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  • Isabella, Galapagos épisode3

    Isabella, Galapagos épisode3

    Juste avant d’arriver, nous faisons un petit crochet par,  Isla Tortuga, ancien cratère écroulé et éventré, le ressac y est impressionnant, et le paysage spectaculaire.

    Le mouillage de Puerto Villamil est charmant, bordé de kilomètres de plages sauvage à souhaits, de petites pensions de famille pieds dans le sable , et d’un port protégé par un archipel d’ilôt plats inhabités, mais très riches en faune marine.

    Nous commençons notre exploration du mouillage par une première petite balade en paddle autour de l’archipel de Tintoreas : toujours autant d’animaux, beaucoup de tortues marines, elles sont énormes, et toujours aussi craintives, c’est difficile de les approcher : un petit tour de tête hors de l’eau et hop, elles disparaissent.

    La nouveauté, ce sont les colonies de pingouins qui nagent par 2 semble-t-il.

    Un petit tour vers la plage en fin de journée, marée descendante, de petites vagues lèvent, et nous voilà partis en surf sur de jolies vaguelettes! Moi et Anna sur notre paddle, Loïc avec Arthur! Nous resterons finalement quasi jusqu’au coucher du soleil nous amuser dans 50cm d’eau sur un fond de sable, quelques raies passent sous nos planches, les pélicans nous survolent, c’est magique!

    Existe-t-il un autre endroit dans le monde oû l’on puisse en une heure de balade familiale : surfer des vagues de sable, croiser des raies, des tortues, des bébés requins, nager à côté des pingouins, des otaries, sous le vol gracile de pélicans?

    Nous décidons de revenir le lendemain explorer plus en détails cet archipel, sous l’eau avec nos masques, et à terre avec nos savates!

     

    Bien nous en prend, nous pouvons débarquer sur l’un des ilots, que nous atteignons en traversant un morceau de mangrove; une otarie très espiègle vient nous chercher. Elle ne demande qu’à jouer, qu’à cela ne tienne, Victor et moi sautons à l’eau, et nageons à ses côtés. Elle fait mille cabrioles, sur et sous l’eau, quelle virtuosité, et prend visiblement grand plaisir à nager avec les humains, nous fondant dessus, esquivant, sautant hors de l’eau.

    A terre, l’ilot nous offre une promenade circulaire splendide à travers un champ de lave, patrie des iguanes marins : d’ailleurs rien qu’à l’odeur puissante de fauve, ça se sent!

    Sur l’une des plages, nous trouvons des ossements et reste d’otaries et d’iguanes – les enfants voudraient ramener ce crâne à bord, mais je leur explique que nous n’avons le droit de ne rien emporter de naturel avec nous : 97% du territoire des  Galapagos est classifié  « parc National », et géré très strictement.

    Quelques centaines de mètres plus loin, une lagune abritant des tortues, et « las grietas », sorte de « grotte/fosse » en eau peu profonde accueillant pas moins de 70 requins en tout!, et quelques énormes raies également. Je n’ai malheureusement pas de photo à vos montrer – faute à la batterie qui s’est éteinte juste au mauvais moment… mais la concentration est étonnante!

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    Le lendemain, nous avons décidé de louer des vélos pour la journée et de pédaler : un super exercice pour notre bas du corps qui se ramollit après ces quelques semaines passées en bateau. La mer d’un côté avec ses rubans de sable blanc, déversant ses rouleaux et vaugues, et de l’autres une zone humide composée de marais, étangs, grotte et caves. La progression n’est pas toujours facile, il faut pédaler dans le sable, la chaleur du soleil équatorien est accablante, avant midi,nous faisons un plouf sur la ravissante playa del amor

    Le reste de la balade nous fait passer par mangroves, étangs, et coulées de lave…. et le centre d’élevage et de protection des tortues d’Isabella, très pédagogique.

    Nous entrons au village à 16 h, fourbus, mais heureux, et en récompense pour les sportifs : une glace chacun. IL faut dire que les marchands de glace ont à tous les coins de rue, une aubaine pour les enfants! J‘en profite pour sillonner le village en vélo, à la recherches de sources d’approvisionnement, car dans 3 jours, nous partons pour les Marquises, 15 jours de mer, il va falloir faire de bonnes courses!

    Le marché n’a qu’une échoppe ouverte, j’y trouve des Maracujas, ce n’est pas ça qui va nous nourrir 2 semaines… les étals des supérettes locales sont bien maigres en produits frais. Pour ce qui est des produits secs et conserves, j’ai fait le plein au Panama en prévision de 3 mois dans les iles du Pacifique, et il me reste encore quelques filets de bon boeuf Angus au congélateur…

    J’apprend au détour d’un chemin que des amis ont passé commande  de leurs oeufs/légumes auprès d’un restaurateur local (un allemand marié à une équatorienne) et qui se fournit dans mes montagnes auprès d’une ferme bio : c’est le bon plan!! Le grenier de l’ile c’est en effet la zone à mi-hauteur entre le volcan et la mer, 200 habitants qui produisent fruits, légumes, et élèvent quelques animaux.

    Le lendemain, nous avons prévu une grande journée au volcan avec nos amis du catamaran Invictus : Toby, Nicole et leur deux petites filles de 3 et 4 ans Juliana et Marlene.

     

    Au programme : 2h de randonnée à cheval sur les bords du cratère de la Sierra Negra, puis 3heures de randonnées à pied sur des coulées de lave. C‘est une rando qui se fait aussi 100% à pied, mais au vu des âges de nos enfants, nous avons pensé que d’effectuer la première moitié à cheval n’était pas du luxe!

    Au retour, nous faisons un stop dans un ferme qui cultive des fruits et passons notre commande pour le lendemain.

    Avant-dernier jours à Isabella, c’est le jour des approvisionnements. Nous nous sommes organisés à 3 bateaux pour prendre un taxi commun et nous rendre à la ferme pour récupérer nos fruits : 40 citrons, 40 oranges, 30 mandarines, 1/2 régime de banane, 30 maracujas, 3 ananas, 4 papayes, plus des herbes (basilic, origan, menthe,coriandre…) et autres bricoles cultivées par le fermier : aubergines, longanes, (sortes de haricots verts), tomates vertes….

    C’est aussi l’occasion d’amener les enfants à la ferme : en l’occurence, nous n’avons amené que les filles : Eleonore, Anna, Juliana et Marlene . L’avantage est qu’aucun de ces fruits n’est allé en chambre froide, et qu’ils ont été cueillis un peu verts : ils devraient se conserver longtemps.

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    retour de shopping en annexe

    Le soir, je récupère mes légumes au restaurant : 2kg de carottes, autant de pommes de terres et de poivrons et de tomates, un gros chou vert. Malheureusement, il n’a pas de ces délicieux avocats tropicaux ni de salades- qui ne se conservent d’ailleurs pas très longtemps, tant pis!

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    Le soir même il reste à tout laver, trier et bien ranger dans les filets (fruits) et dans les fonds (légumes) en veillant de ne pas les mélanger, surtout les bananes et les pommes de terre qui font tout murir très vite. L’avitaillement en protéine est réduit à zéro, je n’ai trouvé ni poulet ni viande ni poisson correct : il nous faudra donc pêcher!…

  • Galapagos, épisode 2 : Santa Cruz

    Galapagos, épisode 2 : Santa Cruz

    Dès le premier soir, nous allons à terre nous faire un poisson grillé  dans un foodcourt original : une ruelle bordée de gargotes, qui se transforme le soir en resto géant . La formule est sympa : ruelle est bouclée, les tables et chaises sont descendues dans la rue, et la cuisine se fait aux BBQ. Au débarcadère, dans les lumières du soir, bébé-raies et requins passent et repassent ; une vraie nurserie.IMG_4016

    Après avoir fait le tour de quelques tour opérateurs, et avoir tenté de négocier des tarifs de groupe pour une excursion à Santé Fé, l’île des gros iguanes terrestres, – nous sommes plusieurs bateaux : nous nous redons compte que ce genre de tourisme, ce n’est pas pour nous. 12 personnes par bateau (pas plus pas moins!), accompagné obligatoirement d’un guide du parc National, serrés comme de sardines et sanglés dans de gilets oranges pour toute la journée, non, vraiment non, à 100$ la journée (pas de réduction pour les enfants…)soit 500 USD à débourser!!, Tant pis pour les iguanes terrestres de Santa Fé, il y tant a découvrir, rien que dans la baie!!

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    Nous sommes en effet mouillés dans le  port de Puerto Ayora, et partons pour une balade en paddle  : en quelques coup de rame, nous approchons de très près la faune marine, tortues de mer, iguanes marins se prélassant sur les rochers, petits requins (1m50), les otaries sont bien moins nombreuses, ouf, nous dormirons mieux la nuit! Sur les roches, tout près du débarcadère, j’aperçois les fameux fous à pattes bleus nichant ;  leur cri est presque humain, c’est troublant.

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    Le lendemain, nous partons pour la balade des  Grietas, sortes de fissure dans la roche, abritant grottes et bassins naturels.

    Ici les fissures dans la roche sont impressionnantes, formant grottes, cavernes et bassins naturel.

    Nous traversons des marais sur un très joli parcours pavé, qui passe également par des plages de mangrove IMG_4021

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    P1000147L’occasion d’observer de près des bébés raies aigles. Les mangroves sont en effet une véritable nurserie pour les poissons. IMG_4033

    Depuis quelques jours, nous accueillons Laurent et Nicole, mes cousins qui sont de passage aux Galapagos avec leurs enfants, et qui nous avaient accueilli aux San Blas (Panama) sur Crazy Louise, un autre Outermer 51.

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    Après qu’ils aient passé quelques jours sur le cata de leurs amis de « Mercredi soir », nous sommes ravis de pouvoir à notre tour leur offrir l’hospitalité.

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    Et comme demain c’est l’anniversaire de Loïc, Laurent m’accompagne très gentiment faire les courses : ça sera Sashimi pour tout le monde! La visite au marché aux poisson n’est pas banale : tandis qu’une otarie attend sagement comme un chien bien élevé, que le poissonnier lui donne sa ration, les pélicans se battent pour les restes

    Une bien belle journée, passée à la plage, en compagnie de l’équipage d’Excallibur.P1000142

    Une grosse heure de marche en plein soleil, mais que cela valait le coup! IMG_4098et tout au bout de cette plage, après 45mn à marcher dans un sable doux comme de la farine, une lagune, de la mangrove, des iguanes.

    Victor s’éclate en skim et en bodyboard

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    Un iguane peu farouche sort de l’eau devant les enfants…

    Le 28 au soir, nous accueillons à bord les équipages de « Mercredi soir », « Invictus », « Excallibur » ainsi que Pascale et Pascal de l’organisation Pacific Odyssey pour déguster les inoubliables sashimis « sauce papa » de Laurent, suivi d’un bon gros cake coco-chocolat, afin de souffler les bougies.IMG_5086 IMG_5090

    Le lendemain c’est repos, les enfants sont épuisés de leur journée de la veille, pas loin de 4h de marche en tout, de longues baignades, des heures de skim pour Victor, et une soirée bien animée avec les copains à bord!

  • Galapagos épisode 1 : l’île de San Cristobal

    Galapagos épisode 1 : l’île de San Cristobal

    Archipel mythique, aujourd’hui rattaché à l’Equateur, les Galapagos sont un jalon important de notre tour du monde  : d’abord parceque idéalement situé à 1/3 du chemin entre Panama e mes marquises, ils offrent une escale intéressante, permettant de réaliser la traversée du pacifique en 2 étape de 5 jours et 15 jours, plutôt qu’en une seule de 3 semaines. Je rêvais d’observer par moi même l’extraordianaire diversité de sa faune marine, et de fouler la terre volcanique aux paysages torturés qui a servi de catalyseur à Darwin dans l’élaboration de sa théorie de l’évolution.

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    D’ailleurs, pendant les jours qui précèdent notre arrivée,  je lis quelques passages choisis du récit que Darwin a fait de son voyage autour du monde sur le Beagle, et notamment bien sûr , sur son escale désormais célèbre aux Galapagos. Jeune naturaliste débutant à l’époque, il a réalisé que les pinsons de cet archipel (mais aussi les iguanes, les tortues terrestres…)avaient tous développé des caractéristiques physiques différentes suivant leur ile d’attache, leur corps s’étant modifié pour s’adapter au mieux à leur environnement. A époque l’idée est plus que révolutionnaire, elle est hérétique!

    le buste de Darwin
    le buste de Darwin

    Depuis les années 50, l’Archipel autrefois désert et sans population autochtone, est devenu un haut lieu touristique, pour les riches américains essentiellement, venus passer 2 semaines sur des paquebots de luxe; backpachers et voiliers de passage sont par le fait de moins en moins les bienvenus dans cette course au dollar qu’est devenu le « tourisme à la Darwin ».

    Les première ligne de paysage se dessinent, relief volcanique, plages de sable immaculé, roches basaltiques, végétation luxuriante…IMG_4679

    Notre première étape est l’île de San Cristobal, à peine 2 000 habitants, mais le véritable centre administratif du pays.

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    Notre première impression est plutôt bonne : un petit port de pêche, quelques bateaux de tourisme, une jolie petite plage familiale, 2 spots de surf encadrant la baie, et des otaries par milliers : whaou!

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    Car Puerto Baquerizo est littéralement colonisé par les otaries, qui sont incontournables dans la baie, et certainement dix fois plus nombreuses que ses habitants humains!

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    Des les premiers pas à terre, nous les voyons envahir le front de mer : escaliers, bancs publics, trottoirs, elles sont partout, sauf sur la route… IMG_3709

    et en fin de journée, la plage est noire de monde…., nous passons une bonne heure à les observer. IMG_3766IMG_3774

    De retour à bord, et malgré les pare-battage mis en place pour empêcher les otaries de monter à bord, nos jupes arrières sont occupées… pour la nuit…en fait pour la semaine,IMG_3906

    mais seulement aux heures nocturnes…. à tribord, maman et bébé, qui tête la nuit dans un bruit de succion étonnant… et à bâbord  un gros mâle qui défend son territoire à grands coup de gueulantes sur les plus faibles. IMG_4906

    Sans compter les quelques jeunes blagueurs qui tentent de monter directement dans le cockpit depuis le côté  et que nous devons déloger en nous levant en pleine nuit-faute de quoi nous retrouverions notre cockpit colonisé le lendemain par ue horde de bestioles aux odeurs de poisson. Car les otaries, c’est mignon à regarder, mais ca sent aussi fort qu’un cheval qui reviendrait d’une journée dans une poissonnerie.

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    Le lendemain, sur les conseils d’un autre bateau arrivé avant nous, nous partons pour un tour de l’île en taxi : ce sera notre première et dernière tentative de « visite touristique ». La visite est calibrée, minutée, les sites d’intérêt immuables et faits toujours dans le même ordre par tout le monde! Cela dit, les sites visités sont intéressants.

     

    El ceibo : visite du plus vieil arbre d’Equateur, 300 ans selon ses « inventeurs ». Au-delà de la visite de l’arbre, le lieu est passionnant car il est au coeur du site historique de la première tentative de colonisation de l’île à la fin du 19ème siècle, par un ingénieur allemand venu y cultiver de la canne à sucre.

    A l’instar de plusieurs autres tentatives de colonisation de l’époque,  l’histoire se terminera mal, dans un cruel bain de sang ; en effet,  l’esclavage ayant été abolit, les colons de cette époque n’avaient pas trouvé mieux que d’importer de la main-d’œuvre pas cher : bagnards et autres repris de justice furent recrutés, qui avaient de méthodes de règlement de compte on ne peut plus expéditives….

    De manière générales, l’histoire des Galapagos est que ruines, tragédies en tous genres, naufrages, bains de sang  et prisons infâmes. Il faudra les années 50 et le début de l’activité touristique pour cet archipel se trouve une voie de rédemption et de développement plus noble;

    El Junco, ancien cratère devenu lac, où le frégates tournent.. une jolie balade en pleine nature, la vue est grandiose.

    La Galapaguera, centre d’élevage de tortues : en effet, le taux de fécondité « naturel » n’est plus suffisant aux tortues terrestres de l’archipel pour se reproduire et maintenir un nombre suffisant d’individus. Pour pallier à cela, les autorités du Parc National ont mis en place dans les 3 îles principales des centres de reproduction où les oeufs pondus sont ponctionnés dans les sites naturel, mis en incubation, puis traités afin de permettre suffisamment de naissances.  Les jeunes tortues restent 5 à 6 ans dans les centres avant d’y être relâchées dans la réserve naturelle, à un âge où leur subsistance ne pose plus de problème.

    Stop déjeuner dans l’unique restaurant de la zone, un délicieux ceviche, la spécialité locale partagée avec toute la côte ouest de l’Amérique du sud : du poisson cru mariné dans du jus de citrons, avec de la coriandre, quelques tomates, des oignons doux et servi avec des chips de banane plantain et des frites de yucca : un régal!! Je profite de cette escale dans la ferme/auberge pour montrer aux enfants comment poussent fruits et fleurs tropicales. IMG_3886

    Nous terminons la balade par la plage de Puerto Chino ,après 15mnn de marche dans un paysage semi-désertique, et nous retrouvons comme seuls aux monde sur cette plage, avec  pour seule compagnie un couple maman-bébé d’otaries, très touchants. Nous nous baignons dans les rouleaux, la mer est fraiche, le soleil cuisant, la brume de mer pas loin, quel drôle de climat.

    Une belle journée, intéressante, mais qui nous laisse cependant un goût d’amertume : nous nous rendons compte du profond décalage entre ce tourisme formaté et nos aspirations de grand voyage, qui ne peuvent s’accommoder d’être trimballés de site en site , montre en main,  par un taxi, pour à la fin de la journée avoir coché toutes les cases : « done that, been there… », et se voie réclamer un supplément de 10 USD pour avoir dépassé le temps imparti… c’est la course au dollar dans un pays pauvre, et l’on sent que le touriste n’est vu que comme une source de revenus, pas plus. Il nous manque ce supplément d’âme, qui vient aussi du fait que la population locale est peu – voir pas du tout – sensibilisée aux enjeux globaux écologiques et de protection de la nature.

    Il faut dire que le pays ne manque pas de contradiction :

    • un tri sélectifs obligatoire, mais pas de poubelle de tri à terre pour les déposer
    • une volonté affichée d’écotourisme « vert », mais un manque total de sensibilisation des touristes – ou de la population- à ce sujet. Très peu de sites accessibles sans être accompagné d’un guide officiel, peu de panneaux d’information notamment sur la réglementation du parc national et ou sur les animaux rencontrés et la manière de les aborder en respectant leur environnement
    • des contraintes de respect de l’environnement imposées aux voiliers de passages inapplicables (interdiction d’utiliser son annexe, réservoir d’eaux noires obligatoire, – et pas appliquées du tout par les gros yachts transportants des dizaines de touristes à la cabine, qui déversent leurs eaux noires à la sortie du port, et offrent un ballet incessant de gros semi-rigides transportants leurs passagers/avitaillement à terre)

    Nous ne nous laisserons plus prendre et découvrirons le reste des Galapagos à notre rythme et hors des circuits organisés – ce qui s’avère être un sacré challenge sachant que de nombreux sites sont interdits sans que l’on soit accompagné d’un guide officiel du parc Naturel, et que les annexes sont elle aussi interdites dans les sites naturels….

    Le lendemain après midi, avec toute une bande d’amis de 3 bateaux, nos partons  sur un super spot de surf : pour le coup, la « case nautique » de Moby est mise à contribution : 2 SUP de surf, un longboard, un skim et un bodyboard,

    2mn de  bateau-taxi, 10 mn de taxi 4×4,  et 15 mn de marche seront nécessaire, et nous y voilà!

    IMG_3966IMG_3939C’est notre premier contact avec les iguanes marins, qui ont des têtes et des corps impressionnants, très foncés de couleur, couverts d’écailles et d‘épines, avec un air patibulaire…. cependant, ils sont complètement inoffensifs puisque végétariens, et se nourrissant exclusivement d’algues : ils n’y a aucun risque de se faire croquer le pied! Ils sont en plus très lents, vraiment aucun risque donc!

    Dimanche, c’est notre dernier jours à San Cristobal, et comme de nombreux locaux, nous partons faire ce qui semble être la balade dominicale traditionnelle. Première étape, le «centre d’interprétation«  des Galapagos, sorte de musée expliquant les particularités géologiques et, naturels et de peuplement de l’archipel.

    Un sentier de 4km suit dans les terres afin de rejoindre une petite baie où le snorkeling est parait-il joli. Nous y croiserons une otarie et quelques gros poissons perroquets.P1000036 P1000049P1000069

    La chaleur est accablante, avec ce soleil équatorial et la mer terriblement rafraîchissante avec ses 22°. Le retour se fait par une jolie plage fréquentée par les habitants… et des otaries bien sûr.

     

    Encore quelques centaines de mètre, et nous abordons une dernière petite plage, très fréquentée, et bordée par des vendeurs de brochettes et de glace : récompense suprême, une glace pour tout le monde, les enfants ne l’ont pas volée, ils ont vaillamment marché sous le cagnard.

    Nous découvrons les glaces locale aux saveurs équatoriennes : coco, frutilla (fraise), manzanilla (???!!), pina (ananas) Mora ( mûre) : tout pousse dans ce pays!P1000118 P1000127

    Le soleil se couche, les pélicans se posent pour la nuit, et nous rentrons à bord de MobyP1000131

  • Les Galapagos : une spectaculaire faune marine

    Les Galapagos : une spectaculaire faune marine

    A notre arrivée sur l’île de San Cristobal, nous sommes émerveillés par les otaries, qui ont littéralement colonisé le front de mer, et sont très joueuses…Nous passons des heures à les observer, elles nous font tant penser à des chiens marins!

    Une fois arrivés sur les plages, nous sommes tout autant étonnés

    de leur côté amical et joueur!

    Puis nous découvrons le reste de la faune locale : les iguanes marins sont très impressionnants eux aussi, patibulaires, mais finalement très peureux et… végétariens! Les enfants comprennent vite qu’ils ne craignent rien!

    Les oiseaux sont omniprésents :

    Plus touchants encore, les pingouins, assez craintifs en mer, nous n’avons pas de mal à les approcher à terre…

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    Idem pour les tortues marines : j’ai bien du mal à les prendre en photo…IMG_5083

    Les bébés requins sont furtifs, mais très nombreux dans le mouillageIMG_5152 (1)

    de même que les raies aigle

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    Les Galapagos sont un régal pour qui aime se retrouver dans une nature préservée, sauvage mais tranquille, avec des animaux qui se laissent approcher. La manière dont ce « tourisme vert » est organisé est plus discutable, ultra réglementé et pour autant pas toujours « écologiquement correct » :  nous l’évoquerons dans un prochain article plus détaillé.

    Nous quittons demain ce paradis des animaux pour 15 jours (plus ou moins…) de traversée du Pacifique, direction : Les Marquises!

  • De Panama aux Galapagos

    De Panama aux Galapagos

    Jour 1 : appareillage du mouillage de Playita, situé à l’extrémité de la presqu’ile de Flamenco, où se situe le poste de controle du trafic côté Pacifique.IMG_4679

    Levé l’ancre à 8h30 et route au moteur sur une mer d’huile, passage à l’est de Taboguilla. Vers 13h, un vent léger se lève du secteur Est, route sous GV et code 0.Moby 3

    Contact Vhf avec VIVANT, parti 1/2 heure après nous et qui nous avait presque rejoint au moteur. Moby allonge la foulée à mesure que la brise s’établit et adonne. Passage au gennaker à l’avant.

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    sunset sur le Pacifique

    LUFI of Guernsey est repéré à l’AIS à une quinzaine de milles devant nous. Nous le rejoignons peu avant le coucher du soleil.

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    Nuit 1 : Le vent tombe complètement. Moteur pendant une heure, puis le vent revient et forcit jusqu’à 15 nœuds. Moby file au grand largue sous un joli clair de lune. Nous parons le cap de Pinta Mala vers minuit et faisons maintenant route directe, cap 235 vers l’ile de Cristobal. Le trafic est très dense car ce cap est un passage obligé pour tout le trafic allant ou venant de la cote ouest de l’amérique du nord.

    La situation météo et les prévisions pour les 5 jours à venir est assez différente du « classique » sur cette route. Il nous faut rester dans une veine de vent assez étroite située entre 2 zones de calmes.

    Route au sud vers 3 h du matafin de ne pas s’approcher trop pres de celle de l’ouest, cap au sud donc pour environ 6h, puis on empanne en milieu de matinée.

    Jour 2 : Le vent diminue progressivement et tombe completement vers midi. Une heure de moteur puis il revient, juste assez pour faire route directe sous gv genaker a environ 5 noeuds sur le fond. Un courant contraire de 1 à 2 nœuds. Le vent refuse en fin d’après midi. Changement du genaker pour le code 0.

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    le code zéro

     

    Nuit 2 : le vent tombe completement vers 20h, moteur sous gv jusqu’à 5h du mat. Fin de nuit sous gv et code0 dans 6 nœuds de vent du 170.

    Jour 3 : le vent arrivé en fin de nuit s’établit au matin, puis alternance de zones de calmes et de petites risées qui permettent une progression lente mais agréable à la voile presque sur la route directe.IMG_4785

    Nuit 3 : vers 22h locale le vent tourne plein sud et forci à une dizaine de nœuds, la mer est assez agitée en rapport à la force du vent et nous faisons route au près sous GV et solent. Au petit matin, nous doublons le Lagoon 380 « Shuti », parti deux jours plus tôt de Balboa. Il se trouve à 7 milles sous notre vent. Je l’appelle à la VHF, ils sont content que pour eux aussi le vent daigne enfin rentrer, même si sa direction ne leur permet pas de faire route directe vers San Cristobal.

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    dauphin très joueur

    Jour 4 : route au près dans une dizaine de nœuds, la direction du vent ne nous permet plus de maintenir le cap vers notre destination, nous acceptons de nous laisser tomber un peu sous le vent de la route, en espérant que le vent suive les prévisions et tourne d’une vingtaine e degrés vers la gauche. Jolie bonite pêchée peu avant la nuit.IMG_3603

    Nuit 4 : Belle progression à une dizaine de degrés de la route, beau clair de lune, mais la couverture nuageuse se densifie au cours de la nuit. 2 gros bateaux de pêche croisés dans la nuit. Peu avant le ler du jour, le vent adonne légèrement, il ne nous manque plus que 5 degrés. Pour info, la température de l’eau de mer a sensiblement baissé dans la nuit, de 30 hier elle est tombée à 27.

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    Une tortue très curieuse de notre coque…

    Jour 5, lundi 18 avril : le temps est couvert, fraicheur relative par rapport aux jours derniers, le vent est très irrégulier et toujours au Sud, nous obligeant à faire un près assez serré. La température de la mer diminue assez franchement au fil des milles gagnés vers le sud. Dans l’après-midi les nuages bas se font de plus en plus présent, l’humidité est à 90%. Nous ressentons bien que ce type de climat est tout à fait particulier, nous sommes entre de l’eau fraîche et un soleil de plomb, le brouillard de mélange n’est pas loin! Et c’est ainsi que les premiers bancs de brume apparaissent vers 17h locales, puis une bruine type crachin breton et une visibilité qui tombe à 200mètres. C’est donc sous un temps de mer d’Irlande que nous passons notre dernière nuit en mer. Plus que quelques dizaines de milles avant San Cristobal, mais il faudra être patient avant de l’apercevoir. Au petit matin, nous sommes à moins de 5 milles de la pointe nord de l’ile, mais la visi est toujours trop faible pour espérer la voir. Nous longeons donc la côte à quelques milles et attendons que le soleil, lentement mais surement, perce cette masse nuageuse.

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    passager clandestin pendant 24h : un fou à pattes rouges (et à bec bleu)

    Une barre de chocolat est promise au premier membre d’équipage apercevant la terre. Les enfants sont très motivés mais feront vite le constat qu’il leur faudra encore un peu de temps pour battre leur père à ce genre de jeu.

    fou à pattes rouges
    fou à pattes rouges
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    Puerto Baquerizo

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    Vers 9h, la côte de San Cristobal se dessine enfin, le blanc des plages ressort du gris ambiant, puis très vite la brume se lève et nous découvrons la partie nord ouest de l’ile, vierge de toute construction, ses falaises, ses cheminées volcaniques et ses plages blanches.

    Une baleine vient nous souhaiter la bienvenue. Nous affalons les voiles afin que je puisse aller inspecter les coques. La propreté absolue de la carène est exigée des autorités du parc national des Galapagos.

    IMG_3690 IMG_3685Pas de mauvaise surprise, tout est en ordre, nous terminons les 5 derniers milles au moteur et arrivons à la mi-journée à Puerto Baquerizo Moreno.

  • Notre traversée du Canal de Panama

    Notre traversée du Canal de Panama

    Le mercredi 13 avril après-midi, nous nous sommes retrouvés dans le Pacifique, après avoir franchi le mythique Canal de Panama. Une expérience exceptionnelle, dont nous rêvions depuis des années, et qui s’avérait indispensable pour notre projet de tour du monde par la route des Alizés. Ci-dessous le résumé de ces 24h hautes en émotions!

    12h :  nos 3 équipiers arrivent à bord. Il faut en effet 4 handliners disponibles en plus du skipper (qui barre) et de l’adviser (sorte de « pilote » qui coordonne le opérations) pour s’occuper des 4 amarres dans les écluses :

    • Jean-Philippe, lui-même en tour du monde en famille à bord d’un d’un voilier de 54 pieds est en attente de passer le canal dans les jours qui viennent, et est curieux de voir de visu le déroulement des opérations.
      Jean-Philippe
      Jean-Philippe
    • Gabrielle et Sebastien, un couple de backpackers franco-chiliens, rencontrés sur les ponton, nous accompagnent aussi.Ils ont déjà franchi le canal à bord d’un monocoque 15 jours auparavant. Ils sont en attente d’un embarquement pour le Chili via l’Equateur pour y monter une ferme/centre culturel : www.tejedoresdesuenos.comIMG_9078

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    • et moi-même!

    12h30 : nous quittons la Marina de Shelter Bay

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    et apppareillons pour les FLATS, cette zone de mouillage réservée aux voiliers en transit. Nous avons quelques heures d’attente, l’occasion de mieux faire connaissance avec nos handliners et préparer les 4 aussières de 50m qui servirons à nous amarrer à couple d’un autre bateau et aux bittes d’amarrage des écluses.

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    16h30 : une navette dépose notre adviser à bord. Il s’appelle Macklin, et travaille le reste du temps comme agent de sécurité à bord de navettes de bateaux de patrouille sur le canal. Il arrondit ses fins de mois comme beaucoup d’autres employés du canal en servant de « pilote » aux voiliers en transit.

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    16h45h : nous sommes en route vers les écluses du Lac Gatun. Le traffic est impressionnant, nous croisons d’immenses bateaux de commerces qui sortent du canal en provenance du Pacifique.

    17h : nous passons au pied des piliers du futur nouveau pont qui reliera les 2 rives du Canal en amont et évitera l’attente générée par les passages de gué actuels qui se font sur les écluses directement.

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    Nous sommes accompagné pendant notre convoi de 2 autres voiliers :

    • Invictus, un catamaran Lagoon 52 skippé par Toby, accompagné de sa femme Nicole et de leurs 2 petites filles de 3 et 4 ans, nos anciens voisins au ponton de la marina,

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    • Glazik, un Super Maramu.

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    Nous apprenons avec notre aviser que nous allons passer à couple tous les 3 dans les écluses : 2 catas de 50 pieds plus un mono de 14m, ça fait large comme convoi :  il ne restera que 3m de part entre le convoi et les murs de l’écluse…

    17h05 : nous passons devant un petit bras de rivière,  vestiges du premier projet de canal effectué par Ferdinand de Lesseps, inventeur du Canal de Suez.IMG_3481

    17h15 : nous entamons les manoeuvres d’amarrage des 3 bateaux, tout d’abord les 2 catas, puis le monocoque. Les advisers de chaque bateau ont décidé de de positionner Invictus, le Lagoon 52 au milieu : ce sont ses moteurs qui travailleront le plus. Charge aux bateaux extérieurs, Moby et Glazik de gérer chacun 2 aussières qui nous relieront aux bittes d’amarrage des écluses

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    17h45 : nous entrons dans la première écluse, derrière le Hans Lubeck,

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    c’est impressionnant car nous sommes en bas, les murs sont particulièrement hauts!! Franklin briefe rapidement les 2 handliner du bord : Jean-Philippe que j’assiste, et Sébastian, assisté de Gabrielle.

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    17h50 : Les portes se referment, les employés du canal nous lancent les toulines auxquelles nous amarrerons nos aussières. Nous les amarrons, et en 10mn, l’eau monte par gros bouillons, et les handliner reprennent petit à petit la longueur de bout.

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    17h55 : nous sommes arrivés en haut de la première écluse!

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    18h05 : les portes de l’écluse s’ouvrent! nous nous dirigeons dans la foulée vers la seconde écluse. Les empolyés du canal nous rendent les amarres et avancent avec les toulines

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    18h25 : Nous entrons dans la seconde écluse, à la suite toujours du porte-conteneur Hans Lubeck.

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    18h50 : nous sommes dans la 3ème écluse. 

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    18h55 : nous naviguons sur le lac Gatun, la nuit tombe, nous arrivons au coucher du soleil et mouillons dans une zone pas très glamour en travaux, à portée de gros cargos et porte-conteneurs, et à deux pas de la foret.

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    Après une douche très salutaire, nous mangeons rapidement, puis allons nous écrouler de fatigue : il faut le dire qu’il y avait un peu de tension nerveuse à évacuer de cette première journée!!IMG_4424

    21h : juste avant d’aller nous coucher, nous voyons un 4ème voilier arriver : c’est Lufi of Guernsey. Il est fort probable que les configurations d’amarrage a couple changent demain.

     

    J2 : Du Lac Gatun au Pacifique

    6h15 : Nous sommes sur le pont, le soleil se lève, la journée s’annonce encore une fois très chaude.

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    IMG_4433 Surprise, de loin nous apercevons un étrange animal flotter ; ce n’est pas un caïman, mais un manatee (lamantin). Ils ont été amenés dans le lac il y a quelques dizaines d’année, et se sont apparemment bien acclimatés.

    7h30  : arrivée de notre nouvel Adviser, Franck, pilote sur un remorqueur, un vrai pro, très sympa, et assez bavard, qui nous accompagnera pendant cette longue journée : l’occasion pour moi de papoter en espagnol et de dérouiller ce langage que j’avais peu pratiqué notre année passée à Cuba il y a près de 20 ans…..

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    7h45 : Nous partons pour une longue traversée du lac Gatun, qui est en fait un réservoir artificiel créé pour servir de liaison entre les écluses.

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    Notre aviser nous apprend que nous traverserons à couple avec un seul autre bateau, Lufi, 11m. Loïc est très content, c’est donc notre bateau qui mènera le convoi .IMG_3491

    Nous croisons aussi de nombreux bateaux de passagers visitant le canal à bord de barques rapides. IMG_4511

    Les rives du Lac Gatun ont des paysages changeants :

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    8h00 : d’abord un véritable lac artificiel, peuplé d’ilots qui ont tou l’air d’être naturels, des portions de forêt sauvage, parfois façon savane, parfois façon forêt équatoriale, le tout sur un parcours balisé de bouées d’un bout à l’autre

    10h45 : les berges se rétrécissent  c’est la « Culebra », long boyau aux rives de glaise, creusé durement par la main de milliers d’hommes dont plus de 20 000 périrent lors de la construction du canal au début du siècle dernier
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    11h15 :  le pont du Centenaire, marque la fin  de la Culebra, et l’arrivée prochaine aux écluses Pacifique de Pedro Miguel et Miraflores.

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    12h15 : nous arrivons devant les écluses et commençons la manoeuvre pour nous mettre à couple de Lufi of Guernesey, skipper par Phil et Laura, un jeune couple de Guernesey.

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    12h30 : nous entrons dans l’écluse de Pedro Miguel, première des 3 écluses du côté Pacifique. Elle sont cette fois descendantes, c’est moins impressionnant.

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    Cette écluse comme celles de Miraflores sont doubles : nous apercevons dans l’écluse parallèle à la notre Invictus, à couple de GlazikIMG_3495

    C’est à notre tour d’attendre l’arrivée du cargo ou porte-conteneur qui passera l’écluse avec nous. IMG_3521
    13h45 : Après une heure d’attente, nous apercevons notre compagnon d’écluses : le « Jewel of Sohar ». La manoeuvre pour ce géant  prendra 45mn… il est tellement large qu’il ne lui reste que 2 pieds de chaque coté des murs….IMG_3505

    14h30 : Le Jewel of Sohar est arrimé,  les liners se tiennent prêts devant cette impressionnante porteIMG_3489

    14h45 : nous sortons de Pedro Miguel, et restons à couple de Lufi dans la « Gaillard’s Cut », tranchée creusée entre les écluses de Miraflore et Pedro Miguel, du nom de l’ingénier français ayant mené les travaux pour le compte des promoteurs américains du Canal.IMG_4568

    15h00 : nous arrivons devant devant l’écluse double voies de Miraflores, là où se trouve le centre des visiteurs, passionnant musée interactif du canal que vous avions exploré il y a 18 mois lors de notre passage à Panama City!

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    15h15 : nous sommes amarrés, des centaines de touristes nous regardent. C’est aussi à que se trouve la webcam qui retransmet en direct des arrêts sur image des bateaux qui passent!!! l’occasion de prévenir la famille par téléphone de notre passage imminent.

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    Voici d’ailleurs Moby pris en photo par cette webcam!!!

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    15h30 : la vue sur les 2 rangées d’écluses est spectaculaire. Nous apercevons le mât d’Invictus, qui a une heure d’avance sur nous et vient d’arriver dans les eaux du Pacifique. IMG_4578

    IMG_458315h45 : notre compagnon d’écluse arrive, la manoeuvre prend une bonne demi-heure….
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    16h15 : les portes de l’écluse de Miraflores 1 s‘ouvrent, le Pacifique n’a jamais été aussi proche!

    IMG_457916h30 : nous sommes ammarrés dans l’écluse Miraflores 2, surplombant le Pacifique : séquence émotion pour toute la famille. Le Pacifique, c’est le but principal de notre voyage, l’Océan qui nous fait rêver, celui que nous ne connaissons pas encore….IMG_4600

    16h45 : la dernière porte des écluses s’ouvre : nous voilà dans le Pacifique, prêts pour de nouvelles aventures!!!IMG_4628

  • En partance pour traverser le Canal de Panama

    En partance pour traverser le Canal de Panama

    Arrivés à la Marina de Shelter Bay il y a 8 jours pour préparer les formalités de passage du canal, nous avons hâte de traverser. Le séjour à la Marina était plutôt plaisant, car nous y avons retrouvé les 9 autres bateaux de la Pacific Odyssey, avec lesquels nous traversons le canal et allons aux Galapagos. Un mélange de Nationalités, Américains, Belges, Allemands, Britanniques, Israéliens, Australiens…. et une bonne quinzaine d’enfants de 4 à 15 ans, rendent l’ambiance très sympas, surtout en fin de journée vers 17H quand tout ce petit monde se retrouve à la piscine!

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    Vue depuis notre ponton, vers les Flats et l’entrée du Canal

    Nous avons donc eu 8 jours pour préparer le bateau, notamment par une révision du gréement et du moteur. photo 2photo 1

    Mais aussi faire un avitaillement sérieux de produits secs en prévisions des île du Pacifiques, des produits frais également pour tenir jusqu’au Galapagos, et un peu d’électronique.  Là encore le shopping est une expérience en elle-même. Nous avons passé la journée d’hier à sillonner la zone Franche en minibus avec 3 autres bateaux pour trouver : des boissons, des appareil photos, instruments de musique, vêtements, matériel de plongée…..on trouve tout à Panama grâce à la Zone France, véritable supermarché géant en plein air.

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    les rues de la Zone Franche, Colon
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    Entrepot du magasin de musique et de sport, Zone Franche Colon
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    préparation du mouillage supplémentaire chez le Shipchandler

    La Marina est à quelques encablures des écluses du Lac Gatun, que nous traversons pour aller faire les courses.

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    vue vers les Flats et l’entrée du canal
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    les portes de la première écluse du lac Gatun
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    La route traversant les écluses, pour aller de Shelter Bay à Colon

    Les formalités sont longues, chères et fastidieuses, mais Pascal (le responsable de la Pacific Odyssey) et Eric (notre agent Panaméen) nous sont d’une aide précieuse.

    Les grandes étapes de la traversée :

    J-1  : Les Ecluses du lac Gatun, côté Atlantique

    • Notre agent nous annonce les instructions de départ pour le lendemain et prend nos passeports pour effectuer la clearance départ
    • Il dépose les 4 aussières de 40m qui serviront à maintenir le bateau au niveau des chambres des écluses
    • Il dépose aussi 8 gros pare-battages supplémentaires en plus des 7 donc nous disposons déjà

    Jour  J : Le Lac Gatun

    • nos Handliners arrivent à midi de Colon : il est obligatoire d’avoir 4 adultes disponibles pour tenir les 4 amarres. Loïc étant à la barre, et moi seule disponible, il nous manquait 3 handliners que nous avons recruté sur les pontons de la Marina : Jean-Philippe, skipper de New Horizon, Gabrielle et Sebastian, un jeune couple de backpackers franco-chilien qui ont déjà traversé 3 fois le Canal.
    • a 12h30, nous quittons Shelter Bay pour le mouillage des Flats, au milieu des bateaux de commerce dans la rade de Colon
    • notre Advisor, (les Advisors sont des employés des ACP, les autorités du canal, et font office de « pilote » pour les plaisanciers) monte à bord dans l’après-midi
    • le passage des Ecluses montantes de Gatun se fera entre 17h et 21h. Vous pouvez d’ailleurs nous suivre sur www.pancanal.com , grâce aux webcam . Cependant, il fera sans doute nuit….
    • Nuit que nous passons au mouillage sur le lac Gatun. En ce moment, les corps-morts sont indisponibles, ce qui rend le mouillage obligatoire, dans ce réservoir aux fonds remplis de débris, arbres morts etc…. Plusieurs bateaux ont récemment dû abandonner leur ancre en partant, ce qui nous a poussé à nous munir d’un mouillage supplémentaire à sacrifier si-besoin car il est pas envisageable de nous séparer de notre mouillage principal dont nous aurons besoin par la suite.

    J+1 : les écluses de Pédro Miguel et Miraflores, côté Pacifique

    • départ entre 5 et 6 du matin pour le transit sur le Lac Gatun, une trentaine de mille à faire au moteur en suivant un chenal.
    • dans la matinée, passage des Ecluses de Pedro Miguel et Miraflores, à voir également sur les webcams de www.pancanal.com
    • débarquement de nos aussières et de nos 3 handliners au yacht-club de Balboa

    Et voilà, nous seront dans le Pacifique, prêt à partir pour les Galapagos, qui est notre destination suivante….

    Pour ceux qui voudraient des explications plus détaillées du passage du clan le site de Panama Line Handler est très complet.

    Et pour suivre les bateaux de la Pacific Odyssey, y compris « Mercredi soir » sur lequel navigue mon cousin Laurent, allez sur le site de Cornellsailing.

  • Les BVI (British Virgin Islands)

    Les BVI (British Virgin Islands)

    Les BVIs, c’était pour un nous un lieu mythique, où nous avions par deux reprises effectué des croisières entre amis … c’était il y a 15 ans nous n’avions pas encore d’enfants, souvenirs, souvenirs :

    de magnifiques snorkelings, des navigations courtes et variées entre iles et ilots, des beaux paysages, des bars sympas, le dépaysement des antilles britanniques. Nous rêvions d’y retourner en famille et de montrer ce lieu unique à nos enfants.

     

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    Vue sur le Drake channel depuis le restaurant « top of the Baths »

    15 ans après les paysages restent tout aussi somptueux :

    • la zone de navigation entre les îles est unique au monde, formant une baie intérieure protégée, nous permettant tous les jours de changer de mouillage au gré des envies, en 15 mn, une heure ou deux heures maximum de navigation
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      Navigation dans le Drake Channel
    • quelques passages à raser la côte entre 2 ilots dans le Gorda Sound, ou à l’Est de Tortola entre Guana Island et l’east end
    Entrée dans le Gorda Sound
    Entrée dans le Gorda Sound
    • des très belles lumières et couchers de soleil
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    Coucher de soleil sur le Gorda Sound
    • des lieux de snorkeling toujours aussi bien protégés, comme les Indians, ou la plongée sur l’épave du Rhône, les grottes de Privateer Bay (celles qui ont inspiré Stevenson pour l’île aux Trésor!)
    snorkeling aux grottes de Privateer bay
    snorkeling aux grottes de Privateer bay
    • le mythique mouillage des Baths et ses 4 plages idylliques recelant la plus incroyable promenade côtière  : Devil’s Bay avec ses grottes et cavernes sous-marine, ou  Spring Bay avec son ruban de sable blanc et ses gros rochers de granit. Entre les deux, 2 autres ravissantes plages recelants des trésors de recoins entre les rochers : c’est toujours aussi magique, nous y sommes retournées 3 fois en 15 jours, les enfants passant des heures à jouer dans ce dédale!!!!

    Au final nous sommes quand même un peu déçus des BVI’s, surtout par l’incroyable fréquentation du site et par  l’encombrement de mouillages  : un soir nous comptons pas pas, moins de 100 mat à Great Harbour sur Peter Island,

    Forêt de mats....
    Forêt de mats….

    Dès le premier jour également : arrivés de nuit de St-Martin, nous mouillons à 3h du matin devant les Baths, agréablement surpris de ne déceler à nos côtés que 4-5 bateaux. A notre réveil le lendemain, nous déchantons : pas moins de 30 bateaux sont déjà là!, le triple quelques heures plus tard. Bizarrement, tout ce petit monde s’éclipse vers 16h, laissant ce superbe mouillage à nous tout seul ou presque pour tout le reste de la soirée et de la nuit.

    Pour protéger les fonds marins et aussi rentabiliser l’occupation de l’espace, beaucoup de mouillage sont équipés de bouées, souvent payantes quand elles ont été installées par le bar/resto du coin. L’intention est bonne, sauf quand le tarif frise le racket (30$ la nuit à Gorda Sound) ou quand elles sont installées tellement proches les unes des autres que nous touchons un autre cata amarré à côté de nous (Peter Island), heureusement sans dommage car notre voisin était bardé de pare-battage… idem pour les bars et restos : la Pina-Colada à 15$, c’est bon, mais c’est un tarif digne de St-Trop!!

    Un lieu devenu très cher, très commercial, et très (trop)fréquenté, ce qui gâche parfois la beauté des lieux comme lors de notre seconde visite aux Caves du Diables, en plein milieu de journée, au milieu d’un groupe de touristes portoricains!

    Heureusement subissent quelques beaux sites peu fréquentés comme  :

    • Guana Island et sa magnifique plage,IMG_4013

     

    • l’île de Jost Van Dycke, ou j’ai fait mon dernier avitaillement, et dont le port reste un typique village créole

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    • A noter aussi que la côte reste merveilleusement préservée avec peu de constructions, toutes très bien intégrées dans le paysage et dans le style architectural créole, contrairement aux voisines américaines (les US Virgin Islands) que nous traverserons pour notre départ vers le Panama : côtes bétonnées, propriétés grandioses, immeubles et immenses résidences…

     

    • C’est aussi à Litte Jost Van Dyke que nous rencontrons Emmanuelle et Nicolas, en année sabbatique aux Caraïbes avec leurs 4 garçons de 5 à 9 ans sur un RM 44. Une belle rencontre un soir sur l’ilôt désert de Sandy Pit, où de 4h à 7h, les parents se racontent leurs aventures pendant que les enfants jouent comme s’ils s’étaient toujours connus : skim, château de sable, beach rugby, snorkeling, tour de l’île en course à pied chronométré, nul besoin les occuper….

    Nous ne croiserons plus cette sympathique famille, dommage, car demain nous  partons pour le Panama, et eux pour les Bahamas. Mais cette jolie rencontre augure je l’espère de nouveau « bateaux-copains » prochainement….

  • Des Iles Vierges à Panama

    Des Iles Vierges à Panama

    Depuis notre départ de Jost Van Dyke mardi 29 mars, en fin d’après-midi, nous avons bénéficié d’une météo parfaite, flux d’alizées d’Est à Est-Sud-Est de 15 à 20 nœuds avec absence de grains. La navigation a donc été facile et rapide, 710 milles en trois jours, sur la route directe. En prime un clair de lune décroissante pour les fins de nuit.

    Le 4ème jour, après-midi paisible à bord de Moby. Une légère brise de NE nous permet de faire route directe vers Colon. Depuis le milieu de nuit le vent s’est franchement calmé. C’était prévu que nous allions voir le vent se renforcer en se rapprochant de la côte colombienne hier soir au nord de Baranquilla, il est monté à 25nœuds rafales à 30 soit sensiblement plus que les fichiers grib. Du coup, nous avons décidé d’empanner et faire route vers l’ouest un peu plus tôt, craignant de voir le vent fraichir encore davantage près du cabo de la Aguja.

    Ce n’était certes pas la solution la plus rapide que de se priver d’un fort vent portant pour encore près de 3 heures, suivi d’un meilleur angle pour le bord suivant, mais cela nous donnait en échange un passage plus confortable et nous tenait à distance des côtes, ce qui est également satisfaisant pour le skipper. Le vent a molli progressivement au cours de la nuit et au lever du jour le ris de la GV a été largué et le gennaker envoyé. Devant nos étraves, le but de cette première partie du voyage, qui nous ouvrira les portes de l’Océan Pacifique, le canal de Panama.

    Le vent diminuant toute la journée du 2 et la nuit suivante encore plus, Moby change de rythme. C’est désormais entre 5 et 7 nœuds que nous faisons, et comme le vent est passé au nord-est, il nous faut tirer des bords de largue, ce qui rallonge la route de 30 à 40%.

    Il devient alors certain que nous n’atteindrons pas Colon dimanche 3 avant la nuit. Comme l’entrée dans la marina de Shelter Bay est fortement déconseillée de nuit et que nous ne souhaitons pas mouiller l’ancre sur les « flats », une zone de mouillage au milieu des cargos en rade de Colon, nous décidons de faire une escale pour la nuit dans un mouillage appelé « Bahia Nombre de Dios », à 35 milles dans l’Est de Colon.

    Arrivée prudente, un ketch d’une vingtaine de mètres est échoué à proximité sur des hauts-fonds, je recoupe les infos des deux cartes d’origine différente progressons lentement et vers la baie. Nous sommes le seul bateau, quel contraste avec les iles des Caraïbes que nous venons de quitter il y a 5 jours!

    Baignade dans une eau à 32 degrés, bon diner et repos bien mérité après 5 nuits en mer.

    Lundi matin, nous apareillons à 7 heures. Le vent est revenu dans la nuit et nous filons vers Colon. Le trafic se densifie à mesure que nous approchons. Prise de contact avec Cristobal Signal Station pour nous signaler à 8 milles du breakwater. Les procédures radio me rapellent un peu celles d’un contrôle aérien, régulé en cap et vitesse. Pour Moby ce sera finalement très simple, car nous arrivons à un moment de calme relatif. Pas de cargos à entrer ou sortir et le controleur nous autorise à rentrer, en nous demandant simplement de maintenir « maximum speed ».

    Moment d’émotion palpable au passage des digues, l’objectif n°1 du voyage est atteint. Au revoir l’Atlantique.

    Encore 3 milles et nous nous amarrons au ponton de la marina de Shelter Bay.

    Moby a déjà parcouru 6163 milles depuis le départ de la Grande Motte le 4 février!

    Il nous reste maintenant à préparer les formalités et le bateau pour le transit du canal.

  • La Bucket Regatta- St-Barth

    La Bucket Regatta- St-Barth

    Nous devrons quitter St-Barth la veille du début des régates, mais avons pu profiter pendant quelques jours du spectacle de ces voiliers somptueux en entraînement.

     

    Ces régates sont un vrai régal pour les yeux, aussi bien pour admirer les participants que les magnifiques yachts venus faire leurs curieux. Pour cela, la plage de Shell Beach est un excellent spot d’observation.

    Le port de Gustavia est rempli de bateaux tous plus beaux les uns que les autres… On se sent tout petit….IMG_4547 IMG_4544 IMG_4516 IMG_4532

  • En escale à Saint-Martin

    En escale à Saint-Martin

    Premier repas au resto, que le steak a bon goût après 15 jours de mer! Mais ce que j’apprécie le plus, c’est le silence et le calme du bateau au mouillage. Je savoure le doux clapotis des vagues, le bruissement du vent, les légers mouvements de balancier des 2 coques. Car l’outremer étant un bateau véloce, 2 semaines de traversée, c’est un peu 2 semaines dans un shaker, ou comme dirait notre ami Bunny après avoir parcouru 2/3 de la planète à bord d’un MOD70 : « c’est 7 mois dans un sèche-linge »!!

    Saint-Martin est une escale obligée également pour l’opération « service après-vente d’Outre-mer ». En effet, nous avions convenu avec le chantier d’un stop aux Antilles, pour faire un dernier check avant la traversée vers le Pacifique.

     

    Nous avons identifié quelques soucis mineurs :

    • l’hydrogénérateur qui fonctionne mais nous semble produire moins d’énergie que prévu,
    • une fuite d’eau douce dans une cale,
    • une pompe de cale qui ne fonctionne pas,
     
    Rien de très grave, quelques cables électriques à changer, et des tuyaux à serrer, et d’autres bricoles : tout les problèmes seront résolus dans la semaine par David, le correspondant d’outre-mer à St-Martin, avec efficacité et bonne humeur.
     
    Nous oscillerons entre  :
    • le mouillage de Marigot, pratique avec la marina à 2 pas (pour les non-initiés, Marina ça veut dire : internet, machine à laver, local à poubelles… ), le supermarché, la pharmacie, la boulangerie etc…Contrepartie :  le mouillage est bondé de centaines de bateaux,le ballet es annexes est incessant et il n’y a pas de plage praticable, sans compter qu’il est risqué de se baigner tellement les annexes vont vite… Donc pour dsl enfants, le temps est un peu long….

    Au mouillage, des yachts tous plus extraordinaires les uns que les autres!!

    •  le mouillage de Grand Case, à 15mn de là, très sympa avec sa jolie plage et son front de mer animé de restos, bars de plage et de petites boutiques de vêtements. Donc dès que les opérations de maintenance sont terminées, c’est là que nous filons.
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    • c’est là aussi que nous retrouverons un soir Pierre, Marie, leurs enfants et un autre couple d’amis, pour tester l’ambiance du samedi soir à Grand Case! Pendant que les parents testent les cocktails de la carte, les enfants se font chouchouter par la patronne qui les installe au bar! Le retour à bord est plus sportif, les grains se succèdent sans discontinuer, nous rentrons donc sous une pluie battante en pleine nuit!!
    brochette de p'tits loups au bar
    brochette de p’tits loups au bar
    Mais le plus beaux mouillage est certainement ceux de Tintamarre, petit ilot au nord de St-Martin, où nous irons à 2 reprises passer la journée : c’est un repaire de tortues marines, qui viennent brouter l’herbier sous-marin. Nous sommes tous émerveillés d’en croiser autant en snorkeling, pour les enfants c’est une première!
     
    A quelques centaines de mètres, nous irons aussi voir l’épave d’un petit remorqueur qui git par 20m de fond. Il est colonisé par du corail et attire déjà pas mal de poissons. Les enfants s’exercent à l’apnée afin de l’explorer de plus près. Victor descend bientôt à 7-8 mètre, Arthur à 2-3m, c’est un excellent début!
    Autre curiosité, c’est d’aller visiter l’intérieur de île, ancien repaire de trafiquants de drogue qui, très organisés, y avaient installé un petit atelier doublé d’une piste d’atterrissage! Après leur démantèlement, subsiste quelques ruines de bâtiments et plus amusant, 4 blocs moteurs d’avion que nous tentons d’identifier : la plaque d’immatriculation du moteur est difficile à déchiffrer, usée par les intempéries, mais il s’agit sans aucun doute d’un Pratt et Whitney. Pierre nous promet de revenir une prochaine fois et de photographier les moteurs sous toutes leurs coutures pour identification : nous aimerions bien savoir sur quel avion il était monté.
     
    De retour à la plage, Maël et Victor rivalisent de glisse et de figures avec leurs skims : une nouvelle passion est née!
     
    Nous quitterons St-Martin à deux reprises, pour visiter Anguilla et St-Barth, puis après un dernier avitaillement pour les iles Vierges!

     

    Retour de courses avec Anna, dans la camionnette de notre mécano!
    Retour de courses avec Anna, dans la camionnette de notre mécano!
     
     
  • En escale à Saint-Barth

    En escale à Saint-Barth

    Découvrez St-Barth dans nos pages destination!

    Une escale de quelques jours hors du temps pendant la Bucket Regratta.

  • Victor s’est mis au Skim

    Victor s’est mis au Skim

    Parmi les planches que nous avons apporté sur Moby figurent 2 skims pour les enfants :  une première planche qui date de nos années « Ile Maurice » et que Victor utilisait à Poste Lafayette et une seconde que nous avions pris pour Arthur en Bretagne-pour la Plage des blancs Sablons. A notre arrivée sur les plages d’Anguilla, Victor a tout de suite vu le potentiel du spot :

    IMG_2547

    En quelques jours, il a fait de gros progrès, il faut dire qu’il y passe tous ses après-midi- au prix de quelques bosses et de courbatures le lendemain. Arthur est moins accro, il faut dire qu’il s’est pris de très grosses gamelles sur sable mouillé, dur comme du béton….

     

    IMG_2550
    Sur la plage de Road Harbour, Anguilla

    De retour à St-Martin, la plage de Grand Case est très bien elle aussi pour le skim, et Victor commence les backflip en sortie de vague : je vous promet des photos bientôt, mais en attendant,voici un petit aperçu de ses débuts :

    https://youtu.be/DJoyys0ATSQ

  • L’école à bord

    L’école à bord

    C’est d’ailleurs comme cela qu’Arthur et Anna m’appellent très sérieusement pendant les heures de « classe » du matin : Maîtresse!

    séance d'école du matin pendant la transat

     

    L’école à bord de Moby a commencé pour Victor pendant notre semaine d’escale à Lanzarote. Son rythme est de travailler 3 séances d’une même matière d’un sel coup, ce qui lui demande pas mal de concentration, puis après une pause, de travailler de nouveau 3 séances d’une autre matière. Il est rapide, (peut-être trop ?) et a déjà pris un peu d’avance sur le programme, l’idée étant de travailler plus pendant les traversées pour se libérer du temps en escale et ne travailler que le matin. Sa place préférée : la table à carte!
    Victor travaille à la table à cartes

    Pendant la traversée, il a travaillé tous les jours, 2 à 3h en moyenne par jour -les copains du collège vont dire que c’ets peu, mais il bosse 7 jours sur 7, y compris les dimanche et jours fériés!! Le temps de travail s’allongent en période de devoirs à rendre : un devoir par matière toutes les 3 semaines.Victor à la table à carte

    Pour Arthur, pas de CNED, mais nous suivons le même programme que ses petits copains de CP de son ancienne école, avec ses manuels de math et de français que j’avais récupérés auprès de son institutrice. Il est très content de continuer avec la même méthode et tient absolument à se calquer sur le rythme qu’avait par son institutrice Laetitia : tous les matins, nous commençons par 1 page du fichier de français et une page du fichier de math, plus un peu d’écriture ou de lecture selon les jours.

    le fichier de français

     

    lecture d'un "vrai livre de grand"

    L’après-midi est consacrée à l’histoire, la géographie, les sciences au fil de nos découvertes. Nous avons commencé l’école quelques jours après notre départ de Lanzarote, une fois tous bien amarinés.

    Pendant la traversée, nous avons ainsi travaillé sur :

    Les voyages de Christophe Colomb, sous forme de récit que j’ai lu aux enfants, dans la Grande Aventure des Océans, Editions Bouquins et  l’Atlas des Explorations chez Gallimard Jeunesse. Nous avons aussi consulté des cartes marines de l’Atlantique, retracé notre voyage, celui de Colomb, comparé la durée, les pays d’arrivée, les bateaux utilisés etc…

    L’espace : description de notre système solaire, grandes dates de création univers, definition de ce qu’est des étoiles, nébuleuse, un soleil, un satellite … Puis mise en application en regardant les étoiles le soir dans le trampoline ( Sources des explications : mon Encyclopédie des Sciences 6-9 ans chez Gallimard Découvertes, et aux éditions Ouest France,le petit fascicule Observer les Etoiles)

    La météo : nous avons étudié avec des documents Montessori 12 phénomènes météo différents, nous avons lu les définition, observé les images et effectué une séance de questions réponses avec nos deux spécialiste du bord : l’ingénieur Thomas et le météorologue Loïc ( La Météo chez Document Montessori et La météo expliquée aux enfants de Jean Nicolas aux éditions Cepadues)

    Le jeu du soleil Montessori, nous a permis de classifier les grandes familles d’êtres vivants : végétaux, animaux, herbivores, carnivore et omnivores. Plusieurs questions sur la chaîne alimentaire, que nous étudierons ultérieurement ( Jeu du soleil chez document Montessori)

    Le plancton : en bons Planktonautes que nous sommes, nous avons pu faire 2 recoltes de plancton : l’une en longeant Lanzarote, l’autre en plein milieu de l’Atlantique grâce à une période de calme. L’occasion de parler des différentes sortes de plancton : phytoplancton, zoo plancton, etc…. ( Plankton, Wonders of the drifting world )

    Les baleines : après avoir aperçu notre première baleine minke, nous sommes allés dans notre petit livre descriptif des différentes sources ( Dorling Kindersley Whales, Dolphins and porpoises) pour l’identifier, et apprendre à différencier les différents cétacés : cachalot, baleine, globicéphales etc…

    Du matelotage avec Loïc, qui a initié Arthur et Anna aux noeuds principaux : noeud plat, noeud de 8 et noeud de chaise. IMG_3724

    Pour Anna qui est en MS, c’est du 100% Montessori, avec comme base les cahiers de Balthazar, complèté par des jeux sur les sons, le travail avec les lettres rugueuses,  comme le « petit œil »  qui lui plait beaucoup. Je la laisse choisir de commencer par l’activité qu’elle préfère.

    le petit oeil

    les lettres rugueuses

    Nous nous octroyons également une pause récré en milieu de matinée, entre les maths et le français d’Arthur : 15 à 20 mn  histoire de recharger les batteries : les enfants en profitent pour all’er sauter sur le trampoline, faire un peu de chaise, un petit plouf dans l’eau si le temps le permet, ou bien une activité d’intérieur type pâte à modeler, dessin, ou une activité  » récompense » comme l’observations a la loupe binoculaire du corail ramasse sur la plage la veille, ou des papillons que nous avions accueillis à bord .

    observation du corail à la loupe binoculaire
    observation du corail à la loupe binoculaire

    l’école de matelotage

    Bref, pour l’instant, on ne s’ennuie pas, et les enfants sont plutôt contents de se mettre au travail. Quand le manque de motivation se fait sentir, j’ai plusieurs arguments :

    • pour Victor, qui doit rendre ses devoirs dans les temps toutes les 3 semaines, c’est que plus il travaille vite (et bien!), plus il aura de temps pour faire d’autres activités, et plus il pend d’avance pendant les traversées, plus il aura de temps libre en escale.
    • pour Anna, si je la vois déconcentrée, inattentive, je la renvoie tout simplement dans sa chambre jouer ou se reposer, et elle n’a le droit revenir que si elle se sent « prête à travailler ». Ca marche très bien, car à son âge, être auprès de maman, c’est précieux!
    • pour Arthur, un peu la même méthode, se reposer dans sa cabine, et revenir dans de meilleures dispositions, avec la pression en plus de terminer au moins 1 page de math et de français chaque matin, avant de faire quoi que soit d’autre d’autre ; et comme « carotte », j’ai toujours prévu une activité sympa comme une baignade à la plage, un snorkeling, une séance de « chaise de mat »…!!
  • La Transatlantique, de Lanzarote à Saint-Martin

    La Transatlantique, de Lanzarote à Saint-Martin

    Arrivés depuis 10 jours à Saint-Martin, il est grand temps de rassembler ce qu’il reste des souvenirs de la traversée, vue par le skipper.

    Météo : au départ, une situation générale assez typique pour l’hiver avec un anticyclone des Açores bien puissant la première semaine générant un flux de nord-est fort sur le sud des Canaries et un mer bien formée que nous subissons les 2 premiers jours, le temps de faire de l’ouest en route directe et retrouver un vent modéré de NE.

    Ce choix de ne pas descendre de suite vers le sud-ouest et la route des alizés est fait d’abord par souci du confort de mon équipage, car par une route plus sud il aurait fallu attendre de 5 à 7 jours avant de trouver des conditions plus clémentes. Seul bémol de la route nord, la température reste fraiche en journée et les nuits sont elles très fraiches, ce qui nous impose des tenues bien chaudes pour les quarts de nuit.

    Au fur et à mesure de notre progression vers l’ouest et donc vers le sud de l’anticyclone, le vent tourne graduellement vers l’Est.  C’est parfois l’occasion d’empanner et de se recaler un peu vers le sud-ouest. Chaque degré de latitude vers le sud se traduit pour nous par une hausse sensible du thermomètre, que tout l’équipage apprécie.

    La route que nous suivons reste assez proche de la route à temps minimum calculée par le logiciel de routage pour la première semaine. Celle-ci prévoit de poursuivre lers l’ouest et même le nord-ouest, jusqu’au moment optimum pour empanner et faire route babord amure vers les Antilles. Le point tournant de ce routage me semble un peu près de la dorsale, compte tenu des incertitudes de la météo et je décide de commencer le recalage vers le sud un peu plus tôt afin de rester assez loin de la zone de vent faible.

    La situation en fin de traversée se complique un peu car l’anticyclone des Açores s’effondre dans sa partie sud-ouest et un centre de hautes pressions secondaire se forme sur les Bermudes, entre les deux une petite dépression au nord qui se prolonge dans son sud par un axe de basse (thalweg) qu’il nous faut traverser. Cela nous donne en moins de 24 heures des conditions très changeantes allant du calme plat à plus de 25 nœuds de vent. Une fois cette transition négociée, nous empannons à nouveau et faisons alors une route directe au sud-ouest vers Saint-Martin. Les 36 dernières heures se font dans un vent d’est très molissant mais notre allure nous permet de filer correctement vers notre destination. Cela aurait été très différent par la route sud ou le vent a quasiment disparu depuis le passage du front.

    Le bateau : à l’arrivée, le loch affiche 4683 milles, parcourus depuis la mise à l’eau. Il y en avait 1778 au départ de Lanzarote. Rien d’autre que des bricoles sur la liste des problèmes techniques rencontrés, inévitables sur une traversée et à forciori sur un bateau récemment sorti de chantier. Le plus sérieux est l’usure du bout de maintien de l’hydrogénérateur en position basse, il a cassé à trois fois. Une hélice d’hydrogénérateur a aussi perdu une pale, heureusement nous en avions une de rechange. Un petit accro dans le spi lors d’un empannage et c’est tout pour l’extérieur. A l’intérieur, une cafetière ialienne au centre de gravité un peu haut s’est renversée à deux reprises, ayant raison de l’allumage piezoélectrique de la gazinière. Dernier point, une fuite sur l’arrivée d’eau de la machine à laver le linge.

    Toutes les voiles ont bien servi, et mis à part le premier jour, le vent a été portant, trop même parfois,,comme de coutume sur ce parcours. Le 3e ris de la grand-voile n’a pas servi, contrairement à la première partie du voyage entre la Grande-Motte et les Canaries.

    Bref Moby a bien marché, avalant les 2800 milles de la traversée en exactement 14 jours, et ce avec près de 24 heures de calmes et quelques heures de nuit un peu sous-toilé, pour le confort de son équipage.

    Quelques sauts de puce aux Antilles, entre les iles en attendant la traversée de la mer des caraïbes vers le Panama dès la fin du mois de mars…


      

    et ci-dessous quelques souvenirs en image de cette traversée en famille :

     

  • Anguilla

    Anguilla

    L’île d’Anguilla n’est qu’à 2 heures à peine de route de St-Martin, et recèle parait-il parmi les plus belles plages des Caraïbes. Elle est de plus dotée d’un parc naturel marin d’ilots sauvages, quasi-déserts et bien préservés.

    C’est une destination idéale pour quelque jours. Malheureusement le mauvais temps ne  nous permettra pas de profiter du parc marin et des nombreuse plages aux noms pourtant évocateurs : Crocus Bay, Prickly Pear, Seal Island : nous resterons bloqués 3 jours à Road Harbour, passage obligé pour y effectuer la clearance.

    Si Loïc et moi-même sommes un peu déçus de ne pas satisfaire notre soif d’exloration, ce furent 3 jours tout de même très agréables, reposants, dans un mouillage calme malgré le vent et la houle, et devant une très jolie plage, bordée de bars et resto très sympas. Une ambiance typiquement créole qui nous plait bien.

    Nous avons donc beaucoup profité des restos de plage, aussi bien pour leur bonne chère que pour leur reseau Wifi!!, qui nous  parmi de poster quelques nouvelles sur le blog et même pour Victor de skyper un mercredi après-midi ses copains du collège en direct de la plage!

    la terrasse du resto depuis lequel je publie le blog!
    la terrasse du resto depuis lequel je publie le blog!

    Les enfants et les grands-parents y trouvent leur compte : une longue plage, du beau sable doux, quelques rouleaux, de quoi faire un peu de skim et du morey, c’est le bonheur pour tout le monde.

    IMG_2509

    Comme je vous l’expliquais dans un précédent Post, Victor ne descend plus à la plage sans son skim!

    En quittant Road Bay, nous passons à quelques encablures de Sandy Island … et percevons de loin Dog Island, et nous promettons d’aller y faire un tour dans 2 ans lors de notre prochain passage aux Caraïbes.

  • Bien arrivés de notre Transat!

    Bien arrivés de notre Transat!

    Quel bonheur que de voir la terre, après 2 semaines d’océan à perte de vue, et de savoir que nous sommes attendus par la famille et les copains de St-Martin.

    Nous ne sommes pas peu fiers d’avoir mené Moby à travers l’Atlantique en famille, avec l’aide de mon frère Thomas, et très heureux aussi de réaliser que nous avons tous les 5 pris beaucoup de plaisir à cette parenthèse hord du temps. Nous savions tous les 2 que nous aimions être en mer, et rêvions de faire partager cette expérience à nos enfants : ils ont eux aussi savouré ces moments en famille, avec papa et maman tout près d’eux, et à bord d’un cata spacieux et confortable.

    Les enfants nous ont surpris par leur capacité d’adaptation, qui se sont très vite sentis comme chez eux à bord. Certes, les 24 premières heures ont été rudes, surtout pour moi et les garçons : il faut dire que les conditions étaient difficiles avec une mer formée (4m de creux ) qui a malmené nos estomacs…. Anna est la plus vaillante, elle tient compagnie à Loïc pendant que nous somnolons tous, gagnés par le mal de mer…..

    IMG_2375
    au départ de Lanzarote
    IMG_2376
    père et fils
    IMG_2378
    dernière terre en vue

    J’arrive tant bien que mal à faire mon premier quart malgré la mal de mer qui guette : nous nous sommes organisés à trois adultes de nous partager la nuit en 3 quarts de 4h chacun : Tom prend celui du soir, de 21h à 1h du matin, moi celui de 5h du mat’ à 8h, et Loïc très courageux celui de 1h à 5h du mat, sachant que c’est aussi lui qui se lève pour manoeuvrer avec nous si nécessaire.

    Dès le lendemain, tout le monde va mieux, et après 48h, toute la troupe est parfaitement amarinée, prête à reprendre les activités : ça commence tout les matins par l’école à bord!

    IMG_2386

     

    Autre activité privilégiée : la cuisine, car c’est essentiel pour le moral du bord.

    Pain frais-(ou brioche, pancakes etc…) tous les matins, afin de démarrer la journée de bonne humeur. Quelques desserts aussi le soir, comme des mousse au chocolat, ou les petits pots de crème à la vanille. Le reste du temps c’est salade à midi, un peu de charcuterie, pâtes ou pizza  (fait maison) le soir, et parfois un rôti de boeuf ou un filet mignon de porc sorti du congélateur pour agrémenter l’ordinaire, agrémenté de délicieuses petites pommes de terre de Lanzarote…

    pain frais
    pain frais
    préparation de mousse au chocolat

    petit pot de crème au caramel

    Côté animaux marin, nous avons été déçus de n’en voir que rarement, alors que Loïc et Thomas voyaient des dauphins tous les jours en méditerranée. Tou de même, nous avons pu apercevoir de loin  un troupeau de dauphins surfant les grosse houle atlantique, un cachalot venu nous espionner, et une petite baleine Minke venue surfer notre vague de sillage.

    Plus curieux, l’arrivée 2 de papillons à bord au bout de 10 jours-et à 4 jours de toute terre…. des chenilles qui auraient éclos à bord? Nous leur offrons un peu de miel et d’eau et passons un peu de temps à les observer : l’occasion d’étudier les insectes en détail.

    IMG_2446 IMG_2451 IMG_2458 IMG_2464

    Nous profitons aussi du temps  que nous avons pour fair des jeux de société : Carcassonne bien sûr, c’est notre grand jeu préféré en famille, mais des petits jeux rapides comme le Dobble ou le trésor des Pirates,  des jeux collaboratifs comme le Trésor des Lutins ou Zombie….

    Comme nous sommes partis avec un disque dur de plus 1000 films en tous genres, Victor en profite pour parfaire ses connaissances cinématographique : il s’ingurgite pas moins de 3 films par jours, des Bronzés aux Marvel, en passant par les Jurassic Park, la série des Alien…

    Bref, le temps passe très vite, et c’est avec bonheur mais un peu de nostalgie de cette paisible vie en mer que nous touchons terre après 2 semaine, ravis de retrouver famille et amis.

    Il y a de beaux bateaux à St-Martin…..

    1, 2 ou 3 coques?
    1, 2 ou 3 coques?
    curieux voilier
    curieux voilier
    No-Limit, Outremer 5X customisé
    No-Limit, Outremer 5X

    Dès le lendemain, nous levons l’ancre pour Tintamarre, petit ilot à la très belle plage de sable blanc pour y passer la journée de dimanche en compagnie de nos amis du Conquet Pierre et Marie, installés depuis 2 ans à St-Martins avec leurs enfants Tim, Maël et Rose.

    Nous entamons 3 semaines de croisière aux Antilles en famille, avec Atao , le voilier de mes parents,qui navigue à nos côtés, ce qui ressemble déjà de là où je vous écris, à de bien belles vacances…. Maintenant que nous sommes de nouveau connectés, je vous promet des nouvelles plus régulières!

     

    mise à jour du blog à Anguilla sur la plage
    mise à jour du blog à Anguilla sur la plage
  • Escale aux Canaries

    Escale aux Canaries

    Nous venons de passer une semaine à Lanzarote entre retrouvailles, préparatifs de la traversée et (un peu) de tourisme. Loïc et Tom sont arrivés samedi dernier après 8 jours de convoyage entre la Grande-Motte et les Canaries, rincés par une descente sportive faite de coups de vent, de calmes, de nuits froides et de journées aussi fraîches! ….

    Le timing est parfait car notre vol en provenance de Brest arrivait le soir même, leur laissant le temps de briquer Moby. Nous savourons ces moments de retrouvailles, et après une première nuit à bord, nous découvrons un paysage étonnant, sec, volcanique, peu ou pas de verdure, dans des tons allant du beige à l’anthracite.

    Nous avons été séduit par cette île volcanique, aride et sauvage, mais aussi très touristique. Notre escale qui devait ne durer que 3-4 jours s’est prolongée en raison du mauvais temps, retardant notre départ pour la transat. C’est l’occasion de peaufiner encore les préparatifs, Moby est fin prêt, et son équipage impatient de quitter le port!

    Demain matin, 8h, c’est Hervé et Marielle, des amis de longue date connus à l’île Maurice, (eux-même arrivés à l’époque à la voile en famille de Marseille!) qui nous larguerons les marres, séquence émotion!

     

  • Vers les Canaries

    Vers les Canaries

    Jeudi 4 fevrier 2016
    13:20, la dernière amarre est larguée et Moby quitte le ponton de la zone technique du port de la grande motte.

    Deux semaines bien remplies se sont écoulées depuis la livraison du bateau, le dernier élément manquant, la table du cockpit vient d’être installée.

    La fenêtre météo qui depuis trois semaines permettait une descente comfortable vers Gibraltar est sur le point de se refermer et je m’étais fixé la limite de 16h pour être parti, fate de quoi il aurait fallu attendre plusieurs jours avant de pouvoir sortir du golfe du Lion.

    Mes équipiers Thomas et Marcus ont été briefés, la première nuit sera ventée, noire et la mer sera inconfortable jusqu’à l’aube. Les prévisions se sont avérées justes, et c’est un bon force 7, accompagnées de rafales et une mer mal rangée. Le bon coté c’est que nous avalons les milles vers le sud. Les Baléares sont en vue vendredi matin et le vent baisse. Le soleil est aussi au rendez vous et nous profitons de ses rayons pour déjeuner sur le trampoline, moment de détente bien apprécié.

    Nous devons maintenant passer au travers d’une faible dorsale de haute pression et attraper un flux de sud est qui nous permettra de faire rute vers la cote espagnogle pour trouver un abri avant un passage de grand frais de sud ouest prévu à partir de samedi soir sur la zone.

    Une nuit d’escale et Marcus qui débarque, car il souffre d’une bronchite sévère et il n’est pas prudent de rester en mer dans cet état.

    C’est donc à deux que nous repartons dimanche midi avec Gibraltar en ligne de mire. La navigation est agréable pendant 24 heures, puis devient plus compliquée en raison d’un flux modéré d’ouest sur la mer d’Alboran. Nous sommes contraints de longer les côtes pour nous éviter une mer courte et difficile à négocier. Mardi matin, le rocher de Gibraltar est en vue, nous faisons une courte escale et le plein de carburant et c’est reparti.

    Pasage du détroit dans des conditions assez inconfortables, mais nous sommes motivés car ce serait bien pire dans les trois ou quatre jours prochains. Comme les deux derniers jours, le salut est à la côte que nous longeons vers le nord-ouest avant de pouvoir faire route vers les Canaries. Un temps à grain toute la nuit, de multiples manœuvres et la traversée d’une zone de fort traffic maritime, de quoi nous tenir bien occupés avec Thomas.

    Au matin les conditions s’améliorent nettement, mais c’est encore du près, heureusement en route directe vers Lanzarote maintenant. Il nous faut attendre vendredi matin pour que le vent rentre en adonnant, les dernières 24h se font à une bonne vitesse et nous arrivons à Lanzarote à 7h du matin.

    Le timing est parfait, Bénédicte, Victor, Arthur et Anna arriveront de Brest par avion en fin d’après-midi!
    Quelques photos de cette étape:


      
      
      
      

  • C’est parti!

    C’est parti!

    Loïc était pressé de larguer les amarres, impatient de se retrouver en mer, et surtout d’éviter le coup de vent de sud-ouest qui arrive ce week-end.IMG_1181

    Dans les starting-blocks depuis 3 jours, nous attendions le montage de la table de cockpit qui se faisait désirer, bloquée en Italie…..La voilà, elle est belle et a l’air particulièrement fonctionnelle avec ses pieds rétractable qui transformeront le cockpit en tatami géant.

    IMG_2382

    L’équipage de convoyage est au complet : Loïc le captain, mon frère Thomas qui le seconde à bord depuis 8 jours, et Marcus, franchement arrivé de la veille. IMG_1184

    A bord, un équipage 100% masculin, en mode convoyage, car je ne rejoins Loïc avec les enfants qu’aux Canaries, dans 10 jours, afin de leur éviter une semaine de mer en plein hiver. Il est vrai que sans chauffage à bord, en cette saison, c’est rustique… IMG_1188 IMG_1194

    Bon vent MOBY, rendez-vous dans 8 jours à Lanzarote.

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