Nous connaissions l’île de Raiatea de réputation, beaucoup de familles en grand voyage en bateau s’y arrêtent pour scolariser leurs enfants au collège ou au lycée d’Uturoa.
au mouillage devant Uturoa
Car s’improviser parent-prof n’est pas une sinécure, surtout dans les années de primaire quand les apprentissages et la discipline scolaire sont à mettre en place, mais encore plus au lycée, les matières s’étoffant, la quantité de travail elle aussi, réduisant d’autant le temps libre pour le voyage et la découverte…
Raïatea nous surprend au prime abord par ses maisons :
Le long de la côte, que nous abordons du sud au nord, s’égrènent de très belles maisons, de plus en plus cossues au fur et à mesure que l’on approche d’Uturoa, la ville principale.
Uturoa par contre elle nous déçoit par son manque de charme, et le peu de commerces. Heureusement, le marché est très agréable et animé les vendredi par un groupe de musiciens et chanteurs : faire ses courses en musique, j’adore!
J’y achète pour la première fois la célèbre vanille « Bourbon » de Tahaa : la gousse est odorante, charnue, délicieuse….les gousses achetées embaumeront ma cuisine (et tout le carré ) pendant quelques semaines.
au mouillage à Uturoa
A peine l’ancre posée sur fond de sable au nord d’Uturoa, 2 à 3 requins pointe noire viennent nous rendre visite… heureusement, depuis les Tuamotus, nous nous sommes habitués à leur compagnie, et savons qu’il n’y a aucun risque à aller se baigner.
Le corridor formé par le chenal entre les îles de Raiatea et Tahaa est aussi très réputé pour la planche à voile et le kitesurf. Malheureusement, la météo n’est pas au rdv, trop de vent pour les enfants, pas assez pour Loïc, et des rafales trop irrégulières pour moi….
abstraction….
vers la passe de Tohaotu
Nous nous baladons le long de la côte en annexe et visitons les marinas.
Marina Opoiti, principale base de location de voiliers
L’aéroport est tout près, ce qui occasionne cette photo un peu surréaliste.
La vue sur l’ile de Tahaa est superbe.
Tahaa, vue de Raiatea
Nous essayons un dernier mouillage, proche de la passe de Rautoanui : y mouiller n’est pas aisé avec toutes ces patates de corail….
près de la passe Rautoanui
Le coucher de soleil sur Bora-Bora est magique :
coucher de soleil sur Bora-Bora
Il nous tarde de visiter ce mythique lieu touristique, peuplé d’hotels de luxe, mais aussi lieu de prédilection d’aventuriers comme Paul-Emile Victor ou Alain Gerbault en leur temps. Qu’en est-t-il de ce « Paradis Perdu »?
En attendant, et puisque nous ne reviendrons pas sur nos pas, nous quittons le Nord de Raiatea …
… pour rejoindre le sud, sauvage à souhaits, et nous retrouvons quasi-seuls au mouillage devant le Motu de Nao-Nao.
balade autour du motu de Nao-Nao
le paysage est grandiose, montagnes escarpées, sable blanc du motu, magnifique jardin de corail.
la plage de Nao Nao
recolte de coquilles
pour en faire une armure
de nacre et de batons
Les maison sont beaucoup plus rustiques que dans le nord.
et le surf dans la passe de Toamar est spectaculaire
Une dernière nuit à Raïatea, et nous rejoignons Bora-Bora, distante de quelques dizaines de milles nautiques : à peine une demi-journée de navigation et nous y serons!
Huahine est la première des île sous le vent que nous visitons fin août, après avoir passé près d’un mois aux Îles du Vent (Tahiti et Moorea). Nous quittons Moorea au coucher du soleil,
Moorea au coucher du soleil
pendant que la lune se lève à l’est sur Tahiti,
La lune se lève sur Tahiti
Nous partons donc pour une navigation de nuit de pleine lune : on adore! En effet, par nuit de pleine lune, la veille est plus facile, nous voyons les vagues arriver, mais surtout les nuages, les grains, et aussi les côtes qui se dessinent.
La faune est particulièrement riche dans les parages : nous croisons une baleine en quittant Tahiti,
et une bande de dauphins en arrivant à Huahine. Les enfants sont ravis du spectacle.
A l’arrivée au petit matin à Huahine, nous sommes d’emblée séduits par la douceur de vivre qui s’en dégage.
L’île apparait d’emblée très verte, peu de plages, de rares maisons et presque pas de motus sur le pourtour corallien : c’est une île « terrienne ».
Quelques jolies petites plages de sable jalonnent notre parcours, nous nous arrêterons sur l’une d’entre elle pour déjeuner, et dégourdir les pattes des enfants qui ont besoin de se dépenser après cette nuit et matinée de nav’.
La plage est sympa et le snorkeling parfait pour Anna : plein de petits poissons dans peu d’eau!
Victor sort son paddle pour rejoindre la plage.
Victor et Arthur s’éclatent à sauter d’un cocotier poussé à l’horizontale…. en fait déraciné lors d’une tempête….
Loïc lance son drone pour faire quelques clichés en altitude de Huahine : 2 îles reliées entre elles par un pont, et entourées par un même atoll corallien.
Le paysage est en effet grandiose, et sur la route, de jolies plages, quelques rares maisons.
La plus étonnante d’entre elles est ce « fare » flottant, dont nous avons déjà croisé plusieurs exemplaires à Tahiti.
la maison de vacances idéale!
Nos amis des bateaux Invictus et Excallibur nous attendent déjà depuis quelques jours dans un mouillage parait-il enchanteur tout au sud de l’atoll : la baie d’Avea.
La baie d’Avea
Nous y passerons quelques jours fort paisibles entre plage, baignade avec les raies, et happy hour au relai de Mahana.
bande de raies aigle nageant en formation
Le mouillage est très calme
Nos amis Nicole et Toby, du catamaran Invictus , un très beau lagoon 52, au mouillage.
Nous apprécierons encore plus le mouillage du village de Fare, proche de la passe Avamoa.
le village de Fare et la passe Avamoa
Nous sommes mouillés face au village, et juste à la sortie de la passe : Moby est le dernier catamaran sur la droite.
Les garçons nous réclament tous les jour du surf tracté : une bonne occasion de s’entraîner en l’absence de vagues de sables : ici, on ne surfe que dans les passes, sur le corail!
Arthur en pleine actionAnna elle aussi réclame du surf tracté!
Les journées s’écoulent doucement, la plage est belle, et les couchers de soleil superbes.
après-midi tardive à la plage….
Je profiterai aussi d’un après-midi pour aller faire un tour à vélo : les sites archéologiques du village de Maeva sur la lac du même nom sont superbes et valent le détour!
Le Marae de Maeva…
sur le lac…
le site de prière
Le marae principal
réplique de pirogue ancienne
Un peu plus loin, le lac sur lequel les pêcheurs ont construit leurs parcs et pièges à poisson.
pièges à poisson
parc a poisson
méandre du lagon
Au village de Pirae, sur la côte Est, des anguilles sacrée aux yeux bleus.
…aux yeux bleu clair
Autre curiosité locales : les enseignes et pancartes en bois, signe un peu désuet totalement disparu par chez nous, mais bien utile quand on circule en vélo ou à pied.
la côte nord…
brassée par le vent et la houle
Dev retour au village, Loïc a lancé son drone, pour prendre des images de la passe d’Avamoa
la passe d’Avamoale corail du récif
Nous sommes restés pas loin d’une semaine (un records pour nous qui avons sans cesse la bougeotte!) dans ce mouillage idyllique : la plage à 2 pas, les dauphins tous les jours dans la passe, de beaux couchers de soleil, et le village également avec toutes ses commodités : supérette, baguette fraiche quotidienne, marché la matin, poisson cru à emporter….. et la « yacht-Club » avec son « Happy Hour » pour l’apéro, son service de laverie, internet….
vers le village
Juste avant de partir, Anna a écrit une carte pour souhaiter une bonne rentrée scolaire à ses petits copains de maternelle de l’Ecole du sacré Coeur de Plougonvelin. Une question : « Maman, combien de temps va mettre la carte à arriver? » C’est Monique, sa maîtresse qui pourra nous répondre….une, deux, trois ou 4 semaines????
la carte postale écrite par Anna pour sa classe ….
mise dans la boite aux lettre en direction de plougonvelin!
Nous sommes en effet déjà le 23 août, la rentrée est pour bientôt, y compris sur Moby! En attendant, nous passerons nos 2 dernières semaines de vacances à Raïatea et Tahaa.
Sachant que nous allions passer plus de 200 jours en mer dans les 2 ans et demi à venir, nous nous sommes posé la question dès le début de notre projet. Trois enfants à bord en espace clos, et d’âges assez différents (4, 7 et 12 ans au début du voyage), il va falloir gérer…..
L’école :
Notre première idée, c’est de profiter du temps en traversée pour avancer au maximum sur le programme scolaire….. histoire de profiter au maximum du temps passé en escales. C’est ainsi que nous avons proposé ce rythme aux enfants, qui l‘ont adopté et se réjouissent d’avoir tous les après-midis de libre en escale. Restait à valider à quel point maitresse/maître et élèves seraient « opérationnels » en mer….. Il s’avère en fait que Victor et moi sommes assez peu touchés par le mal de mer, Anna pas du tout, seul Arthur a été très malade premier jour de la transat, et continue à somnoler un jour ou deux quand nous reprenons la mer. Nous avons donc instauré que le premier jour de chaque traversée, nous ne ferions pas l’école : nous bullons dans le cockpit… Mais dès le lendemain 8h, c’est la cloche qui sonne! (en fait, le générique de Star Wars retentit dans le cockpit)
Cela vaut surtout pour notre ainé Victor qui est en 5ème avec un programme CNED assez chargé, mais qui est finalement avalé assez rapidement. En traversée, il met les bouches doubles et travaille le matin et aussi l’après-midi.
Pour les petits idem, nous gardons le matin pour les matières « lourdes » comme les maths et le français, et privilégions l’après-midi pour avancer sur l’histoire, la géo, les sciences, le plus souvent en rapport avec l’endroit où nous sommes.
C’est l’avantage de ne pas suivre le CNED : nous sommes libres du programme! Quand nous étions en peine traversées Caraïbes-Panama, nous avons étudié :
l’histoire et la géographie du canal de Panama, (lecture de cartes et lecture du passage consacré au Canal de Panama par Olivier Mesnier dans son Voyage autour du monde
mais aussi les explorateurs et conquistadors espagnol (Atlas des explorations, Gallimard Jeunesse )
les animaux /drapeaux et géographie de l’Amérique du sud et centrale, ( les animaux du monde Collection Montessori Nathan, les drapeaux du monde Editions de La marinière Jeunesse, Mon premier atlas Gallimard Jeunesse)
les grande voies de circulation sur des océans, qui furent l’occasion étudier le voyage de Magellan, le passage du nord-ouest et celui du Nord-Est ( (Atlas des explorations, Gallimard Jeunesse )
en préparation de notre passage aux Galapagos, la grande découverte de Darwin avec sa théorie de l’Evolution, et son voyage autour du monde sur le Beagle ( Voyage d’un naturaliste autour du monde fait à bord du Beagle de 1831 à 1836, Editions la Découverte, lecture de’l’introduction de quelques passages significatifs),
Une question en amenant généralement une autre,
le voyage de Marco Polo, puisqu‘il est au programme de 5ème en français avec son «Livre des Merveilles », nous avons demandé à Victor de nous dire ce qu’il savait sur le sujet, et avons complété avec notre atlas des explorations.
Donc en général, pour le premier jour de traversée, je laisse tout le monde un peu libre, il n’y a rien d’obligatoire, et je laisse le temps aux enfants de s’ammariner- et à moi aussi!.
Nous avons la chance qu’ils ne soient pas trop touchées par la « marmouille » (c’est comme cela que nous appelons le mal de mer à bord de Moby…). On s’installe souvent sur le tatami à l’arrière.
Les jeux de société :
En mer, nous avons plus de temps pour les enfants, c’est idéal pour jouer aux jeux de société! 2 à 3 fois par jours, je leur propose de jouer à tel ou tel jeu. S’ils sont énervés et ont besoin de se défouler, un jeu un peu speed comme le Dobble ou le Uno est idéal (Jungle Speed aussi, Times Up , Halli Galli etc…).
Dobble junior
S’ils sont plus détendus, en fin de journée par exemple, on sort un jeu de stratégie comme : Le Carcassonne, je vous en ai déjà parlé, c’est notre jeu préféré, un must de jeu de stratégie, en plus très beau, à jouer de 5 à 99 ans! Autre grand favori de enfants, le Labyrinthe, jeu de plateau et de stratégie également mais plus accessible. Depuis peu, Arthur s’est mis au Baggammon avec son père, et j’aimerais trouver un jeu de Go pour initier Victor.
Et nous gardons le Monopoly de la Bretagne en cas de journée pluvieuse…
Avec les plus jeunes, pour les occuper, ou changer d’air -quand on sent l’atmosphère électrique à bord : des jeux collaboratifs sont très bien comme le jeu Zombies Kids ou le Trésor des lutins.
Aussi les jeux de dés. En ce moment, j’initie Anna et Arthur au Yams avec le Yam’s adaptés aux enfants de chez Djeco. Dans le même genre, nous avons un autre jeu de dé : le King’s Gold s’apparente au Yams. L’avantage : les parties sont très courtes. Des jeux de cartes très simples aussi comme Batawaf, Piratatak leur plaisent beaucoup.
Activités manuelles :
Pour les deux plus jeunes, la pate à modeler reste leur jeu préféré. Ils me fabriquent des repas pantagruéliques: pizzas, tartes à tout, sushis…..
Anna aime aussi les perles, sa marraine lui a offert des kits Djeco et de la Patarev. Très franchement, les enfants sont encore un peu petits et c’est encore moi qui fait tout le travail! Mais le résultat est pas mal.
colliers de perles
Le dessin aussi, les intéresse encore beaucoup à cet âge-là, et c’est un moyen de raconter ce qu’ils voient. Mais comme ce n’est pas mon point fort, j’ai quelques bouquins d’initiation «j’apprend à dessiner… des éditions Fleurus » .
Pour les motiver, nous cherchons en général un destinataire : les grands parents, leur maîtresse, les copains, les parrains/marraines) ou un sujet (dessiner la plage sur laquelle nous étions, le bateau vu à côté…qui sera posté ultérieurement…
Dessin d’Arthur illustrant son exploit!
et j’ai encore dans mes cartons quelques cartouches que je gardais pour la traversée du Pacifique : le pistolet à colle et tout plein d’accessoires pour fabriquer des petits objets rigolos : cure-pipes, bâtonnets de bois, feutrine, et recyclage de boites en cartons, on fait des merveilles!
Une ile pour jouer avec le catamaran logo, un collier, de la décor…
N’ayant pas beaucoup d’expérience dans ce domaine, je viens de m’équiper de 2 bouquins sympas :
pour Anna, « Mon livre d’activités avec Mimi », aux éditions Albin michel jeunesse : une vingtaine de bricolages faciles avec très peu de moyens, essentiellement du matériel de recup’ et quelques accessoire, pour les 3-6 ans, joyeusement illustré et colorés. Tous les enfants qui viennent à bord adorent ce bouquin!
Couronne réalisée par Anna pour l’anniversaire de Paul
pour Arthur : « Nous on est des Garcons créatifs » aux éditions du Père Castor, pour les 4-7 ans : de vrais bonnes idées de jeux ou jouets à fabriquer, nécessitant un peu plus de matériel, mais les réalisations sont très originales.
boite à bonbons-araignée réalisée par Arthur pour l’anniversaire de son copain Paul
Jouets :
Les légos et les Duplos: ils y passent des heures, à fabriquer des maisons et des vaisseaux. Quand à Anna, elle a ses Petchup à qui elle invente toutes sortes d’histoires, et Arthur quelques Playmobils.
chateau duplo
duplos
playmobils
Les écrans :
Il y a aussi bien sûr les tablettes de jeux et ordinateurs! En escale, nous limitons l’accès au matin avant le petit dèj, et en fin de journée avant le diner; mais En traversée, c’est plus libre.
Pour Victor qui a 12 ans, il a son propre ordi, avec quelques jeux sélectionnés.
L’ordi de Victor
Pas de jeu d’arcade ou de jeux violents, j’y ai mis mon véto, mais des jeux de construction comme Minecraft et Kerbal Space Programme (Construction et programmation de fusées/navettes/avions à faire décoller et mettre sur orbite). L’avantage, c’est qu’il n’y a as besoin d’être en ligne, et que ce sont des jeux de construction sur lesquels on peut expérimenter. J’ai aussi donné le feu vert pour Besiege, jeu de construction de machines de guerres médiévales, c’est un peu sanglant, mais avec esprit de construction à la Léonard de Vinci.
Les garçons y jouent le plus souvent à 2, échangent leurs « mods »avec des copains de bateau, en français, mais aussi en anglais!! L’occasion d’échanger sur leurs stratégies, leurs réalisations et de pratiquer les langues étrangères.
KSP : Kerbal Space Program
Pour les plus jeunes, j’ai fait le ménage dans nos apps : exit les jeux d’arcade et addictifs. J’ai sélectionné pour les tablettes des jeux plutôt jolis et intelligents. J’ai pour cela été conseillée par le petit guide de la « Souris grise »,Les meilleurs applications pour les enfants, petit guide papier très bien fait conseillé par mon amie Fanny ( l’une des petites fées qui m’accompane sur notre projet de tour du monde) disponible à la vente en ligne (malheureusement, il n’y a pas d’édition numérique).Vous pouvez aussi aller visiter leur site : la souris Grise.
Pour les 4-6 ans :
Maison de poupée (myplayhomes) : adorable petit jeu, très joli, où l’on anime une maison et tout les personnages à l’intérieur : on leur fait prendre le petit déjeuner on les habille, on leur prend la douche, ils sortent jouer dans le jardin, comme dans une vraie maison de poupée. Arthur et Anna adore y jouer tous les 2.
Toca Hair Salon Me : très amusant jeu interactif de salon de coiffure : prenez-vous en photo (ou papa, ou maman, ), et découvrez la coiffure choisie pour vous! on peut ensuite faire pousser les cheveux, les colorer, les coiffer, les laver, les couper, friser, rajouter des accessoires, etc…. résultat et fous rires garantis, aussi pour les plus grands.
Pierre et le Loup : un must de récit musical pour les enfants, merveilleusement mis en image et en sons, avec la délicieuse voix de François Morel. En plus du films d’animation, on y trouve plein d’applications pour jouer en musique et faire durer le plaisir, les enfants se le passent en boucle et nos oreilles sont charmées!!
Pierre et le Loup, application musicale
Toca Band : un jeu de simulation d’orchestre très facile à mettre en ouvre et très rigolo. Pour aprendre à mélanger les rythmes et à créer sa propre musique. Là aussi les enfants aiment à y jouer à 2.
Toca Band
plus pédagogique : l’Atlas du monde : pour voyager dans le monde en touchant le globe du doigt. Accessible aux plus jeunes non lecteurs grâce aux descriptions audios. On a l’impression véritablement « surfer » sur la planète.
Le corps humain : très bien fait, les descriptions des différentes parties du corps et de leurs fonctions
Mes recettesKidecook de Chocolapps : une trentaines de recettes à réaliser par l’enfant qui doit lire la recette et aller piocher les ingrédients dans le placard, le frigo etc… puis suivre les instructions. Idéal pour l’apprentissage de la lecture. Trop mignon de voir Anna faire ses recettes et son grand frère lui lire les instuctions.
Jeu de rôle : pour les plus jeunes mais il faut tout de même savoir lire : l’âge des dinosaures : une balade interactive dans le monde des dinosaures
et pour les plus grands : the room, un jeu d’énigmes et de mystère à résoudre (à partir de 10 ans ++)
Très jolis également le jeu Windowsill, un « escape game »à l’univers dépouillé et ultra-poétique et Monument Valley, un jeu de tableaux fait d’escaliers incertains et de ponts tournants en 3D, lui aussi plein de poésie.
Windosill
J’ai aussi téléchargé quelques jeux carrément purement éducatifs :
la dictée Montessori et les nombres montessori : les enfants adorent, y compris pour la petite récompense quand on a trouvé le bon résultat : une pluie d’étoiles/de fleurs, de bulles ou de pièces d’or à faire évoluer de manière interactive, c’est très beau.
Films :
Nous avons aussi un disque dur avec plus de 1000 films, dessins animés, reportages…. autant dire que nous n’aurons pas le temps de tous les visionner!
Ce qu’ils regardent le plus, c’est l’émission « C’est par Sorcier », dont nous avons l’intégrale en 120 épisodes, aussi variés que les antibiotiques, les récifs coralliens, les reptiles, les rois de France, la vue, …..
Côté films, c’est surtout Victor surtout qui en profite : je me dis qu’il travaille sa culture cinématographique!!! Après avoir dévoré tous les Marvel ( Spiderman, Batman, et autres), les X-Men, Men in black, Alien , Mission Impossible, James Bond, et autre blockbusters américains, il s’est lancé dans les grands classiques de comédies françaises : les Bronzés, les Sous-doués passent le bac, les Ripoux, la Grande vadrouille, la Chèvre, le Diner de con…. Nous sommes aujourd’hui passés aux Westerns : « le Bon, la Brute et le Truand », « Il était une fois dans l’Ouest », …
Livres :
Et les livres bien sûr. Je pratique un peu tous les jours la lecture à voix haute, y compris pour Victor l’ainé, histoire de leur faire découvrir des textes/livres qu’ils n’auraient pas idée de consulter.
Je commence aussi certains livres avec euxs, que je sors de la bibliothèque, on en lit quelques pages ensemble, puis les laisse trainer…en général, ils reviennent dessus très vite. Avec Arthur en CP, la lecture à 2 ça marche bien : chacun lit une phrase à son tour.
Et si vous avez d’autres suggestions de jeux/activités à faire à bord, laissez-moi un commentaire!
Puisque nous sommes à Tahiti pendant la Billabong Pro, c’est l’occasion ou jamais d’aller voir la vague de Teahupo’o (prononcer Téahoupoho, et non Tioupo , comme me l’expliquait un tahitien). Teahupo’o prononcé à la polynésienne signifie « tête dans le linceul » car les autochtone avaient pour coutume de décapiter leur ennemis et de garder leurs têtes en trophée dans un linge… Prononcé à l’américaine « Tiopou » signifie « la tête dans le cul », ce qui est tout de même moins élégant, avis à nos amis surfer….
Partis de Papeete, 6 heures de navigation contre le vent, pour rallier la presqu’île de Tahiti, beaucoup plus calme et sauvage que le reste de l’île.
Nous arrivons dans le lagon de Tahiti Iti par la passe de Tapuaeraha , et cherchons un mouillage non loin de Teahupo’o.
Dès l’entrée dans la passe, nous apercevons des surfeurs, des jetskis, l’ambiance de la presqu’île est déjà là!
Un peu plus loin, c’est le BBQ du week-end qui rassemble tout ce petit monde sur un minuscule Motu.
Nous longeons la côte par un chenal intérieur, dans le lagon.
un mariage!
le chenal vers Teahupo’o
faré flottant
Des dauphins nous accompagnent dans le chenal!
Nous voilà arrivés sur le site :
la plage de teahupo’o
le site de la compétition
les bateau de l’organisation dans la passe
Vue du ciel, c’est plus parlant :
la passe de Teahupo’o
On aperçoit en haut de l’image la tour des juges, et les bateaux accrédités par l’organisation pour emmener les touristes voir le spectacle.
la tour des juges
Avec Moby, nous allons rester 3 heures dans la passe, légèrement en retrait, mais perchés sur le roof, nous avons une vue magnifique sur la vague! On voit bien l’épaisseur de sa lèvre.
La compétition ne commence que le 19 août, soit dans une semaine, mais en amont de la compétition sont sélectionnés au cours de « Trials » les meilleurs amateurs, polynésiens et étrangers qui se joindront aux champions,
Ils sont 4 à s’affronter pendant 25 mn, seules les 2 meilleures vagues comptent!
Nous arrivons à avoir une belle vue sur le spot… entre les nombreux bateaux de l’orga.
La vague est vraiment belle, même si on l’espérerait un peu plus grosse : il y a tout juste 2m de houle. La vraie Teahupoo, avec un mètre ou deux de houle en plus doit être encore plus spectaculaire.
Mais le spectacle est tout de même là :
En cas de problème, des équipes de sauvetage en jetskis .
Nous rentrons au mouillage, après quelques heures de très beau spectacle.
Nous ne sommes pas sûrs de revenir pour la compétition qui commence en fin de semaine, car les prévisions de houle sont à la baisse.
Nous filerons plutôt en direction de Huahine et des îles sous le vent. Bye-Bye Tahiti!
Partis des Galapagos en direction des Marquises, pour 2 grosses semaines de traversée, nous n’avons pas pu nous ravitailler correctement en volaille ni viande. Alors nous nous empressons de mettre la ligne à l’eau : si nous voulons manger des protéines autrement qu’en boîte, il nous faudra les pêcher…
chasse d’oiseaux
Autant l’avitaillement en fruits et légume s’était lui très bien passé en allant directement à la ferme, mais pour ce qui est du poulet et du poison, je n’ai pas osé acheter les produits d’importation, congelés et recongelés…
A peine 1h après avoir mis la ligne à l’eau, le doux bruit du cliquet de la canne, qui devient vitre strident ; c’est du gros!! Nous jubilons, mais nous voulons pas trop vite nous réjouir, il faut encore remonter le bestiaux!
Loic devra batailler ferme pendant 20 bonnes minutes pour le fatiguer car le poisson reprend très souvent du fil. Après 10/15 mn, nous l’apercevons nageant l’horizontale : un magnifique thon « yellow fin », que Loïc mettra encore 5 grosses minutes à épuiser. Je sors la gaffe inox équipée d’un crochet, croche dans son abdomen, et c’est gagné : au peson, notre animal pèse 27kg! Notre plus gros thon jamais pêché.
Tout d’un coup, je me rend compte que c’est mon job de lever les filets : même si j’ai pas mal d’expérience sur les garanties géantes que nous pêchions à Maurice, je ne l’ai jamais fait sur sur un si gros thon..
Finalement, une heure plus tard, le soleil est presque déjà couché, et je stocke avec un immense satisfaction mes sachets de thon , moitié dans le frigo, moitié au congélateur? Nous avons en tout 10kg de filets, que j’ai préalablement préparés : dos à rôtir, darnes et autres petits morceaux à mijoter, de quoi nourrir toute la famille pendant les 3 semaines à venir!
Seulement à force de manger du thon midi et soir, il va falloir varier les recettes pour ne pas se lasser….
Sashimis :
Les premiers jours, nous nous gavons de sushis, sashimis, carpaccios et maki, Ca tombe bien, les enfants adorent el riz japonais, et j’ai trouvé la technique pour en faire avec du simple riz rond classique… et ça passe très bien.
Steacks :
Très simple , pour des filets épais de 2cm : 3mn de cuisson et c’est bien cuit, 2mn et c’est moelleux, et 1 mn pour l’avoir à coeur cru. Une autre variante est de faire mariner les steaks 12 à 24h avant de les cuire : comme cette recette jamaïcaine de flibustiers à base de piment, de rhum et de citron.
en salade :
avec un reste de nuggets ou de steak, coupé en fines lamelles, je prépare une marinade thai : jus de citron, sauce nuocmam, piment, coriandre. OU nature, sur une salade.
le dos de thon roôti, une des spécialité de l’hotel Royal Palm à Maurice, que je m’étais appropriée : avec un dos d’au moins 15 cm d’épaisseur, le faire rôtir à la poêle 1 mn sur les 4 faces, puis le passer 10mn à four très chaud, réserver 5 mn dans du papier alu .
En nuggets, pour les enfants : ils raffolent de cette recette il est vrai très savoureuse quand elle est faite maison :
tremper de petits morceaux de thon pas trop épais dans un oeuf battu, (salé-poivré) puis dans de la chapelure ( aromatisés au herbes de provences par exemple, ou au cumin) puis faire poêler quelques minute à l’huile pour donner du croustillant.
En burger : pour les enfants, tout simplement du thon haché grossièrement au couteau, mixé à un oeuf, sel et poivre, quelques barbes aromatiques, un peu d’huile, et on façonne de petits burgers, que l’on roule dans la chapelure.
Pour le grands à la manière d’un tartare « en aller-retour » : ajouter des câpres hachées, du tabasco, des oignons, des herbes fraiches, et façonner d’épais steaks à poêler 1 mn à feu très vif de chaque côté : le dessus est croustillant, et l’intérieur presque cru.
en curry : traditionnel, le curry jaune, celui que l’on trouve en poudre, agrémenté de carottes, pommes de terre,et tomates cerises, noyés dans le lait de coco.
En curry vert thai, garni de petits pois et aubergines, puis assaisonné de sauce poisson et de citron et e coriandre en fin de cuisson.
Cru à la Tahitienne, mariné dans de l’eau salée, puis égoutté et arrosé de lait de coco , d’un filet de jus de citron pour relever le tout.
Encéviche : mariné 1h maximum dans du citron avec des oignons, du coriandre, et des tomates.
Que d’émotion à l’arrivée à Tahiti, île de tous les désirs, de toutes les attentes après 3 mois de vadrouilles d’îlot en îlot.
Heureux présage, des dauphins nous accueillent à l’arrivée au port.
Le front de mer a l’air accueillant.
Et la marina tout autant.
Papeete est un port de commerce, les brestois ne sont pas dépaysés…
Nous avons prévu de passer une semaine complète à la marina de Papeete, en plein centre ville, et dont on nous a dit beaucoup de bien. Tout le front de mer a été rénové l’an passé : la marina est superbe, les jardins bien aménagés : promenade, jeux pour les enfants, pistes cyclables. Le lieu est très fréquenté en début et fin de journée par les tahitiens : ados en skate board, jaune parents avec poussettes, enfants en vélo, tout le monde marche, court, fait du sport! Tout cela a un petit air de Floride…., Le week-end, on se retrouve sur le gazon à jouer au foot, faire du hip-hop, se promener. C’est très agréable.
Autre agréable découverte de Papeete : les Roulottes!! La petite place devant les paquebots de croisière s’anime le soir à partir de 18h, des dizaines de camion-roulottes s’installent avec chaises et tables. Chacune a spécialité : cuisine chinoise, crêpes bretonnes, pizzas, mais surtout cuisine tahitienne : on se régale de thon cru au lait de coco, tartare de thon, carpaccio etc….
tartare de thon
Les enfants jouent sous le kiosque. Les plats sont excellents, pas très chers, nous dinons en plein air, sous les étoiles, un joyeux mélange de population locales et de touristes.
Et dans la journée, il y a les paquebots de passage et les bateaux de pêche… au gros.
Certains sont très équipés…
Nous avons toute une liste de choses à faire pendant la semaine : il faut dire que le dernier endroit civilisé fréquenté était ….Panama, il y a déjà près 3 mois. Donc les listes de shopping/réparations sont longues. Pour occuper les enfants, nous avons inscrit Victor et Arthur à un stage de surf tous les matins : nous sommes assurés qu’ils vont prendre l’air et ne pas s’ennuyer!
Pour Anna, quel chance; nous retrouvons avec grand plaisir les copains d’Excalibur (Eleonore, Paule et Charles) et Invictus (Juliana et Marlene).
Anna et EléonoreArthur et Paul
Le matin, les filles passent de bateaux en bateaux, et l’après midi, c’est la troupe entière des 4 filles et 4 garçons qui courent entre les pontons et les bateaux…
l’aire de jeux du front de mer
L’après-midi, nous nous relayons pour occuper les enfants : ciné, balade, parc….
départ pour le ciné
Nicole emmène les filles au Mac do déjeuner un midi, et Victor et Charles iront se faire un ciné entre ados. Bref, la vie citadine s’offre à nous pour une semaine, et c’est bien agréable.
la mairie de Papeete
Tous les matins, je sillonne les rues de Papeete, à la recherche de matériel scolaire, de bricolages, produits pharmaceutiques, papeterie, entrecoupé de RDV chez le dermato, le coiffeur, l’opticien…..
Loïc emmène aussi les garçons en virée chez Billabong : razzias sur les soldes de short…. ils ramènent même un surf, des palmes de morey!! Bon, plus de place dans les coffres, qu’à cela ne tienne, Arthur est ravi de dormir avec…. Moby commence à être bien équipé en matos de glisse…
Pendant ce temps, Loïc gère la technique : rdv avec le voilier pour vérifier le gréement, réparation sur les voiles, vérifie les commandes de pièces de rechange que nous attendons, et il parcourt les shipchandlers en vélo.
Nous profitons aussi de l’excellent connexion internet pour effectuer les inscriptions au CNED, mettre le blog à jour! (les 10 posts sur les marquises et les Tuamotu !!!), télécharger des recettes de cuisine, des récupérer les bulletins de note de l’année de Victor, vérifier les comptes bancaires, etc….
La marina de Papeete, c’est aussi le RDV des super yachts :
Sea Hawk
A 2 jours du départ, nous louons avec mes 2 copines la dernière voiture disponible pour aller faire nos courses : une seule voiture à 3 bateaux disponible de 8h du matin à 18 le soir, : il faut s’organiser pour être efficace.
retour du supermarché avec Nicole et Anne-Marie
8h : première tournée dans la zone technique pour Loïc et moi le matin : il nous faut déposer nos bouteilles de gaz à remplir, puis aller chez le chaudronnier pour tenter de redresser notre ancre tordue aux Tuamotus!!
à 10h, c’est direction le supermarché pour les 3 filles : Anne-Marie Nicole et moi. Ce a beau être un supermarché « français », on y trouve de drôles de choses :
des veaux entiers au rayon surgelés…des bobines de 2000m…
14h, Toby et Nico repartent faire le plein de boissons et d’outils
16h : c’est de nouveau à Nicole et moi de repartir pour sillonner les magasins de bricolage de la région à la recherche de diverses bricoles
Samedi, les copains sont partis, nous avons loué une voiture pour faire un denier avitaillement et visiter la région
de 7 à 8 : je vais au marché de Papeete, juste en face de la marina m’approvisionner en fruits et légumes frais et non réfrigérés : ils se conserveront ainsi beaucoup mieux.
les allées du marché
marchands de fleurs
étals touristiques
marchandes de couronnes de fleur
à 8h, je récupère la voiture auprès du loueur et file au supermarché faire le plein de surgelés et produits réfrigérés. Et en début d’aprèm, nous filons finalement au nord, direction Mahina : les garçons ont tout juste fini leur stage de surf la veille, mais veulent de nouveau surfer, et nous montrer le spot des écoles de surf.
Nous passerons aussi quelques jours au mouillage de Taïna, en face de la marina du même nom. Pour aller de papeete à Taïna, il faut longer la piste :
entrée de piste
décollage!
vers papeete
Arrivés à Taïna, la vue sur Moorea est splendide :
Les fonds sont turquoises, la baignade très agréable pour un mouillage citadin.
Quelques yachts au ponton :
belle brochette
Serenity
100% pêche au gros
interphone sur la passerelle…
navire d’exploration
curieux cata à 2 mats ailes
l’eau turquoise de la marina
Et de curieux bateau-maisons :
pour les « sunset cruises »
Bateau? maison?ponton?
Faré flottant
Puis nos filons sur Moorea, ile soeur de Tahiti, distante de seulement 25 NM : c’est là qu’habitait mon cousin Laurent avec Nicole Max et Jules.
Soleil couchant sur Moorea depuis Tahiti
Nous partons donc en terrain connu, avec les bonnes adresses et les coordonnées d’amis à eux! Nous sommes en plus attendus par Invictus, Excalibur et Mercredi soir, mouillés tous les 3 dans un site parait-il paradisiaque…
Partis de Papeete en début d’après-midi, nous arrivons très vite en vue du récif de Moorea, et passons devant la célèbre baie de Cook. Il est un peu tard pour envisager de rejoindre nos amis Invictus, Mercredi soir et Excalibur mouillés dans l’ouest du lagon, car il nous faudrait un soleil bien haut et un bon éclairage pour accéder à cette zone.
Mouillage à Opuhonu
Or le ciel est très nuageux, quelques grains menacent et nous préférons nous arrêter pour la nuit à Opuhonu. réputé comme un des plus beaux mouillage de polynésie. En effet, la vue sur les montagnes de Moorea est magique.
Moby au mouillage devant la baie de OpuhonuLe fond de la baie d’Opuhonu
Mais le mouillage est bondé, près d’un quarantaine de voiliers au mouillage, et le ballet incessant des bateaux de touristes, hordes de jetskis, et musique à fond le dimanche sur la plage publique nous font regretter déjà les mouillages paisibles des Tuamotu…
Il faut dire que la zone est tourisique, avec l’hotel Hilton à 2 pas.
Hilton MooreaHotel Hilton Moorea
Nous apareillons en milieu de matinée le lendemain pour l’ouest, en face de l’ancien club Med, aujourd’hui désaffecté.
Entrée dans la passe Taotoï
surfers en action
l’hotel Intercontinental Moorea
Gilles de Mercredi Soir nous guide vers un mouillage magnifique : fond de sable entouré de corail la passe est étroite, mais praticable.
Moby est mouillé dans une véritable piscine, 2 m d’eau turquoise, fond de sable : nous passeront finalement 8 jours dans ce cadre idyllique.
Le snorkeling dans la zone est superbe, et nos sommes ravis d’avoir rejoint nos amis!
Nos bateaux-copains
Moby au mouillage
raie grise
Moby au mouillage
du corail partout….
Les motus environnant sont un chouette destination de balade en paddle, d’autant que la météo va nous offrir 3 jours de grand calme.
Victor en paddle
raie grise
nos ombres!
Anna scrute les raies autour du bateau
C’est dans ce cadre de rêve que je fête mon anniversaire : d’abord par un petit repas en amoureux le soir même, puis par un déjeuner en famille quelques jours plus tard, au restaurant le Coco Beach, recommandé par mon cousin Laurent : c’était leur repaire du week-end, à l’époque où ils résidait à Moorea avec Nicole, Max et Jules.
Cocktail anniversaire
Déjeuner au Coco Beach
réputé pour son tartare-frites!
Santé!
les enfants jouent avec les raies
Le plus incroyable c’est au sortir du resto, d’entendre une voix familière appeler : « Victor »!!! c’est Maxime, un de ses copains de collège, de la classe de 5èmeA qu’il a quittée en janvier dernier, en vacances chez son papa à Tahiti!
Quelle surprise! Nous l’invitons à venir à bord passer 24h avec nous.
les beaux gosses
Mais la véritable attraction du coin est à 5mn de là en dinghy, un incroyable spot de raies grises et requins pointe noire, quasi-apprivoisés.
C’est fascinant : les raies se laissent caresser, approcher de très près, elles nous frôlent et réclament des caresses…..
DCIM100GOPRO
Anna est un peu inquiète la première fois que nous nous mettons à l’eau. il est vrai que cela grouille de raies… et de requins…
Mais finalement, les enfants nous réclament d’y aller tous les jours. En particulier Victor qui ne se lasse pas de caresser les raies grises (pstenagues) qui ont un ventre très lisse et doux.
Les raies sont en fait nourries par les boatmens, elles attendent leur petit morceau de poisson… les requins guettent, les pauvres, mais n’ont rien! Le nourrissage de requin est en effet interdit en Polynésie.
Le hic, c’est qu’il nous faut alors nous aussi aller chasser de petits poissons. Las de flécher de jolis petits poissons papillon, notre amis Nicolas, avec l’aide de Victor, flèche une murène…. Je ne sais si c’est un bon choix : la bestiole se révèlera très malodorante, et sa peau visqueuse difficile à couper.
Mais ce mouillage, c’est aussi des heures de jeux pour les enfants qui y ont retrouvé leurs amis. Les petits adorent aller à la plage, les plus grands faire du paddle ou du surf tracté.
devant la plage du Club Med (désaffecté)
le salut polynésien
Anna raffole du surf tracté!
Victor devant Mercredi Soir
Nous décidons de rester 2 jours de plus, car c’est l‘anniversaire de Paul, le grand copain d’Arthur, qui souffle 8 bougies!
Arthur et Anna passent la matinée à préparer des cadeaux avec nous menus ustensiles de bricolage :
Nicolas et Anne-Marie nous convient à un picnique-pizza sur la plage du Coco Beach – le resto est fermé ce jour-là, c’est tant mieux, nous avons l’autorisation d’utiliser leurs tables!
Anna-Marie et charles
la table des adultes
la table des enfants
et celle des pré-ados
Joyeux anniversaire Paul!
Après le repas, les enfants jouent sur la plage.
Avant de quitter ce lieu si paradisiaque, il ne nous reste plus qu’à voir des baleines! Moorea est en effet le spot à cette époque-ci de l’année pour y observer des cétacés, qui viennent le long du récif. Comme la mer est très calme, nous pouvons sortir en dinghy.
Toute la famille s’équipe, et scrute le récif à la recherche des jets d’eau qui signalent leur présence.
C’est parti, nous avons repéré des jets d’eau!
et des bateaux déjà sur zone pour observer les baleines : nous ne sommes pas tout seuls.Finalement, elles ont sondé, il faut patienter 10-15mn avant qu’elles ne remontent à la surface:
La voilà!
Nous nous mettons à l’eau pour les voir de plus près, mais elles sondent rapidement. Cependant, en plongeant à 3-4m sous la surface, nous percevons très nettement leur chant mélodieux, c’est magique!!
Mais d’autres amis nous attendent, ceux de notre cousin Laurent. Nous nous sommes promis d’aller prendre sa maison en photo, et sommes attendus pour l’apéro chez Caro et Thierry.
coordonnées
sur zone
la maison!
La baie de Cook est magnifique, nous faisons le tour en annexe.
mouillage en Baie de Cook
la maison de Laurent et Nicole vue du cilel
la baie de Cook
le soleil se couche
Nous n’oublierons pas non plus d’aller nous faire un cocktail givré au Moorea Beach café!
Après 8 jours à Moorea, il est temps pour nous de retourner à Papeete où du matériel nous attend, ainsi que le Billabong Pro Tahiti, compétition mondialement reconnue sur le mythique spot de Teahupoo. En route!
Nous avons fini par mettre la main sur notre Gopro, qui était bien cachée dans une boite quelque part….Il était temps, car les fonds marins des Tuamotu valent le détour.
Nous demandons votre indulgence, les photos ne sont pas extraordinaires, et certainement pas à la hauteur des images aériennes de Loïc. Mais enfin, cela nous fait de beaux souvenirs!
Apataki,
Notamment de nos premiers snorkeling en drift (en dérivante). En pratique, nous partons en annexe dans une passe, attendons le courant rentrant et nous laissons dériver dans le courant, en restant accrochés à l’annexe.
retour d’une sortie dérivante à Apataki
C’est au nord d’Apataki que nous avons trouvé une magnifique « patate de corail » de 20 bons mètres de diamètre en plein lagon. Les fonds sont très poissonneux, et la luminosité excellente.
Ces sortie de snorkeling quasi-quotidiens au Tuamotu ont permis aux enfants de bien progresser : Anna nage désormais sans gilet, Arthur plonge à 4/5m de profondeur, et Victor a augmenté son temps d’immersion.
Arthur descend facilement à 4m
et fait des cabrioles
Arthur
anna nage sans brassard, en shorti
puis sans aucune flottabilité!
Victor s’entraine en apnée
free-style
Nos sorties sont toujours également à objectif naturaliste, avec reconnaissance des poissons et animaux marins.
Loche marbrée
Poisson Picasso
Baliste Titan
Arthur observe un requin de loin
requin pointe noire
bénitier
murène
concombre de mer
poissons papillon
demoiselles
A très bientôt pour de nouvelles aventures sous-marines!
Si vous avez aimé notre article précédent « Les Marquises vues du ciel, vous aimerez tout autant les Tuamotu pris en photo par Loïc avec son drone.
Nous avons passé un gros mois aux Tuamotus, et avons le plus souvent eu un alizé soutenu, qui a souvent empêché Loïc de sortir son drone. Nous n’avons pas d’images donc de tous les mouillages….
RANGIROA :
Ces images sont prises dans le sud de Rangiroa, un zone très isolée et peu fréquentée des bateaux de passage. Nous étions comme seuls au monde!
DCIM100MEDIADJI_0355.JPG
au mouillage
APATAKI
Dans le Nord d’Apataki, proche de la passe de Tehere, nous nous sommes arrêtés en journée pour profiter du merveilleux snorkeling, en bordure de plage.
FAKARAVA
Dans le sud de l’Atoll, près de la passe de Tumakua, les motus s’alignent, et se visitent à pieds, en passant de l’un à l’autre par de petits ponts ou gués.
vue vers le sud de la passe
vue vers le nord de la passe
en remontant vers le nord de Fakarava, nous nous arrêtons à Hirifa :
Mais nous ne sommes pas tout à fait seuls au monde, car nous tombons pas hasard sur un autre cata, jaune, dont le nom nous est bien connu : il s’agit de Banana Split, le bateau d’Antoine, le célèbre navigateur, carrément beaché sur la plage, amarré à des cocotiers!
Moby et Bananasplit au mouillage
Banana Split mouillé en tout bord de plage, amarré à des cocotiers
Plus tard, nous avons migré vers un autre motu isolé, et retrouvé nos amis d’Invictus, Mercredi Soir, Fata Morgana et Quatra pour un gros BBQ.
Rangiroa n’est éloignée d’Apataki que de 120NM, la distance idéale pour une navigation de nuit : nous quittons Toau à 17h , et arrivons devant la pass de Rangiroa au petit matin.
feu bâbordfeu tribord
Il est 5h du matin, un peu trop tôt pour envisager la passe, qui ne sera à l’étale que 2h après l’étale de marée haute, soit 9h30 du matin… Nous tirons quelques bords devant la pass en attendant, prenons notre petit dej, après notre second passage, la passe semble s’apaiser : nous décidons d’entrer!
Entrée dans la passe
un voilier arrive…
nous croisons un voilier dans la passe..
semi-rigide partant en plongée « courant sortant » dans la passe
La passe est agitée, mais rien qui ne perturbe Moby. Nous croisons un monocoque qui sort… et enfourne sérieusement!
Un fort alizé de Sud-Est est prévu, la seule zone abrité de Rangi sera le sud du lagon : nous nous apprêtons donc à tirer des bords pendant 6h en navigant à vue dans le lagon de Rangiroa, qui mesure pas loin de 80km du Nord au Sud.
A 15h, et après avoir cherché le mouillage idéal, nous jetons l’ancre aux « sables roses » , dans une zone bordée de bancs de sables et d’eau turquoise, et la nuit sera calme OUf, car nous sommes fatigués de la nav’ de ces derniers 24h.
Le lendemain, pas complètement satisfaits de ce mouillage des sables roses, (nous nous trouvons un peu loin des plages ), nous décidons de chercher un meilleur spot, plus proche du rivage, car les 3 jours à venir vous être ventés et nous voudrions en profiter pour continuer les initiations kitesurf et planches des garçons, natation pour Anna.
je scrute la surface à la recherche de hauts fonds
motu en plein milieu du lagon
Arthur dans les barres de flèche
zone de récif dans le lagon
les enfants surveillent à l’étrave
Arthur guette!
La zone est semée d’ilots et de patates de corail, il nous faut être très attentifs. Nous installons Arthur dans sa chaise en hauteur pour repérer les zones de coraux, et Victor sur l’une des coques. Je reste sur le rouf, et Loïc à la barre.
Nous trouvons le spot idéal et mouillons dans 3m d‘eau, sur un beau fonds de sale, entourés de patates de corail.
Moby au mouillageatterrissage du drone
Comme nous attendons un fort alizé, Loïc préfère vérifier doublement le mouillage : en allant plonger sur l’ancre, et vérifier qu’elle est pas prise dans le corail, et aussi en s’assurant avec le drone qu’aucune patate de corail ne se trouve trop près dans notre zone d’évitement.
vérification du mouillage avec le drone
Nous descendons à terre explore et repérons l’endroit idéal pour y faire un feu, d’autant que c’est la pleine lune! Victor et moi explorons le motu à la recherche de crabes de cocotiers, ou tout du moins de noix de cocos pour les apater, et non; hélas, tout est mangé par les rats, qui vivent carrément en haut des cocotiers, dans les arbres, et dévorent tout! Le sol est jonché de cadavres de cocos vidées et desséchées, de feuilles de palmes séchées, c’est désolant.
au mouillage
Arthur a trouvé un trident!
racines
l’intérieur du motu
notre ami Bernard, l’Ermite!
Nous l’avions promis aux enfants qui attendent les feux de camp avec impatience : ce soir, nous dinons au coin du feu!
Loïc poursuit avec Arthur son initiation planche à voile.
Et celle de Victor en kite.
préparatifs
mania
body drag
Pendant que je coache Anna, qui nage désormais sans brassards!
Pour célébrer à notre manière le Heiva, nous réalisons des couronnes de feuilles de palmiers,réalisons un « totem » en corail coco, racines de filaos, coquillages? Nous récoltons aussi du bois flotté et de jolis coraux mort pour fabriquer des rideaux décoratifs, comme en on voit beaucoup dans les maisons aux Tuamotus.
couronne en feuilles de palmiers
fabrication du totem
Loïc en profite pour sortir sa planche, et aussi tracter les enfants
Après 3 jours de ce rythme sportif et de mouillage au calme – nous étions encore une fois seuls au monde, nous décidons de rallier Tiputa, la passe nord.
Pendant la navigation, nous croisons des dauphins dans le lagon, incroyable, il n’y a qu 20m de fond maximum! ce sont de grands requins gris, des Tursiops, ils sont impressionnants. Allons-nous en rencontrer lors de nos plongées à Tiputa?
dauphins!
Village de Tiputa en vue
En effet, le spot de la passe de Tiputa est mondialement réputé. Notre ami Pierre, de TalithaKoum grand plongeur, nous recommande le Raie Manta Club club d’Yves Lefevre : c’est le premier à avoir ouvert un club de plongée aux Tuamotus en 1985, et c’est aussi l’auteur d’un ouvrage extrêmement utile que nous avons à bord : « le guide de la faune marine dangereuse d’Océanie », qui nous été d’une grande utilité lorsque Gautier a été piqué par une méduse Physalie aux Marquises il y a un mois.
Le CV d’Yves est aussi impressionnant que sa gentillesse : nous sommes ravis de plonger dans son club et de pouvoir apprendre autant à ses côtés. Car au-delà d’être un grand plongeur, Yves est un naturaliste, passionné des animaux qu’il côtoie au quotidien, par leur comportement, leurs habitudes ; chaque plongée est une surprise et un nouveau bonheur de rencontre et de découverte.
J’effectue 2 plongées avec Victor, dans le courant rentrant, dans 15m d’eau, à survoler le bord du récif de la passe : nous avons y croisé des dauphins, à chaque fois, mais aussi bien sûr un « mur » de requins pointe noire, quelques tapete (requins pointe blanche), un requin citron juvénile, des mérous, des napoléons chassant en association avec des carangues, des bancs de carangues, de barracudas, de thasards, un baracuda gigantesque gros et gras, des murènes, une méduse, des balistes énormes, des bancs de perroquets….. des tortues, qui se laisseront d’approcher de très près, et viendront nous voir.
Victor part plongée
Livia, notre instructive, compagne d’Yves
la passe… ça déferle un peu
La plongée de courant « rentrante » est fort impressionnante : nous y croiseront aussi des dauphins, et surtout un banc de raies aigles traversant le « mur » de requins : quelle majesté! La suite est fort impressionnante, puisque l’on survole à un mètre du plancher de la passe à peine, à une vitesse de 3-4 noeuds, une sensation de voler au-dessus du sol, de planer, c’est vertigineux…
C’est Mako, le marin qui pilote le semi-rigide du club qui nous initie à la langue polynésienne : « Iaorana » : bonjour, « Maruru » : Merci, « Nana » : au revoir. le secret de la bonne prononciation : en polynésien, toutes les lettres se prononcent distinctement.
le site de « l’aquarium »
Avec Arthur et Anna, nous allons tous les jours à l’aquarium, magnifique site de snorkeling, où dans 2m d’eau on aperçoit tous les poissons de lagon, de récif, y compris des requins pointe noire, des murènes, des poissons lion, poissons trompettes, ange, empereur, papillon, etc…
Hotel Kia Ora
Rangiroa est l’atoll le plus peuplée des Tuamotus, c’est aussi le point de départ de nombreuses croisières.
le snack du port et le quai de débarquementle petit cargo qui ravitaille les atolls
Nous y retrouvons David, (qui travaille l’hiver à St-Martin aux Antilles) sur un Eleuthera 60 qui fait découvrir le lagon de Rangiroa à ses clients de DreamYacht Charter ayant réservé à la cabine, mais aussi Jean-Marie et Fréderique, sur leur Sunreef Itemata, qui propose des croisières plongée dansa les Tuamotus. Nous y retrouvons également Pierre, Nathalie, Zoe, Julien et Yan, sur TalithaKoum, ainsi qu’Eric et Alice, avec leurs deux filles sur Suricate.
Rangiroa, c’est aussi les petits restos : Chez Lili, avec ses frites maison et son poisson à la vanille, quel délice, le snack du port avec le traditionnel thon cru au lait de coco dont je ne me lasse pas. Il offre en plus une vue plongeante sur else eaux du port, très poissonneuses!
vertebre de baleine
raie grise
requin pointe noire
et chez Joséphine, spot idéal pour l’apéro du soir ou le café du matin, : son incroyable terrasse sur pilotis surplombe la passe de Tiputa, plus ou moins calme selon les heures des marées et le vent! On y voit le ballet des semi-rigides des clubs de plongée déposer leur clients. Les enfants se régalent de sorbets locaux et de Magnum : c’est un vrai retour à la civilisation : cela fait 2 bons mois qu’on n’en avait pas vu!
semi-rigide partant en plongée « courant sortant » dans la passe
Victor se délecte d’un Magnum
Arthur devant la passe
la sortie par la passe Avatoru au Nord de Rangiroa
entrée de la passe d’Avatoru
le village d’Avatoru
pêcheur à l’extérieur
Après une semaine à Rangiroa, nous apercevons une fenêtre météo nous permettant de rejoindre Papeete rapidement, avec un angle au vent correct : la première partie de la navigation à contourner l’atoll se fera largement abattu sur une mer très calme, car à l’abri du récif, puis la seconde partie, de nuit, est plus agitée, avec du vent de travers. Nous arrivons en vue de Tahiti au lever du soleil, le vent mollit au fur et à mesure que nous nous rapprochons.
A nous Papeete, pour une semaine de shopping, travaux divers et réparations, et retrouvailles avec les copains d’Invictus et d’Excalibur, que nous n’avons pas recroisé depuis les Marquises.
Du 20 au 22 juin, un temps très instable avec un vent fort d’est et des pluies torrentielles a balayé les Marquises. Les moments de répit étaient rares et de courtes durée. Nous restons donc au mouillage à Taiohae et dans la baie voisine de Taipivei. Difficile dans ces conditions de préparer le départ vers les Tuamotu car il serait dommage d’avoir toutes les courses trempées avant d’être à bord, idem pour les pleins en gasoil: trop de risque d’avoir de l’eau à rentrer dans les réservoirs pendant le remplissage. Partie remise pour les préparatifs donc.
Le 23 au matin, le temps est revenu au beau, avec toujours un bon vent d’est-sud-est. Les prévisions pour les prochains jours sont assez favorables pour naviguer vers les Tuamotu. Une orientation du vent à l’est-sud-est entre 10 et 15 noeuds pour les 23 et 24, tournant progressivement vers le sud-est en fraichissant 15 à 20 noeuds le 25 juin et 25 noeuds le 26. Les 27 et 28 il est prévu de souffler fort, entre 25 et 30 noeuds, toujours du sud-est avant de mollir progressivement et remonter vers l’est le 29 et ensuite vent faibles de nord-est pour la période du 30 juin au 3 juillet, fin de prévision des fichiers.
Ces prévisions sont assez en accord avec celles de jours précédant à la nuance près que le vent fort de sud-est est prévu d’arriver presque 24h plus tôt, ce qui réduit d’autant la fenêtre de temps favorable pour la traversée.
A la vue de ces dernières prévisions, au matin du 23, deux possibilités s’offrent à nous: expédier les préparatifs au plus vite et lever l’ancre en fin de journée ou au plus tard aux premières heures du 24, un appareillage de nuit étant possible de la baie bien ouverte de Taiohae à Nuku Hiva, ou prendre notre temps et attendre mardi 28 pour appareiller.
Nous décidons de privilégier la première option et de prendre notre décision finale en fin de journée.
Bonne surprise, les courses se font bien plus vite que prévu, les produits frais nous étant finalement livrés sur le port.
Les pleins de gasoil, opération assez délicate car la houle qui rentre dans la baie rend l’accostage impossible. Il faut mouiller à 70m du quai puis reculer sur la chaine et s’amarrer cul à quai en gardant au moins 3 mètres de distance en raison du fort ressac. Une fois le plein effectué, Bénédicte utilise l’annexe pour faire les 10m qui nous séparent de l’échelle de quai, opération assez délicate également, afin d’aller payer le gasoil. Au final, toute cette manip ne nous prend pas plus de une heure, c’est moins que nous l’avions imaginé.
Quai d’avitaillement en carburant
Retour au mouillage, Bénédicte et Victor vont à terre, profiter d’une connexion wifi car elle veut publier l’escale aux Marquises sur le blog, cela lui prendra 2 heures et le résultat est nul, la connexion ne permettant pas le chargement des photos! Je mets ce temps à profit pour mettre le bateau en ordre de navigation, vérification des moteurs, inspection des cales, etc. A 17h, ils sont de retour, plus que l’annexe à saisir sur les bossoirs et ranger le moteur hors-bord sur son support dans la soute avant, opération un peu physique mais que je prends la peine d’effectuer pour toute nav de plus de 24h ou quand une mer agitée est prévue.
Jeudi 23 juin: Le soleil est déjà couché et nous levons l’ancre aux dernières lueurs du jour, hissons les voiles (Grand Voile 1 ris et solent) et mettons le cap vers les Tuamotu. L’archipel des Tuamotu est si étendu (près de 800 milles), qu’au départ de Nuku Hiva viser l’Est des Tuamotu demande une route au 160, alors que pour rejoindre les iles de l’Ouest, c’est une route au 235!
Notre objectif initial est de rejoindre Fakarava, le deuxième atoll des Tuamotus par sa taille. C’est donc une route au 215 pour 550 milles en partant de Taiohae. Mais en fonction des conditions météo, un changement vers Raroia, Makemo ou Tahanéa est aussi envisagé.
Dès que nous nous éloignons de l’abri de l’ile, nous constatons que le vent est un peu plus fort que nous le pensions, et que le ris pris dans la GV à titre préventif tombe à point, nous avons en fait la toile adéquate pour les conditions. Moby file ses 10 noeuds au vent de travers dans un vent d’est qui permet de faire route au sud confortablement, et donc de prendre une marge au vent, qui nous sera bien utile quand le vent tournera au Sud-est en forcissant demain soir.
Vers 22h, la lune se lève, nous passons à une douzaine de milles sous le vent de l’ile d’Ua Pou et ressentons le dévent causé par ses sommet de plus de 1000 mètres de hauteur. Sorti de ce dévent, le vent se renforce et nous prenons un deuxième ris. Le bateau file toujours à près de 10 noeuds dans un confort bien apprécié de tout l’équipage. Au lever du soleil le vendredi 24, nous avons parcouru 120 milles depuis le départ, exactement 10 noeuds de moyenne dans la nuit. La journée se déroule dans les même conditions, le vent constant en force amorçant une rotation progressive vers le sud-est. 245 milles en 24 heures. En faisant tourner un routage je réalise qu’on pourrait arriver aux alentours de minuit le lendemain, soit en plein milieu de la nuit. Comme il est impensable d’accélérer assez pour arriver avant le coucher du soleil, et que la marée basse sera vers 8 heures du matin le dimanche matin (heure pour se présenter à l’entrée de la passe), je décide de ralentir le bateau en diminuant sensiblement le solent et en choquant un peu de GV. Dans ces conditions, la seconde nuit en mer est des plus confortable, Moby progressant paisiblement vers le sud.
Ciel chargé au petit matinGrain du matin, Victor recueille l’eau de pluie tombée sur le bimini
Samedi 25 au matin, le vent a molli en fin de nuit et à viré au sud-est, des lignes de grains assez gros sont visibles au sud et à l’est; Cela semble difficile de les contourner, ils se déplacent vers l’ouest à une assez grande vitesse. Nous passons donc toute la matinée dans un temps très changeant, de grosses averses et un vent variant de moins de 5 noeuds à 25 noeuds deux fois par heures. La moyenne chute immanquablement et j’en viens à regretter mon choix de la veille au soir d’avoir ralenti volontairement si tôt.
Temps à grain
Le vent va certainement revenir, les prévisions météo annoncent 20 noeuds, alors qu’on en a que 10! En milieu d’après-midi, la zone de grains s’éloigne et le vent revient à l’est-sud-est 20 noeuds, et la tendance est définitivement à la hausse. Au coucher du soleil, nous sommes dans l’ouest de Raroia, à une quinzaine de milles. Nous sommes donc très à l’est de la route directe vers Fakarava, mais cela est voulu, car quand je vois une prévision gris de Sud-Est pour 25kt rafales à 30, j’essaye d’envisager une route permettant toujours de naviguer confortablement si les conditions sont plus musclées que prévu. C’est toujours plus facile de naviguer dans le vent fort au portant qu’au près. En plus, ce décalage me donne le choix des options d’arrivées pour choisir la passe la mieux orientée. Dans la nuit de samedi à dimanche, le vent fraichît encore et le 3e ris est pris à 22h. Nous passons sous le vent de Makemo, à moins de 2 milles de son extrémité ouest. Un bon grain nous cueille, mais la toile est déjà réduite et comme la mer s’est calmé net sous le vent de l’ile, c’est un moment de belle glisse. La lune se lève entre les nuages et nous permet de bien distinguer les motu et leurs cocotiers. L’odeur de la végétation est bien perceptible aussi.
Nous filons vite, le vent est bien établi entre 25 et 30 noeuds, Moby se comporte à merveille dans ces conditions, le pilote automatique dévie rarement de plus de 5 degrés de sa route. Nous passons entre les atolls de Katiu et de Tuanake et compte tenu des conditions et du timing, je me dis que l’option de s’arrêter à Tahanéa est tentante, car par ce fort vent de sud-est, les 2 passes doivent être praticables et assez bien orientées car travers au vent. Cela permet de conserver au moins la GV en plus des moteurs pour la franchir avec la possibilité de marcher facilement à 8 noeuds ou plus.
Pour Fakarava en revanche, le vent sera en plein dans l’axe des passes qui seront très exposées. Si le vent venait à fraichir encore un peu plus dans les cinq heures de nav supplémentaires pour Fakarava, je me demande dans quel état la mer pourrait bien être.
Nous décidons donc de nous arrêter à Tahanéa, et dans le cas ou la passe serait impraticable, nous aurions encore le temps de filer vers Fakarava sud et même Faka nord avant la fin de l’après-midi.
En approchant Tahanéa
En approchant de Tahanéa, un joli grain nous accueille, les couleurs sont magnifiques au lever du soleil. Nous réduisons la vitesse pour le laisser nous distancer, afin d’avoir moins de vent et plus de lumière. En arrivant à 2 milles dans l’est-nord-est des passes de Teaaatapu et de Motupuapua, nous voyons assez bien l’état de la mer dans les passes. Le courant semble toujours sortant, nous sommes à marée basse mais la renverse n’intervient en général que une à deux heures après. Il apparait que la passe de Teavatapu es nettement plus calme que sa voisine de Motupuapua, située à seulement un mille dans son ouest.
Entée de la passe TeavatapuLe motu Teuakiri, bordant la passe
Nous nous présentons donc dans la première, sous GV 3ris et avec les moteurs au ralenti, notre vitesse sur le fond, initialement à 8 noeuds, chute à 4 noeuds au plus fort du courant. En moins de dix minutes nous nous retrouvons dans les eaux relativement abritées du lagon. Le temps se couvre à nouveau et de fortes pluies quasi-continues, accompagnées d’un vent moyen de près de 30 noeuds sévit. Nous mettons plus de une heure à trouver un endroit ou mouiller l’ancre. Finalement, nous trouvons un endroit sur fond de sable, dépourvu de patates de corail à proximité du motu de Hotupae. Nous y passerons 2 jours très ventés, et ne pouvons débarquer que le lundi en fin d’après-midi, profitant d’une accalmie temporaire. Bienvenue aux Tuamotu!
Nous dépassons un groupe de surfers, la vague de Totoro est réputée. Nous passons devant le village de Niutani , qui semble très accueillant, avec ses cabanes de pêcheurs sur pilotis.
La passe de Totoro
le village de Niutahi
petit port privé
cabanes de pêcheur et de fermes perlières
Notre premier stop est au lieu dit du « Carénage », chez Alfred et Pauline, qui tiennent depuis 2005 ce chantier de qui lève des bateaux jusqu’à 15 tonnes! Le site est impressionnant, perdu au milieu des Tuamotus, mais abritant jusqu’à 50 bateaux sur des bers au milieu de la cocoteraie, au sec pour la saison cyclonique, ou plus longtemps, au gré des désirs des propriétaires, qui peuvent rentrer chez eux à l’autre bout du monde, grâce au petit aéroport tout proche qui relie Papeete et le reste du monde.
le stockage des bateaux sur ber
Mise à l’eau d’un cata
mis à l’eau!
le lagon du Carénage
Le soir, la fête bat son plein, nous sommes 6 ou 7 bateaux (Mercredi Soir, Jambon Beurre, Thalithakoum, Suricate, Planète Ocean… ) plus la famille qui nous accueille si gentiment, pour fêter les anniversaires d’Olivier (Jambon-Beurre) et de « grand-mère « : le buffet est superbe, avec un succulent cochon grillé, nourris au lait de coco et au poisson, les cochons des Tuamotus sont un délice. L’ambiance est sympa, autour du BBQ, les musiciens nous régalent toute la soirée avec les chants polynésiens accompagnés de guitares et Ukulélés.
requin nourrice le soir au bord de laplage
le cochon grillé!
Joyeux anniversaire Olivier et Grand-Mère!
Ukulélés
buffet
En snorkeling, nous nous sommes régalés :
Le petit lagon intérieur du Carénage offrait une visibilité incroyable, dans 2-3m de fond, des quantités de poissons : chirurgiens, balistes, poissons cocher, poisson papillons….
Question « sensations », la passe de Pakaka était incroyable, avec des bancs de poissons-perroquet, de magnifique coraux et de nombreux requins, peu farouches, voir même curieux, ils s’approchent de très très près près. Dans ce genre de snorkeling dans la passe, nous nous calons (de préférence) sur la marée montante et partons nous laisser dériver dans la passe, accrochés tous les 5 à l’annexe. Un par un, nous nous autorisons à plonger sous l’annexe, à condition de suivre le courant, et de rejoindre vite l’annexe. Et si les requins se font trop pressants, en moins d’une minute, tout le monde est à bord!
de retour de la passe de Totoro
Nous n’avons pas testé la passe de Tehere au nord, car le snorkeling était suffisamment spectaculaire le long de la plage, avec une impressionnante tête de corail d’une bonne vingtaine de mètres de diamètre, regorgeant de petits et de gros poissons : énormes mérous de plus d’un mètre de long, perroquets par dizaines, et aussi jolis petits poissons coralliens, et bien sûr, un ou deux petits requins pointe noire qui trainent par là, on s’y fait! Pour l’occasion, nous avons ressorti la GOPRO du placard – il nous manquait le cable pour la charger!!
Anna sans brassards!
Victor
Arthur progresse en apnée
Bénédicte
Le soir, nous descendons à terre au village de Niutahi, qui a commencé ses festivité du Heiva la veille, le 14 juillet. Le Heiva, c’est, le festival traditionnel polynésien, qui a lieu tous les ans dans chaque village, avec des concours, des danses traditionnelles, des chants, des musiciens,qui rivalisent tous pour être élus le meilleur groupe! Pas de chance, nous arrivons entre 2 festivités : les concours de noix de coco et de tressage ont eu lieu dans l’après-midi, et l’élection de Miss et Mister Apataki auront lieu ce soir.
pomme d’amour artisanale
décoration des restos
glace bleu-schtroumph
Mais sans nous, tant pis car nous ne sommes pas très à l’aise avec le mouillage où nous sommes : gavé de patates de corail et mouillés juste devant un récif, c’est une configuration inconfortable.
En effet, le vent se lève dans la nuit, Loïc est sur le pont, prêt à démarrer les moteurs si nécessaire. Finalement, c’est le lendemain en levant l’ancre que nous aurons des difficultés, elle croche dans une grosse patate, il nous faut être très prudent pour manoeuvrer : Loïc est dans l’eau à tirer sur l’ancre auringuée, je suis au moteur, et Victor au guideau. La moindre erreur et nous nous retrouvons sur le récif/ou dans les nasses des fermes perlière…..
Finalement nous nous en tirons après 30mn de manoeuvres, et mettons le cap sur la passe de Tehere au nord, via un chenal qui ne nous dispense pas d’une veille attentive, car il est jonché de bouées de fermes perlières….
récifs à fleur d’eau dans le lagon
Nous sommes tous les deux sur le rouf pendant les 2 heures, a scruter la mer, le soleil dans les yeux. A 2 reprises, nous devons dévier notre trajectoire pour éviter ce qui se présente sous forme de lignes.
Nous arrivons dans le très beau mouillage de Rotoana, près de la passe nord d’Apataki :
au mouillage à Rotoana
Le snorkeling est encore une fois superbe, nous nageons au bord de la plage, dans moins de 2 à 4m d’eau.
DCIM100GOPRO
Victor
Arthur fait des cabrioles
Victor joue avec es bulles
Arthur et Moby
poissons papillon
Anna
poissons papillon
bénitiers
Le soir, nous appareillons en direction de Rangiroa, en empruntant la passe de Tehere.
l’eau bouillonne dans la passe
les enfants sont impressionnés par le courant sortant
nous avons près de 4 noeuds de courant avec nous!
le soleil se couche bientôt
Nous aurons une nav’ de nuit et devrions arriver au petit matin à Rangi!
Victor se souviendra longtemps de Toau comme de l’endroit où il a pour la première fois fléché un poisson : un mérou, appelé ici loche marbrée et réputé pour sa chair!
Aussitôt, nous l’apportons à terre : à chaque atoll, nous prenons soin de demander aux pêcheurs locaux quel poissons sont mangeables. Le récif en effet est malade aux Tuamotus, et les poissons sont à risque de Ciguatera, toxine qui si elle est ingérée par l’homme donne des symptômes neurologique potentiellement graves. Là c’est ok, loches marbrées, perroquets, chirurgiens sont consommables. Gaston nous le découpe, il sera sur le BBQ de ce soir!
Il faut dire que cela fait 2 semaines que Loïc et victor d’entrainent à la chasse sous marine, ici c’est le spot idéal. Sauf que les requins rodent…A peine le poisson est-il fléché qu’il faut le remonter au bateau. En moins d’une minute, un requin apparait, tournant et virant, cherchant la proie. Le pire encore est quand on flèche un poisson qui s’échappe, blessé : c’est ce qui arrive à Loïc, son gros merou, blessé à l’abdomen se réfugie sous un rocher : un gros requin arrive, tout énervé, tournant autour du rocher, en mode « chasse ». C’est le signal pour nous du repli vers l’annexe, tout le monde sort de l’eau.
Il nous arrive la même mésaventure à Arthur et moi, qui nous entrainons quelques longueurs plus loin avec un simple harpon à élastique dans 3m d’eau : je ne pensais pas réussir à harponner un poisson et pourtant si : whaou!! un mérou!, je le tiens au bout de mes pics, mais comme je l’ai coincé sous un corail, j’ai du mal à le déloger, et il se détache tout seul, file, et un requin se pointe, à la recherche du blessé, il repart, il peur de nous, mais nous aussi on a un peu peur de lui….. autant vous dire que nous sommes remontés dare-dare à l’annexe, fin de la balade sous-marine pour tout le monde. Et au milieu de toute cette action, notre petite Anna, 4 ans et demi, un peu impressionnée mais confiante, et qui nage depuis quelques jours sans brassard, avec son masque et ses palmes : à 4 ans et demi, bravo, nous sommes très fiers de toi!
Bon, pour se nourrir , le mieux finalement, c’est d’aller au resto .
Gaston prépare le cochon,
et nous reçoit avec Valentine, la soeur de Leiza (de Hirifa-sur l’atoll de Fakarava). Ils nous a préparent une belle fête pour les bateaux de passage : (Moby, Mercredi Soir, TalithaKoum, Jambon-Beurre, Invictus) Langouste, cochon grillé et poisson au lait de coco, un vrai festin,
suivi d’un petit récital de Ukulélé avec Grand Père et Gaston son mari.
Tout comme sa soeur Leiza, Valentine tient avec son mari Gaston une table d’hôtes réputée auprès des bateaux de passage. Nous sommes accueillis comme des princes, d’autant que l’un des bateaux avec qui nous arrivons est celui d’un de leurs amis, Pierre et sa famille sur Talithakoum. Le lieu est accueillant : terrain de pétanque, bar ouvert toute la journée, mouillage sur bouée (donc pas de problème que nous repartirons pour lever notre ancre), bibliothèque d’échange de livre…
Les enfants jouent aux boules, passent leur temps à caresser les 3 petits chiots de la maison, se baignent, ramassent des coquillages,
Le fils de Leiza, (et le neveu de Valentine) tient pour sa part une charmante pension de famille à quelques mètres de là. IL nous accueille très gentiment pour regarder le foot dimanche matin en direct à la télé : avec les 12h de décalage horaire, c’est le matin pour nous! Nous sommes un peu déçus de voir la France perdre, mais ravis d’avoir pu suivre cet évènement à l’autre bout du monde.
Tout ce petit de vit sur un motu, élève ses cochons, et vit de la pêche et du tourisme : bateaux de passage pour Valentine et Gaston, touristes fans de pêche sous-marine et de nature sauvage pour Jean et sa femme, qui est institutrice à Fakarava, non loin de là.
les cochons dans leur enclos
maman cochon
nourris à la noix de coco et au poisson
potager
Après ces quelques jours plutôt sympas et festifs, rassasiés de snorkeling, de chasse au fusil, nous mettons le cap sur Apataki. IL semble que notre petit groupe se scinde en deux : Invictus et Mercredi Soir rejoignent Papeete directement, pour faire un avitaillement sérieux, des courses et réparer les systèmes défectueux. Ils y retrouveront Quatra et d’autres pour les fêtes de Heiva.
Nous préférons pour notre part continuer encore 10 jours sur les Tuamotus , accompagnant Jambon-Beurre et Talithakoum : Apataki et Rangiroa nous semblent être des escales qui vient le coup… Paeete attendra!
Une nuit en mer, et nous nous retrouvons face à la passe sud de Fakarava, à 7h du matin.
Fakarava Sud : passe de Tetamanu
La navigation dans l’archipel de Tumotu est tout une aventure : on ne rentre dans les lagons que par des passes, qui sont praticables à l’étale, c’est à dire 2 fois par jour pendant quelques heures seulement. Le reste du temps, ce sont des courants de 5-6 noeuds, parfois 9 à 10 noeuds dans certaines passes. Et pour couronner le tout, la navigation à l’intérieur des lagons se fait uniquement quand le soleil est haut, entre 10h et 14h, ou tout au moins quand le soleil est dans le dos, avec une personne à la veille. Car si certaines zones sont cartographie, en général, les abords des passes et des villages, l’immense majorité du lagon ne l’est pas? Et quand bien même, il faut surveiller les bouées des fermes perlières qui pullulent, y compris en plein milieu des chenaux!
patates de corail en plein milieu du lagon
Et je n’ai encore pas parlé du mouillage, compliqué par les patates de corail qui peuplent le lagon. Le choix du mouillages est toute une histoire, nous tournons, virons dans les mouillages, à la recherche d’une zone suffisamment sablonneuse et exempte de têtes de coraux pour y poser notre ancre et dévider notre chaine. Si nécessaire, nous auringuons l’ancre, et posons même une ou deux bouts sur la chaine pour la sur-élever pour en pas qu’elle se croche dans une patate.
Avant de relever l’ancre, Loïc plonge systématiquement pour vérifier comment se positionne lance et la chaine par rapport au corail, et nous manoeuvrons au mieux pour relever sans crocher, ce qui arrive tout de même!
Fakarava Sud
Arrivés à Fakarava Sud, nous apercevons dès l’arrivée un charmant petit resort accueillant les touristes : quelques farés traditionnels en guise de bungalow s’alignent sur les motus, un petit pont les séparent du bâtiment principal.
Près du restaurantes requins pointe noire s’agitent dans 50cm d’eau : le cuistot prépare le repas du midi, les peaux de poisson et de poulet sont jetées à l’eau, les requins se jettent littéralement dessus….
La passe sud de Fakarava est particulièrement réputée pour sa plongée : plus de 700 requins y « résident », pointes noire essentiellement, mais aussi pointes blanches du récif et pointe blanche du large ( appelés Tapete en polynésie), ainsi que quelques requins soyeux qui sont moins visibles car plus craintifs.
Nous décidons de ne pas rater cette expérience et de réserver une plongée pour tous les 3 avec Top Dive : Loïc, Victor et moi-même! Arthur et Anna iront pour l’occasion passer la matinée sur le bateau de nos copains d’Invictus : au programme bricolage avec Nicole, Marlene et Juliana : bricolage avec des boites d’oeufs et des rouleaux de Papier toilette de récupération …
Pour nous mettre dans l’ambiance, et faire un peu de repérage, nous partons nous faire un snorkeling dans la passe tous les 5, en début de marée montante, c’est le « rentrant », nous nos mettons à l’eau et nous laissons dériver accrochés à notre annexe. Dès le début, nous apercevons de très nombreux requins au fond dans une 12aine de mètre d’eau, ils ont plutôt paisibles, quasi immobiles face au courant, nous les observons très humblement ; ils sont dans leur élément, nous ne faisons que passer. Très rapidement, le décor change, nous survolons un magnifique jardin de corail, dans 3 à 4 noeuds de courant, c’est comme si nous volions au-dessus du corail, quelle sensation!!
Pour les enfants c’est leur premier « drift » ou « plongée dérivante », ils sont impressionnées, mais savourent le paysage qui défile sous leurs yeux, y compris Anna, qui voit des requins pour la première fois….
Pour nous 3, dans l’après-midi, ça sera une plongée inoubliable, limitée à 12m pour respecter les limites du Padi open water de Victor, qui, a 12 an et ne peut plonger plus profond. Nous descendons le long d’une corde, à l’entrée du « mur des requins ». Ils sont des dizaines, bientôt des centaines, tapissant le fond de la passe, dans un canyon d’une trentaine de mètre de profondeur, sur une longue de plusieurs centaines de mètres. Nous nous laissons dériver, puis notre instructrice nous demande de nous accrocher au dos du tombant à des coraux mort, pour regarder le spectacle : les requins nous passent devant, certains, très curieux, approchent à moins de 2m, mais n’ont jamais l’air agressif heureusement. De taille moyenne, 2 mètre environ, ils sont assez fins et finalement peu impressionnants individuellement : ce sont essentiellement des pointe noire, requins de récif connus pour n’être pas agressifs envers l’homme… tant qu’on ne le dérange pas, surtout en plein repas!
Plus tard, nous apprendrons que certains plongurs, y compris professionnels se sont risqués dernièrement à plonger la nuit pour les filmer et que certains son repartis après quelques minutes de plongée seulement avec des bleus et des blessures superficielles, et d’autres y ont perdu une camera! Car la nuit, c’est l’heure de chasser et de manger pour les requins, qui deviennent alors comme fous, se cognant les uns dans les autres, agressifs et belliqueux. On risque alors de subir des dommages collatéraux, coup de queue, de museau, arrachage du matériel ou rapage de peau (la peau du requin est très abrasive).
Comme dirait Victor avec sa sagesse habituelle et son humour pince-sans-rire : A-t-on idée de déranger les gens en plein repas ;-)?
Plus tard, nous allons nous balader à terre et visiter le village abandonné, ancienne capitale de Fakarava. D’adorables cochons trainent par là, nourris au poisson et à la noix de coco.
Du vent d’Est est attendu se renforcant, l’occasion idéale pour quitter le spot d plongée et aller s’abriter à Hirifa, réputé pour son spot de place/kitesurf.
Finalement, le vent est moins fort que prévu, il n’y a pas de quoi faire voler un kite : mais c’est tant mieux pour Arthur qui continue son initiation à la planche : il est mordu!
Et quand il n’y a pas de vent, nous partons en balade en paddle, le site est magnifique avec son lagon intérieur. Anna se fait une amie, et joue dans l’eau avec Hirinaki, le nièce de Leiza, propriétaire des lieux, qui propose une table d’hôte aux bateaux de passage.
Nous réservons donc la soirée pour toute la bande de bateaux-copains : Moby, Mercredi soir, Invictus, FataMorgana, et Quatra. Et reviendrons à 9h le lendemain matin pour regarder en direct la demi-finale de l’Euro : a l’affiche, France-Allemagne, de quoi mettre de l’ambiance au sein de l’assemblée avec nos amis Allemands d’Invictus!
Finalement, le vent ne se lève pas, inutile pour nous de rester plus longtemps à Hirifa, nous décidons de monter dans le nord de Fakarava , qui possède un gros village, où nous allons pouvoir faire un bel avitaillement de produits frais : déjà 2 semaines que nous avons quitté les Marquises, le frigo s’est bien vidé…
Oh bonheur, il y a même un resto-glacier près d’une petite plage, les enfants se régalent.
Malheureusement, l’internet n’est pas de très bonne qualité, c’est frustrant de ne pouvoir publier tous les articles du blog que nous écrivons.
le petit resto-café qui nous procure internet… et des glaces artisanales!
Astuce locale pour sortir les bateaux de l’eau : chaque faré a son ponton équipé d’un « ascenseur » à bateau!
Le soir même, le vent se lève, le mouillage est inconfortable, mal protégé des vents de sud-est, la mer est hachée, nous dormons mal et en plus, grrr, nous ne sommes même pas sur un bon spot de kite ni de planche! Dommage, Arthur avait même pris goût au gonflage des planches.
Ca sera notre dernier jour à Fakarava : cet après-midi, nous mettons le cap sur Toau, petit atoll situé à 20NM au nord-ouest de Fakarava.
3 nuits et 2 jours de nav, dont les dernieres 24h pas facile, du vent et des grains, Loïc n’a quasiement pas dormi, moi j’étais très fatiguée par cette traversée que nous avons faite travers au vent, allure moins confortable que les allures plus abattues dont nous avons l’habitude depuis notre traversée de l’Atlantique.
A l’arrivée, la passe était à l’étale, facile à aborder.
Nous avons passé 2 jours enfermés dans le bateau, dans le mouillage inconfortable de la passe, en mode « comme un dimanche pluvieux en Bretagne » : faire des jeux de société, regarder des films et faire des gâteaux – tout en étant un peu nerveux sur la tenue du mouillage.
brioche au miel et beurre salé
C’est un atoll inhabité, dans le sens où il n’y a pas de villages, seulement 2 familles plus ou moins itinérantes qui vont d’un motu à l’autre pour récolter le coprah.
Les eaux sont extrêmement poissonneuses : un petit bout de pain dans l’eau et voilà ce qu’on voit!
Dès que le temps a été meilleur, nous avons bougé dans un mouillage plus joli à l’autre bout du lagon, toujours assez venté, mais abrité du clapot cette fois-ci. Quelques bateaux étaient déjà là, nous trouvons tout de même un petit motu avec un seul bateau : un cata beaché, amarré à 2 cocotiers.
presque seuls au mouillage…
Nous descendons à terre pour une petite promenade de fin de journée, heureux de poser le pied après 5 jours enfermés bord passons devant le cata jaune que nous avions reconnu de loin : c’est le fameux Banana Split, le cata d’Antoine! Es-il toujours l’heureux propriétaire? Eh oui, il nous salue, nous papotons 5 mn. Quel heureux hasard pour notre premier motu de croiser l’un des navigateurs qui nous a inspiré, fait rêvé, et dont nous avons lu les livres (« Mettre les voiles » fut l’un de nos livres de chevets il y a 15 ans à Maurice).
Moby et Banana Split, le cata d’Antoine
Victor a pris son premier cours de kite avant- hier avec Loïc : mania sur la plage, puis body-drag dans le lagon qui n’est pas profond. Il s’est bien amusé, et s’est écoulé de fatigue à table le soir….Hier rebelote, body drag, je pense qu’l va bientôt lui mettre la panche aux pieds!
Arthur en profite pour faire du cerf-volant : excellent exercice de mania avant de des mettre au Kitesurf dans quelques années.
Et là, nous avons encore bougé hier pour un autre motu tout mignon, nous apprêtant le soir a faire un feu sur la plage comme promis aux enfant, quand nous avons recu un appel à a VHF : Nos amis d’Invictus étaient arrivés le matin même sur un motu un peu plus loin, avec Mercredi soir et Fata Morgana : nous décidons de les rejoindre, et avons passé une super soirée sur la plage, gros feu de camp, brochettes, rosé, whisky-ananas…. et capture de crabe de cocotier : notre 1er!! Les enfants étaient aux anges.
Victor tenant le crabe
Tom et le crabe
Le lendemain, nous repartons pour un nouveau Motu, un nouveau feu de camp et une chasse aux crabes, avec la même équipe, plus un autre cata arrivé des gambiers : nous sommes 5 catas amis, et amis d’amis au mouillage, 11 enfants en tout de 3 à 15 ans, c’est la fête!
Le lendemain matin, nous partons en annexe pour Bird Island, un petit ilot perdu au milieu du lagon : c’est le lieu de niche des oiseaux Tikkis. Nous explorons l’îlot à la recherche de leurs nids, et découvrons des coraux magnifiques, merveilleusement préservés, et un mini-lagon dans le lagon, quelques bébés requins qui passent, les enfants grimpent sur les roches pour les apercevoir.
Après une semaine d’exploration de ce lagon et de 3-4 motus, nous décidons de lever le camp pour Fakarava, un autre atoll un peu plus au nord, réputé pour ses passes poissonneuses et ses requins!
Motu One nous intrigue : un ilot de sable comme un atoll, alors que iles Marquises sont toutes des îles volcaniques sans barrière de corail. Après 2 semaines aux Marquises, sous le charme du paysage et de ses habitants, mais un peu fatigués des eaux verdâtres de ses baies, nous aspirons à un peu d’eau turquoise….
EIAO est déserte, mais a abrité pendant 3 mois un personnage célèbre : Georges de Caune – père d’Antoine et célèbre chroniqueur de l’ORTF d’après guerre- décida d’y passer un an en ermite, mais connecté au reste du monde via la radio pour laquelle il émettait quotidiennement ses feuilletons. Les vestiges de sa case y sont toujours
Nous appareillons à 6h du matin de Nuku Hiva en direction de Motu One, navigation paisible sur un bord qui nous amène à midi devant l’atoll aux eau turquoises :
Le spectacle est grandiose : la houle déferle sur un ilot de sable d’une trentaine de mètre, l’eau est d’un véritable turquoise des mers du sud.
Des formes sombres apparaissent dans les vagues : des requins viennent s’oxygéner. Au vu de la houle, il est évident que vous ne pourrons ni mouiller ni débarquer, dommage, mais nous sommes heureux d’avoir fait la route pour observer cet atoll.
Nous mettons le cap su EIAO, notre destination de repli. Nous passons devant un ilot réputé pour ses oiseaux, c’est une réserve ornithologique.
En effet, des nuées d’oiseaux de mer apparaissent, sternes, fous chassent dans tous les sens : nous dévions légèrement la route pour nous retrouver en plein milieu d’une chasse : le cliquet démarre, ca tire très fort, un thon jaune!! Nous manoeuvrons pour la seconde fois, roulons le solent, bordons la GV, ralentissons le bateau : il est superbe, une bonne vingtaine de kilos, Loïc le remonte en une dizaine de minutes, je tarde un peu à retrouver le crochet, pour le sortir de l’eau…. et un requin nous attaque notre poisson… à 3m de nous et devant nos yeux ébahis, notre thon est gobé, proprement, sans rien en laisser…. nous sommes dépités… adieu sushis, sashimis. On dit souvent à la pêche que le poisson a toujours sa chance, mais là, c’est plutôt l’illustration pure de la chaine alimentaire.
Arrivés à EIAO, nous découvrons une baie très sauvage, plage de sable noire, et des eaux aux couleurs contrastées : noire, vertes et rouge, du fait d’une source d’eau ferrugineuse.
Eiao
Nous apercevons raies mantas et petits requins dans les aux troubles de la baie, cela n’incite pas à la baignade, mais plutôt à la pêche, tant l’activité sembe poissonneuse.
Le lendemain nous débarquons, la cabane est occupée par 3 jeunes venus camper sur l‘île, nous partons à la découverte de la source, l’eau est bonne, et la plage de sable presque rouge.
Eiao
En début d’après-midi, nos apercevons sous la bateau une énorme carangue : elle semble blessée, : elle porte une trace sur le dos de blessure fraiche, un requin sans doute. …
Les enfants essaient de la pêcher avec leur modestes cannes. Elle est attirée par le leurre, mais ne mord pas – heureusement pour eux, elle casserait leur leurre. Sur l’insistance des enfants, Loïc finit par tenter de la harponner, mais c’est une mauvaise idée : comme elle est blessée, son corps est sans doute chargé de toxines, il serait prudent de na pas la manger. Nous la laissons donc tranquille/… jusqu’à ce qu’une autre carangue vienne la rejoindre : elle nous narguent!Et nagent des heures autour du bateau.
Entre temps, c’est un carangue arc en ciel qui mord, et c’est Gautier qui la remonte. Le temps de la préparer en filets, je jette la carcasse à l’eau… ce qui attire de petits requins pointes noires. Les enfants sont aux anges, ils me réclament des restes pour apater les bestioles : il me reste les 4 peaux de mes filets!
Finalement, ça mord, le pauvre Arthur hurle de joie- ou de peur??!, il tient un bébé requin au bout de sa canne! Heureusement, le bestiaux se décroche… Il y aura encore plusieurs touches, l’excitation de nos pêcheurs en herbe est à son comble . Pour ne pas blesser les requins, ils ont enlevé les hameçons, et arrachent simplement des bout de peau au bout de leur ligne, et ça marche! Quel spectacle.
En fin de journée, les 2 grosses carangues sont toujours là, Loïc décide de sortir la grosse artillerie, et remet en ordre sa grosse canne de lancer, de l’époque de Maurice où il allait pêcher la carnage géante dans les passes. Finalement, c’est une « modeste » carangue de 5 kg qui mord! les 2 « big mamas » sont restées sagement au cul du bateau s’abriter et manger nos restes….
Nous appareillons vers 17H, et observons 2 magnifiques raies mantas sous le bateau, elles font bien 3M d’envergure, quel vol majestueux. Décidément, EIAO nous aura surpris par son activité intense et poissonneuse! Nous ne regrettons donc pas ce joli détour.
Taioae nous accueille avec sa large baie abritée. Nous en faisons notre camp de base : avec le petit café sur le port (et son internet), ses restos locaux aux mille manières d’accommoder le thon cru, ses 2 supérettes et son marché de fruits&légumes à 2 pas, nous adoptons!
L’ambiance est très sympa, et nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet avec le marché du samedi! Mon amie Nicole d’Invictus est une habituée des marchés du matin (il faut dire qu’ils mangent de la soupe tous les jours à bord alors il faut fournir…).
Sauf qu’ici le marché du samedi c’est à 4h du matin! plus exactement, 4h15 ouverture, il faut donc y être au plus tard à 4h30 pour être sûr d’avoir tous les produits! Whaou, je ne m’étais jamais levée aussi tôt pour un marché! Mais ça valait le coup : magnifiques tomates, haricots verts, véritables radis!!, pastèques, aubergines, courgettes, choux, combawa… et plein d’autres merveilles, miel des montagnes, sirop de fruits, concassé de piment….
A 5h30, le soleil se lève, nous sommes au café à déguster avec les copines à déguster des crêpes marquisiennes et autres beignets locaux tout frais.
A 6h, c’est le retour de pêche des bateaux ; j’achète un gros thon, on me lève le filet, nous allons nous régaler! et 7h, de retour au bateau, le temps de ranger, et c’est le petit dèj avec la baguette coco et le pain marquisien.
Les enfants se régalent des spécialités locales :
Beignet marquisiens
Pain cheval
petit déjeuner
tarte banane fait maison!
Quand Gautier arrive, nous l’amenons direct dans la baie d’Hakatea, c’est la baie voisine de Taiohae, qui abrite la seconde plus haute chute d’eau du monde : plus de 300m!
Baie d’Hakatea et Hakaui
la vallée menant à la cascade
vallée de Hakatea
au mouillage à Hakatea
la plage et l’embouchure de la rivière
la rivière
La balade vaut le coup en elle-même : il faut d’abord accéder au village, via un petit bras de rivière en annexe, puis marcher près de 2h en remontant son lit.
…jusqu’à s‘arrêter aux vestiges d’un ancien village marquisien : il ne reste que des ruines…
marae
le miroir à l’ancienne
fondations d’habitations
La chute en elle-même est impressionnante, mais nous ne pourrons pas l’approcher de très près en raison d’éboulements récents dus aux pluie diluviennes de ces derniers temps.
Au retour, un peu crottés, nous nous arrêtons déjeuner chez Mathias et Monette au village, qui nous ont préparé du poisson cru et du poulet, un véritable festin d’autant plus appréciable quand on vient de marcher pendant 4h.
C’est mon oncle Jean-Alain, qui a déjà bouclé un tour du monde, un tour du Pacifique, et est venu 3 fois aux Marquises qui nous a demandé de passer dire bonjour à ses amis. Demain nous irons déjeuner de chevrette (crevettes) au lait de coco chez Teiki et Kua, un jeune couple installé au village pour exploiter les arbres fruitiers plantés par leurs parents il y a 20 ans.
Moby au mouillage à Hakatea
Kua me raconte son histoire : avec un papa ingénieur agronome, elle a passé sa jeunesse à travailler à l’école la semaine, et défrichant le week-end pour planter en prévision de leur retraite, et en allant peupler de vaches quelques hectares d’un ilot perdu : partis avec 2 vaches et un taureau, les voilà à la tête de plusieurs centaines de têtes de bétail! Pendant ses études, elle est tombé amoureuse de Teiki, homme de la terre et de la foret, qui chasse les sangliers à mains nues avec son couteau, pêche la chevrette au trident, et va chercher son poisson au harpon. Aujourd’hui, ils exploitent le verger familial et vont une à deux fois par semaine livrer à Taihoaé le produit de leur verger : pamplemousses, citrons, piments….
Nous irons aussi sur les traces de Melville et de son récit de ses mois de captivité au sein de la « tribu des sanguinaires » , les Taïpi, dans la vallée de Taïpivaï (baie de Hakaa). Je recommande chaudement la lecture de ce récit » Taïpi » qui ressemble à un roman d’aventures! Et Gallimard vient de sortir son histoire en BD : « Tapi, un paradis cannibale ».
Taïpivaï
La descente de la rivière en elle même vaut le coup. Nous nous arrêtons aussi à la baie de Hoomi adjacente
C’est dans la baie d’Hanao que nous fêtons les 16 ans de Gautier! Nous débutons la journée par une marche de 30mn le long du rivage, petit chemin escarpé, plutôt fréquenté par les riverains à cheval : pour nous c’est en savates et dans la boue que cela s’opère!
En bas à droite, la ferme
Notre but est de rejoindre la ferme voisine et d’acheter direct au producteur
Nous sommes très gentiment reçus par le couple de propriétaires, retraités marquisiens, ayant pas mal bourlingué, rentrés au pays, et qui exploitent leur terrain et vont tous les samedi vendre le produit de leur terre au marché de Taiohae.
Malheureusement, les grosses pluies de ces derniers jour ont gâché la récolte de tomates, de haricots… Nous repartons tout de même avec des citrons, des pastèques, 3 petites aubergines, une citrouille…. que vous ramenons à dos d’homme par le même petit chemin tortueux et boueux.. mes savates n’y resisteront pas…
La plage est belle, mais gavée de nonos, alors nous nous baignons du bateau : les poissons sont innombrables, les garçons s’adonnent à la pêche, au lancer du bateau, et aussi au fusil.
Loïc coache Victor et Arthur, le but est que Gauiter flèche son premier poisson avant de repartir!
Malheureusement, en discutant sur la plage avec un pêcheur/surfer, il nous annonce que tous les poissons de la baie sont touchés par la ciguatera. Dommage, car les garçons avaient été très actifs et avec succès.
Il va nous falloir relâcher tout ce que nous avons pêché, y compris la grosse carnage pêchée hier à Eiao.
Loïc offre aux garçons une séance de tractage de surf derrière l’annexe.
Le soir, nous soufflons les bougies, dégustons le gâteau au chocolat, la tarte banane et le délicieux whisky japonais que nous ont offert ses parents, Arno et Laeti.
Le lendemain, nous quittons Hanao pour la baie de Haahopu, ou nous sommes le seul voilier : les enfants s’éclatent encore une fois dans les vagues.
Haahopu
Haahopu
Haahopu
Haahopu
C’est tellement calme que vous envisageons de faire un feu ce soir sur la plage.
Nous quittons Hanao pour Hatiheu, charmant petit village à l’église si pittoresque. La promenade le long du front de mer recèle de nombreux Tikkis. Nous sommes sous le charme de la paisible bourgade.
C’est bientôt la fin de vacances pour Gautier. Nous l’emmenons découvrir Eiao et Ua Pou, une nav’ de nuit, et quelques 300 NM avalés en 2 semaines.
Le temps est très pluvieux depuis quelques jours, il n’est plus question de se baigner, les eaux sont trop boueuses. Nous sortons les jeux de société, le bricolage, et faisons un peu de cuisine.
Gautier aura passé de merveilleuses vacances qui resteront gravées dans sa mémoire : il rentre chez lui avec un Tiki en pierre, et plein de souvenirs, dont sa brulure de méduse physalie, qui heureusement a été bien traité, et reste sans conséquences, ouf!
Plus de peur que de mal, grâce au traitement préconisé par Yves Lefevre dans son « Guide de la faune marine dangereuse d’Océanie »édition « au vent des îles.
Après 2 semaines de vadrouille autour de Nuku Hiva, nous ramenons Gautier à Taiohaé pour une dernière soirée avant de nous rendre à l’aéroport.
la route de l’aéroport
chevaux sauvages sur la route
En annexe, nous quittons Moby sous la pluie!
Il est alors temps pour nous de faire un dernier gros avitaillement avant de prendre la mer direction les Tuamotus!
Nous ne nous y étions initialement pas arrêtés en provenance des Galapagos, car il n’est pas possible d’y effectuer la clearance d’arrivée, ce qui n’embarrasse pas l’immense majorité des voiliers qui s’arrêtent quelques jours avant de continuer vers Hiva Oa…. Une petit nav de nuit au départ de Atuona, et nous y sommes.
premiers apercus de Fatu Hiva
Arrivée à Fatu Hiva
Il se trouve que nous arrivons en même temps que l’Aranui, ce fameux cargo mixte qui dessert toutes les petites baies de l’archipel en 3 semaines. C’est la fête au village. La baie est pittoresque, avec ses pitons de lave.
les Pitons-Tikkis
Le mouillage de Fatu Hiva
l’AraNui
les navettes du Aranui
Départ de Moby
La promenade vers la cascade est charmante, nous cueillons en chemins des citrons et des piments qui abondent , et après 1h de marche, nous nous baignons dans une vasque fraiche au pied d’une cascade, seuls au monde.
Le relief est omniprésent, la moindre baie recèle un ruisseau et une petite vallée, abritant le plus souvent des exploitant de coprah : car on vit surtout de la noix de coco, parfois d’autres produits comme l’exquis pamplemousse ou le Nonni, arbuste recelant un fruits aux vertus pharmaceutiques. Toutes les 3 semaines, le paquebot mixte Aranui (qui transporte aussi une centaine de touristes venus explorer les îles par la mer) fait escale dans ces petites vallées, chacune son tour, et récupère les sacs de noix de coco, de pamplemousses, les bidons de Nonni, ou des caisses de sculptures des artisans locaux qui seront exposés à Tahiti.
Une semaine entière s’écoule à Atuona, second plus gros village de l’archipel et chef-lieu de Hivao-Oa. L’occasion de refaire le plein de produits frais, de se connecter à internet et mettre à jour le blog, de profiter des restos locaux, comme la roulotte du samedi soir, qui s’installe du le quai du petit port, attirant un mélange sympa de plaisanciers et population locale.
Nous sommes mouillés tout au fond de la baie, à quelques brasses de la plage de sable noir. Malgré la couleur peu attirante qui rend les fonds opaques, les enfants sont ravis de jouer dans le ruisseau : après 2 semaines de mers, tout le monde est ravi d’aller se dégourdir les jambes!
raie manga sous l’eau
raie manta
raie manta
Malgré les fonds gris foncés peu engageants et l’eau particulièrement planctonique, nous nous baignons et observons les raie mantas qui viennent se nourrir en plein milieu de la baie. C’est en paddle que nous pouvons les approcher au mieux.
Nous profitons également de cette escale forcée pour aller explorer l’île avec John Ozanne, le seul taxi de l’île, et figure locale. Son grand-père est arrivée aux Marquises au milieu du siècle dernier, a épousé une marquisienne et tenu la seule boutique de l’île, qui accueillait en son temps Gauguin venu peindre la douceur polynésienne. Son père a repris le commerce, et a côtoyé Brel, venu y passer les 3 dernières années de sa vie, conquis par le charme et la douceur de ses habitants.
En route avec Ozanne
la baie de Paumau
le séchage du coprah
chevaux sauvages rencontrés en route
Le but principal de la journée, c’est le site archéologique de Paumau, abritant le plus complet marae de Polynésie , niché au pied d’un impressionnant piton rocheux.
le siège des tatoués/tatoués
Un tikki
le maraé, utilisé pour les sacrifices….
Au passage, nous nous arrêtons chez Lucien O’Connor, dont le grand-père irlandais avait fait escale en voilier au début du siècle dernier, et n’en est jamais reparti. IL exploite avec ses 3 frères la vallée voisine, plantés de centaines de pamplemousses, bananiers, citronniers…. Les O’Connor sont des bosseurs nous dit John. En effet, non content d’exploiter sa ferme, Lucien s’est mis sérieusement au miel s’est formé auprès d’apiculteurs français, et produit une merveille de miel doré et parfumé.
Lucien O’Connor
le filtrage du miel
la centrifugeuse
dégustation
Nous ferons un stop pour découvrir le Tikki Souriant, unique au monde, tout les autres font le tête….
plan du site…
le tikki souriant
Et terminons par un picnique sur la plage.
Impossible de ne pas s’arrêter visiter l’aéroport d’Hiva-Oa. Jacques Brel y avait son petit avion. Aujourd’hui, c’est Vincent, le mécano d’Air tahiti, et qui vient d’ouvrir un petit chantier de carénage bateau, qui a repris le hangar et l’activité de l’aéroclub : pour l’instant, c’est le seul membre!
Hiva-Oa acueile un centre de formation de l’armée pour apprendre aux jeunes des métiers. Nos les voyons s’entrainer le matin sur leurs pirogues.
Le mythe de l’île providentielle sur laquelle tout pousse sans effort, et où l’on a qu’à se baisser pour se nourrir de coco, bananes, et Uru (fruit à pain) n’est pas complètement faux : tout abonde ici. Les ruisseaux coulent en cascade, la mer regorge de poissons, et ces latitudes ne connaissent pas les cyclones. Mais la langueur polynésienne est une légende : ici les pêcheurs sont en mer dès 2h du matin, les marquisiens se lèvent à l’aube, et travaillent dur sur leurs terres. Mais leur secret, c’est qu’il prennent le temps de vivre, de célébrer la nature, Nous avons rencontré plusieurs de ces retraités marquisiens qui après avoir travaillé à la ville, à Tahiti ou ailleurs, toute leur vie reviennent passer leur retraite à travailler sur le lopin de terre, vivant très simplement de leur pêche et de leurs cultures, à quelques heures de cheval du village le plus proche.
Après une semaine d’escale dans cette baie de sable noir, nous aspirons à du bleu turquoise, et appareillons pour le nord de Tahuata, l’île toute proche, au mouillage enchanteur.
Tahuata, enchanteur
Tahuata
Tahuata
cours de planche à voile
la magnifique plage de Tahuata
premiers bord d’Arthur
Equipés pour la pêche au fusil
c’est parti pour une séance de chasse sous marine
Les mouillages du Nord d’hava Oa sont aussi superbes, comme Hanamenu , et à Tanaeka où les enfants se régalent dans les vagues.
Hanamenu
La petite cascade d’eau douce est ravissante et rafraîchissante… mais gavée de nonos, ces minuscules moustiques très irritants.
Le soir, nous organisons un feu sur la plage avec nos amis d’Invictus.
avec Nicole et Tobi, d’Invictus
Toujours avec eux, en route vers Nuku Hiva, nous faisons une escale de jour insolite l’îlot de Fatu Huku.
avec Invictus à Fatu Huku
Ce rocher perdu au milieu de l’archipel est spectaculaire, et la grotte traversante est incroyable!
Nous nous arrêtons pour un snorkeling « sauvage », peu de coraux, mais des tonnes de poissons. Finalement, la mer est trop agitée pour rester y dormir, et nous mettons le cap pour une nav’ de nuit vers Taiohaé.