Auteur/autrice : Bénédicte

  • Fakarava aux Tuamotu : requins, requins, requins….

    Fakarava aux Tuamotu : requins, requins, requins….

    Une nuit en mer, et nous nous retrouvons face à la passe sud de Fakarava, à 7h du matin.

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    Fakarava Sud : passe de Tetamanu

    La navigation dans l’archipel de Tumotu est tout une aventure : on ne rentre dans les lagons que par des passes, qui sont praticables à l’étale, c’est à dire 2 fois par jour pendant quelques heures seulement. Le reste du temps, ce sont des courants de 5-6 noeuds, parfois 9 à 10 noeuds dans certaines passes. Et pour couronner le tout, la navigation à l’intérieur des lagons se fait uniquement quand le soleil est haut, entre 10h et 14h, ou tout au moins quand le soleil est dans le dos, avec une personne à la veille. Car si certaines zones sont cartographie, en général, les abords des passes et des villages, l’immense majorité du lagon ne l’est pas? Et quand bien même, il faut surveiller les bouées des fermes perlières qui pullulent, y compris en plein milieu des chenaux!

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    patates de corail en plein milieu du lagon

    Et je n’ai encore pas parlé du mouillage, compliqué par les patates de corail qui peuplent le lagon. Le choix du mouillages est toute une histoire, nous tournons, virons dans les mouillages, à la recherche d’une zone suffisamment sablonneuse et exempte de têtes de coraux pour y poser notre ancre et dévider notre chaine. Si nécessaire, nous auringuons l’ancre, et posons même une ou deux bouts sur la chaine pour la sur-élever pour en pas qu’elle se croche dans une patate.

    Avant de relever l’ancre, Loïc plonge systématiquement pour vérifier comment se positionne lance et la chaine par rapport au corail, et nous manoeuvrons au mieux pour relever sans crocher, ce qui arrive tout de même!

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    Fakarava Sud

    Arrivés à Fakarava Sud, nous apercevons dès l’arrivée un charmant petit resort accueillant les touristes : quelques farés traditionnels en guise de bungalow s’alignent sur les motus, un petit pont les séparent du bâtiment principal.

    Près du restaurantes requins pointe noire s’agitent dans 50cm d’eau : le cuistot prépare le repas du midi, les peaux de poisson et de poulet sont jetées à l’eau, les requins se jettent littéralement dessus….

    La passe sud  de Fakarava est particulièrement réputée pour sa plongée : plus de 700 requins y « résident », pointes noire essentiellement, mais aussi pointes blanches du récif et pointe blanche du large ( appelés Tapete en polynésie), ainsi que quelques requins soyeux qui sont moins visibles car plus craintifs.

    IMG_0430 Nous décidons de ne pas rater cette expérience et de réserver une plongée pour tous les 3 avec Top Dive : Loïc, Victor et moi-même! Arthur et Anna iront pour l’occasion passer la matinée sur le bateau de nos copains d’Invictus : au programme bricolage avec Nicole, Marlene et Juliana : bricolage avec des boites d’oeufs et des rouleaux de Papier toilette de récupération …

     

    Pour nous mettre dans l’ambiance, et faire un peu de repérage, nous partons nous faire un snorkeling dans la passe tous les 5, en début de marée montante, c’est le « rentrant », nous nos mettons à l’eau et nous laissons dériver accrochés à notre annexe. Dès le début, nous apercevons de très nombreux requins au fond dans une 12aine de mètre d’eau, ils ont plutôt paisibles, quasi immobiles face au courant, nous les observons très humblement ; ils sont dans leur élément, nous ne faisons que passer. Très rapidement, le décor change, nous survolons un magnifique jardin de corail, dans 3 à 4 noeuds de courant, c’est comme si nous volions au-dessus du corail, quelle sensation!!

    Pour les enfants c’est leur premier « drift » ou « plongée dérivante », ils sont impressionnées, mais savourent le paysage qui défile sous leurs yeux, y compris Anna, qui voit des requins pour la première fois….

    Pour nous 3, dans l’après-midi, ça sera une plongée inoubliable, limitée à 12m pour respecter les limites du Padi open water de Victor, qui, a 12 an et ne peut plonger plus profond. Nous descendons le long d’une corde, à l’entrée du « mur des requins ». Ils sont des dizaines, bientôt des centaines, tapissant le fond de la passe, dans un canyon d’une trentaine de mètre de profondeur, sur une longue de plusieurs centaines de mètres. Nous nous laissons dériver, puis notre instructrice nous demande de nous accrocher au dos du tombant à des coraux mort, pour regarder le spectacle : les requins nous passent devant, certains, très curieux, approchent à moins de 2m, mais n’ont jamais l’air agressif heureusement. De taille moyenne, 2 mètre environ, ils sont assez fins et finalement peu impressionnants individuellement  : ce sont essentiellement des pointe noire, requins de récif connus pour n’être pas agressifs envers l’homme… tant qu’on ne le dérange pas, surtout en plein repas!

    Plus tard, nous apprendrons que certains plongurs, y compris professionnels se sont risqués dernièrement à plonger la nuit pour les filmer et que certains son repartis après quelques minutes de plongée seulement avec des bleus et des blessures superficielles, et d’autres y ont perdu une camera! Car la nuit, c’est l’heure de chasser et de manger pour les requins, qui deviennent alors comme fous, se cognant les uns dans les autres, agressifs et belliqueux. On risque alors de subir des dommages collatéraux, coup de queue, de museau, arrachage du matériel ou rapage de peau (la peau du requin est très abrasive).

    Comme dirait Victor avec sa sagesse habituelle et son humour pince-sans-rire : A-t-on idée de déranger les gens en plein repas ;-)?

    Plus tard, nous allons nous balader à terre et visiter le village abandonné, ancienne capitale de Fakarava. D’adorables cochons trainent par là, nourris au poisson et à la noix de coco.

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    Du vent d’Est est attendu se renforcant, l’occasion idéale pour quitter le spot d plongée et aller s’abriter à Hirifa, réputé pour son spot de place/kitesurf.

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    Finalement, le vent est moins fort que prévu, il n’y a pas de quoi faire voler un kite : mais c’est tant mieux pour Arthur qui continue son initiation à la planche : il est mordu!

    Et quand il n’y a pas de vent, nous partons en balade en paddle, le site est magnifique avec son lagon intérieur. Anna se fait une amie, et joue dans l’eau avec Hirinaki, le nièce de Leiza, propriétaire des lieux, qui propose une table d’hôte aux bateaux de passage.

     

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    Nous réservons donc la soirée pour toute la bande de  bateaux-copains : Moby, Mercredi soir, Invictus, Fata Morgana, et Quatra. Et reviendrons à 9h le lendemain matin pour regarder en direct la demi-finale de l’Euro : a l’affiche, France-Allemagne, de quoi mettre de l’ambiance au sein de l’assemblée avec nos amis Allemands d’Invictus!

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    Finalement, le vent ne se lève pas, inutile pour nous de rester plus longtemps à Hirifa, nous décidons de monter dans le nord de Fakarava , qui possède un gros village, où nous allons pouvoir faire un bel avitaillement de produits frais : déjà 2 semaines que nous avons quitté les Marquises, le frigo s’est bien vidé…

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    Oh bonheur, il y a même un resto-glacier près d’une petite plage, les enfants se régalent.IMG_0446

    Malheureusement, l’internet n’est pas de très bonne qualité, c’est frustrant de ne pouvoir publier tous les articles du blog que nous écrivons.

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    le petit resto-café qui nous procure internet… et des glaces artisanales!

    Astuce locale pour sortir les bateaux de l’eau : chaque faré a son ponton équipé d’un « ascenseur » à bateau!

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    Le soir même, le vent se lève, le mouillage est inconfortable, mal protégé des vents de sud-est, la mer est hachée, nous dormons mal et en plus, grrr, nous ne sommes même pas sur un bon spot de kite ni de planche! Dommage, Arthur avait même pris goût au gonflage des planches.

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    Ca sera notre dernier jour à Fakarava : cet après-midi, nous mettons le cap sur Toau, petit atoll situé à 20NM au nord-ouest de Fakarava.

  • Les Tuamotu sauvages :  l’atoll de Tahanea

    Les Tuamotu sauvages : l’atoll de Tahanea

    3 nuits et 2 jours de nav, dont les dernieres 24h pas facile, du vent et des grains, Loïc n’a quasiement pas dormi, moi j’étais très fatiguée par cette traversée que nous avons faite travers au vent, allure moins confortable que les allures plus abattues dont nous avons l’habitude depuis notre traversée de l’Atlantique.

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    A l’arrivée, la passe était à l’étale, facile à aborder.

    IMG_6111Nous avons passé 2 jours enfermés dans le bateau, dans le mouillage inconfortable de la passe, en mode « comme un dimanche pluvieux en Bretagne » : faire des jeux de société, regarder des films et faire des gâteaux – tout en étant un peu nerveux sur la tenue du mouillage.

    brioche au miel et beurre salé

    C’est un atoll inhabité, dans le sens où il n’y a pas de villages, seulement 2 familles plus ou moins itinérantes qui vont d’un motu à l’autre pour récolter le coprah.
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    Les eaux sont extrêmement poissonneuses : un petit bout de pain dans l’eau et voilà ce qu’on voit!IMG_6071 IMG_6073

    Dès que le temps a été meilleur, nous avons bougé dans un mouillage plus joli à l’autre bout du lagon, toujours assez venté, mais abrité du clapot cette fois-ci. Quelques bateaux étaient déjà là, nous trouvons tout de même un petit motu avec un seul bateau : un cata beaché, amarré à 2 cocotiers.

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    presque seuls au mouillage…

    Nous descendons à terre pour une petite promenade de fin de journée, heureux de poser le pied après 5 jours enfermés bord passons devant le cata jaune que nous avions reconnu de loin : c’est le fameux Banana Split, le cata d’Antoine! Es-il toujours l’heureux propriétaire? Eh oui, il nous salue, nous papotons 5 mn. Quel heureux hasard pour notre premier motu de croiser l’un des navigateurs qui nous a inspiré, fait rêvé, et dont nous avons lu les livres (« Mettre les voiles » fut l’un de nos livres de chevets il y a 15 ans à Maurice).

    Moby et Banana Split, le cata d’Antoine

    Victor a pris son premier cours de kite avant- hier avec Loïc : mania sur la plage, puis body-drag dans le lagon qui n’est pas profond. Il s’est bien amusé, et s’est écoulé de fatigue à table le soir….Hier rebelote, body drag, je pense qu’l va bientôt lui mettre la panche aux pieds!

    Arthur en profite pour faire du cerf-volant : excellent exercice de mania avant de des mettre au Kitesurf dans quelques années.

    Et là, nous avons encore bougé hier pour un autre motu tout mignon, nous apprêtant le soir a faire un feu sur la plage comme promis aux enfant, quand nous avons recu un appel à a VHF : Nos amis d’Invictus étaient arrivés le matin même sur un motu un peu plus loin, avec Mercredi soir et Fata Morgana : nous décidons de les rejoindre, et avons passé une super soirée sur la plage, gros feu de camp, brochettes, rosé, whisky-ananas…. et capture de crabe de cocotier : notre 1er!! Les enfants étaient aux anges.

    Le lendemain, nous repartons  pour un nouveau Motu, un nouveau feu de camp et une chasse aux crabes, avec la même équipe, plus un autre cata arrivé des gambiers  : nous sommes 5 catas amis, et amis d’amis au mouillage, 11 enfants en tout de 3 à 15 ans, c’est la fête!

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    Le lendemain matin, nous partons en annexe pour Bird Island, un petit ilot perdu au milieu du lagon : c’est le lieu de niche des oiseaux Tikkis. Nous explorons l’îlot à la recherche de leurs nids, et découvrons des coraux magnifiques, merveilleusement préservés, et un mini-lagon dans le lagon, quelques bébés requins qui passent, les enfants grimpent sur les roches pour les apercevoir.

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    Après une semaine d’exploration de ce lagon et de 3-4 motus, nous décidons de lever le camp pour Fakarava, un autre atoll un peu plus au nord, réputé pour ses passes poissonneuses et ses requins!

  • Les îles Marquises : EIAO

    Les îles Marquises : EIAO

     

    Motu One nous intrigue : un ilot de sable comme un atoll, alors que iles Marquises sont toutes des îles volcaniques sans barrière de corail. Après 2 semaines aux Marquises, sous le charme du paysage et de ses  habitants, mais un peu fatigués des eaux verdâtres de ses baies, nous aspirons à un peu d’eau turquoise….

    EIAO est déserte, mais a abrité pendant 3 mois un personnage célèbre : Georges de Caune – père d’Antoine et célèbre chroniqueur de l’ORTF d’après guerre- décida d’y passer un an en ermite, mais connecté au reste du monde via la radio pour laquelle il émettait quotidiennement ses feuilletons. Les vestiges de sa case y sont toujours

    Nous appareillons à 6h du matin de Nuku Hiva en direction de Motu One, navigation paisible sur un bord qui nous amène à midi devant l’atoll aux eau turquoises :

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    Le spectacle est grandiose : la houle déferle sur un ilot de sable d’une trentaine de mètre, l’eau est d’un véritable turquoise des mers du sud.

    IMG_5698Des formes sombres apparaissent dans les vagues : des requins viennent s’oxygéner. Au vu de la houle, il est évident que vous ne pourrons ni mouiller ni débarquer, dommage, mais nous sommes heureux d’avoir fait la route pour observer cet atoll.IMG_5704

    Nous mettons le cap su EIAO, notre destination de repli. Nous passons devant un ilot réputé pour ses oiseaux, c’est une réserve ornithologique.

    IMG_5719En effet, des nuées d’oiseaux de mer apparaissent, sternes, fous chassent dans tous les sens : nous dévions légèrement la route pour nous retrouver en plein milieu d’une chasse : le cliquet démarre, ca tire très fort, un thon jaune!! Nous manoeuvrons pour la seconde fois, roulons le solent, bordons la GV, ralentissons le bateau :  il est superbe, une bonne vingtaine de kilos, Loïc le remonte en une dizaine de minutes, je tarde un peu à retrouver le crochet, pour le sortir de l’eau…. et un requin nous attaque notre poisson… à 3m de nous et devant nos yeux ébahis, notre thon est gobé, proprement, sans rien en laisser…. nous sommes dépités… adieu sushis, sashimis. On dit souvent à la pêche que le poisson a toujours sa chance, mais là, c’est plutôt l’illustration pure de la chaine alimentaire.

    Arrivés à EIAO, nous découvrons une baie très sauvage, plage de sable noire, et des eaux aux couleurs contrastées : noire, vertes et rouge, du fait d’une source d’eau ferrugineuse.

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    Eiao

    Nous apercevons raies mantas et petits requins dans les aux troubles de la baie, cela n’incite pas à la baignade, mais plutôt à la pêche, tant l’activité sembe poissonneuse.IMG_5783

    Le lendemain nous débarquons, la cabane est occupée par 3 jeunes venus camper sur l‘île, nous partons à la découverte de la source, l’eau est bonne, et la plage de sable presque rouge.

    Eiao
    Eiao

    En début d’après-midi, nos apercevons sous la bateau une énorme carangue : elle semble blessée,  : elle porte une trace sur le dos de blessure fraiche, un requin sans doute. …

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    Les enfants essaient de la pêcher avec leur modestes cannes. Elle est attirée par le leurre, mais ne mord pas – heureusement pour eux, elle casserait leur leurre. Sur l’insistance des enfants, Loïc finit par tenter de la harponner, mais c’est une mauvaise idée : comme elle est blessée, son corps est sans doute chargé de toxines, il serait prudent de na pas la manger. Nous la laissons donc tranquille/… jusqu’à ce qu’une autre carangue vienne la rejoindre : elle nous narguent!IMG_5757Et nagent des heures autour du bateau.

    Entre temps, c’est un carangue arc en ciel qui mord, et c’est Gautier qui la remonte. Le temps de la préparer en filets, je jette la carcasse à l’eau… ce qui attire de petits requins pointes noires. Les enfants sont aux anges, ils me réclament des restes pour apater les bestioles : il me reste les 4 peaux de mes filets!IMG_5777

    Finalement, ça mord, le pauvre Arthur hurle de joie- ou de peur??!, il tient un bébé requin au bout de sa canne! Heureusement, le bestiaux se décroche… Il y aura encore plusieurs touches, l’excitation de nos pêcheurs en herbe est à son comble . Pour ne pas blesser les requins, ils ont enlevé les hameçons, et arrachent simplement des bout de peau au bout de leur ligne, et ça marche! Quel spectacle.

    En fin de journée, les 2 grosses carangues sont toujours là, Loïc décide de sortir la grosse artillerie, et remet en ordre sa grosse canne de lancer, de l’époque de Maurice où il allait pêcher la carnage géante dans les passes. Finalement, c’est une « modeste » carangue de 5 kg qui mord! les 2 « big mamas » sont restées sagement au cul du bateau s’abriter et manger nos restes….

    Nous appareillons vers 17H, et observons 2 magnifiques raies mantas sous le bateau, elles font bien 3M d’envergure, quel vol majestueux. Décidément, EIAO nous aura surpris par son activité intense et poissonneuse! Nous ne regrettons donc pas ce joli détour.

  • Les îles Marquises vues du ciel

    Les îles Marquises vues du ciel

    Ci-dessous quelques-uns de ses plus beaux clichés.

    UA HUKA : 

    NUKU HIVA

    Le village de Hatiheu

    EIAO : 

    UA POU :

    Ua Huka, baie de Haavei

    FATU HUKU : 

    FATU HIVA

    HIVA OA

    TAHUATA

  • Les îles Marquises : Nuku Hiva

    Les îles Marquises : Nuku Hiva

    Taioae nous accueille avec sa large baie abritée. Nous en faisons notre camp de base : avec le petit café sur le port (et son internet), ses restos locaux aux mille manières d’accommoder le thon cru, ses 2 supérettes et son marché de fruits&légumes à 2 pas, nous adoptons!IMG_0252

    L’ambiance est très sympa, et nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet avec le marché du samedi! Mon amie Nicole d’Invictus est une habituée des marchés du matin (il faut dire qu’ils mangent de la soupe tous les jours à bord alors il faut fournir…).

    sur le quai de TaioaéSauf qu’ici le marché du samedi c’est à 4h du matin! plus exactement, 4h15 ouverture, il faut donc y être au plus tard à 4h30 pour être sûr d’avoir tous les produits! Whaou, je ne m’étais jamais levée aussi tôt pour un marché! Mais ça valait le coup : magnifiques tomates, haricots verts, véritables radis!!, pastèques, aubergines, courgettes, choux, combawa… et plein d’autres merveilles, miel des montagnes, sirop de fruits, concassé de piment….P1000553

    A 5h30, le soleil se lève, nous sommes au café à déguster avec les copines à déguster des crêpes marquisiennes et autres beignets locaux tout frais.
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    A 6h, c’est le retour de pêche des bateaux ; j’achète un gros thon, on me lève le filet, nous allons nous régaler! et  7h, de retour au bateau, le temps de ranger, et c’est le petit dèj avec la baguette coco et le pain marquisien.
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    Les enfants se régalent des spécialités locales :

    Quand Gautier arrive, nous l’amenons direct dans la baie d’Hakatea, c’est la baie voisine de Taiohae, qui abrite la seconde plus haute chute d’eau du monde : plus de 300m!

    La balade vaut le coup en elle-même : il faut d’abord accéder au village, via un petit bras de rivière en annexe, puis marcher près de 2h en remontant son lit.

    …jusqu’à s‘arrêter aux vestiges d’un ancien village marquisien : il ne reste que des ruines…

    La chute en elle-même est impressionnante, mais nous ne pourrons pas l’approcher de très près en raison d’éboulements récents dus aux pluie diluviennes de ces derniers temps.

    Au retour, un peu crottés, nous nous arrêtons déjeuner chez Mathias et Monette au village, qui nous ont préparé du poisson cru et du poulet, un véritable festin d’autant plus appréciable quand on vient de marcher pendant 4h.

    C’est mon oncle Jean-Alain, qui a  déjà bouclé un tour du monde,  un tour du Pacifique, et est  venu 3 fois aux Marquises qui nous a demandé de passer dire bonjour à ses amis. Demain nous irons déjeuner  de chevrette (crevettes) au lait de coco chez Teiki et Kua, un jeune couple installé au village pour exploiter les arbres fruitiers plantés par leurs parents il y a 20 ans.

    Moby au mouillage à Hakatea

    Kua me raconte son histoire : avec un papa ingénieur agronome, elle a passé sa jeunesse à travailler à l’école la semaine, et défrichant le week-end pour planter en prévision de leur retraite, et en allant peupler de vaches quelques hectares d’un ilot perdu :  partis avec 2 vaches et un taureau, les voilà à la tête de plusieurs centaines de têtes de bétail! Pendant ses études, elle est tombé amoureuse de Teiki, homme de la terre et de la foret, qui chasse les sangliers à mains nues avec son couteau, pêche la chevrette au trident, et va chercher son poisson au harpon.  Aujourd’hui, ils exploitent le verger familial et vont une à deux fois par semaine livrer à Taihoaé le produit de leur verger : pamplemousses, citrons, piments….

     

    Nous irons aussi sur les traces de Melville et de son récit de ses mois de captivité au sein de la « tribu des sanguinaires  » , les Taïpi, dans la vallée de Taïpivaï (baie de Hakaa). Je recommande chaudement la lecture de ce récit  » Taïpi  » qui ressemble à un roman d’aventures! Et Gallimard vient de sortir son histoire en BD : « Tapi, un paradis cannibale ».

    Taïpivaï

    La descente de la rivière en elle même vaut le coup. Nous nous arrêtons aussi à la baie de Hoomi adjacente

    C’est dans la baie d’Hanao que nous fêtons les 16 ans de Gautier! Nous débutons la journée par une marche de 30mn le long du rivage, petit chemin escarpé, plutôt fréquenté par les riverains à cheval : pour nous c’est en savates et dans la boue que cela s’opère!

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    En bas à droite, la ferme

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    Notre but est de rejoindre la ferme voisine et d’acheter direct au producteurIMG_0114

    Nous sommes très gentiment reçus par le couple de propriétaires, retraités marquisiens, ayant pas mal bourlingué, rentrés au pays, et qui exploitent leur terrain et vont tous les samedi vendre le produit de leur terre au marché de Taiohae.

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    Malheureusement, les grosses pluies de ces derniers jour ont gâché la récolte de tomates, de haricots… Nous repartons tout de même avec des citrons, des pastèques, 3 petites aubergines, une citrouille…. que  vous ramenons à dos d’homme par le même petit chemin tortueux et boueux.. mes savates n’y resisteront pas…

    IMG_0112La plage est belle, mais gavée de nonos, alors nous nous baignons du bateau : les poissons sont innombrables, les garçons s’adonnent à la pêche, au lancer du bateau, et aussi au fusil.

    Loïc coache Victor et Arthur, le but est que Gauiter flèche son premier poisson avant de repartir!IMG_5888

     

    Malheureusement, en discutant sur la plage avec un pêcheur/surfer, il nous annonce que tous les poissons de la baie sont touchés par la ciguatera. Dommage, car les garçons avaient été très actifs et avec succès.

    Il va nous falloir relâcher tout ce que nous avons pêché, y compris la grosse carnage pêchée hier à Eiao.

    Loïc offre aux garçons une séance de tractage de surf derrière l’annexe.

     

    Le soir, nous soufflons les bougies, dégustons le gâteau au chocolat, la tarte banane et le délicieux whisky japonais que nous ont offert ses parents, Arno et Laeti.

    Le lendemain, nous quittons Hanao pour la baie de Haahopu, ou nous sommes le seul voilier : les enfants s’éclatent encore une fois dans les vagues.

    C’est tellement calme que vous envisageons de faire un feu ce soir sur la plage.

    Nous quittons Hanao pour Hatiheu, charmant petit village à l’église si pittoresque. La promenade le long du front de mer recèle de nombreux Tikkis. Nous sommes sous le charme de la paisible bourgade.

    C’est bientôt la fin de vacances pour Gautier. Nous l’emmenons  découvrir Eiao et Ua Pou, une nav’ de nuit, et quelques 300 NM avalés en 2 semaines.

    Le temps est très pluvieux depuis quelques jours, il n’est plus question de se baigner, les eaux sont trop boueuses. Nous sortons les jeux de société, le bricolage, et faisons un peu de cuisine.

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    Gautier aura passé de merveilleuses vacances qui resteront gravées dans sa mémoire : il rentre chez lui avec un Tiki en pierre, et plein de souvenirs, dont sa brulure de méduse physalie, qui heureusement a été bien traité, et reste sans conséquences, ouf!

     

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    Plus de peur que de mal, grâce au traitement préconisé par Yves Lefevre dans son « Guide de la faune marine dangereuse d’Océanie »édition « au vent des îles.

    Après 2 semaines de vadrouille autour de Nuku Hiva, nous ramenons Gautier à Taiohaé pour une dernière soirée avant de nous rendre à l’aéroport.

    Il est alors temps pour nous de faire un dernier gros avitaillement avant de prendre la mer direction les Tuamotus!

    A nous les eaux turquoises et le sable blanc!

     

     

  • Les Marquises : Fatu Hiva

    Les Marquises : Fatu Hiva

    Nous ne nous y étions initialement pas arrêtés en provenance des Galapagos, car il n’est pas possible d’y effectuer la clearance d’arrivée, ce qui n’embarrasse pas l’immense majorité des voiliers qui s’arrêtent quelques jours avant de continuer vers Hiva Oa…. Une petit nav de nuit au départ de Atuona, et nous y sommes.

     

    Il se trouve que nous arrivons en même temps que l’Aranui, ce fameux cargo mixte qui dessert toutes les petites baies de l’archipel en 3 semaines. C’est la fête au village. La baie est pittoresque, avec ses pitons de lave.

    La promenade vers la cascade est charmante, nous cueillons en chemins des citrons et des piments qui abondent , et après 1h de marche, nous nous baignons dans une vasque fraiche au pied d’une cascade, seuls au monde.

  • Les îles Marquises : Hiva-Oa

    Les îles Marquises : Hiva-Oa

    Le relief est omniprésent, la moindre baie recèle un ruisseau et une petite vallée, abritant le plus souvent des exploitant de coprah : car on vit surtout de la noix de coco, parfois d’autres produits comme l’exquis pamplemousse ou le Nonni, arbuste recelant un fruits aux vertus pharmaceutiques. Toutes les 3 semaines, le paquebot mixte Aranui (qui transporte aussi une centaine de touristes venus explorer les îles par la mer)  fait escale dans ces petites vallées, chacune son tour, et récupère les sacs de noix de coco, de pamplemousses, les bidons de Nonni, ou des caisses de sculptures des artisans locaux qui seront exposés à Tahiti.

    Une semaine entière s’écoule à Atuona, second plus gros village de l’archipel et chef-lieu de Hivao-Oa. L’occasion de refaire le plein de produits frais, de se connecter à internet et mettre à jour le blog, de profiter des restos locaux, comme la roulotte du samedi soir, qui s’installe du le quai du petit port, attirant un mélange sympa de plaisanciers et population locale.

    Nous sommes mouillés tout au fond de la baie, à quelques brasses de la plage de sable noir. Malgré la couleur peu attirante qui rend les fonds opaques, les enfants sont ravis de jouer dans le ruisseau : après 2 semaines de mers, tout le monde est ravi d’aller se dégourdir les jambes!

    Malgré les fonds gris foncés peu engageants et l’eau particulièrement planctonique, nous nous baignons et observons les raie mantas qui viennent se nourrir en plein milieu de la baie. C’est en paddle que nous pouvons les approcher au mieux.IMG_5335

    Nous profitons également de cette escale forcée pour aller explorer l’île avec John Ozanne, le seul taxi de l’île, et figure locale. Son grand-père est arrivée aux Marquises au milieu du siècle dernier, a épousé une marquisienne et tenu la seule boutique de l’île, qui accueillait en son temps Gauguin venu peindre la douceur polynésienne. Son père a repris le commerce, et a côtoyé Brel, venu y passer les 3 dernières années de sa vie, conquis par le charme et la douceur de ses habitants.

    Le but principal de la journée, c’est le site archéologique de Paumau, abritant le plus complet marae de Polynésie , niché au pied d’un impressionnant  piton rocheux.

    Au passage, nous nous arrêtons chez Lucien O’Connor, dont le grand-père irlandais avait fait escale en voilier au début du siècle dernier, et n’en est jamais reparti. IL exploite avec ses 3 frères la vallée voisine, plantés de centaines de pamplemousses, bananiers, citronniers…. Les O’Connor sont des bosseurs nous dit John. En effet, non content d’exploiter sa ferme, Lucien s’est mis sérieusement au miel s’est formé auprès d’apiculteurs français, et produit une merveille de miel doré et parfumé.

    Nous ferons un stop pour découvrir le Tikki Souriant, unique au monde, tout les autres font le tête….

     

    Et terminons par un picnique sur la plage.

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    Impossible de ne pas s’arrêter visiter l’aéroport d’Hiva-Oa. Jacques Brel y avait son petit avion. Aujourd’hui, c’est Vincent, le mécano d’Air tahiti, et qui vient d’ouvrir un petit chantier de carénage bateau, qui a repris le hangar et  l’activité de l’aéroclub : pour l’instant, c’est le seul membre!

    Hiva-Oa acueile un centre de formation de l’armée pour apprendre aux jeunes des métiers. Nos les voyons s’entrainer le matin sur leurs pirogues.IMG_5448

    Le mythe de l’île providentielle sur laquelle tout pousse sans effort, et où l’on a qu’à se baisser pour se nourrir de coco, bananes, et Uru (fruit à pain) n’est pas complètement faux : tout abonde ici. Les ruisseaux coulent en cascade, la mer regorge de poissons, et ces latitudes ne connaissent pas les cyclones. Mais la langueur polynésienne est une légende : ici les pêcheurs sont en mer dès 2h du matin, les marquisiens se lèvent à l’aube, et travaillent dur sur leurs terres. Mais leur secret, c’est qu’il prennent le temps de vivre, de célébrer la nature, Nous avons rencontré plusieurs de ces retraités marquisiens qui après avoir travaillé à la ville, à Tahiti ou ailleurs, toute leur vie reviennent passer leur retraite à travailler sur le lopin de terre, vivant très simplement de leur pêche et de leurs cultures, à quelques heures de cheval du village le plus proche.

     

    Après une semaine d’escale  dans cette baie de sable noir, nous aspirons à du bleu turquoise, et appareillons pour le nord de Tahuata, l’île toute proche, au mouillage enchanteur.

     

    Les mouillages du Nord d’hava Oa sont aussi superbes, comme Hanamenu , et à Tanaeka où les enfants se régalent dans les vagues.

    Hanamenu
    Hanamenu

    La petite cascade d’eau douce est ravissante et rafraîchissante… mais gavée de nonos, ces minuscules moustiques très irritants.

    Le soir, nous organisons un feu sur la plage avec nos amis d’Invictus.

    Toujours avec eux, en route vers Nuku Hiva, nous faisons une escale de jour insolite  l’îlot de Fatu Huku.

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    avec Invictus à Fatu Huku

    Ce rocher perdu au milieu de l’archipel est spectaculaire, et la grotte traversante est incroyable!

    Nous nous arrêtons pour un snorkeling « sauvage », peu de coraux, mais des tonnes de poissons. Finalement, la mer est trop agitée pour rester y dormir, et nous mettons le cap pour une nav’ de nuit vers Taiohaé.

  • Isabella, Galapagos épisode3

    Isabella, Galapagos épisode3

    Juste avant d’arriver, nous faisons un petit crochet par,  Isla Tortuga, ancien cratère écroulé et éventré, le ressac y est impressionnant, et le paysage spectaculaire.

    Le mouillage de Puerto Villamil est charmant, bordé de kilomètres de plages sauvage à souhaits, de petites pensions de famille pieds dans le sable , et d’un port protégé par un archipel d’ilôt plats inhabités, mais très riches en faune marine.

    Nous commençons notre exploration du mouillage par une première petite balade en paddle autour de l’archipel de Tintoreas : toujours autant d’animaux, beaucoup de tortues marines, elles sont énormes, et toujours aussi craintives, c’est difficile de les approcher : un petit tour de tête hors de l’eau et hop, elles disparaissent.

    La nouveauté, ce sont les colonies de pingouins qui nagent par 2 semble-t-il.

    Un petit tour vers la plage en fin de journée, marée descendante, de petites vagues lèvent, et nous voilà partis en surf sur de jolies vaguelettes! Moi et Anna sur notre paddle, Loïc avec Arthur! Nous resterons finalement quasi jusqu’au coucher du soleil nous amuser dans 50cm d’eau sur un fond de sable, quelques raies passent sous nos planches, les pélicans nous survolent, c’est magique!

    Existe-t-il un autre endroit dans le monde oû l’on puisse en une heure de balade familiale : surfer des vagues de sable, croiser des raies, des tortues, des bébés requins, nager à côté des pingouins, des otaries, sous le vol gracile de pélicans?

    Nous décidons de revenir le lendemain explorer plus en détails cet archipel, sous l’eau avec nos masques, et à terre avec nos savates!

     

    Bien nous en prend, nous pouvons débarquer sur l’un des ilots, que nous atteignons en traversant un morceau de mangrove; une otarie très espiègle vient nous chercher. Elle ne demande qu’à jouer, qu’à cela ne tienne, Victor et moi sautons à l’eau, et nageons à ses côtés. Elle fait mille cabrioles, sur et sous l’eau, quelle virtuosité, et prend visiblement grand plaisir à nager avec les humains, nous fondant dessus, esquivant, sautant hors de l’eau.

    A terre, l’ilot nous offre une promenade circulaire splendide à travers un champ de lave, patrie des iguanes marins : d’ailleurs rien qu’à l’odeur puissante de fauve, ça se sent!

    Sur l’une des plages, nous trouvons des ossements et reste d’otaries et d’iguanes – les enfants voudraient ramener ce crâne à bord, mais je leur explique que nous n’avons le droit de ne rien emporter de naturel avec nous : 97% du territoire des  Galapagos est classifié  « parc National », et géré très strictement.

    Quelques centaines de mètres plus loin, une lagune abritant des tortues, et « las grietas », sorte de « grotte/fosse » en eau peu profonde accueillant pas moins de 70 requins en tout!, et quelques énormes raies également. Je n’ai malheureusement pas de photo à vos montrer – faute à la batterie qui s’est éteinte juste au mauvais moment… mais la concentration est étonnante!

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    Le lendemain, nous avons décidé de louer des vélos pour la journée et de pédaler : un super exercice pour notre bas du corps qui se ramollit après ces quelques semaines passées en bateau. La mer d’un côté avec ses rubans de sable blanc, déversant ses rouleaux et vaugues, et de l’autres une zone humide composée de marais, étangs, grotte et caves. La progression n’est pas toujours facile, il faut pédaler dans le sable, la chaleur du soleil équatorien est accablante, avant midi,nous faisons un plouf sur la ravissante playa del amor

    Le reste de la balade nous fait passer par mangroves, étangs, et coulées de lave…. et le centre d’élevage et de protection des tortues d’Isabella, très pédagogique.

    Nous entrons au village à 16 h, fourbus, mais heureux, et en récompense pour les sportifs : une glace chacun. IL faut dire que les marchands de glace ont à tous les coins de rue, une aubaine pour les enfants! J‘en profite pour sillonner le village en vélo, à la recherches de sources d’approvisionnement, car dans 3 jours, nous partons pour les Marquises, 15 jours de mer, il va falloir faire de bonnes courses!

    Le marché n’a qu’une échoppe ouverte, j’y trouve des Maracujas, ce n’est pas ça qui va nous nourrir 2 semaines… les étals des supérettes locales sont bien maigres en produits frais. Pour ce qui est des produits secs et conserves, j’ai fait le plein au Panama en prévision de 3 mois dans les iles du Pacifique, et il me reste encore quelques filets de bon boeuf Angus au congélateur…

    J’apprend au détour d’un chemin que des amis ont passé commande  de leurs oeufs/légumes auprès d’un restaurateur local (un allemand marié à une équatorienne) et qui se fournit dans mes montagnes auprès d’une ferme bio : c’est le bon plan!! Le grenier de l’ile c’est en effet la zone à mi-hauteur entre le volcan et la mer, 200 habitants qui produisent fruits, légumes, et élèvent quelques animaux.

    Le lendemain, nous avons prévu une grande journée au volcan avec nos amis du catamaran Invictus : Toby, Nicole et leur deux petites filles de 3 et 4 ans Juliana et Marlene.

     

    Au programme : 2h de randonnée à cheval sur les bords du cratère de la Sierra Negra, puis 3heures de randonnées à pied sur des coulées de lave. C‘est une rando qui se fait aussi 100% à pied, mais au vu des âges de nos enfants, nous avons pensé que d’effectuer la première moitié à cheval n’était pas du luxe!

    Au retour, nous faisons un stop dans un ferme qui cultive des fruits et passons notre commande pour le lendemain.

    Avant-dernier jours à Isabella, c’est le jour des approvisionnements. Nous nous sommes organisés à 3 bateaux pour prendre un taxi commun et nous rendre à la ferme pour récupérer nos fruits : 40 citrons, 40 oranges, 30 mandarines, 1/2 régime de banane, 30 maracujas, 3 ananas, 4 papayes, plus des herbes (basilic, origan, menthe,coriandre…) et autres bricoles cultivées par le fermier : aubergines, longanes, (sortes de haricots verts), tomates vertes….

    C’est aussi l’occasion d’amener les enfants à la ferme : en l’occurence, nous n’avons amené que les filles : Eleonore, Anna, Juliana et Marlene . L’avantage est qu’aucun de ces fruits n’est allé en chambre froide, et qu’ils ont été cueillis un peu verts : ils devraient se conserver longtemps.

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    retour de shopping en annexe

    Le soir, je récupère mes légumes au restaurant : 2kg de carottes, autant de pommes de terres et de poivrons et de tomates, un gros chou vert. Malheureusement, il n’a pas de ces délicieux avocats tropicaux ni de salades- qui ne se conservent d’ailleurs pas très longtemps, tant pis!

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    Le soir même il reste à tout laver, trier et bien ranger dans les filets (fruits) et dans les fonds (légumes) en veillant de ne pas les mélanger, surtout les bananes et les pommes de terre qui font tout murir très vite. L’avitaillement en protéine est réduit à zéro, je n’ai trouvé ni poulet ni viande ni poisson correct : il nous faudra donc pêcher!…

  • Galapagos, épisode 2 : Santa Cruz

    Galapagos, épisode 2 : Santa Cruz

    Dès le premier soir, nous allons à terre nous faire un poisson grillé  dans un foodcourt original : une ruelle bordée de gargotes, qui se transforme le soir en resto géant . La formule est sympa : ruelle est bouclée, les tables et chaises sont descendues dans la rue, et la cuisine se fait aux BBQ. Au débarcadère, dans les lumières du soir, bébé-raies et requins passent et repassent ; une vraie nurserie.IMG_4016

    Après avoir fait le tour de quelques tour opérateurs, et avoir tenté de négocier des tarifs de groupe pour une excursion à Santé Fé, l’île des gros iguanes terrestres, – nous sommes plusieurs bateaux : nous nous redons compte que ce genre de tourisme, ce n’est pas pour nous. 12 personnes par bateau (pas plus pas moins!), accompagné obligatoirement d’un guide du parc National, serrés comme de sardines et sanglés dans de gilets oranges pour toute la journée, non, vraiment non, à 100$ la journée (pas de réduction pour les enfants…)soit 500 USD à débourser!!, Tant pis pour les iguanes terrestres de Santa Fé, il y tant a découvrir, rien que dans la baie!!

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    Nous sommes en effet mouillés dans le  port de Puerto Ayora, et partons pour une balade en paddle  : en quelques coup de rame, nous approchons de très près la faune marine, tortues de mer, iguanes marins se prélassant sur les rochers, petits requins (1m50), les otaries sont bien moins nombreuses, ouf, nous dormirons mieux la nuit! Sur les roches, tout près du débarcadère, j’aperçois les fameux fous à pattes bleus nichant ;  leur cri est presque humain, c’est troublant.

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    Le lendemain, nous partons pour la balade des  Grietas, sortes de fissure dans la roche, abritant grottes et bassins naturels.

    Ici les fissures dans la roche sont impressionnantes, formant grottes, cavernes et bassins naturel.

    Nous traversons des marais sur un très joli parcours pavé, qui passe également par des plages de mangrove IMG_4021

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    P1000147L’occasion d’observer de près des bébés raies aigles. Les mangroves sont en effet une véritable nurserie pour les poissons. IMG_4033

    Depuis quelques jours, nous accueillons Laurent et Nicole, mes cousins qui sont de passage aux Galapagos avec leurs enfants, et qui nous avaient accueilli aux San Blas (Panama) sur Crazy Louise, un autre Outermer 51.

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    Après qu’ils aient passé quelques jours sur le cata de leurs amis de « Mercredi soir », nous sommes ravis de pouvoir à notre tour leur offrir l’hospitalité.

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    Et comme demain c’est l’anniversaire de Loïc, Laurent m’accompagne très gentiment faire les courses : ça sera Sashimi pour tout le monde! La visite au marché aux poisson n’est pas banale : tandis qu’une otarie attend sagement comme un chien bien élevé, que le poissonnier lui donne sa ration, les pélicans se battent pour les restes

    Une bien belle journée, passée à la plage, en compagnie de l’équipage d’Excallibur.P1000142

    Une grosse heure de marche en plein soleil, mais que cela valait le coup! IMG_4098et tout au bout de cette plage, après 45mn à marcher dans un sable doux comme de la farine, une lagune, de la mangrove, des iguanes.

    Victor s’éclate en skim et en bodyboard

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    Un iguane peu farouche sort de l’eau devant les enfants…

    Le 28 au soir, nous accueillons à bord les équipages de « Mercredi soir », « Invictus », « Excallibur » ainsi que Pascale et Pascal de l’organisation Pacific Odyssey pour déguster les inoubliables sashimis « sauce papa » de Laurent, suivi d’un bon gros cake coco-chocolat, afin de souffler les bougies.IMG_5086 IMG_5090

    Le lendemain c’est repos, les enfants sont épuisés de leur journée de la veille, pas loin de 4h de marche en tout, de longues baignades, des heures de skim pour Victor, et une soirée bien animée avec les copains à bord!

  • Galapagos épisode 1 : l’île de San Cristobal

    Galapagos épisode 1 : l’île de San Cristobal

    Archipel mythique, aujourd’hui rattaché à l’Equateur, les Galapagos sont un jalon important de notre tour du monde  : d’abord parceque idéalement situé à 1/3 du chemin entre Panama e mes marquises, ils offrent une escale intéressante, permettant de réaliser la traversée du pacifique en 2 étape de 5 jours et 15 jours, plutôt qu’en une seule de 3 semaines. Je rêvais d’observer par moi même l’extraordianaire diversité de sa faune marine, et de fouler la terre volcanique aux paysages torturés qui a servi de catalyseur à Darwin dans l’élaboration de sa théorie de l’évolution.

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    D’ailleurs, pendant les jours qui précèdent notre arrivée,  je lis quelques passages choisis du récit que Darwin a fait de son voyage autour du monde sur le Beagle, et notamment bien sûr , sur son escale désormais célèbre aux Galapagos. Jeune naturaliste débutant à l’époque, il a réalisé que les pinsons de cet archipel (mais aussi les iguanes, les tortues terrestres…)avaient tous développé des caractéristiques physiques différentes suivant leur ile d’attache, leur corps s’étant modifié pour s’adapter au mieux à leur environnement. A époque l’idée est plus que révolutionnaire, elle est hérétique!

    le buste de Darwin
    le buste de Darwin

    Depuis les années 50, l’Archipel autrefois désert et sans population autochtone, est devenu un haut lieu touristique, pour les riches américains essentiellement, venus passer 2 semaines sur des paquebots de luxe; backpachers et voiliers de passage sont par le fait de moins en moins les bienvenus dans cette course au dollar qu’est devenu le « tourisme à la Darwin ».

    Les première ligne de paysage se dessinent, relief volcanique, plages de sable immaculé, roches basaltiques, végétation luxuriante…IMG_4679

    Notre première étape est l’île de San Cristobal, à peine 2 000 habitants, mais le véritable centre administratif du pays.

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    Notre première impression est plutôt bonne : un petit port de pêche, quelques bateaux de tourisme, une jolie petite plage familiale, 2 spots de surf encadrant la baie, et des otaries par milliers : whaou!

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    Car Puerto Baquerizo est littéralement colonisé par les otaries, qui sont incontournables dans la baie, et certainement dix fois plus nombreuses que ses habitants humains!

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    Des les premiers pas à terre, nous les voyons envahir le front de mer : escaliers, bancs publics, trottoirs, elles sont partout, sauf sur la route… IMG_3709

    et en fin de journée, la plage est noire de monde…., nous passons une bonne heure à les observer. IMG_3766IMG_3774

    De retour à bord, et malgré les pare-battage mis en place pour empêcher les otaries de monter à bord, nos jupes arrières sont occupées… pour la nuit…en fait pour la semaine,IMG_3906

    mais seulement aux heures nocturnes…. à tribord, maman et bébé, qui tête la nuit dans un bruit de succion étonnant… et à bâbord  un gros mâle qui défend son territoire à grands coup de gueulantes sur les plus faibles. IMG_4906

    Sans compter les quelques jeunes blagueurs qui tentent de monter directement dans le cockpit depuis le côté  et que nous devons déloger en nous levant en pleine nuit-faute de quoi nous retrouverions notre cockpit colonisé le lendemain par ue horde de bestioles aux odeurs de poisson. Car les otaries, c’est mignon à regarder, mais ca sent aussi fort qu’un cheval qui reviendrait d’une journée dans une poissonnerie.

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    Le lendemain, sur les conseils d’un autre bateau arrivé avant nous, nous partons pour un tour de l’île en taxi : ce sera notre première et dernière tentative de « visite touristique ». La visite est calibrée, minutée, les sites d’intérêt immuables et faits toujours dans le même ordre par tout le monde! Cela dit, les sites visités sont intéressants.

     

    El ceibo : visite du plus vieil arbre d’Equateur, 300 ans selon ses « inventeurs ». Au-delà de la visite de l’arbre, le lieu est passionnant car il est au coeur du site historique de la première tentative de colonisation de l’île à la fin du 19ème siècle, par un ingénieur allemand venu y cultiver de la canne à sucre.

    A l’instar de plusieurs autres tentatives de colonisation de l’époque,  l’histoire se terminera mal, dans un cruel bain de sang ; en effet,  l’esclavage ayant été abolit, les colons de cette époque n’avaient pas trouvé mieux que d’importer de la main-d’œuvre pas cher : bagnards et autres repris de justice furent recrutés, qui avaient de méthodes de règlement de compte on ne peut plus expéditives….

    De manière générales, l’histoire des Galapagos est que ruines, tragédies en tous genres, naufrages, bains de sang  et prisons infâmes. Il faudra les années 50 et le début de l’activité touristique pour cet archipel se trouve une voie de rédemption et de développement plus noble;

    El Junco, ancien cratère devenu lac, où le frégates tournent.. une jolie balade en pleine nature, la vue est grandiose.

    La Galapaguera, centre d’élevage de tortues : en effet, le taux de fécondité « naturel » n’est plus suffisant aux tortues terrestres de l’archipel pour se reproduire et maintenir un nombre suffisant d’individus. Pour pallier à cela, les autorités du Parc National ont mis en place dans les 3 îles principales des centres de reproduction où les oeufs pondus sont ponctionnés dans les sites naturel, mis en incubation, puis traités afin de permettre suffisamment de naissances.  Les jeunes tortues restent 5 à 6 ans dans les centres avant d’y être relâchées dans la réserve naturelle, à un âge où leur subsistance ne pose plus de problème.

    Stop déjeuner dans l’unique restaurant de la zone, un délicieux ceviche, la spécialité locale partagée avec toute la côte ouest de l’Amérique du sud : du poisson cru mariné dans du jus de citrons, avec de la coriandre, quelques tomates, des oignons doux et servi avec des chips de banane plantain et des frites de yucca : un régal!! Je profite de cette escale dans la ferme/auberge pour montrer aux enfants comment poussent fruits et fleurs tropicales. IMG_3886

    Nous terminons la balade par la plage de Puerto Chino ,après 15mnn de marche dans un paysage semi-désertique, et nous retrouvons comme seuls aux monde sur cette plage, avec  pour seule compagnie un couple maman-bébé d’otaries, très touchants. Nous nous baignons dans les rouleaux, la mer est fraiche, le soleil cuisant, la brume de mer pas loin, quel drôle de climat.

    Une belle journée, intéressante, mais qui nous laisse cependant un goût d’amertume : nous nous rendons compte du profond décalage entre ce tourisme formaté et nos aspirations de grand voyage, qui ne peuvent s’accommoder d’être trimballés de site en site , montre en main,  par un taxi, pour à la fin de la journée avoir coché toutes les cases : « done that, been there… », et se voie réclamer un supplément de 10 USD pour avoir dépassé le temps imparti… c’est la course au dollar dans un pays pauvre, et l’on sent que le touriste n’est vu que comme une source de revenus, pas plus. Il nous manque ce supplément d’âme, qui vient aussi du fait que la population locale est peu – voir pas du tout – sensibilisée aux enjeux globaux écologiques et de protection de la nature.

    Il faut dire que le pays ne manque pas de contradiction :

    • un tri sélectifs obligatoire, mais pas de poubelle de tri à terre pour les déposer
    • une volonté affichée d’écotourisme « vert », mais un manque total de sensibilisation des touristes – ou de la population- à ce sujet. Très peu de sites accessibles sans être accompagné d’un guide officiel, peu de panneaux d’information notamment sur la réglementation du parc national et ou sur les animaux rencontrés et la manière de les aborder en respectant leur environnement
    • des contraintes de respect de l’environnement imposées aux voiliers de passages inapplicables (interdiction d’utiliser son annexe, réservoir d’eaux noires obligatoire, – et pas appliquées du tout par les gros yachts transportants des dizaines de touristes à la cabine, qui déversent leurs eaux noires à la sortie du port, et offrent un ballet incessant de gros semi-rigides transportants leurs passagers/avitaillement à terre)

    Nous ne nous laisserons plus prendre et découvrirons le reste des Galapagos à notre rythme et hors des circuits organisés – ce qui s’avère être un sacré challenge sachant que de nombreux sites sont interdits sans que l’on soit accompagné d’un guide officiel du parc Naturel, et que les annexes sont elle aussi interdites dans les sites naturels….

    Le lendemain après midi, avec toute une bande d’amis de 3 bateaux, nos partons  sur un super spot de surf : pour le coup, la « case nautique » de Moby est mise à contribution : 2 SUP de surf, un longboard, un skim et un bodyboard,

    2mn de  bateau-taxi, 10 mn de taxi 4×4,  et 15 mn de marche seront nécessaire, et nous y voilà!

    IMG_3966IMG_3939C’est notre premier contact avec les iguanes marins, qui ont des têtes et des corps impressionnants, très foncés de couleur, couverts d’écailles et d‘épines, avec un air patibulaire…. cependant, ils sont complètement inoffensifs puisque végétariens, et se nourrissant exclusivement d’algues : ils n’y a aucun risque de se faire croquer le pied! Ils sont en plus très lents, vraiment aucun risque donc!

    Dimanche, c’est notre dernier jours à San Cristobal, et comme de nombreux locaux, nous partons faire ce qui semble être la balade dominicale traditionnelle. Première étape, le «centre d’interprétation«  des Galapagos, sorte de musée expliquant les particularités géologiques et, naturels et de peuplement de l’archipel.

    Un sentier de 4km suit dans les terres afin de rejoindre une petite baie où le snorkeling est parait-il joli. Nous y croiserons une otarie et quelques gros poissons perroquets.P1000036 P1000049P1000069

    La chaleur est accablante, avec ce soleil équatorial et la mer terriblement rafraîchissante avec ses 22°. Le retour se fait par une jolie plage fréquentée par les habitants… et des otaries bien sûr.

     

    Encore quelques centaines de mètre, et nous abordons une dernière petite plage, très fréquentée, et bordée par des vendeurs de brochettes et de glace : récompense suprême, une glace pour tout le monde, les enfants ne l’ont pas volée, ils ont vaillamment marché sous le cagnard.

    Nous découvrons les glaces locale aux saveurs équatoriennes : coco, frutilla (fraise), manzanilla (???!!), pina (ananas) Mora ( mûre) : tout pousse dans ce pays!P1000118 P1000127

    Le soleil se couche, les pélicans se posent pour la nuit, et nous rentrons à bord de MobyP1000131

  • Les Galapagos : une spectaculaire faune marine

    Les Galapagos : une spectaculaire faune marine

    A notre arrivée sur l’île de San Cristobal, nous sommes émerveillés par les otaries, qui ont littéralement colonisé le front de mer, et sont très joueuses…Nous passons des heures à les observer, elles nous font tant penser à des chiens marins!

    Une fois arrivés sur les plages, nous sommes tout autant étonnés

    de leur côté amical et joueur!

    Puis nous découvrons le reste de la faune locale : les iguanes marins sont très impressionnants eux aussi, patibulaires, mais finalement très peureux et… végétariens! Les enfants comprennent vite qu’ils ne craignent rien!

    Les oiseaux sont omniprésents :

    Plus touchants encore, les pingouins, assez craintifs en mer, nous n’avons pas de mal à les approcher à terre…

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    Idem pour les tortues marines : j’ai bien du mal à les prendre en photo…IMG_5083

    Les bébés requins sont furtifs, mais très nombreux dans le mouillageIMG_5152 (1)

    de même que les raies aigle

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    Les Galapagos sont un régal pour qui aime se retrouver dans une nature préservée, sauvage mais tranquille, avec des animaux qui se laissent approcher. La manière dont ce « tourisme vert » est organisé est plus discutable, ultra réglementé et pour autant pas toujours « écologiquement correct » :  nous l’évoquerons dans un prochain article plus détaillé.

    Nous quittons demain ce paradis des animaux pour 15 jours (plus ou moins…) de traversée du Pacifique, direction : Les Marquises!

  • Notre traversée du Canal de Panama

    Notre traversée du Canal de Panama

    Le mercredi 13 avril après-midi, nous nous sommes retrouvés dans le Pacifique, après avoir franchi le mythique Canal de Panama. Une expérience exceptionnelle, dont nous rêvions depuis des années, et qui s’avérait indispensable pour notre projet de tour du monde par la route des Alizés. Ci-dessous le résumé de ces 24h hautes en émotions!

    12h :  nos 3 équipiers arrivent à bord. Il faut en effet 4 handliners disponibles en plus du skipper (qui barre) et de l’adviser (sorte de « pilote » qui coordonne le opérations) pour s’occuper des 4 amarres dans les écluses :

    • Jean-Philippe, lui-même en tour du monde en famille à bord d’un d’un voilier de 54 pieds est en attente de passer le canal dans les jours qui viennent, et est curieux de voir de visu le déroulement des opérations.
      Jean-Philippe
      Jean-Philippe
    • Gabrielle et Sebastien, un couple de backpackers franco-chiliens, rencontrés sur les ponton, nous accompagnent aussi.Ils ont déjà franchi le canal à bord d’un monocoque 15 jours auparavant. Ils sont en attente d’un embarquement pour le Chili via l’Equateur pour y monter une ferme/centre culturel : www.tejedoresdesuenos.comIMG_9078

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    • et moi-même!

    12h30 : nous quittons la Marina de Shelter Bay

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    et apppareillons pour les FLATS, cette zone de mouillage réservée aux voiliers en transit. Nous avons quelques heures d’attente, l’occasion de mieux faire connaissance avec nos handliners et préparer les 4 aussières de 50m qui servirons à nous amarrer à couple d’un autre bateau et aux bittes d’amarrage des écluses.

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    16h30 : une navette dépose notre adviser à bord. Il s’appelle Macklin, et travaille le reste du temps comme agent de sécurité à bord de navettes de bateaux de patrouille sur le canal. Il arrondit ses fins de mois comme beaucoup d’autres employés du canal en servant de « pilote » aux voiliers en transit.

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    16h45h : nous sommes en route vers les écluses du Lac Gatun. Le traffic est impressionnant, nous croisons d’immenses bateaux de commerces qui sortent du canal en provenance du Pacifique.

    17h : nous passons au pied des piliers du futur nouveau pont qui reliera les 2 rives du Canal en amont et évitera l’attente générée par les passages de gué actuels qui se font sur les écluses directement.

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    Nous sommes accompagné pendant notre convoi de 2 autres voiliers :

    • Invictus, un catamaran Lagoon 52 skippé par Toby, accompagné de sa femme Nicole et de leurs 2 petites filles de 3 et 4 ans, nos anciens voisins au ponton de la marina,

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    • Glazik, un Super Maramu.

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    Nous apprenons avec notre aviser que nous allons passer à couple tous les 3 dans les écluses : 2 catas de 50 pieds plus un mono de 14m, ça fait large comme convoi :  il ne restera que 3m de part entre le convoi et les murs de l’écluse…

    17h05 : nous passons devant un petit bras de rivière,  vestiges du premier projet de canal effectué par Ferdinand de Lesseps, inventeur du Canal de Suez.IMG_3481

    17h15 : nous entamons les manoeuvres d’amarrage des 3 bateaux, tout d’abord les 2 catas, puis le monocoque. Les advisers de chaque bateau ont décidé de de positionner Invictus, le Lagoon 52 au milieu : ce sont ses moteurs qui travailleront le plus. Charge aux bateaux extérieurs, Moby et Glazik de gérer chacun 2 aussières qui nous relieront aux bittes d’amarrage des écluses

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    17h45 : nous entrons dans la première écluse, derrière le Hans Lubeck,

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    c’est impressionnant car nous sommes en bas, les murs sont particulièrement hauts!! Franklin briefe rapidement les 2 handliner du bord : Jean-Philippe que j’assiste, et Sébastian, assisté de Gabrielle.

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    17h50 : Les portes se referment, les employés du canal nous lancent les toulines auxquelles nous amarrerons nos aussières. Nous les amarrons, et en 10mn, l’eau monte par gros bouillons, et les handliner reprennent petit à petit la longueur de bout.

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    17h55 : nous sommes arrivés en haut de la première écluse!

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    18h05 : les portes de l’écluse s’ouvrent! nous nous dirigeons dans la foulée vers la seconde écluse. Les empolyés du canal nous rendent les amarres et avancent avec les toulines

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    18h25 : Nous entrons dans la seconde écluse, à la suite toujours du porte-conteneur Hans Lubeck.

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    18h50 : nous sommes dans la 3ème écluse. 

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    18h55 : nous naviguons sur le lac Gatun, la nuit tombe, nous arrivons au coucher du soleil et mouillons dans une zone pas très glamour en travaux, à portée de gros cargos et porte-conteneurs, et à deux pas de la foret.

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    Après une douche très salutaire, nous mangeons rapidement, puis allons nous écrouler de fatigue : il faut le dire qu’il y avait un peu de tension nerveuse à évacuer de cette première journée!!IMG_4424

    21h : juste avant d’aller nous coucher, nous voyons un 4ème voilier arriver : c’est Lufi of Guernsey. Il est fort probable que les configurations d’amarrage a couple changent demain.

     

    J2 : Du Lac Gatun au Pacifique

    6h15 : Nous sommes sur le pont, le soleil se lève, la journée s’annonce encore une fois très chaude.

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    IMG_4433 Surprise, de loin nous apercevons un étrange animal flotter ; ce n’est pas un caïman, mais un manatee (lamantin). Ils ont été amenés dans le lac il y a quelques dizaines d’année, et se sont apparemment bien acclimatés.

    7h30  : arrivée de notre nouvel Adviser, Franck, pilote sur un remorqueur, un vrai pro, très sympa, et assez bavard, qui nous accompagnera pendant cette longue journée : l’occasion pour moi de papoter en espagnol et de dérouiller ce langage que j’avais peu pratiqué notre année passée à Cuba il y a près de 20 ans…..

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    7h45 : Nous partons pour une longue traversée du lac Gatun, qui est en fait un réservoir artificiel créé pour servir de liaison entre les écluses.

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    Notre aviser nous apprend que nous traverserons à couple avec un seul autre bateau, Lufi, 11m. Loïc est très content, c’est donc notre bateau qui mènera le convoi .IMG_3491

    Nous croisons aussi de nombreux bateaux de passagers visitant le canal à bord de barques rapides. IMG_4511

    Les rives du Lac Gatun ont des paysages changeants :

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    8h00 : d’abord un véritable lac artificiel, peuplé d’ilots qui ont tou l’air d’être naturels, des portions de forêt sauvage, parfois façon savane, parfois façon forêt équatoriale, le tout sur un parcours balisé de bouées d’un bout à l’autre

    10h45 : les berges se rétrécissent  c’est la « Culebra », long boyau aux rives de glaise, creusé durement par la main de milliers d’hommes dont plus de 20 000 périrent lors de la construction du canal au début du siècle dernier
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    11h15 :  le pont du Centenaire, marque la fin  de la Culebra, et l’arrivée prochaine aux écluses Pacifique de Pedro Miguel et Miraflores.

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    12h15 : nous arrivons devant les écluses et commençons la manoeuvre pour nous mettre à couple de Lufi of Guernesey, skipper par Phil et Laura, un jeune couple de Guernesey.

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    12h30 : nous entrons dans l’écluse de Pedro Miguel, première des 3 écluses du côté Pacifique. Elle sont cette fois descendantes, c’est moins impressionnant.

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    Cette écluse comme celles de Miraflores sont doubles : nous apercevons dans l’écluse parallèle à la notre Invictus, à couple de GlazikIMG_3495

    C’est à notre tour d’attendre l’arrivée du cargo ou porte-conteneur qui passera l’écluse avec nous. IMG_3521
    13h45 : Après une heure d’attente, nous apercevons notre compagnon d’écluses : le « Jewel of Sohar ». La manoeuvre pour ce géant  prendra 45mn… il est tellement large qu’il ne lui reste que 2 pieds de chaque coté des murs….IMG_3505

    14h30 : Le Jewel of Sohar est arrimé,  les liners se tiennent prêts devant cette impressionnante porteIMG_3489

    14h45 : nous sortons de Pedro Miguel, et restons à couple de Lufi dans la « Gaillard’s Cut », tranchée creusée entre les écluses de Miraflore et Pedro Miguel, du nom de l’ingénier français ayant mené les travaux pour le compte des promoteurs américains du Canal.IMG_4568

    15h00 : nous arrivons devant devant l’écluse double voies de Miraflores, là où se trouve le centre des visiteurs, passionnant musée interactif du canal que vous avions exploré il y a 18 mois lors de notre passage à Panama City!

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    15h15 : nous sommes amarrés, des centaines de touristes nous regardent. C’est aussi à que se trouve la webcam qui retransmet en direct des arrêts sur image des bateaux qui passent!!! l’occasion de prévenir la famille par téléphone de notre passage imminent.

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    Voici d’ailleurs Moby pris en photo par cette webcam!!!

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    15h30 : la vue sur les 2 rangées d’écluses est spectaculaire. Nous apercevons le mât d’Invictus, qui a une heure d’avance sur nous et vient d’arriver dans les eaux du Pacifique. IMG_4578

    IMG_458315h45 : notre compagnon d’écluse arrive, la manoeuvre prend une bonne demi-heure….
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    16h15 : les portes de l’écluse de Miraflores 1 s‘ouvrent, le Pacifique n’a jamais été aussi proche!

    IMG_457916h30 : nous sommes ammarrés dans l’écluse Miraflores 2, surplombant le Pacifique : séquence émotion pour toute la famille. Le Pacifique, c’est le but principal de notre voyage, l’Océan qui nous fait rêver, celui que nous ne connaissons pas encore….IMG_4600

    16h45 : la dernière porte des écluses s’ouvre : nous voilà dans le Pacifique, prêts pour de nouvelles aventures!!!IMG_4628

  • En partance pour traverser le Canal de Panama

    En partance pour traverser le Canal de Panama

    Arrivés à la Marina de Shelter Bay il y a 8 jours pour préparer les formalités de passage du canal, nous avons hâte de traverser. Le séjour à la Marina était plutôt plaisant, car nous y avons retrouvé les 9 autres bateaux de la Pacific Odyssey, avec lesquels nous traversons le canal et allons aux Galapagos. Un mélange de Nationalités, Américains, Belges, Allemands, Britanniques, Israéliens, Australiens…. et une bonne quinzaine d’enfants de 4 à 15 ans, rendent l’ambiance très sympas, surtout en fin de journée vers 17H quand tout ce petit monde se retrouve à la piscine!

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    Vue depuis notre ponton, vers les Flats et l’entrée du Canal

    Nous avons donc eu 8 jours pour préparer le bateau, notamment par une révision du gréement et du moteur. photo 2photo 1

    Mais aussi faire un avitaillement sérieux de produits secs en prévisions des île du Pacifiques, des produits frais également pour tenir jusqu’au Galapagos, et un peu d’électronique.  Là encore le shopping est une expérience en elle-même. Nous avons passé la journée d’hier à sillonner la zone Franche en minibus avec 3 autres bateaux pour trouver : des boissons, des appareil photos, instruments de musique, vêtements, matériel de plongée…..on trouve tout à Panama grâce à la Zone France, véritable supermarché géant en plein air.

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    les rues de la Zone Franche, Colon
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    Entrepot du magasin de musique et de sport, Zone Franche Colon
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    préparation du mouillage supplémentaire chez le Shipchandler

    La Marina est à quelques encablures des écluses du Lac Gatun, que nous traversons pour aller faire les courses.

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    vue vers les Flats et l’entrée du canal
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    les portes de la première écluse du lac Gatun
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    La route traversant les écluses, pour aller de Shelter Bay à Colon

    Les formalités sont longues, chères et fastidieuses, mais Pascal (le responsable de la Pacific Odyssey) et Eric (notre agent Panaméen) nous sont d’une aide précieuse.

    Les grandes étapes de la traversée :

    J-1  : Les Ecluses du lac Gatun, côté Atlantique

    • Notre agent nous annonce les instructions de départ pour le lendemain et prend nos passeports pour effectuer la clearance départ
    • Il dépose les 4 aussières de 40m qui serviront à maintenir le bateau au niveau des chambres des écluses
    • Il dépose aussi 8 gros pare-battages supplémentaires en plus des 7 donc nous disposons déjà

    Jour  J : Le Lac Gatun

    • nos Handliners arrivent à midi de Colon : il est obligatoire d’avoir 4 adultes disponibles pour tenir les 4 amarres. Loïc étant à la barre, et moi seule disponible, il nous manquait 3 handliners que nous avons recruté sur les pontons de la Marina : Jean-Philippe, skipper de New Horizon, Gabrielle et Sebastian, un jeune couple de backpackers franco-chilien qui ont déjà traversé 3 fois le Canal.
    • a 12h30, nous quittons Shelter Bay pour le mouillage des Flats, au milieu des bateaux de commerce dans la rade de Colon
    • notre Advisor, (les Advisors sont des employés des ACP, les autorités du canal, et font office de « pilote » pour les plaisanciers) monte à bord dans l’après-midi
    • le passage des Ecluses montantes de Gatun se fera entre 17h et 21h. Vous pouvez d’ailleurs nous suivre sur www.pancanal.com , grâce aux webcam . Cependant, il fera sans doute nuit….
    • Nuit que nous passons au mouillage sur le lac Gatun. En ce moment, les corps-morts sont indisponibles, ce qui rend le mouillage obligatoire, dans ce réservoir aux fonds remplis de débris, arbres morts etc…. Plusieurs bateaux ont récemment dû abandonner leur ancre en partant, ce qui nous a poussé à nous munir d’un mouillage supplémentaire à sacrifier si-besoin car il est pas envisageable de nous séparer de notre mouillage principal dont nous aurons besoin par la suite.

    J+1 : les écluses de Pédro Miguel et Miraflores, côté Pacifique

    • départ entre 5 et 6 du matin pour le transit sur le Lac Gatun, une trentaine de mille à faire au moteur en suivant un chenal.
    • dans la matinée, passage des Ecluses de Pedro Miguel et Miraflores, à voir également sur les webcams de www.pancanal.com
    • débarquement de nos aussières et de nos 3 handliners au yacht-club de Balboa

    Et voilà, nous seront dans le Pacifique, prêt à partir pour les Galapagos, qui est notre destination suivante….

    Pour ceux qui voudraient des explications plus détaillées du passage du clan le site de Panama Line Handler est très complet.

    Et pour suivre les bateaux de la Pacific Odyssey, y compris « Mercredi soir » sur lequel navigue mon cousin Laurent, allez sur le site de Cornellsailing.

  • Les BVI (British Virgin Islands)

    Les BVI (British Virgin Islands)

    Les BVIs, c’était pour un nous un lieu mythique, où nous avions par deux reprises effectué des croisières entre amis … c’était il y a 15 ans nous n’avions pas encore d’enfants, souvenirs, souvenirs :

    de magnifiques snorkelings, des navigations courtes et variées entre iles et ilots, des beaux paysages, des bars sympas, le dépaysement des antilles britanniques. Nous rêvions d’y retourner en famille et de montrer ce lieu unique à nos enfants.

     

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    Vue sur le Drake channel depuis le restaurant « top of the Baths »

    15 ans après les paysages restent tout aussi somptueux :

    • la zone de navigation entre les îles est unique au monde, formant une baie intérieure protégée, nous permettant tous les jours de changer de mouillage au gré des envies, en 15 mn, une heure ou deux heures maximum de navigation
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      Navigation dans le Drake Channel
    • quelques passages à raser la côte entre 2 ilots dans le Gorda Sound, ou à l’Est de Tortola entre Guana Island et l’east end
    Entrée dans le Gorda Sound
    Entrée dans le Gorda Sound
    • des très belles lumières et couchers de soleil
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    Coucher de soleil sur le Gorda Sound
    • des lieux de snorkeling toujours aussi bien protégés, comme les Indians, ou la plongée sur l’épave du Rhône, les grottes de Privateer Bay (celles qui ont inspiré Stevenson pour l’île aux Trésor!)
    snorkeling aux grottes de Privateer bay
    snorkeling aux grottes de Privateer bay
    • le mythique mouillage des Baths et ses 4 plages idylliques recelant la plus incroyable promenade côtière  : Devil’s Bay avec ses grottes et cavernes sous-marine, ou  Spring Bay avec son ruban de sable blanc et ses gros rochers de granit. Entre les deux, 2 autres ravissantes plages recelants des trésors de recoins entre les rochers : c’est toujours aussi magique, nous y sommes retournées 3 fois en 15 jours, les enfants passant des heures à jouer dans ce dédale!!!!

    Au final nous sommes quand même un peu déçus des BVI’s, surtout par l’incroyable fréquentation du site et par  l’encombrement de mouillages  : un soir nous comptons pas pas, moins de 100 mat à Great Harbour sur Peter Island,

    Forêt de mats....
    Forêt de mats….

    Dès le premier jour également : arrivés de nuit de St-Martin, nous mouillons à 3h du matin devant les Baths, agréablement surpris de ne déceler à nos côtés que 4-5 bateaux. A notre réveil le lendemain, nous déchantons : pas moins de 30 bateaux sont déjà là!, le triple quelques heures plus tard. Bizarrement, tout ce petit monde s’éclipse vers 16h, laissant ce superbe mouillage à nous tout seul ou presque pour tout le reste de la soirée et de la nuit.

    Pour protéger les fonds marins et aussi rentabiliser l’occupation de l’espace, beaucoup de mouillage sont équipés de bouées, souvent payantes quand elles ont été installées par le bar/resto du coin. L’intention est bonne, sauf quand le tarif frise le racket (30$ la nuit à Gorda Sound) ou quand elles sont installées tellement proches les unes des autres que nous touchons un autre cata amarré à côté de nous (Peter Island), heureusement sans dommage car notre voisin était bardé de pare-battage… idem pour les bars et restos : la Pina-Colada à 15$, c’est bon, mais c’est un tarif digne de St-Trop!!

    Un lieu devenu très cher, très commercial, et très (trop)fréquenté, ce qui gâche parfois la beauté des lieux comme lors de notre seconde visite aux Caves du Diables, en plein milieu de journée, au milieu d’un groupe de touristes portoricains!

    Heureusement subissent quelques beaux sites peu fréquentés comme  :

    • Guana Island et sa magnifique plage,IMG_4013

     

    • l’île de Jost Van Dycke, ou j’ai fait mon dernier avitaillement, et dont le port reste un typique village créole

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    • A noter aussi que la côte reste merveilleusement préservée avec peu de constructions, toutes très bien intégrées dans le paysage et dans le style architectural créole, contrairement aux voisines américaines (les US Virgin Islands) que nous traverserons pour notre départ vers le Panama : côtes bétonnées, propriétés grandioses, immeubles et immenses résidences…

     

    • C’est aussi à Litte Jost Van Dyke que nous rencontrons Emmanuelle et Nicolas, en année sabbatique aux Caraïbes avec leurs 4 garçons de 5 à 9 ans sur un RM 44. Une belle rencontre un soir sur l’ilôt désert de Sandy Pit, où de 4h à 7h, les parents se racontent leurs aventures pendant que les enfants jouent comme s’ils s’étaient toujours connus : skim, château de sable, beach rugby, snorkeling, tour de l’île en course à pied chronométré, nul besoin les occuper….

    Nous ne croiserons plus cette sympathique famille, dommage, car demain nous  partons pour le Panama, et eux pour les Bahamas. Mais cette jolie rencontre augure je l’espère de nouveau « bateaux-copains » prochainement….

  • La Bucket Regatta- St-Barth

    La Bucket Regatta- St-Barth

    Nous devrons quitter St-Barth la veille du début des régates, mais avons pu profiter pendant quelques jours du spectacle de ces voiliers somptueux en entraînement.

     

    Ces régates sont un vrai régal pour les yeux, aussi bien pour admirer les participants que les magnifiques yachts venus faire leurs curieux. Pour cela, la plage de Shell Beach est un excellent spot d’observation.

    Le port de Gustavia est rempli de bateaux tous plus beaux les uns que les autres… On se sent tout petit….IMG_4547 IMG_4544 IMG_4516 IMG_4532

  • En escale à Saint-Martin

    En escale à Saint-Martin

    Premier repas au resto, que le steak a bon goût après 15 jours de mer! Mais ce que j’apprécie le plus, c’est le silence et le calme du bateau au mouillage. Je savoure le doux clapotis des vagues, le bruissement du vent, les légers mouvements de balancier des 2 coques. Car l’outremer étant un bateau véloce, 2 semaines de traversée, c’est un peu 2 semaines dans un shaker, ou comme dirait notre ami Bunny après avoir parcouru 2/3 de la planète à bord d’un MOD70 : « c’est 7 mois dans un sèche-linge »!!

    Saint-Martin est une escale obligée également pour l’opération « service après-vente d’Outre-mer ». En effet, nous avions convenu avec le chantier d’un stop aux Antilles, pour faire un dernier check avant la traversée vers le Pacifique.

     

    Nous avons identifié quelques soucis mineurs :

    • l’hydrogénérateur qui fonctionne mais nous semble produire moins d’énergie que prévu,
    • une fuite d’eau douce dans une cale,
    • une pompe de cale qui ne fonctionne pas,
     
    Rien de très grave, quelques cables électriques à changer, et des tuyaux à serrer, et d’autres bricoles : tout les problèmes seront résolus dans la semaine par David, le correspondant d’outre-mer à St-Martin, avec efficacité et bonne humeur.
     
    Nous oscillerons entre  :
    • le mouillage de Marigot, pratique avec la marina à 2 pas (pour les non-initiés, Marina ça veut dire : internet, machine à laver, local à poubelles… ), le supermarché, la pharmacie, la boulangerie etc…Contrepartie :  le mouillage est bondé de centaines de bateaux,le ballet es annexes est incessant et il n’y a pas de plage praticable, sans compter qu’il est risqué de se baigner tellement les annexes vont vite… Donc pour dsl enfants, le temps est un peu long….

    Au mouillage, des yachts tous plus extraordinaires les uns que les autres!!

    •  le mouillage de Grand Case, à 15mn de là, très sympa avec sa jolie plage et son front de mer animé de restos, bars de plage et de petites boutiques de vêtements. Donc dès que les opérations de maintenance sont terminées, c’est là que nous filons.
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    • c’est là aussi que nous retrouverons un soir Pierre, Marie, leurs enfants et un autre couple d’amis, pour tester l’ambiance du samedi soir à Grand Case! Pendant que les parents testent les cocktails de la carte, les enfants se font chouchouter par la patronne qui les installe au bar! Le retour à bord est plus sportif, les grains se succèdent sans discontinuer, nous rentrons donc sous une pluie battante en pleine nuit!!
    brochette de p'tits loups au bar
    brochette de p’tits loups au bar
    Mais le plus beaux mouillage est certainement ceux de Tintamarre, petit ilot au nord de St-Martin, où nous irons à 2 reprises passer la journée : c’est un repaire de tortues marines, qui viennent brouter l’herbier sous-marin. Nous sommes tous émerveillés d’en croiser autant en snorkeling, pour les enfants c’est une première!
     
    A quelques centaines de mètres, nous irons aussi voir l’épave d’un petit remorqueur qui git par 20m de fond. Il est colonisé par du corail et attire déjà pas mal de poissons. Les enfants s’exercent à l’apnée afin de l’explorer de plus près. Victor descend bientôt à 7-8 mètre, Arthur à 2-3m, c’est un excellent début!
    Autre curiosité, c’est d’aller visiter l’intérieur de île, ancien repaire de trafiquants de drogue qui, très organisés, y avaient installé un petit atelier doublé d’une piste d’atterrissage! Après leur démantèlement, subsiste quelques ruines de bâtiments et plus amusant, 4 blocs moteurs d’avion que nous tentons d’identifier : la plaque d’immatriculation du moteur est difficile à déchiffrer, usée par les intempéries, mais il s’agit sans aucun doute d’un Pratt et Whitney. Pierre nous promet de revenir une prochaine fois et de photographier les moteurs sous toutes leurs coutures pour identification : nous aimerions bien savoir sur quel avion il était monté.
     
    De retour à la plage, Maël et Victor rivalisent de glisse et de figures avec leurs skims : une nouvelle passion est née!
     
    Nous quitterons St-Martin à deux reprises, pour visiter Anguilla et St-Barth, puis après un dernier avitaillement pour les iles Vierges!

     

    Retour de courses avec Anna, dans la camionnette de notre mécano!
    Retour de courses avec Anna, dans la camionnette de notre mécano!
     
     
  • En escale à Saint-Barth

    En escale à Saint-Barth

    Découvrez St-Barth dans nos pages destination!

    Une escale de quelques jours hors du temps pendant la Bucket Regratta.

  • Victor s’est mis au Skim

    Victor s’est mis au Skim

    Parmi les planches que nous avons apporté sur Moby figurent 2 skims pour les enfants :  une première planche qui date de nos années « Ile Maurice » et que Victor utilisait à Poste Lafayette et une seconde que nous avions pris pour Arthur en Bretagne-pour la Plage des blancs Sablons. A notre arrivée sur les plages d’Anguilla, Victor a tout de suite vu le potentiel du spot :

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    En quelques jours, il a fait de gros progrès, il faut dire qu’il y passe tous ses après-midi- au prix de quelques bosses et de courbatures le lendemain. Arthur est moins accro, il faut dire qu’il s’est pris de très grosses gamelles sur sable mouillé, dur comme du béton….

     

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    Sur la plage de Road Harbour, Anguilla

    De retour à St-Martin, la plage de Grand Case est très bien elle aussi pour le skim, et Victor commence les backflip en sortie de vague : je vous promet des photos bientôt, mais en attendant,voici un petit aperçu de ses débuts :

    https://youtu.be/DJoyys0ATSQ

  • L’école à bord

    L’école à bord

    C’est d’ailleurs comme cela qu’Arthur et Anna m’appellent très sérieusement pendant les heures de « classe » du matin : Maîtresse!

    séance d'école du matin pendant la transat

     

    L’école à bord de Moby a commencé pour Victor pendant notre semaine d’escale à Lanzarote. Son rythme est de travailler 3 séances d’une même matière d’un sel coup, ce qui lui demande pas mal de concentration, puis après une pause, de travailler de nouveau 3 séances d’une autre matière. Il est rapide, (peut-être trop ?) et a déjà pris un peu d’avance sur le programme, l’idée étant de travailler plus pendant les traversées pour se libérer du temps en escale et ne travailler que le matin. Sa place préférée : la table à carte!
    Victor travaille à la table à cartes

    Pendant la traversée, il a travaillé tous les jours, 2 à 3h en moyenne par jour -les copains du collège vont dire que c’ets peu, mais il bosse 7 jours sur 7, y compris les dimanche et jours fériés!! Le temps de travail s’allongent en période de devoirs à rendre : un devoir par matière toutes les 3 semaines.Victor à la table à carte

    Pour Arthur, pas de CNED, mais nous suivons le même programme que ses petits copains de CP de son ancienne école, avec ses manuels de math et de français que j’avais récupérés auprès de son institutrice. Il est très content de continuer avec la même méthode et tient absolument à se calquer sur le rythme qu’avait par son institutrice Laetitia : tous les matins, nous commençons par 1 page du fichier de français et une page du fichier de math, plus un peu d’écriture ou de lecture selon les jours.

    le fichier de français

     

    lecture d'un "vrai livre de grand"

    L’après-midi est consacrée à l’histoire, la géographie, les sciences au fil de nos découvertes. Nous avons commencé l’école quelques jours après notre départ de Lanzarote, une fois tous bien amarinés.

    Pendant la traversée, nous avons ainsi travaillé sur :

    Les voyages de Christophe Colomb, sous forme de récit que j’ai lu aux enfants, dans la Grande Aventure des Océans, Editions Bouquins et  l’Atlas des Explorations chez Gallimard Jeunesse. Nous avons aussi consulté des cartes marines de l’Atlantique, retracé notre voyage, celui de Colomb, comparé la durée, les pays d’arrivée, les bateaux utilisés etc…

    L’espace : description de notre système solaire, grandes dates de création univers, definition de ce qu’est des étoiles, nébuleuse, un soleil, un satellite … Puis mise en application en regardant les étoiles le soir dans le trampoline ( Sources des explications : mon Encyclopédie des Sciences 6-9 ans chez Gallimard Découvertes, et aux éditions Ouest France,le petit fascicule Observer les Etoiles)

    La météo : nous avons étudié avec des documents Montessori 12 phénomènes météo différents, nous avons lu les définition, observé les images et effectué une séance de questions réponses avec nos deux spécialiste du bord : l’ingénieur Thomas et le météorologue Loïc ( La Météo chez Document Montessori et La météo expliquée aux enfants de Jean Nicolas aux éditions Cepadues)

    Le jeu du soleil Montessori, nous a permis de classifier les grandes familles d’êtres vivants : végétaux, animaux, herbivores, carnivore et omnivores. Plusieurs questions sur la chaîne alimentaire, que nous étudierons ultérieurement ( Jeu du soleil chez document Montessori)

    Le plancton : en bons Planktonautes que nous sommes, nous avons pu faire 2 recoltes de plancton : l’une en longeant Lanzarote, l’autre en plein milieu de l’Atlantique grâce à une période de calme. L’occasion de parler des différentes sortes de plancton : phytoplancton, zoo plancton, etc…. ( Plankton, Wonders of the drifting world )

    Les baleines : après avoir aperçu notre première baleine minke, nous sommes allés dans notre petit livre descriptif des différentes sources ( Dorling Kindersley Whales, Dolphins and porpoises) pour l’identifier, et apprendre à différencier les différents cétacés : cachalot, baleine, globicéphales etc…

    Du matelotage avec Loïc, qui a initié Arthur et Anna aux noeuds principaux : noeud plat, noeud de 8 et noeud de chaise. IMG_3724

    Pour Anna qui est en MS, c’est du 100% Montessori, avec comme base les cahiers de Balthazar, complèté par des jeux sur les sons, le travail avec les lettres rugueuses,  comme le « petit œil »  qui lui plait beaucoup. Je la laisse choisir de commencer par l’activité qu’elle préfère.

    le petit oeil

    les lettres rugueuses

    Nous nous octroyons également une pause récré en milieu de matinée, entre les maths et le français d’Arthur : 15 à 20 mn  histoire de recharger les batteries : les enfants en profitent pour all’er sauter sur le trampoline, faire un peu de chaise, un petit plouf dans l’eau si le temps le permet, ou bien une activité d’intérieur type pâte à modeler, dessin, ou une activité  » récompense » comme l’observations a la loupe binoculaire du corail ramasse sur la plage la veille, ou des papillons que nous avions accueillis à bord .

    observation du corail à la loupe binoculaire
    observation du corail à la loupe binoculaire

    l’école de matelotage

    Bref, pour l’instant, on ne s’ennuie pas, et les enfants sont plutôt contents de se mettre au travail. Quand le manque de motivation se fait sentir, j’ai plusieurs arguments :

    • pour Victor, qui doit rendre ses devoirs dans les temps toutes les 3 semaines, c’est que plus il travaille vite (et bien!), plus il aura de temps pour faire d’autres activités, et plus il pend d’avance pendant les traversées, plus il aura de temps libre en escale.
    • pour Anna, si je la vois déconcentrée, inattentive, je la renvoie tout simplement dans sa chambre jouer ou se reposer, et elle n’a le droit revenir que si elle se sent « prête à travailler ». Ca marche très bien, car à son âge, être auprès de maman, c’est précieux!
    • pour Arthur, un peu la même méthode, se reposer dans sa cabine, et revenir dans de meilleures dispositions, avec la pression en plus de terminer au moins 1 page de math et de français chaque matin, avant de faire quoi que soit d’autre d’autre ; et comme « carotte », j’ai toujours prévu une activité sympa comme une baignade à la plage, un snorkeling, une séance de « chaise de mat »…!!
  • Anguilla

    Anguilla

    L’île d’Anguilla n’est qu’à 2 heures à peine de route de St-Martin, et recèle parait-il parmi les plus belles plages des Caraïbes. Elle est de plus dotée d’un parc naturel marin d’ilots sauvages, quasi-déserts et bien préservés.

    C’est une destination idéale pour quelque jours. Malheureusement le mauvais temps ne  nous permettra pas de profiter du parc marin et des nombreuse plages aux noms pourtant évocateurs : Crocus Bay, Prickly Pear, Seal Island : nous resterons bloqués 3 jours à Road Harbour, passage obligé pour y effectuer la clearance.

    Si Loïc et moi-même sommes un peu déçus de ne pas satisfaire notre soif d’exloration, ce furent 3 jours tout de même très agréables, reposants, dans un mouillage calme malgré le vent et la houle, et devant une très jolie plage, bordée de bars et resto très sympas. Une ambiance typiquement créole qui nous plait bien.

    Nous avons donc beaucoup profité des restos de plage, aussi bien pour leur bonne chère que pour leur reseau Wifi!!, qui nous  parmi de poster quelques nouvelles sur le blog et même pour Victor de skyper un mercredi après-midi ses copains du collège en direct de la plage!

    la terrasse du resto depuis lequel je publie le blog!
    la terrasse du resto depuis lequel je publie le blog!

    Les enfants et les grands-parents y trouvent leur compte : une longue plage, du beau sable doux, quelques rouleaux, de quoi faire un peu de skim et du morey, c’est le bonheur pour tout le monde.

    IMG_2509

    Comme je vous l’expliquais dans un précédent Post, Victor ne descend plus à la plage sans son skim!

    En quittant Road Bay, nous passons à quelques encablures de Sandy Island … et percevons de loin Dog Island, et nous promettons d’aller y faire un tour dans 2 ans lors de notre prochain passage aux Caraïbes.