toute leur vie reviennent passer leur retraite à travailler sur le lopin de terre, vivant très simplement de leur pêche et de leurs cultures, à quelques heures de cheval du village le plus proche.

     

    Après une semaine d’escale  dans cette baie de sable noir, nous aspirons à du bleu turquoise, et appareillons pour le nord de Tahuata, l’île toute proche, au mouillage enchanteur.

     

    Les mouillages du Nord d’hava Oa sont aussi superbes, comme Hanamenu , et à Tanaeka où les enfants se régalent dans les vagues.

    Hanamenu
    Hanamenu

    La petite cascade d’eau douce est ravissante et rafraîchissante… mais gavée de nonos, ces minuscules moustiques très irritants.

    Le soir, nous organisons un feu sur la plage avec nos amis d’Invictus.

    Toujours avec eux, en route vers Nuku Hiva, nous faisons une escale de jour insolite  l’îlot de Fatu Huku.

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    avec Invictus à Fatu Huku

    Ce rocher perdu au milieu de l’archipel est spectaculaire, et la grotte traversante est incroyable!

    Nous nous arrêtons pour un snorkeling « sauvage », peu de coraux, mais des tonnes de poissons. Finalement, la mer est trop agitée pour rester y dormir, et nous mettons le cap pour une nav’ de nuit vers Taiohaé.

  • Isabella, Galapagos épisode3

    Isabella, Galapagos épisode3

    Juste avant d’arriver, nous faisons un petit crochet par,  Isla Tortuga, ancien cratère écroulé et éventré, le ressac y est impressionnant, et le paysage spectaculaire.

    Le mouillage de Puerto Villamil est charmant, bordé de kilomètres de plages sauvage à souhaits, de petites pensions de famille pieds dans le sable , et d’un port protégé par un archipel d’ilôt plats inhabités, mais très riches en faune marine.

    Nous commençons notre exploration du mouillage par une première petite balade en paddle autour de l’archipel de Tintoreas : toujours autant d’animaux, beaucoup de tortues marines, elles sont énormes, et toujours aussi craintives, c’est difficile de les approcher : un petit tour de tête hors de l’eau et hop, elles disparaissent.

    La nouveauté, ce sont les colonies de pingouins qui nagent par 2 semble-t-il.

    Un petit tour vers la plage en fin de journée, marée descendante, de petites vagues lèvent, et nous voilà partis en surf sur de jolies vaguelettes! Moi et Anna sur notre paddle, Loïc avec Arthur! Nous resterons finalement quasi jusqu’au coucher du soleil nous amuser dans 50cm d’eau sur un fond de sable, quelques raies passent sous nos planches, les pélicans nous survolent, c’est magique!

    Existe-t-il un autre endroit dans le monde oû l’on puisse en une heure de balade familiale : surfer des vagues de sable, croiser des raies, des tortues, des bébés requins, nager à côté des pingouins, des otaries, sous le vol gracile de pélicans?

    Nous décidons de revenir le lendemain explorer plus en détails cet archipel, sous l’eau avec nos masques, et à terre avec nos savates!

     

    Bien nous en prend, nous pouvons débarquer sur l’un des ilots, que nous atteignons en traversant un morceau de mangrove; une otarie très espiègle vient nous chercher. Elle ne demande qu’à jouer, qu’à cela ne tienne, Victor et moi sautons à l’eau, et nageons à ses côtés. Elle fait mille cabrioles, sur et sous l’eau, quelle virtuosité, et prend visiblement grand plaisir à nager avec les humains, nous fondant dessus, esquivant, sautant hors de l’eau.

    A terre, l’ilot nous offre une promenade circulaire splendide à travers un champ de lave, patrie des iguanes marins : d’ailleurs rien qu’à l’odeur puissante de fauve, ça se sent!

    Sur l’une des plages, nous trouvons des ossements et reste d’otaries et d’iguanes – les enfants voudraient ramener ce crâne à bord, mais je leur explique que nous n’avons le droit de ne rien emporter de naturel avec nous : 97% du territoire des  Galapagos est classifié  « parc National », et géré très strictement.

    Quelques centaines de mètres plus loin, une lagune abritant des tortues, et « las grietas », sorte de « grotte/fosse » en eau peu profonde accueillant pas moins de 70 requins en tout!, et quelques énormes raies également. Je n’ai malheureusement pas de photo à vos montrer – faute à la batterie qui s’est éteinte juste au mauvais moment… mais la concentration est étonnante!

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    Le lendemain, nous avons décidé de louer des vélos pour la journée et de pédaler : un super exercice pour notre bas du corps qui se ramollit après ces quelques semaines passées en bateau. La mer d’un côté avec ses rubans de sable blanc, déversant ses rouleaux et vaugues, et de l’autres une zone humide composée de marais, étangs, grotte et caves. La progression n’est pas toujours facile, il faut pédaler dans le sable, la chaleur du soleil équatorien est accablante, avant midi,nous faisons un plouf sur la ravissante playa del amor

    Le reste de la balade nous fait passer par mangroves, étangs, et coulées de lave…. et le centre d’élevage et de protection des tortues d’Isabella, très pédagogique.

    Nous entrons au village à 16 h, fourbus, mais heureux, et en récompense pour les sportifs : une glace chacun. IL faut dire que les marchands de glace ont à tous les coins de rue, une aubaine pour les enfants! J‘en profite pour sillonner le village en vélo, à la recherches de sources d’approvisionnement, car dans 3 jours, nous partons pour les Marquises, 15 jours de mer, il va falloir faire de bonnes courses!

    Le marché n’a qu’une échoppe ouverte, j’y trouve des Maracujas, ce n’est pas ça qui va nous nourrir 2 semaines… les étals des supérettes locales sont bien maigres en produits frais. Pour ce qui est des produits secs et conserves, j’ai fait le plein au Panama en prévision de 3 mois dans les iles du Pacifique, et il me reste encore quelques filets de bon boeuf Angus au congélateur…

    J’apprend au détour d’un chemin que des amis ont passé commande  de leurs oeufs/légumes auprès d’un restaurateur local (un allemand marié à une équatorienne) et qui se fournit dans mes montagnes auprès d’une ferme bio : c’est le bon plan!! Le grenier de l’ile c’est en effet la zone à mi-hauteur entre le volcan et la mer, 200 habitants qui produisent fruits, légumes, et élèvent quelques animaux.

    Le lendemain, nous avons prévu une grande journée au volcan avec nos amis du catamaran Invictus : Toby, Nicole et leur deux petites filles de 3 et 4 ans Juliana et Marlene.

     

    Au programme : 2h de randonnée à cheval sur les bords du cratère de la Sierra Negra, puis 3heures de randonnées à pied sur des coulées de lave. C‘est une rando qui se fait aussi 100% à pied, mais au vu des âges de nos enfants, nous avons pensé que d’effectuer la première moitié à cheval n’était pas du luxe!

    Au retour, nous faisons un stop dans un ferme qui cultive des fruits et passons notre commande pour le lendemain.

    Avant-dernier jours à Isabella, c’est le jour des approvisionnements. Nous nous sommes organisés à 3 bateaux pour prendre un taxi commun et nous rendre à la ferme pour récupérer nos fruits : 40 citrons, 40 oranges, 30 mandarines, 1/2 régime de banane, 30 maracujas, 3 ananas, 4 papayes, plus des herbes (basilic, origan, menthe,coriandre…) et autres bricoles cultivées par le fermier : aubergines, longanes, (sortes de haricots verts), tomates vertes….

    C’est aussi l’occasion d’amener les enfants à la ferme : en l’occurence, nous n’avons amené que les filles : Eleonore, Anna, Juliana et Marlene . L’avantage est qu’aucun de ces fruits n’est allé en chambre froide, et qu’ils ont été cueillis un peu verts : ils devraient se conserver longtemps.

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    retour de shopping en annexe

    Le soir, je récupère mes légumes au restaurant : 2kg de carottes, autant de pommes de terres et de poivrons et de tomates, un gros chou vert. Malheureusement, il n’a pas de ces délicieux avocats tropicaux ni de salades- qui ne se conservent d’ailleurs pas très longtemps, tant pis!

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    Le soir même il reste à tout laver, trier et bien ranger dans les filets (fruits) et dans les fonds (légumes) en veillant de ne pas les mélanger, surtout les bananes et les pommes de terre qui font tout murir très vite. L’avitaillement en protéine est réduit à zéro, je n’ai trouvé ni poulet ni viande ni poisson correct : il nous faudra donc pêcher!…

  • Galapagos, épisode 2 : Santa Cruz

    Galapagos, épisode 2 : Santa Cruz

    Dès le premier soir, nous allons à terre nous faire un poisson grillé  dans un foodcourt original : une ruelle bordée de gargotes, qui se transforme le soir en resto géant . La formule est sympa : ruelle est bouclée, les tables et chaises sont descendues dans la rue, et la cuisine se fait aux BBQ. Au débarcadère, dans les lumières du soir, bébé-raies et requins passent et repassent ; une vraie nurserie.IMG_4016

    Après avoir fait le tour de quelques tour opérateurs, et avoir tenté de négocier des tarifs de groupe pour une excursion à Santé Fé, l’île des gros iguanes terrestres, – nous sommes plusieurs bateaux : nous nous redons compte que ce genre de tourisme, ce n’est pas pour nous. 12 personnes par bateau (pas plus pas moins!), accompagné obligatoirement d’un guide du parc National, serrés comme de sardines et sanglés dans de gilets oranges pour toute la journée, non, vraiment non, à 100$ la journée (pas de réduction pour les enfants…)soit 500 USD à débourser!!, Tant pis pour les iguanes terrestres de Santa Fé, il y tant a découvrir, rien que dans la baie!!

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    Nous sommes en effet mouillés dans le  port de Puerto Ayora, et partons pour une balade en paddle  : en quelques coup de rame, nous approchons de très près la faune marine, tortues de mer, iguanes marins se prélassant sur les rochers, petits requins (1m50), les otaries sont bien moins nombreuses, ouf, nous dormirons mieux la nuit! Sur les roches, tout près du débarcadère, j’aperçois les fameux fous à pattes bleus nichant ;  leur cri est presque humain, c’est troublant.

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    Le lendemain, nous partons pour la balade des  Grietas, sortes de fissure dans la roche, abritant grottes et bassins naturels.

    Ici les fissures dans la roche sont impressionnantes, formant grottes, cavernes et bassins naturel.

    Nous traversons des marais sur un très joli parcours pavé, qui passe également par des plages de mangrove IMG_4021

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    P1000147L’occasion d’observer de près des bébés raies aigles. Les mangroves sont en effet une véritable nurserie pour les poissons. IMG_4033

    Depuis quelques jours, nous accueillons Laurent et Nicole, mes cousins qui sont de passage aux Galapagos avec leurs enfants, et qui nous avaient accueilli aux San Blas (Panama) sur Crazy Louise, un autre Outermer 51.

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    Après qu’ils aient passé quelques jours sur le cata de leurs amis de « Mercredi soir », nous sommes ravis de pouvoir à notre tour leur offrir l’hospitalité.

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    Et comme demain c’est l’anniversaire de Loïc, Laurent m’accompagne très gentiment faire les courses : ça sera Sashimi pour tout le monde! La visite au marché aux poisson n’est pas banale : tandis qu’une otarie attend sagement comme un chien bien élevé, que le poissonnier lui donne sa ration, les pélicans se battent pour les restes

    Une bien belle journée, passée à la plage, en compagnie de l’équipage d’Excallibur.P1000142

    Une grosse heure de marche en plein soleil, mais que cela valait le coup! IMG_4098et tout au bout de cette plage, après 45mn à marcher dans un sable doux comme de la farine, une lagune, de la mangrove, des iguanes.

    Victor s’éclate en skim et en bodyboard

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    Un iguane peu farouche sort de l’eau devant les enfants…

    Le 28 au soir, nous accueillons à bord les équipages de « Mercredi soir », « Invictus », « Excallibur » ainsi que Pascale et Pascal de l’organisation Pacific Odyssey pour déguster les inoubliables sashimis « sauce papa » de Laurent, suivi d’un bon gros cake coco-chocolat, afin de souffler les bougies.IMG_5086 IMG_5090

    Le lendemain c’est repos, les enfants sont épuisés de leur journée de la veille, pas loin de 4h de marche en tout, de longues baignades, des heures de skim pour Victor, et une soirée bien animée avec les copains à bord!

  • Galapagos épisode 1 : l’île de San Cristobal

    Galapagos épisode 1 : l’île de San Cristobal

    Archipel mythique, aujourd’hui rattaché à l’Equateur, les Galapagos sont un jalon important de notre tour du monde  : d’abord parceque idéalement situé à 1/3 du chemin entre Panama e mes marquises, ils offrent une escale intéressante, permettant de réaliser la traversée du pacifique en 2 étape de 5 jours et 15 jours, plutôt qu’en une seule de 3 semaines. Je rêvais d’observer par moi même l’extraordianaire diversité de sa faune marine, et de fouler la terre volcanique aux paysages torturés qui a servi de catalyseur à Darwin dans l’élaboration de sa théorie de l’évolution.

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    D’ailleurs, pendant les jours qui précèdent notre arrivée,  je lis quelques passages choisis du récit que Darwin a fait de son voyage autour du monde sur le Beagle, et notamment bien sûr , sur son escale désormais célèbre aux Galapagos. Jeune naturaliste débutant à l’époque, il a réalisé que les pinsons de cet archipel (mais aussi les iguanes, les tortues terrestres…)avaient tous développé des caractéristiques physiques différentes suivant leur ile d’attache, leur corps s’étant modifié pour s’adapter au mieux à leur environnement. A époque l’idée est plus que révolutionnaire, elle est hérétique!

    le buste de Darwin
    le buste de Darwin

    Depuis les années 50, l’Archipel autrefois désert et sans population autochtone, est devenu un haut lieu touristique, pour les riches américains essentiellement, venus passer 2 semaines sur des paquebots de luxe; backpachers et voiliers de passage sont par le fait de moins en moins les bienvenus dans cette course au dollar qu’est devenu le « tourisme à la Darwin ».

    Les première ligne de paysage se dessinent, relief volcanique, plages de sable immaculé, roches basaltiques, végétation luxuriante…IMG_4679

    Notre première étape est l’île de San Cristobal, à peine 2 000 habitants, mais le véritable centre administratif du pays.

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    Notre première impression est plutôt bonne : un petit port de pêche, quelques bateaux de tourisme, une jolie petite plage familiale, 2 spots de surf encadrant la baie, et des otaries par milliers : whaou!

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    Car Puerto Baquerizo est littéralement colonisé par les otaries, qui sont incontournables dans la baie, et certainement dix fois plus nombreuses que ses habitants humains!

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    Des les premiers pas à terre, nous les voyons envahir le front de mer : escaliers, bancs publics, trottoirs, elles sont partout, sauf sur la route… IMG_3709

    et en fin de journée, la plage est noire de monde…., nous passons une bonne heure à les observer. IMG_3766IMG_3774

    De retour à bord, et malgré les pare-battage mis en place pour empêcher les otaries de monter à bord, nos jupes arrières sont occupées… pour la nuit…en fait pour la semaine,IMG_3906

    mais seulement aux heures nocturnes…. à tribord, maman et bébé, qui tête la nuit dans un bruit de succion étonnant… et à bâbord  un gros mâle qui défend son territoire à grands coup de gueulantes sur les plus faibles. IMG_4906

    Sans compter les quelques jeunes blagueurs qui tentent de monter directement dans le cockpit depuis le côté  et que nous devons déloger en nous levant en pleine nuit-faute de quoi nous retrouverions notre cockpit colonisé le lendemain par ue horde de bestioles aux odeurs de poisson. Car les otaries, c’est mignon à regarder, mais ca sent aussi fort qu’un cheval qui reviendrait d’une journée dans une poissonnerie.

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    Le lendemain, sur les conseils d’un autre bateau arrivé avant nous, nous partons pour un tour de l’île en taxi : ce sera notre première et dernière tentative de « visite touristique ». La visite est calibrée, minutée, les sites d’intérêt immuables et faits toujours dans le même ordre par tout le monde! Cela dit, les sites visités sont intéressants.

     

    El ceibo : visite du plus vieil arbre d’Equateur, 300 ans selon ses « inventeurs ». Au-delà de la visite de l’arbre, le lieu est passionnant car il est au coeur du site historique de la première tentative de colonisation de l’île à la fin du 19ème siècle, par un ingénieur allemand venu y cultiver de la canne à sucre.

    A l’instar de plusieurs autres tentatives de colonisation de l’époque,  l’histoire se terminera mal, dans un cruel bain de sang ; en effet,  l’esclavage ayant été abolit, les colons de cette époque n’avaient pas trouvé mieux que d’importer de la main-d’œuvre pas cher : bagnards et autres repris de justice furent recrutés, qui avaient de méthodes de règlement de compte on ne peut plus expéditives….

    De manière générales, l’histoire des Galapagos est que ruines, tragédies en tous genres, naufrages, bains de sang  et prisons infâmes. Il faudra les années 50 et le début de l’activité touristique pour cet archipel se trouve une voie de rédemption et de développement plus noble;

    El Junco, ancien cratère devenu lac, où le frégates tournent.. une jolie balade en pleine nature, la vue est grandiose.

    La Galapaguera, centre d’élevage de tortues : en effet, le taux de fécondité « naturel » n’est plus suffisant aux tortues terrestres de l’archipel pour se reproduire et maintenir un nombre suffisant d’individus. Pour pallier à cela, les autorités du Parc National ont mis en place dans les 3 îles principales des centres de reproduction où les oeufs pondus sont ponctionnés dans les sites naturel, mis en incubation, puis traités afin de permettre suffisamment de naissances.  Les jeunes tortues restent 5 à 6 ans dans les centres avant d’y être relâchées dans la réserve naturelle, à un âge où leur subsistance ne pose plus de problème.

    Stop déjeuner dans l’unique restaurant de la zone, un délicieux ceviche, la spécialité locale partagée avec toute la côte ouest de l’Amérique du sud : du poisson cru mariné dans du jus de citrons, avec de la coriandre, quelques tomates, des oignons doux et servi avec des chips de banane plantain et des frites de yucca : un régal!! Je profite de cette escale dans la ferme/auberge pour montrer aux enfants comment poussent fruits et fleurs tropicales. IMG_3886

    Nous terminons la balade par la plage de Puerto Chino ,après 15mnn de marche dans un paysage semi-désertique, et nous retrouvons comme seuls aux monde sur cette plage, avec  pour seule compagnie un couple maman-bébé d’otaries, très touchants. Nous nous baignons dans les rouleaux, la mer est fraiche, le soleil cuisant, la brume de mer pas loin, quel drôle de climat.

    Une belle journée, intéressante, mais qui nous laisse cependant un goût d’amertume : nous nous rendons compte du profond décalage entre ce tourisme formaté et nos aspirations de grand voyage, qui ne peuvent s’accommoder d’être trimballés de site en site , montre en main,  par un taxi, pour à la fin de la journée avoir coché toutes les cases : « done that, been there… », et se voie réclamer un supplément de 10 USD pour avoir dépassé le temps imparti… c’est la course au dollar dans un pays pauvre, et l’on sent que le touriste n’est vu que comme une source de revenus, pas plus. Il nous manque ce supplément d’âme, qui vient aussi du fait que la population locale est peu – voir pas du tout – sensibilisée aux enjeux globaux écologiques et de protection de la nature.

    Il faut dire que le pays ne manque pas de contradiction :

    • un tri sélectifs obligatoire, mais pas de poubelle de tri à terre pour les déposer
    • une volonté affichée d’écotourisme « vert », mais un manque total de sensibilisation des touristes – ou de la population- à ce sujet. Très peu de sites accessibles sans être accompagné d’un guide officiel, peu de panneaux d’information notamment sur la réglementation du parc national et ou sur les animaux rencontrés et la manière de les aborder en respectant leur environnement
    • des contraintes de respect de l’environnement imposées aux voiliers de passages inapplicables (interdiction d’utiliser son annexe, réservoir d’eaux noires obligatoire, – et pas appliquées du tout par les gros yachts transportants des dizaines de touristes à la cabine, qui déversent leurs eaux noires à la sortie du port, et offrent un ballet incessant de gros semi-rigides transportants leurs passagers/avitaillement à terre)

    Nous ne nous laisserons plus prendre et découvrirons le reste des Galapagos à notre rythme et hors des circuits organisés – ce qui s’avère être un sacré challenge sachant que de nombreux sites sont interdits sans que l’on soit accompagné d’un guide officiel du parc Naturel, et que les annexes sont elle aussi interdites dans les sites naturels….

    Le lendemain après midi, avec toute une bande d’amis de 3 bateaux, nos partons  sur un super spot de surf : pour le coup, la « case nautique » de Moby est mise à contribution : 2 SUP de surf, un longboard, un skim et un bodyboard,

    2mn de  bateau-taxi, 10 mn de taxi 4×4,  et 15 mn de marche seront nécessaire, et nous y voilà!

    IMG_3966IMG_3939C’est notre premier contact avec les iguanes marins, qui ont des têtes et des corps impressionnants, très foncés de couleur, couverts d’écailles et d‘épines, avec un air patibulaire…. cependant, ils sont complètement inoffensifs puisque végétariens, et se nourrissant exclusivement d’algues : ils n’y a aucun risque de se faire croquer le pied! Ils sont en plus très lents, vraiment aucun risque donc!

    Dimanche, c’est notre dernier jours à San Cristobal, et comme de nombreux locaux, nous partons faire ce qui semble être la balade dominicale traditionnelle. Première étape, le «centre d’interprétation«  des Galapagos, sorte de musée expliquant les particularités géologiques et, naturels et de peuplement de l’archipel.

    Un sentier de 4km suit dans les terres afin de rejoindre une petite baie où le snorkeling est parait-il joli. Nous y croiserons une otarie et quelques gros poissons perroquets.P1000036 P1000049P1000069

    La chaleur est accablante, avec ce soleil équatorial et la mer terriblement rafraîchissante avec ses 22°. Le retour se fait par une jolie plage fréquentée par les habitants… et des otaries bien sûr.

     

    Encore quelques centaines de mètre, et nous abordons une dernière petite plage, très fréquentée, et bordée par des vendeurs de brochettes et de glace : récompense suprême, une glace pour tout le monde, les enfants ne l’ont pas volée, ils ont vaillamment marché sous le cagnard.

    Nous découvrons les glaces locale aux saveurs équatoriennes : coco, frutilla (fraise), manzanilla (???!!), pina (ananas) Mora ( mûre) : tout pousse dans ce pays!P1000118 P1000127

    Le soleil se couche, les pélicans se posent pour la nuit, et nous rentrons à bord de MobyP1000131

  • Les Galapagos : une spectaculaire faune marine

    Les Galapagos : une spectaculaire faune marine

    A notre arrivée sur l’île de San Cristobal, nous sommes émerveillés par les otaries, qui ont littéralement colonisé le front de mer, et sont très joueuses…Nous passons des heures à les observer, elles nous font tant penser à des chiens marins!

    Une fois arrivés sur les plages, nous sommes tout autant étonnés

    de leur côté amical et joueur!

    Puis nous découvrons le reste de la faune locale : les iguanes marins sont très impressionnants eux aussi, patibulaires, mais finalement très peureux et… végétariens! Les enfants comprennent vite qu’ils ne craignent rien!

    Les oiseaux sont omniprésents :

    Plus touchants encore, les pingouins, assez craintifs en mer, nous n’avons pas de mal à les approcher à terre…

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    Idem pour les tortues marines : j’ai bien du mal à les prendre en photo…IMG_5083

    Les bébés requins sont furtifs, mais très nombreux dans le mouillageIMG_5152 (1)

    de même que les raies aigle

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    Les Galapagos sont un régal pour qui aime se retrouver dans une nature préservée, sauvage mais tranquille, avec des animaux qui se laissent approcher. La manière dont ce « tourisme vert » est organisé est plus discutable, ultra réglementé et pour autant pas toujours « écologiquement correct » :  nous l’évoquerons dans un prochain article plus détaillé.

    Nous quittons demain ce paradis des animaux pour 15 jours (plus ou moins…) de traversée du Pacifique, direction : Les Marquises!

  • La Bucket Regatta- St-Barth

    La Bucket Regatta- St-Barth

    Nous devrons quitter St-Barth la veille du début des régates, mais avons pu profiter pendant quelques jours du spectacle de ces voiliers somptueux en entraînement.

     

    Ces régates sont un vrai régal pour les yeux, aussi bien pour admirer les participants que les magnifiques yachts venus faire leurs curieux. Pour cela, la plage de Shell Beach est un excellent spot d’observation.

    Le port de Gustavia est rempli de bateaux tous plus beaux les uns que les autres… On se sent tout petit….IMG_4547 IMG_4544 IMG_4516 IMG_4532

  • En escale à Saint-Martin

    En escale à Saint-Martin

    Premier repas au resto, que le steak a bon goût après 15 jours de mer! Mais ce que j’apprécie le plus, c’est le silence et le calme du bateau au mouillage. Je savoure le doux clapotis des vagues, le bruissement du vent, les légers mouvements de balancier des 2 coques. Car l’outremer étant un bateau véloce, 2 semaines de traversée, c’est un peu 2 semaines dans un shaker, ou comme dirait notre ami Bunny après avoir parcouru 2/3 de la planète à bord d’un MOD70 : « c’est 7 mois dans un sèche-linge »!!

    Saint-Martin est une escale obligée également pour l’opération « service après-vente d’Outre-mer ». En effet, nous avions convenu avec le chantier d’un stop aux Antilles, pour faire un dernier check avant la traversée vers le Pacifique.

     

    Nous avons identifié quelques soucis mineurs :

    • l’hydrogénérateur qui fonctionne mais nous semble produire moins d’énergie que prévu,
    • une fuite d’eau douce dans une cale,
    • une pompe de cale qui ne fonctionne pas,
     
    Rien de très grave, quelques cables électriques à changer, et des tuyaux à serrer, et d’autres bricoles : tout les problèmes seront résolus dans la semaine par David, le correspondant d’outre-mer à St-Martin, avec efficacité et bonne humeur.
     
    Nous oscillerons entre  :
    • le mouillage de Marigot, pratique avec la marina à 2 pas (pour les non-initiés, Marina ça veut dire : internet, machine à laver, local à poubelles… ), le supermarché, la pharmacie, la boulangerie etc…Contrepartie :  le mouillage est bondé de centaines de bateaux,le ballet es annexes est incessant et il n’y a pas de plage praticable, sans compter qu’il est risqué de se baigner tellement les annexes vont vite… Donc pour dsl enfants, le temps est un peu long….

    Au mouillage, des yachts tous plus extraordinaires les uns que les autres!!

    •  le mouillage de Grand Case, à 15mn de là, très sympa avec sa jolie plage et son front de mer animé de restos, bars de plage et de petites boutiques de vêtements. Donc dès que les opérations de maintenance sont terminées, c’est là que nous filons.
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    • c’est là aussi que nous retrouverons un soir Pierre, Marie, leurs enfants et un autre couple d’amis, pour tester l’ambiance du samedi soir à Grand Case! Pendant que les parents testent les cocktails de la carte, les enfants se font chouchouter par la patronne qui les installe au bar! Le retour à bord est plus sportif, les grains se succèdent sans discontinuer, nous rentrons donc sous une pluie battante en pleine nuit!!
    brochette de p'tits loups au bar
    brochette de p’tits loups au bar
    Mais le plus beaux mouillage est certainement ceux de Tintamarre, petit ilot au nord de St-Martin, où nous irons à 2 reprises passer la journée : c’est un repaire de tortues marines, qui viennent brouter l’herbier sous-marin. Nous sommes tous émerveillés d’en croiser autant en snorkeling, pour les enfants c’est une première!
     
    A quelques centaines de mètres, nous irons aussi voir l’épave d’un petit remorqueur qui git par 20m de fond. Il est colonisé par du corail et attire déjà pas mal de poissons. Les enfants s’exercent à l’apnée afin de l’explorer de plus près. Victor descend bientôt à 7-8 mètre, Arthur à 2-3m, c’est un excellent début!
    Autre curiosité, c’est d’aller visiter l’intérieur de île, ancien repaire de trafiquants de drogue qui, très organisés, y avaient installé un petit atelier doublé d’une piste d’atterrissage! Après leur démantèlement, subsiste quelques ruines de bâtiments et plus amusant, 4 blocs moteurs d’avion que nous tentons d’identifier : la plaque d’immatriculation du moteur est difficile à déchiffrer, usée par les intempéries, mais il s’agit sans aucun doute d’un Pratt et Whitney. Pierre nous promet de revenir une prochaine fois et de photographier les moteurs sous toutes leurs coutures pour identification : nous aimerions bien savoir sur quel avion il était monté.
     
    De retour à la plage, Maël et Victor rivalisent de glisse et de figures avec leurs skims : une nouvelle passion est née!
     
    Nous quitterons St-Martin à deux reprises, pour visiter Anguilla et St-Barth, puis après un dernier avitaillement pour les iles Vierges!

     

    Retour de courses avec Anna, dans la camionnette de notre mécano!
    Retour de courses avec Anna, dans la camionnette de notre mécano!
     
     
  • Anguilla

    Anguilla

    L’île d’Anguilla n’est qu’à 2 heures à peine de route de St-Martin, et recèle parait-il parmi les plus belles plages des Caraïbes. Elle est de plus dotée d’un parc naturel marin d’ilots sauvages, quasi-déserts et bien préservés.

    C’est une destination idéale pour quelque jours. Malheureusement le mauvais temps ne  nous permettra pas de profiter du parc marin et des nombreuse plages aux noms pourtant évocateurs : Crocus Bay, Prickly Pear, Seal Island : nous resterons bloqués 3 jours à Road Harbour, passage obligé pour y effectuer la clearance.

    Si Loïc et moi-même sommes un peu déçus de ne pas satisfaire notre soif d’exloration, ce furent 3 jours tout de même très agréables, reposants, dans un mouillage calme malgré le vent et la houle, et devant une très jolie plage, bordée de bars et resto très sympas. Une ambiance typiquement créole qui nous plait bien.

    Nous avons donc beaucoup profité des restos de plage, aussi bien pour leur bonne chère que pour leur reseau Wifi!!, qui nous  parmi de poster quelques nouvelles sur le blog et même pour Victor de skyper un mercredi après-midi ses copains du collège en direct de la plage!

    la terrasse du resto depuis lequel je publie le blog!
    la terrasse du resto depuis lequel je publie le blog!

    Les enfants et les grands-parents y trouvent leur compte : une longue plage, du beau sable doux, quelques rouleaux, de quoi faire un peu de skim et du morey, c’est le bonheur pour tout le monde.

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    Comme je vous l’expliquais dans un précédent Post, Victor ne descend plus à la plage sans son skim!

    En quittant Road Bay, nous passons à quelques encablures de Sandy Island … et percevons de loin Dog Island, et nous promettons d’aller y faire un tour dans 2 ans lors de notre prochain passage aux Caraïbes.

  • Escale aux Canaries

    Escale aux Canaries

    Nous venons de passer une semaine à Lanzarote entre retrouvailles, préparatifs de la traversée et (un peu) de tourisme. Loïc et Tom sont arrivés samedi dernier après 8 jours de convoyage entre la Grande-Motte et les Canaries, rincés par une descente sportive faite de coups de vent, de calmes, de nuits froides et de journées aussi fraîches! ….

    Le timing est parfait car notre vol en provenance de Brest arrivait le soir même, leur laissant le temps de briquer Moby. Nous savourons ces moments de retrouvailles, et après une première nuit à bord, nous découvrons un paysage étonnant, sec, volcanique, peu ou pas de verdure, dans des tons allant du beige à l’anthracite.

    Nous avons été séduit par cette île volcanique, aride et sauvage, mais aussi très touristique. Notre escale qui devait ne durer que 3-4 jours s’est prolongée en raison du mauvais temps, retardant notre départ pour la transat. C’est l’occasion de peaufiner encore les préparatifs, Moby est fin prêt, et son équipage impatient de quitter le port!

    Demain matin, 8h, c’est Hervé et Marielle, des amis de longue date connus à l’île Maurice, (eux-même arrivés à l’époque à la voile en famille de Marseille!) qui nous larguerons les marres, séquence émotion!