Les BVIs, c’était pour un nous un lieu mythique, où nous avions par deux reprises effectué des croisières entre amis … c’était il y a 15 ans nous n’avions pas encore d’enfants, souvenirs, souvenirs :
de magnifiques snorkelings, des navigations courtes et variées entre iles et ilots, des beaux paysages, des bars sympas, le dépaysement des antilles britanniques. Nous rêvions d’y retourner en famille et de montrer ce lieu unique à nos enfants.

15 ans après les paysages restent tout aussi somptueux :
- la zone de navigation entre les îles est unique au monde, formant une baie intérieure protégée, nous permettant tous les jours de changer de mouillage au gré des envies, en 15 mn, une heure ou deux heures maximum de navigation

Navigation dans le Drake Channel - quelques passages à raser la côte entre 2 ilots dans le Gorda Sound, ou à l’Est de Tortola entre Guana Island et l’east end

- des très belles lumières et couchers de soleil

- des lieux de snorkeling toujours aussi bien protégés, comme les Indians, ou la plongée sur l’épave du Rhône, les grottes de Privateer Bay (celles qui ont inspiré Stevenson pour l’île aux Trésor!)

- le mythique mouillage des Baths et ses 4 plages idylliques recelant la plus incroyable promenade côtière : Devil’s Bay avec ses grottes et cavernes sous-marine, ou Spring Bay avec son ruban de sable blanc et ses gros rochers de granit. Entre les deux, 2 autres ravissantes plages recelants des trésors de recoins entre les rochers : c’est toujours aussi magique, nous y sommes retournées 3 fois en 15 jours, les enfants passant des heures à jouer dans ce dédale!!!!
Au final nous sommes quand même un peu déçus des BVI’s, surtout par l’incroyable fréquentation du site et par l’encombrement de mouillages : un soir nous comptons pas pas, moins de 100 mat à Great Harbour sur Peter Island,

Dès le premier jour également : arrivés de nuit de St-Martin, nous mouillons à 3h du matin devant les Baths, agréablement surpris de ne déceler à nos côtés que 4-5 bateaux. A notre réveil le lendemain, nous déchantons : pas moins de 30 bateaux sont déjà là!, le triple quelques heures plus tard. Bizarrement, tout ce petit monde s’éclipse vers 16h, laissant ce superbe mouillage à nous tout seul ou presque pour tout le reste de la soirée et de la nuit.
Pour protéger les fonds marins et aussi rentabiliser l’occupation de l’espace, beaucoup de mouillage sont équipés de bouées, souvent payantes quand elles ont été installées par le bar/resto du coin. L’intention est bonne, sauf quand le tarif frise le racket (30$ la nuit à Gorda Sound) ou quand elles sont installées tellement proches les unes des autres que nous touchons un autre cata amarré à côté de nous (Peter Island), heureusement sans dommage car notre voisin était bardé de pare-battage… idem pour les bars et restos : la Pina-Colada à 15$, c’est bon, mais c’est un tarif digne de St-Trop!!
Un lieu devenu très cher, très commercial, et très (trop)fréquenté, ce qui gâche parfois la beauté des lieux comme lors de notre seconde visite aux Caves du Diables, en plein milieu de journée, au milieu d’un groupe de touristes portoricains!
Heureusement subissent quelques beaux sites peu fréquentés comme :
- Guana Island et sa magnifique plage,

- l’île de Jost Van Dycke, ou j’ai fait mon dernier avitaillement, et dont le port reste un typique village créole

- A noter aussi que la côte reste merveilleusement préservée avec peu de constructions, toutes très bien intégrées dans le paysage et dans le style architectural créole, contrairement aux voisines américaines (les US Virgin Islands) que nous traverserons pour notre départ vers le Panama : côtes bétonnées, propriétés grandioses, immeubles et immenses résidences…
- C’est aussi à Litte Jost Van Dyke que nous rencontrons Emmanuelle et Nicolas, en année sabbatique aux Caraïbes avec leurs 4 garçons de 5 à 9 ans sur un RM 44. Une belle rencontre un soir sur l’ilôt désert de Sandy Pit, où de 4h à 7h, les parents se racontent leurs aventures pendant que les enfants jouent comme s’ils s’étaient toujours connus : skim, château de sable, beach rugby, snorkeling, tour de l’île en course à pied chronométré, nul besoin les occuper….
Nous ne croiserons plus cette sympathique famille, dommage, car demain nous partons pour le Panama, et eux pour les Bahamas. Mais cette jolie rencontre augure je l’espère de nouveau « bateaux-copains » prochainement….














































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