La Nouvelle-Zélande, destination qui nous fait rêver depuis des mois…. tant ceux qui ont visité ce pays, par la terre ou la mer en sont dithyrambiques…. Mais nous nous posons aussi beaucoup de questions : cette escale imposée de 4 mois, c’est long, et ne va-t-on pas avoir froid sur un bateau équipé pour naviguer sous les alizés? Ne vaudrait-il pas mieux filer directement vers l’Australie et visiter la Nouvelle-Zélande en camping-car par la terre?
Mais l’envie de naviguer en pays tempéré nous tente aussi. Il ne s’agit pas seulement de passer l’été austral loin de de la zone des cyclones et tempêtes tropicales, ni de réaliser l’escale technique annuelle : nous rêvons de savourer une navigation côtière un peu comme en Bretagne, le plaisir des marées, de la pêche à pied, de se réchauffer au soleil à l’abri d’une crique ou autour d’un bon thé bien chaud. Et aussi de redécouvrir les bons produits de nos terres tempérées comme les pommes, la crème fraiche, les huîtres, les fraises, les moules, les fromages affinés et le vin rouge!

Alors, banco, c’est parti pour 4 mois de Nouvelle-Zélande!
Loïc vous a déjà narré notre nav’ depuis les Fiji, je me contenterai de reprendre le fil à notre arrivée à Opua. A peine avons-nous fait les formalités d’entrée sur le territoire que nos amis nous convient à une petite fête dans un vignoble : nous célébrons nos retrouvailles avec les bateaux-copains : Invictus, Excallibur, Mercredi soir, Fata Morgana, sont les bateaux des amis avec qui nous avons traversé le Canal de Panama, puis navigué en Polynésie pendant 6 mois.

Nicole a organisé pour l’occasion une petite fête de St-Nicolas pour les enfants,
et aussi pris deux gros gâteaux au chocolat pour que nous soufflions les bougies des 13 ans Victor!
Nous sommes très heureux de tous nous retrouver, pour se raconter nos traversées- très musclée pour certains, et les dernières semaines que tous ont passé aux Tonga pendant que nous étions au Fiji.
Les enfants sont ravis de retrouver leurs copains, de jouer ensemble à terre, de se faire gentiment sermonner par Saint-Nicolas, et de déguster leurs bonbons, noix et clémentines…
Après 3 jours d’escale à se reposer (3 nuits bien calmes amarrés par 4 grosses aussières, c’est boooon), faire les lessives, et s’organiser, il nous tarde d’aller explorer la très célèbre « Bay of Islands » toute proche : sorte de mix entre la rade de Brest pour son relief et ses plages, le golfe du Morbihan pour ses nombreuses petites îles, et les abers pour l’ambiance campagnarde et maritime à la fois.
Première destinations : Russel!
Ce pimpant village de 1000-et-quelque habitants est fier d’être anciennement fondé en 1800, repaire des baleiniers venant se ravitailler entre 2 pêches.
C’était surtout un lieu de débauche connu sous le nom de « Hell-hole » (trou de l’enfer) : un vrai repaire de malfrats et de baleiniers, se retrouvant au Marlborough, premier pub sous licence de tout le pays, tenu originellement par un ancien tôlard!
Aujourd’hui c’est une destination chic pour les vacances, et un lieu de ravitaillement pour les bateaux venus visiter la Bay of Islands. De très jolies petites maisons anciennes jalonnent le village.
Nous partons faire notre première ballade à terre en direction du site historique du « Signal Flagstaff » : le premier mat de signal de Nouvelle Zélande, portant drapeau britannique, dressé 5 fois, et abattu 4 fois par les tribus Maoris, avant un définitif traité de paix en 1857.



Déjà, la végétation est fascinante : fougères arborescentes, plantes grasses, hisbiscus tropicaux : le climat est plutôt Méditerranéen. Mais nous retrouvons aussi les pissenlits, la bruyère….
Les enfants découvrent aussi la faune locale : un Weka, petit oiseau de la famille du célèbre Kiwi néozélandais, peu farouche ma fois. Un phasme également, repéré par Victor, passe de bras en bras : fascinant! Et la mante religieuse! Là, ce sont de drôles de cocons…..des les nids d’araignées… Ici c’est le printemps, et la nature foisonne.
Le soir, nous faisons l’expérience de notre premier coucher de soleil au mouillage : la lumière est superbe, le ciel s’embrase. Ce n’est que le premier d’une longue série.
En quittant Russel, nous passons devant Waitangi, lieu du célèbre traité de paix entre les Maoris et la couronne britannique, et célébré tous les ans le 6 mai, devenu jour férié en Nouvelle-Zélande.
La colonisation de ce petit bout de terre austral ne se fit pas sans mal, les populations Maori au départ accueillantes ont mené lavie dure aux colons, et la cohabitation ne fut pas toujours facile. Bye-Bye Russel.
Motuarohia : Roberton Island/ Assassination Cove
Nous quittons Russel le matin et naviguons de concert avec Excallibur, trop contents de retrouver nos amis après leur avoir dit au-revoir il y a 2 mois à Bora-Bora.

Les enfants s’entendent particulièrement bien, formant 3 binomes, ce qui nous change de nos trios : Anna presque 4 ans, et Eleonore presque 5 ans, Paul et Arthur, tous les deux 7 ans, Victor 13 ans et Charles bientôt 12 ans.
Nous partageons aussi le même rythme : 2 à 3 heures d’école quotidienne, de préférence pendant la nav du matin, profitant de ce « temps masqué « du changement de mouillage. L’après-midi, nous nous retrouvons pour des balades à terre, jeux sur la plage, et parfois un pic-nic ou un apéro.

Notre premier mouillage sauvage est l’île de Motuarohia,
Elle est plus connue sous le nom de Roberton Island, car Cook y a mis le pied à terre lors de sa première circumnavigation autour de la Nouvelle-Zélande.

Je recommande pour cela l’agréable lecture du récit trop méconnu de Jules Vernes « Les 3 voyages du Capitaine Cook » aux Editions Magellan et Cie, qui relate les 3 circumnavigations du célèbre découvreur. Nous sommes accueillis dans la baie par de grands dauphins gris : coup de chance, j’étais sur mon SUP entre la plage et Moby, et me dirige vers le petit groupe, ils jouent, virevoltent, moments magique. C’est presque flippant de cotoyer de si près de telles masses.
Les enfants sont à la plage, ils courent les approcher.
Quel spectacle ils nous offrent!
Nous montons au sommet, la vue y est magnifique.
C’est l’occasion de faire une photo de famille :
Nous rentrons à bord de Moby en paddle, embarcation plus pratique que le dinghy quand il y a du marnage comme ici dans le Nord de la Nouvelle-Zélande.

Loïc prend qu’un seul enfant sur sa 14′ de 25″ de large seulement…. elle est rapide, mais assez instable. C’est donc moi qui embarque Arthur et Anna sur ma 12,6 le compromis idéal de performance et de capacité de chargement.
Le soir, toujours en compagnie d’Excallibur, un Garcia 50, nous partons vers Assassination Cove, la baie où Marion-Dufresne fut assassiné par les Maoris.
Pratique quand on navigue à 2 bateaux, on peut se prendre en photo!
C’est très bucolique, les oiseaux approchent Moby de très près.
Le soir, Loïc et moi allons à terre en padlle chercher la stèle commémorative de l’évènement, sans succès. Nous serions-nous trompé de baie?
Moturua/Waewaetorea Island
Cap vers un autre ilot emblématique de la Bay of Ilsands : Moturua. La nav’ est belle entre les îlots.

Et les maisons sont assez extraordinaires.

Après la traditionnelle matinée de petite nav/école à bord, nous partons nous balader l’après-midi à terre.
La végétation de lande est très sauvage, nous découvrons une autre plage .
Les enfants y font des découvertes naturalistes.
Nous sommes tous facsiné par les arbres qui bordent le littoral, leurs racines tortueuses épousent la forme des falaises : le Pohutukawa est emblématique de la Nouvelle-Zélande. Il se couvre de fleurs rouges à Noël, en pompons bien brillants, ca va être magnifique!
Le retour vers le mouillage est tout aussi beau.
Le soir, nous allons vers un mouillage plus calme pour la nuit

Nous arrivons en fin de journée à Waewaetorea Island, un mouillage très calme.
Après dîner, les enfants mis au lit, nous partons faire un tour en SUP.
Le coucher de soleil est encore une fois magnifique.
Cavalli Islands
Nous appareillons le matin vers « Cavalli Islands », petit archipel à mi-chemin entre Bay of islands et Wangaroa, notre destination.

Encore une fois, nous sommes sous le charme de cette plage,
et de la ballade qui nous mène sur les hauteurs de l’îlot.
Du haut de la balade, la vue panoramique sur l’archipel est sublime

Et pourquoi pas une photo de groupe, pour changer?!
Comme nous sommes rentrés tôt, nous improvisons rapidement un apéro dinatoire sur la plage :
Les produits locaux y ont la part belle : moules marinées, vieux cheddar, fromage fumé, fruits confits….et les légumes locaux : tomates cerises, dés d’avocats, rondelles de carottes….
et n’oublions pas le champagne local! l’Akarua brut, en, provenance du central Otago, dans l’île du Sud est vraiment très bon, sec, des bulles fraiches, pas dans la finesse, mais efficace!
Les enfants s’arrangent une cabane sous les arbres pour leur picnic.

Le soleil se couche, il est temps de rentrer

Le lendemain, nous atteignons notre but : Whangaroa, une petite rade située au nord d’Opua.

Nous faisons un rapide et basic avitaillement à Whangaroa Harbour, cherchons en vain à acheter des huitres-il y a pourtant 4 ostréiculteurs dans la zone…. Nous finissons pas demander à la tenancière de la petite boutique où en trouver : sur les rochers pardi! Evidemment…..
Loïc part donc explorer les rochers de St-Peter à marée basse, et revient avec quelques huitres sauvages… bien laiteuses, car nous sommes en plein été, et très fortes en goût. 3 chacun et nous sommes rassasiés!
Nous n’avons en effet plus l’habitude d’huitres si fortes en goût, nous les mangeurs d’huitres affinées. Nous découvrons qu’en Nouvelle Zélande, c’est difficile d’acheter les fruits de mers et les poissons, chacun doit se charger de les pêcher!
La nuit tombe, le soleil embrase de nouveau le ciel, chaque soir est un festival de dégradés.

Après avoir dormi à St-Peter, nous nous réveillons sous la brume, 
et prenons notre petit dèj la regardant se lever, heureusement très vite.
Nous retournons près de l’entrée de la rade, vers Rere bay,
au fond de laquelle on peut remonter une rivière en dinghy :
un super but de promenade après le déjeuner : nous emmenons des biscuits et notre thermos de café! Loïc part en annexe avec les enfants, et moi en SUP.
Dernière soirée à Whangaroa, 
Demain nous quitterons la région et mettrons cap au sud, en direction d’Auckland où nous voulons être pour les fêtes de fin d’année, en faisant quelques escales en chemin bien sûr. A très vite!


































































































































































Il est venu encourager Flora, qui arrive au coude à coude derrière la 3ème, et nous offre un finish de toute beauté, emportant à l’arrache au prix d’un sprint mémorable sa médaille de Bronze!!












































































































































































qui me rappelle un peu ceux de l’île Maurice, avec les pyramides de tomates et les légumes improbables…
Le soir, nous dînons d’un BBQ sur l’ilot-bar. La formule est sympa : chacun apporte sa nourriture, mais consomme ses boissons au bar. En contrepartie, nous avons l’usage de BBQ ultra-modernes, et de tables abritées sous un auvent.
…. pendant une heure .








































































































































Anna apprend avec Taï comment fabriquer des jouets avec des feuilles de cocotier :






mais passons la journée de l’autre côté de l’île, dans un mouillage enchanteur de Narara : nous mouillons pour la journée dans un trou turquoise : le snorkeling est superbe, et le surf très sympa.












Mes parents Tom et Sonia embarquent demain sur un nouveu voilier : High Aspect, un monocoque de 18m.






































































C’est un moment de retrouvailles familiales, car mes parents nous rejoignent depuis l’autre bout du monde : quel bonheur pour eux de retrouver leurs petits enfants qu’ils n’ont pas vu depuis 6 mois!



















































et rejoignons Mata-Utu, le village principal où nous irons faire notre clearance le lendemain au près de la gendarmerie.













































A ce titres, 2 rangers l’habitent 6 mois de l’année et accueillent (et surveillent) les navires de passages venus explorer ce petit bout de paradis préservé.









l’eau très chaude
la lumière fascinante
…et les couchers de soleil splendides.













et où à marée basse les requins nagent dans 50cm d’eau : nous reviendrons tous les après-midi avec les enfants regarder ce beau spectacle.
















































Nous aurons aussi l’occasion de faire de beaux snorkelings dans une eau très chaude : un matin, nous resterons près d’une heure et demie dans une l’eau à plus de 30°! Nous rencontrons de gros animaux : raies pastenagues, requins pointes noires, gros mérous, carangues….
































































Côté activités, c’est tout autant sympa : Loïc kite avec son ami Ivo,




























Pas facile de dénicher le bon coin, qui ne gênera pas les riverains…. je sillonne la baie l’après-midi en annexe avec les enfants à la recherche d’une portion de plage inhabité : le premier spot identifié ne convient pas : un panneau « TABU » nous indique qu’il ne faut pas débarquer. Nous n’irons certainement pas braver cette interdiction, les croyances sont encore bien ancrées. Plus loin, ils y trop de maisons, mais au milieu, ce bout de terrain abandonné nous semble convenir.







La propriétaire sort de sa tanière pour nous dire combien nous dérangeons : la planche des enfants qui empiète sur son terrain, les saletés que nous allons faire avec notre apéro….










Les pleins d’eau faits au Yacht Club
et un dernier approvisionnement de produits frais et surgelés.








































































































Un soir, régulièrement, Loïc envoie son drone survoler la passe, pour voir son état de « praticabilité ». Nous suivons ainsi les bateaux qui sortent…. et ceux qui rentrent, à l’instar de nos amis d’Invictus!


























Le long de la côte, que nous abordons du sud au nord, s’égrènent de très belles maisons, de plus en plus cossues au fur et à mesure que l’on approche d’Uturoa, la ville principale.







J’y achète pour la première fois la célèbre vanille « Bourbon » de Tahaa : la gousse est odorante, charnue, délicieuse….les gousses achetées embaumeront ma cuisine (et tout le carré ) pendant quelques semaines.











… pour rejoindre le sud, sauvage à souhaits, et nous retrouvons quasi-seuls au mouillage devant le Motu de Nao-Nao.












Les enfants sont ravis du spectacle.
L’île apparait d’emblée très verte, peu de plages, de rares maisons et presque pas de motus sur le pourtour corallien : c’est une île « terrienne ».
















































C’est l’avantage de ne pas suivre le CNED : nous sommes libres du programme! Quand nous étions en peine traversées Caraïbes-Panama, nous avons étudié :
















Le corps humain

























































Tout le front de mer a été rénové l’an passé : la marina est superbe, les jardins bien aménagés : promenade, jeux pour les enfants, pistes cyclables. Le lieu est très fréquenté en début et fin de journée par les tahitiens : ados en skate board, jaune parents avec poussettes, enfants en vélo, tout le monde marche, court, fait du sport! Tout cela a un petit air de Floride…., Le week-end, on se retrouve sur le gazon à jouer au foot, faire du hip-hop, se promener. C’est très agréable. 

































Les fonds sont turquoises, la baignade très agréable pour un mouillage citadin.





























































































Finalement, elles ont sondé, il faut patienter 10-15mn avant qu’elles ne remontent à la surface: 










Après 8 jours à Moorea, il est temps pour nous de retourner à Papeete où du matériel nous attend, ainsi que le Billabong Pro Tahiti, compétition mondialement reconnue sur le mythique spot de Teahupoo. En route!






































































































































Nous dépassons un groupe de surfers, la vague de Totoro est réputée. Nous passons devant le village de Niutani , qui semble très accueillant, avec ses cabanes de pêcheurs sur pilotis.














Question « sensations », la passe de Pakaka était incroyable, avec des bancs de poissons-perroquet, de magnifique coraux et de nombreux requins, peu farouches, voir même curieux, ils s’approchent de très très près près. Dans ce genre de snorkeling dans la passe, nous nous calons (de préférence) sur la marée montante et partons nous laisser dériver dans la passe, accrochés tous les 5 à l’annexe. Un par un, nous nous autorisons à plonger sous l’annexe, à condition de suivre le courant, et de rejoindre vite l’annexe. Et si les requins se font trop pressants, en moins d’une minute, tout le monde est à bord!










Le Heiva, c’est, le festival traditionnel polynésien, qui a lieu tous les ans dans chaque village, avec des concours, des danses traditionnelles, des chants, des musiciens,qui rivalisent tous pour être élus le meilleur groupe! Pas de chance, nous arrivons entre 2 festivités : les concours de noix de coco et de tressage ont eu lieu dans l’après-midi, et l’élection de Miss et Mister Apataki auront lieu ce soir.


En effet, le vent se lève dans la nuit, Loïc est sur le pont, prêt à démarrer les moteurs si nécessaire. Finalement, c’est le lendemain en levant l’ancre que nous aurons des difficultés, elle croche dans une grosse patate, il nous faut être très prudent pour manoeuvrer : Loïc est dans l’eau à tirer sur l’ancre auringuée, je suis au moteur, et Victor au guideau. La moindre erreur et nous nous retrouvons sur le récif/ou dans les nasses des fermes perlière…..

























Gaston prépare le cochon,
et nous reçoit avec Valentine, la soeur de Leiza (de Hirifa-sur l’atoll de Fakarava). Ils nous a préparent une belle fête pour les bateaux de passage : (Moby, Mercredi Soir, TalithaKoum, Jambon-Beurre, Invictus) Langouste, cochon grillé et poisson au lait de coco, un vrai festin,

Le lieu est accueillant : terrain de pétanque, bar ouvert toute la journée, mouillage sur bouée (donc pas de problème que nous repartirons pour lever notre ancre), bibliothèque d’échange de livre…





