Catégorie : Vie à bord

  • Voiles et Voiliers nous a publié un bel article!

    Voiles et Voiliers nous a publié un bel article!

    Un an après notre retour à terre, nous avons été contactés par la rédaction du magazine Voiles et Voiliers pour un article sur la Grande Croisière. Dans le numéro 584 d’octobre 2019, il nous a été consacré pas moins de 8 pages, laissant une très belle part à nos photos. Nous sommes flattés bien sûrs, et plutôt fiers de paraître dans un magazine qui a bercé notre jeunesse, et continue de faire rêver des générations de plaisanciers et navigateurs. Voilà qui laissera un joli souvenir pour nos enfants! Et pour nos fans qui n’avaient pas eu l’occasion de lire l’article, le voici.

  • Le retour à terre…

    Le retour à terre…

    Cet article a été écrit deux mois après notre retour de grand voyage, en novembre 2018. Il n'avait jamais été publié, et j'y remédie enfin. 
     
    Voilà deux mois que nous sommes rentrés chez nous :  les enfants ont retrouvé leur maison, le jardin et leurs jeux avec une grande joie.
    Chaque journée est une re-découverte de petits plaisirs de terriens : aller à la boulangerie chercher du pain frais, profiter de l’abondance dans les commerces, savourer des douches chaudes, de longues nuits sans quart…

     

    Les enfants ont retrouvé leurs quatre grands-parents avec lesquels ils sont très complices, et l’adorable petite chienne Gaïa de Papily et Mamily, que nous baby-sittons à l’occasion à la maison.
     
    Nos journées sont occupées à remettre la maison en état. Après avoir été louée tous les étés, elle a besoin d’un coup de peinture, de menues réparations, et de nettoyage de fond. Nous déballons aussi avec plaisir les cartons de nos vêtements d’hiver – nous en aurons bientôt besoin – et retrouvons pleins de trésors.
    La rentrée des classes
    Nous préparons surtout la rentrée des enfants avec beaucoup d’attention, c’est un grand évènement pour eux de retrouver le chemin de l’école, après deux ans et demi d’absence. Arthur et Anna sont en confiance, ils vont retrouver leur ancienne école, et sont très impatients de revoir les copains bien sûr, mais aussi les maitresses qu’ils connaissent toutes. J’ai pris contact avec la directrice pour débriefer nos deux années et demi d’Instruction En Famille (officiellement I.E.F.) : Anne a à coeur d’accueillir au mieux les enfants, de connaître leur niveau et leurs éventuelles difficultés pour préparer leur insertion scolaire.
     
    Nous avons la chance d’avoir une école aussi attentive aux besoins des enfants : c’est une petite structure d’une centaine d’élève, répartis en 5 classes, toutes à double niveau. La pédagogie est centrée sur la bienveillance éducative, la fraternité et l’individualisation des parcours. De notre côté, nous ne nous étions pas focalisés sur le programme de l’Education Nationale, mais avions plutôt choisi de nourrir leur soif d’apprendre : ils ont donc tout naturellement engrangé beaucoup de connaissance et fait des progrès dans les domaines qui les passionnent. Mais d’un strict point de vue « scolaire », ils vont forcément avoir quelques lacunes, qu’il nous importe d’identifier.
     
     
    A l’école primaire
    Anna est plutôt avancée en lecture pour son âge : je me suis résolue à lui apprendre à lire dès l’année de grande section, car à force de voir ses frères lire, elle en avait un désir intense. Elle a donc très vite appris à lire et à écrire à 5 ans, et dévore tout ce qui lui traine sous les yeux : BD, albums, journaux, histoires…. Elle n’est pas très rapide en écriture, et a un peu de retard  en math car je n’ai pas pas tout à fait réussi à boucler le programme de CP l’an dernier…
     
    Son intégration dans la classe de CP/CE1 s’est très bien passée. Elle suit le programme de CE1, aux cotés des enfants de son âge qui sont en CP. Elle a déjà fait un grand exposé en images de son voyage, répondant avec plaisir aux questions des enfants de sa classe. Boulimique d’activités, elle veut faire de la danse, de la gym, du surf, apprendre le piano…. Nous avons limité pour l’instant les activités encadrées, pour garder du temps libre pour bricoler, faire du vélo et garder du temps en famille.
     
    Arthur est calé en math et en sciences : en plus des cours au programme, il absorbait ce que son grand frère étudiait au collège, passionné par les explications toujours très pédagogiques de Loïc sur les questions scientifiques et techniques que nous rencontrions au quotidien : l’énergie, la navigation, la mécanique etc…
     
    Il est aussi fort en grammaire – un jeu de logique pour lui – et en vocabulaire ( pratiquant avec agilité jeux de mots, homophones et calembours), mais rechigne sur l’écriture et manque de sens pratique….
    Après quelques semaines d’école, il a fait de très gros progrès en organisation et en écriture, qui ne lui pose plus du tout de problème. Il a retrouvé toute sa bande de copains, et va avec enthousiasme et beaucoup de sérieux à l’école.
     
    Il est inscrit tous les samedis matin au club de voile de notre village pour faire de l’optimist. Nous avons investi dans un équipement de choc : combinaison hyper chaude, gants en néoprène, cagoule et chaussons d’hiver. Il n’a pas froid du tout, même quand l’eau est à 12° comme en ce moment, et l’air à 8-10 : pas mal pour un gamin qui revient des tropiques!
     
    Il se se régale en particulier quand il y du vent et que ça souffle à 15-20 noeuds!
    A l’école du Cirque
    Et pour rendre la rentrée plus passionnante encore, leur école a accueilli fin septembre un véritable cirque, avec chapiteau, animaux et toute une troupe familiale pour une semaine intensive d’école du cirque.

     

    les équilibristes

    Les enfants de toutes les classes – dès la maternelle – sont allés deux heures par jour apprendre à faire le funambule, les acrobates, le rouleau américain, la boule, les équilibristes…..

    Anna l’acrobate

    Une semaine bien intense où tous ont beaucoup appris, dans leur corps, et dans leur tête, et nous ont délivré, parents, frères et soeur, voisins, et grands-parents un spectacle magnifique, où tous on surpassé leur appréhension et leur trac.

    Arthur sur la boule
    Au lycée
    Victor se son côté est entré au Lycée. Il a passé fin août avec succès un examen d’anglais pour pouvoir intégrer une section internationale britannique, en vue de passer, en plus du bac classique, un bac international (OIB) qui lui ouvrira les portes des universités anglo-saxonnes. Il est ravi, mais conscient que cela représente des heures en plus d’enseignement et de travail à la maison.
     
    Il a de longues, très longues journées, se levant à 6h le matin pour prendre le car afin de commencer les cours à 8h à Brest. Il rentre le soir à 18h30. Il a retrouvé ses copains de collège, et s’en est fait de nouveaux au lycée. Il regrette la liberté de travail et d’horaire que lui permettait le CNED, mais apprécie l’animation du lycée, et la vie sociale entre jeunes.
     
    Il n’a pas voulu suivre d’activité sportive extra-scolaire pour garder du temps libre pour travailler, et pour les copains/copines. Il pratique le futsal au lycée à l’heure de midi, va courir une fois par semaine sur le sentier côtier, et nous nous sommes engagés de notre côté à aller surfer avec lui, faire de la planche à voile ou taper quelques balles de golf à l’occasion.
     
    A l’heure où j’écris, nous terminons les vacances de la Toussaint. Je retire de ces deux mois passé le grand sérieux avec lequel les enfants ont appréhendé l’école. Ils sont très investis, pointilleux sur la ponctualité, le travail scolaire. Ils ont vraiment le souci de bien faire.
     
    Retour au travail
    Il fut étonnamment facile de nous replonger dans nos vies à terre. J’ai repris le travail le 2 septembre, en même temps que les enfants. Travaillant dans une entreprise familiale, j’ai récupéré mon poste dans la continuité, retrouvant le travail en famille aux côtés de mon père, de mon frère et de nos deux collaboratrices. Loïc a de son côté très vite retrouvé un job : la pénurie de pilotes est bien réelle en Europe, et il a facilement trouvé un poste sur long-courrier basé à Paris, on ne pouvait rêver mieux.
     
    Ce qui est le plus troublant, c’est l’impression que ces deux années et demi se sont passées dans un espace-temps différent, comme une grande parenthèse. Il nous reste bien sûr les souvenirs, et une transformation intérieure qui a laissé des traces.
     
    La société de (sur)consommation
    Nous sommes mal à l’aise avec cette société de sur-consommation, boulimique d’acheter, en particulier l’inutile ou l’éphémère. Nous «résistons» et sommes particulièrement attentifs à préserver les enfants. C’est une évidence pour eux, car ils ont été sensibilisés à la beauté et la fragilité de la nature face à l’impact de l’homme.
    Ils se sont d’ailleurs lancés avec enthousiasme dans un défi « zéro-déchet », pour diminuer le plus possible nos impact sur la planète : achat en vrac, recyclage, bricolage, compost, trajets en vélo pour aller à l’école ou au village….. Chacun fait sa part, comme le petit colibri…
     
     
    Se déplacer
    De mon côté, quand il s’est agi d’acheter un second véhicule, j’ai opté pour une voiture 100% électrique. Elle convient parfaitement à mes besoins ; parcourir 3 à 4 fois par semaine des trajets inter-communaux de 60km. Son autonomie est suffisante, sans émettre de particules et en silence, ce que j’apprécie d’autant plus après avoir passé 2 années en demi à me déplacer poussée par le vent, et en produisant une énergie renouvelable.
     
    Je suis bien consciente que rouler en véhicule électrique ne résout pas tous les problèmes : il reste toujours polluant de rouler, et je modère mes déplacements, prends le vélo dès que je peux.
    Les enfants aussi : à part peut-être 1 ou 2 épisodes, ils sont allés à l’école en vélo tous les jours depuis la rentrée, … Idem pour aller acheter le pain ou une bricole au village, nous ne sommes qu’à 2km du bourg, pédaler fait du bien, au corps et à la tête.
     
    C’est aussi un éloge de la lenteur : circuler à pied ou en vélo  permet de mieux savourer l’environnement qui nous entoure : s’émerveiller d’un bel arbre ou d’arbustes en floraison, saluer un voisin, s’arrêter papoter sur le bord de la route, ressentir le vent dans les cheveux, le bleu du ciel au-dessus de nos têtes….
     
    Autant de petits plaisirs dont on se prive en roulant en voiture. Il faut dire aussi que les mois de septembre et octobre ont été magnifiquement ensoleillés, ce qui a grandement ajouté au plaisir cycliste.
    Vue d’automne sur la mer d’Iroise

     

    Se nourrir, consommer

    Nous essayons aussi de manger sain et responsable, moins de viande mais de meilleurs qualité, le plus bio et local possible, en évitant pesticides, additifs et malbouffe, mais surtout bannir le plus possible le plastique dans nos achats : nous avons vu trop de plastique défigurer les plus belles plages. Halloween et Noël sont de belles occasions de tester notre capacité à réinventer ces festivités de manière éco-responsables : car il n’est pas question de supprimer les fêtes, seulement de remettre l’humain et la planète au coeur des évènements, et de reléguer le consumérisme boulimique à sa périphérie.

    Nous tentons à petits pas d’intégrer dans nos vies les profonds bouleversements que notre voyage a eu sur nos consciences. La terre est grande, belle, fragile et forte à la fois.
     

    C’est notre responsabilité à nous les hommes, animaux devenus démiurges, d’agir sur notre destin et celui de la planète qui nous porte. Sans culpabilité, avec optimiste, et détermination.
     
  • Arrivée à la Grande Motte

    Arrivée à la Grande Motte

    Entre le 10 et le 23 juillet, nous avons passé 2 semaines en mode « convoyage », entre Brest et La Grande Motte. Nous sommes passé devant Gibraltar, les Baléares, et avons longé la péninsule ibérique, sans nous arrêter.

    Nous avons un timing serré car les futurs propriétaires de Moby souhaitent profiter de leur bateau cette été pendant leurs vacances au mois d’août, et je les comprends!
    La date du 27 juillet a été arrêtée pour effectuer l’expertise préalable à la vente.
    Nous arrivons le lundi 23 juillet en vue de la Grand Motte

    bien reconnaissable à ses immeuble aux formes géométriques.Nous scrutons l’horizon des yeux, à la recherche de catamarans Outremer sur le plan d’eau : il y en a forcément un ou deux sur l’eau tous les jours, car tous les Outremer sont testés et éprouvés en mer pendant le mois précédant leur livraison.
    Il y a aussi toute la période de prise en main des bateaux, effectuée sur le plan d’eau de la Grande Motte après la livraison, ce qui fait aussi partie du package!
     
    Nous sommes très vite contactés à la VHF par Jean-Pierre, personnage incontournable d’Outremer/Grand Large Service, en charge de la mise en main des bateau. C’est lui qui nous a guidé lors des premières navigations de Moby, et donné plein d’astuces pratiques pour nous faciliter la vie sur le pont.
     
    Il est en mer à bord de Blue Nimbus, un 5X qui vient d’être livré. 
    Très vite, c’est Excalibur, un autre 5X qui vient sur nous. Je reconnais à bord Stéphane, du Service Après-Vente, qui nous fait de grands signes.

    Nous avons noué une relation de confiance avec Stéphane, qui nous a suivi pendant tout notre tour du monde, nous envoyant des pièces, les quelques fois où c’était nécessaire.
    Puis un Outremer 45, Moutik : à son bord, Aurélie, Eric et leurs deux filles qui vont bientôt partir en grand voyage, et avec qui nous ferons connaissance cette semaine. Ils s’approchent tout près de nous et sont clairement venus à notre rencontre, nous sommes très touchés!!
     
    Quel accueil!
    Nous tirons des bords avec plaisir tous les 4, jusqu’à ce que Mathieu, le Directeur Commercial nous appelle pour nous dire de nous dépêcher, car nous sommes attendus au port!

     
    Il est temps de rentrer.

    Nous longeons le ponton des Outremer,

    et là encore, deux familles nous font de grands signes. A bord de Luna Bay : Guillaume, Jenifer et leurs trois enfants, avec qui nous avons navigué aux Bahamas : ils préparent leur bateau pour l’expertise et la vente qui aura lieu dans une semaine.
    Mais la surprise est énorme, quand nous arrivons au ponton visiteur : le staff d’Outremer est là, les hommes et les femmes qui ont construit notre bateau, pour fêter notre arrivée au son de la bombarde et du biniou, drapeau breton à l’appui!
    Emotion garantie, j’en ai les larmes aux yeux. Nous sommes fiers de ramener Moby après 30 mois de périple autour du monde à bon port : 900 jours de navigation, et 50 000 NM au compteur, avec quelques (més-)aventures bien sûr, mais sans une égratignure!
     
    Nous trinquons au champagne avec Grégoire, le chef d’équipe qui a construit Moby, avec Mathieu, le directeur commercial avec qui nous avons équipé Moby, avec Stéphane, le nouveau directeur général du chantier et bien d’autres… et passons un bon moment à échanger sur notre périple, et sur le magnifique catamaran qui nous a permis de mener à bien notre rêve : un tour du monde à la voile en famille en 30 mois, c’est serré, et il nous fallait un bateau rapide, confortable et fiable pour le réaliser.
     
    L’émotion retombe un peu, et toute l‘équipe d’Outremer retourne au travail. Nous découvrons le catamaran de notre voisin de ponton : un magnifique 4X tout carbone, spécialement construit pour Jean-Pierre, qui prend sa retraite dans quelques jours et entame sa nouvelle vie avec un projet d’envergure : il sera à l’automne au départ de la prochaine Route du Rhum avec sans doute le bateau le plus confortable de toute la flotte!
     
    Dès le lendemain, nous nous mettons au travail : il nous reste 2 jours et demi avant l’expertise, et une (petite) liste de travaux à faire. Alors que nous savons le chantier sous pression à quelques jours de la fermeture annuelle, Stéphane, du SAV nous dépêche quelques uns de ses meilleurs techniciens pour remplacer ce qui doit l’être sous garantie, et nous permettre de livrer un bateau parfait! 
    Le jeudi 27 juillet, l’expert arrive à bord pour les essais en mer.
     
    Lendemain, vendredi 28 juillet, Moby est sorti de l’eau pour la seconde partie de l’expertise. Nous en profitons pour repasser 2 couches d’antifouling, ce qui permettra aux nouveau propriétaire de passer l’hiver tranquille.
    Tout le monde s’y met, car il faut aller vite : Moby doit être remis l’eau le soir même!
    Les enfants ont tous un pinceau à la main, Eric le nouveau propriétaire aussi, et même Rodolphe, dont le 4X est en préparatifs à quelques encablures d’ici, vient nous prêter main forte; 
     

    A midi, nous quittons le bord, et laissons la place à Eric et Nathalie, les heureux propriétaires. Moby s’appelle désormais Eleven, et va naviguer quelques saisons en Méditerranée, avant de traverser l’Atlantique en direction des Antilles…

    c’est symbolique : nous venons d’enlever le nom de Moby

    Le soir, la pression retombe après une semaine très chargée. Nous prenons un train à l’aube pour Brest où nous retrouverons bientôt notre vie de terriens. Pour marquer le coup, nous déjeunons au célèbre bar-restaurant « Le Tour du Monde », une institution brestoise créée par Olivier de Kersauzon et ses équipiers il y a 25 ans. Moules-frites et fish’n’chips pour tout le monde. 

     
    Nous restons rêveurs devant leur collection de planisphères imaginaires…. Voici notre préférée, pour bretons qui se voient au centre du monde : 
    Et déjà, nous savons qu’un jour, nous repartirons….
  • Arrivée en Finistère!

    Arrivée en Finistère!

    Il est 6h quand le soleil se lève sur la mer d’Iroise, l’émotion est forte ce matin : partis de Méditerranée, il y a deux ans et demi, nous allons pour la première fois faire escale en Finistère, chez nous! Notre toute première escale est Lanildut,

    sur les rives de la mer d’Iroise que Loïc a fréquentées pendant son enfance, entre Corsen et Portsall.

     

    Ceux qui nous attendent, et qui n’ont sans doute pas fermé l’oeil de la nuit, c’est Louis et Nicole, les parents de Loïc, nos plus fidèles supporters, qui ont fidèlement renseigné nos positions sur leur livre de bord, 4 fois par jour, pendant deux ans et demi.

    Nous ne les avons pas vus depuis février 2016, et mon coeur se serre quand je pense combien leurs 3 petits enfants leur ont manqué.Mais je sais aussi combien ils ont heureux que nous ayons réalisé notre rêve, et fiers que nous l’ayons mené à bien.

    Les enfants ont préparé « notre » grand pavois, réalisé avec tous les drapeaux des pays que nous avons traversés, et dans l’ordre!

    Un petit travail de géographie appliquée effectué avec enthousiasme et fierté, entre l’Irlande et la Bretagne.
    Nous sommes aussi très heureux de la visite de Yannick, un ami de la famille, qui a donné ses premières leçons de voile à Loïc étant enfant, et qui nous a aussi mariés à la mairie de Brest, en septembre 1998, il y 20 ans.
    Le lendemain, nous quittons Lanildut pour Brest, après des retrouvailles familiales riches en émotions. 
    Nous allons longer une côte qui m’est chère : entre le Conquet et Brest, nous allons passer devant l’archipel de Molène, le phare de St-Mathieu, puis entrer en rade de Brest.
    Le vent fraichit, nous avançons à 10 noeuds sur mer plate, et croisons un monocoque à la gite : à bord, le confort n’est pas le même que sur Moby!
    A l’approche de la plage des Blancs Sablons, les enfants sortent sur le trampoline, ils reconnaissent leur spot de surf préféré.Puis voici le port du Conquet où Victor allait au collège. On voit dans leurs yeux beaucoup d’émotion : nous prenons véritablement le chemin de la maison!
    Nous sommes très gâtés par le temps, avec un vent chaud, qui nous cueille dès la Pointe St-Mathieu.
    Nous avons la surprise de voir venir à nous un semi-rigide rapide : c’est celui d’Olivier et Ghislaine, parents de Gabin, un copain d’école d’Arthur : nous sommes très touchés de leur visite!
    Nous continuons à longer la côte, et les petites criques qui bordent la mer d’Iroise  : l’Ilette sur la presqu’île de Kermorgan, Portez au pied du Conquet, la Grève Bleue et son rocher, et surtout Porsliogan, la préférée des enfants.
    Puis  nous virons la Pointe de St-Mathieu, l’endroit à mes yeux le plus photogénique au monde-je suis peut-être un peu chauvine!!!!
    Comment ne pas être sous le charme de ce site majestueux, battu par les vents : hautement stratégique, a été habité depuis plus d’un millénaire par mes moines en leur abbaye, puis par les militaires, qui gardent l’entrée de la rade de Brest depuis le sémaphore.
    En contournant St-Mathieu, nos arrivons sur les rochers des Rospect, avec ses batteries militaires. Arthur repère des dauphins qui viennent à nous! Quel heureux présage…
    puis soudain, ou détour de la cote, c’est notre maison, le sémaphore de Creachmeur, que nous avons rénové il y a 10 ans déjà.
    Et là, un autre bateau, ma copine Alex, avec sa famille, qui vient nous faire coucou!
    Nous nous approchons de la côte, et apercevons un petit groupe qui nous fait de grands signes

    : ce sont Zéphyr et Nino, deux des copains d’école d’Arthur accompagné de leurs parents, qui nous saluent et nous souhaitent la bienvenue!
    Victor devine aussi la silhouette d’Hervé, notre voisin et ami d’enfance de Victor.
    Arthur est très très ému de  voir que ses copains d’école ne l’ont pas oublié.

    Il faut dire que la maitresse pointait régulièrement sur la carte la position de Moby sur la planisphère de la classe : une manière maline de leur faire apprendre les océans et continents.
    Nous longeons maintenant le fort de Bertheaume, la plage du Trez-Hir, puis Tregana,
    Le phare, puis la plage du Minou. Nous tirons des bords dans la rade.
    De nouveau Olivier, Ghislaine et Gabin qui nous saluent et trinquent avec nous : ils nous offrent un verre champagne! Merci pour cette gentille attention!
    La tourelle du Mengam, signe l’entrée dans la rade à proprement parler, puis le phare de Sainte Anne du Portzic,
    et voilà la famille, à bord de La Gamine,

     

    le bateau de mon père

    Je reconnais à bord mes parents, mon frère, nos amis Anne et Erwan, ma filleule Liz, sa soeur Gwenn.
    Nous croisons le sillage de la la Recouvrance, le vieux gréement emblématique de la ville de Brest.
    La Gamine nous amène sous bonne escorte à Brest,

    au Port du chateau,où nous avons souhaité fêter notre arrivée!

    Nous installons de nouveau notre grand pavois, et passons 24h à couple de la Gamine,
    Tout au long de la semaine, se succèderont amis, famille,proches, cousins …


    Nous sommes pris tous les soirs : retrouvailles familiales, cousinades, anniversaires, soirée match (nous sommes en pleine coupe du monde!!), sans compter l’inauguration des nouveaux locaux de Poem, la bière des marin. Nous avons soutenu Gérald dans son projet et lui souhaitons bon vent!!

    A Brest, je découvre en tant qu’usager le port du Chateau, fort agréable et bien placé, à deux pas du centre ville, mais au calme. J’apprécie la vue sur le chateau, l’ambiance sur les pontons, fréquentés essentiellement par des voiliers de voyage en transit entre les Acores, l’Europe du Nord et le Golfe de Gascogne.Nous passons l’essentiel de notre temps à vider le bateau de nos effets personnels, car il va être vendu à la fin du mois, et changer de propriétaire.Pas de tristesse ni d’amertume, car Moby est le bateau d’un projet : maintenant que nous avons bouclé notre tour du monde, nous sommes sereins de nous en séparer, pour qu’il vive de nouvelles aventures, avec une famille qui donnera vie à ses propres rêves.

    Nous savons aussi combien il est prenant d’entretenir un bateau de cette taille, sans vivre à bord, et combien cela est peu compatible avec une vie de terriens avec 3 enfants, une maison, deux jobs prenants, une vie sociale….
    Nous quittons Brest le 10 juillet pour une dernière navigation en famille de 1800 NM entre Brest et la Grande Motte, où nous livrons Moby à ses nouveaux propriétaires à la fin du mois de juillet. Nous n’aurons pas trop de 2 semaines pour effectuer cette longue navigation côtière, exigeante en terme de météo-très changeante, et de traffic, toujours très intense en cette période en méditerranée.
  • Moby arrive à Brest aujourd’hui!

    Moby arrive à Brest aujourd’hui!

    Ca y est, quelques dizaines de milles nous séparent de la rade de Brest, beaucoup d’émotion en perspective pendant ces 3 heures de navigation qui nous ferons passer devant le phare de St – Mathieu, notre maison de CreachMeur, le Fort de Berthaume, la plage du Trez-Hir, Le phare du Minou, le goulet de Brest…

    Les enfants ont préparé le grand pavois!

  • Ma petite bibliothèque de l’Océan Indien

    Ma petite bibliothèque de l’Océan Indien

    Après vous avoir livré ma petite bibliothèque du Pacifique, voici en détail ma petite bibliothèque de l’Indien : mes coups de coeurs lus à bord entre Bali et l’Afrique du sud, inspirés par nos escales, mais aussi par notre voyage. Elle est forcément plus réduite que celle de l’Océan Pacifique, car nous n’y avons passé que 6 mois, et que les escales recelaient moins de librairies bien fournies, sauf en fin de séjour, où je me suis régalée à l’ile Maurice et à la Réunion. A Maurice, les amies du « book club » que je fréquentais lorsque j’y habitais m’ont toutes offert leur meilleures lectures de l’année : merci Claire, Valérie, et Gwen. A la Réunion, la librairie Autrement de St-Pierre m’a vu souvent fureter dans ses rayonnages merveilleusement fournis.

    Chagos :

    L’an prochain à Diego Garcia, de Jean-Claude de l’Estrac,

    L’ancien ministre et journaliste mauricien rend leur dignité aux Chagossiens en relatant l’histoire de ce peuple déraciné. Lors de l’Indépendance de l’île Maurice, en 1968, les Chagos, petites îles de l’Océan Indien, sont détachés de Maurice et rattachés directement à la couronne britannique : les américains ont des vues sur l’atoll de Diego Garcia pour en faire une base militaire. 15 ans plus tard, les Chagossiens sont expulsés de Salomon Islands, Peros Banhos, et Diego Garcia : les américains s’installent à Diego, sur ce qui deviendra la plus grosse base nucléaire américaine hors territoire étasunien.
    Le récit est journalistique, factuel, très précis quand aux tractions diplomatiques entre britanniques et américains. Il est aussi émouvant car relatant la vie dans ces îles et le vain combat des chagossiens pour récupérer leur terre. Ce livre nous a permis de vivre autrement notre séjour aux Chagos, dans un esprit de mémoire aux chagossiens dont 2 atolls sont devenus réserves naturelles, prétexte bien pratique pour y réguler les visites de bateaux et empêcher un repeuplement de ces îles aujourd’hui désertes.

    Maurice :

    Les Chasseurs épices, de Daniel Vaxelaire

    La truculente histoire de Pierre Poivre, chasseur d’épices pour le compte du roi de France, au XVIIIème siècle. Sa mission, de toute une vie : aller voler aux hollandais des Moluques muscade et girofliers, et y acclimater à l’ile Maurice les épices qui ont rendus riches la Compagnie des Indes. Un récit historique, documenté et passionnant, qui se lit comme un roman! On y croise tout plein de personnages historiques de renom tels que Mahé de Labourdonnais, Dupleix, Bernardin de St-Pierre etc…. sans compter sa jeune et ravissante épouse, Françoise, parfaite alliée diplomatique.

    Les 75 ans du Yacht club de Grand Baie, de Pipo Lenoir

    Offert et dédicacé par son auteur, l’actuel manager  et ancien Commodore du Yacht Club.  Pipo rend hommage au club, qui fut un des hauts lieux de sa jeunesse et de la voile dans l’Océan Indien. Beaucoup de photos anciennes illustrent l’ouvrage, dévoilant la beauté du site à ses premiers jours, et le rôle de ses fondateurs, tous voileux passionnés.

    Les rochers de Poudre d’Or, de Natacha Appanah :

    Un roman lumineux et poignant sur le voyage et la vie de ces travailleurs engagés indiens, qui quittèrent leurs terres de pauvreté de la péninsule pour vivre et travailler à l’île Maurice au 19è siècle. L’immense majorité ne reverra jamais son pays d’origine, et fera souche à Maurice. L’auteur est particulièrement douée pour faire revivre les sentiments des déracinés pendant leur long voyage en mer et la rencontre entre esclaves noirs et travailleurs indiens, dans ce village de Poudre d’Or, sur la côte Est de l’île Maurice, où les destinées vont se croiser et les vies se mêler. Du même auteur, je recommande également Blue Bay Palace, roman d’amour dans le Maurice actuel, entre deux jeunes gens de milieux sociaux et culturels que tout oppose  : leur passion survivra-t-elle à la différence?

    et pour les enfants :

     

    L’histoire de l’île maurice en BD et en 4 tomes, de Shenaz Patel et Jocelyn Chanlow, illustré par Laval NG et Christophe Carmona :

    un très classique récit historique.

     

    L’île Maurice racontée à mes petits-enfants, de Jean-Claude de l’Estrac

    Moins classique,  le célèbre journaliste et ancien ministre  prend le biais du métissage et du « vivre ensemble » pour retracer l’histoire du peuple mauricien. Plus qu’un récit historique, c’est un message de tolérance, parfait antidote aux préjugés racistes de tout bord. L’illustration est très belle, dans un style coloré, contrasté et plein d’émotion.

    La série des Tikoulous,

    Incontournable pour les petits, avec ses illustrations naïves et colorées, on adore suivre les aventures de Tikoulou, qui nous fait toujours découvrir un pan de la société mauricienne actuelle.

    Réunion :

    Daniel Vaxelaire : Chasseurs de noirs

    L’auteur relate un passage terrifiant et sanglant de l’histoire de la Réunion : la traque impitoyable d’esclaves « marrons », enfuis de chez leurs maîtres maltraitants, et réfugiés dans les cirques et montagnes reculées de l’île. L’auteur excelle à transformer un récit historique en roman poignant, aux parfums d’une île à la nature et la géographie uniques.

    Le piton de la Fournaise expliqué aux enfants 

    Tout ce que vous vouliez savoir sur le volcanisme, et en particulier sur le phénomène volcanique réunionnais. Il réussit le pari d’un ouvrage à la fois généraliste, tout en prenant illustration sur le Piton de la Fournaise, avec des très belles images locales. Bravo à cette maison d’édition régionale, dont je recommande également le compact petit guide « la Réunion : 152 randonnées », parfait aussi bien pour les touristes de passage que pour les réunionnais

    Requin lé là, de Gaston

    A la Réunion, le drame de la crise requin a bouleversé les équilibres :  depuis 2006, les requins ont fait des morts, des mutilés, et ont touché une population entière à qui on a fini par confisquer la mer. Une BD instructive, non-polémique, drôle, bourrée de chiffres, de faits, et de données scientifiques. Un ouvrage vraiment intelligent, qui pose les bonnes questions, ne donne pas toutes les réponses, mais permet d’ouvrir le débat, et donne de nombreuses pistes d’exploration.

    Récits de voyage et écrits maritimes:

    Histoires de la Mer, de Jacques Attali

    Passionnant et érudit, Jacques Attali regarde la mer avec un biais particulier, celui de relire l’Histoire de l’humanité par son prisme. Notre monde et ses différentes civilisations ont été façonnée par notre rapport à la mer : des première cités construites sur ses rivages, aux guerres qui se sont toutes perdues ou gagnées sur les mers, aux poids des grandes puissances de l’histoire du monde qu’il relie à leur force maritime , sa théorie est intéressante, et sa relecture de l’histoire fort instructive. En particulier les derniers chapitres, inspirants, qui nous mettent au défi d’une mondialisation respectueuse de ses océans qui la nourrissent.

    Surfer la vie, de Joël de Rosnay,

    Le spécialiste de prospective, nous offre un étonnant essai  : il s’appuie sur la métaphore du surf pour inventer un nouveau style de vie, apte à affronter le monde actuel : la société fluide. A travers les arts, la science, la santé, l’environnement, l’énergie, il explore comment le surf et son mode de vie, peuvent nous aider à vivre la société changeante, rapide, évolutive, technique. C’est aussi une ode incroyablement positive et inspirante à la jeunesse, à la technologie, et à l’écologie, bourrée d’exemples et d’idées concrètes, optimiste sur l’avenir des hommes et de la planète : ce qui nous change de la morosité ambiante!
    Pour la petite histoire, Joël de Rosnay est d’origine mauricienne, pionnier du surf en France, frère du planchiste disparu Arnaud de Rosnay , et papa de l’écrivain à succès Tatiana de Rosnay.

    Sur les chemins noirs, de Sylvain Tesson :

    Rien à voir ici avec la mer, mais avec le récit de voyage, oui! Sylvain Tesson est un écrivain-voyageur, géographe et alpiniste, que je lis avec un immense plaisir à chaque sortie de ses livres, depuis son surprenant recueil de nouvelles publié en 2010 « Une vie à coucher dehors ». Il signe là son nouveau livre après un terrible accident qui le cloua au lit des mois : pour conjurer le sort et re-vivre, il traverse la France à pieds « par les chemins noirs », l’occasion d’introspection, mais aussi d’une ode à la france tranquille, au terroir, au territoire, au paysage, à la lenteur, au silence, et à une manière de voyager « slow-life ».
    Depuis quelques semaines, nous sommes de retour dans l’Océan Atlantique, via le Brésil, les Antilles, les Bahamas, les Bermudes et les Acores, l’occasion encore de m’inspirer de bien belles lectures! A très bientôt pour un dernier volet de ma Bibliothèque Atlantique.
  • La boulangerie du bord : pains, pizzas, pancakes, scones etc….

    La boulangerie du bord : pains, pizzas, pancakes, scones etc….

    Est-il exagéré de dire que le moral à bord d’un bateau est à peu près proportionnel à la qualité du pain? En tous cas, il y contribue. En Polynésie Francaise, c’était facile : le moindre petit village des Tuamotu dispose d’une boulangerie et ne saurait vivre sans baguette croustillante. Nous avons même connu à Maupiti une véritable solidarité au mouillage où nous nous sommes retrouvés à 5-6 bateaux copains : chacun notre tour, le matin, nous allions en annexe à la boulangerie distante de 1 mille nautique, rapporter et livrer des baguettes pour tout le monde.

    Merci Anne-Marie et Nico pour la livraison de baguettes à 7h du matin!

    Certaines boulangeries francaises de l’étranger sont pour nous une belle surprise, comme à Bali, au supermarché Carrefour,

    Avec Didier, chef de la boulangerie/pâtisserie du Carrefour de Bali

    le rayon de la boulangerie Carrefour de Bali

    le rayon boulangerie

    et bien sûr celles des grandes villes francaises d’Outremer comme ici à Nouméa. 

    le pain et les viennoiseries de Nouméa

    En Nouvelle-Zéalnde et en Austalie, j’ai été agréablement surprise par la qualité et la variété du pain : ces territoires anglo-saxons sont en fait des terres d’immigrations, chacun y apportant le meilleur de sa cuisine.

    Véritable croissant sur le marché de Whangarei, Nouvelle-Zélande

    Mais ailleurs, et en traversée, comment on fait quand les réserves de wraps sont finies?

    en traversée, je propose souvent des ateliers wraps à midi

    chacune y met ce qu’il aime

    Bizarrement pour le pain, il y a ceux qui le font tous les jours, et ceux qui n’osent pas franchir le pas-ou qui on raté leurs premiers essais. A la fois très simple et un peu mystérieux, voici les secrets d’un pain réussi à bord.

    pain bis non moulé

    L’idéal, c’est d’avoir pu tester quelques recettes avant de vivre à bord, car il y a 2/3 petits trucs à savoir qui peuvent tout gâcher et décourager les meilleurs volontés.

    • le pain qui lève déteste les courants d’air! C’est ballot, car en bateau, et surtout en navigation, le vent,  il n’y a que ca. Donc se débrouiller pour faire lever votre pâton loin des courant d’air (surtout pas dans le cockpit donc), mais dans le four, pourquoi pas (s’il est éteint bien sûr), ou sous un linge propre dans un petit coin tranquille. Pour ma part, je le met au soleil derrière une des vitres du carré : le pâton aime la chaleur et gonfle plus vite et mieux au chaud
    • pour une croute bien dorée et croustillante, utiliser « le coup de buée » : après avoir enfourné votre pain, déposer l’équivalent d’un demi verre d’eau dans la lèche-frite que vous aurez préalablement installée sous votre pain. L’eau se vaporise instantanément en buée, qui durcira et dorera la coute du dessus. D’autant plus important avec nos fours à gaz qui ont tendance à plus chauffer le dessous que le dessus
    • ne pas diminuer la durée de levée du pain, au risque de cuire du pain trop sec. La règle c’est (au moins) une heure de première levée du pâton, et encore au moins 30mn de seconde levée une fois le pain mis en forme
    • le secret d’une mie fine et élastique? La « poolish », appellée aussi « levain sur levure », sorte de levain naturel et vivant que l’on met en culture 12h avant de faire son pain (la veille pour le lendemain matin par exemple). Mélanger 150g de farine avec 150ml d’eau (ou de lait pour une brioche), ajouter une demi cuillère à café de levure de boulangerie, bien mélanger. Laisser la préparation agir dans un bol sous un torchon toute la nuit. Le lendemain,  ajouter la préparation qui aura gonflé et bullé tout simplement à la recette en prenant soin bien sûr d’enlever aux ingrédients initiaux 150g d’eau et 150g  de farine.
    • autre petit secret pour que la pâte lève bien : commencer par mélanger les liquides tiède-idéalement à 37°- et la levure en premier, (sans le sel, qui inhibe la levure) et laisser se mélanger la préparation une dizaine de minutes, avant d’ajouter la farine.
    • pour faconner le pain, 3 possibilités : pour faire des pains carrés ou rectangles, abaisser la pâte en rectangle, puis la replier en 2 plis, en soudant les bords au milieu avec les doigts. Répéter l’opération 3/4 fois en tournant le paton de 90° à chaque fois, et enfourner en mettant bien la soudure sur le dessous. Pour faire des baguettes, faire la même chose mais sans tourner le pâton, et en en travaillant toujours dans la longueur. Pour des pains ronds, étaler en rond, et ramener les bords vers le centre et souder au milieu, 3 à 4 fois de suite.
    • attention avant d’enfourner, s’assurer que la soudure du pain est bien faite, et qu’elle est sur le dessous, au risque de voire le pain « éclater » à la cuisson
    • pour que le pain gonfle et cuise mieux, inciser avant d’enfourner avec une lame très fine dans le biai

    Et voici mes recettes de pain préférées :

    Pain blanc: 
    360 ml d’eau
    600 g de farine
    4 cuillères à café de levure de boulangerie
    2 cuillères à café de sel
    Pétrir la pâte, au moins 3 à 4 mn .
    Laisser lever le pâton au moins une heure
    Plier le pâton 3/4 fois sur lui-même, pour enlever les bulles de la première levée.
    Le mettre en forme : simplement posé sur une plaque, dans un moule, ou en petits pains individuels.
    Laisser lever le pain au moins 30mn à une heure
    Enfourner  environ 30mn à 220°. Si nécessaire, baisser le thermostat à mi-cuisson.

    C’est la recette de base, on peut la modifier à l’infini en gardant le mêmes proportions de solide (mélanges de farine, farine bise, seigle etc….) et de liquide (eau, lait, beurre, oeufs, yaourt, huile…), et en variant la forme donnée au pain : pain moulé ou non, pains individuels, en boule, en carrés, en baguettes etc…

    on peut varier les formes à l’infini…

    On peut aussi varier les farines et introduire des farines moins ordinaires : seigle, blé noir, épeautre etc…., ainsi que des graines et des noix  : graines de courge, pignons de pain, sésame, amandes effilées etc…., ou bien même des herbes : romarin, thym, sarriette….

    des petits pains ronds au fromage

    Variantes :
    • pain semi-complet : mélanger 200g de farine complète à 400g de farine blanche.
    • pain bis : utiliser 600g de farine bise
    • pain complet : 200 g de farine complète et 200 g de farine bise (ce pain lève très peu et se conserve bien)
    • pain tradition : 200 g de farine blanche et 400 g de semoule de blé fine
    • pain au lait : remplacer 360ml d’eau par 360ml de lait. Et si vous utilisez du lait en poudre, c’est encore plus simple, gardez l’eau et ajouter seulement la quantité de poudre nécessaire. Attention, il dore (et brûle) plus vite. Le cuire de préférence à 180°-200° maximum
    Autres variation :
    Le pain de mie : 
    320 ml d’eau+40ml de lait
    600 g de farine blanche
    40 g de beurre fondu
    3,5 cuillères à café de levure de boulanger
    25 g de sucre
    2 cuillères à café de sel

    Traditionnellement, on fait avec cette recette un gros pain levé dans un moule. Je préfère pour ma part détailler 9 petits pain carrés, que je met à lever côte à côte en rangées de 3; à la levée et à la cuisson, ils vont jusqu’à se toucher et former des « buns » à l’américaine, idéal pour les pic-nic ou les dejeuner sur le pouce en nav’.

    petits pains au lait en carré façon « buns »

    On peut mettre moins de sucre.

    pic-nic à bord en navigation, avec des petits pains individuels

    Le pain sans four

    Eh oui, un jour ou l’autre, le four tombe en panne, ou alors nous sommes en panne de gaz et n’avons qu’un petit réchaud (nous avons connu les deux cas…). Nous avons été sauvés par la recette des pains pita!
    Super simple, savoureux, et rapide à cuire, ils permettent même de faire des économies de gaz, afin de prévenir la pénurie…
    360g de farine
    250ml d’eau
    1 cuillère à café de levure de boulangerie
    1 cuillère à café de sel
    2 cuillères à soupe d’huile
    Préparer le levain 30mn à l’avance  : mélanger l’eau, la moitié de la farine et la levure. Laisser buller.
    Ajouter le reste des ingrédients, et pétrir 5 à 6mn.
    Laisser reposer le pâton huilé 1h
    Détailler en 8 ou 9 petites boules qu’on aura pris le soin de pétrir un peu pour enlever les bulles

    Les laisser reposer 30mn

    9 petites boules de pâte ayant levé

    Etaler les boules en petits disques sur 3mm d’épaisseur

    Ma filleule Liz les étale au rouleau

    Laisser reposer 5mn

    les disques avant cuisson

    Cuire dans une poêle bien chaude.

    Ca gonfle!!!

    les pains pitas

    Les pains de petit-déjeuner : 

    Le pain brioché au miel et beurre salé : savoureux et moins riche qu’une vraie brioche
    320 ml de liquide (moitié eau-moitié lait)
    50 g de beurre salé fondu
    50 g de miel
    600 g de farine lanche
    2 cuillères à café de sel
    3,5 cuillères à café de levure de boulanger

    Cuisson : environ 30mn à 200°

    Pain brioché au miel et beurre salé, moulé

    Le pain au muesli : délicieux en cas de petit creux
    360 ml de liquide (moitié eau, moitié lait)
    20 g de beurre fondu
    30 g de miel
    360 g de farine blanche
    70 g de farine bise ou seigle ou autre
    3,5 cuillères à café de levure de boulanger
    130 g de muesli
    80 g de fruits secs (figues, abricots, cranberries etc…)
    Cuisson : environ 30mn à 200°
    astuce : mettre le muesli à tremper quelques minutes dans le lait avant d’ajouter la farine, pour le ramollir.
    La véritable brioche : riche, mais tellement fondante et croustillante! A essayer aussi sur poolish
    10ml de crème fraiche
    3 oeufs battus en omelette
    120g de beurre fondu
    350 g de farine
    3 cuillères a café de levure de boulanger
    50 g de sucre
    1/2 cuillère à café de sel
    Cuisson : environ 30mn à 180°°

    véritables brioche

    Les pains spéciaux : 

     

    La baguette à l’ancienne : pas aussi fine et croustillante que celle du boulanger, elle dépanne pourtant bien!

    baguettes « fait maison » ; il semble qu’une petite souris gourmande soit passée par là.

    Garder la même recette que le pain blanc, ou préférer un mélange de farine.
    Laisser lever une heure le paton.

    Mise en forme : pour 4 petites baguettes, diviser le pâton en 4. Pour chaque baguette, abaisser la pâte en forme de rectangle, replier un pli vers soi, souder les bords, puis refaire l’opération 2 fois.

    les enfants font le pliage et la mise en forme

    encore un dernier pliage

    Rouler les boudins afin que la soudure soit en dessous.

    Laisser lever les baguettes 30 à 40mn.

    Enfourner dans un four préchauffé à 220°, et laisser cuire 20 à 25 mn.
    Variante : pour des baguettes viennoise, remplacer l’eau par du lait, ajouter 20 g de beurre et 20 g de sucre
    Les petits pains ronds : parfait un « atelier » sandwich du midi, en navigation
    pour 6 ou 7 petits pains :
    210 ml d’eau
    300 g de farine
    50 g de farine de seigle
    2 cuillères à café de levure de boulanger
    1 cuillère à café de sel
    10 g de beurre
    Après avoir pétri et laissé reposé le paton une heure, détailler 6 à 8 boules, les façonner en les abaissant 3 fois, puis les allonger en appuyant le manche d’une cuillère en bois. Laisser lever 30mn, puis inciser en enfourner 30mn à dans un four préchauffé à 220°, puis abaisser à 200°.
    Fougasses : idéales à amener en pic-nic ou à péparer un premier jour de traversée

    fougasses : au herbes et au chorizo

    200 ml d’eu
    380 g de farine
    1 cuillère à café de levure de boulanger
    2 cuillères à soupe d’huile d’olie
    1 cuillère a café de sel

    Après avoir pétri et laissé le paton reposer une heure, le couper en deux. Prendre un paton, l’aplatir en rectangle et le plier en deux, puis le tourner d’un quart de tour et réitérer 3 fois. Etaler en rectangle la pâte, et l’entailler (jutilise le bout d’une spatule en bois) en diagonale de manière symétrique, et écarter la pâte.

    badigeonner d’eau salée

    Laisser lever 30mn, badigeonner d’eau salée et enfourner dans un four préchaufé à 220°, puis baisser à 200° pendant 25 à 30mn

    astuce : on peut les aromatiser au romarin, chorizzo, parmesan, olives, tomates sêchées , câpres etc….

    fougasse lardon-parmesan-romarin

    Dans ce cas, ajouter au pétrissage les quelques pincées d’herbes ou les 20 à 30g de garniture coupée très fine, ainsi que 30g de farine de plus si la garniture est humide.

    La pate à pizza : très facile à faire, c’est un des repas préféré du bord!
    Pour 2 pizzas rectangulaires à pâte très fine
    270 ml d’eau
    450g de farine
    2 cuillères à café de levure
    3 cuillères à soupe d’huile d’olive
    2 cuillères à café de sel
    Laisser lever le pâton une heure.
    Diviser la pate en 2 boules, et étaler de la forme désirée. Pour plus de rentabilité, je fais des pizzas rectangulaires, de la forme de ma plaque de cuisson

    Garnir avec de la sauce tomate, puis ajouter le fromage râpé, et enfin les ingrédients.

    pizza terre et mer : mi-napolitaine, mi-reine

    pizza 3 fromages et poivron

    Saupoudrer d’origan.
    Enfourner à four très chaud 15 à 20mn.

    la pizza terre et mer bien dorée

    pizza 3 fromages

    astuces :

    Certains les aiment fines et pas trop chargées, d’autres épaisses et bien fournies, végétarienne ou traditionnelle. Ajuster l’épaisseur et la quantité de pâte à préparer en fonction de ses préférences

    A bord de Moby, c’est le repas préféré des enfants : ne pas hésiter à les faire contribuer, chacun fait sa pizza à son goût.

    une moitié « Mr Meaty » pour le carnivore du bord, un quart au camembert pour notre roi du fromage, et un dernier quart en pizza blanche pour la miss

     et voilà le résultat
    Exemples de garniture : 
    napolitaine : olives-anchois-tomate
    3 fromages : bleu-chèvre-fromage râpé
    végétarienne : poivrons, tomates, artichaut en boite, olives, oignons…
    gourmande : lardons-chèvre
    piquante : poivron-chorizo
    simple : jambon-fromage
    Dernières mises en garde pour le pain :
    • utiliser bien sûr la levure de boulanger (yeast) uniquement et non la levure chimique (baking powder). On la trouve le plus souvent au supermarché au rayon farine, non loin de le levure chimique. Dans les pays d’influence francaise elle se trouve en sachets de 10g, Peu pratique quand on fait son pain tous les jours. Préférer les boites ou paquets sous vide de 100 à 200g des pays anglo-saxons. A conserver au sec.
    • n’importe quelle farine blanche convient.
    • la levure ne doit jamais toucher le sel.
    • utiliser de préférence des ingrédients à température ambiante.
    • avant de couper le pain, attendre qu’il refroidisse sur une grille : chez nous, c’est sur le rouf, sous la vole, en plein vent et à l’ombre.
    • si vous avez un congélateur, y mettre le pain coupé en tranche, ca sera plus facile à décongeler à la demande.
    • Si vous faites beaucoup de pain, il peut être pratique d’investir dans une ou deux plaques de cuissons anti-adhésives, pour faire plusieurs pizzas, plusieurs fournées de pain etc….

    Autres recettes de petit déjeuner : 

    Les véritables pancakes à l’américaine

    pancakes

    Pour environs 30 pancakes
    1 litre d’eau
    2 oeufs
    2 tasses de flocons d’avoine (150g)
    450 g de farine self-raising (ou sinon, ajouter 2 cuillères à café de levure chimique aux 450g de farine )
    10 cl d’huile ou de beurre fondu
    2 cuillères à café de sel
    20 g de sucre
    Mélanger tous les ingrédients.
    Il n’y a pas de temps de repos.
    Faire cuire dans un grande poele, 3 à 4 pancakes à la fois à feu moyen : déposer une petite louche de pâte pour former une crêpe épaisse d’environ 15 cm de diamètre.
    Laisser cuire jusqu’à ce que les bulles crèvent, puis retourner le pancake pour poursuivre la cuisson quelques instants.

    Mettre à refroidir sur une grille.

    pancakes mis à refroidir

    Servir traditionnellement avec du sirop d’érable, mais du miel fait bien l’affaire!
    Et là encore, on peut varier les formes, la limite, c’est votre créativité, et votre talent!

    pancake anniversaire des 5 ans de la Princesse

    pancake anniversaire des 8 ans du cadet

    Les scones à l’anglaise : (pour environ 12 pièces)

    Scones mis à refroidir

    400 g de farine self raising (ou sinon, ajouter 2 cuillères à café de levure instantanée aux 400g de farine)
    30 g de beurre un peu mou
    200 ml de lait
    100 ml d’eau
    20 g de sucre
    Emietter le beurre dans la farine et le sucre avec les doigts comme pour une pate brisée
    Ajouter le lait et l’eau
    Mélanger au couteau. La pâte doit être un peu collante. Attention de ne pas trop travailler la pate qui doit rester granuleuse
    Etaler sur un plan de travail fariné et l’abaisser sur 2/3 cm d’épaisseur. Utiliser un emporte-pièce de 5 à 7cm (un verre  à bord droit fera l’affaire) pour détailler les scones
    Les poser sur une plaque au four, bien espacés. Badigeonner le dessus avec du lait (pour faire une croute dorée croustillante)

    Enfourner à four très chaud, 220°, pendant 15 à 20 de minutes.  Si nécessaire, baisser le feu à 200°. Déguster tiède avec du beurre et de la marmelade.

    scones beurre/marmelade

    BON APPETIT!
  • Clémentine Aplati en Nouvelle-Zélande

    Clémentine Aplati en Nouvelle-Zélande

    En début d’année scolaire, Monique, l’ancienne institutrice d’Anna nous a proposé de participer à l’aventure de Clémentine Aplati :

    « Voici Clémentine Aplati !
    Dans notre classe de PS/MS, notre maîtresse (Monique) nous a raconté ses aventures : une nuit, alors qu’elle dormait profondément, le tableau qui était accroché au-dessus de son lit, est tombé et la pauvre Clémentine s’est retrouvée toute aplatie !
    C’est alors qu’elle a décidé d’en profiter pour voyager tout autour du monde en se glissant dans des enveloppes. »

    Voici le travail d’Anna :

  • Ma petite bibliothèque du bord : le Pacifique

    Ma petite bibliothèque du bord : le Pacifique

    Pour ceux qui connaissent mon addiction aux livres, le choix a été difficile : n’emporter que l’essentiel, sur un catamaran performant où les kilos superflus sont traqués….D’autant que la bibliothèque de la maison, je m’en suis rendue compte, est très bien fournie en livres maritimes, de voyage, récits de navigateurs, guides nautiques et autre romans d’aventures. Il est vrai que depuis 20 ans, les livres ont nourri notre soif de voyage et d’aventure nautique.  Comment donc faire ma sélection, le skipper étant sévère sur le poids emporté…

    1- Ma priorité, c’était de profiter de ce tour du monde pour lire et relire des ouvrages en lien direct avec les pays et océans traversés : voilà  ce que serait le coeur de ma petite bibliothèque de voyage. Littérature, récits de voyage, biographies, contes…  Pour ne pas trop me surcharger, je n‘ai pris que les ouvrages touchant au Pacifique et l’Indien. Pour l’Atlantique, je verrai plus tard à me faire expédier quelques ouvrages…. D’autant que quelques bonnes librairies jalonneront sans doute notre parcours, et que je ne manquerai pas de m’approvisionner en littérature locale ;-).

    Dans la pratique :  j’ai lu (presque) tous les livres emportés, en ai fait la lecture aussi par passages aux enfants pendant les traversées, et n’ai pas pu résister à l’envie d’en acheter quelques uns  :  Les librairies de Papeete ont été une mine, m’ont vue flâner quelques heures au milieu des rayons, et repartir avec quelques kilos de papier…

    Retour de courses à Papeete, à librairie Odyssey

    2- Concernant les livres de pure littérature, je décidai d’en emporter un nombre limité, une douzaine, puis de les échanger au fur et à mesure du voyage. J’ai aussi apporté une liseuse Kindle et une Kobo étanche avec quelques lives récents achetés, et quelques classiques téléchargés gratuitement. Pas vraiment convaincue par les livres numériques, je me suis tout de même dit que ca pourrait être pratique en cas de pénurie (plus rien à lire, un cauchemar pour moi…), et pour se faire un petit plaisir en téléchargeant une nouveauté de la rentrée littéraire!

    Dans la pratique : Les échanges de livres, ca marche très bien, aussi bien en pays francophones qu’anglophones. La qualité est inégale, mais les bonnes surprises sont souvent au rdv. Dans chaque marina, il y a un petit stock de livres en français mis à disposition pour les échanges, mais aussi dans les laveries, les sociétés de service, les restaus, hotels,  etc…. Comme à Fidji où j’ai mis la main sur une vieille édition du « Catalogue d’objets introuvables » de Carelman, livre mythique de ma jeunesse que j’ai eu beaucoup de plaisir à feuilleter avec les enfants. Ou à Cairns en Australie, où j’ai trouvé quelques livres récents d’Eric-Emmanuel Schmitt, toujours original et plaisant à lire.

    Le Catalogue des objets introuvables

    Le Catalogue des objets introuvables

    Victor s’est approprié le Kindle assez vite, car la liseuse lui a permis de télécharger les livres à étudier pour son programme de français du CNED : des ouvrages classiques pour la plupart, téléchargeables gratuitement. La liseuse nous a sauvé, car comment se procurer au beau milieu du Pacifique les livres du programme, sachant que nous n’avons reçu les cours papier du CNED que le 22 septembre, pour une rentrée qui  avait commencé le 2 septembre….grrrr, sachant que la prochaine librairie francophone sur notre route se trouverait à Nouméa, en avril de l’année d’après!!!! Nous avons aussi téléchargé à Victor quelques uns de ses livres préférés (série des Cherub).

    Ce n’est que récemment que je suis devenue accro à mon Kobo, grace à un bateau-copain qui nous a donné un fichier de plus de 10 000 livres! Beaucoup de science fiction et de thrillers sanglants que je n’apprécie guère, mais aussi de la belle littérature qui m’a permis de relire Gabriel Garcia Marquès, Romain Gary, Laurent Gaudé, Paul Auster,  Tristan Garcia, Houellebecq, Pierre Desproges etc….

    Loïc a découvert les joies du Kindle, depuis que je lui ai offert le jour de son anniversaire, dans un petit mouillage sauvage de l’île des Pins,  le tout dernier ouvrage autobiographique de Mike Birch « J’ai chevauché les Océans », téléchargé en 3mn via Amazon.

    J’ai chevauché les océans

    Une belle surprise d’anniversaire, d’autant plus quand on est à l’autre bout du monde. Il a ainsi dégusté avec plaisir l’autobiographie du marin qui fut l’un des héros de son enfance. Et depuis, il se régale de classiques à lire et relire : St-Exupéry, Hugo, Stevenson, London…

    Autre avantage de ces liseuses, elles permettent de lire la nuit sans se faire mal aux yeux, et sans déranger l’autre, sans s’éblouir les yeux, utile pendant les quarts où il est important que les yeux restent vivaces dans le noir de la nuit.

    Donc tout va bien à bord, pas de pénurie en vue!

    3- les ouvrages pratiques et utilitaires guides nautiques, culinaires, santé, dictionnaires etc….  la difficulté encore une fois c’est de faire le tri entre le l’essentiel et le superflu.

    J’ai longtemps hésité à acheté un dico, en me disant que c’était lourd, et qu’un ouvrage numérique suffirait. Mais il est tout de même important notamment pour les enfants de manipuler et feuilleter régulièrement un dictionnaire. J’en ai donc acheté un à Papeete.

    Il n’y a que 2 livres de cuisine que j’ai apporté en version papier, car ce sont aussi 2 livres à utiles à lire, 100% nautiques et bourrés d’anecdotes et de conseils pratique.

    « La cuisine des Flibustiers »de Melani Le Bris, fille du grand Michel Le Bris, fondateur du festival Etonnants Voyageurs de St-Malo : de véritables recettes des îles, via un retour aux sources historique, pimentades, boucans, et autre douceurs sont détaillés et mêlés à des récits historiques savoureux sur l’histoire de la flibuste, essentiellement antillaise.

    la cuisine des flibustiers

    « Tropiques, Archipels et Marmites », de Lise Claris-Fourcade, éditions Loisirs Nautiques. Acheté il y a une quinzaine d’années au salon nautique de Paris, ce livre m’a permis d’apprendre à cuisiner les produits tropicaux. Il est très utile, car il reprend  par destination les produits que l’on trouve dans chaque pays, ceux que l’on ne trouve pas également, les produits locaux, et la manière de les cuisiner, à la locale ou « européanisée », avec de nombreuses recettes, des conseils d’avitaillement etc….. Un peu datée, cette édition 2001, car entre temps la mondialisation a eu ses effets en particulier dans l’approvisionnement des supérettes et la variété des produits rencontrés, il reste tout de même un MUST de la bibliothèque de bord.

    Tropiques, archipels et marmites

    Pour mes autres livres de recette, il m’a été impossible de tous les prendre! J’ai donc pris le temps, avant de partir, de numériser mes meilleurs recettes, celles que j’utilise au quotidien  : mes recettes spécifiquement thermomix, mes meilleures recettes de pain, de gâteaux et de crêpes.

    Dans la pratique, je regarde mes recettes sur mon ordinateur à bord, ou sur mon ipad

    Les guides de voyage : nous n’en avons emmené très peu, et plutôt généralistes. Nous avons souhaité effectué ce grand voyage autour du monde sans guide touristique : pas de petit Futé ni de Lonely Planet à bord, pour sortir des sentiers battus et laisser la place à l’imprévu. Car les guides, à force de nous pré-mâcher le voyage, le formatent. Dans la pratique, nous nous sentons beaucoup plus libre sans cette obligation à laquelle nous conforment les guides d’aller voir tel lieu, de consommer telle attraction, ou de manger dans tel restaurant. Nous n’hésitons pas à demander conseil autour de nous, mais surtout nous ouvrons nos yeux, nous nous laissons guider par nos envies et notre instinct. Le plus souvent, il n’y a que des bonnes surprises, parfois des moins bonnes, mais c’est ce que nous sommes venus chercher lors de ce grand voyage : nous laisser surprendre par l’imprévu plutôt que de nous conformer à ce qui a été organisé.

    En pratique : Le bouche-à oreille (appelé aussi Radio-cocotier 😉 ), fonctionne très bien, et les bons mouillages et les bonnes adresses se refilent entre bateaux-copains. Quand nous descendons à terre, nous demandons souvent notre chemin ou les bonnes adresses aux populations locales, l’occasion aussi de nouer un premier contact. Nous aimons aussi flâner, nous laisser surprendre, découvrir les escales au gré de nos envies, sans prejugé. Et si nous avons besoin d’un renseignement très spécifique, à l’heure d’internet et de la démocratisation du 3G, ca n’est  pas difficile!

    Seule exception à la règle :  le guide Lonely Planet de Nouvelle Zélande que j’ai acheté dans l’optique de notre séjour de  4 mois en Nouvelle-Zélande. Il a finalement peu servi, car nous n’avons visité le pays qu’en bateau, et n’avons pas loué de camping-car comme nous l’avions un moment envisagé.

    l’essentiel de la Nouvelle-Zélande

    Finalement, voilà ce que j’emportai avec moi :

    OUVRAGES GENERALISTES :

    « La grande aventure des Océans » éditions Omnibus : un ouvrage anthologique passionnant, facile à lire, il ambitionne de faire un tour du monde des océans, racontant pour chacun son histoire, les personnages célèbres et les grandes aventures qui ont fait sa réputation.  Pour l’Océan Pacifique, de Cook à Bougainville, en passant par l’histoire des mélanésiens navigateurs qui ont peuplé le Pacifique et la mutinerie de la Méduse, nous avons appris beaucoup de choses passionnantes.

    La Grande aventure des Océans

    « Le dictionnaire amoureux des Explorateurs », de Michel le Bris, le fondateur du festival Etonnants Voyageurs de St-Malo. Acheté lors de notre passage à Papeete, je ne regrette pas cette petite folie  (en prix et en en poids…)Ce pavé de plus de mille pages recense les vies d’explorateurs plus ou moins célèbres, porteurs d’histoire héroïques et fantastiques, sous le regard truculent de Michel le Bris. Je me délecte!

    Le dictionnaire amoureux des explorateurs

    LITTERATURE : 

    « Polynésie, les archipels du rêve », éditions Omnibus : une anthologie de la littérature polynésienne, essentiellement d’origine européenne. Qui m’a permis de relire Loti, Melville, London etc….une première approche intéressante et chronologique de la littérature prenant pour cadre la Polynésie, avec ses fantasmes et ses réalités.

    « Contes des Mers du Sud », de Jack London, chez Libretto : mythique ouvrage reprenant les nouvelles de London écrites sur et en Polynésie. Concerne surtout les îles Ouest : Cook, Salomon, PNG etc…. Des textes courts, poignants, où il met en scène l’homme blanc aux prises avec les éléments en furie, les coutumes étranges, et une société polynésienne dans laquelle il ne trouve pas sa place.  Ma préférée : « La case de Mapuhi »

    Contes des mers du Sud

    « Touriste de bananes », de Georges Simenon chez Folio policier : Avec notre héros palot, on plonge dans le miroir aux alouettes que la Polynésie reflète au siècle dernier, après-guerre. Tous ces jeunes gens européens, venus chercher amour et fortune dans les îles, et qui finissent par s’y perdre : ce sont les « touristes de bananes » .

    Touriste de Banane

    « Le parfum des îles », de Françoise Sylverstre : pérégrinations d’une nomade des îles, d’une inconditionnelle ilienne : l’auteure nous raconte ses joies et se peines, et combien les îles ont compté dans sa vie. Un joli petit récit virevoltant, qui nous fait voyager au gré des océans et de ces petits morceaux de cailloux oubliés, des Kerguelens à l’ile aux Moine en passant par le Spitsberg. Merci Catherine pour ton cadeau!

    Le parfum des îles

    « Contes des sages de Polynésie » : recueil de contes hawaiens, samoens, marquisiens, tuamotus etc…. Et rappelez-vous, les contes, ce n’est pas que pour les enfants ;-), car ils nous offrent souvent une lecture à plusieurs niveaux.

    Contes des sages de Polynésie

    « Taïpi, un paradis cannibale » : un roman illustré en BD, c’est le pari de cette collection, qui transforme le « Taïpi » de Melville (qui faisait partie de l’anthologie polynésienne ci-dessus nommée) en roman graphique. Nous voilà embarqués en images dans le récit autobiographique de son séjour aux ïles Marquises, quand, simple matelot à bord d’un baleinier mené par un capitaine tyrannique,  il s’échappe avec un compagnon, pour se retrouvé captif et bléssé dans une tribu de cannibales des l’ile d’Hiva Oa. Où situer ce peuple de Taïpivaï, entre douceur polynésienne et terreur cannibale?

    Taïpi, un paradis cannibale

    Haka, de Caryl Ferey , éditions Folio Policier: Le premier ouvrage de cet écrivain-voyageur auteur de polar que j’aime beaucoup (notamment Zoulou qui se passe en Afrique du Sud  et Mapuche en Argentine). La cadre c’est Auckland et sa région, le héro un flic aux origines Maories, aux prises avec le meurtre ignoble d’un jeune femme. Comme dans tous les ouvrages de Caryl Ferey, on plonge dans la culture locale, en visitant des lieux emblématiques toujours bien choisis, avec un suspense et un dénouement haletant. Les tensions ethniques sont particulièrement bien décrites et subtiles, je me suis régalée à lire ce polar.

    Haka

    « L’âme des Guerriers », de Allan Duff, aux éditions Babel : un roman d’une noirceur et d’une dureté qui fait mal, au point qu’il a failli me tomber des mains. L’auteur nous embarque dans les bas-fonds de la société Maorie de Nouvelle-Zélande : ils sont laissés pour compte, parqués dans des guettos, au coeur d’une misère sociale, économique et culturelle . Soudain, après la tragédie, une lueur se dresse dans les ténèbres, et traverse le roman, incarnée par une femme, une mère qui veut que les choses changent, donnant l’espoir d’une vie meilleure. Poignant. Le roman a été porté à l’écran dernièrement.

    L’âme des guerriers

    GUIDES NAUTIQUES

    Concernant les guides nautiques, à part le très célèbre « Guide Patuelli des Antilles », que nous avions acheté il y a 20 ans pour notre voyage de noces aux Grenadines, nous n’avons emporté aucun guide nautique papier.

    En pratique, nous nous sommes servis des versions numériques de guides plus ou moins récents glanés au fur et à mesure des bateaux rencontrés : l’échange est une pratique très répandue chez les gens de bateaux. Nous disposons par contre de toutes les cartes nautiques nécessaires, en provenance de plusieurs éditeurs (les excellentes cartes Transas et celles un peu moins bonnes de Navionics), pour les choix des mouillages, ce qui s’avère le plus souvent suffisant. Il nous arrive aussi d’acheter sur place des guides nautiques régionaux, comme en Nouvelle-Zélande, et de télécharger des vues satellites des côtes et des mouillages avec Ovitalmap.

    « Destinations de grande croisière » : LA Bible condensée du grand Voyage, qui nous a permis à terre de préparer notre périple : le très célèbre Jimmy Cornell nous détaille par zone de navigation chacun des pays où il est possible de faire escale : en 2 à 4/5 pages, une fiche signalétique par pays des pré-requis administratifs (visas, et obligations variées), port d’entrée, coutumes, zones de navigation, drapeau etc….. En pratique, nous nous en servons souvent, à chaque nouveau pays, il est feuilleté pour nous remémorer les formalités, mais aussi pour valider des changements d’escales dans notre programme. Et enfin pour continuer à rêver aux futures destinations de notre prochain voyage, un jour….

    Destinations de grande croisière

    Le second ouvrage « Voyages de grande croisière »  du même auteur, détaille les grandes routes de voyage à la voile, les meilleures saison, la météo, les vents, les routages etc…

    Voyages de grande croisière

    Les 2 tomes du récit de « Voyage autour du monde » en famille d’Olivier Mesnier : 3 ans, 3 océans, 36 000milles, sur un cata de 15m : c’est peu ou prou le même programme de navigation que nous, et nous l’avions acheté au salon nautique de Paris l’année où nous avons décidé de partir en Grand Voyage. Ses deux livres sont très détaillés, en particulier sur l’histoire des pays, et les questions administratives, les sites intéressants à visiter, nous nous y référons parfois. En pratique : nous relisons chaque chapitre au fur et à mesure de notre progression, parfois avant, parfois après l’escale. C’est amusant de comparer nos escales et nos impressions qui sont souvent bien différentes, chacun effectuant un voyage à son image, au gré des rencontres, des escales, et de la météo, toujours différentes.

    GUIDES faune/flore

    Nous sommes partis avec à bord un guide de reconnaissance des cétacés, pratique pour reconnaitre baleines, dauphins, gobicéphales etc…., que nous avions depuis des années dans notre bibliothèque,

    Guides pratique de reconnaissance des cétacés

    ainsi qu’un guide du récif corallien de l’Océan Indien, très complet acheté en Egypte il y a plus de 20 ans!

    Mer Rouge

    En pratique, nous avons complété avec un guide des requins raies du monde entier,

    raies et requins du monde entier

    et par un petit guide marine-pictolife étanche : pratique, il recense les poissons, mais aussi les coraux, éponges, anémones, algues mammifères etc….

    Guide picto des animaux marins

    Nous avons acheté en arrivant aux île Marquises un guide qui me semble indispensable à tout navigateur dans pacifique Sud : le « Guide de la faune marine dangereuse d’Océanie », par Yves Lefevre et Claude Maillaud. Passionnant, et surtout pratique, chacun des animaux dangereux est expliqué en détail, photos à l’appui, ainsi que ses dangers, les descriptions des lésions, des symptômes, et des traitements en cas de blessure. C’est aussi un ouvrage essentiel pour pratiquer une bonne prévention des accidents. Nous avons eu l’occasion de l’utiliser avec succès aux Marquises lorsque Gautier, le Filleul de Loïc a été brûlé par une méduse Blue Bottle, terriblement venimeuse. En plus de détailler les soins, l’ouvrage a été très rassurant pour l’ado, qui a vu qu’il était entre de bonnes mains et bien soigné!

    Guide de la faune marine dangereuse d’Océanie

    J’ai aussi acheté aux Galapagos :  a Natural History Guide : passionnant ouvrage très complet reprenant toute l’histoire de cet archipel incroyable, sous les angles géologique, naturaliste mais également, historique, et donnant des descriptions détaillées de la faune et de la flore rencontrées dans les différentes iles et îlots.

    A natural History Guide, Galapagos

    Idem pour la Nouvelle-Zélande : la longueur du séjour et la nature endémique de beaucoup d’espèces justifiait l’achat de guides sur les oiseaux, un autre sur les plantes et animaux de bord de mer, et un autre sur les arbres.

    Dans chaque pays/région traversée, j’achète aussi une planche contact plastifiée reprenant les poissons et animaux marins observés sous l’eau : pratique à apporter avec nous en plongée, nous aurons à la fin du voyage une belle collection de ces planches d’animaux marins!

    Planche contact plastifiée

    RECITS HISTORIQUES et BIOGRAPHIES : 

    Ce que j’emmenai avec moi en provenance de ma bibliothèque : 

    « Voyage autour du Monde » de Bougainville, chez Folio : Le récit du tour du monde du célèbre navigateur Francais, avec  sa frégate la Boudeuse, et à son bord le botaniste Commerson et l’astronome Veron qui améliora le calcul des longitudes. Contemporain du capitaine Cook, il fut le 16ème navigateur à boucler une circumnavigation. On retient de son périple, non pas de grandes découvertes scientifiques ni de nouvelles terres conquises, mais le récit des idylliques  moeurs polynésiennes : son récit de voyage, publié en 1771 fut un véritable best-seller en son temps, et un formidable écho à la mode rousseauiste du « bon sauvage », très à la mode à l’époque.

    Voyage autour du Monde, Bougainville

    « La fabuleuse histoire des Plantes », de Lucile Allorge, aux éditions JC Lattès : passionnante histoire des plantes, leurs origines, leur « peuplement », leurs « migrations », leur pouvoir. C’est surtout un merveilleux ouvrage, passionnant comme un roman d’aventures, retracant la vie des botanistes-explorateurs des 17ème, 18eme et 19ème siècles, aventuriers souvent méconnus et auteurs d’herbiers de grande valeur toujours aujourd’hui.

    La fabuleuse odyssée des plantes

    « Voyage d’un naturaliste autour du Monde », de Charles Darwin, aux éditions la Découverte : Le célèbre inventeur de la théorie de l’évolution embarque, à peine âgé de 22 ans en tant que naturaliste pour un tour du monde de 5 années et analyse plantes et animaux rencontrés. IL mettra 20 ans à digérer toutes ces trouvailles qui donneront naissance à son ouvrage fondateur et révolutionnaire à l’époque: De l’origine des Espèces. Nous nous intéressons en particulier à son séjour aux Galapagos, et à la seconde partie du voyage, qui passe par Tahiti la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’île Cocos et l’île Maurice.

    Voyage d’un naturaliste au tour du monde

    « Les trois voyages du Capitaine Cook », de Jules Vernes, aux éditions Magellan et Cie, dont on sait peu qu’il publia chez Hetzel un ouvrage consacré aux « Grand navigateurs du XVIIIème siècle » . .. Il me tarde d’ailleurs de me procurer les autres : Colomb, La Pérouse, Marco Polo, Magellan. Ici, son ouvrage très pédagogique expose les plus grands moments des 3 circumnavigations de ce découvreur hors du commun , émaillé de notes originales de Cook et d’illustrations. On retient surtout que le grand navigateur britannique a exploré en profondeur la Nouvelle-Zélande, cartographié et relevé les fonds de Tahiti, ainsi que  Hawaï et la côte occidentale de l’Amérique.

    Les trois voyages du capitaine Cook

    ce que j’achetai en cours de route : 

    « Des nouvelles de Monsieur de La Pérouse » de Jean-Jacques Vayssières aux éditions Grand Sud : un récit agréablement illustré de l’Expédition de Lapérouse à bord de l’Astrolabe et de la Boudeuse, mandaté par Louis XVI pour exécuter la plus grande expédition scientifique de l’époque, emmenant à son bord scientifiques, botanistes, astronomes. Tous disparurent tragiquement à Vanikoro, aux îles Salomon, victimes d’une tempête qui les jeta sur les récifs. L’originalité de ce récit est d’y inclure celui du jeune De Lesseps (neveu de Ferdinand) qui débarque de l’expédition au Kamtchatka, avec des caisses et des caisses de materiau scientifique,  et traverse en un an à traineau l’immensité de la Russie pour rejoindre la cour du Roi de France. Et troisième récit dans le récit, celui d’Entrecasteau, mandaté par Louis XVI pour aller à la recherche de l’expédition Lapérouse disparue, dont personne n’a de nouvelles… Une aventure tragique qui aujourd’hui mobilise des dizaines d’explorateurs et archéologues à Vanikoro sur les vestiges des épaves, à la recherche des raisons de ce naufrage dramatique.

    Des nouvelles de Monsieur de La Pérouse

    «  Jacques BREL, L’aventure commence à l’Aurore », de Fred Hidalgo, aux éditions de l’Archipel : le récit de la dernière partie de la vie de Jacques Brel, après qu’il abandonne définitivement la scène, faisant un break dans sa carrière de chanteur. Il réalise l’un de ses rêves : il achète l’Askoy, magnifique voilier, et part autour du monde  à la voile. Il quitte l’Europe pour les Antilles puis la Polynésie, et s’arrêtera aux Marquise, fatigué d’avoir mené en couple  son trop gros bateau, diminué par la maladie, mais surtout amoureux de cette terre et de ces hommes qui ne le connaissent pas comme personnage public. Loin des médias et du show biz, il renait…Tranche de vie d’un très grand artiste qui était aussi un Grand Monsieur.

    Jacques Brel, L’aventure commence à l’aurore

    CULTURE ET HISTOIRE : 

    « Race et Histoire », de Levi-Strauss, chez Folio : célèbrissime petit ouvrage d’anthropologie moderne, accessibles et toujours d’actualité.

    Race et histoire

    « Le Papalagui » aux éditions Pocket : Offert bien à propos par mon amie Annick, c’est un étonnant récit à caractère hautement ethnographique, d’un allemand ayant séjourné au Samoa au début du siècle dernier. Celui-ci retranscrit les propos d’un sage Samoen, ayant en son temps séjourné eu Europe, et découvert avec surprise le mode de vie Européen. Il décrit à son peuple en ses termes qui sont les européens, les Papalagui,  et comment vivent les hommes blanc. Le propos est savoureux, souvent drôle, parfois grincant, terriblement imagé, et d’une rare modernité. Je l’ai lu en partie aux enfants qui ont adoré!

    Le Papalagui

    Traditions et coutumes de Nouvelle-Zélande : joli petit livre qui reprend par ordre alphabétique les us et coutumes des maoris, très proches de celles des polynésiens. Arthur nous en a fait la lecture tous les jours pendant 2 mois, à raison d’un ou deux petits chapitres quotidiens.

    Traditions et coutumes de Nouvelle-Zélande

     «  People people, people : a brief history of New-Zealand »  : Original, ce court ouvrage historique destiné aux jeunes étudiants et aux étrangers est  très visuel :  illustré par des tableaux et oeuvres d’arts originales néo-zélandaises, l’iconograhie donne une grande force aux textes, et les remet dans leur contexte historique et géographique.

    A brief history of New Zealand

    «  L’île de la fin du Monde, la véritable énigme de l’île de Pâques » , ouvrage collectif aux éditions Bibliomnibus. Bien que nous ne nous soyons pas arrêtés à l’île de Pâques, qui n’était pas sur notre route, je suis curieuse du destin réservé à cette île étrange, connue pour ses Moaï, gigantesques statues de pierre énigmatiques. De fait, elle sont aujourd’hui beaucoup moins énigmatiques, depuis que des archéologues ont répondu à (presque) toutes nos questions : pourquoi ce gigantisme,  comment ont-elles été érigées, et dans quel but? Car le véritable mystère de l’île de Paques est plutôt de savoir comment une civilisation si développée, une île si peuplée au milieu du second millénaire de notre ère a pu péricliter en 2-3 siècles : une catastrophe écologique, causant des guerres tribales, puis une hécatombe démographique, complétée d’une extermination sociale et culturelle du colonisateur, sont les causes plurielles de l’extinction de la langue pascuane et du savoir-faire de taille de pierre. Passionnant et tragique.

    L’île de la fin du Monde

    Depuis quelques jours nous sommes entrés dans l’Océan Indien, qui ouvre un nouveau chapitre de notre voyage. J’inaugure donc ma petite bibliothèque de l’Indien, et la partagerai avec vous dans quelques mois. N’hésitez pas entre temps à partager avec moi vos conseils de lecture!

  • Bilan à mi-parcours : l’école à bord!

    Bilan à mi-parcours : l’école à bord!

    Cela fait près d’un an et demi que nous faisons l’école à bord pour nos 3 enfants. L’idée de leur faire l’école à bord est tout de suite apparu comme une chance pour eux comme pour nous : plus de souplesse sur les programmes, sur le rythme scolaire, la possibilité de s’adapter à l’enfant en permanence, au plus près de ses besoins et difficultés. Ca c’était la théorie…mais en pratique, comment ça se passe?

    Eh bien la réalité en est très proche!

    VICTOR, 13 ans en 4ème avec le CNED 

    Pour notre collégien (en 5ème l’année du départ), l’évidence, c’était de suivre le CNED, qui allait lui permettre de suivre une scolarité (presque) comme dans un vrai collège, et de pouvoir intégrer à notre retour un lycée de son choix, dans la continuité.

    Victor à son poste de travail : la table à carte!

    Cela s’est avéré une excellent décision. Victor à 11 ans lors de notre départ, était déjà très autonome et l’est resté. Il a choisi son propre rythme de travail : 2 à 4h de travail personnel par jour, tous les jours de la semaine, week-end compris, pas ou peu de vacances scolaires. Cela nous libère du temps dans la journée pour beaucoup d’activités : snorkeling, planche à voile, baignade, rando, skim, surf…. Il y a tout de même des jours sans école, quand par exemple nous avons des invités à bord, ou que nous prenons la mer : le premier jour , les enfants sont un peu barbouillés, et somnolent tous…. Et il a les 2 mois et demi de grandes vacances de mi-juin (fin du programme) à début septembre.

    le planning de l’année

    Au sein des  » séquences  »  CNED qui durent 2 à 3 semaines et contiennent de 6 à 7 matières (cours + évaluation), Victor a choisi de travailler une matière à fond pendant 2/3 jours, avant de faire son devoir écrit. L’évaluation orale ou écrite est ensuite numérisée puis envoyée avant la fin de la séquence au CNED. Il travaille ainsi pendant chaque séquence 3 jours sur le français, 3 jours sur les maths, 2/3 jours de physique, 2/3 jours d’anglais, 2/3 jours d’Espagnol, 2 jours de dessin, 2/3 jours de techno.

    Cours de Sciences Physiques

    Les cours du CNED collège sont particulièrement bien faits, illustrés, pratiques, d’autant plus avec les nouveaux programmes de collège, qui explorent des thèmes transversaux à plusieurs matières.

    Victor gère son planning et ses heures de travail, mais nous sommes là à ses cotés pour l’aider si besoin, selon nos compétences propres : Loïc coache les matières scientifiques comme les maths, la physique, la techno. Le secret c’est de réagir tout de suite aux bonnes et aux mauvaise notes : féliciter (toujours)  car chaque bonne note est une fête! ,  encourager (souvent) car le découragement peut arriver à tout moment : fatigue, lassitude de travailler seul, cours objectivement difficile (le Cned est réputé de haut niveau) ou exercice rébarbatif…, consoler (parfois), comme quand il récolte un 8/20 en musique par ma faute car j‘ai omis de transmettre la seconde page de l’évaluation…..

    préparation de l’évaluation en Arts Plastique

    Je m’occupe plutôt de l’administratif (et il y en a beaucoup au CNED entre l’inscription, le suivi des colis, les cours en version papier, numérique, CD, audio, les téléchargements etc..). Mais ma partie, c’est surtout les langues : anglais et espagnol, et les matières littéraires :  l’histoire-géo et français qui ont souvent des thèmes communs. L’avantage est que si une notion n’est pas comprise, on le sait très vite, et nous prenons le temps qu’il faut, pour la travailler en profondeur. Pendant le dernier trimestre, j’ai senti du relachement en espagnol, nous avons donc travaillé ensemble tous les cours, et les résultats sont au rendez-vous, les notes ont remonté en flèche!

    Idem pour le Francais, l’inspiration parfois manque pour la partie expression écrite. J’ai donc participé et lu avec lui les ouvrages de ces 3 dernières séquence : en séquence 8, le thème du jeune  » héro  » provincial arrivant à Paris, avec des extraits du « Père Goriot » et « Les Illusions perdues » de Balzac, ainsi que de « Bel Ami » (Maupassant). Puis en séquence 9, c’est le « Claude Gueux », de Victor Hugo, que je ne connaissais pas, pasionnant mini-roman traitant de la dignité au travail, de la justice , et du pouvoir de la littérature pour influer sur la vie politique. Enfin, le Cid, de Corneille, que n’avais pas lu non plus…… qui prolonge le thème de la confrontation des valeurs entre l’individu et la société. Lire et accompagner Victor lors de l’étude des texte aura permi de mettre un peu de vivant et de vécu dans des cours certes très bien fait mais parfois un peu abstraits pour de jeunes adolescents.

    Cours particuliers de Math sur le trampoline

    En math, la seconde évaluation de l’année a été décevante en résultat : Loïc a donc repris les choses en main, et coaché Victor, notamment en méthodologie : faire le tri entre les exercices indispensables pour comprendre les notions, et les autres qui servent à « rabacher ». Ils ont aussi réalisé un livret rassemblant tous les cours et les notions à savoir par coeur. Une fois cela fait, Victor est reparti sur les bons rails, et jusqu’à la fin de l’année : il termine sa dernière et dixième évaluation avec un 20/20.

    Arthur, 8 ans, en CE1 avec le programme de maths et de francais de l’Education Nationale

    Pour Arthur, qui était en CE1 cette année, j’avais choisi de ne pas suivre les cours du CNED. Autant les cours de collège sont attirants, bien mis en page, agréables et adaptés, autant je trouve les cours de primaire indigestes, peu attractifs, et à mon sens trop complets », dans le sens où  pour effectuer tout le programme, il ne nous resterait que peu de temps libre pour réaliser les autres projets qui nous tenaient à coeur cette année : maquettisme, expériences scientifiques, énergie à bord, navigation…

    maquette n°3

    Retrospectivement, je suis ravie de ce choix, car il me permet d’insister sur les maths et surtout sur le francais, matière sur laquelle il n’y a aucune impasse, et pour laquelle je suis sûre des acquis de mon enfant. Cela était d’autant plus important que le CE1 est une année cruxiale où beaucoup de bases sont mises en place : c’est là que l’on commence la grammaire, en étudiant la structure des phrases, la conjugaison avec le présent, le futur, et le passé composé.

    travail sur le calendrier

    En math, arrivent les premiers problèmes à résoudre, les tables de multiplications à utiliser, les additions et multiplications à maitriser.

    Addition

    Question rythme, Arthur a du mal à travailler efficacement plus que 2 heures par jour. C’est un enfant qui comprend vite, intuitif, mais qui a du mal à rester en place et qui est très lent à l’écriture. Nous avons donc choisi de rester sur le même rythme que son frère – c’est plus pratique aussi pour toute la famille. Nous travaillons tous les jours 2h par jour, tous les matins, 7j sur 7. Si le travail n’est pas terminé, nous continuons un peu le soir.

    Arthur au travail dans le cockpit

    A chaque fin de trimestre, nous effectuons un grand bilan, que j’envoie à ma chère amie Hélène, Professeure des école et Maitre formateur de l’Education nationale. Cela nous permet à Arthur et moi de nous évaluer 3 fois par an, ce qui est à la fois nécessaire et motivant!

    on est quel jour?

    C’est aussi Hélène qui m’a conseillé les méthodes de maths et de Francais de cette année, les supports pédagogiques, et qui me conseille en cas de problème. Je l’ai appellée au secours à Noël car je me rendais compte qu’Arthur rechignait à écrire, et que sa lenteur était un frein à la réalisation des exercices de Français. Nous avons donc mis en place un contrat avec Arthur : réalisation d’un certains nombre d’exercices à l’oral, couplé à une obligation d’écrire 10 mots par jours en janvier, puis 20 en mars, puis 30 en avril ….. L’écriture a pris différentes formes suivant les périodes et les envies : cahier de grammaire, cahier de compréhension écrite,  ou cahier d’écrivain avec des thèmes qu’il apprécie (la liste des courses, mon menu préféré, ce que j’ai ramassé à la plage, je décris ma cabane, résumé du documentaire regardé etc….)

    La méthode de grammaine

    Pour les maths, la manipulation aide beaucoup à la résolution des problèmes et à aborder les thèmes de la multiplication et de la division. Arthur aime utiliser les barettes cuisenaires.

    le cahier de Maths, et les barrettes Cuisenaire formant des trains de nombres

    et en plus, elles servent de matériau de construction, comme des Kapla!

    Pour le reste, nous avons le temps de développer nos projets, sous une forme plus ludique, en nous servant des pays traversés : ainsi, cette année, nous avons étudié  les coutumes, les paysages, la flore et la faune des pays traversés etc…. via de nombreux supports : lecture, dessins, réalisation du livre de bord par pays, anglais, ebooks etc….

    Cette année, Arthur a fait de la lecture pendant 2 mois sur la Culture Maorie de Nouvelle-Zélande. Un petit paragraphe tous les jours, pour en apprendre plus sur le pays et ses coutumes. Cela nous a amené à de nombreuses questions et interactions avec des néo-zélandais, mais aussi plus d’intérêt pour la visite des différents musées (Musée d’Auckland, Musée Maritime, Musée de Russel, Musée d’Aviation ancienne de Tauranga…).

    Grace à un autre petit livre d’art appliqué, nous avons réalisé des créations maories : balles de poï, pendantifs tikkis, toupies, impression de tikkis, … ce qui a fait le lien avec la Polynésie Francaise, traversée pendant 6 mois, et dont le peuple est culturellement très proche des Maoris.

    Anna a réalisé un ebook sur la Nouvelle-Zélande, à destination de ses petits camarades de son ancienne école, qui font cette année un tour du monde des pays, en envoyant Clémentine Aplatie par la Poste….

    Clémentine Aplatie à Auckland

    Arthur travaille de son côté un ebook racontant son « demi tour du monde » : « Les 20 000 mille d’Arthur autour du monde », où il raconte en images et en textes la première moitié de son périple, des Antilles à la Nouvelle-Calédonie en passant par les Galapagos, la Polynésie Francaise et la Nouvelle-Zélande.

    Déjà 20 000 milles parcourus

    géographie, autour du monde

    Pour l’étude et la pratique de l’anglais, nous avions l’embarras du choix avec une sélection de petits livres sur la Nouvelle-Zélande, notamment des cahiers d’activités et de jeux en anglais.

    cahier d’activité en anglais

    Mais le mieux bien sûr, c’est de jouer avec leurs amis anglophones.

    Nous avons aussi passé beaucoup de temps à réaliser notre livre de bord, avec des dessins, collages, herbier, petits textes, sur la Polynésie Francaise, et sur la Nouvelle-Zélande.

    Et aussi des expériences de science, du bricolage, et de nombreuse notions liés à la vie à bord ont été abordées en profondeur : l’énergie (production et consommation), la météo, et de manière plus globale  la préservation de l’environnement et de notre planète.

    Anna, 5 ans, en MS/GS avec la méthode MONTESSORI

    Anna a continué de travailler avec les livres et cahiers de Balthazard, en particulier le très très gros cahier MONTESSORI des lettres de Balthazard et de Pépin aussi, centré sur les lettres et les sons.
    En parallèle, nous avons travaillé en début d’anné sur les sons,

    les sons des lettres

    en reconnaissant phonèmes, puis plus tard les rimes;

    les sons des mots

    En milieu d’année sur l’arbres aux lettres, parfait pour associer les sons des consonnes et des voyelles. Dès janvier, nous avons enchainé en parallèle sur le coffret de lecture Montessori (chez nathan), en particulier les lettres mobiles,

    puis à partir d’avril, le cahier de lecture associé.

    cahier de lecture, les premiers mots simples

    Ces méthodes sont particulièrement adaptées pour l’apprentissage des sons et des lettres, de manière ludique et au rythme de l’enfant, et de manière autonome, ce qui m’a permis de dégager plus de temps pour Arthur en CE1, qui avait plus besoin de moi, en particulier pour la grammaire et les conjugaisons.

    Aujourd’hui, Anna connait toutes ses lettres, en majuscule comme en minuscule, sait copier des mots en capitale, et lire quelques mots courts. Elle reconnait aussi les sons dans les mots, et les associe aux lettres. Elle sait lire les mots court aux sonorités simples (col, lavabo, robe etc…) et sait aussi les écrire avec des lettes mobiles, sans modèle, à l’oreille. Nous avons aussi travaillé l’écriture, des chiffres, et des lettres!

    Née en février 2012, elle est censée n’entrer qu’en grande section l’année prochaine, mais je la sens pourtant prête l’année prochaine à apprendre à lire. Je la laisserai donc entrer tranquillement dans la lecture, à son rythme, et sans pression.

    Nous avons aussi travaillé dans les livres d’activité de Balthazard. Le « Très très gros cahier de NATURE » de Balthazard, chez Hatier Jeunesse déjà entamé l’an passé a été terminé,

    et nous avons surtout puisé dans le  « Mes activités Montessori » chez Nathan. parfait pour appréhender le monde et la nature-même si les saisons et les animaux sont un peu trop centrées sur l’Europe; nous avons donc adapté le contenu.

    Activité du livre « mes acivités Montessori »

    Là encore, je n’ai aucun regret. J’avais avec moi les cours du CNED de grande section, prêtés par une amie, et j’était soulagée de ne pas avoir à les suivre dans leur exhaustivité.  En revanche, nous nous nous en sommes servi comme support d’appoint pour la lecture de littérature jeunesse : Arthur a souvent fait la lecture le matin à sa soeur  : et Hop! d’une pierre deux coups!

    Et avec deux enfants d’age rapprochés, 5 et 8 ans,  nous réalisons ensemble toutes les activités hors maths et francais, chacun à son niveau.

    art plastique

    Le reproche que je ferais aux cours du CNED de primaire est qu’ils demandent beaucoup de travail aux parents, de préparation mais aussi d’encadrement, les consignes sont compliquées et ne visent pas à rendre l’enfant autonome dans ses apprentissage, contrairement à la méthode Montessori. Avec 3 enfants scolarisés à bord, de 3 niveaux aussi différents, il faut viser au maximum sur l’autonomie de chacun!

    Ce qui m’a été utile cette année : 

    Le globe terrestre gonflable: Trouvé au musée d’Auckland nous avons enfin à bord une mappemonde, très légère et ludique! Les enfants l’adorent, jouent (un peu, il ne faut pas l’abimer) au ballon avec, et elle nous permet de bien nous situer sur la planète.

    Les  » reward stickers  » : trouvés aussi en Nouvelle-zélande. Les anglo-saxons sont vraiment très forts pour ce genre de produits. Anna s’en sert en autonomie dès qu’un exercice est terminé et vérifié. Et ca me permet de contrôler par la suite que le travail a été fait. Exemple : dès qu’elle a réussi à écrire 3 fois un mot avec les lettre mobiles, elle est autorisée à l’écrire au stylo.

    en face du mot, déjà 2 stickers : Bravo!

    Les sous-main plastifiés : j’ai chiné leur contenu sur internet, puis fait laminer. En CE1, Arthur se sert  particulièrement les tables de multiplication, des majuscules, et des modèles d’addition et soustraction. En GS, Anna se sert de tout pour compter, lire son alphabet, reconnaitre les lettes etc… C’et aussi un chouette cadeau à faire à l’enfant le jour de la rentrée, ils sont très fiers. Et en plus, cela protège la table!

    Les posters des tables de multiplications affichées dans la coursive (obligatoire de les lire pendant le brossage des dents, matin et soir ;-)), acheté en Nouvelle -Zélande, et un autre poster sur les conjugaisons, acheté en Nouvelle-Calédonie.

    Le Bescherel : pratique quand mon grand me demande (pour son cours d’anglais) : c’est quoi maman la forme grammaticale de « qui » en francais???

    En support numérique, je me suis appuyée cette année sur les applis de l’Escapadou, (éditeur numérique spécialisé Montessori)  :  » J’écris en cursive »  a été très utile à Anna pour s’entrainer sur les lettres, et à Arthur pour les majuscules, en complément bien sûr de l’écriture papier.

    Egalement, l’appli « Dictée Montessori » du même éditeur, pour Anna, pour apprendre à « écrire » les mots, comme avec des lettres mobiles.

    Et enfin, c’est de l’école sans être de l’école. 

    Les enfants sont toujours aussi fans des émissions « C’est pas sorcier ».  Nous sommes partis avec une centaine d’entre elles que nous avions en CD à la maison. S’est rajouté par la suite la série intégrale des ‘Il était une fois la vie », « Il était une fois l’homme, et « Il était une fois les Explorateurs ». C’est surtout cette dernière mini-série que les enfants ont regardé cette année-hors temps scolaire bien sûr! L’avantage de la vie en bateau, c’est que l’on voit tout le temps ce que les enfants regardent puisqu’ils ne sont jamais loin de nous  : il est donc facile d’enrichir leur connaissances en discutant simplement de leurs émission préférées, et en approfondissant les thèmes abordés.

    Côté « Explorateurs », ma bonne étoile Mary, ancienne professeure/documentaliste de Victor, m’a conseillé le super petit jeu interactif des Grandes découvertes et des Explorateurs, sur le site de France TV . Seul inconvénient, il nécessite une connexion internet.

    En conclusion

    J’ai la chance aussi que Loïc, le papa, soit aussi impliqué dans l’école à bord.  On peut dire que si je suis la responsable des programmes, lui est enseignant à part entière en sciences au collège, mais aussi enseignant-remplacant en primaire pour accompagner le travail d’Arthur et d’Anna. Nous sommes très satisfaits d’avoir pu choisir pour chacun de nos enfants le rythme et les méthodes qui leur conviennent, et qui sont réalisables par de simples parents-enseignants, non professionnels comme nous.

    L’année scolaire prochaine, sera un nouveau challenge :

    •  Victor entrera en 3ème avec le CNED, une année importante pour le dossier scolaire, et son entrée future au lycée à notre retour en septembre 2018
    •  Arthur sera en CE2 avec un programme de Francais et de Math identique à celui de ses petits copains de l’école : nous sommes en cela dans la continuité, et travaillerons spécifiquement sur l’autonomie au travail, en particulier dans la lecture et compréhension des énoncés.
    •  Anna sera GS/CP, et qui pourra tendre  selon sa motivation et son travail vers un vrai CP. Je continuerai la méthode Montessori qui lui convient bien, et compléterai avec les cahiers Ribambelle qu’avait utilisé Arthur, basée sur 6 albums de littérature jeunesse : il me semble en effet indispensable dès le CP de lier la notion de lecture au plaisir de découvrir et de lire des albums et des histoires. Je garde aussi sous le coude la méthode des Alphas, ludique et imagée, très utilisée, et avec succès, chez les enfants vivant en bateau.

    Et puisque c’est de saison, je vous souhaite à tous de bonnes vacances scolaires!

  • En ballade à Wellington

    En ballade à Wellington

    Victor et mois partons passer la journée à Wellington! Il nous faut en effet entamer le process de renouvellement des passeports des 3 enfants, et nous avons pour cela pris rendez-vous au Consulat Français de Wellington. Après avoir monté le dossier et déposé les empreintes de Victor, nous pourrons retirer les passeport… dans 3 à 6 semaines!!

    La capitale de la Nouvelle-Zélande n’est distante que d’une quarantaine de milles nautiques de Picton, dans les Marlborough, où se trouve Moby. La navigation n’est cependant pas des plus faciles, avec le détroit de Cook à négocier : ce bras de mer est l’un l’endroit les plus ventés de la nouvelle-Zélande, et l’un des plus dangereux à naviguer : la mer grossit très vite, le vents s’accélère naturellement, canalisé par les montagnes environnantes, et le détroit est sillonné de ferrys qui ne dévient pas de leur course.

    8h du matin : au départ de Picton

    Une navigation qui ne s’improvise pas : nous prendrons donc tous les deux le ferry, et ferons l’aller-retour dans la journée : 7 heures de mer en tout, dont 3 heures à longer le « Queene Charlotte Sound », spectaculaire fjord du nord de l’île du Sud.

    Sortie de Picton, au fond du « Queen Charlotte Sound »

    Nous longeons pendant une heure le Queen Charlotte Sound, émaillé de sentiers de randonnées comme le célèbre « Queen Charlotte track » au nord, mais aussi de petites criques, fermes d’élevages de moules…

    et finissons par approcher de l’embouchure du sound, via le « Tory Channel » qui signe l’entrée dans le détroit de Cook.

    Je me sens toute émue de franchir ce détroit, même si je l’avoue, en ferry, ça a moins d’impact que quand nous le ferons à la voile….

    C’est un site historique, découvert par le célèbre Captain Cook, le premier à avoir fait une circumnavigation de la Nouvelle-Zélande, îles du Nord et du Sud, et qui a souvent fait relâche dans les Sounds.

     

    Nous devrions l’emprunter d’ici 2 semaines avec Moby, quand il sera temps pour nous de mettre Cap au Nord.

    Une heure trente après, nous longeons les côtes de l’île du nord.

    Wellington n’est plus très loin, voici Pencarrow Head,  l’embouchure de la rade de Wellington

    Puis nous arrivons en vue de Wellington

    Un paquebot est au quai.

    Ce que je devine être le centre ville

    et les marinas du centre ville

    Nous descendons à terre, longeons les quais

    et repérons les restos pour ce midi…

    Les quais ont été récemment restaurés, entrepôts transformés en musées, galeries, restaurants, loueurs de paddle…

    Ici une expo nous explique comment le quartier a changé de visage, et a été rendu embelli aux habitants

    Franchement, nos sommes séduits!

    Plus loin sur les quais, le « Te Papa Museum », musée interactif sur la Nouvelle-Zélande, que j’aurai hâte de visiter lors de notre prochaine escale avec Moby.

    Aires de jeu, 

    Oeuvres d’arts géantes, 

    oeuvres d’urbanisme originales,

    jardins et bâtiments rénovés,ancien bateau de travail,

    Et ca y est : nous voici arrivés à l’ambassade de France!

    Nous mettons en route la fabrication des 3 passeports, plus une procuration pour les présidentielles! Une heure après nous ressortons sereins :  tout va bien, le dossier est complet, les passeports seront à retirer à Auckland d’ici 3 à 6 semaines.

    Il est temps de se faire plaisir, il est l’heure de déjeuner!  Pelée de « Toatoas et de diamond shells  » marinière, accompagnés d’un chardonnay des Marlborough, vin d’une délicatesse que je savoure. La réputation des vins blancs des Marlborough n’est pas volée, je me délecte de ses saveurs boisées et complexes.

    Il est temps de rentrer au ferry, 3 quarts d’heure de marche digestive le long des quais nous amènent à destination. Que j’ai hâte de revenir explorer plus encore cette capitale de bord de mer, une ville comme je les aime : vivifiante, inspirante, raffinée, artistique et populaire à la fois.

    De retour dans le détroit de Cook, ca souffle, au moins 30 noeuds : Wellington est réputée être la capitale la plus ventée du monde….

    Nous arrivons à Picton, ce sont les régates du soir!

     

    Nous repartons dès demain explorer les Marlborough Sounds!

  • Sortie de l’eau à Whangarei

    Sortie de l’eau à Whangarei

    C’est à Whangarei que nous avons décidé de sortir Moby de l’eau pour effectuer l’entretien annuel : antifouling, révision du gréement et des moteurs, et tout un tas de petits travaux d’entretien plus faciles à faire à sec qu’en mer.

    Déjà un an que Moby a quitté la Grande Motte, et bientôt un an que j’ai rejoint le bord avec les enfants à Lanzarote….Une année riche en aventures, où les enfants ont incroyablement grandi, gagné en maturité et autonomie, en indépendance et sociabilité. Et où Loïc et moi avons beaucoup appris aussi, gagnant en compétance, et en assurance au fur et à mesure des expériences gagnées : nouveaux pays, nouveaux mouillages, nouvelles rencontres : à chaque fois il faut s’adapter.

    Nous avons sélectionné le chantier il y a un mois déjà, lors de notre passage à Whangarei. Il nous avait séduit par son imposant travel-lift, ses prix de sortie de l’eau attractifs, la propreté du chantier, son cadre tranquille, des champs d’un côté, la rivière de l’autre, mais à quelques minutes en voiture d’une petite ville fort bien achalandée en ship-chandlers, professionnels du nautisme et boutiques en tous genres.

    Les équipement pour la vie à terre nous avaient aussi semblé intéressants : une grande salle à manger/salon télé, une immense cuisine avec 2 frigos américains, un bureau, un coin BBQ, une lingerie, des vélos, une voiture de courtoisie à se partager…

    Car une fois au sec, Moby n’a plus l’eau courante, ni de frigo (refroidissement à l’eau de mer), plus de toilettes, de douche, d’évier etc….

    Notre sortie n’est prévue qu’à 13h, mais nous arrivons tôt le matin, ce qui nous permet d’assister à la sortie de l’eau d’un voilier : c’est toujours utile de voir l’opération de loin.

    Les enfants sont eux aussi impressionnés.

    Arthur suit les opérations avec attention

    en moins de 20mn, ce monocoque est sorti de l’eau

    Après le déjeuner, c’est au tour de Moby. Nous avancons vers le travel -lift, les 2 sangles sont glissées sous les coques. Loïc plonge sous les coques pour vérifier qu’elle passent bien aux bons endroit, et donne son feu vert pour la sortie de l’eau!

    En 15mn, l’opération est rondement menée : Moby est sanglé et avance sur des roulettes! Il part se faire nettoyer la coque au karcher. Comme c’est la fin de la journée, l’équipe n’aura pas le temps de nous caler à terre : nous passons donc la nuit dans les sangles, et partons dîner au resto fêter cela!

    Je teste des moules à la bisque de homard  : elles sont énormes! Pas loin de 15cm chacune, charnues et plutôt croquantes. Loïc tente un risotto de fruits de mer et se régale tout autant.Le lendemain, le marathon commence : il faut courir après les entreprises pour obtenir des devis, une intervention, un conseil.
    Au final, nous décidons de faire réaliser l’antifouling et la révision du gréement : Loïc fera le reste!

    Il travaille 10h par jour s’arrêtant à peine pour déjeuner :

    • les whinchs sont démontés, nettoyés et graissés
    • idem pour les hélices,
    • les moteurs révisés, vidangés, les filtres changés
    • entretien du guindeau, nettoyage de la chaine
    • nettoyage en grand de l’annexe
     
    plus de nombreuses petites choses à réparer, bricoler, améliorer.
     
    Les préparatifs pour l’antifouling commencent. Moby est mis sous bache
    Une couche de primer est passéePuis l’antifouling

    De mon côté, ce n’est pas des vacances non plus… J’assure l’école tous les matins,

    Anna travaille les notions de grandeur avec les barettes Cuisenaire « en escalier » et la notion de symétrie « miroir » avec les Attrimaths

    Sans oublier les repas et l’avitaillement bien sûr, et me suis donné pour tâche le nettoyage en grand de chacune des 4 cabines : je vide tout, y compris le stockage sous les lits, le nettoyage des bibliothèques, matelas, vaigrages, portes, charnières, ventilos, intérieur des placards etc….Tous est lessivé et passé au vinaigre, merveilleux produit qui nettoie, fait briller, tue les moisissures, et favorise le séchage!
     
    A bord de Moby, très peu de produits sont nécessaires : du savon noir, du vinaigre, une batterie de lingettes microfibres, des « éponges magiques », des brosses de toutes tailles, goupillons, baguettes en bois et lames en plastique pour les recoins et c’est tout!
     
    Dans les temps morts, c’est moi aussi qui effectue en voiture ou en vélo les petites courses. J’ai en tête également que dans 2 mois, nous quitterons la Nouvelle-Zélande pour 8 mois de navigation dans de petites îles de l’Océan Indien : il me faut donc profiter de la voiture de courtoisie pour me ravitailler ici en pharmacie, papeterie, fournitures scolaires, articles de bricolages, vêtements (les enfants ca grandit!!) etc…
     
    Chacun leur tour, les enfants m’accompagnent. Ici Arthur, rêveur devant cette règle de 1m de haut!!
     
    Nous passons également quelques soirées « administratives » à organiser notre visa long séjour en Nouvelle-Zélande, et une autre à préparer le renouvellement des 3 passeports des enfants, en prévision de la suite du voyage. Le process de renouvellement étant de 4 à 6 semaine, notre escale en Nouvelle-Zélande est donc l’endroit idéal.
     
    Notre vie au sec s’organise. En dehors des temps d’école et de nettoyage/bricolage, nous passons pas mal de temps dans la « recreational Area », avec les autres équipages. En tout une vingtaine de bateaux au sec dans ce chantier, et environ 5-6 familles ou couples vivant et travaillant sur leurs bateaux, partageant la cuisine et les repas. Cela crée une ambiance multi-culturelle très sympa :
     
    • Owen et Stewart, un couple de neo-zélandais d’Auckland qui rénovent leur ancien motoyacht de 80 ans, tout en bois,
    • Tatiana et Mike, jeune couple americano-brésilien contraint au repos forcé pour cause de sciatique,
    • Christine et Franck, un couple d’allemands, qui refont tous les vernis de leur joli sloop cinquantenaire, Shangri-La,
    • Karen et Craig, avec leurs enfants Freya 11 ans  et Blake 7 ans, une famille de néozélandais qui retapent un cata de plus de 20 ans acheté à l’état d’épave, et vivent depuis 4 ans à l’année dessus : il est architecte naval et elle est architecte, ils passent leurs étés en chantier ou dans des mouillages, et leurs hivers à la marina de Gulf Harbour, dans la péninsule de Whangaparoa
    • Yves et Pascale, avec leurs enfants  Lucille 17 ans et Simon, 14 ans, francais d’Arcachon naviguant sur un Outremer 49, modèle précédent le notre.

    Les deux Outremers au sec!

    Samedi matin, je vais avec Anna au marché. Les produits sont presque tous bio car les néo-zélandais sont très préoccupés par leur santé alimentaire : ils ont là-dessus 20 ans d’avance sur nous les français! Les légumes sont superbes, et la diversité des origines de peuplement des néo-zéalndais et la qualité du climat  en font des étals d’une variété incroyables.
    • on y trouve bien sûr tous les fruits d’été : prunes, myrtilles, melons,
    • mais aussi quelques produits tropicaux qui poussent grace à la douceur du climat quasi-méditerranéen : le kumara (patate douce importée par les prmiers habitants polynésiens il y a 10 siècle), des avocats, du taro, de l’igname, et même des bananes!
    •  tous les légumes asiatiques, bokchoy, petsai, chou chinois, pousses de bambou, épinards vietnamiens…et certains produits typiquement indiens comme la margoze ou l’aubergine blanche
    • et bien sûr  toutes ces plantes « santé » à la mode en ce moment : le kale (sorte de légume-feuille entre le chou frisé pour le look et le brocoli pour le goût), le broccolini (brocoli à longues tiges et fins bouquets) des algues, le miel de Manuka (myrthe sauvage aux vertus antiseptiques et anti-inflammatoires)
     
    Cela nous nous empêche pas Anna et moi de nous délecter d’un très gras et donc croustillant croissant au beurre….et de sourire avec gourmandise devant la roulotte de cette authentique crêpière bretonne, mariée à un néo-zélandais! Décidément, ils sont partout, ces bretons!
     
    Intéressant aussi, ce marchant de plantes épiphytes. Je suis tentée d’en prendre une, l’anniversaire d’Arthur n’est pas loin, il serait ravi! Mais la règle est stricte à bord de Moby : pour limiter les petites bêtes, pas de plantes à bord. Dommage, celles-ci avaient fière allure.
     

    L’après-midi, les enfants jouent dans la salle commune. Ils se spécialisent dans la fabrication d’avions en papier. Dimanche, nous nous autorisons à prendre un après-midi pour aller à la plage! Nous rejoignons Karen, Craig, Blake et Freya, avec les bodyboards et les skim.

    Karen
    Freya et Blake
    Craig
    Nous avons 45mn de route pour rejoindre la plage d’Ocean Beach, réputée pour ses vagues et ses dunes.
     
    Nous n’avons pas l’habitude de plages si fréquentées : il y a un club de surf local, et même des coast gards qui surveillent la baignade!
     
    Oh, surprise, Christine et Franck nous rejoignent à la plage… avec de la glace!
    ice-cream pour tout le monde!
     
    Loïc fait du bodysurf,
    Moi du body board
    Tout comme Anna
    et Arthur
    Victor alterne body board…
    et skimboard
    Les enfants s’éclatent pendant des heures, les mamans aussi!
    C’est bon la glisse entre filles!
    C’est aussi génial à partager avec son ado!
    Victor initie Blake au skimboard.
    La planche est un peu lourde pour Blake
    Victor lui lance la planche, et Blake saute dessus,

    avec succès!

    Arthur et Anna se réchauffent au soleil en jouant dans le sable. 
    19h, il est temps de rentrer, car la journée de demain sera bien longue!
    Il nous reste 3 jours pour terminer de préparer Moby! L’antifouling est terminé.
    Pendant ce temps, les enfants continuent l’école le matin, et les jeux l’après-midi. Depuis quelques jours, il nous trotte dans la tête à Karen  et à moi de faire un atelier de travail en commun avec les 5 enfants. En effet, Karen elle aussi fait l’école à la maison-ou plutôt en  bateau! Ce que l’on appelle en anglais le  « home-schooling ». Nous avons déjà eu l’occasion d’échanger sur nos méthodes, chacune peu désormais s’inspirer de l’autre.
     
    Le thème d’aujoud’hui sera la Nouvelle-Zélande!
     
    Karen a préparé tout un tas de petits éléments à découper et compléter sur le thème de la Nouvelle-Zélande, sous forme de « scrapbooking » dans des «folders ».
    Je suis contente d’être initiée à cette technique de présentation de projets. C’est un dossier cartonné, plié en deux, avec une jolie page de garde coupée dans son milieu = pour ce projet-ci, il s’agit d’une carte de la Nouvelle-Zélande.
    A l’intérieur, on colle des petites pochettes, que l’on remplit avec des infos, un drapeau, des données sur le pays. Chaque dépliant est personalisé, et unique!
     
    Au bout d’une heure, les plus jeunes se lassent et commencent à s’agiter. Il est temps de passer au bricolage!
     
    Nous optons pour la fabrication de balles de Poi : ce sont des boules que l’on fait tourner au bout de cordelettes élastiques, lors de danses maories, un peu à la manière des majorettes de chez nous, à mi-chemin entre la danse, le jonglage et les percussions !
     La fabrication est presque terminée…C’est parti pour les essais : répétition générale!
    Prêts pour le spectacle!
    Le lendemain, nous participons à un « Pot-luck » (traduire : « à la fortune du pot »), tradition anglo-saxonne assez sympa connue aussi sous le nom de «bring and share», où l’on se retrouve dans un endroit donné en groupe, chacun apporte à manger, et on partage, façon « buffet ».
     
    C’est en plus l’anniversaire de Craig, qui fête ses 49 ans : c’est buffet de desserts !
    Au menu : salade de potiron au lait de coco, plat traditionnel bresilien, authentique curry indien, salade de boeuf thaî, curry indien…. Pour l’occasion, j’ai fait des crêpes
     
    Dernier dîner au chantier, nous nous disons au revoir, échangeons les coordonnées, et nous retrouverons un jour, qui sait?
     
    Moby est prêt!
    Il est remis à l’eau le jeudi matin, après 9 nuits et 8 jours au sec.
    A 8h30, nous sommes à l’eau, il pleut des cordes, 30 noeuds de vent, quel contraste avec cette semaine ensoleillée que nous venons de passer.
     
    Mais il nous tarde de retourner naviguer, cap vers l’île du SUD!
  • De retour à Auckland pour une semaine

    De retour à Auckland pour une semaine

    Nous avons appareillé de Great Barrier pour Auckland le matin du 21 janvier, sachant que du mauvais temps était attendu dans la nuit, et qu’il fallait nous mettre à l’abri… En effet, nous enregistrons jusqu’à 52 noeuds de vent… au mouillage, des creux de plus d’un mètre, autant vous dire que la nuit a été agité pour la captain et son second.

     
    Le lendemain, à 8h c’est le calme après la tempête…
     
    Deux heures plus tard, c’est la bascule, le vent tourne et regagne en force :  les régatiers s’en donnent à coeur joie.
     
    Il faut dire que la baie d’Auckland offre un magnifique plan d’eau, un peu comme à Brest! 😉
     
    Dans l’après-midi, c’est les SUP qui attaquent un entrainement de downwind.  Je sais qu’au même moment, en rade de Brest, une dizaine de SUPers attendent avec impatience la première tempête de l’année pour se lancer en downwind pour la Paddle Storm Master.
     
    Nous profitons d’un petit moment d’accalmie du vent à moins de 25 noeuds pour nous diriger vers la marina de Westhaven où nous avons maintenant nos habitudes. C’est encore la même place qui nous est désignée : face à la ville d’Auckland, et aux superyachts! Tiens, un petit nouveau, avec son hélico!
     
    Pendant ces quelques jours, j’ouvre l’oeil à l’insolite qui pointe son nez : comme ces chinois venus se marier, et immortaliser l’évènement… sur le port!!
    Et cette « cigarette », ambiance Miami Vice
    Là, ce gros hangar, c’est un garage à bateau géant, contennant des racks sur plusieurs étages. Une solution alternative à la place de port,  moins couteuse, et déjà utilisée depuis des décennies aux USA, plus particulièrement en Foride.
     
    Ce bus « amphibie » qui promène les touristes de manière originale : qui a remarqué l’hélice qui dépasse à l’arrière?
     et encore, le Waszp, petit foiler monoplace australienattention quand ça plante!
    Nous profitons de cette escale « technique » pour faire un peu de tourisme : la visite de l’Auckland Museum est incontournable. Nous avons 2h devant nous avec les enfants et choisissons 4 thèmes :
    • Les collections Maories, en particulier, le canoé géant de plus de 20m, admirablement sculpté, mais aussi la maison du peuple, et des centaines d’objets d’artisanat du quotidien
    • la partie Histoire Naturelle de la Nouvelle Zélande, avec les squelettes de dinosaures, des moas, et des explications sur les animaux endémiques de Nouvelle-Zélande, comme le Kiwi ou le manchot pygmée.
    •  le Volcanisme néo-zélandais expliqué à travers vidéos, animations et ce simulateur de séisme qui simule un tremblement de terre dans un salon! « Trop cool « ont dit les enfants.
    • Pour les garcons, le 3ème étage du musée consacré aux guerres, et l’exposition d’un véritable Zéro (japonais) et d’un Spitfire (anglais), avions de combat de la seconde guerre mondiale impliqués dans la « Guerre du Pacifique ».
     
    ….pendant qu’Anna et moi allons voir la boutique du musée….Je suis incorrigible quand il s’agit de fouiner dans une librairies…
    J’en repars avec 3 livres :
     
    • « Tradition et coutumes des Maoris » (en francais!) : un tout petit livre qui sera parfait à lire et faire lire aux enfants, penant nos heures d’école
    •  En anglais : « A brief History of New Zealand« , illustré de tableaux, aquarelles, sculptures et dessins historiques, qui permettent d’aborder l’histoire du pays en image via les arts. 
    • « Maori Art for kids » : 15 mini-ateliers d’art illustrés de vraies oeuvres d’art, expliqués et faciles à mettre en oeuvre : j’ai hâte de le mettre en pratique avec les enfants, pour fabriquers nos tikkis, cerfs-volants, poteries, toupies, masques etc….
    Nous commencons le premier atelier dès le lendemain avec des pendentifs tikkis en Patarev’! Victor se prend au jeu. Anna et Arthur s’appliquent également beaucoup, et sont très fiers de porter leurs créations autour du cou.
     
    Nous continuerons avec ces « transferts » de tikkis en gouache noire sur crayon de cire colorés.
     
    Nous ferons aussi un stop à Mount Eden, l’un des multiples cones volcaniques parsemant la ville d’Auckland, et celui le plus proche du centre, et le plus haut également (196m). Ce cratère de 50m de diamètre est un lieu sacré pour les Maoris. Il nous fait beaucoup penser au « Trou aux Cerfs » de Curepipe à l’île Maurice).
    La vue d’en haut est panoramique.
    De retour au mouillage, nous ne nous lassons pas de la vue sur la ville, photogénique de jour comme de nuit.
     
    Après une semaine, nous quittons Auckland pour Whangarei, où nous allons sortir Moby de l’eau, et planifier les travaux d’entretien annuels qui devraient nous prendre une bonne semaine.
     
    Nous nous arrêtons pour 24h sur une plage  de Tomaratau sud de Whangarei, qui déroule des km de sable blanc et de rouleaux…
    Nous descendons à la plage en paddle tous les 5, armés des bodyboards et skimboards. …
     
    La plage est très calme, quelques maisons éparses se dessinent derrière les dunes. L’endroit est tout sauf touristique.
     L’après-midi se passe à surfer les vagues et les dunes en body-board.
    Quelques gamelles en perspective….
    Le lendemain, nous levons l’ancre direction Whangarei. En longeant la côte, nous croisons la route de maman baleine et de son baleineau. Nous les suivons doucement, en ralentissant, pour ne pas leur couper la route.
    C’est terriblement émouvant de les observer de si près.
    Nous passons l’après-midi  et la nuit suivantes à Smugler’s Bay, jolie plage située à l’embouchure de Whangarei. Anna et moi allons à la plage à la nage, pendant que les garçons font un jeu de société.
    Demain, c’est le grand jour, nous sortons Moby de l’eau!
  • Début 2017 à Great Barrier et Mercury Islands

    Début 2017 à Great Barrier et Mercury Islands

    Nous arrivons à Great Barrier en provenance de Coromandel et choisissons de nous arrêter au plus proche à Port Fitzroy, sur la côte protégée de l’île : au sein de cette rade, plusieurs petites baies en forme de doigts, protégées par l’ilôt de Kaikoura qui en fait un abri très sûr.

    Loïc nous fait prendre le passage du « Man of War » , petit détroit entre Great Barrier et Kaikoura.

    Je suis à la barre, à la voile, mais avec le moteur embrayé, sur le point d’emprunter cet étroit couloir de 40m de large… quand j’apercoit sur la cartographie grâce à l’AIS un navire se diriger à 12 noeuds à travers le détroit en face de nous…. Sans le voir, je devine qu’il s’agit d’un ferry ,qui dessert sans doute Great Barrier, et me dis que je ferais mieux de ralentir….

    Quelques secondes plus tard, nous apercevons le ferry qui sort du chenal : j’ai bien fait de le laisser passer, il y aurait tout juste eu de la place pour nous deux!

    Original en entrant dans la rade de Port Fitzroy, on tombe sur une barge-poubelles de tri : les néozélandais sont décidément très pragmatiques.  Nous décidons d’aller voir le réputé très beau mouillage de Wairahi Bay. 

    Le mouillage est littéralement bondé. Nous comptons pas loin de 200 bateaux dans l’anse de Wairahi, on se croirait à Ibiza au mois d’août!

    Toute cette promiscuité nous gâche le plaisir d’aborder cette île si sauvage qui nous a pourtant été recommandée par nos amis Neo-Zélandais…. mais eux évitent la côte Ouest de Great Barrier et se réfugient en été sur la côte Est. Fatigués de la traversée, nous mouillons tout de même, et décidons d’apareiller le lendemain matin.

    Nous longeons Little Barrier, réserve naturelle sur laquelle il est interdit de débarquer, puis passons le cap des Aiguilles :

    Les Needles (aiguilles en anglais) sont impressionnantes.

    Nous arrivons devant un mouillage sublime, la plage de Whangapoua.

    Cette immense baie recèle plusieurs autres petites plages que nous découvrirons au fil des jours, propices aux abris des vents de Nord-Ouest comme ce soir à Tapouvaï.

    Pour le moment, nous filons à terre à la découverte de la partie nord de la plage, interminable….

    les enfants courent à perdre haleine,

    et découvrent sous le Pohutukawa, 

    une balancoire!

    Oh surprise : cette partie de l’île est à vendre!

    Et ne trouve apparemment pas prenenur depuis 2 ans, bien que sa situation soit exceptionnellement belle.

    Mais les terres agricoles sont peu fertiles, arides et difficiles  à exploiter car faites de collines arides.

    Nous retrouvons avec grand plaisir notre ami Bruce sur son trimaran Trio, 

    avec ses enfants Alex et Katie qui ont l’âge d’Arthur et d’Anna, et faisons la connaissance de Stephanie, sa femme.

    Ca tombe bien, aujourd’hui, c’est L’Epiphanie et nous venons de cuire une galette des rois-gâteau breton! Ils sont ravis de partager avec nous cette tradition française aux lointaines origines chrétiennes.

    Le lendemain, nous prenons un jour off sans école pour passer la journée à la plage avec nos amis. Baignade, pic-nic,

    farniente sous le soleil, crapahute dans les rochers, balade en SUP,acrobaties dans les branches de Pahukahutas, exploration de la plage, recherche de trésors comme ce crâne de piaf, 

    écriture au charbon…., hmmm, qu’ils sont sales ces enfants!

    …..et terminons la journée par un feu de camp,

    pour y griller des chamallows dans la grande tradition anglo-saxonne.

    Un autre jour, nous irons explorer les dunes. Les enfants se jettent en roulé-boulé dans les pentes, et regrettent de ne pas avoir apporté de quoi glisser…

    Le lendemain, les garcons tentent de surfer sur le sable avec un body-board… C’est parti!
    Les débuts sont un peu acrobatiques…

    premiers essais à plat ventre,

    puis debout.

    C’est encore mieux avec plus de pente.

    Et voilà, très stylé, Arthur!

    sans oublier le finish’.

    Une autre fois, nous  allons à marée haute en annexe dans la lagune. L’avantage c’est que nous pouvons emporter plus de matos = body-boards, skim, cerf volant de traction….

    Arthur tente le coup allongé sur le body-board, tracté par le kite…

    Victor s’y essaie aussi, mais il est trop lourd.

    La sieste sur le sable chaud, c’est bien aussi, surtout pour le papa coach de sport qui court depuis 2h après le cerf-volant…

    Sur la partie sud de la plage, il y a un spot de surf fantastique pour les enfants et les débutants comme moi.mais aussi très agréable pour les surfers confirmés.Une lagune se vide et se remplit à chaque marée, provoquant des vagues de sable faciles et accessibles : côté plage, les enfants ont pied et peuvent remonter les vagues sans problème.

    Arthur prépare sa planche et la waxe. Il prend ca très au sérieux… Il faut dire que notre petit bonhomme de bientôt 8 ans est accro à la glisse, il dort même avec sa planche dans sa cabine…J’ajouterais que son tempérament volcanique s’adoucit après une bonne session de surf….

    De mon côté, je suis impatiente d’essayer la toute nouvelle planche de Victor : une 130l Exocet, qui devrait également me convenir!

    C’est Victor qui la ramène à bord :

    Il n’est pas loin de planer.

    Sur la plage, nous croisons des huitriers-pie, qui nous pépient dessus, de plus en plus fort.. nous comprenons vite que le nid n’est pas loin, mais mettrons quelques minutes à le repérer!

    L’oeuf est incroyablement camouflage, couleur de sable. Qui l’a repéré?

    En fin de journée, c’est le repos des sportifs, et séchage des néoprène pour le lendemain. Nous avons ressorti notre équipement breton : combis intégrales pour les enfants, intégrale manche courte pour Loïc et long john pour moi.
    Dans la nuit, le vent s’est levé, Loïc est ravi d’essayer la nouvelle planche de Victor par 20 noeuds de vent.
    Il s’éclate.
    La planche est apparemment très rapide, et finalement très maniable dans les vagues malgré son volume.
    Au bout de quelques jours, nous croisons Barbara, la soeur de notre ami Bruce, sur son trimaran Trilogy. Nous avions rencontré Barbara au Fidji, alors qu’elle représentait le Fédération internationale de Surf pendant la compète de SUP Surf de Cloud Break. Nous nous étions donné rdv en ce début d’année à Great Barrier, et sommes ravis de faire la connaissance de son mari Shane et de ses filles Amy et Samantha. Dans les traces de la maman et de l’oncle champions olympiques, toute la famille fait du surf, de la planche, de la voile….On connait le terme de « watermen »  et de « waterwomen », consacrant les sportifs brillant dans les sports de glisse, mais « waterfamily »  serait plus approprié pour les Kendall!
    Dans l’après-midi, en début de marée montante, nous partons surfer en famille. Barbara est déjà à l’eau avec ses filles.
    Loïc est en SUP, et surveille Arthur et Victor en surf ; Anna et moi nous amusons dans un mètre d’eau en bodyboard .
    Après avoir passé 2h à coacher les enfants dans l’eau, nous les ramenons à bord  et repartons tous les deux en SUP surf.
     
    Après le dîner, Barbara et Shane nous apportent des ormeaux pêchés un peu plus tôt dans l’après-midi, Bruce et Steph du vin blanc, il nous reste une galette des rois : voilà une fin de soirée improvisée  comme on les aime.
    Le courant passe bien entre les 7 enfants, Victor servant d’interprète franco-anglais.
    Le lendemain, Bruce (en kitesurf), Loïc et Shane tous deux en planche tirent des bords le long de la plage,
    pendant que Barbara navigue en  planche, aux côtés de sa fille ainée Sam en optimiste.
    Nous sommes gâtés par le temps, venté et ensoleillé, les couchers de soleil sont superbes, les levers aussi
    et la lune bientôt pleine.
    La faune nous surprend toujours : ici un petit pingouin
     
    Les « Blue Pinguins » sont les plus petits pingouins du monde : très rondouillards , ils peuvent à peine tenir debout à terre, et se déplacent surtout à plat ventre… ou en nageant!
     
    Déjà 8 jours que nous sommes à Whangapoua, sans avoir vu le temps passer. Bruce nous propose de l’accompagner à Mercury Island.
    Nous profitons de la nav matinale pour avancer sur le programme de l’école : ca n’est pas toujours facile de travailler pendant que les petits copains sont en vacances. Alors nous tentons de rester ludiques et motivants dans les apprentissages. Un matin Loïc donne une leçons de navigation aux garcons, y incluant, chacun à son niveau, calculs, vocabulaire technique, et problèmes pratiques à résoudre.
    De mon côté, pour les maths, je suis ravie de pouvoir utiliser au quotidien les barrette Cuisenaire (du nom de son génial inventeur il y a près d’un siècle) pour rendre concret le dénombrement et les grandeurs (pour Anna 4 ans),
    les compléments à 10, les multiplications, la résolution de problèmes
    pour Arthur 7 ans,
    les équations, les proportions et le théorème de Pythagore pour Victor 13 ans. Et en plus, les enfants y jouent comme avec des Kapla (que nous avons laissé à la maison  : trop lourd et trop volumineux).
    Nous arrivons à Mercury Island vers midi,
     suivis de près par Trio.
    Le contraste des falaises crayeuses, des collines roussies par le soleil, des bois veloutés de verts et des plages immaculées est saisissant.
    On nous avait vanté la beauté de « Coralie Bay », et nous sommes charmés.
    Anna et moi explorons une première plage en paddle, puis grimpons la colline.
    En explorant la seconde baie, nous retrouvons Stéphanie, Katie, Alex et leurs grands-parents Tony et Peggy, avec qui nous faisons agréablement connaissance. Ils naviguent sur leur voilier Sunlight depuis…. plus de 40 ans! Sunlight est donc le voilier sur lequel  Bruce, Barbara et Wendy ont leurs souvenirs d’enfance…..
    Les filles s’approprient cette incroyable hutte en forme de coque retournée.
    Nous admirons la construction 100% bois flottés!
    Le coucher de soleil promet d’être très beau,
    sur cette île aux milliers de moutonsEffectivement, le dégradé de couleurs est subtil
    Mais le lever de lune est encore plus impressionnant!
    Après 24h d’un aller-retour infructueux à Whitianga pour remplir nos bouteilles de gaz, nous remettons cap vers Mercury Islands. Le reste de la « croisière »   se fera au camping-gaz!
     
    En attendant, le midi, ça sera salade, sandwichs, chips et crackers;
    Le soir soupe ou pasta au thermomix; et le matin, fini les pancakes et brioches faits par maman,  bonjour les céréales ou le pain de mie!
    Nous nous alignons en cela sur nos amis de Trio et Trilogy, pour qui le confort à bord de leurs trimarans de 32 pieds rime plutôt avec camping.
     
    Le second mouillage que nous visiterons est celui de Peachgrove.
    Très fréquenté en ce samedi de week-end ensoleillé, le mouillage sera bizarrement désert le lendemain…
     
    Victor a sorti son skim board, les conditions sont idéales. 
    En cette fin de séjours, les réserves de nourriture de nos amis sont au plus bas : nous les accompagnons à la pêche à pied!
     
    Bruce trouve quelques ormeaux, appelés Paua en Maori (prononcer pawa), et des oursins également.
     
    Moi je préfère les bigorneaux. J’en teste 2 sortes : des gris, de taille moyenne qui ressemblent  à nos bigorneaux, et des noirs plus gros, appelé « cat’s eyes », et qui s’ornent d’un magnifique opercule en nacre, irisé comme un oeil.
    Une fois cuit, ça ressemble vraiment au bigorneau de chez nous, en un peu plus caoutchouteux. 
    Arthur, à marée basse construit un barrage sur le ruisseau.
    Le lendemain, avec les paddles, nous allons remonter le ruisseau :
     Bruce et Alex sur une Mistral One Design,
    Steph et Katie en SUP,
    Loïc prend Arthur, et j’embarque Anna.
     et c’est parti!
    Nous longeons des berges foisonnantes de plantes, avant d’arriver après 10mn de glisse et 3 mn de marche à une cascade!
    Les enfants se jettent à l’eau (facile, ils sont en combi intégrale, les veinards!)
    J’enfile ma mini combi néoprène, acheté pour le SUP l’été en Bretagne,  etqui convient parfaitement pour la natation en Nouvelle-Zélande.
    Plus courageux, Steph et Bruce y vont en maillot
    ce fut un chouette moment à partager en famille
    et entre amis
    Anna ramène au bord Alex, qui fait semblant d’être un peu fatigué… merci l’apprentie-sauveteuse!
     Le retour se fait avec le courant,
    Anna rentre à la nage avec son body-board!
    Ca y est, nous arrivons à l’embouchure de la rivière,
    la plage n’est pas loin
    Ca y est!
    Les enfants referont 10 fois la descente de l’embouchure, c’est trop bien!!!! C’est comme du rafting, en eau peu profonde.
     
    Victor est resté courageusement bosser son francais à bord de Moby nous rejoint en paddle
     pour un pic-nic.
    Le lendemain, au vu du vent qui s’est levé assez fort, nous nous décidons de rentrer en 2 étapes à Great Barrier : 1ére étape pour la nuit à Mercury Harbour. La mer est agitée pour Moby, et que dire pour Trio!
    Sur le chemin, des dauphins nous accompagnent quelques minutes dans le sillage de Moby. 
    Notre second stop se fait à Stony Bay.
    Nous allons à terre en annexe pour explorer la crique adjacente : Shag bay. Arthur a trouvé un nouveau mode de relaxation original… La première crique de galet propose une petite marche longeant le ruisseau….
    Mais qui s’avère impraticable.

    Sur la seconde crique, une balançoire permet de traverser le petit bras d’eau : les garçons s’y risquent… avec plus ou moins de réussite!

    Nous parcourons la plage de galets à pied, à la recherche quelques trouvailles naturalistes :
    une pousse de « flax »  (ou harakeke en Maori), cette plante versatile  utilisée tressée pour confectionner toutes sortes d’objets utilitaires : une grande variété de vêtements, des sandales, de la vaisselle, le toit de huttes, des tapis, matelas, des jouets , des flutes.…
    OU filée pour faire des cordages, lignes et filets de pêche , échelles de corde. On l’appelle aussi Lin natif néo-zélandais, car elle s’apparente par ses qualités au lin européen. Elle pousse partout, et même sur la plage!
     
    des coquillages… qui font le bruit de la mer
     
    des arbres aux branches si tortueuses que celle-ci forme un cercle parfait!
    Arrivés à Port Fitzroy le lendemain, Stéphanie propose de venir à bord peindre le visage des enfants. Après de longues études en psychologie, archéologie, avoir travaillé pour des instituts de recherche et des musées, Stéphanie se consacre depuis 2 ans au « Body Painting », avec grand succès! IL faut dire que son travail est impressionnant.
     Anna choisit le papillon et l’arc en ciel
    Arthur choisit d’être peint en requin!
    et Victor…. en Zombie!
    Très réussi, on s’y croirait.
     
    Nous apercevons Trilogy arriver au mouillage, ils viennent à bord nous faire un petit coucou.
    Les enfants nous préparent une blague…Bouh!
     Les enfants jouent à l’avant,
    pendant que les garçons vont aider Tony à retrouver son hélice, perdue par 5m de fond vaseux… Loïc sort son matos de plongée, suivi de Shane, avec Bruce qui organise un périmètre de recherche.
    Au but d’une heure de recherches, Shane remonte victorieux avec l’hélice!
     
    Nous improvisons un apéro-dinatoire à bord de Moby pour fêter la bonne nouvelle! Scruffy, le chien de Barbara et Shane est d’accord! Great Barrier est très réputé pour ses trails, il est temps d’aller y goûter!
    Nous décidons le lendemain d’aller marcher  avec l’équipage de TRio :  Je rêve de monter jusqu’en haut du Mont Hobson, la vue y est spectaculaire parait-il. ais c’est une trop longue marche pour Anna et Alex.
    Nous prenons un pic nic, et empruntons le Kiwiriri Track menant au Mont Hobson : nous ferons demi-tour après la pause déjeuner.
     
    Pour entrer dans la foret, il faut se désinfecter les semelles, afin d’éviter de transmettre une maladie aux Kauris, ces majestueux arbres aux troncs épais et élancés.
    Le « Kauri Dieback » sévit partout ailleurs en Nouvelle-Zélande, mais pas encore à Great Barrier.
    Il faut dire que le Conservatoire du Littoral met de gros moyens en oeuvre, comme ce chemin partiellement pavé de bois.  
    Nous rencontrons en chemin une autre famille francaise  de Nouvelle-Calédonie apparentée à Bruce et faisons le chemin avec eux : Victor est heureux d’avoir trouvé un ado de son âge.
    C’est passionnant de faire cette marche aux côtés de Stéphanie et de Bruce qui connaissent très bien l’île, (c’est là qu’ils ses son rencontrés, et mariés!), et ses plantes : tel cette feuille « Toilet Paper »! eh oui, sa face antérieure est si douce que les bushmen s’essuyaient avec…Bruce et Stéphanie voulaient s’arrêter pic-niquer devant une petite piscine d’eau où ils avaient leurs habitudes; mais ils semble qu’elle ait disparu. Les pluies ont été rares ces derniers mois, et une grosse tempête a endommagé le trail il y a 2 ans et demi, transformant le lit de la rivière, créant éboulis et barrages de troncs d’arbres.
    Nous nous arrêtons finalement pour déjeuner, puis empruntons un pont de singe. Malheureusement, je me blesse en remontant le lit de la rivière : le bruit est net :  un CLAC dans mon mollet gauche, c’est une déchirure musculaire. Je vais devoir rentrer en claudiquant. La famille de calédoniens continue jusqu’au Mont Hobson et se propose de garder avec eux Arthur et Vicor qui sont ravis!
    Je redescends tranquillement avec Loïc, Anna, Bruce et sa famille.
    J’ai déjà connu ce genre de bobos : une semaine de douleur vive, à se déplacer en boitant, un mois de repos sans sport pour bien se remettre, et d’ici 6 semaines, la reprise en douceur étalé sur 2-3 semaines…
     
    Entre les petits qui jouent, et moi qui claudique, nous sommes très lents… c’est l’occasion de passer du temps à regarder les plantes, quelles merveilles!
     comme certaines fougères, très géométriques
     ou le Kauri, cet arbre au tronc massif, le plus haut de nouvelle Zélande, qui monte jusqu’à 60m, avec un tronc lisse de toute branche jusqu’à 30m de haut et donne des circonférence de 11m! Ce bois était très réputé pour ses qualités, et réputé meilleur que n’importe quel variété de pin. Le Capitaine Cook lui -même, premier grand explorateur de la Nouvelle-Zélande, le recommandait pour la fabrication de mats et d’espar de navires. Il est été très exploité, trop, et s’en suit un programme aujourd’hui de reforestation comme ici à Great Barrier, on l’on trouve beaucoup de juvéniles. Sa croissance est très lente, il va vieillir jusqu’à 1500 ans!;
     
    et les Nikau, palmiers endémiques de Nouvelle Zélande : les palmiers les plus austraux du monde! Et leurs feuilles imperméables étaient utilisées autrefois pour les toit des huttes.
    A l’arrivée, nous apercevons l’estuaire encombré des arbres morts charriés par la tempête des années précédentes.
    Voilà le parking à annexes!
    Nous restons une heure à la plage, les enfants s’amusent à faire des réseaux fluviaux. Nous savourons cette dernière escapade « nature » avant une période de 2 semaines de travaux entre Auckland ou nous passerons la semaine prochaine à la marina et Wangarei, où nous sortirons le bateau de l’eau fin janvier pour une semaine à sec.
  • Fiji : supporters de l’équipe de France de SUP!

    Fiji : supporters de l’équipe de France de SUP!

    En arrivant au Fidji il y a un mois, nous avons appris qu’aurait lieu mi-novembre sur le spot de Cloudbreack le championnat du monde de Stand Up Paddle (SUP). Et qu’en plus, y participerait Benoit Carpentier, l’un des meilleurs SUPsurfers francais, que nous connaissons bien puisqu’il vient du même petit village finistérien que nous!img_3959

    Ses parents nous ont mis en relation, et nous nous sommes donné RDV du côté de Cloudbreak, à quelques NM de Malolo et de la marina de Denarau pour la fin de notre séjour Fidjien.

    img_7836
    Sur Moby, nous jouons les supporters

    Les championnats du monde comprennent 3 disciplines :

    • le Sup surf qui a lieu sur le mythique spot de surf de Cloudbreak,
    • les courses de Stand Up Paddle : longue distance, technique et run.
    • le prone surfing, discipline encore plus confidentielle qui se pratique à genou ou allongé sur une planche.

    Mercredi 16 novembre : Tech races à Cloudbreak

    Nous avons raté le premier jour de compétition, qui se déroulait le dimanche 13 novembre à Cloudbreak pour les SUP surf,  mais sommes bien là le jour où se courent les « technical races », hommes, et femme en SUP et en prone : 3km autour de 4 bouées.img_3581

    Nous mouillons Moby dans la passe, par 10m de fond, et sommes au premières loges pour les départs!img_7814

    Les filles s’alignent pour le départ des demi-finales.img_8762

    Le française Olivia Piana arrive en tête, elle confirme sa place parmi les meilleures mondiales puisqu’elle gagne la médaille d’argent! La deuxième demi-finale part, puis c’est au tour des hommes.

    Pas de spectateurs, seuls les bateaux des équipes sont sur place, avec un bateau-orga, l’un des Ferry qui d’habitude desservent les îles de Mamanuca, et une barge chargée de transporter les planches des coureurs.img_0626

    On aperçoit derrière le reef, dans le lagon, la tour de juges, la même que celle qui est utilisée lors du Chamionnat du monde de surf en juillet.img_9153

    Puis c’est le départ des hommes : nos deux meilleurs atouts sont Titouan Puyo et le jeune Arthur Arutkin, qui gagnent respectivement la 4ème et troisième place : bravo!!

    img_8955

    En fin de journée, nous quittons la passe, et rejoignons Musket Cove pour la nuit, où aura lieu le lendemain la course de longue distance.

    img_7360
    la plage de Musket Cove où aura lieu l’arrivée des courses de longue distance

    Jeudi 17 novembre : Longue distance homme : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove

    Nous sommes donc sur place à Musket Cove pour voir l’arrivée de la longue distance hommes :

    Un magnifique Doublé Francais! Titouan arrive second, suivi de Arthur 3ème ex-aequo avec le Tahitien- qui court pour Tahiti, et non pas pour la France, bizarrerie des tableaux outremer….

    Nous sommes là en famille pour soutenir toute l’équipe, en particulier Benoit Carpentier, notre plougonvelinois! IL est de repos aujourdhui, mais est présent pour soutenir ses coéquipiers de l’équipe de France;img_3131

    La course fut rude, la chaleur accablante, pas un souffle d’air et un très fort courant sortant de la passe à Cloudbreak a cueilli les coureur dès le départ.

    Mon frère Thomas et son amie Sonia

    à l'arrivée!
    à l’arrivée!

    Anna,  super fière d’arborer le drapeau français! petite discussion avec Benoit  : « _Plus tard, tu préfères être une princesse ou une surfeuse? »

    Anna : « _Surfeuse exploratrice! »img_1690

    Vendredi 18 novembre : longue distance femmes : 20km entre Cloudbreak et Musket Cove. 

    Le vendredi, c’est toujours la pétole et la forte chaleur qui règnent. Heureusement , le départ a été donné plus tôt ce matin, il y a moins de courant sortant à Cloudbreak : les filles vont souffrir (un peu) moins que les hommes hier.

    Nous sommes bien sûr toujours là à l’arrivée, avec notre pagaïe-draêau français, espérant trouver la française Olivia dans les 3 premières!img_3800

    Ce n’est pas aussi serré que la veille hier pour les hommes : Olivia arrive seconde sous les « Bravos » des 4 supporters francais … Nous quoi!

    Queques minutes plus tard, c’est l’arrivée des prones filles : les 2 premières bataillent jusqu’au finish, nous offrant un sprint époustouflant, et nous arrachant des hurlements d’encouragement.

    Nous apercevons Jean-Luc, le président de la Fédérantion Francaise de Surf, rencontré hier sur la plage.img_3827 Il est venu encourager Flora, qui arrive au coude à coude derrière la 3ème, et nous offre un finish de toute beauté, emportant à l’arrache au prix d’un sprint mémorable sa médaille de Bronze!!img_3830 img_3839

    Elle mettra d’ailleurs un peu de temps à s’en remettre, et restera sous oxygène une bonne demi-heure.

    Un peu plus tard, tous les coureurs et coureuses sont sur l’eau pour accueillir la dernière concurrente : l’indienne qui termine sous les encouragement et les hourras de la foule!

    Je suis particulièrement admiratives de femmes de ces pays, l’Inde, Fiji, qui pratiquent ce quisont chez elles des sport d’homme : ce sont des tempérament comme elles qui font changer l’image de la femme et du sport, monrtant aux plus jeune que oui, c’est possible.

    Nous restons une bonne heure sur la plage à discuter et regarder le spectacle.

    Nous embarquons à bord mon frère Thomas, qui est resté au Fiji quelques jours de plus pour assister à la compétition.

    Nous quittons Musket Cove dans l’après-midi pour aller mouiller MOBY sous le reef de Cloudbreak, histoire d’être au plus tôt le lendemain matin sur le site pour voir la compète de SUP dans les vagues!img_3907

    Samedi 19 novembre : dernier jour des SUP Surfer

    Les conditions sont difficiles à Cloudbreak ce matin. Le vent souffle à 20 noeuds, les vagues sont de belle taille heureusement : le spectacle va être grandiose. D’autant que le vent et le houle sont prévus de forcir tout au long de la journée.img_0148

    La compétition commence avec les filles.img_9046

    La francaise Caroline Angibaud prend ses marques Cloudbreak (top blanc) . La remontée est difficile, contre le vent. Les surfers sont autorisés à être remorqués jusqu’en dessous de la vague à hauteur de la première bouée jaune.

    Caroline nous montre un très beau surf et se qualifie pour la finale.

    Chez les hommes, le spectacle commence avec les éliminatoires.img_9084

    Le premier français que l’on voit surfer est Jeremy Massière (top jaune), qui se qualifie.

    La compétition bat son plein, les runs se succèdent :

     

    Puis c’est au tour de Benoit Carpentier (top rouge)

    Le bateau de l’équipe de France st à l’ancre à quelques encablures devant Moby.

    le bateau de l'équipe de France
    le bateau de l’équipe de France

    Les vagues grossissent à vue d’oeil.

    Benoit est de retour sur la scène. (top jaune)

    Il rentre au bateau-comité, sélectionné pour le heat suivant.

    La difficulté des éliminatoires est d’enchainer « heats » sur « heats » pour pouvoir se qualifier pour les finales

    Jerémie Massière est de nouveau là.  (top blanc) Il ne sera malheureusement pas qualifié pour les finales.

    Puis c‘est Benoit de retour (top blanc), qui ne se qualifie pas non plus, visiblement épuisé par ces rounds successifs.

    C’est enfin au tour de la finale filles! Caroline Angibeaud, en top noir et planche rose.

    La remontée contre le vent est épuisante : pas loin de 25 noeuds soufflent à présent.

    Caroline retrourne chercher sa planche, intacte…. L’équipe de France aura en tout cassé 4 planches lors de cette compétition.

    C’est fini pour l’équipe de France, qui repartira tout de même avec la médaille de Cuivre pour Caroline!

    img_0456

    Mais le spectacle continue avec les finales hommes :

    Les runs se succèdent jusqu’à la toute dernière finale , haute en suspense, puis Georgio Gomez (top jaune)le frère d’Izzi, médaille d’or) surgit à la toute dernière minute pour prendre une dernière vague et rafler la seconde place, après avir galéré sur le reef pendant au moins 5mn…C’est Zane Shweitzer (top blanc) qui remporte la médaille d’or avec panache!

    Nous quittons Cloudbreak es images pleins les yeux de magnifique surf, et  rentrons à la marina de Denarau, suivis par le bateau-comité.

    Dimanche 20 novembre : Courses de relai à Denarau et remise des prix

    à 9h , c’est la mise en place des bouées.. juste devant MOBY!img_3926

    Moby sera donc aux premières loges pour assister aux courses de relai et sprints.

    à 10h, nous apercevons les entraineurs venus assister au briefing et les convions ainsi que toute l’équipe de France à venir s’installer sur Moby le temps de la compétition.img_0772
    La vue que nous avons depuis le roof est imprenable sur la ligne de départ et la voile d’ombrage donne aux coureurs un abri appréciable entre 2 évènements.
    img_0776

    L’équipe est en force, avec un ou deux représentant de chaque spécialité :

    SUP hommes : Titouan Puyo et Arthur Arutkin

    SUP femme : Olivia Piana

    SUP Surf homme : Benoit Carpentier et Jeremy Massière

    SUP Surf femme : Caroline Angibaud

    Prone homme : Julien Lalanne et Jeremy Camgrand

    Prone femme : Flora Manciet

    Pus le staff : 2 entraineurs,  un photographe , un Médecin et le président de la fédé francaise de surf

    Tout ce petit prend place à bord, on est très fiers d’accueillir l’équipe de France de SUP à bord de Mobyimg_1525

    Les hawaiens sont aussi en force et ont loué pour l’occasion un trimaran :

    img_0795

    les sudafricains aussi.

    img_3927

    Les coureurs prennent leurs marques, et les spectateur aussi!

    Les courses commencent par le relai  : départ des prone homme, img_0801

    relayés par les SUP femme : Olivia (top orange)  a bien comblé le retard, mais n’a pas pu remonter les  4 premières concurrentesimg_0811

    puis en SUP homme, Arthur se donne à fond, encouragé par Titouan

    et relayé par les prone fille , où Flora se donne à fond!

    img_3945

     

    Pour nous ramener une quatrième place!!!!

    img_0825

    Debrief avec les entraîneurs et le médecin de l’équipe. img_0831

    Au final, la France récolte des médailles dans toutes les disciplines!

    Entre temps, sur MOBY :

    Les hawaïnes savourent leur victoire en relai :

    Notre moisson de médailles :

    médaile de cuivre en SUP sprint homme avec Arthurimg_3984

    médaille de bronze en prone longue distance femme avec Floraimg_3988

    médaille d’argent en SUP tactical race femme avec Oliviaimg_3993

    médaille de bronze et de cuivre en SUP tactical race homme avec Titouan et Arthurimg_3998

    médaille de bronze en SUP suf femme avec Carolineimg_4008

    médaille d’argent en SUP longue distance femme avec Oliviaimg_4016

    Médaille de bronze et de cuivre en SUP ongue distance homme avec Titouan et Arthurimg_4022

    Médaille d’argent en équipe : la France est vice-chamoinne du monde au Fidji!img_4027

    Bravo à notre équipe de France!img_4040 img_4030

  • Enfants en traversée : comment les occuper?

    Enfants en traversée : comment les occuper?

    Sachant que  nous  allions passer plus de 200 jours en mer dans les 2 ans et demi à venir, nous nous sommes posé la question dès le début de notre projet. Trois enfants à bord en espace clos, et  d’âges assez différents (4, 7 et 12 ans au début du voyage), il va falloir gérer…..

    L’école :

    Notre première idée, c’est de profiter du temps en traversée pour avancer au maximum sur le programme scolaire….. histoire de profiter au maximum du temps passé en escales. C’est ainsi que nous avons proposé ce rythme aux enfants, qui l‘ont adopté et se réjouissent d’avoir tous les après-midis de libre en escale. Restait à valider à quel point maitresse/maître et élèves seraient « opérationnels » en mer….. Il s’avère en fait que Victor et moi sommes assez peu touchés par le mal de mer, Anna pas du tout, seul Arthur a été très malade premier jour de la transat, et continue à somnoler un jour ou deux quand nous reprenons la mer. Nous avons donc instauré que le premier jour de chaque traversée, nous ne ferions pas l’école : nous bullons dans le cockpit… Mais dès le lendemain 8h, c’est la cloche qui sonne! (en fait, le générique de Star Wars retentit dans le cockpit)

    Cela vaut surtout pour notre ainé Victor qui est en 5ème  avec un programme CNED assez chargé, mais qui  est finalement avalé assez rapidement. En traversée, il met les bouches doubles et travaille le matin et aussi l’après-midi.

    Victor travaille à la table à cartes

    Pour les petits idem, nous gardons le matin pour les matières « lourdes » comme les maths et le français, et privilégions l’après-midi pour avancer sur l’histoire, la géo, les sciences, le plus souvent en rapport avec l’endroit où nous sommes.

    lecture dans le cockpitC’est l’avantage de ne pas suivre le CNED : nous sommes libres du programme! Quand nous étions en peine traversées Caraïbes-Panama, nous avons étudié  :

    • l’histoire et la géographie du canal de Panama, (lecture de cartes et lecture du passage consacré au Canal de Panama par Olivier Mesnier dans son Voyage autour du monde 
    •  mais aussi les explorateurs et conquistadors espagnol (Atlas des explorations, Gallimard Jeunesse )
    •  les animaux /drapeaux et géographie de l’Amérique du sud et centrale, ( les animaux du monde Collection Montessori Nathanles drapeaux du monde Editions de La marinière JeunesseMon premier atlas Gallimard Jeunesse)
    • les grande voies de circulation sur des océans, qui furent l’occasion étudier le voyage de Magellan, le passage du nord-ouest et celui du Nord-Est  ( (Atlas des explorations, Gallimard Jeunesse )
    • en préparation de notre passage aux Galapagos, la grande découverte de Darwin avec sa théorie de l’Evolution, et son voyage autour du monde sur le Beagle  ( Voyage d’un naturaliste autour du monde fait à bord du Beagle de 1831 à 1836, Editions la Découverte,  lecture de’l’introduction de quelques passages significatifs),

    IMG_3198

    Une question en amenant généralement une autre,
    • le voyage de Marco Polo, puisqu‘il est au programme de 5ème en français avec son «Livre des Merveilles », nous avons demandé à Victor de nous dire ce qu’il savait sur le sujet, et avons complété avec notre atlas des explorations.

    Donc en général, pour le premier jour de traversée, je laisse tout le monde un peu libre, il n’y a rien d’obligatoire, et je laisse le temps aux enfants de s’ammariner- et à moi aussi!.

    Nous avons la chance qu’ils ne soient pas trop touchées par la « marmouille » (c’est comme cela que nous appelons le mal de mer à bord de Moby…). On s’installe souvent sur le tatami à l’arrière. IMG_5685

    Les jeux de société : 

    En mer, nous avons plus de temps pour les enfants, c’est idéal pour jouer aux jeux de société! 2 à 3 fois par jours, je leur propose de jouer à tel ou tel jeu. S’ils sont énervés et ont besoin de se défouler, un jeu un peu speed comme le Dobble ou le Uno est idéal (Jungle Speed aussi, Times Up  , Halli Galli etc…).

    Dobble junior
    Dobble junior

    S’ils sont plus détendus, en fin de journée par exemple, on sort un jeu de stratégie comme : Le Carcassonne, je vous en ai déjà parlé, c’est notre jeu préféré, un must de jeu de stratégie, en plus très beau, à jouer de 5 à 99 ans! Autre grand favori de enfants, le Labyrinthe, jeu de plateau et de stratégie également mais plus accessible. Depuis peu, Arthur s’est mis au Baggammon avec son père, et j’aimerais trouver un jeu de Go pour initier Victor.

    Et nous gardons le Monopoly de la Bretagne en cas de journée pluvieuse…

    IMG_6045

    Avec les plus jeunes, pour les occuper, ou changer d’air -quand on sent l’atmosphère électrique à bord :  des jeux collaboratifs sont très bien comme le jeu  Zombies Kids ou le Trésor des lutins.

    Aussi les jeux de dés. En ce moment, j’initie Anna et Arthur au Yams avec le Yam’s adaptés aux enfants de chez Djeco. Dans le même genre, nous avons un autre jeu de dé : le King’s Gold s’apparente au Yams. L’avantage : les parties sont très courtes. Des jeux de cartes très simples aussi comme Batawaf, Piratatak leur plaisent beaucoup.

    Activités manuelles : 

    Pour les deux plus jeunes, la pate à  modeler reste leur jeu préféré. Ils me fabriquent des repas pantagruéliques: pizzas, tartes à tout, sushis…..

    Anna aime aussi les perles, sa marraine lui a offert des kits Djeco et de la Patarev. Très franchement, les enfants sont encore un peu petits et c’est encore moi qui fait tout le travail! Mais le résultat est pas mal.

    colliers de perles
    colliers de perles

    Le dessin aussi, les intéresse encore beaucoup à cet âge-là, et c’est un moyen de raconter ce qu’ils voient. Mais comme ce n’est pas mon point fort, j’ai quelques bouquins d’initiation  «j’apprend à dessiner… des éditions Fleurus » . IMG_3807

    Pour les motiver, nous cherchons en général un destinataire : les grands parents, leur maîtresse, les copains, les parrains/marraines) ou un sujet (dessiner la plage sur laquelle nous étions, le bateau vu à côté…qui sera posté ultérieurement…

    Dessin d'Arthur illustrant son exploit!
    Dessin d’Arthur illustrant son exploit!

    et j’ai encore dans mes cartons quelques cartouches que je gardais pour la traversée du Pacifique : le pistolet à colle et tout plein d’accessoires pour fabriquer des petits objets rigolos : cure-pipes, bâtonnets de bois, feutrine, et recyclage de boites en cartons, on fait des merveilles!

    Une ile pour jouer avec le catamaran logo, un collier, de la décor...
    Une ile pour jouer avec le catamaran logo, un collier, de la décor…

    N’ayant pas beaucoup d’expérience dans ce domaine, je viens de m’équiper de 2 bouquins sympas :

    • pour Anna, « Mon livre d’activités avec Mimi », aux éditions Albin michel jeunesse : une vingtaine de bricolages faciles avec très peu de moyens, essentiellement du matériel de recup’ et quelques accessoire, pour les 3-6 ans, joyeusement illustré et colorés. Tous les enfants qui viennent à bord adorent ce bouquin!

      Couronne réalisée par Anna pour l'anniversaire de Paul
      Couronne réalisée par Anna pour l’anniversaire de Paul
    • pour Arthur : « Nous on est des Garcons créatifs » aux éditions du Père Castor, pour les 4-7 ans : de vrais bonnes idées de jeux ou jouets à fabriquer, nécessitant un peu plus de matériel, mais les réalisations sont très originales.

      boite à bonbons-araignée réalisée par Arthur pour l'anniversaire de son copain Paul
      boite à bonbons-araignée réalisée par Arthur pour l’anniversaire de son copain Paul

     

    Jouets :

    Les légos  et les Duplos: ils y passent des heures, à fabriquer des maisons et des vaisseaux. Quand à Anna, elle a ses Petchup à qui elle invente toutes sortes d’histoires, et Arthur quelques Playmobils. 

    Les écrans :

    Il y a aussi bien sûr les tablettes de jeux et ordinateurs! En escale, nous limitons l’accès au matin avant le petit dèj, et en fin de journée avant le diner; mais En traversée, c’est plus libre.

    Pour Victor qui a 12 ans, il a son propre ordi, avec quelques jeux sélectionnés.

    L'ordi de Victor
    L’ordi de Victor

    Pas de jeu d’arcade ou de jeux violents, j’y ai mis mon véto, mais des jeux de construction comme Minecraft et Kerbal Space Programme (Construction et programmation de fusées/navettes/avions à faire décoller et mettre sur orbite). L’avantage, c’est qu’il n’y a as besoin d’être en ligne, et que ce sont des jeux de construction sur lesquels on peut expérimenter. J’ai aussi donné le feu vert pour Besiege, jeu de construction de machines de guerres médiévales, c’est un peu sanglant, mais avec esprit de construction à la Léonard de Vinci.

    Les garçons y jouent le plus souvent à 2, échangent leurs « mods »avec des copains de bateau, en français, mais aussi en anglais!! L’occasion d’échanger sur leurs stratégies, leurs réalisations et de pratiquer les langues étrangères.

    KSP : Kerbal Space Program
    KSP : Kerbal Space Program

    Pour les plus jeunes, j’ai fait le ménage dans nos apps : exit les jeux d’arcade et addictifs. J’ai sélectionné pour les tablettes des jeux plutôt jolis et intelligents. J’ai pour cela été conseillée par le petit guide de la « Souris grise », Les meilleurs applications pour les enfants,  petit guide papier très bien fait conseillé par mon amie Fanny ( l’une des petites fées qui m’accompane sur notre projet de tour du monde) disponible à la vente en ligne (malheureusement, il n’y a pas d’édition numérique).Vous pouvez aussi aller visiter leur site : la souris Grise. 

    Pour les 4-6 ans : 

    Maison de poupée (myplayhomes) : adorable petit jeu, très joli, où l’on anime une maison et tout les personnages à l’intérieur : on leur fait prendre le petit déjeuner  on les habille, on leur prend la douche, ils sortent jouer dans le jardin, comme dans une vraie maison de poupée. Arthur et Anna adore y jouer tous les 2.

    Toca Hair Salon Me : très amusant jeu interactif de salon de coiffure : prenez-vous en photo (ou papa, ou maman, ), et découvrez la coiffure choisie pour vous! on peut ensuite faire pousser les cheveux, les colorer, les coiffer, les laver, les couper, friser, rajouter des accessoires, etc…. résultat et fous rires garantis, aussi pour les plus grands.

    Pierre et le Loup : un must de récit musical pour les enfants, merveilleusement mis en image et en sons, avec la délicieuse voix de François Morel. En plus du films d’animation, on y trouve plein d’applications pour jouer en musique et faire durer le plaisir, les enfants se le passent en boucle et nos oreilles sont charmées!!

    Pierre et le Loup, application musicale
    Pierre et le Loup, application musicale

    Toca Band : un jeu de simulation d’orchestre très facile à mettre en ouvre et très rigolo. Pour aprendre à mélanger les rythmes et à créer sa propre musique. Là aussi les enfants aiment à y jouer à 2.

    Toca Band
    Toca Band

    plus pédagogique : l’Atlas du monde : pour voyager dans le monde en touchant le globe du doigt. Accessible aux plus jeunes non lecteurs grâce aux descriptions audios. On a l’impression véritablement « surfer » sur la planète.

    IMG_3213Le corps humain : très bien fait, les descriptions des différentes parties du corps et de leurs fonctions

    Mes recettes Kidecook de Chocolapps : une trentaines de recettes à réaliser par l’enfant qui doit lire la recette et aller piocher les ingrédients dans le placard, le frigo etc… puis suivre les instructions. Idéal pour l’apprentissage de la lecture. Trop mignon de voir Anna faire ses recettes et son grand frère lui lire les instuctions.IMG_3210

    Jeu de rôle : pour les plus jeunes  mais il faut tout de même savoir lire : l’âge des dinosaures : une balade interactive dans le monde des dinosaures

    et pour les plus grands : the room, un jeu d’énigmes et de mystère à résoudre (à partir de 10 ans ++)

    Très jolis également le jeu Windowsill, un « escape game »à l’univers dépouillé et ultra-poétique et Monument Valley, un jeu de tableaux fait d’escaliers incertains et de ponts tournants en 3D, lui aussi plein de poésie.

    Windosill
    Windosill

    J’ai aussi téléchargé quelques jeux carrément purement éducatifs :

    la dictée Montessori et les nombres montessori : les enfants adorent, y compris pour la petite récompense quand on a trouvé le bon résultat : une pluie d’étoiles/de fleurs, de bulles  ou de pièces d’or à faire évoluer de manière interactive, c’est très beau.

    Films :

    Nous avons aussi un disque dur avec plus de 1000 films, dessins animés, reportages…. autant dire que nous n’aurons pas le temps de tous les visionner!

    Ce qu’ils regardent le plus, c’est l’émission « C’est par Sorcier », dont nous avons l’intégrale en 120 épisodes, aussi variés que les antibiotiques, les récifs coralliens, les reptiles, les rois de France, la vue, …..

    Côté films, c’est surtout Victor surtout qui en profite :  je me dis qu’il travaille sa culture cinématographique!!! Après avoir dévoré tous les Marvel ( Spiderman, Batman, et autres), les X-Men, Men in black, Alien , Mission Impossible, James Bond, et autre blockbusters américains, il s’est lancé dans les grands classiques de comédies françaises : les Bronzés, les Sous-doués passent le bac, les Ripoux, la Grande vadrouille, la Chèvre, le Diner de con….  Nous sommes aujourd’hui passés aux Westerns :  « le Bon, la Brute et le Truand », « Il était une fois dans l’Ouest », …

    Livres :

    Et les livres bien sûr. Je pratique un peu tous les jours la lecture à voix haute, y compris pour Victor l’ainé, histoire de leur faire découvrir des textes/livres qu’ils n’auraient pas idée de consulter.

    IMG_2898

    Je commence aussi certains livres avec euxs, que je sors de la bibliothèque, on en lit quelques pages ensemble, puis les laisse trainer…en général, ils reviennent dessus très vite. Avec Arthur en CP, la lecture à 2 ça marche bien : chacun lit une phrase à son tour.

    IMG_5272

    Et si vous avez d’autres suggestions de jeux/activités à faire à bord, laissez-moi un commentaire!

  • Surf à Teahupo’o

    Surf à Teahupo’o

    Puisque nous sommes à Tahiti pendant la Billabong Pro, c’est l’occasion ou jamais d’aller voir la vague de Teahupo’o (prononcer Téahoupoho, et non Tioupo , comme me l’expliquait un tahitien). Teahupo’o prononcé à la polynésienne signifie « tête dans le linceul » car les autochtone avaient pour coutume de décapiter leur ennemis et de garder leurs têtes en trophée dans un linge… Prononcé à l’américaine « Tiopou » signifie « la tête dans le cul », ce qui est tout de même moins élégant, avis à nos amis surfer….

    Partis de Papeete, 6 heures de navigation contre le vent, pour rallier la presqu’île de Tahiti, beaucoup plus calme et sauvage que le reste de l’île.

    Nous arrivons dans le lagon de Tahiti Iti par la passe de Tapuaeraha , et cherchons un mouillage non loin de Teahupo’o.

    Dès l’entrée dans la passe, nous apercevons des surfeurs, des jetskis, l’ambiance de la presqu’île est déjà là!

    Un peu plus loin, c’est le BBQ du week-end qui rassemble tout ce petit monde sur un minuscule Motu.

    IMG_6537

    Nous longeons la côte par un chenal intérieur, dans le lagon.

    Des dauphins nous accompagnent dans le chenal!

    IMG_6574

    Nous voilà arrivés sur le site :

    Vue du ciel, c’est plus parlant :

    la passe de Teahupo'o
    la passe de Teahupo’o

    On aperçoit en haut de l’image la tour des juges, et les bateaux accrédités par l’organisation pour emmener les touristes voir le spectacle.

    la tour des juges
    la tour des juges

    Avec Moby, nous allons rester 3 heures dans la passe, légèrement en retrait, mais perchés sur le roof, nous avons une vue magnifique sur la vague! On voit bien l’épaisseur de sa lèvre.

    IMG_6703

    La compétition ne commence que le 19 août, soit dans une semaine, mais en amont de la compétition sont sélectionnés au cours de « Trials » les meilleurs amateurs, polynésiens et étrangers qui se joindront aux champions,

    IMG_6637

    Ils sont 4 à s’affronter pendant 25 mn, seules les 2 meilleures vagues comptent!

    IMG_6644

    Nous arrivons à avoir une belle vue sur le spot… entre les nombreux bateaux de l’orga.

    La vague est vraiment belle, même si on l’espérerait un peu plus grosse : il y a tout juste 2m de houle. La vraie Teahupoo, avec un mètre ou deux de houle en plus doit être encore plus spectaculaire.

    Mais le spectacle est tout de même là :

    En cas de problème, des équipes de sauvetage en jetskis .

    IMG_6732 IMG_6640

    Nous rentrons au mouillage, après quelques heures de très beau spectacle.

    IMG_6627

    Nous ne sommes pas sûrs de revenir pour la compétition qui commence en fin de semaine, car les prévisions de houle sont à la baisse.

    Nous filerons plutôt en direction de Huahine et des îles sous le vent. Bye-Bye Tahiti!

  • Pêche au thon : et ses mille et une manières de l’accommoder…

    Pêche au thon : et ses mille et une manières de l’accommoder…

    Partis des Galapagos en direction des Marquises, pour 2 grosses semaines de traversée, nous n’avons pas pu nous ravitailler correctement en volaille ni viande. Alors nous nous empressons de mettre la ligne à l’eau : si nous voulons manger des protéines autrement qu’en boîte, il nous faudra les pêcher…

    chasse d'oiseaux
    chasse d’oiseaux

    Autant l’avitaillement  en fruits et légume s’était lui très bien passé en allant directement à la ferme, mais pour ce qui est du poulet et du poison, je n’ai pas osé acheter les produits d’importation, congelés et recongelés…IMG_4407

    A peine 1h après avoir mis la ligne à l’eau, le doux bruit du cliquet de la canne, qui devient vitre strident ; c’est du gros!! Nous jubilons, mais nous voulons pas trop vite nous réjouir, il faut encore remonter le bestiaux!IMG_5207

    Loic devra batailler ferme pendant 20 bonnes minutes pour le fatiguer car le poisson reprend très souvent du fil. Après 10/15 mn, nous l’apercevons nageant l’horizontale : un magnifique thon « yellow fin », que Loïc mettra encore 5 grosses minutes à épuiser. Je sors la gaffe inox équipée d’un crochet, croche dans son abdomen, et c’est gagné : au peson, notre animal pèse 27kg! Notre plus gros thon jamais pêché. IMG_5211

    Tout d’un coup, je me rend compte que c’est mon job de lever les filets : même si j’ai pas mal d’expérience sur les garanties géantes que nous pêchions à Maurice, je ne l’ai jamais fait sur sur un si gros thon..

    Finalement, une heure  plus tard, le soleil est presque déjà couché, et je stocke avec un immense satisfaction mes sachets de thon , moitié dans le frigo, moitié au congélateur? Nous avons en tout 10kg de filets, que j’ai préalablement préparés : dos à rôtir, darnes et autres petits morceaux à mijoter, de quoi nourrir toute la famille pendant les 3 semaines à venir!

    Seulement à force de manger du thon midi et soir, il va falloir varier les recettes pour ne pas se lasser….

    Sashimis :

    Les premiers jours, nous nous gavons de sushis, sashimis, carpaccios et maki, Ca tombe bien, les enfants adorent el riz japonais, et j’ai trouvé la technique pour en faire avec du simple riz rond classique… et ça passe très bien.

    IMG_5233

    Steacks :

    Très simple , pour des filets épais de 2cm :   3mn de cuisson et c’est bien cuit, 2mn et c’est moelleux, et 1 mn pour l’avoir à coeur cru.  Une autre variante est de faire mariner les steaks 12 à 24h avant de les cuire :  comme cette recette jamaïcaine de flibustiers à base de piment, de rhum et de citron.

    en salade : 

    avec un reste de nuggets ou de steak, coupé en fines lamelles, je prépare une marinade thai : jus de citron, sauce nuocmam, piment, coriandre. OU nature, sur une salade.

    le dos de thon roôti, une des spécialité de l’hotel Royal Palm à Maurice, que je m’étais appropriée : avec un dos d’au moins 15 cm d’épaisseur, le faire rôtir à la poêle 1 mn sur les 4 faces, puis le passer 10mn à four très chaud, réserver 5 mn dans du papier alu .

    En nuggets, pour les enfants : ils raffolent de cette recette il est vrai très savoureuse quand elle est faite maison :

    tremper de petits morceaux de thon pas trop épais dans un oeuf battu, (salé-poivré) puis dans de la chapelure ( aromatisés au herbes de provences par exemple, ou au cumin) puis faire poêler quelques minute à l’huile pour donner du croustillant.

    En burger : pour les enfants, tout simplement du thon haché grossièrement au couteau, mixé à un oeuf, sel et poivre, quelques barbes aromatiques, un peu d’huile, et on façonne de petits burgers, que l’on roule dans la chapelure.

    Pour le grands à la manière d’un tartare « en aller-retour » : ajouter des câpres hachées, du tabasco, des oignons, des herbes fraiches, et façonner d’épais steaks à poêler 1 mn à feu très vif de chaque côté : le dessus est croustillant, et l’intérieur presque cru.

    en curry : traditionnel, le curry jaune, celui que l’on trouve en poudre, agrémenté de carottes, pommes de terre,et tomates cerises, noyés dans le lait de coco.

    En curry vert thai, garni de petits pois et aubergines, puis assaisonné de sauce poisson et de citron et e coriandre en fin de cuisson.

    Cru à la Tahitienne, mariné dans de l’eau salée, puis égoutté et arrosé de lait de coco , d’un filet de jus de citron pour relever le tout.

    En céviche : mariné 1h maximum dans du citron avec des oignons, du coriandre, et des tomates.

     

  • Toau : du poisson et de la fiesta!

    Toau : du poisson et de la fiesta!

    Victor se souviendra longtemps de Toau comme de l’endroit où il a pour la première fois fléché un poisson : un mérou, appelé ici loche marbrée et réputé pour sa chair!

    IMG_0489

    Aussitôt, nous l’apportons à terre : à chaque atoll, nous prenons soin de demander aux pêcheurs locaux quel poissons sont mangeables. Le récif en effet est malade aux Tuamotus, et les poissons sont à risque de Ciguatera, toxine qui si elle est ingérée par l’homme donne des symptômes neurologique potentiellement graves. Là c’est ok, loches marbrées, perroquets, chirurgiens sont consommables. Gaston nous le découpe, il sera sur le BBQ de ce soir!

    IMG_0492

    Il faut dire que cela fait 2 semaines que Loïc et victor d’entrainent à la chasse sous marine, ici c’est le spot idéal. Sauf que les requins rodent…A peine le poisson est-il fléché qu’il faut le remonter au bateau. En moins d’une minute, un requin apparait, tournant et virant, cherchant la proie. Le pire encore est quand on flèche un poisson qui s’échappe, blessé : c’est ce qui arrive à Loïc, son gros merou, blessé à l’abdomen se réfugie sous un rocher : un gros requin arrive, tout énervé, tournant autour du rocher, en mode « chasse ». C’est le signal pour nous du repli vers l’annexe, tout le monde sort de l’eau.

    Il nous arrive la même mésaventure à Arthur et moi, qui nous entrainons quelques longueurs plus loin avec un simple harpon à élastique dans 3m d’eau : je ne pensais pas réussir à harponner un poisson et pourtant si : whaou!! un mérou!, je le tiens au bout de mes pics, mais comme je l’ai coincé sous un corail, j’ai du mal à le déloger, et il se détache tout seul, file, et un requin se pointe, à la recherche du blessé, il repart, il peur de nous, mais nous aussi on a un peu peur de lui….. autant vous dire que nous sommes remontés dare-dare à l’annexe, fin de la balade sous-marine pour tout le monde. Et au milieu de toute cette action, notre petite Anna, 4 ans et demi, un peu impressionnée mais confiante, et qui nage depuis quelques jours sans brassard, avec son masque et ses palmes : à 4 ans et demi, bravo, nous sommes très fiers de toi!IMG_0504

    Bon, pour se nourrir , le mieux finalement, c’est d’aller au resto .

    IMG_0466Gaston prépare le cochon,

    IMG_0476et nous reçoit avec Valentine, la soeur de Leiza (de Hirifa-sur l’atoll de Fakarava). Ils nous a préparent une belle fête pour les bateaux de passage :  (Moby, Mercredi Soir, TalithaKoum, Jambon-Beurre, Invictus) Langouste, cochon grillé et poisson au lait de coco, un vrai festin,

    IMG_0497

    suivi d’un petit récital de Ukulélé avec Grand Père et Gaston son mari.

    IMG_0500

    Tout comme sa soeur Leiza, Valentine tient avec son mari Gaston une table d’hôtes réputée auprès des bateaux de passage. Nous sommes accueillis comme des princes, d’autant que l’un des bateaux avec qui nous arrivons est celui d’un de leurs amis, Pierre et sa famille sur Talithakoum. IMG_0480Le lieu est accueillant : terrain de pétanque, bar ouvert toute la journée, mouillage sur bouée (donc pas de problème que nous repartirons pour lever notre ancre), bibliothèque d’échange de livre…IMG_0449

    Les enfants jouent aux boules, passent leur temps à caresser les 3 petits chiots de la maison, se baignent, ramassent des coquillages,

    Le fils de Leiza, (et le neveu de Valentine) tient pour sa part une charmante pension de famille à quelques mètres de là. IL nous accueille très gentiment pour regarder le foot dimanche matin en direct à la télé : avec les 12h de décalage horaire, c’est le matin pour nous! Nous sommes un peu déçus de voir la France perdre, mais ravis d’avoir pu suivre cet évènement à l’autre bout du monde.IMG_0450

    Tout ce petit de vit sur un motu, élève ses cochons, et vit de la pêche et du tourisme : bateaux de passage pour Valentine et Gaston, touristes fans de pêche sous-marine et de nature sauvage pour Jean et sa femme, qui est institutrice à Fakarava, non loin de là.

    Après ces quelques jours plutôt sympas et festifs, rassasiés de snorkeling, de chasse au fusil, nous mettons le cap sur Apataki. IL semble que notre petit groupe se scinde en deux : Invictus et Mercredi Soir rejoignent Papeete directement, pour faire un avitaillement sérieux, des courses et réparer les systèmes défectueux. Ils y retrouveront Quatra et d’autres pour les fêtes de Heiva.

    Nous préférons pour notre part continuer encore 10 jours sur les Tuamotus , accompagnant Jambon-Beurre et Talithakoum : Apataki et Rangiroa nous semblent être des escales qui vient le coup… Paeete attendra!

    Talithakoum sortant de la passe de Toau
    Talithakoum sortant de la passe de Toau
  • Les Tuamotu sauvages :  l’atoll de Tahanea

    Les Tuamotu sauvages : l’atoll de Tahanea

    3 nuits et 2 jours de nav, dont les dernieres 24h pas facile, du vent et des grains, Loïc n’a quasiement pas dormi, moi j’étais très fatiguée par cette traversée que nous avons faite travers au vent, allure moins confortable que les allures plus abattues dont nous avons l’habitude depuis notre traversée de l’Atlantique.

    IMG_6102

    A l’arrivée, la passe était à l’étale, facile à aborder.

    IMG_6111Nous avons passé 2 jours enfermés dans le bateau, dans le mouillage inconfortable de la passe, en mode « comme un dimanche pluvieux en Bretagne » : faire des jeux de société, regarder des films et faire des gâteaux – tout en étant un peu nerveux sur la tenue du mouillage.

    brioche au miel et beurre salé

    C’est un atoll inhabité, dans le sens où il n’y a pas de villages, seulement 2 familles plus ou moins itinérantes qui vont d’un motu à l’autre pour récolter le coprah.
    IMG_6098

    Les eaux sont extrêmement poissonneuses : un petit bout de pain dans l’eau et voilà ce qu’on voit!IMG_6071 IMG_6073

    Dès que le temps a été meilleur, nous avons bougé dans un mouillage plus joli à l’autre bout du lagon, toujours assez venté, mais abrité du clapot cette fois-ci. Quelques bateaux étaient déjà là, nous trouvons tout de même un petit motu avec un seul bateau : un cata beaché, amarré à 2 cocotiers.

    DCIM100MEDIADJI_0241.JPG
    presque seuls au mouillage…

    Nous descendons à terre pour une petite promenade de fin de journée, heureux de poser le pied après 5 jours enfermés bord passons devant le cata jaune que nous avions reconnu de loin : c’est le fameux Banana Split, le cata d’Antoine! Es-il toujours l’heureux propriétaire? Eh oui, il nous salue, nous papotons 5 mn. Quel heureux hasard pour notre premier motu de croiser l’un des navigateurs qui nous a inspiré, fait rêvé, et dont nous avons lu les livres (« Mettre les voiles » fut l’un de nos livres de chevets il y a 15 ans à Maurice).

    Moby et Banana Split, le cata d’Antoine

    Victor a pris son premier cours de kite avant- hier avec Loïc : mania sur la plage, puis body-drag dans le lagon qui n’est pas profond. Il s’est bien amusé, et s’est écoulé de fatigue à table le soir….Hier rebelote, body drag, je pense qu’l va bientôt lui mettre la panche aux pieds!

    Arthur en profite pour faire du cerf-volant : excellent exercice de mania avant de des mettre au Kitesurf dans quelques années.

    Et là, nous avons encore bougé hier pour un autre motu tout mignon, nous apprêtant le soir a faire un feu sur la plage comme promis aux enfant, quand nous avons recu un appel à a VHF : Nos amis d’Invictus étaient arrivés le matin même sur un motu un peu plus loin, avec Mercredi soir et Fata Morgana : nous décidons de les rejoindre, et avons passé une super soirée sur la plage, gros feu de camp, brochettes, rosé, whisky-ananas…. et capture de crabe de cocotier : notre 1er!! Les enfants étaient aux anges.

    Le lendemain, nous repartons  pour un nouveau Motu, un nouveau feu de camp et une chasse aux crabes, avec la même équipe, plus un autre cata arrivé des gambiers  : nous sommes 5 catas amis, et amis d’amis au mouillage, 11 enfants en tout de 3 à 15 ans, c’est la fête!

    DCIM100MEDIADJI_0257.JPG

    Le lendemain matin, nous partons en annexe pour Bird Island, un petit ilot perdu au milieu du lagon : c’est le lieu de niche des oiseaux Tikkis. Nous explorons l’îlot à la recherche de leurs nids, et découvrons des coraux magnifiques, merveilleusement préservés, et un mini-lagon dans le lagon, quelques bébés requins qui passent, les enfants grimpent sur les roches pour les apercevoir.

    DCIM100MEDIADJI_0275.JPG

    Après une semaine d’exploration de ce lagon et de 3-4 motus, nous décidons de lever le camp pour Fakarava, un autre atoll un peu plus au nord, réputé pour ses passes poissonneuses et ses requins!