Déjà bientôt deux semaines que Moby nous a été livré par le chantier Outremer. Le temps est passé vite entre la prise en main du bateau, les listes en tout genre et bien sûr naviguer afin de compléter les tests de tous les systèmes en mer. Les contraintes liées à la météo hivernale ont fait que nous sommes restés dans un rayon d’eviron 100 milles de la Grande Motte, mais cela nous a permis de naviguer dans des conditions variées allant du calme plat à la force 8 de l’échelle de Beaufort.
Au gré des vents très changeant, tant en direction qu’en force, nous avons fait escale aux Saintes-Maries de la Mer, Cadaquès en Catalogne, Collioure avant de revenir vers la Grande-Motte.
Il nous reste à effectuer quelques contrôles et à attendre notre table de cockpit, qui arrive d’Italie le 3 février et sera aussitôt installée.
Le départ se rapproche, et je commence à me pencher sur les fichiers météo des prochains jours…
Quelques photos de ces quelques jours de navigation dans le Golfe du Lion
Il y a quelques semaines, j’avais contacté l’équipe scientifique de Plankton Planet pour leur faire part de notre intérêt pour leur action mêlant science participative, action citoyenne et grand voyage. Pendant l’année 2015, ils ont équipé une vingtaine de voiliers navigant sur tous les océans, de filets permettant la récolte du plancton afin d’offrir aux scientifiques des échantillons d’une grande diversité. Mon espoir était de pouvoir nous aussi participer à la grande aventure de l’étude du plancton, aux côtés d’expéditions a visée scientifique comme Tara, Race for Water,Vagabond ou de projets comme Kids for sea…
Leur idée géniale, c’est de profiter des voiliers d’expédition, mais aussi de ceux qui comme nous partent en grand voyage aux 4 coins de la planète, de les former à la récolte du plancton, qui est par la suite envoyé sous forme de galette sèche aux équipes scientifiques, chargées de décrypter son génome.
Après quelques semaines d’hésitations-tous les kits XploreGen étaient en mer….. c’est oui, nous allons pouvoir récupérer le matériel de Vagabond, voilier d’expédition polaire qui revient justement du grand nord canadien.
Une grosse heure de formation express par Callixte du labo de Roscoff, et j’embarque le matos à bord :
un gros filet de plus d’un mètre de long, équipé d’un filtre de 20 microns pour récupérer un demi-litre de « soupe de plancton »
une mallette contenant fiole et pompe à main permettant d’extraire de cette soupe 2 « galettes » de concentré de plancton.
cadeau-bonus : un microscope, pour qu’une fois la manip’ faite, nous puissions nous délecter de l’observation de ces petites bestioles aux formes si variées…
L’opération dure en tout une grosse heure :
Via ce programme, nous nous engageons à récolter du plancton au moins une fois par semaine. Rendez-vous très bientôt pour les premiers essais de récolte du côté des Canaries! En attendant, en vidéo une démo par l’équipage de Kids for Sea .
Il est magnifique, le chantier Outremer nous livre un bateau nickel, prêt à partir en grand voyage. Ne restent que quelques détails de finition et nous pourrons aller naviguer quelques jours pour tester Moby en grandeur réelle.
La semaine entière est soumise à un timing précis : tous les matins, prise en main du bateau, de ses systèmes avec les équipes techniques : circuits électriques, circuits d’eau, moteur, électronique, batteries, froid… Tout est passé en revue. Comme cela fait un mois que les équipes testent et essaient le matériel, il n’y a pas grand chose à revoir… Reste à lire les notices et le manuel de l’utilisateur : nous avons quelques kilos de lecture à ingurgiter….
Mais je connais Loïc, habituer à digérer des manuels d’instruction de pilote autrement plus indigestes, ça ne lui fait pas peur!
L’après-midi, c’est Jean-Pierre, de Grand Large Service qui sort en mer avec nous : manoeuvres de port, prise en main du moteur, essais des voiles, test des instruments de navigation, par un temps particulièrement hivernal , brrr, vivement les alizés!
Aujourd’hui, Arthur a présenté dans sa classe de CP-CE1 le panneau-exposé sur les énergies à bord de Moby. Il s’agissait de montrer :
Comment nous allons produire notre énergie :
grâce aux panneaux solaires (dans la journée)
à l’hydrogénérateur (quand nous naviguerons à la voile)
au moteur (quand nous naviguerons au moteur)
Puis comment l’énergie sera stockée :
dans des batteries
et enfin comment elle sera utilisée :
pour l’éclairage
les instruments de navigation
les ordinateurs, tablettes etc…
le réfrigérateur
Par ailleurs, un schéma simple montre :
Comment se fera la production d’eau :
par un déssalinsisateur
qui transformera l’eau de mer en eau douce
qui sera stockée dans des réservoirs
Eau qui servira :
à boire
se laver
faire la vaisselle
nettoyer le bateau
Et un dernier point sur le gaz à bord, stocké dans des bouteilles, qui servira :
à cuisiner avec la gazinière
pour le four (cuire le pain)
chauffer l’eau
Victor doit faire sa présentation lundi devant son professeur principal et les copains de sa classe de 5ème.
Il souhaite présenter Moby, parler de l’énergie à bord, mais aussi du parcours, en apportant la planisphère centrée sur l’Océan Pacifique et qui nous a servi à planifier les grandes lignes notre voyage.
Il voudrait aussi présenter quelques unes des escales principales que nous allons effectuer comme :
Les premiers bords de Moby au large de la Grande Motte, avec Jean-Pierre à la barre, de chez Grand Large Services, la filiale d’Outremer qui se charge de la mise au point des bateaux en sortie de chantier. Visiblement, le temps était couvert, »une journée typiquement bretonne » dixit Jean-Pierre!
De retour de Paris, où j’ai pu assister à cette formation dispensée sur 2 jours par deux médecins spécialisés en médecine maritime, Vincent Délire de Médidistance et Benjamin, et recommandés par l’association Sail the World. Whaou, ça décoiffe, nous avons abordé de nombreux sujets, un peu de théorie, beaucoup de cas pratiques, pour une formation très ciblée sur comment gérer les problèmes médicaux à bord d’un voilier quand on n’est pas médecin?!
Alors bien sûr, nous avons appris et nous sommes entraîné à la manoeuvre de Heimlich et à la rénimation cardia-respiratoire : pratiquer le massage cardiaque, le bouche à bouche, utiliser un défibrillateur, mais ce n’est que la partie immergée de l’Iceberg…
Avec la vingtaine d’autres participants répartis en 2 groupes, nous avons surtout appris à analyser la situation, mesurer son degré d’urgence et prendre les bonnes décisions :
réaliser un bilan vital (NRC)
lancer l’alerte et protéger le blessé ou le malade
un bilan des lésions
faire un bilan des circonstances
réaliser si nécessaire le « geste qui sauve »
savoir contacter quel secours, décider d’un traitement…
Pour cela, nous avons appris à déceler et traiter en urgence des lésions type fracture/entorses, évaluer les grades des brûlures, gérer des hémorragies, recoudre des plaies…
Pour ce faire, rien de mieux que de s’exercer… sur un pied de cochon! avec du fil et une aiguille, et avec des agrafes…
Nous avons aussi passé en revue la pharmacie bord, toutes les grandes causes de médicaments, et à quoi les utiliser. Très utile également, bien connaître les dangers de la vie sous les tropiques :
les animaux dangereux (méduses, poissons-pierre, raies, morsures diverse…),
les risques encourus en grand voyage (noyades, accident de la circulation, crise cardiaque….),
mais aussi les risques d’allergie,
le mal de mer,
plus toutes les maladies les plus courantes (problèmes gynécologiques, gastro-intestinaux, cardia-respiratoires, dermatologiques, urinaire et rénal,
Pour le matériel : rien ne sert de l’avoir si on se sait pas l’utiliser . Nous avons donc appris à :
poser une attelle ou une minerve,
transporter un blessé,
faire des injections intramusculaire et intradermiques,
réaliser un pansement sur brûlure,
un pansement dentaire….
Avant notre traversée de l’Océan Indien en couple, je n’avais pas pu assister à ce stage, avec beaucoup de regrets, et je m’étais formée en épluchant ce petit guide fort pratique, toujours recommandé par le Dr Delire.
J’avais aussi eu la chance d’être formée par mon médecin généraliste de l’époque, qui avait épluché avec moi la longue liste de médicament emmenés à bord, et qui m’avait indiqueé quand les utiliser…. Et mon amie Claire, sage-femme, m’avait appris à recoudre une plaie… sur une orange!
Aujourd’hui, je me sens plus à l’aise, à la fois mieux formée, plus informée, et d’attaque à réagir le mieux possible en cas de problème médical… qui on l’espère, seront les moins nombreux (et les moins graves) possibles!
Séquence émotion aujourd’hui, avec la mise à l’eau de Moby à laquelle nous n’avons malheureusement pas pu assister, la faute aux avions pleins et aux obligations professionnelles…car nous ne sommes pas (encore) en grandes vacances!
Nous avions acheté Nomade à Phuket en 2004 et lui avons fait faire un refit complet dans un chantier de la marina Boat Lagoon. Cet ancêtre du « Lévrier de Mer » construit par le chantier Leguen-Hémidy était un bateau léger, rapide et très marin, que nous avons convoyé à deux jusqu’à l’île Maurice. Notre projet de l’époque était (déjà!) un tour du monde par l’hémisphère sud, au départ de Maurice, avec notre fils ainé Victor qui n’avait que 3 ans à l’époque… Les aléas de la vie ont fait que nous avons renoncé à ce projet de grand voyage, et vendu notre voilier, en gardant l’espoir et le rêve de repartir un jour….
à 2 mois du départ, un aperçu du contenu de mon coffre après une journée de shopping/bateau. La liste des courses ressemble un peu à un inventaire à la Prévert :
12 cale-bouteilles
1 veste de mer
un aspirateur mural rechargeable
une écumoire pliable (eh oui, ça existe!!)
un mini sapin de Noël pliant
un pantalon déperlant (plus léger que la salopette de ciré)
un « sac à viande » dont je vais copier les dimensions pour faire dormir les enfants
4 alèses matelas
1 cafetière à l’italienne Boletti
8 alèses d’oreiller
des ciseaux de cuisine extra-costaud (je pense aux grooos poissons qu’on va pêcher!)
8 boites de rangement
une lampe frontale
un masque XXS
2 bacs à glaçon dotés de couvercle ( géniale invention pour les congélos-à tiroir)
Tous les navigateurs vous diront combien il est essentiel pour le moral des troupes de bien manger à bord, et de se faire plaisir.
Question équipement, je vais avoir la chance de bénéficier d’un four gaz, d’une gazinère 3 feux, et d’un thermomix! Je n’aurais jamais pensé emmener à bord d’un bateau cet engin qui me semblait lourd et encombrant – mais il est vrai tellement précieux- sans l’avoir testé et validé au préalable sur ILO2 avec Marie : il prend finalement assez peu de place sur le plan de travail, consomme peu et rend plein de services.
Le galley
Cuisinière 3 feux!
Les oeufs à la neige de Marie au Thermomix
On valide aussi pour le pétrissage du pain-activité quotidienne voire bi-quotidienne entre la pâte à pain, à pizza, les fonds de tarte, pate à crêpe, à scones, à pancakes etc…., et qui va me permettre d’éviter la tendinite du poignet (sisi, ça arrive, n’est-ce pas Marie?!)
Je ne peux décidément pas emmener mon bilig, trop lourd et encombrant, alors à défaut, une simple crêpière fera l’affaire- J’imagine déjà les soirées crêpes aux îles Marquise!
le bouquin de Pipo
sa recette de salade d’ourite- à la rodriguaise!
Il faudra aussi penser à quelques bouquins de recettes bien choisis :
Celui de Pipo, notre ami mauricien, qui nous livre ses recettes de St-Brandon, et les mille manières d’accommoder poissons/langoustes/ourite (pieuvre). Ca ne sera pas du luxe, car après quelques temps, on ne sait plus comment cuisiner le poisson ou la langouste, n’est-ce pas Nicole?!!!
cake à la langouste
Après 12 jours aux San Blas sans pêcher ni pouvoir acheter de poisson, nous manquons d’idées pour accommoder la langouste : grillée, flambée, au court-bouillon, en salade, en cake…
langouste grillée
langouste en salade
assortiment de fruits de mer-mais toujours pas de poisson en vue!!
le germoir idéal
Pour la verdure, j’ai mon germoir magique : après en avoir testé 3 différents, celui-là est idéal : il ne se renverse pas, les germes sont bien aérés et ne pourrissent pas, il consomme peu d’eau : validé!
mon bouquin de recettes de pain
Pour le pain, j’avais gardé dans ma bibliothèque ce très précieux petit livre de chez Marabout, testé pendant mes années « île Maurice », avec lequel j’ai appris à faire mes baguettes, mon poolish (sorte de levain maison), toutes sortes de pains (pain au lait, Ciabatta, pain de mie, brioches…) mais aussi la pâte à pizza, les gressins, la focaccia, la fougasse… un Must!
Le pain semi-complet de Nicole sur Crazy Louise
Et pour les enfants, ce petit recueil est plein de bonnes idées, avec des variantes de toutes sortes, belles, créatives et délicieuses.
Le cousin Jules dans sa cabine, modulable en bureau
Mais non, nous ne partons pas pour 2 ans de vacances! Victor qui est en 5ème, va suivre les cours « collège » du CNED , comme son cousin Jules. 2 h par jour tous les matins, et le reste de la journée libre, c’est un rythme qui lui plait bien…
Bosser dur quelques heures, puis du temps libre pour le sport, la découverte en escales, la pêche, la lecture, regarder l’horizon et rêver…
Victor bouquine sur ILO2
Arthur est en CP l’année du départ, et suivra les cours du CNED en Math et Français. Les autres matières seront abordées au fur et à mesure des escales :
la géographie tout naturellement, au fil des pays visités : drapeaux, paysages, habitat, environnement : expérimenter de visu les atolls, volcans, récifs coralliens, le canal de Panama, et 3 océans…
les sciences, avec la marche du bateau, la gestion de l’énergie à bord, de l’eau, la météo, les communications, la voile et le moteur…
les sciences de la vie et de la terre, en observant les animaux marins et terrestres, les plantes, fleurs, légumes et fruits exotiques, qu’il faudra aussi cuisiner et goûter!
la musique et le dessin: enfin du temps pour écouter, partager et expérimenter
les langues : l’anglais et l’espagnol que nous pratiquons aisément, et que les enfants utiliseront naturellement pour se faire des copains en escale, sur les bateaux et à terre
Et bien plus encore, car voyager en voilier, c’est une véritable école de la vie.
Pour ce qui concerne les jeux de société, nous en avons déjà parlé dans un post précédent.
Là il s’agit plutôt des joujoux des enfants… et des grands! Dans un catamaran comme le notre, il faut savoir rester léger, afin de garder un bateau performant.
Notre skipper nous a alloué un quota de 140kg de joujoux estampillés « sports nautiques » :
3 paddleboards pour partir en famille explorer les lagons : un SUP pour Loïc qui embarquera Arthur, un SUP pour moi qui prendrai Anna, et un 3ème SUP pour Victor
2 SUP de vagues
1 longboard
2 shortboards mousse pour les kids
2 windsurfs et 4 voiles, 2 pour les grands et 2 pour les kids
2 sets de matos de Kitesurf: 1 adulte, et un enfant pour initier Victor.
et pour le reste? Les enfants auront droit d’apporter une caisse de Légos bien sûr, c’est la valeur sûre du bord. En cas de mauvais temps, ce sont des heures de jeux devant eux.
Les déguisements c’est aussi une bonne idée, en quantité mesurée bien sûr! Pour se transformer en princesse, en chevalier ou en citrouille! Ainsi que quelques petites figurines d’animaux ou de personnages, pour se raconter des histoires et créer des univers imaginaires….
Anna déguisée en citrouille!
Anna joue avec les Petshop de Niobé
Enfin, nous ferons le plein de matériel de loisirs créatifs, de quoi dessiner bien sûr, mais aussi bricoler avec un pistolet à colle, faire de la pate à modeler, de la peinture etc….
Car pour le reste, notre salle de jeux, elle est dehors!!
Depuis un an, nous avons eu l’occasion de tester de nombreux jeux de société afin de décider : lesquels emmener à bord?
Nous avons nos MUSTS familiaux, comme le CARCASSONNE, le SCRABBLE, ou les jeux de carte pour les plus jeunes. Loïc ne manquera pas d’apporter un BACKGAMMON.
Mais sur les conseils d’amis et de cousins, nous avons testé :
le LABYRINTHE : merci Jules, tu avais raison, c’est un super jeu, de chance et de stratégie, bouclé en 30mn.
KINGS GOLD, merci Caro, jeu de dés rapide et facile, des parties de 10-15mn.
ZOMBIE KIDS, jeu collaboratif, merci nandou
Testés à bord de Crazy Louise :
Piratatak, idéal pour les petits
the Island : beaucoup de stratégie et un peu de chance!
A bord d’ILO2, nous avons testé pour les plus jeunes, moins de 6 ans :
BOGOSS (à jouer dans le noooiiirrr!), et
DOBBLE, et DOBBLE Kids pour les petits,
et pour notre petite Anna, il y a bien sûr le BATAWAF!
C’est un des grands plaisirs du voyage : la découverte de nouveaux paysages, d’environnements différents, de cultures autres… A notre disposition, nous aurons les paddle, qui nous permettront d’accéder au littoral discrètement, sans déranger les animaux ni les habitants.
L’annexe à moteur nous permettra aussi d’aller plus loin, contre le vent ou le courant, sur des sites de plongée dans les passes, pour remonter des bras de rivière…
remontée de rivière aux San Blas
objectif : snorkeling à Palawan
nous remontons une rivière aux Philippines
A pieds nous irons gravir les sentiers, arpenter les forêts, et aussi les villages sur notre passage.
coucher de soleil sur la presqu’île
traversée d’un village de pêcheur aux Philippines
explorations de cocoteraies aux San Blas
Et parfois, nous userons de moyens de transports plus traditionnels, comme la pirogue aux San Blas, ou les Touk-Touk en Asie!
Quand on demande à Victor ce qu’il compte faire pendant les traversées , il répond, « l’école, et la pêche! » Il a en effet compris que s’il voulait profiter à fond des escales, il faudrait pendant les longues traversées prendre de l’avance sur le programme du CNED…. mais que le reste du temps, il pourrait s’adonner à la pêche.
A bord, il est en effet le premier sur le pont à l’aube pour quelques lancers de canne avant le petit dèj.
Pendant notre séjour aux Philippines, nous avons remonté un barracuda
Mais la grande fierté de Victor c’est sa première carangue, pêchée à l’île Maurice en décembre 2014 dans la passe de l’îlot Gabriel.
C’est certainement l’activité préférée des enfants à bord. Dès que l’occasion se présenter, Arthur et Victor chaussent leurs palmes pour faire un peu d’apnée le long du mouillage.
L’autre grand plaisir est d’aller à la découverte des fonds marins. Nous projetons d’ailleurs d’aller parfaire nos techniques via un stage d’apnée en piscine avec un pro pendant les vacances de Noël.
A l’occasion, nous profiterons de certaines escales pour pratiquer la plongée bouteille. Nous avons passé nos degrés PADI il y a près de 20 ans, et même si nous préférons l’apnée et la randonnée à palmes, la plongée bouteille est utile pour visiter pour certaines épaves, faire des plongées en drift, ou visiter des curiosités locales comme des canyons sous-marins.
Victor a d’ailleurs passé son PADI Open Water en décembre 2014 à Maurice, et nous l’avons accompagné sur des épaves de la seconde guerre mondiale lors de notre croisière aux Philippines sur ILO2.
Départ pour la plongée en banca
plongée épave, Philippines
Pour Anna, l’objectif en 2016 sera de nager sans brassards et de regarder sous l’eau avec un masque! A 4 ans, c’est le bon âge.
Il reste moins de 2 mois avant le départ programmé de La Grande Motte. Dans la longue liste de choses à faire, réunir l’équipement photo et vidéo qui nous permettra de capturer les moments de notre voyage…
Après avoir visionné les superbes vidéos faites par le drone de notre cousin Michel, à bord de son Outremer 49 « Ilo2 », nous avons pensé à nous en équiper également.
Très vite notre choix s’est porté sur le DJI Phantom 3. Sa facilité de mise en œuvre est impressionnante et ce drone devrait nous permettre de faire de très belles images, d’apprécier les paysages et d’explorer vu du ciel.
Notre maison, ancien sémaphore de Créach Meur, vue du ciel.
Depuis quelques semaines, cette grande planisphère plastifiée et centrée sur l’Océan Pacifique trône sur la table de la salle à manger. Le soir, nous rêvons aux escales, traçons des routes au Velleda, affichons des dates, certaines sont incontournables, comme les changement d’hémisphères à l’arrivée des saisons cycloniques, le passage du cap des Aiguilles au sud de l’Afrique ou le Canal de Panama.
Arthur a même apporté cette carte dans sa classe de CP-CE1, pour présenter à ses copains et à Laetitia sa maîtresse, les différentes étapes de notre grand voyage.